La Communauté Internationale accuse des signes de lassitude après un peu plus de trois décennies d’instabilité de l’Est congolais. Aux côtés des sanctions à l’encontre du régime rwandais et du leadership de l’AFC/M23, l’Union européenne appuie l’armée congolaise en renforcement des capacités des FARDC dans l’exécution de leurs missions essentielles. Il s’agit de la protection des populations civiles et la consolidation de l’autorité de l’État.
Pour ce faire, l’Union européenne a approuvé une nouvelle mesure d’appui à hauteur de 10 millions d’euros destiné aux Forces armées de la République démocratique du Congo dans le cadre de la Facilité européenne pour la paix. Cette décision a été officialisée par le Conseil de l’UE.
Ce financement complémentaire permettra de doter les FARDC en équipements militaires non létaux, adaptés aux besoins opérationnels des unités engagées sur le terrain. Il s’agit de la deuxième intervention du genre en faveur de l’armée congolaise : la première, adoptée en 2023, ciblait la 31ᵉ brigade de réaction rapide basée à Kindu. Avec cette nouvelle enveloppe, l’assistance globale de l’Union européenne atteint désormais 30 millions d’euros.
L’appui européen portera sur des outils destinés à améliorer le commandement et le contrôle des opérations, les conditions de déploiement, la prise en charge médicale, ainsi que l’équipement pour les patrouilles de surveillance sur les frontières fluviales. Les premières dotations sont prévues avant la fin de l’année 2026.
Le Conseil souligne par ailleurs que cette initiative témoigne de l’engagement continu de l’UE dans la réforme du secteur de la sécurité en RDC. Elle s’inscrit dans un cadre global qui associe plusieurs leviers d’intervention, y compris l’aide au développement, pour soutenir le processus de paix dans le pays.
Le Président de la République Démocratique du Congo a rencontré hier à Luanda, en marge du 7ème Sommet Union Africaine–Union Européenne, son homologue sénégalais, Bassirou Diomaye Faye. Les deux Chefs d’État ont échangé sur le renforcement de la coopération bilatérale entre Kinshasa et Dakar, la consolidation des liens d’amitié entre leurs peuples respectifs, ainsi que sur les défis majeurs auxquels l’Afrique est confrontée, notamment sur les plans sécuritaire, économique et institutionnel.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des consultations politiques en cours entre dirigeants africains présents à Luanda pour ce sommet UA-UE, qui se déroule sur deux jours.
En attendant, le Président Félix Tshisekedi est attendu pour intervenir lors de la première session thématique du sommet, consacrée à la paix, la sécurité, la gouvernance et le multilatéralisme.
Pendant deux jours, les Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine et de l’Union européenne vont orienter leurs réflexions sur le renforcement de la paix, de la stabilité, de l’intégration économique et du commerce intercontinental, tout en répondant aux défis contemporains tels que la transition écologique, la transformation numérique et le rôle croissant de l’Afrique sur la scène mondiale.
Plusieurs allocutions sont attendues pendant la cérémonie d’ouverture notamment, celle du Président angolais João Lourenço, Président de l’UA et hôte du Sommet, celle du Président du Conseil européen ainsi que le discours du Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guterres.
Le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo devrait aussi s’exprimer au cours de la première session thématique « Paix, sécurité, gouvernance et multilatéralisme » programmée ce lundi en milieu d’après-midi.
Le Sommet de Luanda envisage les modalités de relance de la relation Europe-Afrique. Il s’agit d’un partenariat de près de 25 ans visant à tracer les grandes lignes d’une coopération renforcée pour la prochaine décennie. Il devrait aboutir à une Déclaration de principes du Droit international.
Un incendie majeur a ravagé une partie des entrepôts centraux de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) à Kinshasa, dans la commune de Limete, dans la nuit du mercredi 20 novembre 2025. Fort heureusement, aucune perte en vie humaine ni aucun blessé ne sont à déplorer, l'incident a causé plutôt d'importants dégâts matériels. Selon le communiqué officiel de l'institution, des milliers de batteries au lithium destinées aux dispositifs électroniques de vote (DEV) ainsi que d'autres équipements logistiques essentiels ont été consumés par les flammes. L'origine du feu a été localisée dans la salle de stockage de ces mêmes batteries. La CENI souligne que la prompte réaction de ses équipes et des services de secours a permis de maîtriser le sinistre et de préserver une partie significative du matériel.
