Le Député Provincial Jared Phanzu Babaka, élu de la commune de Bandalungwa, a adressé un plaidoyer officiel au Gouverneur de la Ville-Province de Kinshasa appelant à la mise en place de mesures urgentes d’encadrement consécutives au lancement de la campagne de sensibilisation relative à l’Impôt sur les Revenus Locatifs (IRL) et à l’Impôt Foncier, le mardi 10 février 2026.
Tout en saluant les efforts du Gouvernement provincial visant à renforcer la mobilisation des recettes et le civisme fiscal, le Député Provincial souligne la nécessité d’un équilibre entre l’efficacité fiscale et la protection sociale des locataires, dans un contexte marqué par des inquiétudes croissantes au sein de la population kinoise.
Selon lui, plusieurs préoccupations ont été relayées par les citoyens, notamment :
- les risques d’augmentations abusives des loyers en cours de bail ;
- des pressions ou expulsions illégales exercées sur des locataires ;
- un déficit d’information sur les obligations respectives des bailleurs et des preneurs ;
- une confusion persistante sur l’assujettissement réel à l’impôt.
Le Député Provincial rappelle que si l’Impôt sur les Revenus Locatifs relève de la compétence constitutionnelle de la Province, son application doit rester strictement conforme à la Loi n°15/025 du 31 décembre 2015 relative aux baux à loyer non professionnels, laquelle protège les locataires contre toute augmentation arbitraire de loyer ou expulsion en dehors des procédures légales.
Dans son plaidoyer, Jared Phanzu formule plusieurs recommandations concrètes au Gouvernement provincial, notamment :
- renforcer la sensibilisation de proximité et la communication pédagogique auprès des contribuables ;
- rappeler publiquement l’interdiction des augmentations de loyers sans avenant légal ;
- mettre en place un numéro vert provincial pour la réception des plaintes des locataires ;
- impliquer activement les services communaux de l’urbanisme et de l’habitat ;
- déployer une campagne médiatique élargie sur les droits et obligations des parties ;
- solliciter l’appui des autorités judiciaires pour sanctionner les abus ;
- garantir la transparence dans l’utilisation des recettes issues de l’IRL.
Le Député Provincial réaffirme son soutien à une fiscalité responsable et à l’autonomie financière de la Ville-Province de Kinshasa, tout en appelant à une mise en œuvre humaine, équitable et socialement acceptable des mesures fiscales. Il s’engage également à poursuivre ses actions de sensibilisation auprès des populations de Bandalungwa et de l’ensemble des Kinois.
La Professeure Marie Nyange Ndambo, Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat, a accordé ce jeudi 12 février 2026, en son cabinet, une audience à une importante délégation des scientifiques provenant de grandes universités helvétiques. Cette délégation conduite par l’Ambassadeur de Suisse en RDC, S.E.M. Léo Trembley, était constituée des éminents professeurs Jurg Markus Etzinger Keiser, Hugues Abriel, Elisabeth Anne Odile Reus, Didier François Péclard et Jérôme Chenal des universités de Berne, tbd, de Genève, EPFL et Swiss TPH.
Cette séance de travail de 45 minutes a porté sur un projet ambitieux concernant la création d’un centre de recherche et d'innovation à Kinshasa.
Cette initiative marque une étape décisive dans le renforcement de la coopération bilatérale entre la République Démocratique du Congo et la Confédération suisse.
Pour l’ambassadeur suisse qui s’est confié à la presse à l’issue de l’audience, l’objectif principal de ce futur centre est d’offrir une plateforme thématique commune dont les priorités sont clairement alignées à l’environnement au sens large, notamment dans le lien entre la santé et les écosystèmes correspondant aux bassins miniers et à la valorisation du potentiel exceptionnel de la forêt tropicale, cas de la RDC.
