La confirmation par Kigali de la candidature de Louise Mushikiwabo pour un troisième mandat ouvre une phase plus politique qu’institutionnelle à l’approche du Sommet de Siem Reap. Cette reconduction s’inscrit dans un contexte où la question de l'Est de la RDC rend toute séquence multilatérale immédiatement politique entre Kigali et Kinshasa.
Face à cette dynamique, l’hypothèse d’une candidature congolaise, avec le profil d’Isidore Kwandja, change de nature. Pour la RDC, il s’agit moins d’un affrontement personnel que d’un enjeu d’équilibre institutionnel et de rotation géographique, mais aussi d’une tentative assumée de traduire son poids démographique et diplomatique en influence réelle au sein de l’OIF. En filigrane, une question centrale : continuité institutionnelle ou réorientation progressive de la Francophonie vers un agenda plus opérationnel, potentiellement plus africain, et moins déconnecté des rapports de force régionaux.
Le 4 décembre 2025, la République démocratique du Congo a posé un acte majeur de son histoire économique et stratégique. En tant que professeur d’université, expert du commerce international et spécialiste des relations économiques entre la RDC et les États-Unis, notamment à travers le mécanisme de l’AGOA et du Corridor de Lobito, j’apporte mon plein soutien à cette action historique posée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
En s’engageant personnellement dans la signature de l’accord de partenariat stratégique entre la RDC et les États-Unis, le Chef de l’État a fait preuve de bravoure politique, de clairvoyance stratégique et d’une volonté assumée de développement économique intégral. Cet acte s’inscrit dans une lecture lucide de l’histoire économique du pays et dans une projection résolue vers l’avenir.
Après les séquences du développement et de l’industrialisation amorcées sous l’époque coloniale, puis les dix premières années de l’indépendance — malheureusement de courte durée, la RDC entre aujourd’hui dans ce que je qualifier de « troisième cycle de la politique du développement intégral ». Par cet accord, le Président Félix Tshisekedi vient d’en poser les fondations. À ce titre, cette vision mérite un soutien total, ainsi qu’un accompagnement fondé sur des stratégies intelligentes, pragmatiques et profondément citoyennes.
Transformer nos ressources en richesse nationale
Le cœur de ce partenariat réside dans la valorisation responsable des minerais critiques, devenus centraux dans l’économie mondiale et la transition énergétique et derrière les Etats Unis court comme un derate. En choisissant la voie de la transformation locale — raffinage, industrialisation, production de composants — la RDC rompt avec une logique de dépendance et affirme une ambition claire : créer de la valeur sur son territoire et pour sa population.
Cette orientation est porteuse d’emplois durables, mieux rémunérés, et constitue une réponse concrète au chômage structurel, notamment chez les jeunes. Elle ne peut toutefois réussir sans investissements massifs dans les infrastructures : énergie, routes, logistique et zones industrielles. Ce partenariat offre précisément l’opportunité de construire les bases réelles d’une industrialisation longtemps attendue.
Un secteur privé face à un tournant décisif
L’accord RDC–États-Unis interpelle directement le secteur privé congolais. Il ouvre l’accès à des chaînes de valeur internationales, à des financements structurants et à des transferts technologiques. Mais ces opportunités exigent des entreprises locales qu’elles élèvent leurs standards de gouvernance, de transparence et de performance.
Les joint-ventures avec des entreprises américaines ne doivent pas être perçues comme une menace, mais comme un levier d’apprentissage, de crédibilité et de compétitivité internationale. L’AGOA, qui vient d’être approuve pour son renouvellement avec une majorité écrasante par la chambre des représentants et qui est en route vers le Senat Américain peut devenir, dans ce contexte, un véritable outil de projection des entreprises congolaises vers les marchés mondiaux, à condition d’une préparation sérieuse.