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
COMMISSION ELECTORALE NATIONALE INDEPENDANTE
CENI
COMMUNIQUE DE PRESSE N°014/CENI/2025
La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) porte à la connaissance de l'opinion publique qu'un incendie s'est déclaré, le mercredi 20 novembre 2025, dans une partie de ses Entrepôts Centraux situés au n° 3075 de l'avenue des Entrepôts, au quartier Kingabwa dans la commune de Limete à Kinshasa.
Aucun décès ni blessé n'a été enregistré à la suite de cet incident. Cependant, des pertes matérielles été constatées. L'incendie a entraîné la destruction de plusieurs équipements parmi lesquels :
- 3773 batteries en lithium des dispositifs électroniques de vote (DEV) datant de 2018,
- 17476 batteries en lithium des DEV datant de 2022 & 2023,
- 1778 panneaux solaires,
- 672 imperméables appartenant à la Base Centrale de Recensement (BCR) de l'Institut National de la Statistique (INS),
- 96 batteries ISO appartenant à la BCR/INS,
- 1360 écritoires appartenant à la BCR/INS,
- 771 casques moto appartenant à la BCR/INS,
- 410 rétroviseurs moto appartenant à la BCR/INS,
- 1606 paires de bottes,
- 1610 tentes de campagne.
Les premières investigations ont permis d'identifier l'origine de l'incendie, localisée dans la salle de stockage des batteries en lithium.
La vigilance et la réactivité des logisticiens et l'application des mesures de sécurité ont eu pour effet de limiter considérablement l'ampleur des dégâts matériels causés par l'incendie. Leur action a permis de préserver une partie significative des équipements stockés dans l'entrepôt, réduisant ainsi les pertes et contribuant au rétablissement rapide de la sécurité sur le site.
Par ailleurs, la mobilisation rapide des autorités de la ville de Kinshasa, l'appui des équipes de sapeurs-pompiers de SEP CONGO, CONGO FUTUR, MODERN CONTRUCTION, ANGEL COSMETIC et la promptitude des équipes techniques constituées du personnel de la CENI ont joué un rôle déterminant dans l'extinction de l'incendie.
En ce mois de novembre 2025, Son Excellence le Professeur Emile Ngoy, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République Démocratique du Congo en France, a reçu à Paris, une délégation d’experts du secteur public congolais en mission officielle. Cette délégation, conduite par Son Excellence Monsieur Guylain Nyembo, Ministre d’Etat, Ministre du Plan, séjourne en France afin de présenter le cadre général des investissements en République Démocratique du Congo.
Au cours de cette rencontre, les échanges ont mis en lumière : le rôle stratégique des institutions publiques dans la création d’un environnement économique attractif et sécurisé, l’importance de la collaboration entre le secteur public et le secteur privé pour renforcer la transparence, la compétitivité et la mutualisation des expériences, les opportunités émergentes offertes par la RDC dans plusieurs filières prioritaires, notamment les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, les mines et les technologies. L’Ambassadeur et le Ministre ont réaffirmé leur engagement commun à renforcer les partenariats internationaux et à promouvoir une image dynamique et ambitieuse de la RDC auprès des investisseurs présents en France et en Europe.
Le séjour de Son Excellence le Ministre du Plan a été rythmé par plusieurs moments forts, à commencer par sa participation au forum « Ambition Africa 2025 », organisé par Business France sous le haut patronage du Président Emmanuel Macron, les 18 et 19 novembre à Bercy. Le ministre y a présenté la vision de développement de la RDC à travers le Plan National Stratégique de Développement (PNSD 2024-2028), ainsi que plusieurs projets structurants, dont le Projet Vert Kindu-Kinshasa et le Grand Inga. Il a notamment plaidé pour un renforcement rapide des partenariats responsables et durables entre l’Afrique, l’Europe et la RDC. En symbole de cette présence congolaise, la Tour Eiffel a, durant ces deux jours, flotté aux couleurs du drapeau congolais.
