Sans un moment de répit, le Vice-Premier Ministre de la Défense Nationale et des Anciens Combattants, Maître Guy Kabombo Muadiamvita, poursuit son itinérance dans la province du Maniema. Loin d'une simple visite de courtoisie, ce déplacement s'est transformé en une véritable mission d'inspection et d'action, démontrant une volonté ferme de s'attaquer aux problèmes qui minent les conditions de vie et de travail des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).
Actions immédiates pour les troupes et leurs familles
Le VPM a entamé sa mission en se rendant sur les sites de cantonnement de Tomenga et de Katako, dans la chefferie de Kayulu, pour évaluer personnellement les conditions de casernement des militaires. Poursuivant sur sa lancée, il a visité l'hôpital militaire de la garnison de Kindu. Face au constat d'un manque criant d'équipements de laboratoire et de produits de première nécessité, Maître Guy Kabombo Muadiamvita a réagi sur-le-champ en débloquant les moyens financiers nécessaires pour combler ces lacunes.
Allant plus loin, il a annoncé une mesure structurante : la construction prochaine d'un hôpital militaire de référence, moderne et digne de ce nom, s'inscrivant dans le vaste programme de modernisation des infrastructures militaires voulu par le Commandant Suprême.
Un constat malheureux au camp Makuta et une fermeté affichée
Le moment le plus marquant de cette visite fut sans doute l'arrêt au camp Makuta. Le VPM de la Défense y a fait le "constat malheureux" d'une spoliation à grande échelle du domaine militaire. Il a pu voir de ses propres yeux le drame des familles de militaires, déguerpies de force et contraintes de se loger dans la cité à des coûts exorbitants, bien au-delà de leurs modestes moyens. Cette situation intolérable a visiblement marqué le numéro un de la Défense, qui a promis de s'attaquer à ce fléau.
Proximité avec la population et stratégie sécuritaire
Faisant fi des risques sécuritaires dans une zone sous contrôle des groupes armés dits "Wazalendo", Guy Kabombo Muadiamvita a démontré une accessibilité et une proximité rares. Il a arrêté son cortège à plusieurs reprises pour échanger directement avec les villageois, les écouter et leur rassurer que tous les efforts sont déployés pour un retour imminent et durable de la paix.
Cette approche de terrain a été complétée par une dimension stratégique. En présence des députés nationaux élus du Maniema, le VPM a présidé une deuxième réunion du comité provincial de sécurité. Au cœur des débats : les questions sécuritaires cruciales et la gestion complexe du dossier des groupes armés.
Infatigable, il a conclu ses journées par une série d'audiences avec les différentes couches de la population civile, prêtant une oreille attentive à leurs préoccupations et suggestions pour consolider la paix et la stabilité dans la province. Cette tournée au Maniema s'affirme ainsi comme le symbole d'une nouvelle dynamique, alliant fermeté, écoute et actions concrètes pour le bien-être des forces armées et de la population.
Patrick Muyaya Katembwe, Ministre de la Communication et médias, a accordé, jeudi 28 août 2025, une audience à la délégation de Centre d’Appui Scolaire pour la Formation de l’Élite du Congo ainsi qu'aux élèves et responsables de l’Institut Saint Joseph Bonsomi de N’djili, sacrés champions de la finale nationale du concours «Génies en Herbe – Trophée Patrick Muyaya».
Accueillie dans son cabinet de travail, la délégation est venue présenter son trophée et partager son expérience enrichissante à l’issue de cette compétition intellectuelle qui met en valeur le savoir, l’excellence et le talent des jeunes congolais.
Saluant la performance remarquable des élèves de l’Institut Saint Joseph Bonsomi, le Ministre Patrick Muyaya a rappelé l’importance de l’éducation et de la promotion de l’intelligence Congolaise dans la construction d’un Congo moderne.
« D'abord, je suis heureux de voir que la passion que nous avions à l'époque, est encore partagée aujourd'hui par les jeunes écoliers. C'est vrai qu'ici, aujourd'hui, on n'a que l'équipe championne, mais c'était une compétition qui avait des équipes qui sont venues des provinces. Votre victoire est une source de fierté nationale. Elle démontre que l’avenir de notre pays repose entre des mains ambitieuses et déterminées », a-t-il déclaré.
