Le Procureur Général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, Jean Placide Lusamba M’Bombola, vient de franchir un cap dans la lutte contre la criminalité qui gangrène le secteur foncier. Par la Décision n°0024 du 12 mai 2025, il annonce la mise en place d’un Détachement spécial (DS), une structure dédiée à la poursuite et à la répression des infractions foncières dans le ressort du Parquet général. Face à la multiplication des cas de spoliation des biens immobiliers, la réponse sera désormais plus structurée, plus ciblée, et surtout plus offensive.
La création de ce Détachement spécial intervient suite à une recrudescence préoccupante des dossiers de spoliation, touchant aussi bien des biens privés que des patrimoines publics. Les districts de Lukunga et Funa sont particulièrement cités comme épicentres de ces pratiques.
Dans les faits, la spoliation s’apparente, selon le Procureur général, à des mécanismes organisés, parfois portés par de véritables réseaux capables de falsifier, intimider, corrompre ou instrumentaliser des procédures. D’où, cette conviction martelée par le chef du Parquet : seule une action judiciaire vigoureuse peut neutraliser ces groupes, souvent assimilables à des bandes criminelles.
Le champ d’action du DS est beaucoup plus vaste. La structure est également chargée de lutter contre : les crimes organisés ; la corruption et la concussion ; le détournement des deniers publics ; les rémunérations illicites ; la traite des personnes ; le blanchiment des capitaux ; le financement du terrorisme ; le trafic illicite de drogues et de stupéfiants ; ainsi que toute infraction connexe, assimilée ou liée.
Dans l’exercice de leurs missions, les Magistrats affectés au Détachement spécial bénéficieront de l’appui des Inspecteurs judiciaires et des Officiers de police judiciaire (OPJ compétents dans le ressort. Un appui qui laisse entrevoir une approche plus opérationnelle : enquêtes mieux outillées, coordination renforcée, et capacité accrue à documenter les dossiers jusqu’au bout.
Le Parquet général rappelle, à cette occasion, la finalité de l’action de la justice : réprimer les infractions à la loi pénale ; rétablir les droits violés et obtenir la réparation des préjudices ; restaurer la paix sociale et l’ordre public ; instaurer et renforcer l’Etat de droit.
Jean Placide Lusamba M’Bombola invite la population du ressort à se rapprocher du Parquet pour déposer toute plainte relative aux spoliations, aux détournements, à la corruption, au blanchiment, et à toute autre infraction relevant de la compétence du Détachement spécial.
Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a reçu, hier à la Cité de l’Union Africaine, une délégation de haut niveau du Panel des facilitateurs de l’Union africaine. Au menu : un échange centré sur les initiatives diplomatiques en cours, avec un objectif clairement affiché, faire avancer la paix en République Démocratique du Congo, particulièrement dans sa partie Est, et contribuer au renforcement de la stabilité dans la région des Grands Lacs.
Dans une séquence où la RDC reste confrontée à des défis sécuritaires persistants, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de consultations et d’écoute, voulue par l’Union Africaine, afin d’identifier des pistes capables de ramener la confiance, d’apaiser les tensions et de soutenir une solution durable.
Prenant la parole, Mme Sahle-Work Zewde, ancienne Présidente de l’Ethiopie, a rappelé la dimension profondément humaine du dossier sécuritaire congolais. Dans un message direct, elle a insisté sur la nécessité d’agir au-delà des discours, en se recentrant sur la réalité quotidienne des populations affectées :
« Nous sommes dans une tournée. Nous allons écouter les uns et les autres et voir ce qui peut être fait pour le bien-être de cette population qui n'a que beaucoup souffert, plusieurs décennies. On oublie que derrière tout ça, il y a des souffrances humaines qu'il faudrait arrêter ».
De son côté, le Chef de l’État a salué les efforts entrepris par les facilitateurs et a réaffirmé l’option stratégique de la RDC : une paix durable et vérifiable dans l’Est du pays. Le Président Tshisekedi a également insisté sur le respect des engagements pris par les différentes parties, dans une logique de responsabilité partagée et de consolidation de la stabilité régionale.
La délégation reçue par le Président de la République était composée de personnalités politiques et diplomatiques de premier plan, illustrant l’importance accordée par l’Union Africaine à ce dossier. Il s’agit de : M. Olusegun Obasanjo, ancien Président du Nigeria ; Mme Sahle-Work Zewde, ancienne Présidente de l’Éthiopie ; Dr Mokgweetsi Eric Keabetswe Masisi, ancien Président du Botswana ; Mme Catherine Samba-Panza, ancienne Présidente de la République centrafricaine ; M. Yackoly Kokou Johnson, Ministre délégué togolais, représentant le Médiateur Faure Gnassingbé ; Ambassadeur Akok Manyuat Madut, de la Commission de l’Union africaine. Cette composition traduit une volonté d’accompagnement africain renforcé, avec une approche axée sur l’écoute, la facilitation et la recherche d’un consensus.