Très prenante à cette perspective de partage opportun entre son ministère et l’expertise helvétique, la Ministre Marie Nyange a réaffirmé, dans cet échange, le rôle moteur de la RDC, véritable pays- solution, pour les défis de l’humanité concernant la lutte contre le réchauffement climatique.
‘’Nous devons nous baser sur l’expertise scientifique. Il faut que tous les cerveaux travaillent ensemble ‘’a précisé l’Ambassadeur suisse, Léo Trembley, pour lequel la réussite de cette mission repose sur une approche rigoureuse dans le sens que la RDC doit capitaliser sur son potentiel, qu'il s'agisse du crédit carbone ou de la préservation des forêts.
Mme La Ministre Marie Nyange Ndambo a accueilli cette proposition avec un grand enthousiasme et a assuré ses hôtes de son plein soutien.
A titre d’information, ce projet de centre de recherche à impact mondial bénéficie déjà de l’intérêt de nombreuses fondations internationales, des universités et entreprises prêtes à investir dans des solutions durables basées sur la science.
Dans un contexte marqué par la volonté affirmée des pouvoirs publics de renforcer la mobilisation des recettes intérieures, le Député National Éric Tshikuma a saisi, le 10 février 2025, le Directeur général de la Direction générale des douanes et accises (DGDA) à la suite d’une alerte rendue publique par la Ministre d’Rtat, Ministre des Hydrocarbures, Bandubola Mbongo, au sujet d’une fraude douanière présumée dans le secteur pétrolier au Haut-Katanga. Par cette initiative parlementaire, l’élu entend obtenir des éclaircissements précis sur l’ampleur des faits dénoncés et leurs éventuelles répercussions sur les finances publiques.
Dans sa question écrite adressée à l’administration douanière, Éric Tshikuma sollicite des données « claires et chiffrées » afin d’établir la réalité des irrégularités évoquées et d’en mesurer la portée financière. Les informations relayées font état de pertes fiscales potentiellement importantes, susceptibles d’affecter les recettes de l’État dans un secteur stratégique pour l’économie nationale.
L’élu demande notamment à la DGDA de détailler l’étendue exacte de la fraude présumée, de communiquer les montants effectivement mobilisés dans le secteur pétrolier au cours de l’exercice 2025, ainsi que de préciser les mesures correctives déjà engagées ou envisagées pour mettre un terme à ces pratiques.
Au-delà de la seule clarification des faits, cette démarche s’inscrit, selon son auteur, dans une logique de renforcement de la transparence et de la redevabilité dans la gestion des ressources publiques. Le secteur des hydrocarbures, en raison de sa contribution significative au budget national, requiert une vigilance accrue en matière de traçabilité et de sécurisation des recettes.
« Cette initiative s’inscrit dans une démarche de redevabilité et de responsabilité des autorités, tout en cherchant à protéger notre économie contre les pertes fiscales majeures », a déclaré le député.
Cette interpellation intervient alors que la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales demeure au cœur des priorités gouvernementales, notamment dans les filières à fort potentiel budgétaire. La sécurisation des revenus douaniers apparaît ainsi comme un levier essentiel pour consolider les finances publiques et soutenir les politiques de développement engagées par les institutions de la République.
Dans le décor feutré de l’Hôtel Hilton, l’Institut National de la Statistique (INS) a présenté, Hier jeudi 12 février 2026, le rapport final de l’Enquête sur les conditions de vie des ménages (ECVM), une opération d’envergure attendue depuis longtemps dans un pays qui souffrait d’un déficit de statistiques représentatives depuis 2012. La cérémonie officielle a été présidée par le Vice-Premier Ministre, Ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo, en présence des partenaires techniques et financiers notamment, la Banque mondiale et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), qui ont apporté un appui financier et technique à l’enquête. L’enjeu de cette enquête est de mettre des chiffres récents et robustes sur la pauvreté, les inégalités, l’accès aux services sociaux et le marché du travail, afin d’outiller la décision publique, d’orienter les programmes des partenaires et de mieux calibrer les interventions du secteur privé et de la société civile.
