La ville de Kinshasa représente la vitrine de la République démocratique du Congo. En tant que citoyens, résidents et contribuables, nous sommes tous très préoccupés par l’état de délabrement total de notre ville et donc, nous sommes tous concernés dans la recherche des solutions idoines.
Loin de nous une ambition gouvernorale quelconque, nous sommes juste préoccupés comme tout citoyen qui souhaiterait vivre dans un environnement sain et sécurisé.
Ainsi, nous voulons juste relancer les idées qui peuvent potentiellement recueillir l’attention possible de la part des autorités urbaines, guider leurs politiques publiques relatives à l’assainissement de la ville et être mises en œuvre éventuellement.
En effet, aujourd’hui quand les visiteurs arrivent pour la première fois à Kinshasa, ce qui est frappant, c’est les tas d’immondices entassés dans tous les coins des rues et sur les grandes artères publiques, les odeurs nauséabondes, la laideur et l’insalubrité généralisée de la ville ; c’est la dégradation et le très mauvais état des chaussées du réseau routier urbain ; c’est le non-respect du code de la route et surtout le nombre impressionnant des motocyclistes qui par ailleurs conduisent très dangereusement ; c’est l’impuissance des forces de l’ordre à pouvoir sanctionner sévèrement les citoyens, les automobilistes et les motocyclistes récalcitrants.
Nous ne pouvons pas nous résigner ni même nous accommoder à vivre avec les saletés et les odeurs nauséabondes autour de nous, comme si c’était une fatalité.
La ville de Kinshasa peut mobiliser d’importantes ressources financières, humaines et techniques, en mesure de répondre aux besoins de sa population.
En 2024, pendant la période électorale, nous avions proposé un programme ambitieux structuré autour de la transformation urbaine et de la restauration de l’ordre public pour le Gouvernorat de la ville de Kinshasa, axé principalement sur quatre secteurs prioritaires :
1. La Mobilité urbaine massive :
La construction d’un métro léger et la réhabilitation des voies ferrées urbaines pour désengorger la ville et réduire l’empreinte carbone.
2. La Salubrité industrielle :
Le passage d’une gestion de crise des déchets à une véritable industrie de l’assainissement, visant à éliminer les tas d’immondices et les odeurs nauséabondes qui pénalisent la santé publique.
3. La Régulation comportementale :
Renforcer la capacité des forces de l’ordre à sanctionner les incivilités, notamment celles liées à la conduite des motocyclistes (wewa), afin de sécuriser les citoyens et leurs biens.
4. Le Rayonnement international :
Préparer la ville à accueillir les grands événements sportifs tels que la Coupe d’Afrique des Nations de football (CAN), les conférences internationales telles que la Conférence sur les changements climatiques (COP) et bien d’autres événements internationaux d’envergure.
En 2024, nous avions introduit dans le débat public kinois l’idée de la nécessité de concevoir une planification urbaine moderne et d’introduire l’éthique dans la gestion publique axée sur les résultats qui contraste avec les approches clientélistes traditionnelles.
Ces idées avaient trouvé un large écho favorable auprès de la population kinoise. Nous croyons toujours qu’il est possible de sortir Kinshasa de la bourgade à la grande ville africaine moderne, sécuritaire, propre, attrayante et attractive.
Après deux années de dur labeur, marquées par des préparatifs très stratégiques, c’est hier, dimanche 21 décembre 2025, que le documentaire ’’Vision et Héritage politique d’Etienne Tshisekedi Wa Mulumba’’ a été officiellement mis à la disposition du grand public. La cérémonie de son lancement a eu lieu au Centre culturel Boboto, réunissant un large public constitué des chercheurs, passionnés du cinéma et de nombreux acteurs politiques congolais. Parmi eux, l’on a noté la présence d’André-Alain Atundu Liongo, Ancien Ministre, Sylvain Mutombo, Cadre à l’UDPS, et Paul Kapika, un des treize parlementaires.
Produit par Mvumbuka.prod et Congo Opportunities, le documentaire dédié à feu Etienne Tshisekedi est réparti en deux volumes. Il fait recours notamment aux multiples témoignages des proches du Sphinx, des cadres de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDP), aux journalistes, analystes politiques, Professeurs d'Université et membres de famille de l'opposant emblématique. Leurs témoignages portent entre autres sur le combat ou la lutte politique d’Etienne Tshisekedi doublé d’arrestations et relégations ; sur ses valeurs et sa vision pour le développement de la RD. Congo.
Hormis la partie consacrée à l’interpellation de la société congolaise dans son ensemble, ce film fait aussi une part belle à un contenu narratif de l’histoire coloniale et post coloniale, en passant par les années Mobutu avec la lettre de treize (13) parlementaires, la Conférence Nationale Souveraine, l’avènement au pouvoir de Mzée Laurent Désiré Kabila ; la période électorale et ce, sous l’ancien Président Joseph Kabila. D’après Placide Nzazi Matobo, Coordonnateur du projet porté par Mvumbuka.prod et Congo Opportunities, l’œuvre consacrée à la vision et à l’héritage politique de celui qui aura milité pour l’instauration de la démocratie en RDC est destinée à traverser des générations et à inspirer les congolais. Dans son allocution du jour, a rendu un vibrant hommage au lider maximo, considéré comme un ‘’homme politique extraordinaire qui a su résister à l'usure du temps’’.