Cette rencontre met en évidence le défi central de convertir l’intensification des démarches diplomatiques en impacts réels sur le terrain notamment, en matière de protection des civils, de retour des déplacés, de sécurisation des zones affectées et de réduction des tensions régionales. Le signal envoyé depuis la Cité de l’UA est celui d’une mobilisation africaine et d’un engagement réaffirmé des autorités congolaises à poursuivre la voie d’une solution durable.
Les deux ordres de paiement portant paiement à Milvest
*Ces dernières semaines, les dossiers des plaques d’immatriculation et de la Kinshasa Arena ont suscité de vifs débats dans l’espace public, au point de semer le doute et de brouiller les boussoles de l’opinion. Entre interprétations approximatives, lectures hâtives et analyses contradictoires, la nécessité de revenir aux faits documentés s’impose avec rigueur. L’examen des chiffres, des décisions administratives et des actes de gestion révèle des éléments précis qui appellent aujourd’hui une clarification approfondie, appelée à être tranchée par la justice, seule instance habilitée à départager les controverses et à fixer les responsabilités.
Affaire plaques et Arena
Des accusations aux preuves : rendez-vous devant les juges pour Bosolo TV
(Par Rhodes Massamba, journaliste indépendant)
Le 20 janvier dernier, le paysage médiatique congolais a été marqué par une intervention particulièrement acerbe d'Israël Mutombo sur sa chaîne, Bosolo TV. Le présentateur s'est livré à une offensive verbale directe contre Nicolas Kazadi Kadima Nzuji, Député National et ancien Ministre des Finances, utilisant un ton d'une rare virulence pour mettre en cause son intégrité.
Se revendiquant du journalisme d'investigation, Israël Mutombo a interpellé l'ancien ministre en ces termes : « Vous avez empoché plus de 105 millions de dollars... Il ne s’agit pas de promesses de paiement, mais de sommes déjà décaissées. Nous savons qui tire les ficelles. » Poursuivant sur sa lancée, il a lié cette accusation au dossier des plaques d'immatriculation à la DGI, suggérant un népotisme flagrant : « Dis-nous quel est le nom de la propriétaire de la société qui fabrique ces plaques. De qui est-elle l'épouse ? Tu as confié ce marché à ta propre femme, qui était sans emploi, au mépris de ta fonction de mandataire public. »
L'animateur ne s'est pas arrêté là, fustigeant également la gestion du projet Arena. Selon lui, 105 millions de dollars auraient été payés pour une infrastructure restée inachevée. « L'argent de ce pays n'a-t-il pas d'autres priorités ? Vous avez commis des erreurs graves et devriez en avoir honte », a-t-il martelé à l'antenne.
Toutefois, au-delà de l'agressivité du style et de la prise à partie personnelle — qui s'éloignent des standards professionnels de la presse — le fond du problème réside dans l'exactitude des faits. Il apparaît, après examen, que les affirmations de M. Mutombo s'avèrent être des allégations dépourvues de tout fondement factuel, contredisant les réalités administratives et financières des dossiers cités.
La vérité sur le dossier des plaques d'immatriculation
Contrairement aux allégations circulant dans les médias, une investigation auprès de la Direction Générale des Impôts (DGI) confirme que l'épouse de Nicolas Kazadi n'a jamais été impliquée dans la production ou la vente des plaques minéralogiques. L'historique des contrats révèle une réalité bien différente :
Le monopole historique (2009-2023) : Durant 14 ans, la société UTSCH Congo (filiale d'UTSCH AG Allemagne) a détenu l'exclusivité du marché. Son contrat initial de dix ans a été prolongé jusqu'en 2023 dans des conditions jugées opaques par l'Observatoire Le Congo n'est pas à vendre (CNPAV).
La période de transition (2024) : Entre janvier et avril 2024, la fourniture a été assurée par la société Valornet, sous la direction de Christian Muamba – inconnu de Nicolas Kazadi qui, du reste, avait déjà quitté le ministère des Finances – via un contrat temporaire dûment signé par la DGI pour éviter toute rupture de stock.
La réforme Kazadi : Une volonté de rupture avec les monopoles
Dans son communiqué du 8 janvier 2026, Le Congo n’est pas à vendre (CNPAV), indique que l'arrivée de Nicolas Kazadi au ministère des Finances a marqué le lancement d'une vaste restructuration du secteur des plaques d'immatriculation. L'objectif affiché était alors de rompre avec les pratiques opaques du passé à travers quatre piliers stratégiques :
Modernisation radicale : Une digitalisation complète des procédures pour éliminer la lenteur administrative et les réseaux de corruption.
Protection du pouvoir d'achat : L'instauration d'un prix public unique et transparent fixé à 120 USD.
Optimisation des recettes régaliennes : Une révision des quotes-parts pour garantir que le Trésor public soit le principal bénéficiaire de cette taxe.