Prenant la parole, Guylain Nyembo a insisté sur la portée politique et institutionnelle de l’ECVM, présentée comme un outil de pilotage, mais aussi comme une obligation morale vis-à-vis des citoyens.
‘’Cette enquête est l'expression de la volonté d'un gouvernement de définir les politiques publiques sur base des données fiables actualisées et représentatives de la réalité congolaise. Elle permet d'une part au gouvernement de mieux définir ses priorités et d'évaluer ses interventions, et d'autre part, aux partenaires au développement d'aligner leurs programmes selon les réalités statistiques pour renforcer l'impact de leur soutient, ainsi qu'au secteur privé et à la société civile, de promouvoir l'inclusion sociale et économique des populations”, a affirmé le Guylain Nyembo.
Le VPM a rappelé que l’ECVM est selon lui, une boussole et un outil de redevabilité.
‘’Cette enquête nous permet de mesurer les annoncés, mais aussi mieux, cerner les défis persistants. Elle est un instrument de redevabilité envers nos populations.
> Les données dévoilées aujourd'hui offrent une photographie précise et multidimensionnelle des conditions de vie’’.
Dans son exposé, Guylain Nyembo a souligné les principaux enseignements qui, selon le Gouvernement, devront structurer l’action publique dans les prochains cycles de planification.
‘’Nombre des principaux enseignements à retenir, il y a lieu de noter : premièrement, une évolution de la pauvreté monétaire et multidimensionnelle au niveau national et provincial. Deuxièmement, une dynamique des inégalités avec un focus social entre les milieux ruraux et urbains, et entre provinces. Troisièmement, un profit de la classe moyenne d'émergence et son rôle dans la consommation et la décision. Quatrièmement, un accès aux services essentiels pour l'éducation, la santé, et l'éducation. Cinquièmement, un impact des politiques macro-économiques et sociales sur le bien-être des villages et des villes… et enfin, des nouveaux indicateurs, sur la mobilité résidentielle, le déplacement interne et la demande pour une communication et une formation professionnelle’’, a-t-il énuméré.
Et d’ajouter que ces résultats renforcent la détermination du pouvoir public à orienter des politiques à impact visible.
‘’Ces résultats nous interpellent collectivement. Pour ce qui concerne particulièrement le gouvernement, il réaffirme son engagement de bâtir une croissance très visible qui améliore concrètement les conditions de vie de chaque citoyen’’.
Les priorités du Gouvernement
Sur les réponses envisagées, Guylain Nyembo a mis en avant des axes déjà annoncés : investissements de base, consolidation sociale et programme territorial.
‘’Vous constaterez une priorité sur l'énergie, l'assainissement, l'éducation, la santé dans son ensemble avec la couverture santé universelle. Et donc, la gratuité de l’enseignement qui est mis en œuvre’’.
Le VPM a également relié l’ECVM à la trajectoire du Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145T), présenté comme une matrice de transformation au ras du sol, désormais orientée vers l’économie locale et l’agriculture.
‘’Et tout ça, vous l'aurez trouvé à travers le Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL 145T), qui est maintenant dans sa phase d'économie locale avec une assistance forte sur l'agriculture. Le PDL est un programme essentiel et que nous devons mettre en avant’’.
L’autre message fort a porté sur la régularité des enquêtes et la construction de séries temporelles, condition indispensable pour mesurer les progrès dans le temps et éviter de naviguer à vue.
‘’Le président de la République, et son gouvernement ont pleinement conscience que derrière chaque indice de pauvreté se cache les réalités d'une famille, d'une femme, d'un agriculteur, d'un entrepreneur. Nous sommes déterminés à pérenniser ces enquêtes régulières afin de disposer de séries temporelles robustes et mesurer les progrès au fil du temps. Par ailleurs, la statistique publique tient plus que jamais le statut de pilier de notre gouvernance et de notre planification’’.
