Hier, jeudi 14 août 2025, le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et la Première Dame Denise Nyakeru ont procédé, dans l'amphithéâtre du Centre culturel et artistique pour les pays d'Afrique centrale (CCPAC), à la remise de la bourse Excellentia 2024-2025 aux 79 lauréats de ce programme conçu et porté par la Fondation Lona (semer), autrefois « Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi » du nom de sa marraine.
Dans son discours de circonstance, la distinguée Première dame a rappelé sa vision dénommée « Plus Fortes ». « J'ai fait de l'éducation un pilier central du développement humain. Cela n'est possible sans la pleine participation de la femme et de la jeunesse », a-t-elle dit en substance.
Intervenant à son tour, le Président de la République a rendu hommage à l’initiatrice de la bourse Excellentia et à tous ses collaborateurs pour leurs actions en faveur de l'éducation et de l'épanouissement de la jeunesse. Pour lui, ce programme contribue à rendre tangible sa vision d’investir dans le capital humain pour bâtir le Congo de demain.
« Avec des initiatives telles qu’Excellentia, nous préparons les leaders de demain. Nous bâtissons, année après année, une société plus juste, plus éclairée, plus équitable », a fait savoir le Chef de l’État. Il a recommandé aux Lauréats Excellentia « de porter haut les couleurs de la République Démocratique du Congo (RDC) et de rendre continuellement grâce à l’Éternel ».
Au terme de cette cérémonie, le ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, a récompensé les écoles qui ont fourni le plus grand nombre de boursiers en dépassant la barre de 10 et 25 lauréats. Il s’agit de l’Institut Les Loupiots (27), suivi du collège Notre Dame du Congo (14) et du Lycée Kabambare (12).
Depuis son lancement en 2019, la Fondation Lona, dans sa quête d’offrir une formation de qualité aux jeunes diplômés d’État congolais ayant obtenu en moyenne 85% à l'Examen d'État, a octroyé la bourse « Excellentia » à 391 jeunes dont 278 en RDC, 66 en France, 42 au Maroc et 5 aux États-Unis d’Amérique (USA).
Le Gouvernement de la RDC, dirigé par Judith Suminwa Tuluka, Première Ministre, a, mercredi 13 août 2025, par le truchement de son Porte-parole, Patrick Muyaya Katembwe, rendu hommage aux banyamulenge, arrachés, brutalement, à la vie, lors d’un génocide, perpétré, il y a 21 ans, jour pour jour, à Gatumba, au Burundi. La commémoration de cet évènement tragique s’est déroulée, dans un climat de compassion profonde et de recueillement, à Kinshasa, précisément, dans la salle Reine de la Paix, située à la lisière de la Gombe. Plusieurs personnalités du pays y ont activement pris part notamment, Alexis Gisaro, Ministre sortant des Infrastructures.
Dans son allocution, le Porte-parole du Gouvernement a tenu à exprimer la sympathie de la RDC face à ce massacre.
" Je salue le courage de la communauté qui se lève chaque année contre l'oubli. C'est aussi un geste de courage. En ce jour de recueillement, le gouvernement de la RDC s'incline devant la douleur de toutes les familles éprouvées. Nous honorons aujourd'hui avec une profonde douleur les victimes de ce massacre où plus de 160 congolais ont été lâchement assassinés " a-t-il indiqué. Et de poursuivre
"20 ans après, la plaie reste ouverte, le deuil infini et notre peine toujours aussi immense. Plus que le chagrin aujourd'hui, c'est la quête inébranlable de la justice qui nous guide. Justice pour que la lumière soit faite sur ce crime. Justice pour que les responsables rendent compte. Justice pour qu'enfin aucun congolais ne subisse plus jamais de telles horreurs" a exprimé le porte-parole du gouvernement.
Il a rappelé que la commémoration d'aujourd'hui est aussi une occasion de dire non à chaque vie perdue à Gatumba...
"Cette tragédie nous rapelle une vérité : Quelles que soient nos origines, nous partageons tous une même terre, une même histoire et une même inspiration à la paix. " a insisté le ministre de la communication et médias.
Il a salué par la même occasion, le soutien de la communauté Banyamulenge pour le retour de la paix. Une communauté qui a choisi la paix. "Nous saluons cet engagement à travers cette célébration car on ne se souvient pas seulement du massacre de Gatumba mais de toutes les autres victimes" a-t-il fait savoir.
Il souhaite que cette journée ne soit pas seulement une simple commémoration. ‘’Que la mémoire des victimes de Gatumba et de tant d'autres nous ressemblent dans un même élan de solidarité’’ a renchéri le Ministre Patrick Muyaya.
Il émet le vœu de voir leur sacrifice renforcer notre détermination à bâtir une république où règne la justice.
Pour rappel, c'est dans la nuit du 13 au 14 août 2004, que 166 membres du groupe ethnique tutsi ont été massacrés dans un camp de réfugiés de Gatumba, au Burundi frontalier de la RDC. Mercredi 13 août, des membres de la communauté banyamulenge se sont rassemblés en RDC, notamment à Kinshasa, à Bukavu et à travers le monde pour exiger que les auteurs de ce massacre soient déférés devant la Cour pénale Internationale.
Son mandat a officiellement pris fin. Jean-Lucien Bussa Tongba a cédé sa tunique de Ministre du Portefeuille à Julie Mbuyi Shiku, dans le cadre du Gouvernement Suminwa II. La traditionnelle cérémonie de remise-reprise entre les deux personnalités s’est tenue, mercredi 13 août 2025, sous la conduite du Secrétaire Général au Portefeuille. A cette occasion exceptionnelle, Jean-Lucien Bussa a donné un aperçu général de la situation du secteur du Portefeuille à Mme Julie Mbuyi, énumérant les différentes avancées accomplies en termes des réformes, suivant la droite ligne de la vision édictée par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il s’agit de l’amélioration de la gouvernance, de l’iinstauration d’une gestion orthodoxe axée sur les résultats, du Redressement des Entreprises et de la Création couplée à l’ouverture aux partenaires privés.