La diaspora, pilier du troisième cycle de développement
La diaspora congolaise constitue un acteur stratégique incontournable de ce troisième cycle de développement. Par sa maîtrise des environnements économiques internationaux, son accès aux capitaux et son expertise, elle peut jouer un rôle de catalyseur entre la RDC et ses partenaires américains.
Cependant, cette contribution ne portera ses fruits que si elle s’inscrit dans une logique d’organisation collective, de professionnalisation et de vision à long terme, une mission à laquelle le Forum des Intellectuels Congolais de l’Etranger (FICE) basé aux Etats Unis et avec des membres à travers le monde. L’amour du pays ne doit plus se limiter à des initiatives spontanées, mais s’exprimer à travers des projets structurés, durables et alignés sur les priorités nationales comme le Chef de l’Etat l’a déjà démontré en lançant des projets innovants dans différentes provinces.
Une décision qui engage la Nation
En signant cet accord le 4 décembre 2025, le Président Félix Tshisekedi a pris une décision courageuse et clairement tournée vers l’avenir. L’histoire économique de la RDC retiendra ce moment comme celui d’un changement de cycle, à condition que l’ensemble des forces vives du pays s’en saisissent.
Le développement intégral de la RDC ne peut reposer sur l’État seul. Il appelle une mobilisation collective : institutions, secteur privé, diaspora et citoyens. Le Chef de l’État a ouvert la voie. Il mérite aujourd’hui un accompagnement stratégique, lucide et patriotique, afin que cette vision se traduise en résultats concrets pour la population.
L’acte est posé. Le troisième cycle est enclenché. La responsabilité est désormais collective. Prof Dr Ngoie Joël Nshisso Expert en commerce international et relations économiques RDC–États-Unis (AGOA)
A l’heure où l’idée d’un dialogue inclusif refait surface, le Front Anti-Dialogue monte au créneau et fixe une ligne rouge : pas de pourparlers qui recyclent l’impunité, banalisent l’agression et offrent une porte de sortie politique aux groupes armés et à leurs parrains. Dans un communiqué daté du 19 janvier 2026, le mouvement citoyen dirigé par Dieudonné Nkishi conditionne toute participation à un dialogue de vérité sous contrainte de justice : reconnaissance explicite de l’agression étrangère telle que documentée par l’ONU, publication préalable des agendas et revendications, transparence intégrale des travaux avec une retransmission en direct, et encadrement institutionnel des conclusions par le Parlement et la Cour constitutionnelle. Faute de ces préalables, avertit-il, le dialogue ne serait qu’une alternative au tribunal et donc, une trahison de la République : « Pas de dialogue sans vérité. Pas de vérité sans justice. »
COMMUNIQUE DE PRESSE DU FRONT ANTI-DIALOGUE
Dialogue ou tribunal : le choix de la République
Le Front Anti-Dialogue, mouvement citoyen et patriotique engagé pour la défense de la souveraineté du Peuple congolais, de l’État de droit et de l’intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo, s’est, jusqu’ici, opposé à l’idée de convoquer un dialogue politique inclusif qui ne serait, comme par le passé, qu’un dialogue de plus : un dialogue de façade, une mascarade politique destinée à organiser le partage du pouvoir entre élites, à recycler les violences armées et à consacrer l’impunité des criminels, notamment à travers les mécanismes de brassage et de mixage au sein de l’armée nationale.
Cette position, largement rappelée dans nos précédentes communications, est fondée sur une réalité largement documentée. Les rapports successifs des Nations unies établissent clairement la responsabilité du Rwanda comme pays agresseur, à la fois directement, et, astucieusement, par l’intermédiaire de ses supplétifs de l’AFC/M23. Dans ce contexte, prétendre organiser un dialogue politique sans reconnaissance préalable de cette agression, ni établissement des responsabilités, revient à banaliser les crimes, à humilier les victimes et à affaiblir davantage l’État congolais.
C’est pour ces raisons que nous nous opposons à la tenue d’un dialogue politique dit “inclusif”, tel que formulé par les évêques de la CENCO et de l’ECC. L’inclusivité ne peut pas servir de prétexte à l’effacement de la vérité, ni à l’intégration politique ou militaire de groupes armés soutenus par une puissance étrangère.
