Vendredi 19 décembre 2025, le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense nationale et Anciens Combattants, Me Guy Kabombo Muadiamvita, a reçu dans son cabinet de travail, Monsieur André Flahaut, ancien Ministre fédéral de la Défense du royaume de Belgique, pour une visite de courtoisie.
En séjour dans la capitale Congolaise dans le cadre d'un projet avec la ville de Kinshasa, cet ancien haut fonctionnaire Belge a salué la coopération bilatérale entre la République Démocratique du Congo et la Belgique.
Les deux personnalités ont échangé pendant un long moment à huis-clos. De leurs échanges, rien n’a filtré.
Au sortir de cette entrevue, André Flahaut s'est exprimé en ces termes : " je crois fermement comme ancien Ministre de Défense Belge, qu'il est important de s'inscrire dans un mouvement qui remet à l'ordre du jour, la solidarité entre le RDC et la Belgique, par le partage d'expérience".
Il a, par la même occasion, salué l’accompagnement de la Belgique dans le renforcement de capacités des Forces Armées de la RDC (FARDC), mais également la récente visite du Ministre de Défense et Commerce Extérieur belge Theo Francken.
Ce dimanche 21 décembre 2025, le Secrétaire Général au Budget, Nke Sana Moko Pierrot, a effectué une descente de terrain afin de s’assurer de l’effectivité de la distribution des vivres de fin d’année 2025. Cette opération s’inscrit dans la vision du Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo qui prône le social des congolais.
Ladite vision est mise en œuvre sous la coordination de la Première Ministre, Cheffe du Gouvernement, Judith Suminwa, et sous l’impulsion conjointe du Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget, Adolphe Muzito, et du Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, chef du secteur des agents et fonctionnaires de l’État, suivi d'Elysé Bokumwana Maposo, Vice-Ministre du Budget
A travers cette mission, le Secrétaire général au Budget a voulu palper du doigt le bon déroulement du processus et s’assurer que les vivres parviennent effectivement aux bénéficiaires dans les délais prévus. Cette action, menée avant la date du 25 décembre, a suscité une satisfaction générale auprès des agents et fonctionnaires de l’Etat.
L’itinéraire de cette descente a couvert plusieurs sites stratégiques. Les activités ont débuté au Secrétariat Général du Budget, situé à Royal, immeuble Ubangi, avant de se poursuivre successivement à la DGPPB, à la DGCMP, à la SENAPI, ainsi qu’à la Division urbaine de la Ville de Kinshasa du Budget. La mission s’est clôturée à la Direction Générale, précisément au site de la SOCIMEX à Limete Kingabwa.
Au terme de cette tournée, le constat est positif : l’opération s’est déroulée dans de bonnes conditions, traduisant un succès total et une organisation jugée satisfaisante par les bénéficiaires.
Hier, dimanche 21 décembre 2025, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République, a activement participé, par visioconférence, au sommet ad hoc des Chefs d’Etat et de Gouvernement du Mécanisme Régional de Suivi de l’accord-cadre de la Conférence Internationale sur la Région des Grands-Lacs. Dans un bref moment consacré à son intervention solennelle, le Président Félix Tshisekedi n’a eu aucune réserve pour mettre à nue l’intention manifeste du Rwanda de bafouer tous les efforts diplomatiques engagés pour le rétablissement de la paix dans l’Est de la RDC, y compris pour empêcher la mise en place effective d’un cadre d’intégration économique régionale, considérés, pourtant, comme des axes majeurs de récents accords signés à Washington, sous les auspices du Président américain Donald Trump.
Félix Tshisekedi, Chef de l’Etat, a, dans un langage de fermeté, dénoncé l’escalade des violences dans l’Est du territoire congolais, marquée par l’occupation de la ville d’Uvira, dans le Sud-Kivu, par des éléments de l’armée rwandaise et de leurs supplétifs de l’AFC/M23. Il a, dans son élan du jour, haussé le ton, exigeant des actions strictes contre le Rwanda pour accélérer la libération des villes et cités sous son occupation en RDC. Dans ses propres mots, le Président Félix Tshisekedi a exigé un retrait effectif, complet et sans équivoque des troupes rwandaises de l’ensemble du territoire de la République Démocratique du Congo.