Et de poursuivre :
« C'est illustratif justement de voir cette jeunesse qui bouillonne au sens de la connaissance et de la culture générale. Si je dois faire les calculs, le ratio de ce qui m'a permis aujourd'hui de devenir ce que je suis devenu, je crois que j'ai dévrai une grande partie à ce que j'ai appris comme journaliste. Disons plutôt comme herbogéniste, comme on l'est dit aujourd'hui, comme un élève qui a pratiqué l'ingénieur en herbe, parce que c'était une connaissance générale. Nous lisions tout et nous nous intéressions à tout. Et c'est aussi ça qui a donné les ferments du métier que j'ai exercé plus tard, le journalisme. Et donc aujourd'hui, c'est avec un sentiment de fierté que j'accueille les jeunes champions. Ils ne sont pas seulement brillants parce qu'ils sont ingénieurs en herbe, mais ils sont brillants, y compris par leurs résultats. D'ailleurs, il y a l'un d'eux qui a fait 84.
C'est illustratif de ce que les jeunes ou les élèves d'aujourd'hui doivent avoir comme esprit. Parce que dans un avenir proche, ils seront là où nous sommes. Et pour être là où nous sommes, et pour être en mesure, pour ce qui me concerne, de porter la parole de la République, vous devez être cultivés, vous devez être formés. Et cette culture commence à cet âge. Et donc aujourd'hui, en les recevant, c'est une marque de soutien et d'encouragement pour les jeunes qui vont nous suivre, pour qu'eux aussi, les moments venus, s'associent à la grande compétition qui va être organisée après les démarrages de l'année scolaire en cours, pour que là aussi, nous puissions avoir ces viviers, des enfants qui vont s'intéresser à la fois à notre histoire, mais aussi à l'histoire mondiale, pour que nous puissions être sûrs que nous formons des jeunes qui seront en mesure de relever leur vie ».
De son côté, le Centre d’Appui Scolaire pour la Formation de l’Élite du Congo, initiatrice de ce projet, à travers son coordonnateur Metouschélah Yubu, a exprimé sa gratitude au Ministre pour son accompagnement et pour avoir donné son nom au trophée, symbole de reconnaissance et de motivation pour la jeunesse.
« Je suis très heureux d'être ici présent. Déjà, le fait que le ministre ait accepté de nous accueillir, vu qu'il était lui-même un ancien joueur de génies en herbe, c'est une réelle joie. Déjà, je remercie mon équipe de m'avoir assisté du début jusqu'à la fin de mon parcours scolaire. Et au sein de cette équipe, nous avons toujours fait de notre mieux, de toujours nous surpasser et de toujours être différent des autres élèves. Nous espérons interagir avec d'autres écoles et d'autres provinces l'année prochaine. Et bien entendu, nous allons refaire cet exploit. L'année prochaine, l'Institut Saint-Joseph Bonsomi sera une fois de plus champion national », a déclaré Christian Ngungampimpa, capitaine de cette école.
Cette troisième édition de la finale nationale de la compétition Interscolaire de la langue française Intellect Quiz (jeu des questions- réponses, du type Génies en herbe) qui s’est tenue du 5 au 8 août dernier au Centre Wallonie- Bruxelles à Kinshasa, a connu la participation des écoles venues de cinq provinces :
- Institut Muenze à Velela de Mbanza-Ngungu (Kongo Central) ;
- Collège Saint François de Kikwit (Kwilu) ;
- Institut Saint Joseph/Bonsomi de Kinshasa ;
- Collège Kubama de Kisantu (Kongo Central) ;
- Club de lecture Wallonie-Bruxelles.
Elle fut un succès grâce au soutien du ministre de la Communication et Médias/Porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, ancien joueur de génies en herbe de l’école Bokeleale et mécène.