Libéralisation du marché : La fin du monopole au profit d'une mise en concurrence de plusieurs prestataires par zones géographiques.
Cette nouvelle impulsion s'était concrétisée par un appel d'offres international rigoureux, ayant attiré des leaders mondiaux du secteur, associé chacun à des entrepreneurs locaux. À l'issue de ce processus, trois consortiums de renommée internationale avaient été présélectionnés pour implanter des unités de production locale en RDC :
Le groupement germano-congolais Serkas et Muhlbauer ;
L’alliance française Ray Group et SPM, pilotée par Roger Yaghi ;
La firme belge Castillo Valere BV, représentée localement par Georges Geobat.
Cette stratégie visait non seulement à sécuriser l'approvisionnement, mais aussi à créer une valeur ajoutée industrielle sur le territoire national.
Le revirement de l’actuel Ministre des Finances
Malgré la validation de ce processus par la Primature, la CNPAV rapporte que la réforme a été brusquement interrompue sous le mandat de l’actuel Ministre des Finances. A la place, une nouvelle procédure confidentielle a abouti à la désignation de Castillo Valere BV, représentée par Georges Batuleji, un cadre de l'UDPS proche des cercles du pouvoir. D’après nos investigations, ce dernier est également inconnu de M. Nicolas Kazadi et de sa famille.
Un manque à gagner pour l'État
L'arrêté signé le 10 novembre 2025 scelle l'échec de l'ambition de Nicolas Kazadi d'augmenter la part de l'État. Sur une plaque vendue 115 USD, la répartition actuelle privilégie largement le secteur privé :
Bénéficiaire
Quote-part (USD)
Trésor Public
36,60
Castillo Valère BV
64,99
Valornet
9,99
DGI & Comité de suivi
3,04
Ces chiffres montrent que la plus grande part des recettes revient aujourd’hui aux opérateurs privés, contrairement à l’orientation défendue par l’ancien ministre.
Dossier Kinshasa Arena : Les preuves qui contredisent Israël Mutombo
Le dossier Kinshasa Arena vient confirmer le caractère infondé des attaques d'Israël Mutombo. Les faits démontrent une gestion rigoureuse, à l'opposé des accusations de dilapidation des fonds publics.
Une économie majeure pour le Trésor Public : Il est essentiel de rappeler que c'est Nicolas Kazadi qui a renégocié le coût de cette infrastructure. Le contrat initial avec l'entreprise Suma, évalué à 170 millions USD, a été ramené à 104 millions USD avec Milvest. Cette intervention a permis à l’État congolais de réaliser une économie substantielle de 66 millions de dollars.
La vérité sur les paiements effectués : L'affirmation selon laquelle la totalité du budget aurait été versée avant la fin des travaux est erronée. Les ordres de virement en notre possession sont formels :
Sous Nicolas Kazadi : En date du 5 mai 2023, le ministre n'avait ordonné le paiement que de 31 185 210 USD. Ce versement était strictement conditionné par l'avancement du chantier, qui affichait alors un taux de réalisation physique de 61 %.
Sous Doudou Fwamba : C’est en réalité son successeur qui a décaissé la majeure partie des fonds restants, soit 45 828 024 USD, le 2 septembre 2024, pour apurer la dette envers Milvest.
Vers un dénouement judiciaire
Il apparaît clairement qu'Israël Mutombo a diffusé des informations contraires à la réalité comptable et administrative. Cette série de contrevérités place désormais le journaliste dans une position délicate. Suite à l’action judiciaire menée par des proches du député Kazadi, la solidité des preuves documentaires fournies pourrait conduire le tribunal à prononcer une condamnation ferme, marquant ainsi la fin de l'impunité pour la diffamation médiatique.
Le Gouverneur de la province du Kongo Central, Grâce Bilolo, est attendu à l’Assemblée provinciale dans les prochains jours. Cette invitation fait suite à l’examen, par le Bureau de l’organe délibérant, du réquisitoire du Procureur général près la Cour de cassation sollicitant l’autorisation d’ouvrir une instruction judiciaire à son encontre.
La décision a été prise à l’issue de la réunion du Bureau de l’Assemblée provinciale, tenue le lundi 26 janvier 2026, consacrée à l’analyse de ce document judiciaire transmis officiellement par le ministère public. Conformément aux procédures légales en vigueur, le Bureau a jugé nécessaire d’informer personnellement le chef de l’exécutif provincial de l’existence de ce réquisitoire.
Selon le rapporteur de l’Assemblée provinciale du Kongo Central, l’Honorable Billy N’Tunga, cette invitation n’équivaut pas à une autorisation de poursuites, mais s’inscrit dans une démarche institutionnelle d’information. Elle vise à garantir la transparence et le respect du principe de collaboration entre les institutions provinciales, tel que prévu par les textes régissant les relations entre les pouvoirs publics.