«Le prétendu retrait de l’AFC/M23 d’Uvira ne correspond ni aux faits ni aux observations recueillies sur le terrain. Nos informations établissent que des éléments armés demeurent présents dans la ville et ses environs immédiats, que des positions stratégiques restent occupées et que la population continue d’être exposée à des exactions. Un retrait annoncé, mais ni effectif, ni vérifié, ni suivi du rétablissement de l’autorité des forces régulières, ne saurait être considéré comme un retrait réel. La crédibilité de tout processus de paix repose sur des actes vérifiables, et non sur des déclarations de circonstance. À cet égard, je veux être parfaitement clair : ce que nous attendons, ce n’est ni un redéploiement, ni un déplacement tactique, mais le retrait effectif, complet et sans équivoque des troupes rwandaises de l’ensemble du territoire de la République Démocratique du Congo, conformément aux engagements pris et aux résolutions en vigueur. » a déclaré le Président Félix Tshisekedi lors du sommet, qui a connu la participation des États membres de la CIRGL, de l’UA, de l’UE, des USA, des Nations Unies, des organes de la CIRGL ainsi que de plusieurs Etats invités.
Soucieux de l'amélioration des conditions de vie des militaires et leurs dépendants, l'un des trois axes majeurs de son programme, le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense nationale et Anciens combattants S.E Me Guy Kabombo Muadiamvita, lors de sa récente visite à KALEMIE, chef-lieu de la province du Tanganyika, avait promis une assistance sociale aux blessés de guerre et leurs familles, déplacées de Bukavu et Goma, après les récents affrontements.
Une gibecière remplie des vivres et non vivres, destinée aux besoins primaires de ces blessés de guerre et leurs familles, installés au camp MARIN à Kalemie. Au total de 290 ménages, 60 blessés de guerre, et plus de 150 veuves ont bénéficié de cette assistance sociale, constituée de sacs de semoules et de riz, des viandes de bœuf, des haricots, du sucre, des cartons de boîtes de conserve, de l’huile végétale, des pièces de pagnes pour les dames, des bouteilles de jus, des bâches, des cartons de savons et poudres .
Juste quelques jours après son passage à Kalemie, où le VPM de la défense Me Guy Kabombo Muadiamvita s’était entretenu avec ces blessés de guerre sur leurs conditions de vie, leur situation salariale et leur prise en charge médicale à l’hôpital militaire de référence.
Signalons, par ailleurs, que tous les enfants en âge de scolarité, présents sur le site, ont été identifiés et inscrits dans des écoles environnantes.
Soulignons également que d’autres mesures sociales durables sont envisagées en faveur de tous ces déplacés de l’Est notamment, la construction de nouveaux bâtiments modernes pour améliorer les conditions d’accueil des familles concernées.
La Fondation Maman Célé, FOMAC en sigle, sous la conduite de sa présidente nationale Madame Célestine Futi Bilendo vient de larguer sur le marché d’emplois, 9 Lauréates finalistes en Coupe et couture de la 1ère session de formation 2025 qui a duré 6 mois. La cérémonie de clôture et de remise des brevets a eu lieu, le samedi 13 décembre 2025, sur l’Avenue Yonso n°95, dans la Commune de Bumbu en présence des Inspecteurs provinciaux du Ministère de la Formation Professionnelle, des représentants de sous coordinations CENCONTA, de la municipalité de Bumbu, des apprenants et tant d’autres invités.
Véritable patriote engagée dans le développement de la communauté par la promotion de la jeune fille et de la femme en générale, Madame Célestine Futi Bilendo se dévoue corps et âme, en dépit de ses moyens de bord, pour emboiter le pas à la vision de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, président de la République et Chef de l’Etat dans la valorisation du secteur de la Formation professionnelle, de l’autonomisation et la promotion de la jeune fille et de la femme en générale sans pour autant oublier le garçon pour une inclusion financière dans le domaine de l’entrepreneuriat.