Lors de son témoignage, Freddy Mulumba, politologue congolais, a salué l’initiative de Congo Opportunities et Mvumbuka.prod qui, selon lui, honore non seulement la vie et l’idéologie d’une icône majeure de la sphère politique congolaise, mais aussi offre l’occasion aux congolais de s’inspirer de son combat pour la liberté et l’Etat de droit. ‘’C’est la première fois dans l’histoire de la RDC qu’on ait fait quelque chose sur le Président Etienne Tshisekedi. Nos enfants et nos petits enfants n’ont plus de repères… C’est anormal. Depuis que le vieux est décédé, il n’y a pas eu de grandes manifestations. Je trouve anormal que le 1er février qu’on se limite à la célébration des messes. Il faut organiser des manifestations pour que nos enfants aient des repères. C’est important. Etienne Tshisekedi a marqué l’histoire de ce pays. Il doit être dans la mémoire collective de notre peuple… Si on parle aux enfants de ce qu’Etienne Tshisekedi a fait en face de Mobutu, personne n’aurait peur de Kagame. Quittons l’oralité, entrons dans la rédaction’’, a encouragé, dans son témoignage, l’Ancien Directeur Général Adjoint de la RTNC.
Il sied de rappeler que le documentaire dédié à Etienne Tshisekedi est d’une durée de plus de deux heures trente minutes. Il a été réalisé pendant deux ans, dans des conditions nécessitant privations, moyens financiers conséquents et vision. Après son lancement, les responsables du projet ambitionnent de vulgariser le précieux travail réalisé dans différents milieux : écoles, universités… Les gens de bonne foi sont ainsi encouragés à porter leur appui à Opportunities et Mvumbuka.prod pour une réussite effective de la démarche noble entamée avec courage…
Comme tout orchestre, il y a aussi de problèmes au sein de Wenge BCBG, groupe cher à Papa Chéri JB Mpiana. Les conflits de génération seraient, entre autres, à la base de beaucoup de choses. Les jeunes musiciens ne veulent plus être soumis aux caprices des vieux malgré leurs expériences. Nombreux accusent le doyen Jules Kibens d’étouffer les talents émergents dans l’orchestre. Un audio fuité de la veuve Blaise Esabe, batteur de l’orchestre décédé récemment, a été considéré comme la goutte d’eau qui fait déborder la vase.Elle ‘‘serait’’ aussi plainte au nom de Kibens.
« Kibens ne pouvait plus. Il ne devrait que partir de cette manière pour sortir grand et éviter une humiliation. Car son nom a été beaucoup cité en mal sur plusieurs sujets. Même lui-même, Papa chéri, patron de BCBG en avait marre. Pour moi, sa démission est un bon débarras », a révélé une source confidentielle.
Toutefois, la démission de Jules Kibens, vocaliste et directeur artistique du mythique (Bon chic-bon genre) a été acté par JB Mpiana.
« Oui ! Le ‘‘Professeur’’ Jules Kibens a quitté officiellement Wenge BCBG pour des raisons personnelles. Le directeur artistique a présenté sa démission avec élégance, méthode et respect, à travers une notification claire adressée à son employeur, Papa Chéri JB Mpiana, dans les règles de l’art. Et, le patron de Wenge BCBG en a pris acte avec toute modestie, tout en respectant sa décision. (…). On ne peut que lui souhaiter bonne chance pour la suite(…)», a déclaré Roger Ngandu, porte-parole de l’orchestre.
Cette démission surprenante a suscité beaucoup de commentaires dans le milieu de fanatiques de l’orchestre à Kinshasa où nombreux sont restés optimistes pour l’avenir de Jules kibens qui a servi le groupe pendant plus de 30 ans.
« Nous lui disons simplement merci pour les bons et loyaux services rendus et surtout pour son apport combien grand au sein du groupe Wenge BCBG. Que des bonnes choses pour le parcours qu'il va entamer, que le tout puissant l'accompagne. Malgré la douleur qu'il laisse en nous, bon vent à lui. Merci Jules Kibens !», a soutenu Jean-Claude Katanga, membre du collectif de fans ‘‘Vrais –Vrais de BCBG’’
« Contrairement aux autres départs souvent brillants que l’on observe dans le milieu artistique, Kibens ne sort pas par la petite porte. Il s’élève, fidèle à lui-même : digne, responsable et visionnaire. Un modèle rare dans notre univers culturel. La curiosité reste de savoir s’il va poursuivre une carrière en solo ou pas ? », a-t-il ajouté.
Pour d’autres observateurs, Jules Kibens incarne cette rare catégorie d’intellectuels de la musique congolaise pour qui la valeur humaine précède la notoriété.
"Une démission, mais pas une rupture !
« Malgré sa démission, il demeure en bons termes avec JB Mpiana. Aucun clash, aucune rupture conflictuelle ! Seulement un choix personnel, mûrement réfléchi. Tout porte-à-croire que l’homme nourrit d’autres ambitions, que le temps révèlera, peut-être », a fait savoir Fabrice Masola, un proche du groupe.
Formé à l’Académie des Beaux-arts avant de poursuivre ses études à l’Institut national des arts, Jules Kibens avait commencé à collaborer avec JB Mpiana avant même d’intégrer officiellement Wenge BCBG en 1997 comme un simple chanteur et auteur compositeur, après la scission historique du clan Wenge.
Plus tard, il va présenter d’autres qualités qui vont pousser son leader à le confier à la direction artistique du groupe. Kibens a joué un rôle important dans la conception, la réalisation, la composition rythmique et dans l’écriture des paroles de plusieurs œuvres dans l’orchestre.