‘’Soucieux d’améliorer les conditions de vie des Cadres et Agents du Portefeuille de l’Etat, nous avons, ensemble avec toutes les structures qui m’ont accompagné, réussi à remettre le Ministère du Portefeuille dans ses droits en tant que service d’assiette des recettes provenant de pas-de-porte, royalties et le loyer d’amodiation. Ajouté à cela, l’impact de la réforme fiscale sur le paiement de 25 % des dividendes de Joint-ventures minières dans lesquelles les Entreprises publiques dudit secteur sont partenaires. Ces deux actions combinées ont permis de remonter de manière exponentielle les recettes de l’Etat et par conséquent, multiplier la rétrocession due au Ministère du Portefeuille. Pour le mois de juillet 2025, par exemple, les recettes ont atteint 149.097.737.274,54 CDF ; niveau jamais réalisé avant ces réformes. Comme on peut l’imaginer, cette réforme permet d’ores et déjà à accroitre substantiellement les moyens de fonctionnement et en particulier les primes de rétrocession de chaque Cadre et Agent du Ministère du Portefeuille’’, a révélé, à pleine voix, Jean-Lucien Bussa qui, lui aussi, a pris ses fonctions, le même mercredi 13 août 2025, au Ministère de l’Aménagement du Territoire, succédant ainsi à Guy Loando Mboyo.
La Pros.
ALLOCUTION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE MINISTRE DU PORTEFEUILLE, JEAN-LUCIEN BUSSA TONGBA LORS DE LA REMISE ET REPRISE
Madame la Ministre du Portefeuille et Chère Collègue,
Monsieur le Secrétaire Général au Portefeuille ;
Monsieur le Président du Conseil Supérieur du Portefeuille ;
Monsieur le Secrétaire Exécutif du COPIREP ;
Mesdames et Messieurs les Membres du Cabinet, les Cadres et Agents du Portefeuille de l’Etat ;
Mesdames, Messieurs, Distingués personnalités présentes en ce lieu,
Permettez-moi de reconnaître, avant toute chose, la grandeur de l’Eternel qui a rendu ce jour possible et de qui nous recevons toute grâce excellente et tout don parfait.
Comme d’aucuns le savent, par Ordonnance no25/247 du 7 Août 2025 portant nomination des Vice-Premiers Ministres, des Ministres d’Etat, des Ministres, des Ministres Délégués et des Vice-Ministres, Madame Julie MBUYI SHIKU est portée à la tête du Ministère du Portefeuille.
Je me dois, à cet effet, de rendre hommage au Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Félix Antoine TSHILOMBO, pour son choix judicieux porté sur sa personne.
Mesdames et Messieurs,
En cette circonstance, il me paraît utile de relever les nombreux défis qui ont été miens durant mon mandat en qualité du Ministre du Portefeuille.
Dès ma prise de commande de ce Ministère en juin 2024, j’avais compris que le Chef de l’Etat avait placé sa confiance en ma personne pour entre ’autres :
Faire du Portefeuille de l’Etat un puissant levier de la croissance économique et du développement social de la République Démocratique du Congo ;
Replacer le Portefeuille de l’Etat au cœur de l’économie congolaise ;
Assurer son positionnement stratégique et opérationnel ;
Placer l’Administration du Portefeuille, le CSP et le COPIREP au niveau qui leur permet d’agir efficacement ;
S’attaquer aux nombreuses questions de gouvernance, de gestion et de contrôle de gestion au sein des Entreprises du Portefeuille ;
Repositionner la crédibilité des Entreprises du Portefeuille auprès des partenaires ;
Assainir le climat des affaires au bénéfice des Entreprises du Portefeuille ;
Relancer et redresser les Entreprises du Portefeuille de l’Etat en difficulté ;
Pour des raisons stratégiques et économiques, créer des nouvelles Entreprises du Portefeuille de l’Etat ;
Améliorer la gestion des participations et renforcer le pouvoir des représentants de l’Etat dans la gouvernance des Sociétés d’économie mixte.
Mesdames et Messieurs,
Il a fallu un diagnostic profond pour ce faire. En effet, les états généraux des Entreprises du Portefeuille tenus du 09 au 14 décembre 2024, ont relevé des problèmes structurels des Entreprises et ont débouché sur des recommandations structurantes concernant : (i) le cadre juridique institutionnel du Portefeuille de l’Etat et la réforme des Entreprises publiques ; (ii) la gouvernance des Entreprises du Portefeuille ; (iii) la relance des Entreprises du Portefeuille ; (iv) le contrôle de la performance, la lutte contre la spoliation, la corruption et le détournement ; (v) l’amélioration de la gestion et la performance des Entreprises du Portefeuille ; (vi) le développement social au sein des Entreprises du Portefeuille.
Mesdames et Messieurs,
A cet effet, des actions phares ont été entreprises, notamment :
Amélioration de la gouvernance: (i) la prise de la note circulaire sur l’étendue des attributions dévolues aux Présidents des Conseils d’Administration, Directeurs Généraux et Directeurs Généraux Adjoints ; (ii) la signature de contrat mandat par les représentants de l’Etat dans les Entreprises du Portefeuille (une première depuis l’existence du Portefeuille en RDC) ; (iii) la clarification de rôle de chaque organe et l’instruction faite à tous les Conseils d’Administration de donner du contenu au rôle du Directeur Général Adjoint (DGA) ; (iv) le rappel du respect des dispositions légales relatives à la réforme du 07 juillet 2008 (Lois n°08/007 ; 08/008 ; 08/009 et 08/010) qui a mis fin à la double tutelle.