A cet effet, les lauréates de cette première session constituent un produit fini et une valeur ajoutée. Elles ont été bien formées et capables de se prendre en charge en créant leurs propres startups. Car, au terme de leur formation professionnelle, elles ont été soumises à un jury provincial musclé sous le regard admirateur des inspecteurs du Ministère de la Formation professionnelle.
D’après la présidente Célestine Futi, chaque étape franchie était sanctionnée par une évaluation systématique en terme de cotation de chaque tenue, de pré-jury oral et pré-jury pratique.
Les lauréates ont été exhortées de mettre en pratique les techniques apprises et d’user de professionnalisme dans l’exercice de leur travail pour servir de modèle aux générations futures.
Par ailleurs, le palmarès de l’Inspection principale provinciale Kinshasa-Ouest présente les résultats que voici en Coupe et Couture :
Deux ont eu la mention Grande Distinction. Il s’agit de : Kiala Zayadiaku 80%, Mundilu Kadima 80%. Six ont eu la mention Distinction. Il s’agit de : Mafuta Tekadiomona 79%, Lukelo Mvomuanga 78%, Kiese Simakala 76%, Mbaya Mafuta 75%, Oyevo Okasa 74%, Toko Mayuyu 72%. Un seul, avec la mention Satisfaction. Il s’agit de : Makesa Yala 69%.
Cadre légal respecté
Il convient de rappeler que le Centre de Formation Professionnel FOMAC fonctionne en toute légalité avec l’Arrêté Ministériel n°563/CABMINFPM/MIN/AKK/KHB/KMJ/maf/2023 du 11/12/2023. Il était au départ une organisation non gouvernementale (ONG) qui a vu le jour le 26 Décembre 2020, dans la Commune de Ngiri-Ngiri. Il a ouvert ses portes dans la Commune de Bumbu à la date du 13 janvier 2025. Il deviendra partenaire du Ministère de la Formation professionnelle en février 2025, par son adhésion à la Coordination CECONTA. Depuis le mois de mars 2025, le Centre assure la formation des apprenants dont celles de la 1ère session et celles de la 2ème session qui viennent de démarrer leur formation il y a mois.
Madame Célestine Futi lance un appel à toutes les filles et femmes désireuses apprendre les métiers de Coupe et Couture et Esthétique de rejoindre le Centre FOMAC qui assure une bonne formation en vue de les rendre utiles dans la société.
Le Centre fonctionne jusque-là qu’avec des moyens de bord et sa présidente exhorte le gouvernement et toutes les bonnes consciences de leur venir en aide pour continuer d’assurer cette œuvre sociale d’encadrement de cette couche sociale vulnérable.
A Kinshasa, l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en République Démocratique du Congo, Lucy Tamlyn, a tenu à recadrer le débat. Face aux interrogations persistantes sur l’Accord de Washington et la place qu’occuperaient les minerais congolais, la diplomate américaine a affirmé, au cours d’une conférence de presse lundi dernier, qu’il ne s’agit ni d’un marché de dupes ni d’un bradage des ressources stratégiques de la RDC, mais d’un montage d’accords présenté comme un partenariat “gagnant-gagnant”.
“L’accord de Washington comprend plusieurs accords.”
Dans ses précisions, Lucy Tamlyn a d’abord rappelé l’architecture de cet ensemble, qui ne se limite pas à un seul document. Elle a évoqué un volet régional, mais aussi des engagements directs entre Kinshasa et Washington.
“Nous avons d’abord l’accord qui est entre la RDC et le Rwanda, où les États-Unis sont médiateurs. Il y a aussi des accords bilatéraux avec la RDC”, a souligné Lucy Tamlyn.
Le cœur du message américain tient en une formule : les bénéfices seraient partagés. L’ambassadeur insiste sur l’idée d’un équilibre des intérêts, destiné à rassurer l’opinion sur la souveraineté économique de la RDC.
‘’Ces accords ont été négociés pour un partenariat gagnant-gagnant. Il y a des bénéfices pour le côté congolais, ainsi que pour le côté américain.”
Dans un contexte où les minerais critiques tels que cobalt, cuivre, lithium, coltan, se trouvent au centre des rivalités industrielles et géostratégiques, Lucy Tamlyn assume également, sans détour, l’intérêt stratégique des États-Unis.