Le réquisitoire en question porte sur des faits présumés de malversations financières et de détournement de deniers publics, reprochés au gouverneur dans le cadre d’un dossier instruit par la justice. Toutefois, à ce stade, aucune décision n’a encore été prise par l’Assemblée provinciale quant à la levée ou non des immunités du gouverneur.
La comparution de Grâce Bilolo devant l’Assemblée provinciale, à des fins d’information, constitue ainsi une étape préalable avant toute éventuelle saisine de la plénière, seule compétente pour se prononcer sur la demande d’autorisation formulée par la Cour de cassation.
En attendant la suite de la procédure, l’opinion publique du Kongo Central reste attentive à l’évolution de ce dossier, qui suscite débats et réactions tant sur le plan politique que judiciaire.
(Par de Bruno Lemarquis Représentant spécial adjoint du Secrétaire général, Coordonnateur résident et Coordonnateur humanitaire des Nations Unies en RDC)
A l’aube de cette nouvelle année, nous formulons le vœu que 2026 soit une année d’espoir, de réconciliation et de nouveaux horizons pour la paix en République démocratique du Congo. Ce vœu, qui reflète l’aspiration profonde de millions de Congolaises et de Congolais, guide notre action collective et redouble notre détermination. Ensemble, Gouvernement, institutions publiques, société civile, leaders communautaires, secteur privé, partenaires au développement et Nations Unies, nous pouvons transformer l’espérance en progrès tangible, durable et partagé.
Nous nourrissons l'espoir renouvelé de voir s’établir, en 2026, les bases d’une paix durable. La République démocratique du Congo et l’ensemble de la région des Grands Lacs se trouvent aujourd’hui à un moment charnière. Les récentes initiatives diplomatiques ont permis d’enregistrer des avancées notables sur la voie de la paix, témoignant d’une détermination régionale et internationale réaffirmée à privilégier des solutions politiques. Ces progrès contrastent néanmoins avec la persistance des affrontements sur le terrain, accompagnés de violations du droit international humanitaire et des droits humains. Plus que jamais, la situation sécuritaire dans l’est de la RDC soulève des défis humanitaires et de protection d’une ampleur considérable, touchant de manière disproportionnée les femmes et les enfants.
Une recherche active et constructive de la paix au sein des différents fora nationaux, régionaux et internationaux y consacrés mérite notre soutien et doit aussi urgemment mettre en place les fondements d'un avenir plus pacifique dans la région.
Le Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable 2025–2029 constitue le socle de cette ambition. Il formalise une alliance renouvelée avec le Gouvernement de la RDC pour soutenir les priorités nationales, avancer vers la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) et mettre en œuvre le principe fondamental de « ne laisser personne de côté ». Par ce Cadre, le Système des Nations Unies en RDC réaffirme sa volonté d’appuyer la formulation et la mise en œuvre de politiques publiques inclusives et transformatrices, le renforcement des capacités nationales et locales, de s’attaquer aux causes sous-jacentes des conflits et des déficits de développement et d’accompagner des solutions concrètes au bénéfice des populations, notamment les plus vulnérables.
Consolider la paix et la cohésion sociale demeure notre première responsabilité partagée. La paix est la clé de voûte de tout développement durable. En 2026, nous renforcerons l’appui aux mécanismes de prévention et de résolution des conflits, à la réintégration et à la réconciliation locales. Nous poursuivrons notre soutien aux institutions et aux acteurs qui œuvrent, jour après jour, à tisser des liens de confiance, à protéger les droits humains et à garantir l’accès équitable à la justice – en plaçant la dignité et la sécurité de chaque personne au cœur de notre engagement.
Dans le même temps, protéger les plus vulnérables et investir dans le capital humain est une priorité absolue. L’accès à des services sociaux de qualité, santé, nutrition, éducation, protection sociale, demeure à la fois un droit et un puissant moteur de stabilité. En coordination étroite avec les autorités nationales et provinciales, nous œuvrerons à améliorer la disponibilité, la qualité et l’équité des services, avec une attention particulière aux femmes, aux enfants, aux personnes vivant avec un handicap, aux personnes déplacées internes et aux communautés isolées. Investir dans l’enfance et la jeunesse, c’est préparer la paix de demain et bâtir une prospérité inclusive.
Le potentiel économique de la RDC est considérable. Pour qu’il se traduise en croissance inclusive et en emplois décents, nous appuierons des initiatives favorisant la diversification, la transformation locale, l’entrepreneuriat des jeunes et l’autonomisation des femmes. Nous encouragerons des chaînes de valeur responsables, des normes environnementales et sociales élevées, ainsi que des partenariats innovants qui mobilisent des financements publics et privés, y compris à l’échelle provinciale et locale. Une économie plus verte, plus résiliente et plus juste est à la fois possible et nécessaire.