Sur le plan discographique, il n’a laissé que des chansons dans le répertoire de BCBG, à savoir : ‘‘Voiture’’ et ‘‘Mbetu eleli’’.
L’aigle de la musique africaine survolera, sans nul doute, le ciel du stade de France Saint Denis, le 2 et 3 mai à Paris. Mais avant de survoler Fally Dicap vient de signer avec fracas sa deuxième apparition dans l’univers du 7ème art à travers sa participation musclée dans un film africain intitulé ‘‘Rumba Royale’’. Selon les informations à notre possession, la grande La grande première de cette œuvre cinématographique dans les salles est prévue dans quatre pays, à savoir : la France, la Belgique, la République démocratique du Congo ainsi que le République du Congo.
« Ça commence d’abord ce 9 décembre au grand Rex à Paris, puis à Bruxelles en Belgique le 10 décembre. Kinshasa accueillera le film le 12 décembre et le 13 décembre au Congo-Brazzaville. C’est un film qui fera écho et c’est important pour notre Cinéma et pour les opérateurs du secteur que nous sommes. Et en tant qu’acteur de la sous-région jouer dans un tel film, c’est un pas très considérable pour ma carrière », a fait savoir le cinéaste congolais Hénoch Kiyombo.
« J’ai joué le rôle d’Albert, un chef d’orchestre, un musicien qui anime chaque soir le club Rumba Royale avec des rythmes innovateurs de la rumba congolaise. Je résume ce rôle comme un apport prépondérant à ce film. Pour ce qui concerne d’autres aspects du film, je vous laisse aller les découvrir au cinéma. Et attendez-vous à vivre les vives sensations du Film Rumba Royale et clôturer l’année sur une bonne note cinématographique », a-t-il ajouté.
En ce qui concerne sa collaboration à travers ce travail cinématographique avec le chanteur Fally Ipupa, en vedette de cette affiche, Hénoc a affirmé avoir passé un moment de rêve et d’amour avec tous ses collègues pendant le tournage.
« C’était un moment de rêve et d’amour commun. On a tissé avec certains de très bonnes relations qui ont même transcendé l’après film. Par contre avec Fally, on est resté sur une collaboration très professionnelle et respectueuse. Chacun était occupé à rendre ses meilleures partitions », a laissé entendre le cinéaste congolais.
Le film ‘‘Rumba Royale’’ est un film congolais réalisé par Yoane Deane Lengol et Hamed Mobasser. Ce thriller historique se déroule à Léopoldville en 1959, à la veille de l’indépendance de la RDC, renseigne le synopsis.
Ce long métrage permet encore aux spectateurs de découvrir un autre talent du chanteur Fally Ipupa congolais dans le cinéma après son intervention dans le film ‘‘River Hôtel’’ du réalisateur congolais Didier Ndenga décédé en 2019.
Dans la dynamique institutionnelle insufflée par le Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le Gouverneur de la Ville-province de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, se distingue par une gouvernance alignée, disciplinée et orientée vers les résultats. A la suite des orientations présidentielles, livrées ce lundi 8 décembre 2025 lors du discours sur l’état de la Nation, et accueillies comme un véritable cadre stratégique, le Premier Citoyen de la capitale a engagé une mise en œuvre méthodique des priorités urbaines, traduisant une vision de leadership responsable au service de tous les Kinois.
Orientations présidentielles : une boussole stratégique pour l’action publique
Loin de toute réaction défensive, Daniel Bumba a perçu les directives du Chef de l’État comme un levier de renforcement de la gouvernance urbaine. Écoute, sens de l’État et discipline institutionnelle constituent désormais les fondements d’une approche administrative nouvelle : celle qui transforme les orientations du sommet en actions palpables sur le terrain.
Assainissement, réorganisation des services urbains, lutte contre l’insalubrité, gestion rationnelle des espaces publics : autant d’axes prioritaires engagés avec rigueur par l’exécutif provincial. Cette méthode répond non seulement aux attentes présidentielles, mais également aux préoccupations exprimées depuis longtemps par les Kinois.
En plaçant l’obligation de résultats au cœur de son action, le Gouverneur Bumba confirme une conviction claire : la crédibilité d’une institution se mesure à sa capacité d’exécuter, avec constance et méthode, les responsabilités qui lui incombent.
Une capitale en travaux : 120 km de routes livrés, un rythme inédit
Depuis son accession à la tête de Kinshasa, Daniel Bumba revendique une dynamique d’infrastructures jamais observée depuis plusieurs décennies. En quinze mois, 105 kilomètres de routes ont été finalisés, portant le total à près de 120 kilomètres d’ouvrages livrés depuis le début de son mandat.
Pour une administration provinciale opérant avec des moyens limités, ce volume de chantiers atteint un niveau rarement égalé. Il marque une rupture nette avec les années d’abandon, d'interventions superficielles et de retouches dépourvues de vision durable.
Cette progression intervient toutefois dans un contexte d’attentes citoyennes très fortes. Accélération démographique — près de 20 millions d’habitants —, mobilité saturée, vieillissement des infrastructures : autant de défis structurels qui alimentent impatience et critiques. Mais pour le Gouverneur, cette tension est le signe d’une exigence légitime.
« Je suis là pour changer cette ville. Nous réalisons ce qu’il y a à faire, avec méthode et sur le long terme », déclarait-il sur Top Congo FM, rappelant la vocation durable de ses réalisations.