“Nous avons été clairs au début que nous voulons nous-mêmes avoir une chaîne de production sur des minerais critiques qui sont nécessaires pour nos industries et pour la défense des États-Unis’’, a affirmé la diplomate américaine.
Et de préciser que l’approche américaine s’inscrirait davantage dans la logique des investissements que dans celle d’une extraction sans retour local.
“Nous sommes entrés dans un accord avec la RDC par rapport aux investissements américains ici.”
Au-delà du narratif économique, la sortie médiatique de Lucy Tamlyn a aussi abordé la dimension sécuritaire, particulièrement sensible, liée aux engagements pris à Washington le 4 décembre. L’ambassadeur affirme que les Etats-Unis ont dénoncé les actions constatées sur le terrain et veulent voir le Rwanda respecter les engagements annoncés.
“Nous sommes, comme vous, déçus de la situation. Les Etats-Unis souhaitent que le Rwanda respecte ses engagements pris avec le président Trump à Washington le 4 décembre.”
Dans une tonalité mêlant prudence diplomatique et avertissement, elle annonce une volonté de suivi étroit avec les pays concernés pour traduire les promesses en actes.
“Nous allons également travailler très étroitement avec tous les pays concernés pour que les engagements soient respectés”, a-t-elle insisté.
Interrogée sur les moyens de pression dont disposent les Etats-Unis, Lucy Tamlyn a indiqué que Washington passe au crible l’ensemble de ses leviers, sans toutefois détailler à ce stade une mesure précise.
“Nous sommes en train d’examiner tous les outils possibles : les outils diplomatiques, les sanctions, ainsi que les activités bilatérales et multilatérales pour garantir que les engagements pris soient respectés”.
La diplomate s’est gardée d’annoncer une décision imminente, mais affirme que la réflexion est ouverte et active. “Je ne suis pas en mesure de dire précisément quelles seront les actions que les États-Unis pourront prendre, mais assurez-vous que nous réfléchissons à toutes les options possibles”.
Dans le cadre de ses approches opérationnelles de terrain, Médecins Sans Frontières a organisé hier, mardi 16 décembre 2025, un atelier de renforcement des capacités des journalistes sur la Couverture médiatique des violences sexuelles en temps de guerre. L’activité s’est déroulée dans une atmosphère de convivialité soutenue dans la salle Bosangani de l’Immeuble Waikiki, dans la commune de la Gombe, à Kinshasa.
Dans un contexte de crise sécuritaire croissante dans l’Est de la RDC, marquée par des conséquences humanitaires dramatiques, notamment dans les zones sous occupation, MSF a jugé utile de meubler le champ de sensibilisation. Par cet atelier de Kinshasa, il a été, justement, question, pour l’organisateur, de mobiliser les professionnels des médias en leur offrant des astuces qui puissent favoriser un traitement éthique et responsable des informations relatives aux violences sexuelles.
Compté parmi les intervenants, Hervé Yonkeu a, durant son exposé, abordé une thématique riche qui met en lumière l’importance d’une plume protectrice. Il a préconisé cinq piliers éthiques qui, selon lui, doivent toujours guider le travail d’un journaliste pour un rendement de qualité sur des questions des violences sexuelles. Selon Hervé Yonkeu, est considéré comme étant un journaliste professionnel, celui qui privilégie, avec fidélité, la confidentialité, la dignité, la responsabilité sociale et la discipline morale dans le traitement de ses informations. Hervé Yonkeu a martelé sur le fait que, quelles que soient les circonstances ou contraintes, une survivante mérite toute la protection nécessaire dans le travail des médias. ‘’La manière dont un journaliste couvre les violences sexuelles peut protéger, soit exposer les survivantes. Chaque choix –langage, images, lieu de tournage, questions posées -, a des conséquences directes sur leur sécurité, leur dignité et leur accès aux soins’’, a-t-on démontré, au cours de l’atelier.