Le 21 novembre 2025, le Salon Hoche à Paris 8ᵉ a accueilli, avec le soutien de Business France, le forum « Invest in DRC ». L’événement a permis au Ministre d’État, Ministre du Plan, Guylain Nyembo, d’exposer aux investisseurs français et au président du CIAN la stratégie économique de la RDC, appuyée par le PNSD 2024-2028, les réformes visant à améliorer le climat des affaires et les priorités sectorielles : énergie verte, hydrogène, mines, agro-industrie, digitalisation et infrastructures. Les agences publiques telles que l’ARCA, la DGCDI, SEGUCE, AZES, le CEEC, l’ANSER, la SNEL, l’ACGT et l’UC-PPP ont présenté leurs projets phares.
En marge du forum, l’Ambassadeur de la RDC en France, le Professeur Émile Ngoy, a réuni le ministre d’Etat, Ministre du Plan et les élus français d’origine congolaise du CEFOCK, poursuivant ainsi sa tradition d’accueil et de mise en réseau des autorités congolaises.
Le 22 novembre, toujours aux Salons Hoche, la Directrice générale de l’ANAPI, Madame Rachel Pungu Luamba, a organisé avec l’Ambassade de la RDC un forum consacré à la diaspora congolaise, la plus importante d’Europe. Intitulée « Rencontre d’affaires avec la diaspora congolaise », cette initiative visait à présenter les missions de l’Agence nationale pour la promotion des investissements et les dispositifs d’accompagnement offerts aux entrepreneurs désireux d’investir en RDC. Là encore, les organismes publics (ARCA, DGCDI, SEGUCE, AZES, CEEC, ANSER, SNEL, ACGT, UC-PPP) ont exposé leurs projets prioritaires et leurs rôles respectifs.
La rencontre s’est clôturée par une intervention de l’Ambassadeur Émile Ngoy, qui a salué la participation du public et exprimé son souhait de voir cet événement reconduit. Il a également rendu hommage aux élus français d’origine congolaise pour leur attachement à la RDC, qu’ils continuent de représenter et de valoriser au-delà des frontières.
Dans une intervention qui sonne comme un véritable plaidoyer pour la justice sociale, le Ministre des Droits humains, Me Samuel Mbemba Kabuya, a lancé le samedi 22 novembre 2025 un double message fort à l'endroit des employeurs et des travailleurs congolais. D'une part, une recommandation ferme pour le paiement ponctuel des salaires et avantages de fin d'année ; d'autre part, l'annonce d'un programme inédit d'écoute et de médiation qui débutera dès le 6 janvier 2026. Une offensive en deux temps pour garantir le respect de la dignité humaine en milieu professionnel.
A l'approche des fêtes de Noël et du Nouvel An, une période traditionnellement marquée par des dépenses familiales importantes, le Ministre des Droits humains a pris les devants pour prévenir les tensions sociales et garantir que chaque travailleur puisse célébrer dignement. Dans sa communication, Me Samuel Mbemba Kabuya a exhorté chaque employeur, du secteur public comme privé, à faire preuve de responsabilité.
"A l'approche des festivités de Noël et du Nouvel An, le Ministre des Droits humains recommande à chaque employeur de prendre les dispositions nécessaires pour payer en temps utile les salaires et tous les avantages auxquels les travailleurs ont droit à la fin de l'année afin de permettre à ceux-ci de fêter dans le respect de leurs droits fondamentaux et de la dignité humaine," a-t-il déclaré avec fermeté.
Pour donner tout son poids à sa recommandation, le Ministre a solidement ancré son propos dans le marbre de la loi, rappelant les obligations claires qui incombent aux employeurs. Il a spécifiquement cité l'article 7, alinéa h, du Code congolais du travail, qui définit la rémunération de manière exhaustive.