Nous tenons toutefois à être clairs : nous ne refusons pas le dialogue par principe. Nous refusons le mensonge organisé et les dialogues de compromission, de marchandage des intérêts nationaux et de contournement de la volonté populaire.
Le seul dialogue envisageable pour nous est un dialogue de vérité sous contrainte de justice, mais également des exigences de transparence, de responsabilité et de légitimité démocratique.
C’est pourquoi, le Front Anti-Dialogue propose aux organisateurs de ce dialogue d’exiger à toutes les formations politiques, religieuses et sociales qui seront invitées à prendre part auxdites assises à satisfaire au préalable aux exigences suivantes:
Reconnaître explicitement l’agression étrangère contre la RDC telle qu’établie par les Nations unies
En effet, à défaut d’un cadre clair reconnaissant l’agression étrangère, établissant les responsabilités et excluant toute intégration des groupes armés dans l’appareil de l’État, le dialogue devient une alternative au tribunal, et donc une trahison de la République.
La RDC n’a pas besoin d’un dialogue inclusif, mais d’un choix politique clair : le dialogue avec les citoyens ou la justice contre les criminels. Pas les deux à la fois.
Publicité préalable des revendications et agendas
Chaque organisation candidate au dialogue est tenue de rendre publics, avant l’ouverture des travaux, ses revendications, son agenda, ses desiderata, sa vision et ses perspectives institutionnelles, afin de permettre au Peuple congolais de connaître clairement ce que chacun entend défendre, négocier ou proposer en son nom.
Chaque organisation doit s’engager à exclure de ses revendications toute amnistie directe ou déguisée, notamment par le brassage et le mixage, tout partage du pouvoir avec des acteurs armés ou leurs parrains, et placer les victimes et la justice au cœur du processus politique.
Transparence intégrale des travaux du dialogue
Le Front Anti-Dialogue exige que l’ensemble des travaux du dialogue de véritésous contrainte de justice, soit retransmis en direct, de manière continue et intégrale, par les médias nationaux et internationaux, ainsi que sur les plateformes numériques et les réseaux sociaux, afin de garantir au Peuple souverain le droit de suivre, d’évaluer et de juger ce qui se dit, ce qui se décide, par qui et pour quels intérêts.
Encadrement institutionnel des résultats du dialogue
Les recommandations, résolutions et conclusions issues du Dialogue National Inclusif devront obligatoirement être :
transmises au Parlement pour débat et entérinement au nom du Peuple congolais, détenteur originaire de la souveraineté ;
soumises à la Cour constitutionnelle afin qu’elle en examine la conformité à la Constitution.
5. Conditions de crédibilité et de légitimité
Le Front Anti-Dialogue indique qu’ à défaut de ces préalables, le dialogue devient une alternative au tribunal, et donc une capitulation morale et institutionnelle de la République.
Il sera, par conséquent, dépourvu de crédibilité, de légitimité et d’acceptabilité politique.
Tout dialogue qui se tiendrait en dehors de ce cadre serait considéré comme illégitime, non représentatif de la volonté populaire et dépourvu de toute valeur juridique et politique contraignante pour le Peuple congolais.
Le Front Anti-Dialogue réaffirme avec force : la RDC n’a pas besoin d’un dialogue pour blanchir les crimes, mais d’un choix politique clair entre la justice et l’impunité.
Pas de dialogue sans vérité. Pas de vérité sans justice.
Nous ne dialoguerons pas avec des fusils encore fumants.
«Toute violation intentionnelle des dispositions du mandat spécial, clairement établie, exposera son auteur aux conséquences prévues ». Tels sont les maîtres mots de l’allocution de M. William Kazumba Mayombo, Directeur Général de l’Office de Gestion du Fret Multimodal (OGEFREM) en sigle, prononcée, le mardi 20 janvier 2026, en la salle des banquets de l’immeuble du siège lors de la cérémonie d’ouverture de la réunion d’évaluation des mandataires externes du deuxième semestre 2025.