Une autre intervenante durant l’activité, c’est Mme Mireille de MSF. Dans son auditoire, elle été pédagogique, délivrant un exposé pointu qui a évacué les zones d’ombre autour de la complexité de la problématique des violences sexuelles. Selon elle, les hommes sont aussi, bien que très rarement, victimes de ce type d’abus. ‘’Les violences sexuelles comprennent de nombreux formes dont notamment le viol, la tentative de viol, les attouchements sexuels, l’exploitation sexuelle, le mariage forcé. Le terme violences sexuelles est donc un concept générique et large’’, a-t-elle expliqué, rappelant différentes contraintes liées à la prise en charge des victimes, comme le manque des infrastructures adéquates et l’insuffisance du personnel. ‘’Dans de nombreuses zones, en particulier rurales ou isolées, les centres de santé sont peu nombreux, éloignés ou ne disposent pas de services spécialisés nécessaires à la prise en charge des violences sexuelles’’, a-t-elle interpellé, dans son exposé, devant les journalistes.
Après la prière de l’Angélus, place Saint-Pierre, Léon XIV a partagé sa préoccupation pour la population de l’Est de la République Démocratique du Congo, après la reprise des combats. Il a également évoqué les béatifications en France et en Espagne ce samedi de plusieurs dizaines de martyrs tués en haine de la foi lors de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre d’Espagne.
«Je suis avec une vive préoccupation la reprise des affrontements dans la partie orientale de la République démocratique du Congo. Alors que j’exprime ma proximité à la population, j’exhorte les parties en conflits à cesser toute forme de violence et à rechercher un dialogue constructif, dans le respect des processus de paix en cours»: Léon XIV est donc revenu sur les récents événements qui ont touché l’Est de la RDC cette semaine.
Angélus: «La prophétie, même enchaînée, reste une voix libre»
Les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, ont repris leur marche en avant au Sud-Kivu, le long de la frontière burundaise, s’emparant mercredi dernier de la ville d’Uvira en dépit de la signature d’un accord de paix signé à Washington sous les auspices des États-Unis entre la RDC et le Rwanda. Le mouvement rebelle contrôle ainsi toute la frontière séparant le Congo du Burundi, un des alliés de Kinshasa, ainsi qu’une agglomération de plusieurs centaines de milliers d’habitants sur les rives du lac Tanganyika, à quelques dizaines de kilomètres à peine de Bujumbura, la principale ville du Burundi.
Cette nouvelle offensive a provoqué la colère de l’administration américaine, engagée dans ce processus de paix qui apparait caduc. «Les actions du Rwanda dans l'est de la RDC constituent une violation claire des accords de Washington signés par le président Trump. Et les États-Unis prendront des mesures pour garantir le respect des engagements pris envers le président», a ainsi écrit samedi le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, sur X. L'ambassadeur américain à l'ONU avait accusé vendredi Kigali de mener la région vers la «guerre», notamment avec le Burundi, qui avait déployé 18.000 hommes en RDC en soutien de Kinshasa, et dont une partie du contingent se trouve encore dans le pays. Le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU a également mis en garde vendredi contre la menace d'un «embrasement» de la région des Grands Lacs.
Camp Luka a vibré, le samedi 13 décembre 2025, au rythme d’un grand rendez-vous politique et citoyen. Dans une salle archicomble, le Ministre des Droits humains, Me Samuel Mbemba Kabuya, a échangé avec la population de plusieurs quartiers de la commune de Ngaliema, dans une ambiance à la fois attentive, engagée et visiblement acquise au message du jour.
Meilleur élu de la Lukunga lors des législatives de 2023, l’orateur a saisi l’occasion pour rappeler ce qu’il présente comme un tournant historique pour Camp Luka : la fin progressive de l’enclavement et l’arrivée d’infrastructures de base longtemps attendues. Au centre de son propos, le Président de la République, Félix Tshisekedi, crédité des actions concrètes qui ont, selon lui, changé le visage du quartier : construction des routes, électrification, desserte en eau potable.
Camp Luka, d’un quartier oublié à une cité convoitée
Dans un ton direct, Me Samuel Mbemba a décrit un Camp Luka autrefois marginalisé et traité avec mépris, avant de souligner une nouvelle réalité : aujourd’hui, le quartier attire l’attention et suscite des intérêts. Pour étayer ce changement, il a insisté sur un fait symbolique qu’il juge déterminant : Félix Tshisekedi serait, depuis la création du quartier, le seul Chef de l’État à avoir foulé le sol de Camp Luka et pas une seule fois, mais à trois reprises.