«C'est grâce à Son Excellence Patrick Muyaya Katembwe que nous avons organisé ce programme éducatif, nous avons déplacé les écoles championnes venues des provinces jusqu'à Kinshasa. Nous nous préparons à l’organiser avec la participation de plusieurs écoles venues des provinces. Vous savez, cette année, il n'y a eu que cinq provinces qui ont représenté leurs provinces ici à Kinshasa. Mais nous visons à organiser, à éteindre un peu l'objectif d'aller plus loin, organiser avec les différentes provinces qui en ont besoin.
En clôturant cette audience, Patrick Muyaya a réitéré son engagement à soutenir les initiatives qui mettent en lumière la créativité et le potentiel des jeunes, et a encouragé les lauréats à poursuivre leur chemin d’excellence en restant des modèles pour leurs pairs.
«Pour cette édition, j’ai intervenu à titre personnel, mais dans la phase organisationnelle qui suivra, évidemment que je m'associerai avec mes collègues de l’Éducation Nationale ou de la Jeunesse pour voir dans quelle mesure nous pouvons donner un coup de pouce à cet exercice qui paraît simple, mais qui en réalité prépare les jeunes à l'avenir, prépare les jeunes en ayant suffisamment de culture générale et d'informations pour leur permettre, pourquoi pas demain, de devenir comme Patrick Muyaya. De ce point de vue, nous allons mobiliser les autres collègues du gouvernement et ensemble avec les organisateurs, nous verrons comment amplifier l'initiative, évidemment que nous associerons aussi la télévision nationale. Parce qu'il y a aussi une expertise à ce niveau-là dans l'organisation des compétitions de génies en herbe, pour être sûr que nous aurons donné le coup de pouce qu'il faut à ces jeux télévisés, mais qui en réalité préparent la vie».
Rencontre de renforcement des liens professionnels. Echanges intenses autour des défis sectoriels. Engagements sincères dans la bataille du changement de narratif. Hier, jeudi 28 août 2025, Patrick Muyaya Katembwe, Ministre de la Communication et médias, a reçu, dans son cabinet de travail, à la Gombe, une forte délégation de l’Association des professionnels des médias officiels de la RDC.
Constituée, très précisément, de journalistes de l’Agence Congolaise de Presse (ACP), de la Radio-Télévision Nationale Congolaise (RTNC) et du RENATELSAT, cette délégation a présenté au Porte-parole du Gouvernement l’objet de sa création ainsi que ses projets pour renforcer la synergie entre les médias publics.
À la même occasion, les membres de l’Association ont félicité le Ministre Patrick Muyaya pour sa reconduction à la tête du portefeuille de la Communication et Médias, saluant sa compétence et son engagement en faveur de la promotion des médias officiels, particulièrement dans le contexte difficile que traverse le pays.
«Pendant la guerre, les médias officiels ont joué un rôle de premier plan sur le front médiatique. Il était important de reconnaître ce travail et d’organiser davantage la collaboration entre l’ACP, la RTNC et le RENATELSAT», ont déclaré les représentants de l’association.
Parmi les projets évoqués figurent la mise en valeur du rôle d’avant-garde des médias publics, la décoration des professionnels ayant consacré de longues années de service à l’ACP, à la RTNC et au RENATELSAT, ainsi que d’autres initiatives qui seront précisées au moment opportun.
En signe de reconnaissance, l’association a élevé le ministre Patrick Muyaya au rang de membre d’honneur. Le ministre, très satisfait de cette démarche, a encouragé les journalistes à poursuivre leurs efforts pour renforcer la cohésion et la crédibilité des médias publics à travers la République.
« Je salue votre initiative qui est celle de vous mettre ensemble. Soyez libres de venir quand vous voulez. Ici, c’est votre maison. Considérez-vous également comme un petit comité de sages pour suivre ce que nous faisons ensemble avec les différents directeurs généraux de vos entreprises respectives. Considérez-moi comme votre allié», a déclaré le ministre.
Sous le thème : «Construire ensemble une Afrique en meilleure santé», les Ministres africains de la Santé et d’autres personnalités de haut niveau prennent part à ces assises de 3 jours pour renforcer les systèmes de santé ; promouvoir la fabrication locale des médicaments, vaccins et produits de santé et améliorer la couverture sanitaire universelle.