Dans cette logique de suivi-évaluation, le VPM a aussi évoqué la modernisation des outils de monitoring, avec un système d’information digital pour suivre l’action du Gouvernement et apprécier son impact.
Hommage aux équipes et à l’appui des partenaires
De son côté, Elysée Chovu Alima, Directeur général de l’INS, a salué l’implication des autorités, l’appui des partenaires, ainsi que le travail technique conduit par les équipes de l’INS et les agents de terrain.
‘’Je tiens premièrement à remercier tous ceux qui ont participé à la réussite de cette opération. Je rends hommage au Président de la République qui a permis la réalisation de cette enquête qui détermine le niveau de pauvreté dans notre pays. Je salue également l’engagement du VPM Guylain Nyembo, sans lequel, cette enquête n’aurait été réalisée. Mention spéciale à la Banque Mondiale pour son appui financier et technique. A toute l’équipe de l’INS pour son professionnalisme, leadership technique, ainsi qu’à l’ensemble des équipes de terrain, recevez mes remerciements pour la qualité du travail’’.
67,9% de la population sous le seuil de pauvreté
Le rapport ECVM, tel que présenté, met en évidence une incidence très élevée de la pauvreté : 67,9% de la population vivrait sous le seuil, soit 64,3 millions de personnes sur 94,5 millions.
Autre fait marquant : la pauvreté a un visage majoritairement rural. Sur dix personnes pauvres, sept vivent en milieu rural. Les écarts de dépense quotidienne illustrent le clivage : Milieu rural : 4 800 FC/jour en moyenne ; Milieu urbain : 6 800 FC/jour en moyenne.
Sur la carte provinciale évoquée, Kinshasa ressort comme la province la moins pauvre, totalisant 7,4 millions de personnes, soit 11% du total national. Des provinces dites intermédiaires sont citées notamment, Kongo Central, Haut-Katanga, Lualaba.
Le rapport indique que près d’un ménage sur quatre est dirigé par une femme, tout en relevant un point important pour le débat public : l’incidence de la pauvreté ne présenterait pas de différence significative entre ménages dirigés par des hommes et ceux dirigés par des femmes, selon l’analyse citée.
Sur le front du capital humain, l’ECVM annonce une amélioration de l’alphabétisation :
- 77% au niveau national
- 86% chez les hommes
- 69,9% chez les femmes
Le niveau global progresse, mais la différence entre sexes demeure un signal fort pour les politiques d’éducation, d’alphabétisation des adultes et d’inclusion.
La publication de ce rapport final démontre que la pauvreté reste massive, profondément territorialisée, et intimement liée aux questions d’accès aux services essentiels, d’opportunités économiques et de résilience des ménages.
(Tribune de Tina Salama, Porte-parole du Président de la République)
Pendant plusieurs jours, Washington n’a pas été pour la République démocratique du Congo une simple escale protocolaire. La visite de travail du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, s’est révélée être une séquence diplomatique dense, structurée autour d’un objectif clair : repositionner la RDC dans les priorités politiques et économiques internationales.
Au-delà des images officielles et des audiences protocolaires, ce déplacement a mis en évidence une évolution notable : la question congolaise n’est plus seulement humanitaire. Elle devient stratégique.
Cette visite reflète la vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui place la paix, la sécurité et la souveraineté au cœur du développement de la RDC, tout en visant une transformation économique durable, une gouvernance efficace et le renforcement de l’unité nationale. La RDC s’affirme également dans une diplomatie active, régionale et internationale, pour consolider la coopération et jouer un rôle central sur la scène mondiale.
Une visite dans un contexte international sensible
La venue du Chef de l’État congolais aux États-Unis intervient dans un contexte marqué par la persistance de la crise sécuritaire dans l’Est du pays et par la compétition mondiale autour des minerais critiques indispensables à la transition énergétique.
Dans ce cadre, Kinshasa cherche à internationaliser davantage la question sécuritaire et à obtenir un engagement plus direct de ses partenaires.