Un rappel qui, dans sa logique, n’est pas anodin : il sert de base à son appel à la reconnaissance et à la fidélité politique envers le Chef de l’Etat, présenté comme l’artisan de cette “réhabilitation” du quartier.
“Cette parcelle n’est pas à vendre”
Le thème central de la rencontre, annoncé et martelé, a donné sa tonalité à l’échange : “Cette parcelle n’est pas à vendre.” S’adressant aux chefs des quartiers, chefs des rues et courtiers de Camp Luka et environs, le Ministre a mis en garde contre ce qu’il considère comme une future ruée politique et des tentatives de récupération.
Dans un discours imagé, il a comparé le quartier à une personne qui, une fois “remise debout” par un investissement, attire soudain des prétendants, y compris des opportunistes. Traduction politique : la modernisation de Camp Luka, si elle fait naître la fierté, doit aussi réveiller la vigilance.
Et de prévenir, en substance : lorsque viendront d’autres acteurs, il ne faudra pas céder à la “mémoire courte”. La ligne est claire : rester attaché à celui qui, selon lui, a permis la transformation visible du quartier
Un geste social pour clôturer
Joignant l’utile à l’agréable, Me Samuel Mbemba a également posé un acte à caractère social. Dans sa posture de philanthrope, il a remis des présents à ses hôtes pagnes et enveloppe afin de contribuer à une meilleure célébration des fêtes de fin d’année. Un geste présenté comme une marque de reconnaissance pour le soutien dont il bénéficie dans son parcours politique.
Au-delà du décor, la rencontre de Camp Luka s’apparente à une séquence de mobilisation en plein ancrage local : d’un côté, un bilan attribué à l’action présidentielle ; de l’autre, un mot d’ordre de fidélité, de vigilance et de cohésion communautaire autour d’un quartier qui, désormais, compte.
Les travaux de construction d’une usine agroalimentaire ont été officiellement lancés le samedi 13 décembre dans la cité sainte de Nkamba, au Kongo Central. La cérémonie de pose de la première pierre s’est déroulée en présence de plusieurs autorités politico-administratives nationales et provinciales, marquant une étape majeure pour le développement industriel de la province.
L’activité socio culturel a été présidé par Son Excellence Djos Luyeye Ndokolo, ministre provinciale en charge des Finances et de l’Industrie du Kongo Central, aux côtés de Son Excellence Kalumba Mwana Ngongo, ministre national faisant l'intérim de l’Industrie. Les deux autorités ont procédé au lancement officiel des travaux en qualité d’autorités politiques, soulignant l’importance stratégique de ce projet pour l’industrialisation de la région.
Ce projet d’envergure est initié par les fidèles de l’Église kimbanguiste, qui ambitionnent de doter la province d’une infrastructure agroalimentaire moderne, capable de transformer localement les produits agricoles et de renforcer la chaîne de valeur nationale.
Dans son intervention, le ministre provincial Djos Luyeye a salué une initiative qu’il a qualifiée de projet industriel ambitieux, aligné sur la vision du gouvernement visant à promouvoir la transformation locale, la création d’emplois et la réduction de la dépendance aux importations alimentaires.
De son côté, le ministre national de l’Industrie, Kalumba Mwana Ngongo, a réaffirmé l’engagement du gouvernement central à accompagner les projets industriels structurants, particulièrement ceux qui contribuent à la sécurité alimentaire, au développement économique et à la modernisation du tissu industriel congolais.
Une fois opérationnelle, cette usine agroalimentaire aura un impact significatif sur la communauté kimbanguiste, la province du Kongo Central et la ville-province de Kinshasa. Elle devrait notamment favoriser la création d’emplois locaux, stimuler la production agricole, améliorer la disponibilité des produits alimentaires transformés et renforcer la résilience économique de la région.
Le lancement de ces travaux à Nkamba symbolise ainsi une avancée concrète vers une industrialisation inclusive, portée par des initiatives locales et soutenue par les autorités nationales et provinciales.