Instauration d’une gestion orthodoxe axée sur les résultats: (i) la mise en œuvre des recommandations de l’Inspection Générale des Finances (IGF); (ii) des nombreuses missions de validation des budgets et états financiers effectuées par le Conseil Supérieur du Portefeuille (CSP); (iii) la gestion rationnelle des finances des Entreprises ; (iv) la suspension de recrutement et l’obligation d’une demande de dérogation motivée pour éviter tout recrutement désordonné pouvant entraîner un impact négatif sur les charges de l’Entreprise ; (v) la proposition des mesures de désendettement des Entreprises ;
Redressement des Entreprises : (i) les missions d’encadrement effectuées par l’Administration et le CSP ; (ii) la signature de contrat de performance avec la SNEL et la REGIDESO, arrimé au plan de redressement dont le pilotage est assuré par le COPIREP avec objectifs chiffrés, indicateurs et mécanisme de suivi et évaluation; (iii) le renforcement des pouvoirs des représentants de l’Etat-actionnaire dans la gouvernance des sociétés d’économie mixe; (iv) la définition du plan de digitalisation des activités des Entreprises du Portefeuille.
Relance et soutien des Entreprises : (i) certaines Entreprises du Portefeuille en difficulté, qui avaient besoin des ressources pour le développement de leur plan de relance, se sont vues appuyer notamment : Congo Airways, MIBA, TRIOMf, SUKI, SAKIMA, SOTEXKI, GRANDS HOTELS DU CONGO et j’en passe ; (ii) le désintéressement des retraités de la RVA SA ainsi que la définition d’une approche pragmatique du règlement progressif des décomptes finals de certaines Entreprises publiques dont l’ONATRA SA.
Création et ouverture aux partenaires privés : je rappelle, dans ce chapitre, la contribution du Ministère du Portefeuille dans la création de : (i) la Société minière BUENASSA ; (ii) la Société d’aviation AIR-CONGO (iii) la société boursière CONGO RESSOURCES SA ; (iv) l’accord de création d’une Joint-Venture entre Kisenge Manganèse et Blue-Sky. Au chapitre de l’ouverture du capital, des propositions ont été faites le 17 juin et le 08 juillet 2025 pour ouvrir respectivement les capitaux de SOCIR et SOGAZ.
Les réformes menées :
la réforme fiscale :
-le paiement de dividende prioritaire et intangible dû à l’Etat en cas de bénéfice net comptable réalisé par les Entreprises minières du Portefeuille de l’Etat (Art. 73 Loi de Finances n°24/011 du 20 décembre 2024 pour l’exercice 2025) ;
-le paiement de la quotité de 25% sur les dividendes dont bénéficient les Entreprises publiques du secteur minier dans le cadre de Joint(venture ou tout autre partenariat (Art. 79 Loi de Finances n°24/011 du 20 décembre 2024 pour l’exercice 2025) ;
-le rétablissement du Ministère du Portefeuille dans ses droits comme service d'assiettes en rapport avec la quotité de 50% des royalties, primes de cession, redevances supplémentaires ou loyers (en cas d’amodiation) revenant au Trésor public, dont bénéficient les Entreprises du Portefeuille de l'Etat du secteur minier en vertu des contrats ou conventions miniers. (Art. 78 Loi de Finances n°24/011 du 20 décembre 2024 pour l’exercice 2025).
Profil des Mandataires dans les Entreprises publiques et le recrutement méritocratique des précités : (i) la définition de profil des Mandataires publics sur base des critères objectifs renforcés, consacrant la représentation obligatoire de la femme et la nomination au sein des Conseils d’Administration et des Directions générales au moins un tiers des personnes ayant fait carrière au sein de l’Entreprise ; (ii) le recrutement compétitif dans les Entreprises du Portefeuille de l’Etat.
iii. Politique salariale applicable aux Mandataires publics, consécutive au Décret n° 24/08 du 04 octobre 2024 modifiant et complétant les Décrets n°13/055 du 13 décembre 2013 et n° 24/14 du 12 avril 2023 portant statut des Mandataires publics (Projet déposé à l’Office de Madame la Première Ministre, le 26 juin 2025), avec comme spécificités : (i) le plafonnement des salaires, (ii) l’octroi de la prime aux Mandataires les plus performants ; (iii) la suppression des indemnités d’entrée et de sortie des Mandataires publics non actifs ainsi que la suppression des salaires payés aux Commissaires aux Comptes qui devraient bénéficier plutôt des honoraires consécutifs à leurs prestations.
Politique actionnariale dynamique : (i) Autorisation préalable du Gouvernement, sur propositions du Ministre ayant le portefeuille dans ses attributions, avant toute décision de croissance externe d’une entreprise publique. C’est le cas d’une prise de participation dans une JV ou dans une société tierce, ainsi que tout acte de disposition (cession, échange, transfert, nantissement, hypothèque …) qui engage un actif majeur d’une entreprise publique (Dossier adopté au cours de la 24-ème réunion ordinaire du conseil des Ministres du 29 novembre 2024) ; (ii) la mise en évidence de l’implication de l’Etat Actionnaire, dans la sélection des acheteurs de la production des Entreprises du Portefeuille, à l’exemple de Kamoa Copper SA, troisième producteur mondial du cuivre.
Institution des préférences des marchés inter-entreprises dans le Groupe Portefeuille ;
Rééquilibrage des parts de l’Etat dans le capital de quelques Sociétés d’économie mixte telles que : la MIBA, la SOTEXKI, le TRIOMf, etc.
vii. Politique générale des Entreprises publiques adoptée par le Conseil des Ministres en date du 20 septembre 2024 ;
viii. Sauvegarde des patrimoines des Entreprises : le 3 juillet 2024, à l’initiative du Ministre du Portefeuille, en collaboration avec le Ministre de la Justice, les patrimoines des Entreprises publiques ont été sécurisés par le Décret n°24/04 du 21 Août 2024 portant sauvegarde du patrimoine des Entreprises publiques, des Etablissements publics et de services publics.