"Conformément au Code congolais du travail, les travailleurs ont droit à la rémunération", a-t-il martelé, avant de détailler ce que ce droit recouvre : "Il en est ainsi notamment du salaire ou traitement, des commissions, de l’indemnité de vie chère, des primes, de la participation aux bénéfices, des sommes versées à titre de gratification ou de mois complémentaires, des sommes versées pour prestations supplémentaires, de la valeur des avantages en nature, de l'allocation de congé ou de l'indemnité compensatoire de congé, des sommes payées par l'employeur pendant l'incapacité de travail et pendant la période précédant et suivant l'accouchement".
Ce rappel détaillé vise à ne laisser aucune place à l'ambiguïté : le paiement de fin d'année n'est pas une faveur, mais une obligation légale et un droit fondamental.
La porte du Ministère ouverte aux travailleurs
Me Samuel Mbemba Kabuya a annoncé une initiative d'une portée considérable. A compter du mardi 6 janvier 2026, il institutionnalise une journée d'audience hebdomadaire dédiée aux travailleurs.
"Dès le 06 janvier 2026, il recevra, chaque mardi, les travailleurs congolais ayant des dénonciations à faire par rapport à leurs droits violés", précise sa communication. Cette mesure offre un canal direct et de haut niveau pour les employés qui se sentent lésés, exploités ou dont les droits fondamentaux sont bafoués par leurs employeurs.
Le Ministre promet une action concrète. Il s'engage personnellement à "organiser la médiation entre les employeurs et les travailleurs en situation de conflits liés aux droits fondamentaux de ces derniers". Cette démarche de médiation institutionnelle vise à résoudre les conflits à l'amiable lorsque c'est possible, mais aussi à mettre la pression nécessaire pour que justice soit rendue, restaurant ainsi un climat de confiance et de respect mutuel dans le monde du travail.
Cette double initiative du Ministre des Droits humains est un signal puissant. Elle réaffirme que la dignité du travailleur est une composante non négociable des droits humains et que l'État, à travers son ministère, entend jouer pleinement son rôle de régulateur et de protecteur.
(Par Jeanne Lagarde, Chargée de plaidoyer Afrique subsaharienne de RSF)
La République démocratique du Congo (RDC) a chuté de 10 places par rapport à l'année dernière dans le Classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF) en 2025 et occupe désormais la 133 place sur 180 pays et territoires. En cause, la guerre qui sévit à l'est du pays depuis plusieurs années, notamment depuis la prise de la ville de Goma, en janvier 2025, par les rebelles du M23 soutenus par l'armée rwandaise.
L'année 2025 a été particulièrement terrible pour les journalistes du Nord et du Sud-Kivu. Dès le mois de janvier, un directeur de radio communautaire s’inquiétait : Nous ne savons plus quoi faire pour échapper aux bombes qui sont en train de tomber sur les civils. Les journalistes sont ciblés pour leur travail d’information : assassinats, enlèvements, arrestations arbitraires, détentions, agressions, pillages et fermetures de radios communautaires par dizaines, vol de matériel, menaces directes….
Ces atteintes sont accompagnées de leur lot de conséquences. Les radios communautaires, vecteurs d'information de proximité essentiels, sont réduites au silence et reprennent difficilement. Une majorité de journalistes sont contraints de fuir, d'entrer dans la clandestinité et d'abandonner leur travail, laissant un désert informationnel derrière eux. L'autocensure s'installe. En un mot, l'accès à l'information est gravement compromis. Et, alors que la situation exige plus de rigueur que jamais dans le traitement de l'information, il faut aussi composer avec d'autres enjeux. Parmi eux, le contrôle de l'information par les parties prenantes de la guerre : dans les territoires occupés, le M23 interdit de relayer certains médias basés dans la capitale Kinshasa, impose des directives et des éléments de langage, menace les journalistes quand il n'essaie pas de les recruter en tant que communicants. De son côté, le Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication (CSAC), censé être le garant de la liberté de la presse, multiplie les décisions restrictives et la censure.