Face aux chocs climatiques, aux aléas naturels et aux crises humanitaires, l’urgence est d’accroître la résilience. Nous soutiendrons l’adaptation au changement climatique, la gestion des risques de catastrophe, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, ainsi que les systèmes d’alerte précoce. Nos interventions s’attacheront à renforcer la préparation des communautés, à protéger la biodiversité et à promouvoir des pratiques agricoles durables. La résilience ne se décrète pas : elle se construit au quotidien, au plus près des territoires et des populations. Nous poursuivrons nos efforts, avec tous nos partenaires nationaux et internationaux, pour opérationnaliser à l’échelle le nexus humanitaire/développement/paix, en s’assurant du rôle central de l’Etat.
Notre approche est résolument territorialisée et inclusive. Elle s’appuie sur les connaissances locales, les autorités provinciales et locales, et les organisations de la société civile, notamment les réseaux de femmes, de jeunes et de leaders communautaires. Elle valorise le savoir-faire des acteurs nationaux, mobilise l’expertise des Agences, Fonds et Programmes des Nations Unies, et favorise la cohérence avec les stratégies gouvernementales. À chaque étape, nous veillerons à la redevabilité et à la transparence, en mesurant les résultats et en les partageant avec les citoyens.
L’année 2026 doit être celle d’un élan collectif renouvelé. Dans un contexte de réduction de l’aide publique au développement, nous invitons l’ensemble de nos partenaires à intensifier la coopération, à approfondir les partenariats, à innover, à mutualiser les efforts, à renforcer notre efficience collective, et à aligner les ressources sur les priorités nationales.
Au nom de l’Équipe de pays des Nations Unies, je réaffirme notre engagement à soutenir la paix, protéger les plus vulnérables et ouvrir la voie à un développement durable. Ensemble, faisons de 2026 une année d’espoir partagé, de réconciliation concrète et de nouveaux horizons pour la paix en RDC.
(Par Prof. Ngoie Joel Nshisso, Expert en commerce international et en diplomatie globale Président du Forum des Intellectueux Congolais de l’Étranger (FICE)
Le Forum des Intellectuels Congolais de l’Etranger (FICE), dont le siège international est établi aux Etats-Unis qui a été représenté par son Président Prof. Dr. Ngoie Joël Nshisso dans la majestueuse salle d’audition au Capitol Hill a salué un changement notable de ton et de substance lors de l’audition consacrée à la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs, tenue devant la Sous-commission des affaires africaines de la Chambre des représentants des Etats-Unis, sous la présidence du Chairman Chris Smith.
Pour FICE et la population congolaise, cette évolution positive est le fruit direct d’une diplomatie patiente, active et cohérente, conduite sous le leadership de Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République démocratique du Congo. Longtemps critiquée par certains comme coûteuse ou improductive, cette diplomatie s’est révélée, avec le temps, être une stratégie de fond, fondée sur le dialogue, la persévérance et la conviction que la vérité finit toujours par s’imposer sur la scène internationale.
En digne héritier d’un combat politique marqué par la non-violence et la ténacité du Président Étienne Tshisekedi, le Chef de l’État congolais a su maintenir le cap, convaincu que la reconnaissance internationale de la souffrance du peuple congolais et des causes réelles de l’instabilité à l’Est du pays passerait par son engagement constant auprès des partenaires stratégiques de la RDC.
Le 22 janvier 2026 restera ainsi une date marquante pour de nombreux Congolais de la diaspora. Tous aux côtés de l’ambassadeur de la République démocratique du Congo à Washington DC, Son Excellence Madame l’Ambassadrice Ivette Ngadu Kapinga et son équipe, des Congolais de la diaspora des États-Unis ont effectué le déplacement de différentes villes américaines, notamment de Charlotte à Washington, pour être témoins de ce moment historique. Ceux qui n’ont pu se déplacer ont suivi avec attention les auditions en direct grâce à la mobilisation de médias communautaires et de plateformes numériques de la diaspora.
Dans une salle d’audience pleine, réunissant des responsables politiques américains de premier plan, des diplomates, des représentants du secteur privé et de la société civile, le représentant Chris Smith (Républicain – New Jersey) et la représentante Sara Jacobs (Démocrate – Californie) ont illustré un engagement bipartisan fort en faveur des principes démocratiques, de la protection des civils et de la recherche d’une paix durable dans la région des Grands Lacs. Leurs interventions ont été perçues comme un signal clair que la question congolaise n’est plus marginale et que la vie des Congolais, la stabilité régionale et le développement économique méritent une attention prioritaire, dans le respect strict de l’intégrité territoriale de la RDC.
FICE a également accueilli favorablement le témoignage de Mme Sarah Troutman, secrétaire adjointe au Département d’État américain pour les affaires africaines. Sa présentation, jugée rigoureuse et équilibrée, a mis en lumière les dynamiques réelles du conflit entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, tout en réaffirmant un principe fondamental : la souveraineté de la RDC ne saurait être remise en cause. L’approche proposée, axée sur la coopération régionale, la responsabilité des États et la stabilité économique à long terme, correspond aux aspirations profondes du peuple congolais.