Les entretiens avec des responsables politiques américains, notamment des membres du Sénat et des institutions diplomatiques, ont permis d’aborder la situation sécuritaire régionale, la stabilité des Grands Lacs et les mécanismes de coopération bilatérale.
Pour la RDC, l’enjeu est clair : faire reconnaître que la paix dans l’Est du pays relève désormais d’un intérêt international partagé.
Le National Prayer Breakfast, tribune d’influence
Point visible du séjour, la participation du Président Félix-Antoine Tshisekedi au National Prayer Breakfast a dépassé le cadre spirituel auquel cet événement est souvent réduit.
Chaque année, cette rencontre rassemble dirigeants politiques, acteurs économiques et leaders d’opinion internationaux dans un espace informel de diplomatie d’influence.
À cette occasion, le Chef de l’État a axé son message sur la dignité humaine, la réconciliation et le respect mutuel entre les peuples.
Dans le contexte congolais, ce discours prend une dimension politique : il place la question de la paix dans l’Est non seulement comme un problème sécuritaire, mais aussi comme une exigence morale et internationale.
L’économie au cœur du déplacement
Cependant, le véritable centre de gravité de la visite se situait dans son volet économique.
Le Président de la République a échangé avec plusieurs institutions financières américaines, notamment l’Export-Import Bank des États-Unis et la U.S. International Development Finance Corporation, ainsi qu’avec des investisseurs privés.
Ces discussions ont porté sur le financement d’infrastructures, l’industrialisation et surtout la valorisation des minerais stratégiques dont la RDC détient une part essentielle des réserves mondiales.
Kinshasa cherche désormais à transformer son statut de pays riche en ressources en celui d’acteur industriel des chaînes de valeur mondiales, en particulier dans les secteurs liés aux batteries et aux technologies énergétiques.
Ainsi, la diplomatie congolaise ne se limite plus à la coopération classique : elle vise l’intégration économique.
Une diplomatie tournée aussi vers la cohésion interne
En marge des rencontres officielles, le Chef de l’État a également échangé avec des membres de la diaspora congolaise aux États-Unis, notamment des jeunes issus de communautés concernées par les tensions dans l’Est du pays.
Cette séquence rappelle que la diplomatie extérieure sert aussi un objectif interne : renforcer la cohésion nationale et porter un message d’apaisement au-delà des frontières.
Une stratégie de repositionnement international
Au terme de cette visite, trois orientations apparaissent nettement.
La première est sécuritaire : la RDC cherche un soutien diplomatique accru face aux menaces persistantes dans sa partie orientale.
La deuxième est économique : attirer des investissements structurants et sécuriser les partenariats autour des minerais critiques.
La troisième est politique : inscrire le pays dans les grandes discussions internationales sur la stabilité régionale et la transition énergétique.
Washington n’a donc pas été seulement un lieu de rencontres, mais un espace de négociation d’influence.
La RDC y a défendu sa sécurité, son économie et son image.
Plus qu’une visite officielle, ce déplacement traduit une volonté : passer d’un État souvent perçu comme terrain de crises à un partenaire stratégique dans les équilibres internationaux.
En se tournant vers Washington, Kinshasa ne cherchait pas uniquement un appui ; elle cherchait aussi à redéfinir sa place.
Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a accordé, ce jeudi 12 février 2026, une audience à Monsieur Ian Mc Carry, Chargé d’affaires de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique en République Démocratique du Congo. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des consultations diplomatiques régulières entre Kinshasa et Washington, traduisant la volonté partagée de consolider un partenariat stratégique fondé sur la paix, la stabilité et le renforcement des institutions.
Au cours des échanges, les deux personnalités ont passé en revue l’état de la coopération bilatérale ainsi que les perspectives d’approfondissement des relations politiques et sécuritaires entre les deux pays. L’engagement commun en faveur du rétablissement effectif de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national a été réaffirmé, dans un contexte où la consolidation de la souveraineté demeure une priorité majeure pour les autorités congolaises.