Alors que la presse est prise en étau entre les violences et injonctions des rebelles du M23 et les menaces des autorités étatiques, que l'insécurité est omniprésente et que les infrastructures nécessaires à la transmission de l’information sont perturbées, vers qui s'informer ? Et comment continuer à le faire ? Ce rapport restitue un travail de recherche et de recueil de témoignages mené par les équipes de Journaliste en danger (JED), partenaire de RSF depuis plusieurs années. Il dresse de manière méticuleuse et à travers plusieurs témoignages un tableau alarmant de la situation des médias et des journalistes à l’est de la RDC depuis la prise de Goma en janvier 2025, et met en lumière la vulnérabilité des professionnels des médias, dont le travail est plus essentiel que jamais.
Il rappelle, enfin, une nécessité trop souvent oubliée : toute solution à cette grave crise doit absolument prendre en compte la protection et le respect du droit à l’information. Ce dernier ne peut être assuré qu'en cessant d'attaquer ou de mettre en danger les journalistes
Depuis Genève, en Suisse, où il séjourne, dans le cadre d’une mission officielle stratégique, Patrick Muyaya Katembwe, Ministre de la Communication et médias, a accepté de s’exprimer sur la situation actuelle du pays, lors d’une interview accordée à Bienvenu Bakumania, DG de l’ACP, et Willy Kalengayi, DG de Géopolis.
Durant cet entretien exclusif, le Porte-parole du Gouvernement a apporté un éclairage complet sur les efforts engagés pour la restauration de la paix dans l’Est de la RDC ainsi que sur l’évolution des processus de Doha et Washington, où Kinshasa est en pourparlers respectivement avec le M23 et le Rwanda pour résoudre durablement la crise qui dure depuis plus de trois décennies. Dans sa communication, le Ministre Patrick Muyaya Katembwe a réaffirmé la détermination du Gouvernement congolais, sous le leadership du Président Félix Tshisekedi, à défendre jusqu’au bout la souveraineté et l’étendue du territoire national, appelant à la plus grande vigilance populaire face à toute manipulation.
‘’Il y a trop d’agitation. Il ne faut pas tromper le peuple de Dieu. Nous sommes un Gouvernement. Nous n’allons pas nous mettre dans un jeu de ping-pong avec ceux qui sont appelés à disparaitre. Il ne faut pas vous faire des illusions sur la finalité des discussions. Ils vont surement trouver autre chose. Sur la forme actuelle, ils n’existeront plus. C’est cela la vérité qu’ils ne veulent pas admettre. Toute cette agitation et tous ces mensonges qui ne reflètent en rien l’esprit des discussions, s’inscrivent dans une seule volonté, celle de justifier leur existence et penser entretenir une certaine clientèle. L’Accord de Washington fixe le cadre. Au chapitre de l’intégration, tout est clair. On parle de l’intégration au cas par cas. Dans la gymnastique du rôle entre père et fils, le père renie les liens avec son fils. Et vis-versa. Mais, nous savons tous la réalité, les facilitateurs savent que le fils n’aurait jamais existé sans le père. Aujourd’hui, dans tout ce qui sera conclu, il ne faut pas rêver. Le processus est certes complexe. Mais nous nous sommes mis d’accord sur huit points. Il y a des principes. Lorsque vous regardez les dispositifs de l’Accord-cadre de Doha, on parle de Washington, la Constitution. Ce n’est pas aisé de penser qu’on peut dérouter le peuple lorsque l’on sait les soubassements de discussions que nous avons. Pour nous, comme Gouvernement, la première urgence est humanitaire parce que nous avons en face de nous des gens qui donnent la mort’’, a clarifié, dans sa communication, le Ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya Katembwe.
Aimé Boji Sangara, Président de l’Assemblée nationale de la RDC, a reçu, lundi 24 novembre 2025, l’Ambassadeur plénipotentiaire de la République française en République démocratique du Congo, Rémi Maréchaux. La rencontre, qui a eu lieu au Palais du Peuple, s’inscrit dans le cadre des échanges institutionnels réguliers entre les deux pays et marquait la présentation des civilités au nouveau Président de la Chambre basse du Parlement congolais.