La République Démocratique du Congo est représentée par son Secrétaire général à la Santé, accompagné du Dr Mwamba Kazadi Dieudonné, Directeur général de l’Institut National de Santé Publique (INSP), ainsi que d’autres personnalités du secteur.
En RDC, la couverture santé universelle permet à chaque citoyen d’avoir recours aux services de santé dont il a besoin, où et quand il en a besoin, sans être exposé à des difficultés financières.
Lors de la 12ème Conférence des Gouverneurs organisée dans la province de Lualaba en juin 2025, le Président de la République, Félix Tshisekedi, avait estimé que le thème choisi pour ces assises - la santé comme facteur de cohésion sociale et du développement durable des provinces - revêtait une importance capitale car la santé n’est pas seulement un droit fondamental mais aussi le socle de la cohésion nationale, du progrès économique et du développement durable.
Le Chef de l’Etat avait annoncé aux participants que la Couverture Santé Universelle (CSU) était placée au cœur de son projet national afin de faire face aux nombreux défis liés notamment à “l’insuffisance” voire “l’inexistence” des infrastructures de santé dans certaines régions du pays.
Dans son allocution, il avait fait savoir que depuis septembre 2023, la gratuité des soins maternels et néonatals, premier paquet de la CSU, a transformé des vies en RDC.
« À Kinshasa, puis dans plusieurs provinces, plus de deux millions d’accouchements ont été pris en charge sans frais, et plus de 50 000 nouveau-nés malades ou prématurés ont bénéficié de soins. Quelque 4 600 établissements de santé, dans 257 zones de santé, sont mobilisés. Ces efforts ont mis fin à la pratique inhumaine des séquestrations de femmes et de nouveau-nés pour non-paiement et ont réduit de manière significative la mortalité maternelle et néonatale, comme l’attestent les études de l’Institut National de Santé Publique et de l’École de Santé Publique de Kinshasa », s'était-il réjoui.
Depuis le lancement de ce plan en RDC, la gratuité de la maternité est opérationnelle dans 14 sur 26 provinces de la RDC. Selon les données du ministère de tutelle, 11 provinces sont financées par la Banque mondiale et 3 provinces sont prises en charge avec les fonds du gouvernement de la RDC.
Ainsi, la participation de la RDC à ces assises de Lusaka dans le cadre de la 75ème session du Comité Régional de l’OMS pour l’Afrique, le pays s’active dans l’atteinte des objectifs assignés dans ce secteur de la santé publique.
Il sied de noter que le Comité régional est l’organe décisionnel de l’OMS pour la région africaine. Il réunit chaque année les Ministres de la Santé et les représentants des 47 États membres pour approuver politiques, activités et budgets au service de la santé des populations dans l’objectif de mettre en place des résolutions fortes pour une Afrique en meilleure santé !
A la Cité de l’Union Africaine, à Kinshasa, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République, a accordé, mardi dernier, une audience solennelle à Cyprien Sylvestre Mamina, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Congo (Brazzaville), venu lui faire ses adieux officiels au terme de sa mission diplomatique de trois ans en République Démocratique du Congo (RDC).
« Il a plu au Président de la République du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, de me confier d'autres missions. Donc, je suis au terme de mon mandat en RDC », a déclaré M. Cyprien Sylvestre Mamina, à l’issue de son entretien avec le Chef de l’État. Revenant sur les relations liant la RDC au Congo-Brazzaville, le diplomate congolais a rassuré : « les relations entre nos deux Chefs d’État et nos deux pays sont excellentes. » Monsieur Cyprien Sylvestre Mamina a saisi cette occasion pour remercier le Président de la République ainsi que le peuple congolais (RDC) pour l’hospitalité et le soutien dont il a bénéficié tout au long de son mandat.
Pour sa part, le Chef de l’État a salué le travail accompli par l’Ambassadeur Mamina qu’il a reçu plus d’une fois durant son mandat et a réaffirmé l'engagement de la RDC à poursuivre et à approfondir la coopération avec la République du Congo.
Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a reçu, mardi 26 août 2025, dans ses bureaux de la Cité de l’Union africaine, M. Filippo Grandi, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, actuellement en visite officielle en République Démocratique du Congo (RDC) dans le cadre d’une mission d’évaluation de la situation humanitaire.
La rencontre entre le Chef de l’État et son hôte a tourné essentiellement autour de la mise en œuvre des engagements pris, dans le cadre de l'Accord de paix signé à Washington (USA) et la Déclaration des principes de Doha (Qatar), en faveur des réfugiés et des déplacés internes. Il était aussi question de l’harmonisation des messages clés à véhiculer lors de la Conférence internationale sur la paix prévue à Paris (France), en octobre prochain.
«Il y a deux ans, le Président Tshisekedi nous avait demandé de revitaliser le dialogue tripartite avec le Rwanda ; nous l'avions fait à l'époque. Maintenant, avec l’Accord de Washington et les engagements pris à Doha, une ouverture politique s'est produite », a affirmé le Haut Commissaire de l’ONU pour les réfugiés, à l’issue de l’audience.
Pour Filippo Grandi, « cette ouverture politique va permettre de travailler encore mieux sur ce dossier qui est humanitaire, mais qui a bien-sûr des retombées et des liens avec la situation politique ».
Le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés a fait savoir que le HCR joue le rôle de facilitateur du dialogue et des résultats concrets qui peuvent venir de ce dialogue. « Ces deux derniers jours, il y avait un groupe d’à peu près 600 réfugiés rwandais ou un peu moins ici, en RDC. On a eu l'autorisation des deux Etats, dans ce contexte tripartite, de les rapatrier et ils sont rentrés de façon correcte chez eux », a révélé Filippo Grandi. Le numéro 1 du HCR a dressé un bilan selon lequel la RDC offre l'asile à 515 381 réfugiés dont 201 568 Rwandais. « Il y a également 1 224 592 réfugiés congolais dans les pays limitrophes dont 78 787 au Rwanda. En plus, la RDC est le deuxième pays en Afrique avec le plus grand nombre de personnes déplacées internes, soit 5,92 millions au 31 mars 2025 », a précisé Filippo Grandi.
Concernant la récurrence de conflits armés et de violences dans la partie Est de la RDC, M. Grandi a indiqué que ce cycle est assuré par 260 groupes armés actifs dans les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, Maniema et Tanganyika. «Ces groupes armés nationaux et étrangers sont responsables des violations graves des droits de l'Homme et se battent pour le contrôle des ressources minières», affirme-t-il. S’adressant aux bailleurs de fonds et donateurs à travers le monde, Filippo Grandi a interpellé : « il faut que maintenant les initiatives politiques se traduisent dans des bénéfices concrets pour les personnes qui sont dans des situations de conflits, y compris les réfugiés et les déplacés. »
Le Haut-Commissaire de l’ONU pour les réfugiés a conclu son message en abordant les modalités de retour des déplacés et des réfugiés, en rappelant le caractère volontaire qui est de mise à ce sujet. « On ne peut pas donner notre aval à des mouvements des populations. Il convient de s'assurer que les gens, de façon indépendante, informée et volontaire, désirent rentrer chez eux », a-t-il prévenu.
La visite du Haut-Commissaire de l’ONU visait à attirer l’attention sur les crises humanitaires persistantes dans la région des Grands Lacs et à promouvoir des solutions durables notamment le retour volontaire, la réintégration et l’inclusion des réfugiés et déplacés internes.