Assainissement : des avancées réelles malgré l’ampleur des besoins
L’assainissement demeure l’un des chantiers les plus emblématiques des attentes populaires. Sur ce front, l’exécutif provincial revendique une progression notable : près de 79 % des opérations de curage programmées ont été menées à bien.
Les rivières urbaines à l’instar de Yolo, Lukunga, Gombe, Bitshaku Tshaku, ont bénéficié d’interventions qui accélèrent l’écoulement des eaux et réduisent les inondations. Certaines zones critiques demeurent toutefois complexes, notamment autour de l’Hôtel de Ville, où des collecteurs n’ont pas été curés depuis plus de quarante ans.
Ici encore, le Gouverneur privilégie une approche structurée : études préalables, schémas durables et interventions méthodiques, loin des solutions cosmétiques du passé.
Une gouvernance lucide face à un héritage lourd
Les critiques croissantes adressées à la gouvernance provinciale traduisent moins un rejet qu’un immense espoir : celui d’une transformation rapide d’une capitale longtemps négligée. Depuis deux décennies, peu de politiques de drainage, de voirie ou d’urbanisme ont résisté à l’épreuve du temps. Les travaux menés par le passé n’ont souvent été que des réponses superficielles, parfois entachées de détournements et d’irrégularités.
Dans ce contexte, la méthode Bumba s’impose comme une rupture : planification, transparence, chantiers durables et obligation de résultats. « Nous faisons plus avec moins », insiste-t-il, rappelant qu’aucune équipe provinciale avant lui n’a réalisé un tel volume de travaux sans l’appui massif du gouvernement central.
Responsabilisation citoyenne et vision durable
Pour Daniel Bumba, la reconstruction de Kinshasa ne se résume pas aux infrastructures. Elle passe également par un changement des comportements. Sans une éducation citoyenne renforcée — respect des ouvrages, gestion des déchets, discipline urbaine —, le cycle de dégradation menace de se répéter indéfiniment.
Cette vision responsable place le citoyen au cœur de la transformation, faisant de chacun un acteur essentiel de la modernisation de la capitale.
Un leadership responsable tourné vers l’avenir
En alignant son action sur les orientations du Chef de l’État et en déployant une politique de chantiers structurants, Daniel Bumba Lubaki redonne à Kinshasa un cap clair : celui d’une capitale organisée, assainie et durable.
Le Gouverneur inscrit son mandat dans une temporalité réaliste : agir aujourd’hui pour bâtir demain, sans céder à la facilité du court terme. Cette gouvernance responsable, méthodique et disciplinée pose les bases d’une ville qui, pour la première fois depuis longtemps, affiche des résultats mesurables et une trajectoire d’amélioration continue.
A travers cette démarche, Kinshasa s’engage progressivement sur la voie d’une transformation profonde — une transformation bâtie pour durer, au bénéfice de tous les Kinois.
Kinshasa a trop longtemps vécu au rythme d’une insalubrité devenue ordinaire. Mais depuis plusieurs mois, une inflexion nette se dessine : la capitale semble renouer avec l’idée d’un espace collectif à protéger. À la manœuvre, le Gouverneur Daniel Bumba, décidé à remettre de l’ordre dans une ville que le Président Félix Tshisekedi a décrite, dans son discours sur l’état de la nation, comme l’un des fronts prioritaires du redressement national. Mobilisation citoyenne, réformes structurelles, retour du Salongo obligatoire : l’exécutif provincial assume une stratégie volontariste, parfois contestée, mais qui redistribue les rôles entre autorités et habitants. A l’heure où les caniveaux bouchés, les dépôts sauvages et les inondations rappellent les années d’abandon, Kinshasa entame une nouvelle séquence : celle d’une propreté pensée comme affaire publique, discipline partagée et enjeu politique assumé.
Mesure symbolique
L’on se souviendra que, tout récemment, le Gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, a réactivé une mesure symbolique de l’histoire urbaine congolaise : le Salongo obligatoire, outil de mobilisation citoyenne tombé en désuétude mais dont l’efficacité, selon lui, n’a jamais été démentie. Car la salubrité, insiste-t-il, « n’est pas l’affaire d’un seul exécutif urbain, mais celle de tous, sans exclusive ».
Cette relance s’inscrit pleinement dans la vision du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, qui a fait de la propreté urbaine un élément clé de sa gouvernance environnementale. Pour répondre à cette ambition, Daniel Bumba porte un programme d’ampleur : l’installation de centres de transit des déchets dans chaque quartier, point de départ d’une chaîne modernisée de collecte, avant l’acheminement vers le centre d’enfouissement de la N’sele. Un projet destiné à rompre avec le cycle des inondations chroniques, des caniveaux obstrués et des dépôts anarchiques qui défigurent la ville.
Dans un climat où la passivité de certains acteurs, notamment commerciaux, freine souvent les initiatives publiques, le gouverneur annonce le renforcement prochain de mesures disciplinaires. Ces sanctions viseront ceux qui refusent d’intégrer le Salongo ou persistent à transformer devantures et marchés en zones d’insalubrité. «Les récalcitrants ne s’en prendront qu’à eux-mêmes », martèle-t-il, tandis que la majorité des Kinois accueille favorablement ce retour à une responsabilité collective.
Une stratégie en phase avec la vision nationale
Aux yeux de nombreux observateurs, le discours du Président sur l’état de la nation fait désormais office de feuille de route politique : la lutte contre l’insalubrité y figure comme un impératif sanitaire, urbanistique et même symbolique. En plaçant la capitale au cœur de ses priorités, Félix Tshisekedi a donné un signal clair : la transformation de Kinshasa sera un test de gouvernance.