Elle s’est également déroulée dans un contexte où le Parlement accompagne activement la diplomatie engagée par le Chef de l’État, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en faveur du renforcement des partenariats stratégiques de la RDC.
Au cours de l’entretien, les deux personnalités ont abordé les perspectives de coopération parlementaire entre la RDC et la France. L’ambassadeur Maréchaux a mis en avant la vitalité du Groupe d’amitié parlementaire RDC–France, particulièrement actif dans la promotion des échanges législatifs, des missions d’étude et du partage d’expériences entre députés des deux pays. Il a également rappelé la présence, au sein de l’Assemblée nationale française, de députés d’origine congolaise, un facteur renforçant davantage les liens historiques, culturels et humains entre les deux peuples.
Le diplomate français a exprimé le souhait de voir les deux Parlements approfondir leur collaboration à travers des programmes conjoints, des rencontres thématiques et diverses initiatives destinées à soutenir la gouvernance démocratique et le développement institutionnel. Il a insisté sur l’importance d’un dialogue régulier entre institutions représentatives, notamment autour des questions de législation, de contrôle parlementaire, de diplomatie parlementaire et de développement durable. Pour sa part, le Président Aimé Boji Sangara a salué cette démarche et réaffirmé la disponibilité de l’Assemblée nationale à travailler en étroite synergie avec l’ensemble des partenaires internationaux de la RDC. Il a rappelé le rôle central du Parlement dans la consolidation de la démocratie congolaise et s’est dit disposé à encourager toutes les initiatives visant à renforcer les capacités institutionnelles de la Chambre basse.
À l’issue de l’audience, l’ambassadeur Rémi Maréchaux s’est déclaré «chaleureusement reçu» par le Président de l’Assemblée nationale et a exprimé sa confiance quant à l’avenir des relations entre les deux institutions.
C’est hier, lundi 24 novembre 2025, que Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République, a participé à Luanda, en Angola, au 7ème Sommet des Chefs d’État et de gouvernement Union européenne - Union africaine (AU-EU Summit), organisé sous le thème « Promouvoir la paix et la prospérité grâce à un multilatéralisme effectif ».
Au cours de la cérémonie d’ouverture, les dirigeants européens et africains ont vanté le partenariat entre les deux continents établis en 2000 en Egypte. Tous ont plaidé pour un renforcement de ce partenariat. Le Chef de l’Etat s’est exprimé devant ses pairs d’Afrique et d’Europe dans le groupe thématique « Paix, sécurité, gouvernance et multilatéralisme ». Dans son discours, il leur a demandé de faire le bilan des 25 ans du partenariat Europe - Afrique établi depuis Le Caire, en Égypte. « Ce sommet est un moment de bilan pour examiner avec lucidité ce que notre partenariat a réellement changé dans la vie de nos peuples ; un moment de vérité pour reconnaître ce qui doit être corrigé, repensé, parfois refondé ; un moment de projection pour tracer, ensemble, les contours d’un partenariat plus robuste, plus équilibré, et résolument tourné vers l’avenir », a dit en substance le Président Félix Tshisekedi.
«Si nous voulons parler de prospérité, de mobilité, de commerce et d’investissement, nous devons d’abord regarder en face la réalité qui frappe encore trop de régions de notre continent : la paix et la sécurité y sont devenues des urgences vitales », a indiqué le Chef de l’État. « Les principes qui fondent notre ordre continental, à savoir : le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États, la non-ingérence et le non-recours à la force, sont aujourd’hui mis à rude épreuve. La République Démocratique du Congo en est malheureusement un exemple douloureux », a-t-il rajouté. Toutefois, le Président de la République soutient le multilatéralisme qui veut un respect égal des règles internationales, une coopération fondée sur la transparence et une solidarité authentique qui n’abandonne aucun peuple à son sort lorsque ses droits fondamentaux sont bafoués.
Par ailleurs, le Président Tshisekedi a déclaré : « tant que des populations entières resteront exposées aux massacres, aux violences sexuelles, aux déplacements forcés et à l’insécurité permanente, nous ne pourrons ni parler sereinement de prospérité, ni parler de mobilité humaine maîtrisée. Aucun agenda économique, aucun projet migratoire ne peut être durable s’il ignore les drames humains qui en constituent le terreau ».