Pendant trois jours, soit du 20 au 22 janvier 2026, les mandataires venus de plusieurs pays et des divers horizons vont évaluer en présence du Directeur Général Adjoint M. Emmanuel Mayele Samba, des Directeurs et représentants des entités ainsi que des cadres et agents, le mandat spécial qui leur a été confié par l’Office de Gestion du Fret Multimodal.
Etant attendu que le gouvernement de la République instruit l’ensemble des services publics, y compris l’Ogefrem à l’accélération de la digitalisation des processus de perception et de gestion de tous ses revenus, le DG Kazumba William met les bouchées doubles pour que les mandataires puissent s’y conformer. Notamment, en veillant sur la fiabilité et l’exactitude des informations saisies dans les instruments de traçabilité et la qualité des documents annexés. Mais aussi, sur le respect des modes de transport autorisés, des délais de validation, ainsi que la cohérence globale du processus de délivrance des fiches électroniques FERI et AD.
L’avenir en dépend
Pour le patron de l’Ogefrem en effet, la stricte observance des règles ci-dessus énumérées reste tributaire à la future collaboration avec les mandataires partant d’une bonne évaluation qui sera faite par chacun, dans l’exécution de son mandat spécial.
Le DG de l’Ogefrem ne s’en cache pas à dévoiler certaines pratiques inacceptables enregistrées dans le chef de certains mandataires qui s’illustrent notamment, au non-respect de la grille tarifaire officielle, aux incohérences entre les données saisies et les pièces jointes, la méconnaissance des procédures en vigueur, ou encore, les retards dans le reversement des montants perçus pour le compte de l’Office.
Une situation préjudiciable
Le premier d’entre les hauts cadres de l’Ogefrem William Kazumba Mayombo déplore la persistance de la rétention par des mandataires, des créances qui sont évaluées à des millions de dollars américains tant au titre de la FERI que de la Commission d’intervention par voie de surface, alors que les frais liés à la délivrance des Fiches électroniques doivent être acquittés avant leur validation.
Cette situation reste préjudiciable à l’Office et à l’Etat-propriétaire, regrette le DG de l’Ogefrem qui exhorte particulièrement, les mandataires concernés à prendre toutes les dispositions nécessaires pour se mettre en règle, préalablement à la mise en œuvre du nouveau cadre de collaboration induit par la modernisation du système.
La reconnaissance à Dieu et à l’autorité établie
Tout fervent chrétien qu’il est, le Directeur Général de l’Ogefrem reconnait que sans la grâce du Très Haut, l’on saura se mettre débout et travailler pour rendre des loyaux et précieux services à la nation. En effet, il rend grâce à Dieu pour la vie qu’il donne à chacun gratuitement, pour la santé et la sérénité nécessaire à se retrouver pour couvrir dans des bonnes conditions ces travaux. Profitant de cette belle opportunité qu’offre le premier mois de l’an 2026, il a présenté à ses hôtes ses vœux les meilleurs de santé, de succès et de prospérité tant sur le plan professionnel que personnel.
Il a, également rendu un hommage digne au Chef de l’Etat Félix Tshisekedi car, déclare-t-il, sous son leadership, la RDC poursuit des réformes politiques, économiques et diplomatiques majeures qui contribuent à l’amélioration progressive du climat des affaires.
Il convient de rappeler que cet exercice d’évaluation se tient deux fois par an. Et celle qui réunit les mandataires ce jour, couvre la période allant du 1er juillet au 31 décembre 2025. Elle requiert d’une importance particulière car, elle va permettre d’analyser, avec rigueur et objectivité, plusieurs dimensions importantes notamment, la performance technique, la conformité et le respect du cadre règlementaire qui régit l’Ogefrem et les mandataires.