Les reformes et dossiers en cours :
Création d’une société immobilière filiale des Entreprises publiques détentrices d’actifs immobiliers et fonciers importants, dont l’ONATRA, la RVA, la SCPT, la SNEL, la SNCC. Projet déposé à l’Office de Madame la Première Ministre, le 29 juillet 2025 ;
Création, en collaboration avec le Ministre des Finances, de deux (2) Banques avec la participation de l’Etat, d’autres institutions étatiques et des partenaires publics, à savoir : la Banque Commerciale et la Banque Immobilières telle qu’adoptée par le 50ième Conseil des Ministres du 04 juillet 2025 ;
iii. Adaptation de la Loi sur la passation des marchés publics permettant de mettre les Entreprises, transformées en sociétés commerciales, sur le même niveau de compétition que les privés ;
Révision des textes légaux en vigueur sur l’organisation du Portefeuille de l’Etat. Travail accompli avec le concours de la Banque Mondiale ;
v. Ouverture du capital social de SOCIR et SOGAZ, telle qu’évoquée ci-haut.
Mesdames et Messieurs,
Soucieux d’améliorer les conditions de vie des Cadres et Agents du Portefeuille de l’Etat, nous avons, ensemble avec toutes les structures qui m’ont accompagné, réussi à remettre le Ministère du Portefeuille dans ses droits en tant que service d’assiette des recettes provenant de pas-de-porte, royalties et le loyer d’amodiation.
Ajouté à cela, l’impact de la réforme fiscale sur le paiement de 25 % des dividendes de Joint-ventures minières dans lesquelles les Entreprises publiques dudit secteur sont partenaires. Ces deux actions combinées ont permis de remonter de manière exponentielle les recettes de l’Etat et par conséquent, multiplier la rétrocession due au Ministère du Portefeuille. Pour le mois de juillet 2025, par exemple, les recettes ont atteint 149.097.737.274,54 CDF ; niveau jamais réalisé avant ces réformes. Comme on peut l’imaginer, cette réforme permet d’ores et déjà à accroitre substantiellement les moyens de fonctionnement et en particulier les primes de rétrocession de chaque Cadre et Agent du Ministère du Portefeuille.
Mesdames et Messieurs,
Je ne peux clôturer mon mot en cette circonstance sans remercier particulièrement le Secrétaire Général au Portefeuille ainsi que les Cadres et Agents de l’Administration ; le Président, le Vice-président, les Cadres et Agents du CSP ; le Secrétaire Exécutif et les Cadres et Agents du COPIREP sans oublier les Membres de mon Cabinet pour la qualité de leur collaboration qui nous a fourni l’appui nécessaire en vue de réussir et réaliser ces différentes actions en douze (12) mois à la tête de ce grand et prestigieux Ministère.
C’est l’occasion pour moi de vous dire au revoir et souhaiter un fructueux mandat à Madame la Ministre du Portefeuille.
Objet : Demande d’éclaircissements techniques sur fonctionnement le du système S-Note Manager utilisé pour la correction des examens d’État Excellence, Je vous adresse la présente en tant que citoyen soucieux de la transparence et de la crédibilité des évaluations nationales, notamment en ce qui concerne les examens d’État 2025.
Excellence, Je vous adresse la présente en tant que citoyen soucieux de la transparence et de la crédibilité des évaluations nationales, notamment en ce qui concerne les examens d’État 2025. Comme beaucoup d’autres Congolais, j’ai suivi avec intérêt l’annonce de l’introduction d’un système informatique de correction dénommé S-Note Manager, présenté comme une avancée importante pour l ’équité, la rapidité et la fiabilité du processus. Cependant, certaines i nterrogations subsistent quant au fonctionnement réel de ce système. Dans un souci de compréhension, de transparence et de confiance envers les institutions, je me permets de vous adresser les questions suivantes : 1. Origine et nature du logiciel a. Quel est le nom complet du logiciel utilisé ? b. Est-il de conception l ocale ou développé en partenariat avec un acteur étranger ? c. Est-ce une IA entraînée spécifiquement pour les contextes éducatifs de la RDC ? 2. Correction automatique d’erreurs de code a. Comment le logiciel i d e n t i f i e- t- i l automatiquement une erreur de code d’item ? b. Quels types de données sont croisées pour corriger ce type d’erreur (nom, école, centre, etc.) ? c. Peut-on obtenir des exemples concrets de cas traités avec succès ? 3. Validation, fiabilité et sécurité a. Le système a-t-il fait l ’objet d’un audit indépendant ou d’un test pilote ? b. Quels sont les taux d’erreur enregistrés lors du processus de correction automatisée ? c. En cas d’erreur persistante ou de conflit entre les données, quel recours est prévu ? d. Où sont stockées les copies numérisées et qui y a accès ? 4. Transparence et redevabilité a. Le code source ou les spécifications du logiciel sont-ils publics ou disponibles pour un comité technique indépendant ? b. Un élève peut-il demander à vérifier le traitement de sa propre copie en cas de contestation Ces questions visent uniquement à encourager une meilleure compréhension de cette innovation, dans un esprit de participation citoyenne constructive. convaincu réponses Je suis que claires des et publiques contribueraient à renforcer la confiance des élèves, des enseignants et des familles dans l’ensemble du processus d’évaluation. Je vous remercie de l’attention que vous porterez à cette demande et reste à votre disposition pour toute précision complémentaire. Veuillez agréer, Madame, l ’expression de mes sentiments respectueux. John Malala, Ph.D. Professeur Ordinaire Université de Kinshasa.
ohn Malala, Ph.D. Professeur Ordinaire Université de Kinshasa
Dans un communiqué rendu public le 10 août 2025, l’ambassadeur Hussein Ngoy, et ses compagnons du parlement des jeunes de la RDC, ont adressé leurs félicitations et les vœux de réussite à Grâce Kutino pour sa nomination au ministère de la Jeunesse et éveil patriotique. Un ministère clé qui peut changer le narratif congolais dans le contexte actuel de la RDC. Ci-dessous, son message intégral.
