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Littoral Banana-Moanda : une riposte efficace contre l’érosion côtière est en marche

Le littoral congolais entre Banana et Moanda, longtemps fragilisé par les assauts de l’érosion côtière, connaît aujourd’hui une transformation majeure. Le tronçon de la RN1, qui relie ces deux zones stratégiques et donne accès au port en eaux profondes de Banana, bénéficie actuellement de travaux intensifs pour contrer la dégradation de ses infrastructures.

Porté par la collaboration entre la Mission Mixte de Contrôle et de Surveillance et l’entreprise GGPI, le projet affiche des résultats prometteurs. Jadis endommagée par les vagues de l’Atlantique, cette route vitale est en pleine modernisation et sécurisation.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 

- 3 200 mètres de perré maçonné sont déjà réalisés à 100 % (entre PK1+000 et PK4+200) ; 

- 1 400 mètres de mur de soutènement en béton armé, sur la portion PK4+200 à PK5+600, sont réalisés à 64,35 %

Sous supervision continue, les travaux avancent avec rigueur, garantissant qualité et durabilité. La livraison complète du mur en béton est attendue pour janvier 2026.

Ce chantier ne se limite pas à une simple intervention technique : il s’inscrit dans une vision plus large de préservation du littoral, sécurisation des infrastructures stratégiques et amélioration de la connectivité régionale, en particulier vers le port en eaux profondes, un levier clé pour l’économie nationale.

Le littoral Banana-Moanda, autrefois menacé, devient aujourd’hui un symbole de résilience et de planification durable.

Jules Aubin Thamba

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Prévention de l'extrémisme violent, RDC : Jacquemain Shabani lance les Conversations nationales et place la gouvernance locale au cœur de la riposte !

C’est un signal fort qu’envoie le Gouvernement de la République Démocratique du Congo dans sa lutte contre les forces déstabilisatrices. Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo, a officiellement lancé, le lundi 3 novembre 2025 à Kinshasa, les Conversations nationales sur la gouvernance provinciale et locale pour la prévention de l’extrémisme violent. Ces assises de quatre jours, qui se tiennent jusqu’au 6 novembre, marquent un tournant stratégique majeur : passer d’une approche purement réactive à une politique proactive de prévention, ancrée dans la bonne gouvernance et la participation citoyenne.

Organisé sous le haut patronage du Gouvernement central, cet événement d'importance capitale est le fruit d'une collaboration étroite avec des partenaires de premier plan notamment, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le Secrétariat National pour le Renforcement des Capacités (SENAREC). L'initiative cible directement les zones les plus affectées par les conflits et les tensions. Onze provinces sont au cœur de ces discussions : l'Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Maniema, le Tanganyika, le Kasaï, le Kasaï Central, le Mai-Ndombe, le Kwango, le Kwilu et la ville-province de Kinshasa.

L'objectif est de réunir l'ensemble des forces vives de la Nation : acteurs nationaux et provinciaux, partenaires techniques et financiers, société civile et autorités coutumières, pour forger une vision commune. Il s'agit d'abord de s'accorder sur un diagnostic partagé des causes profondes de l'extrémisme violent, un phénomène complexe qui se nourrit des frustrations socio-économiques, de l'absence de l'État et de la manipulation des identités locales.

La Sécurité par le Citoyen

Dans une allocution d'ouverture remarquée, le Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani a exposé la nouvelle philosophie sécuritaire du Gouvernement. Pour lui, la solution durable ne réside pas uniquement dans le déploiement des forces de l'ordre. Il a appelé avec force à « replacer la bonne gouvernance au cœur de la prévention » pour « transformer les provinces fragilisées en espaces de résilience et de paix durable ».

Développant sa vision, le Patron de la Territoriale a martelé sur un principe fondamental de la nouvelle gouvernance sécuritaire : la sécurité est l'affaire de tous. « La sécurité des citoyens ne relève plus uniquement de la police ou des services spécialisés », a-t-il déclaré. « Elle se construit aussi dans les écoles, les marchés, les chefferies, les administrations territoriales, les quartiers et les villages, partout où le citoyen se sent écouté, respecté et protégé. »

Ce changement de paradigme est essentiel. Il reconnaît que la paix ne peut être imposée par le haut, mais doit être cultivée à la base. Lorsque les services publics fonctionnent, que la justice est accessible, que les jeunes ont des perspectives d'avenir et que les communautés se sentent partie prenante des décisions qui les concernent, le terreau de l'extrémisme s'assèche naturellement.

Vers un cadre national de prévention

Ces Conversations nationales ne sont pas une simple conférence de plus. Elles constituent la première pierre d'un édifice bien plus grand : la mise en place d'un cadre national de gouvernance et de sécurité humaine. Ce cadre reposera sur trois piliers : la prévention, la cohésion et la responsabilité partagée.

Cette initiative lancée par le VPM Shabani est une reconnaissance pragmatique que les défis sécuritaires de la RDC exigent des réponses multidimensionnelles. En misant sur la décentralisation et la gouvernance de proximité, le Gouvernement espère non seulement endiguer la menace de l'extrémisme violent, mais surtout jeter les bases d'une paix durable, construite par et pour les Congolais.

La Pros.

 

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