La situation sécuritaire dans les zones affectées par les conflits, particulièrement dans la partie Est de la République, a occupé une place centrale dans les discussions. Les efforts diplomatiques et militaires engagés pour restaurer durablement la sécurité et protéger les populations civiles ont été évoqués, de même que l’appui des partenaires internationaux aux initiatives de stabilisation.
Les deux parties ont exprimé leur détermination à renforcer leur coopération dans les domaines politique, sécuritaire et institutionnel, avec pour objectif d’accompagner les réformes en cours et de soutenir les mécanismes de gouvernance destinés à consolider l’État de droit.
Kinshasa, 8 février 2026 : La Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a été informée par le Secrétariat de l’ONU que la République d’Afrique du Sud retirera ses contingents et troupes restants de la MONUSCO.
La MONUSCO exprime sa profonde gratitude au Gouvernement et au peuple de la République d’Afrique du Sud pour leur engagement constant, depuis plusieurs décennies, en faveur des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, ainsi que pour le dévouement dont ont fait preuve les Casques bleus sud-africains dans l’exécution du mandat de la Mission. La MONUSCO rend également hommage aux Casques bleus sud-africains tombés sous le drapeau des Nations Unies au service de la paix en République démocratique du Congo, et salue leur sacrifice.
La MONUSCO se réjouit de poursuivre le dialogue avec la République d’Afrique du Sud sur les questions plus larges relatives au maintien de la paix, notamment le partage des enseignements tirés et le soutien continu aux efforts visant à promouvoir la paix et la stabilité.
La MONUSCO travaillera en étroite coordination avec le Secrétariat de l’ONU et les parties prenantes concernées afin que toute transition liée à cette décision soit gérée de manière sûre, ordonnée et responsable, conformément aux normes des Nations Unies et aux exigences opérationnelles.
À Lubero, la Brigade des jeunes de l’Institut Africain de Leadership Agricole (AALI) s’affirme comme un véritable catalyseur du renouveau agricole. En consortium avec l’IITA et la Fondation Virunga, cette dynamique collective démontre, une fois de plus, qu’avec un encadrement technique rigoureux, la petite mécanisation et l’implication active de la jeunesse, la culture du blé peut durablement reprendre racine dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu.
Dans le cadre du suivi du projet pilote blé, une délégation de haut niveau représentant la Direction Nationale d’AALI, composée du Dr Paul Woomer, Conseiller technique du Président d’AALI, et du Professeur ordinaire David Bugeme, Directeur chargé des programmes, a effectué une mission de supervision à Lubero le jeudi 05 février 2026. Cette visite s’inscrivait dans la supervision des activités d’outreach mises en œuvre conjointement avec l’IITA et la Fondation Virunga.
La mission a débuté par une séance de travail avec l’équipe locale de mise en œuvre du projet. Plusieurs présentations techniques ont permis d’analyser les résultats préliminaires de la première saison culturale et d’identifier des pistes concrètes pour une amélioration durable de la productivité du blé dans la zone.
Les données issues des essais variétaux et des champs de démonstration révèlent un fort potentiel d’augmentation des rendements, pouvant atteindre jusqu’à 3,5 tonnes par hectare, sous réserve du renforcement de l’approche outreach et de l’adoption effective des bonnes pratiques agricoles promues par les partenaires du projet.
Les échanges ont également mis en lumière plusieurs enjeux, notamment les stratégies d’amélioration continue de la productivité et la nécessité de structurer les marchés locaux du blé afin d’assurer une meilleure valorisation de la production des petits producteurs bénéficiaires.
Ce vendredi 06 février 2026, la délégation du consortium AALI–IITA–Fondation Virunga s’est rendue au bureau administratif territorial de Lubero, où elle a échangé avec l’Inspecteur territorial de l’Agriculture, visiblement ému par les avancées du projet pilote malgré les défis persistants.