Excellence Madame la Ministre
C'est avec un sentiment de satisfaction que nous avons appris votre nomination comme ministre de la Jeunesse et éveil patriotique.
Au nom du Parlement des Jeunes de la République Démocratique du Congo et en mon nom propre, l'honneur m'échoit de vous adresser nos plus chaleureuses félicitations.
Votre parcours et votre engagement patriotique constituent un gage d'espoir pour une jeunesse congolaise plus unie, dynamique et consciente de son rôle dans la sauvegarde de l'intégrité territoriale, d'œuvrer pour une paix, durable, de promouvoir les valeurs citoyennes et républicaines ainsi que de contribuer au développement de notre nation dans tous les secteurs.
Nous vous adressons également nos vœux les meilleurs de succès dans l'accomplissement de vos hautes fonctions, en espérant que votre mandat soit marqué par des réalisations durables au service de la jeunesse et du patriotisme congolais.
Le Parlement des Jeunes de la RDC se tient prêt à collaborer étroitement avec votre ministère pour la mise en œuvre d'initiatives concrètes renforçant l'éveil patriotique, l'engagement civique et la participation active des jeunes au progrès national.
Nos remerciements au Président de la République, Chef de l'Etat Félix Antoine TSHISEKEDI et à Madame la Première Ministre sur le dévolu porté à votre personne.
Puisse Dieu de toute omnipotence, omniscience et omniprésence vous couvre de sa grâce dans l'atteinte des assignations gouvernementales.
Fait à Kinshasa, le 10 août 2025
Pour le Parlement des Jeunes de la RDC Ambassadeur Hussein NGOY NDALA, Président National.
Dans une correspondance réceptionnée par le Cabinet du gouverneur de province du Haut-Uélé, le 8 août 2025, avec copie au Vice-Premier Ministre de l’Intérieur et au Ministre de la Communication et Médias, l’Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA) proteste contre l’injonction verbale de l’autorité provinciale d’interdire la diffusion de l’émission « Table Ronde » sur les antennes de Radio Nava, station communautaire émettant à Isiro, chef-lieu de la province du Haut-Uélé. OLPA lui demande de lever inconditionnellement cette mesure liberticide et de faire cesser tout acte d’intimidation contre le personnel ce média. Ci-dessous, l’intégralité de la correspondance.
N/Ref : 409/CE/JAKM08/25
Kinshasa, le 7 Août 2025
Transmis copie pour information :
A son Excellence Monsieur le Vice-Premier Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières à Kinshasa/Lingwala
A son Excellence Monsieur le Ministre de la Communication et Médias à Kinshasa/Gombe
A Son Excellence Monsieur le Gouverneur de la province du Haut-Uélé à Isiro/Haut-Uélé
Excellence,
Concerne: protestation
Au nom du Comité exécutif de l’Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA), une organisation de défense et de la promotion de la liberté de presse basée à Kinshasa, j’ai l’honneur d’approcher votre Autorité pour ce repris en concerne.
OLPA a appris avec stupéfaction l’injonction verbale de M. Emmanuel Arama, ministre provincial en charge de la Communication et médias du Haut-Uélé, interdisant toute diffusion de l’émission « Table Ronde » sur les antennes de la radio Nava, station communautaire émettant à Isiro, chef-lieu de la province du Haut-Uélé, au Nord-Est de la RDC.
Il y a lieu de rappeler que Dieu-Merci Betima, journaliste et directeur de la radio Nava en même temps présentateur de l’émission « Table Ronde » a été convoqué, le 5 août 2025, au Cabinet du ministre provincial en charge de la Communication et médias du Haut-Uélé par M. Emmanuel Arama. Ce dernier a déclaré au journaliste que c’est sur ordre du Gouverneur de province que l’émission Table ronde doit cesser d’être diffusée sur radio Nava. Cette injonction est intervenue 24 heures après la diffusion de l’émission sur la participation des jeunes au développement du Haut-Uélé avec comme invités MM. Benjamin Bodega et Jeannot Tavole respectivement secrétaire exécutif adjoint du Conseil urbain de la jeunesse d’Isiro et président de l’association des jeunes entrepreneurs.
Le 31 juillet 2025, Dieu-Merci Betima a reçu une invitation du Parquet général du Haut-Uélé pour des « raisons de service ». Il a été reçu par le procureur général près la Cour d’Appel du Haut-Uélé, le 4 août 2025, en compagnie de deux autres responsables de deux médias d’Isiro (Beco FM et radio Espoir Uélé). Au cours de cet entretien, le Chef du parquet a révélé qu’un ordre de fermeture des radios avait été émis par l’autorité provinciale, mais il se serait abstenu de l’exécuter dans l’immédiat, privilégiant l’aspect pédagogique avec le personnel des radios.
Hormis cette injonction d’interdiction de l’émission « Table Ronde », Dieu-Merci Betima fait l’objet d’accusations fallacieuses en sa qualité d’administrateur du groupe whatsApp dénommé : « les Auditeurs de Nava » de collaborer avec les ennemis de la patrie, particulièrement l’Alliance Fleuve Congo – Mouvement du 23 mars (AFC-M23) qui occupent des territoires de l’Est du pays. M. Timothée Kamanga, proche de M. Baseane Naanga, ancien gouverneur du Haut-Uélé en exil, a été membre de ce groupe WhatsApp bien avant de rejoindre AFC-M23. Ces insinuations malencontreuses sont de nature à mettre en danger la sécurité du journaliste et de son média.