Il a été souligné que cette position s’inscrivait dans la continuité des principes de politique étrangère de l’administration Trump, notamment la primauté de la souveraineté nationale, la paix fondée sur la responsabilité et la prospérité à travers la stabilité régionale dans les relations entre les États-Unis et l’Afrique.
Toutefois, FICE a observé avec préoccupation que certains élus américains continuent de s’appuyer sur des narratifs contestés, historiquement instrumentalisés par le régime de Kigali, notamment l’idée d’une persécution systémique d’une prétendue minorité congolaise nécessitant une intervention militaire étrangère. Ces discours, encore relayés par certains acteurs politiques américains, sont perçus par FICE et la diaspora congolaise comme une justification fallacieuse de l’ingérence rwandaise, du soutien à des groupes armés tels que le M23, et de la déstabilisation chronique de l’Est de la RDC afin de continuellement et impunément piller ses ressources minières.
La demande de réintégration sans conditions des éléments du M23 dans les forces armées congolaises, formulée par les Représentants Jonathan Luther Jackson d’Illinois et Ronny Jackson de Texas, a été accueillie avec déception par l’audience, qui y voit une remise en cause des sacrifices consentis par les populations civiles et les forces de défense de la RDC.
Face à cette situation, FICE et la diaspora congolaise estiment que le Président Félix Antoine Tshisekedi est appelé à renforcer son engagement stratégique auprès des États-Unis, tant à la Maison Blanche qu’au Département d’État et au Congrès, afin de faire aboutir le processus de paix et d’obtenir des mesures fermes, y compris des sanctions ciblées, contre les responsables rwandais et les dirigeants des groupes armés impliqués dans l’agression contre la RDC.
Le leadership bipartisan observé lors de cette audition ouvre une fenêtre diplomatique majeure que les autorités congolaises sont invitées à exploiter pleinement. Pour FICE et les Congolais de la diaspora américaine, habitués à dialoguer directement avec leurs élus locaux, il apparaît évident que le Congrès des États-Unis est accessible et réceptif à un engagement soutenu. À ce titre, un dialogue institutionnel renforcé et régulier entre les autorités congolaises et les législateurs américains pourrait constituer un levier décisif pour consolider le soutien international en faveur de la paix, de la souveraineté et du développement de la République démocratique du Congo.
Prof. Ngoie Joel Nshisso
Expert en commerce international et en diplomatie globale
Président du Forum des Intellectuels Congolais de l’Étranger (FICE)
Les autorités congolaises ont été appelées par un député national, dans un communiqué publié lundi 26 janvier 2026, à imposer la paix face aux affrontements qui opposent les différentes communautés ethniques dans le territoire de Budjala, dans la province du Sud-Ubangi, au nord-ouest de la République Démocratique du Congo (RDC).
«J’exhorte les autorités provinciales et nationales à renforcer immédiatement la présence de l’État dans le territoire de Budjala, à réorganiser les forces de sécurité et à mettre fin aux abus qui fragilisent nos communautés. Budjala et le Sud‑Ubangui ne doivent plus être des territoires oubliés. La paix, la sécurité et le développement ne sont pas des privilèges, mais des droits fondamentaux pour chaque citoyen», a déclaré Jean-Jacques Mbungani, député national.
«Je sollicite des fils et filles de la province l'organisation d'un processus de réconciliation entre les deux communautés Mosange et Likau Mayi, afin d'endiguer les causes profondes de ce conflit une fois pour toute et de se tourner résolument vers le développement de nos populations », a-t-il ajouté.
"Solidarité entre communautés et non à la violence"
Par ailleurs, l’élu de Budjala a invité ses concitoyens à rester unis, vigilants et déterminés face aux tentatives de sabotage et aux violences qui menacent l’avenir collectif de leur territoire.
« En tant que Député national, je resterai à l’affût, aux côtés de ma population, pour exercer pleinement mon mandat constitutionnel et défendre, sans relâche, les intérêts de notre province et de notre République », a-t-il insisté.
Toutefois, Mbungani a dénoncé avec la plus grande fermeté la situation alarmante du 09 janvier 2026 à Mosange, où un nouvel affrontement entre les communautés Mosange et Likau Mayi a coûté la vie à monsieur Gbayama et fait deux blessés graves.
« Le lendemain, 10 janvier, onze autres blessés ont été transférés à l’hôpital général de Budjala, tandis que des dégâts matériels considérables ont été enregistrés », a-t-il révélé.
«Ces événements récents viennent rappeler, avec une douleur renouvelée, les plaies ouvertes par les affrontements communautaires qui endeuillent nos villages depuis plusieurs années », a déploré l’Elu du peuple.
À cette tragédie, renseigne-t-il, s’ajoute un nouveau foyer de tension dans le secteur de Gbulu, où des arrestations arbitraires de populations innocentes, accompagnées de saisies de biens et d’argent, ont été rapportées.
