Après une année d’occupation des territoires congolais, Droits humains : Me Samuel Mbemba lance l’atelier d’évaluation et de rédaction du rapport des exactions rwandaises dans l’Est !

Après une année d’occupation des territoires congolais, Droits humains : Me Samuel Mbemba lance l’atelier d’évaluation et de rédaction du rapport des exactions rwandaises dans l’Est !

 

Sous une pluie battante, au Centre Nganda, dans la commune de Kintambo, le Ministre des Droits Humains, Me Samuel Mbemba Kabuya, a procédé le jeudi 29 janvier 2026, au lancement officiel de l’atelier d’évaluation et de rédaction du rapport sur la situation des droits humains dans les villes de Goma et de Bukavu. Une initiative présentée comme un moment de consolidation, de méthodologie et de vérité documentaire, à la croisée du circuit officiel et des apports de la société civile, avec en toile de fond les violences signalées dans l’Est de la République démocratique du Congo.

L’enjeu, au terme des dix jours de travaux prévus du 29 janvier au 07 février, est de produire un rapport détaillé, harmonisé, reprenant les cas de violations des droits humains évoqués dans différents rapports déjà disponibles, et les réunir en un document consolidé appelé à servir de référence.

Dans son discours d’ouverture, le Ministre a d’abord tenu à mettre en avant l’orientation politique au sommet de l’Etat, saluant l’implication du Chef de l’Etat, le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi que l’encadrement de la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, pour la matérialisation d’une vision où la question des droits humains s’érige en ligne de gouvernance et de responsabilité.

Le Ministre Me Samuel Mbemba Kabuya a planté, insistant sur la nécessité de se rassembler autour des faits, des sources, des témoignages et des documents, sans laisser de place à l’approximation.

« Nous nous réunissons dans un contexte de tristesse. Je remercie en particulier les experts, qui vont rester en ce lieu pendant dix jours, pour harmoniser les vues sur les différents rapports reçus à propos des exactions dans l'est de notre pays. Depuis 12 mois maintenant, les forces rwandaises avec leurs supplétifs de l'AFC/M23 occupent les villes de Goma, Bukavu et les environs. Ce temps est marqué par les violations massives et répétées des droits humains. Ces différentes violations portent atteintes aux droits garantis par la Constitution de la RDC et par plusieurs instruments internationaux relatifs aux droits humains. Ce sont donc les rapports venant à la fois du circuit officiel mais aussi, des ONG nationales, internationales et la Société civile, que nous allons travailler pour en ressortir un rapport consolidé », a déclaré Samuel Mbemba.

A travers cette déclaration dense, le Ministre a posé la philosophie de l’atelier : rapprocher les matériaux issus des canaux étatiques de ceux collectés par les ONG nationales et internationales, ainsi que par la société civile. Avec pour objectif final : un langage commun, des faits vérifiables, une structure cohérente, et un document capable d’embrasser l’étendue des cas rapportés.

Dans la même logique, Me Samuel Mbemba Kabuya a indiqué que les exactions attribuées au Rwanda relèvent de violations du droit international humanitaire. Il a rappelé que le rapport en préparation devra couvrir une période précise de janvier 2025 à ce jour afin de donner une lecture temporelle, évolutive et documentée des atteintes signalées sur le sol congolais.

« Les travaux lancés ce jour permettront de produire un document reprenant tous les cas de violations des droits humains perpétrées par Kigali sur le sol congolais depuis le mois de janvier 2025 jusqu'à ce jour », a-t-il fait savoir, en annonçant une démarche de compilation et de consolidation.

Ce positionnement, qui pointe une responsabilité extérieure, place l’atelier au cœur de l’impératif de répondre d’une part, à l’exigence morale et constitutionnelle de protéger les droits fondamentaux des Congolais ; d’autre part, structurer un corpus factuel susceptible d’être mobilisé dans les cadres nationaux et internationaux où la preuve, la traçabilité et la cohérence des récits pèsent lourd.

Le caractère notable de cet atelier, tel que présenté, réside dans la diversité de ses participants. Autour des experts du Ministère des Droits humains, se retrouvent des représentants des organisations de la Société civile et d’autres acteurs engagés dans la promotion et la protection des droits fondamentaux en RDC.

La cérémonie a également enregistré la participation de figures et structures clés : le président de la CNDH, le Vice-Ministre de l’Intérieur, le président de la Nouvelle Société civile congolaise, ainsi que le délégué de l’ACAJ. Une configuration qui, politiquement et techniquement, vise à renforcer la crédibilité du processus, en évitant l’isolement institutionnel et en intégrant les regards qui, sur le terrain, documentent, alertent et accompagnent les victimes.

La Pros.

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