Excellence,
L’injonction verbale d’interdiction de l’émission « Table ronde » par le Ministre provincial de la communication & médias, qu’elle émane de votre Autorité ou non, est loin d’être une mesure conservatoire reconnue ni par l’Ordonnance-loi n°23/009 du 13 mars 2023 fixant les modalités d’exercice de la liberté de presse, la liberté d’information et d’émission par la radio et la télévision, la presse écrite ou tout autre moyen de communication en République démocratique du Congo, moins encore par la loi organique n°11/011 du 10 janvier 2011 qui porte sur la composition, les attributions et le fonctionnement du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC).
En outre, toute insinuation sur une prétendue collaboration avec une force ennemie par le journaliste s’apparente à un acte d’intimidation contre un professionnel de la presse, lequel constitue une atteinte grave à la liberté de presse garantie par les lois précitées et les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits humains, acte que OLPA condamne par ailleurs.
Par voie de conséquence, OLPA exhorte votre Autorité à lever inconditionnellement cette interdiction verbale de l’émission et à favoriser la liberté de la presse sur toute l’étendue de votre juridiction.
Veuillez accepter, Excellence, nos salutations patriotiques.
En marge de la Journée Nationale du Laïcat célébrée le 12 août de chaque année, le Conseil de l’Apostolat des Laïcs Catholiques du Congo, « CALCC » en sigle, marque cette année 2025 sa journée de célébration par un message de Faustin Richard Onombili Yando, Président ad intérim du Bureau national de cette structure de la société civile congolaise. S’appuyant sur sous le thème de la célébration, à savoir : « Laïcs catholiques de la RDC, avec Bienheureux Isidore BAKANJA demeurons Pèlerins de l’espérance et Sarments de l’Eglise Synodale », Faustin Richard Onombili Yando invite ses membres à intérioriser le rôle joué par le CALCC dans l’Eglise, tout en rappelant, à ce jour, ses nobles missions qui peinent encore à prendre racine dans certains diocèses et paroisses à travers le pays. Voici l’intégralité du message de Faustin Richard Onombili Yando.
MESSAGE DU BUREAU NATIONAL DU CONSEIL DE L’APOSTOLAT DES LAÏCS CATHOLIQUES DU CONGO (CALCC) AUX LAÏCS CATHOLIQUES DE LA RDC A L’OCCASION DE LA JOURNEE NATIONALE DU LAICAT 2025
Chers frères et sœurs laïcs catholiques,
Salut, paix et joie à toutes et à tous dans le Christ,
C’est pour nous un réel plaisir et une joie immense de communiquer avec vous en cette date du 12 août 2025, journée mémorable et de fête nous dédiée par nos Pères Evêques pour rendre grâce à Dieu du Don de Bienheureux Isidore BAKANJA, Patron des laïcs de la RDC et modèle des jeunes du monde par sa foi inébranlable, son être et sa vie.
Cette année, la journée nationale du Laïcat est vécue sous le thème : « Laïcs catholiques de la RDC, avec Bienheureux Isidore BAKANJA demeurons Pèlerins de l’espérance et Sarments de l’Eglise Synodale » (Jn 15, 5). Il s’agit d’une métaphore qui explique la relation de Jésus avec ses disciples.
C’est dans cette visée que nos Pères Evêques ont créé le CALCC. Comme vous le savez si bien, notre CALCC dans l’Eglise n’est pas un mouvement à côté de tant d’autres ; il est une plateforme favorisant la concertation et la synergie entre tous nos mouvements et associations ecclésiaux dans nos différences et dans nos diversités ; un conseil suprême qui fait la promotion du laïcat et dont l’Eglise Catholique du Congo a besoin pour ses services. De ce fait, l’opposition entre « membres du CALCC » et « membres d’autres associations ou mouvements » tombe, puisque ce sont nos mouvements et associations qui font le CALCC.
Pour cette raison, ne perdons pas de vue que les activités du CALCC sont à réaliser sous la vigilance de la hiérarchie de l’Eglise (nos Pères Spirituels) dans le but de favoriser la charité et la piété entre nous, de promouvoir l’humanisme chrétien, de soutenir les activités apostoliques de façon à acquérir la maturité de la personne humaine, à connaître et à vivre le mystère du salut (cf. Can. 215 – 216).
Il est impérieux de nous rappeler en ce jour la noble mission du CALCC qui peine à prendre racine dans certains diocèses et paroisses : la mission d’imprégner le temporel de l’esprit évangélique, la mission de favoriser la réalisation et la consolidation de la pastorale d’ensemble, la mission de centraliser et de synthétiser les informations sur l’apostolat des laïcs à travers le pays, la mission de participer activement à la prise en charge matérielle de l’Eglise, la mission de vivre l’idéal de solidarité et de partager avec les autres Eglises, surtout la mission de diffuser les décisions de l’épiscopat et d’aider à leur exécution, la mission d’assurer la régulation et la coordination des Mouvements, Groupes et Associations d’Apostolat des Laïcs à tous les niveaux de l’Eglise du Congo.
Malgré ces nobles missions du CALCC, le constat est que la problématique spirituelle et temporelle ayant l’homme au centre constitue un facteur majeur qui perturbe notre société et notre Eglise. Il nous faut donc nous réinterroger en ce jour solennel comment vivons-nous notre alliance avec Dieu et comment gérons-nous le patrimoine que Dieu nous a donné. Pourquoi vivons-nous cette misère et cette insécurité généralisée qui causent de nombreuses pertes en vies humaines dans le pays ?
L’occasion pour nous de présenter nos condoléances chrétiennes à toutes les familles de l’Est, touchées par les tueries et les agressions barbares causées par des personnes mal intentionnées. A tous ceux qui ont abandonné les toits, passant les nuits dans la brousse et à la belle étoile, nous sommes de cœur avec vous et vous exhortons à ne pas perdre l’espoir ; Dieu est juste et vous vengera comme il a annoncé à Abel en disant : « Qu’as-tu fais ? La voix de sangs de ton frère crie de la terre jusqu’à moi » (Gn. 4, 9).