Comme d’aucuns peuvent le savoir ; l’Ogefrem assure la mission de la mobilisation et la couverture maximale de tous les frets à travers le monde. Et les mandataires ayant conclu un contrat avec l’Ogefrem ont l’obligation de l’aider à mobiliser, sous le mécanisme de suivi des cargaisons congolais de bout en bout, ces frets, du pays producteur jusqu’au pays de destination qu’est la RDC.
Après le retrait effectif des troupes rwandaises et des éléments de l’AFC/M23 de la ville d’Uvira, fruit d’une pression diplomatique insupportable, le Gouvernement de la RDC a pris ses responsabilités pour assurer la restauration progressive et coordonnée de l’autorité de l’Etat. Il a, en effet, mis en place un plan stratégique intégrant des mesures sécuritaires, judiciaires et humanitaires pour rétablir la sérénité, protéger les populations civiles et favoriser la stabilisation sociale.
‘’Le Gouvernement tient à préciser que le retrait d’Uvira constitue un développement ponctuel, mais ne saurait être considéré comme la fin de l’agression, ni comme une modification substantielle de la situation sécuritaire générale. La seule perspective acceptable demeure le départ total, effectif et sans condition des forces rwandaises et de leurs supplétifs de l’ensemble du territoire de la République Démocratique du Congo, conformément à la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies, aux engagements pris dans le cadre de l’accord de Washington du 27 juin 2025 et au processus de Doha’’, précise le Gouvernement congolais, dans son communiqué du lundi 19 janvier 2026 portant la signature de Patrick Muyaya Katembwe, son Porte-parole et Ministre de la Communication et médias.
La Pros.
COMMUNIQUE
Le Gouvernement annonce un plan de restauration progressive de l’autorité de l’État dans la ville d’Uvira et ses environs
Kinshasa, le 19 janvier 2026 – Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo annonce la mise en œuvre d’un plan de restauration progressive de l’autorité de l’État dans la ville d’Uvira et ses environs, intégrant des mesures sécuritaires, judiciaires et humanitaires coordonnées, en vue de rétablir durablement la sécurité, de protéger les populations civiles et de favoriser la stabilisation sociale dans cette partie du territoire national.
Cette décision intervient à la suite du retrait forcé de l’armée rwandaise et de ses supplétifs de l’AFC/M23 de la ville d’Uvira. Ce retrait a été précédé par des actes répétés et systématiques de pillage orchestré et de vol à grande échelle, l’instauration d’un désordre prémédité, le maintien d’un climat d’insécurité persistant, ainsi que des actions de stigmatisation communautaire, ayant affecté la cohésion sociale et exposé les populations civiles à des risques accrus. Au regard de ces faits, ce retrait ne saurait être considéré comme un acte de bonne foi, ni comme une démarche susceptible de traduire une volonté sincère d’apaisement.
Le Gouvernement tient à préciser que le retrait d’Uvira constitue un développement ponctuel, mais ne saurait être considéré comme la fin de l’agression, ni comme une modification substantielle de la situation sécuritaire générale. La seule perspective acceptable demeure le départ total, effectif et sans condition des forces rwandaises et de leurs supplétifs de l’ensemble du territoire de la République Démocratique du Congo, conformément à la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies, aux engagements pris dans le cadre de l’accord de Washington du 27 juin 2025 et au processus de Doha.
Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo, la Police Nationale Congolaise ainsi que tous les autres services de sécurité poursuivent leur retour progressif et ordonné dans la ville d’Uvira et ses environs, conformément à leurs missions, afin de rétablir l’autorité de l’État, d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, et de contenir les effets néfastes résultant du chaos programmé laissé par l’Armée rwandaise et leurs supplétifs de l’AFC/M23.