‘’La République Démocratique du Congo, notre pays, traverse une crise profonde caractérisée notamment par la guerre de l'Est avec l'AFC/M23 qui menace l'unité du pays. Le pays souffre et son développement en subit les conséquences. C'est depuis 2022 avec la prise de Bunagana par les éléments du M23 que nos compatriotes de l'Est du pays sont dans une situation catastrophique qui ne cesse de s'aggraver du jour au jour : perte en vies humaines, déplacement massif des populations entraînant la non scolarisation des enfants, manque d'accès aux services sociaux de base, destruction des biens publics, privés et des infrastructures, etc. A cette crise militaire, s'ajoute une crise multiforme notamment l'érosion de la cohésion nationale, la gouvernance, les frustrations, l'insécurité grandissante dans plusieurs provinces, etc. Pour toutes ces raisons, les solutions à rechercher ne peuvent provenir que d'un consensus à travers l'organisation d'un dialogue national inclusif susceptible de préserver l'espoir né de l'alternance pacifique du 24 janvier 2019 par la passation civilisée du pouvoir entre le Président sortant Joseph Kabila Kabange et le Président entrant Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, signe de la consolidation de notre démocratie et de renforcement de l'unité nationale. Pour le CNSA, le dialogue est une vertu et doit être permanent. C'est le moyen nécessaire pour résoudre les conflits, car la démocratie ne s'exerce pas par les armes mais par les débats d'idées. L'histoire de notre pays en est l'illustration parfaite’’, préconise le Conseil National de Suivi de l’Accord et du Processus électoral (CNSA), dans une communication réalisée, en date du 26 août 2025, par le truchement de son Président, Joseph Olenghankoy.
Le verdict dans le procès opposant le Parquet Général à l'ancien Ministre d'Etat en charge de la Justice, Constant Mutamba, qui devait être rendu, hier, mercredi 27 août 2025, à la Cour de cassation de Kinshasa, a été reporté de cinq jours. Le conseiller en communication de la haute juridiction a justifié cette décision par des contraintes organisationnelles. Le prononcé de l'arrêt est désormais fixé au lundi 1er septembre.
Dispositif sécuritaire et tensions palpables
Anticipant des troubles, les autorités avaient déployé un important dispositif sécuritaire dans l'ouest de Kinshasa, particulièrement aux abords de la Cour de cassation. L'objectif était de contenir les débordements potentiels des nombreux partisans de Constant Mutamba, mobilisés pour soutenir leur leader. Apprenant la nouvelle du report alors qu'il se rendait au tribunal, l'ancien Ministre a fait demi-tour pour regagner son domicile.
La tension, palpable depuis le matin, a finalement éclaté en milieu de journée. Des affrontements ont opposé les partisans de Constant Mutamba aux forces de l'ordre au niveau du camp Luano, dans la commune de Ngaliema. Selon un témoin oculaire, les troubles ont commencé lorsque la police a tenté de disperser le cortège de sympathisants qui accompagnaient l'ex-ministre. La foule aurait alors répondu par des jets de pierres, créant un désordre généralisé.
Un procès aux enjeux considérables
Ce procès est l'un des plus suivis en RDC, en raison du profil du prévenu et de la nature des accusations. Constant Mutamba est poursuivi pour une tentative de détournement de près de 19 millions de dollars américains. Ces fonds étaient initialement destinés à la construction d'une prison moderne à Kisangani. Il est également jugé pour le détournement de fonds alloués à la réparation des victimes de la Guerre des Six Jours.
Le Ministère Public a requis une peine sévère à son encontre : dix ans de travaux forcés, assortis d'une inéligibilité de dix ans et d'une exclusion définitive des fonctions publiques. De son côté, Constant Mutamba a toujours clamé son innocence, plaidant non coupable et dénonçant un ‘’complot politique’’ ou un ‘’règlement de comptes’’ visant à l'écarter de la scène nationale. Ses avocats ont demandé son acquittement, arguant du manque de solidité des preuves présentées par l'accusation.
Ce report ne fait qu'accroître le suspense et la tension autour d'une affaire aux lourds enjeux politiques et judiciaires. Les prochains jours s'annoncent cruciaux à Kinshasa, où l'on craint de nouvelles mobilisations lors du prononcé du verdict, désormais attendu le 1er septembre.
Jean-Michel Sama Lukonde, Président du Sénat, a reçu en audience, mercredi 27 août 2025, le Ministre des Relations avec le Parlement, Guy Loando Mboyo, dans son cabinet de travail, situé au Palais du Peuple, à Kinshasa. Cette rencontre s'inscrit dans le cadre du renforcement des relations entre le pouvoir exécutif et la Chambre haute du Parlement, avec pour finalité d'assurer une meilleure coordination des actions législatives et gouvernementales.