C’est aussi le moment pour nous, Laïcs Catholiques du Congo, de rappeler la parole du Saint Père François interpelant la communauté internationale, à enlever ses mains de la RDC, qui n’est pas un gâteau à partager ; à nous laïcs Congolais, le Pape disait : « vous avez le diamant et vous ne connaissez pas sa valeur, vous avez un pays riche convoité que vous ne savez pas sécuriser, ainsi par votre défaillance, incapacité, paresse, distraction et complicité, les mains étrangères viennent et opèrent tranquillement jusqu’à chercher la part du gâteau » (Osée 4 :6).
Après 65 ans d’indépendance qui n’ont rien apporté au pays et au peuple à cause de l’Homme comme on le voit bien, prenons conscience que certains pays étaient sur la même ligne que nous en 1960 nous ont largement dépassé sur plusieurs plans pendant que nous sommes distraits ; allusion faite à la Chine, la Corée du Sud, le Canada, le Brésil et tant d’autres qui travaillent pour bâtir leurs nations. Et nous, qu’allons-nous léguer à notre postérité comme nous le chantons dans notre hymne national ?
Face à ces interpellations et constats, nous devrions plus que jamais nous réinterroger pour :
Nous engager dans la prise en charge plus efficace et affective de notre propre Eglise, par des initiatives d’entreprenariat dans nos diocèse et paroisses pour lutter contre la pauvreté, pour combattre l’attentisme et la mendicité ; engageons-nous-y par le renouvellement de l’intelligence, par le refus du mal et par l’abandon des antivaleurs (Romains 12 : 1-2. 21) ;
Nous engager dans le combat de renouvellement de l’homme, partant du mental, d’intelligence, de l’agir et le respect de deux commandements nous laissés par le Christ ;
Nous engager librement et volontairement dans la mobilisation des ressources du CALCC qui ne proviendront que des produits de nos activités propres, par des cotisations et des quêtes de la journée nationale du laïcat, par des dons et legs, par des subventions publiques et privées. Toutes ces voies reconnues par nos Statuts concourent à notre indépendance financière et à l’autosuffisance du CALCC (cf. Statuts du CALCC Art. 17, §1-4).
Bonne fête de Bienheureux Isidore BAKANJA, Patron des Laïcs catholiques et Modèle des jeunes du monde ; excellente journée nationale du CALCC sous la protection divine par l’intercession de la Vierge Marie.
Le Directeur général de la FICKIN, Didier Kabampele Ngabul, a, lors d’une conférence scientifique tenue mercredi 6 août à Kinshasa sous le thème « la problématique de la stabilité des échanges commerciaux de la RDC et les avantages liés à l’adhésion de la RDC à l’Union internationale des foires (UIF) » démontré que la RDC a une grande ambition d’intégrer la scène économique internationale à travers l’Union des foires internationales (UFI)
D’entrée de jeu, le Directeur Didier Kabampele n’a pas tari d’éloges en démontrant combien cette adhésion de la RDC à l’Union des foires internationales (UFI) est bénéfique pour la population congolaise, surtout en ce qui concerne les échanges commerciaux. Pour matérialiser cette vision, il a exhorté le gouvernement à soutenir la FICKIN dans sa mise à niveau.
«Il revient au gouvernement congolais de soutenir la FICKIN pour qu'au mois de janvier, dès que les membres de l’Union des foires internationales viendront voir nos installations, ils constatent que la République démocratique du Congo est un grand pays, qui a toujours été à la hauteur des événements. La FICKIN est une grande institution étatique, et je parle en présence du secrétaire général du ministère du Commerce extérieur. Je sais que le pays sera prêt. Nous allons répondre aux préoccupations de l’Union des foires internationales pour bénéficier des avantages qui en découlent notamment, sa contribution au budget des éditions foraines, mais aussi notre possibilité de candidater à la présidence de cette organisation internationale », a-t-il déclaré.
Pour lui, le pays sera prêt, et l’adhésion de la RDC à l'UFI est déjà une « victoire diplomatique et économique » qui prouve que la FICKIN remplit les critères d'une foire internationale de premier plan.
Par ailleurs, il a estimé que la 47ème édition foraine de la FICKIN a démarré sous de bons auspices avec un fort engouement du public. Il en a profité pour demander aux opérateurs économiques congolais de se positionner en tant que créateurs de solutions, en mettant en avant les produits « made in RDC » sur le marché mondial, et à ne pas se limiter à un rôle de simple visiteur ou d'exportateur passif lors de ces événements.
Rebondissant sur les propos de son prédécesseur, Jules Muilu Mbo, secrétaire général au ministère du Commerce extérieur a exploré les avantages de cette foire devant favoriser non seulement les échanges commerciaux, mais aussi en contribuer efficacement à un retour de la paix surtout dans un contexte actuel. Il démontre l’avantage de la FICKIN « véritable opportunité » pour les entreprises locales de se faire connaître sur le marché international et a appelé à une mutualisation des efforts interministériels pour stimuler la production nationale.
Notons que la 47ème édition de la FICKIN, qui est placée sous le thème « Foire de la paix et de l’unité nationale pour la stabilité des échanges commerciaux », a été lancée samedi dernier par le ministre du Commerce extérieur. Elle vise à la fois à promouvoir le développement économique et à renforcer la cohésion nationale.
Le Directeur général de la lutte contre la fraude minière en République Démocratique du Congo, Popol Mabolia, a affirmé ce lundi 11 août 2025 à Kinshasa, que tous les certificats délivrés par le CAMI portent désormais un code QR.