Par ailleurs, le Gouvernement dénonce la déportation des populations civiles, notamment des membres de la communauté banyamulenge, dont certains ont été forcés à quitter la ville d’Uvira par les forces rwandaises et leurs supplétifs de l’AFC/M23, dans l’objectif de s’en servir comme prétexte pour justifier leur présence sur notre sol. Ces pratiques inacceptables portent gravement atteinte aux droits fondamentaux des personnes concernées. Le Gouvernement salue le courage et la responsabilité de cette communauté, qui refuse de servir d’alibi à l’agression rwandaise contre notre pays. Le Gouvernement appelle l’ensemble de la population au calme, à la retenue et au sens de responsabilité. Il invite chacun à éviter de tomber dans le piège de la manipulation, de la désinformation ou du discours de stigmatisation susceptibles d’alimenter les tensions et de servir les intérêts de l’ennemi.
Enfin, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo réaffirme que la paix durable ne saurait résulter des retraits partiels ou circonstanciels, mais d’un processus conduisant effectivement à la cessation de toute présence de l’armée rwandaise de notre territoire et de son soutien au M23. Il demeure pleinement mobilisé pour assurer la protection des populations civiles, la défense de l’intégrité territoriale et la préservation de l’ordre public.
Dieudonné Kamuleta Badibanga, Président de la Cour Constitutionnelle et du Conseil Supérieur de la Magistrature, a adressé ce mardi 13 janvier 2026 un message empreint de vision et de sagesse aux nouveaux magistrats en formation sur le site de Kinshasa, à l’Université Protestante au Congo. Dans son propos introductif, il les a invités à se considérer comme des magistrats à part entière, porteurs d’une mission noble au service de la nation. Il a rappelé que leur recrutement découle de la volonté politique du président de la République, Magistrat suprême, qui a autorisé l’engagement de 5 000 nouveaux magistrats à travers le pays.
Intervenant dans le module intitulé : "Procès équitable", le président du CSM a énuméré les principes fondamentaux qu'implique ce concept : Indépendance et impartialité : La justice doit être rendue sans pression ni influence extérieure. Droit à l'assistance : L'inculpé a le droit de s'exprimer dans la langue de son choix, avec l’assistance d’un interprète si nécessaire. Publicité des audiences : Les débats doivent être publics, sauf exceptions légales pour protéger l’ordre public ou l’intimité des parties. Célérité processuelle : Le droit d’être jugé dans un délai raisonnable et de connaître rapidement l’issue de la procédure. Droit à la défense : Cela inclut la connaissance claire des faits reprochés, le temps nécessaire pour organiser sa défense et la possibilité d'être assisté d'un conseil. Neutralité : L’obligation pour le magistrat de s’abstenir de tout préjugé ou parti pris. Motivation des décisions : Toute décision judiciaire doit être motivée pour permettre sa compréhension et, le cas échéant, sa contestation. Droit à la liberté : La détention doit rester l'exception, décidée par un juge compétent. Présomption d’innocence : Tout individu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité soit légalement établie. Droit au silence : Le refus de s'exprimer ne peut être retenu contre la personne mise en cause.
Dieudonné Kamuleta Badibanga a longuement insisté sur ces principes qui garantissent une justice transparente et respectueuse des droits de l’homme. Au-delà de la technique juridique, il a lancé une interpellation éthique aux nouveaux magistrats : "Dans les actes que vous allez poser, Dieu sera-t-il content de vous ? Le Magistrat suprême sera-t-il fier de vous ? Et la société, sera-t-elle satisfaite de vous ?" Par ce questionnement, il a invité ces magistrats à l’introspection, à l’intégrité et à la conscience professionnelle. Un appel clair à inscrire leur action sous le sceau de la justice, de la vérité et de l’intérêt général.
Au nom du Président congolais Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a entamé une mission officielle importante en Arabie Saoudite, où elle représente la RDC au sommet Abu Dhabi Sustainability Week, lancé hier, mardi 13 janvier 2026. Il s’agit d’un évènement de haut niveau consacré à la transition énergétique, au financement climatique et à la croissance inclusive. Plusieurs dirigeants des pays du monde prennent part à cette messe qui offre ainsi à la RDC une place de choix pour son rôle essentiel dans la résolution des défis mondiaux majeurs.