Les échanges ont porté sur plusieurs points clés, a renseigné le Ministre des Relations avec le Parlement Guy Loando, au sortir de l'audience. La planification de l'agenda législatif pour les sessions parlementaires à venir, la nécessité d'une communication fluide entre les deux institutions et la mise en œuvre efficaces des politiques publiques, font partie des sujets traités.
Le Ministre Guy Loando a exprimé la volonté du gouvernement de collaborer étroitement avec le Sénat pour garantir la réussite des réformes en cours et à venir.
De son côté, le Président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a souligné l'importance d'une telle collaboration pour le bon fonctionnement des institutions démocratiques du pays. Il a réaffirmé l'engagement de la Chambre haute du Parlement à jouer pleinement son rôle dans l'examen et l'adoption des lois, tout en assurant un contrôle parlementaire efficace des actions gouvernementales.
Cette entrevue marque une étape significative dans la consolidation des relations entre le Sénat et le Gouvernement. Elle témoigne de la volonté des deux parties de travailler ensemble pour le développement et la stabilité de la République Démocratique du Congo.
Ont pris part à cette audience, les directeurs de cabinet ainsi que les secrétaires généraux de deux cabinets.
Le nouveau Ministre d’Etat en charge de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a marqué le début de son mandat par un geste fort en entamant, le lundi 25 août 2025, une tournée d'inspection des maisons carcérales en République Démocratique du Congo. La première étape, hautement symbolique, l'a conduit à la prison centrale de Makala, à Kinshasa, un établissement emblématique des défis auxquels le système pénitentiaire congolais est confronté.
A son arrivée, Guillaume Ngefa n'a pas seulement inspecté les lieux, il a été directement interpellé par le personnel pénitentiaire. Loin des discours de bienvenue, c'est un véritable cahier de doléances qui lui a été présenté par des agents au bord de la rupture. Portant la voix de ses collègues, Mme Faida, une greffière, a dressé un portrait sombre de leur quotidien professionnel. ‘’Nous travaillons dans des conditions très difficiles. Sans prime de risque, sans transport et certains d’entre nous ne sont pas encore mécanisés’’, a-t-elle plaidé. Ces revendications mettent en lumière une précarité qui mine le moral et l'efficacité de ceux qui sont chargés de la garde et de la rééducation des détenus. La question de la mécanisation est particulièrement cruciale, signifiant que des agents travaillent sans être officiellement intégrés sur les listes de paie de l'Etat, une situation qui dure parfois des années.
Face à ce cri du cœur, le Ministre d'Etat a adopté une posture d'écoute et de prudence. ‘’Je suis venu pour voir comment ça se passe ici et vous entendre. Je vous ai entendus et j’ai pris bonne note de vos doléances’’, a-t-il déclaré au personnel rassemblé. Conscient de la complexité des problèmes soulevés, qui incluent non seulement les conditions de travail du personnel mais aussi la surpopulation chronique et l'état général de la prison, Guillaume Ngefa a évité les promesses hâtives. ‘’Je n’ai pas de discours à vous tenir aujourd’hui, mais je reviendrai pour qu’on échange d’avantage’’, a-t-il ajouté, s'engageant ainsi à un suivi concret.
Cette première visite s'inscrit dans un contexte où les conditions carcérales en RDC sont régulièrement dénoncées par les organisations de défense des droits de l'homme. La prison de Makala, conçue pour une capacité bien inférieure à sa population actuelle, est un microcosme de ces défis. La démarche du nouveau patron de la Justice congolaise est donc perçue comme un signal de la volonté du nouveau gouvernement de se confronter directement à cette réalité.
En quittant Makala, le Ministre d’Etat de la Justice laisse derrière lui un personnel pénitentiaire plein d'attentes. Son engagement de revenir pour un dialogue approfondi sera scruté de près. Les agents, tout comme les observateurs de la Société civile, espèrent que cette tournée ne sera pas une simple formalité, mais le prélude à des réformes structurelles indispensables pour humaniser les prisons et valoriser le travail essentiel du personnel pénitentiaire.