Le Chef de l’État a souhaité que ce 7ème Sommet Union africaine – Union européenne de Luanda soit le sommet du passage à l’action ; « celui où notre partenariat, déjà vieux d’un quart de siècle, assume pleinement sa maturité en plaçant la paix, la dignité humaine et la prospérité partagée au cœur de notre projet commun ».
Dans un message envoyé à madame le Bourgmestre a.i de la Commune de Fungurume, l'honorable Aline Makano Tshilombo, ce samedi 8 novembre 2025, le Journaliste et écrivain, Christy Ilunga, lui a témoigné sa sympathie et son soutien dans l’exercice de ses fonctions tout en lui accordant également son pardon au regard de tous les événements malheureux qui ont secoué sa vie entre les mois de juin et juillet de l’année en cours. Une reprise de contact à travers une paix de brave pour une cause commune : la construction d’un Congo fort, uni et prospère ! Ci-dessous, l’intégralité de son message.
Message de l’Écrivain Christy Ilunga et Journaliste adressé à l'honorable Aline Makano Tshilombo, Bourgmestre A.I de Fungurume.
Madame le Bourgmestre A.I de la commune de Fungurume,
Je tiens par le présent acte à vous transmettre ce présent courrier pour vous témoigner ma sympathie et mon soutien dans l'exercice de vos fonctions. Et surtout, pour vous accorder mon pardon.
Me trouvant actuellement à Kinshasa, Capitale de la RDC où je me suis refugié depuis le mois de Juillet dernier après les événements malheureux qui ont secoué et décimé ma vie, en me rendant fragile et épuisé. En bon chrétien épris d'un esprit de paix et, doté de la capacité de reconnaître les imperfections humaines, j'exprime ma profonde affliction par rapport à tout ce que l'on a vécu. Je vous pardonne.
J'ai profondément réfléchi sur le sens élevé de l'épître de Matthieu 6:14, et, je me suis décidé de briser le silence. Bien que vous m'aviez bloqué sur WhatsApp pendant plus d'une année, et qu'aujourd'hui, vous avez décidé de bon gré sans que je vous le demande de débloquer mon numéro +243832000053; et, "j'avoue haut et fort que je vous accorde mon indulgence de tout cœur dans le but de favoriser la paix, l'Unité et la concorde". Me débloquer sur WhatsApp est un geste d'humilité et de grandeur posé par une représentante du Chef de l’État que vous êtes. Le Journaliste et Écrivain Christy Ilunga qui s’opposait à votre gestion pour des raisons bien connues et qui a été enlevé, lynché et réduit à rien démontre clairement que vous voulez que nous restaurions nos bonnes bases en cherchant la paix et la concorde.
Par votre geste évoqué ci-haut, J'ai compris que seul l'amour, l'unité et la paix peuvent bâtir une nation. Quoi que nous fassions, rien ne peut être fait si nous n'avons pas l'amour entre nous.
J'ai brisé le silence pas pour plaire aux gens mais pour honorer mon Dieu Jah et restaurer nos relations bien que je vis loin de Fungurume. Encore une fois je vous pardonne.
En outre, je considère les événements de Juin et Juillet qui ont submergé ma vie à Fungurume comme un tremplin. Ils m'ont servi de leçons et j’ai payé le prix.
Honorable Aline Makano Tshilombo Bourgmestre A.I de Fungurume, rien ne peut être fait sans la paix ni l'amour, j'insiste. Vous aviez décidé de rétablir nos liens indirectement mais moi je vous dis que je vous ai pardonné.
Sans être forcé ni intimidé par qui que ce soit pour faire la paix avec vous, je tiens à vous rassurer que puisque Dieu veut que vous soyez là où vous êtes actuellement (votre poste de Bourgmestre A.I de Fungurume).
Mettons de côté tout ce qui nous divise!
Unissons-nous pour une cause commune (la construction d’un Congo fort, uni et prospère)!
Rassurez-vous de mon soutien pendant le reste de votre mandat !