Accompagnée du Ministre d’État, Ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo, la Cheffe du Gouvernement porte la voix d’une RDC “pays-solution”, riche de ses forêts, de son potentiel hydroélectrique et de ses minerais stratégiques au service de la transition verte. Durant cet évènement, la Première Ministre Judith Suminwa va saisir l’occasion pour formuler un plaidoyer pour un développement durable et équilibré ainsi que la promotion d’actions concrètes face au changement climatique. Dans son agenda, il est prévu que Judith Suminwa tienne des rencontres avec des investisseurs, des institutions financières et des industriels.
La cérémonie d’ouverture de l’ADSW a également été marquée par la remise des Prix Zayed pour la durabilité (17ᵉ édition), récompensant des innovations majeures dans les secteurs de l’énergie propre, de la santé, de l’éducation et de l’alimentation.
C’est depuis le 1er janvier 2026, que le Palais du peuple a fermé ses portes à toute forme de rassemblement ou de manifestation. En effet, dans un communiqué officiel signé le 30 décembre 2025, le Secrétaire général de l’Assemblée nationale, Jean Nguvulu Khoji a annoncé l’exécution d’une instruction émanant du Président de l’Assemblée Nationale, Aimé Boji Sangara, interdisant toute mobilisation dans l’enceinte de l’institution. Objectif affiché est de préserver le caractère neutre et inviolable du site qui abrite la représentation nationale.
La chancellerie cubaine en République Démocratique du Congo a abrité, ce mardi 13 janvier 2026, la cérémonie de remise du Diplôme d'honneur à l'Ambassadeur cubain, son excellence monsieur Jésus del Amo Fernandez, par l'Union des Démocrates Socialistes, UDS, Membre de l'Internationale Antifasciste. Dans son mot d'introduction, le Secrétaire Général de l’UDS, monsieur Cyrille Mwauka Masimango, a circonscrit le contexte dans lequel la cérémonie a eu lieu et a souligné la remarquable contribution de la République de Cuba à la lutte anti-impérialiste en donnant corps à l'internationalisme révolutionnaire.
Avant de remettre le Diplôme d'honneur au diplomate cubain, le Président National de l'UDS et Coordonnateur National de l’Internationale Antifasciste RD Congo, monsieur Crispin Kabasele Tshimanga Babanya Kabudi, a loué la contribution personnelle de l'Ambassadeur Fernández au raffermissement des relations diplomatiques entre la République de Cuba et la République Démocratique du Congo ainsi que son apport au rayonnement du socialisme et de la lutte antifasciste, anti-impérialiste et anticolonialiste.
Le Président National de l'UDS a également fait remarquer que la République de Cuba a prouvé, à la face du monde, sa résilience devant les sanctions illégales et inhumaines, son patriotisme, son engagement à œuvrer pour l'avènement d'un nouvel ordre mondial multipolaire. En tant qu'africain, le Président Kabasele Tshimanga B. K. n'a pas oublié d'épingler la solidarité du Peuple cubain avec les mouvements africains de libération et de mettre l'accent sur la participation cubaine à l'éradication du colonialisme en Afrique et de l'apartheid en Afrique australe.
"Le corps expéditionnaire cubain a, dans le cadre de l'opération Carlota, permis à l'Angola et à la Namibie, entre autres, de faire échec à l'impérialisme prédateur" a-t-il conclu. Ce mot de circonstance a été suivi de la remise du Diplôme d'Honneur à l'Ambassadeur Jésus del Amo Fernandez par le Président National de l'UDS. En réponse, l'Ambassadeur cubain s'est dit heureux de recevoir cette distinction qui récompense sa modeste contribution au renforcement des relations entre nos deux pays.