« Ces pratiques abusives, loin de rétablir l’ordre, aggravent la méfiance et la souffrance des citoyens. Ces violences ne sont pas des faits isolés. Elles s’inscrivent dans la continuité du conflit meurtrier dénoncé il y a près de deux ans, qui avait déjà provoqué des déplacements massifs de populations, des pertes en vies humaines et une détresse sanitaire sans précédent », a fustigé le législateur.
«Aujourd’hui encore, les mêmes causes produisent les mêmes effets : la population est en débandade, les enfants vivent dans la peur, et l’État semble absent là où il devrait protéger», a-t-il conclu dans son communiqué.
Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République, est arrivé hier, lundi 26 janvier 2026, à Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï Central, pour une mission d’itinérance. Sur place, le Chef de l’Etat a inspecté les travaux de construction de la route Kananga–Kalamba-Mbuji, longue de 230 km, axe stratégique reliant le Kasaï-Central à l'Angola par le territoire de Luiza.
Cette « Route de l'Espoir » est une extension naturelle du corridor de Lobito pour le transport routier. Elle permet de connecter le centre du pays à ce grand axe ferroviaire, créant ainsi un réseau multimodal (rail-route) qui renforce l'assiette fiscale de la RDC et revitalise les zones rurales traversées. Elle vient aussi transformer une région historiquement isolée en un grand carrefour commercial en facilitant les échanges avec la province de Lunda Norte en Angola.
Selon l’agenda tracé pour cette tournée, le Président de la République va inaugurer, ce mardi 27 janvier, le nouveau campus de l’Université de Kananga (UNIKAN) dont la construction marque un nouveau souffle pour l’enseignement supérieur en RDC. Le nouveau campus moderne de Kananga doté d'une capacité d'accueil de 3 500 étudiants comprend des bâtiments administratifs et facultaires, des laboratoires, des auditoires modernes conçus pour répondre aux standards du système LMD. Cette infrastructure vient concrétiser l'engagement du Président de la République d'offrir à la jeunesse congolaise des conditions d'études et de recherche à la hauteur de ses ambitions.
Par ailleurs, le Chef de l’Etat tiendra une réunion autour du conseil de sécurité provincial pour une évaluation de la situation générale de la province du Kasaï-Central confrontée à une insécurité protéiforme marquée par des tensions sociales et des risques environnementaux majeurs.
La 56e édition du Forum économique de Davos se tient du 19 au 23 janvier 2026 en Suisse. Organisé autour du thème « l'esprit de dialogue », le présent rendez-vous se tient dans un contexte où le monde affronte des incertitudes sur fond de mépris magistral du droit international. Face aux actions arbitraires de ceux qui cherchent à imposer une vision unilatérale de la gouvernance mondiale avec la primauté des intérêts des plus forts, Davos propose l'alternative d'une concertation multidimensionnelle en réponse aux défis prégnants de l'humanité.
Comment coopérer dans un monde de plus en plus concurrentiel ? Comment libérer de nouveaux moteurs de croissance ? Comment mieux investir dans les ressources humaines ? Comment développer l'innovation de manière responsable ? Comment préserver les limites de la planète tout en atteignant la prospérité ? C'est à ces cinq préoccupations que les 3 000 participants venus de 130 pays et issus des milieux gouvernementaux, économiques, civils, scientifiques et culturels devront répondre. Ensemble, ils devront se pencher sur les solutions idoines qui favorisent l'ouverture et la coopération pour la marche harmonieuse du monde.
Le choix du thème de la 56e édition du Forum économique mondial de Davos se justifie au regard des menaces qui pèsent non seulement sur la paix et la stabilité mondiales, mais aussi sur les échanges économiques et commerciaux. L'avenir du monde est intrinsèquement lié à une dynamique de coopération et d'ouverture. Sa configuration actuelle est telle que vouloir marcher à contre-courant des principes d'inclusion et d'égalité est contre-productif à tout point de vue. C'est pourquoi Davos fait le pari qu'en dépit des vents contraires et des agitations égoïstes, l'esprit du dialogue doit prévaloir sur l'échiquier international. Les postures hégémoniques, belliqueuses et les réflexes de domination sont révolus et inadaptés à l'ère du village planétaire où toutes les voix comptent.
Le devenir des nations, grandes et petites, puissantes et faibles, se jouera dans une perspective collective et inclusive. Imposer une vue unique et unilatérale ne profitera à aucune partie. Des préoccupations mondiales comme le changement climatique – n'en déplaise aux sceptoclimatiques – montrent que l'humanité affronte relativement une communauté de destin. D'où la nécessité de penser en commun et d'agir ensemble pour préserver les intérêts respectifs de chaque partie. Le présent rendez-vous de Davos apporte la preuve que l'avenir de la planète est possible dans le respect du droit et dans un dialogue multipartite. Contre le paternalisme et la condescendance arrogante, il faut opposer le droit et l'esprit du dialogue. C'est tout le symbole de Davos 2026.