Accompagnée de l’équipe de mise en œuvre, la délégation a ensuite visité les champs de blé des producteurs locaux à Kitembe, assistant à la récolte en cours, avant de se rendre sur les sites où les petits producteurs locaux de blé, formés par la Brigade des jeunes d’AALI, utilisent la batteuse pour la transformation du blé. Cette étape a illustré de manière concrète l’impact de la petite mécanisation sur les communautés rurales.
La mission s’est poursuivie par la visite de l’entrepôt de stockage de blé de la Fondation Virunga, avant de se clôturer à la minoterie et à la biscuiterie de la Fondation Virunga, situées au zoning de Lubero.
À travers cette chaîne complète production, transformation et valorisation, le consortium démontre qu’un modèle agricole intégré est non seulement possible, mais déjà opérationnel, porté par l’engagement des jeunes, l’expertise technique et un partenariat solide.
Bref, depuis le lancement du projet pilote de blé géré conjointement par AALI, l’IITA et la Fondation Virunga, les signaux sont au vert : le blé renaît progressivement à Lubero, ouvrant de nouvelles perspectives pour la sécurité alimentaire et l’autonomisation économique des producteurs locaux.
Rome – Vatican, 4 Février 2026. Ce début février 2026 marque une étape symbolique et forte dans le parcours politique et institutionnel de Madame Joëlle Bile, qui a été reçue en audience privée par Sa Sainteté le Pape Léon XIV, dans la prestigieuse Salle Clémentine du Vatican, haut lieu de l’histoire diplomatique et spirituelle mondiale, où d’illustres personnalités ont, au fil du temps, été honorées d’un entretien avec le Saint-Père.
Cette audience d’exception s’est tenue dans le cadre de l’invitation officielle adressée à Madame Joëlle Bile par le Mouvement Politique pour l’Unité (MPPU), une organisation internationale de premier plan, basée en Italie, reconnue pour son engagement constant en faveur des valeurs d’unité, de dialogue, de paix et de cohésion entre les peuples.
Au cours de cet échange empreint de respect et de profondeur, l’ancienne candidate à l’élection présidentielle de décembre 2023 en République Démocratique du Congo a eu l’opportunité d’exposer au Saint-Père sa lecture lucide et responsable de la situation générale actuelle de son pays. Elle a porté, avec clarté et gravité, la voix d’un peuple confronté à de multiples défis, mais résolument tourné vers la paix, la justice, la dignité humaine et la reconstruction d’un État fort, inclusif et porteur d’espérance.
Cette rencontre s’inscrit dans une vision de la politique fondée sur l’éthique, le sens du service et la recherche du bien commun. Madame Joëlle Bile y a réaffirmé sa conviction profonde que l’avenir de la République Démocratique du Congo passe par un leadership responsable, ancré dans des valeurs humaines fortes et ouvert à la coopération internationale.
Par ailleurs, dans le cadre de son séjour de cinq jours en Italie, Madame Joëlle Bile a également été conviée à siéger au Parlement provincial de la Ville de Rome, une expérience institutionnelle de haut niveau lui ayant permis d’appréhender de près les bonnes pratiques parlementaires italiennes et les mécanismes de gouvernance locale. Cette session a réuni plusieurs responsables politiques internationaux, dont Monsieur Javier Andrés Baquero Maldonado, Vice-ministre colombien chargé des politiques de Défense et de Sécurité et Président international du MPPU, ainsi que d’autres personnalités invitées pour la circonstance.
À travers ces rencontres de premier plan, Madame Joëlle Bile consolide un positionnement politique résolument tourné vers l’apprentissage, le dialogue entre nations et la construction de ponts entre les peuples. Ce séjour italien renforce son engagement à œuvrer pour une République Démocratique du Congo réconciliée, stable et pleinement actrice de son destin, au cœur d’une Afrique ambitieuse et respectée sur la scène internationale.