"En ce moment, je ressens deux sentiments profonds de joie et de tristesse. Je suis heureux d'avoir accompli mon devoir. Mais, j'ai la tristesse d'être arrivé à la fin de mon mandat. Car, dans quelques jours, je quitterai Kinshasa pour retourner au pays", a dit l'Ambassadeur Fernández. Il a enfin promis de garder contact avec les Camarades congolais. La cérémonie s'est clôturée par la séance des photos. Notons que le Président National Crispin Kabasele Tshimanga Babanya Kabudi était accompagné de quelques membres du Parti.
2026 est une année charnière pour l’avenir de la Francophonie. Le XXe Sommet de Siem Reap en novembre prochain au Cambodge s’annonce comme celui qui fera de la Francophonie un levier économique, capable de transformer l’héritage linguistique et culturel en opportunité concrète de commerce intra-francophone, d’investissement, d’innovation et de prospérité partagée, particulièrement dans un contexte de mondialisation économique où les écarts de richesse s'agrandissent entre les pays.
En annonçant son intention d’accueillir le prochain Sommet de 2028 à Ottawa, le Premier Ministre du Canada, Mark Carney, veut donner une très forte dimension économique à ce Sommet, renforcer les liens économiques avec les pays de l’espace francophone et mettre en lumière les écosystèmes économiques des communautés francophones.
Le moment est donc propice avec un Canada qui voit de plus en plus la Francophonie non seulement comme un enjeu culturel et identitaire, mais bien plus comme un atout économique national et international, d’une part ; et la RDC, pilier incontournable de la Francophonie de l’avenir, qui veut porter le projet de la Francophonie économique et accélérer sa mise en œuvre effective, tel qu’il avait été décidé par les chefs d’État et de gouvernement dans la « Déclaration de Kinshasa » au Sommet de 2012.
En effet, le Canada veut de plus en plus promouvoir la francophonie économique pour faciliter la diversification des marchés, l’attractivité des investissements, le commerce international et le renforcement des chaînes d’approvisionnement dans l’espace francophone. Il s’active dans ce domaine en organisant des forums internationaux tels que ceux qui se sont tenus en 2025, notamment la première édition du Forum économique de la Francophonie des Amériques à Montréal et la première édition du Sommet francophone de la Finance et de l’Investissement à Toronto.
Au niveau pancanadien, le gouvernement fédéral appuie fortement une « stratégie économique de la Francophonie », en accélérant ses efforts pour promouvoir une francophonie économique, tant au niveau national (communautés francophone et acadienne) qu'international.
Les ministres responsables de la Francophonie des provinces et territoires ont adopté en juin 2025, le nouveau mot d’ordre : « la francophonie économique », avec objectif clair de valoriser le français comme levier de croissance et de richesse, en misant sur les échanges commerciaux intra-canadiens et internationaux.
On observe à cet effet une montée en puissance de l’Alliance de la francophonie économique canadienne (AFEC), lancée en 2023, qui réunit les chambres de commerce et les associations d’affaires francophones pour resserrer les liens interprovinciaux et promouvoir l’espace francophone comme vecteur de croissance économique.
De son côté, la RDC qui ne veut plus se contenter d’être qu’un simple « géant démographique » de la Francophonie, veut en faire un géant économique. Le président Félix Tshisekedi veut visiblement poursuivre l’idéal du Sommet de Kinshasa, de transformer l’OIF en véritable levier de développement économique.
À cet effet, le président Tshisekedi affiche clairement l’ambition de la RDC comme pionnière de la dimension économique de la Francophonie, en prenant le leadership de l’OIF dans l’objectif de la rendre « plus réactive et plus redevable aux États membres », tel qu’a exprimé son Ministre des Affaires étrangères, Madame Thérèse Kayikwamba Wagner.
Cette convergence de vues augure sûrement des perspectives reluisantes, avec un leadership renouvelé, pour impulser une nouvelle dynamique de la francophonie économique porteuse de croissance et de prospérité partagées. Les deux pays sont donc appelés à coordonner et renforcer les synergies pour faire de la Francophonie un moteur de développement et d’affaires économiques.