Toutefois, Davos mise sur l'avenir en pariant sur les opportunités offertes par les technologies comme l'intelligence artificielle (IA). De ce qui ressort des estimations du Forum de Davos, l'IA est en train de transformer le mode de fonctionnement, la concurrence et la création de valeur des industries, et devrait ajouter plus de 15 mille milliards de dollars au PIB mondial d'ici à 2030. Toujours selon les mêmes données, près de 90 % des entreprises de tous les secteurs s'attendent à ce que l'IA et d'autres technologies transforment leurs activités à court terme, notamment grâce à des gains de productivité. D'où l'impératif de promouvoir une gouvernance responsable de cette technologie.
Dans la perspective de mise en œuvre de son 15ᵉ Plan quinquennal de développement national, la Chine a considéré bon nombre de priorités sur lesquelles le Forum de Davos a axé sa réflexion.
Le 15ᵉ Plan quinquennal appelle par ailleurs au maintien de l'ouverture, de la coopération et du gagnant-gagnant, à la défense d'un système commercial multilatéral. Il est question de tirer profit du circuit économique international, de stimuler la réforme et le développement par l'ouverture, de partager les opportunités de développement et de réaliser un développement commun avec le reste du monde.
Dans le document relatif aux propositions du 15e Plan quinquennal, il est clairement mentionné la nécessité d'accélérer l'innovation dans le domaine des technologies numériques comme l'intelligence artificielle, de réaliser des percées dans les théories fondamentales et les technologies de base, et de renforcer l'offre efficace en matière de calcul, d'algorithme et de données.
Pour cette nouvelle ère de développement, la Chine prend le pari d'un monde multipolaire égal et ordonné et d'une mondialisation économique inclusive et bénéfique à tous. De ce fait, le 15ᵉ Plan quinquennal s'inscrit dans la dynamique d'élargir le réseau mondial de partenariat et de promouvoir l'établissement d'un nouveau type de relations internationales. « Il est nécessaire d'approfondir l'intégration du développement chinois avec le voisinage, de renforcer la sécurité commune et de consolider la confiance stratégique mutuelle pour construire une communauté de destin entre la Chine et ses voisins », précise le document. En clair, les discussions du 56e forum économique mondial de Davos résonnent en écho dans le 15e Plan quinquennal de développement. Gageons que les conclusions de Davos 2026 soient porteuses de bonnes résolutions pour un avenir apaisé du monde.
Depuis la création de cette plateforme, les choses ne semblent pas évoluer positivement. Certains acteurs politiques n'arrivent pas à matérialiser la vision de son autorité morale de référence en la personne de Monsieur Tshisekedi, Président de la République Démocratique du Congo. Cette plateforme n'accompagne pas l'action gouvernementale, à part le populisme et la flatterie de mauvais goût pour tirer des dividendes matériels et faire nommer les proches au poste de responsabilités.
La léthargie et l'intérêt personnel d'une infime minorité n'avancent pas la machine pour accompagner le Président Tshisekedi dans ses actions salvatrices et ses réalisations palpables qui passent inaperçues de l'opinion. Aucune organisation, aucune réflexion pour sortir le pays de l'impasse politique où il se trouve, à part le buzz dans les réseaux sociaux.
Vu les enjeux de l'heure, le Président Tshisekedi a besoin d'une nouvelle dynamique pour le dialogue en cours avec un nouveau personnel politique qui va négocier pour sécuriser son héritage et son projet de société.
La dissolution de l'Union sacrée de la nation pourrait être une opportunité pour le Président Tshisekedi de redéfinir les contours d'une nouvelle alliance politique plus inclusive, plus efficace et plus représentative des aspirations du peuple congolais. Il est temps de mettre fin aux jeux de pouvoir et aux intérêts personnels pour donner la priorité à l'intérêt général et au développement du pays.
Une nouvelle dynamique politique permettrait de rassembler les forces vives de la nation, de promouvoir la méritocratie et de mettre en place des équipes compétentes et dévouées pour conduire les réformes nécessaires. C'est l'occasion pour le Président Tshisekedi de montrer son leadership et sa capacité à prendre des décisions courageuses pour l'avenir de la RDC.
Il est essentiel que cette nouvelle dynamique soit portée par des valeurs de transparence, de responsabilité et de bonne gouvernance, pour restaurer la confiance des citoyens et attirer les investissements nécessaires pour le développement du pays.
La RDC a besoin d'une nouvelle ère de politique, où les intérêts du peuple passent avant tout. C'est le moment pour les acteurs politiques de se ressaisir et de travailler ensemble pour un avenir meilleur pour notre pays.
Jossart Étienne Tambwe
Libre penseur et éditeur écrivain
Président national de l'Alliance panafricaine des cadres (APAC)