Le Parti Communiste Congolais (PCCO) exprime sa profonde indignation et sa colère légitime face aux manquements graves et au manque de respect observé lors des funérailles de Roland Lumumba, président de la fondation Patrice Emery Lumumba. Ces obsèques, qui devaient être un hommage national à la mémoire d'une figure emblématique de notre histoire, ont été entachées par des actes d'ostracisme politique, et des fautes protocolaires inadmissibles prouvant au monde entier le mépris du communisme en RDC.
Le Parti Communiste Congolais dénonce fermement les faits suivants :
Entraves à la participation active des militants : les services de protocole ont empêché des militants et cadres du parti de déposer leur gerbe de fleurs et de présenter en public devant le cercueil leurs hommages, violant ainsi, le droit fondamental à un dernier hommage
Silence imposé et omission des symboliques : aucun représentant de parti n'a été autorisé à prendre parole malgré la visibilité des militants avec des fanfares, des motos avec drapeaux de PCCO, alors que le camarade Roland Lumumba a été très honoré durant sa vie par des nations communistes.
Traitement discriminatoire : d'autres délégations politiques ont bénéficié d'un traitement protocolaire normal, confirmant le caractère ciblé et discriminatoire, des actes contraire aux pensées politiques de Patrice Emery Lumumba qui prônait l'unité des congolais et de l'Afrique. Bien que le communisme soit combattu au Congo depuis 1885 où le pays a été vendu aux nations IMPÉRIALISTES, personne n'a le droit de marcher contre l'honneur et le prestige du parti communiste congolais. La discrimination qui méprise du communisme au Congo. Du vivant de Roland Lumumba, il ne pouvait pas tolérer pareil comportement indigne et d'une grande irresponsabilité
Rejet délibéré des fleurs du parti communiste congolais dans trois sites : maison familiale, église et au cimetière où un cadre va déposer discrètement notre gerbe de fleurs.
Ces actes ne sont pas de simples négligences, mais une tentative délibérée d'effacer l'héritage de Roland Lumumba dans ses relations avec les nations communistes et rabaisser le parti communiste congolais. Assassiner d'être abusivement qualifié de communiste, l'existence d'un parti communiste congolais au Congo après 50 ans de l'assassinat de Patrice Emery Lumumba est un grand message révolutionnaire contre les assassins de notre héros national mais si l'impérialisme trouve des ambassadeurs même sur l'entourage des membres de la famille Lumumba ceci est inacceptable et inadmissible, nous condamnons ces actes d'une grande irresponsabilité en violation des lois de la république reconnaissant officiellement l'existence d'un parti communiste en RDC.
Le Parti Communiste Congolais exige :
Des excuses publiques du service de protocole à la famille de Roland Lumumba et au parti communiste congolais
La publication du compte rendu protocolaire des funérailles
Des garanties formelles que de tels actes ne se reproduiront plus.
Le Parti communiste congolais se réserve le droit de saisir les instances judiciaires si ces exigences ne sont pas satisfaites dans un délai de 15 jours. Les IMPÉRIALISTES contrôlent des immenses richesses minières de la RDC, si aujourd'hui le système impérialiste contrôle même la mentalité des congolais, le pays sera vendu gratuitement au diable sans aucune résistance. Plusieurs lumumbistes massacrés, enterrés vivant car ils étaient qualifiés des agents des communistes. Le PCCO ne permettra aucun mépris au prestige du communisme en RDC. Au cimetière tout le monde rentrais précipitamment pour manger à la résidence de la famille Lumumba à Gombe mais la jeunesse du parti communiste congolais est resté travailler avec le fonctionnaire de cimetière par amour et dévotion au lumumbisme comme doctrine authentique du Congo. Notre amour pour le Congo et les congolais est de manière inconditionnelle.
La patrie ou la mort, nous vaincrons !
Boswa Isekombe Sylvere, Secrétaire général de parti communiste congolais, le lion au cœur rouge