Dans ce cadre, Daniel Bumba apparaît comme un lieutenant appliqué, déterminé à traduire les orientations nationales dans des actions concrètes. Son programme sur les déchets, l’encadrement du Salongo, la réorganisation de la chaîne de collecte et la remise en discipline des espaces publics s’inscrivent dans ce mouvement. À terme, il espère voir disparaître ce qui, depuis des années, semble immuable : des cours d’eau transformés en dépotoirs, des voiries englouties par les ordures et une ville engorgée par sa propre négligence.
Une mobilisation citoyenne au centre de la transformation
Le message est désormais clair : la renaissance de Kinshasa dépend autant de l’État que de ses habitants. Le gouverneur appelle chaque Kinois à devenir l’artisan de l’embellissement de son environnement — non seulement pour son bien-être, mais pour celui de la communauté. Une manière de réhabiliter la fierté urbaine, dans l’espoir de redonner à la capitale son visage d’antan, celui de « Kin la belle ».
La population est ainsi invitée à s’approprier non seulement le cadre réglementaire, mais l’esprit qui l’anime : ne plus jeter d’immondices dans les caniveaux, respecter les jours de Salongo, et participer à un effort collectif que l’exécutif provincial veut durable.
Le Ministre d'État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko, a procédé ce lundi 1er décembre 2025 à la libération conditionnelle de 114 détenus dont 61 au CPRK parmi lesquels deux femmes ont recouvré la liberté, marquant ainsi le premier acte de désengorgement de la Prison Centrale de Makala depuis son entrée en fonction.
Arrivé sur les lieux dès les premières heures de la journée, le Ministre de la Justice a tenu à superviser personnellement cette opération.
Dans son adresse à l’administration pénitentiaire, Guillaume Ngefa a insisté sur la nécessité d’une vigilance accrue en exhortant le Directeur de la prison à faire preuve de rigueur et de prudence, soulignant le contexte géopolitique sensible actuel.
«Ce qui s’est passé avant ne peut plus se répéter », a martelé le Ministre d’un ton serein mais ferme, signifiant sa volonté de rompre avec les anciennes pratiques laxistes et arbitraires.
La procédure de libération conditionnelle a été orchestrée par M. André Kanza, Directeur de la Prison centrale de Makala. Ce dernier a procédé à l’appel nominal des bénéficiaires avant que le Ministre ne leur remette, en main propre, leur fiche de libération, document officiel attestant de leur sortie.
Selon le Directeur de la Prison Centrale de Makala, ces libérations ne sont pas le fruit du hasard. Elles répondent à des critères légaux précis :
- L’analyse minutieuse des cartes de peine (temps d’incarcération déjà effectué);
- L’évaluation du comportement exemplaire du détenu ;
- Le respect strict des conditions d’éligibilité à la liberté conditionnelle.
Cette action a soufflé un vent d’espoir et d’apaisement parmi la population carcérale restante.
Parmi les libérés figure un cas qui a particulièrement retenu l’attention : celui du détenu Selema Thomas.
Âgé de 72 ans, Monsieur Selema affirme avoir été victime d’une incarcération arbitraire orchestrée par une personnalité influente (« un homme haut placé »), dans le but de le spolier de sa parcelle.
Désormais libre, le septuagénaire lance un appel poignant au Ministre de la Justice pour que son dossier soit réexaminé et qu’il puisse récupérer son bien, symbole de la lutte contre l’impunité des puissants que le Ministre entend mener.
Cette première vague de libérations pose les jalons de la nouvelle politique pénitentiaire du gouvernement, axée sur l’humanisation des conditions carcérales et le respect des droits humains.
(Par Son Excellence Monseigneur Placide Lubamba Ndjibu, Evêque du Diocèse de Kasongo)
Aux fidèles du diocèse de Kasongo : Prêtres, Diacres, Personnes consacrées, Laïcs et Personnes de bonne volonté
Chers frères et sœurs, grâce, miséricorde et paix de la part Dieu notre Père et le Seigneur Jésus-Christ. (Ep. 1, 2).
Avec ce premier dimanche de l'Avent nous entrons dans une période chère aux fidèles catholiques, ce temps de préparation et d'attente tout tendu vers Noël, ce moment où nous est rappelé que Dieu est venu parmi nous dans le visage d'un petit enfant. Cette année, notre attente prend une tournure très particulière. Alors qu'attendons-nous ? «Nous attendons le Prince de la paix». Oui, Chers frères et sœurs, nous avons besoin de la paix et nous la recherchons. Mais qui nous donnera cette paix ? Certes la paix que nous souhaitons avoir ne viendra pas des hommes. Pour preuve, dans notre pays il y a de cela plusieurs décennies que les hommes ont tenté de nous donner la paix mais n'y arrivent pas. C'est seulement celui qui vient, Jésus, Prince de la paix qui nous donnera une paix véritable et durable. C'est dans l'espérance d'avoir cette paix venant de celui que nous attendons, que je vous adresse ce message pour ce temps de l'Avent.
Frères et Sœurs :
1. Le temps de l'Avent nous invite à rester attentifs et vigilants en reprenant conscience du règne de Dieu qui advient au cœur de l'histoire des hommes. La liturgie de ces quatre semaines nous appelle à renforcer l'espérance reliée au retour du Christ et à son avènement. Cette période nous exhorte tous à une préparation intérieure intense à célébrer Noël, évènement inouï, et décisif pour l'humanité, puisque Dieu s'est fait homme parmi les hommes : de sa naissance à sa mort sur la croix, il a partagé en tout la condition humaine à l'exception du péché.