C’est à la suite d’une mission d’itinérance effectuée dans plusieurs provinces du pays que le Président du Conseil d’administration du CAMI, Crispin Mindule, a constaté que de nombreux exploitants de mines et carrières opèrent avec de faux documents.
Pour contrer efficacement ce phénomène, le CAMI a sollicité auprès de la Banque Centrale du Congo l’utilisation de papiers spéciaux, difficiles à falsifier, pour la fabrication de ses certificats (permis de recherche, permis d’exploitation…). Ces documents intègrent désormais un code QR afin de renforcer la sécurité.
«Pour lutter contre la fraude, M. le Président du Conseil d’administration a effectué une itinérance dans le Haut-Uélé et dans plusieurs autres régions de l’intérieur du pays. Il a constaté l’existence de nombreux documents frauduleux. Nous avons alors pris contact avec la Banque centrale du Congo, qui dispose d’un papier difficilement falsifiable avec de nombreuses inscriptions intégrées. Notre innovation est d’y ajouter un code QR. Ainsi, que vous soyez à Isiro ou à Manono, si quelqu’un vous présente un certificat ou un permis, vous scannez le code QR et vous obtenez toutes les informations. Vous pouvez immédiatement savoir s’il est authentique ou non. Aujourd’hui, tous nos certificats portent un code QR », a expliqué le DG Popol Mabolia.
Profitant de cette rencontre, il a présenté plusieurs réformes déjà engagées par son institution. Sur le plan administratif, il a cité notamment :
1. l’adoption d’un manuel de procédures après appel d’offres ; 2. la mise à la retraite progressive des agents, dans le respect des droits sociaux et avec un système d’indemnisation sécurisé grâce à un partenariat avec la RAWSUR ; 3. l’acquisition d’un nouvel immeuble pour offrir aux agents un cadre de travail adéquat.
Sur le plan technique, le CAMI affirme avoir renforcé ses outils numériques avec le logiciel Flexy Cadastre, qui permet la gestion en ligne des demandes et le contrôle citoyen via le site cami.cd.
Concernant la transparence et la gouvernance, plusieurs outils ont été mis en place : salle de consultation publique, portail interactif Landfolio, nouveaux logiciels de gestion, ainsi que des canaux de communication renforcés et régulièrement mis à jour.
Le DG du CAMI a également évoqué l’assainissement du fichier cadastral. Ainsi, 594 titres miniers et de carrières ont été repris par l’État, représentant un total de 37 253 carrés miniers, soit une superficie de 31 648 km². Par ailleurs, 210 droits miniers en situation prolongée de force majeure ont été régularisés, couvrant 18 709 carrés miniers.
Enfin, pour les perspectives, le CAMI entend poursuivre la digitalisation de ses opérations, avec notamment l’acquisition de drones pour faciliter le bornage des périmètres miniers et l’intégration de l’intelligence artificielle dans ses processus. Des formations spécifiques seront organisées pour le personnel afin de les préparer à ces nouvelles technologies.
L’Association des Etudes sur le Congo a organisé un Colloque International et Interdisciplinaire, placé sous le thème : « Panafricanisme, Démocratie, et Paix durable en Afrique ». Ce colloque dédié au Professeur Georges Nzongala Ntalaja, s’est tenu du vendredi 8 au samedi 9 août 2025, au Centre d’Etudes pour l’Action Sociale (CEPAS), situé dans la commune de la Gombe à Kinshasa.
Au total, 15 panels ont été au menu de cette organisation, tant en présentiel qu’en ligne, et ont réuni un parterre de professeurs, chercheurs ainsi que des écrivains venus de partout à travers le monde.
Le panel 3b a regroupé trois professeurs notamment : John Koombe Mweya de l’Université de Lubumbashi (UNILU); Tumba Tuseku de l’Université de l’Afrique du Sud ; enfin, Félicien Kambamba de l’Université de Kinshasa (UNIKIN). Le dernier a planché sur le thème : «Quand solution devient problème : le cul-de-sac de la démocratie électorale en RDC». Le professeur Félicien Kabamba a souligné l’importance des élections en République Démocratique du Congo comme un pilier de la démocratie, moteur de la gouvernance légitime et un levier pour la paix.
Au cours de son exposé, il a explicité comment le retour du multipartisme en 1990 a vu l’expansion du nombre des partis politiques, qui, à présent dont plus de 900, sans véritable structuration. Malgré plusieurs lois sur les partis et les élections, la RDC peine à organiser des scrutins transparents. Depuis l’avènement du multipartisme, affirme le professeur, la République Démocratique du Congo traverse une transition démocratique marquée par des crises politiques, des conflits armés et des élections controversées. Ce panel animé par le professeur Félicien Kabamba met en lumière le dysfonctionnement d’un processus électoral qui peine à consolider la démocratie.
Il a également partagé son avis sur la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), censée être neutre mais qui est régulièrement remise en cause. ‘’L’indépendance de la CENI est contestée, tout comme la fiabilité du fichier électoral, car, en 2023, elle n’avait pas publié dans son site web la liste définitive des électeurs conformément aux prescrits 8 de la loi électorale’’.
L’institut EBUTELI avait annoncé le coût des cautions électorale allant jusqu’à 1,096 milliards en 2023. Parmi les éléments qui font basculer le pays dans l’incertitude à chaque cycle électoral, il y a la problématique de la recherche d’équilibre entre les coûts et les opportunités d’une démocratie électorale.
‘’Les élections sont souvent marquées par les tensions éthiques et les clivages politiques. Les machines à voter sont parfois détournés par des partis, sapant la confiance dans le processus. Les élections risquent de rester un facteur de crise plutôt qu’un moteur de paix et de développement’’, a-t-il indiqué dans la présentation.
Pour conclure, il a insisté sur le fait que seules des élections crédibles et la bonne gouvernance peuvent contribuer et mener à une paix durable en RDC.