2. Comme nous le savons, notre pays est en train de traverser un temps difficile surtout dans sa partie Est où se vit la guerre avec toutes les violences qu’elle entraîne. Et de manière particulière, notre diocèse est en proie à de conflits de différents groupes armés qui, appelés autrefois à défendre les intérêts de populations locales, mais hélas, aujourd'hui sèment la désolation dans beaucoup de milieux. Cette situation et d'autres qui sont semblables comme : la maladie, la violence, le vol à mains armées, la dégradation de la situation économique et sociale, le chômage, ... peuvent nous plonger dans le désespoir et nous faire manquer la paix. D'où alors, ce temps de l'Avent nous invite tous, à la tolérance, à la culture de la paix, à vivre ensemble, car comme je vous ai rappelés dans la lettre pastorale de cette année : « Nous sommes tous frères » (Cfr. Mt. 23, 8).
3. Sachez-le mes frères et sœurs, l'attente ne signifie pas passivité ou inaction. C'est là que nous devons rejoindre la signification biblique de l'attente comme mise en route, présence commencée. Nous sommes donc invités à entrer dans une attente active, en nous engageant au service de la paix et des plus fragiles, pour faire taire la guerre, l'insécurité, la violence sous toutes ses formes, le vol, l'injustice et bâtir autour de nous et partout dans le monde la culture de la paix. Ainsi, dans l'attente du « Prince de la paix » et pour construire la paix que nous désirons, en ce temps de l'Avent, je recommande :
4. Aux parents : d'être modèles comme la Sainte Famille de Nazareth. Assumer votre responsabilité, en donnant à votre progéniture un bon exemple de vie d'amour, de charité, de l'estime de soi, et en donnant à chacun des enfants ses droits : éducation, nourriture, ... prenant en compte l'exhortation de Saint Paul : « Et vous, parents n'exaspérez pas vos enfants, mais usez, en les éduquant, de corrections et de semonces qui inspirent du Seigneur » (Ep. 6, 4).
5. Aux jeunes : comme disait Mgr MATONDO, vous êtes l'espoir du pays et de l'Eglise de demain, cultivez les vertus chrétiennes. Je vous exhorte de vous prémunir contre toutes les dérives de notre époque comme la débauche, l'alcoolisme, la drogue, le vol, et autres vices en vogue. (Cf. Lettre de Mgr MATONDO pour le Bilenge ya mwinda, 1974). Vivez dans la charité, l'amour et le partage.
6. Aux autorités politico-administratives : «Toute autorité vient de Dieu» (Rm. 13, 1). Vous avez reçu une noble mission de faire régner la paix, la justice et le bien-être de la population qui vous a été confiée. Nous vous devons respect et prions pour vous selon les Ecritures Saintes. (Cf. Rm 13, 1-7 ; 1Tim 2, 1-2 et 1Pierre 2, 13). Soyez les bons bergers à l'instar du Christ Prince de la Paix qui frappe à nos portes. Je vous rappelle que le peuple qui est à Kabambare, Kasongo, Pangi et Shabunda, souffrent de manque de paix. Travaillez pour la paix et procurez à ce peuple la sécurité pour lui redonner l'espoir de vivre.
7. Aux groupes armés œuvrant dans notre diocèse de KIGULUBE jusqu'à KABAMBARE. Au départ, nous avons compris que votre mission était noble, celle de protéger et sauvegarder les intérêts des populations locales ! Cas d'illustration la colline de NAMOYA/SARAMBILA. Fort malheureusement on constate que vos bonnes intentions tournent en dérive, je vous invite de prendre vos responsabilités en mains et revenir à de bonnes raisons. Comme vous êtes reconnus officiellement par l'Etat congolais comme «Wazalendo» forces réservistes, soyez patriotes, et servez vos frères et sœurs dans l'amour et la charité.
8. A toutes les personnes de bonne volonté. Le Messie que nous attendons, c'est un Prince de la Paix. Qu'on soit croyants ou non-croyants, nous avons tous besoin de la paix. L'Avent est ce temps précieux qui nous est offert pour semer autour de nous cette graine de la paix. Celle-ci est capitale pour le développement intégral de l'homme. Déjà le Pape Paul VI en 1967 soulignait dans son encyclique «Populorum progressio» : «Le développement est le nouveau nom de la paix». L'expression veut dire que la paix et le développement vont ensemble. La paix implique un environnement de prospérité et d'égalité qui permet aux individus et aux communautés de s'épanouir pleinement. «Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu» (Mt. 5, 9).
9. Si chacun de nous prend conscience de ce qu'il doit faire, nous recevrons du Prince de la paix, la paix véritable et nous la construirons autour de nous et avec tout le monde. Ainsi donc, en ce temps de l'Avent, que chacun de nous s'engage et œuvre pour la cause de la paix, qu'il soit le vrai disciple de Jésus-Christ, messager de la joie et de la paix là où il vit. Que ce temps de l'Avent fasse de nous des ouvriers de paix et bâtisseurs d'amour.
Je souhaite à chacune et à chacun de vous un beau temps de l'Avent, que ce temps soit différent de ceux que nous avions l'habitude de vivre, avec un sens renouvelé et approfondi de l'attente. Qu'il soit un temps fructueux où tous et chacun portent le fruit de la paix, la joie, la réconciliation et l'amour à nos frères et sœurs. Que la vierge Marie notre Mère nous aide à attendre son Fils dans l'amour fraternel.
Bon temps de l'Avent dans l'espérance de celui qui vient nous donner la paix :
Le rappeur franco-congolais Youssoupha Mabiki Zola est attendu le 19 décembre à l’Institut français de Kinshasa, en République démocratique du Congo, pour un spectacle dans le cadre de la clôture de sa tournée musicale qui a commencé en Eté dernier en Europe.
« (…) Ça se passe le 19 décembre à la Halle de la Gombe. Youssoupha, le parolier en concert inédit à l’institut français à Kinshasa. Ce rendez-vous incroyable s’inscrit dans le cadre de la tournée ‘‘Suprême tour’’. Nous étions obligés de revenir à la maison. C’est à Kinshasa qu’on va finir notre tournée. Ça va être blindé, trop bien, très génial comme d’habitude. Il y aura du feu sur le feu, bien pour bien », a-t-il confirmé.
« Kinshasa est retenue comme point de chute de cette grande tournée musicale qui a connu une prolongation. Mes lumineux, mes lumineuses ! Après le succès de la tournée ‘‘Suprême Tour’’, on a décidé de continuer en rajoutant de nouvelles et dernières dates. Hâte de vous retrouver », a ajouté Youssoupha.
Dans la capitale congolaise, les organisateurs de cet évènement s’apprêtent à accueillir le spectacle du lyriciste bantou qui est de retour à Kinshasa, ville créative de la musique africaine.
« Après avoir enflammé les scènes d’Europe, il revient là où tout a commencé, pour un concert exceptionnel à la Grande Halle de Gombe», a-t-on lu sur la page officielle de l’Institut français de Kinshasa.
Il sied de noter qu’avant de fouler le sol de ses ancêtres congolais, le célèbre rappeur va se produire le 4 décembre en la salle Zénith de Paris où il va présenter solennellement son dernier album ‘‘ Amour Suprême’’ disponible depuis le mois de juin 2025.
Ce nouvel opus l’a permis d’effectuer une grande tournée dans les grandes villes et provinces de France.
« Avec son nouvel album ‘‘Amour Suprême’’, Youssoupha mêle rap, gospel, soul et sonorités africaines dans une expérience musicale unique », a-t-on appris.
Né en 1979 à Kinshasa d’une mère sénégalaise et d’un père congolais qui n’est autre que Tabu Ley Rochereau, l’icône de la rumba et homme politique, Yosssoupha est auteur-compositeur de plusieurs albums à succès.
Featuring Yousoupha et Werrason en gestation
Toujours entre la scène et le studio, Youssoupha a été également invité par le chanteur Rumba, Noël Ngiama Werrason, une des légendes de la 4ème génération de la musique congolaise moderne, pour participer à son projet discographique intitulé ‘‘Moroté’’. La collaboration entre les deux stars africaines, renseigne-t-on, a créé de l’effervescence lors de l’enregistrement au studio à Paris où ils ont placé leurs voix pour ce nouveau titre qui va figurer le 3ème disque solo de Werrason.
« Ce rendez-vous artistique réunit deux générations et signe le grand retour d’un tandem rare », a commenté un des proches de Youssoupha.
(Didi Kembwarss, artiste –penseur congolais de la diaspora)
Le projet du gouvernement sur la mise en œuvre de la couverture maladie des artistes en République démocratique du Congo (RDC) dont l’exécution est prévue en 2026 a été salué par la communauté artistique de la diaspora congolaise en France. Des réactions récoltées auprès des créateurs congolais à Paris sont très positives et encourageantes dans le sens d’apporter une expertise au ministère de la culture, arts et patrimoine de la RDC à réussir avec brio ce projet pour l’intérêt des professionnels des arts.
«Si la ministre de la culture, Mme Yolande Elebe, parvient à concrétiser la couverture maladie pour les artistes et leurs familles en RDC, et surtout à l’inscrire dans la durée, cela constituera l’une des plus grandes réformes du secteur culturel depuis l’indépendance du pays.La mise en œuvre de ce projet gouvernemental sera une avancée majeure, structurante, qui changerait durablement la vie des professionnels des arts et renforcerait tout l’écosystème culturel », a réagi Didi Kembwarss, artiste pluridisciplinaire et expert culturel évoluant à Paris.
« (….) Et si, en plus, elle ajoute une ou deux initiatives fortes, celles que j’ai en tête…Elle pourrait entrer dans la lignée des grands ministres de la Culture, dans l’esprit de ce que fut Jack Lang en France : une figure réformatrice, innovante et marquante», a-t-il renchéri.
Pour sa part, le chanteur congolais Pirrason Pungu a félicité le gouvernement à travers son ministère de la culture pour cette démarche qui constitue une avancée déterminante vers la reconnaissance sociale et la valorisation des acteurs culturels de la RDC.
« C’est une très bonne initiative. ‘‘La révolution culturelle’’ serait vigilante et très attentive de suivre le projet et de voir la concrétisation de la carte de couverture maladie des artistes. Nous allons y veiller jusqu’à connaître qui en sera le premier bénéficiaire », a déclaré ce membre de l’association ‘‘Révolution culturelle’’ basée en France.
2026 : délivrance des cartes de santé aux artistes !
Le ministère de la culture et celui de la Santé publique, renseigne un communiqué officiel, ont tenu mercredi dernier une séance de travail à Kinshasa, au cours de laquelle ils ont planifié et fixé un calendrier prévisionnel pour exécuter le projet sur l’assurance médicale des professionnels des artistes.
«L'année 2026 est consacrée au déploiement complet du système, incluant la délivrance généralisée des cartes de santé et l’accès aux soins », a-t-on lu.
Selon la même source, ce calendrier prévisionnel a défini les grands axes et le plan directeur de ce projet salutaire initié par le ministère de la culture pour le bien-être des créateurs des œuvres de l’esprit qui sont les ambassadeurs culturels du pays.
En effet, c’est au mois de décembre 2025 que débute les travaux préparatoires dédiés à l’identification des artistes, sur la base des répertoires du Ministère de tutelle.
Par la suite, il va intervenir d’ici la fin de l’année en cours la remise symbolique des premières cartes de santé à un échantillon d’artistes, marquant le lancement concret du dispositif.
Au cours de leurs échanges, a rapporté le document, la ministre de la Culture a insisté sur l’urgence et la nécessité d’une collaboration interministérielle renforcée afin d’assurer une protection complète aux artistes : couverture maladie, sécurité sociale intégrée, et mécanismes d’accompagnement, notamment durant les périodes d’inactivité.
« Le Ministre de la Santé a confirmé que l’accès aux soins via l’Assurance Maladie Obligatoire est validé et actuellement en phase d’opérationnalisation », a révélé le communiqué.
Il sied de noter que ce projet de la mise en œuvre de l’accès à la couverture maladie pour les artistes et leurs familles a été initié conformément au décret-loi portant le ‘‘Statut de l’Artiste’’, signé en juin dernier par la Première Ministre congolaise, Judith Suminwa.
Michela Wrong est une journaliste anglaise (Reuters, BBC, Financial Times) reconnue dans le monde entier pour son expertise sur l’Afrique. Elle a reçu le prix James Cameron 2010 «pour sa vision morale et son intégrité professionnelle. Cette journaliste britannique a séjourné à Kinshasa pour une série de conférences sur les contenus de son ouvrage littéraire intitulé "Rwanda, assassins sans frontières" dans lequel elle dénonce les actes criminels commis par le régime rwandais en République démocratique du Congo (RDC).
«Rwanda, assassins sans frontières, c’est mon livre sur le Rwanda et le régime de Paul Kagame. Je me suis concentrée sur une campagne de harcèlement et d’assassinats menée par le régime contre ceux qu’il considère comme des ennemis de l’État, souvent d’anciens collègues contraints à l’exil (...). J’aimerais que tous les Congolais puissent avoir accès à ce livre pour qu’ils comprennent le visage du régime de Kigali », a déclaré Michela Wrong, auteure de l’ouvrage.
Dans ce livre de 542 pages, Michela Wrong, qui jouit d’une grande renommée grâce à son expertise dans la région des Grands Lacs depuis plus de 20 ans, a raconté les stratégies auxquelles recourt le président rwandais pour faire taire ses adversaires internes comme externes.
Elle a notamment cité le cas de Patrick Karegeya, ex-chef du renseignement extérieur du Rwanda, assassiné en Afrique du Sud.
« Kagame ne supporte pas la contradiction. Il n’accepte pas les critiques, les remarques : dès que vous osez lui dire quelque chose, lui faire une observation ou nuancer ses propos, il vous considère comme son ennemi», a-t-elle décrit, faisant également remarquer : «C’est le cas d’hommes intelligents fonctionnaires, politiciens, chefs des forces de sécurité qui se retrouvent actuellement en prison ou contraints à l’exil».
Michela Wrong est à Kinshasa, où elle anime des conférences dans les universités, sur invitation du parti politique Union pour la démocratie et le développement social (UDDC).
En 2023 lors de la sortie du livre, les allégations soulevées par son auteure sur base d’une enquête ont été également dénoncées par plusieurs personnalités du monde dont le prix Nobel de la paix sud-africain, l’archevêque Desmond Tutu. « Michela Wrong met en évidence tous ces actes criminels pour lesquels nous avons trouvé toutes sortes d’excuses – à tort. », a-t-il dit.
Pour sa part, renseigne-t-on, l’ancien journaliste au Monde et à Libération, Stephen Smith, qui a également préfacé l’ouvrage, a indiqué que ce livre est une chance et une urgence face au régime le plus cynique d’Afrique.
Un appel a été lancé par le chanteur congolais Pascal Lokwa Kanza pour la réhabilitation du centre culturel Le Zoo (CCZ) de Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC) qui se trouve dans un état de délabrement très avancé. L’artiste a été très choqué lors de sa visite le week-end dernier de constater l’abandon de cet espace historique dédié à la promotion des arts et de la culture.
«Après avoir parcouru les installations, le chanteur s’est dit non seulement touché par l’abandon total du site vu son état dégradant mais aussi il a rappelé son importance pour la mémoire et la créativité collective. (…) Nous lançons un appel à la mobilisation en faveur de la réhabilitation de ce patrimoine culturel national pour en faire à nouveau un espace vivant pour les jeunes talents», a-t-on lu dans le document de la cellule de communication du CCZ.
Dans ses propos, a rapporté la source, Lokwa Kanza a indiqué que sa présence constitue un message fort pour sensibiliser et pousser les autorités, les artistes et partenaires à renforcer leurs efforts et leurs actions pour restaurer le Centre culturel ‘‘Le Zoo’’.
« Le centre culturel ‘‘Le Zoo’ fait partie des sites emblématiques de la mémoire artistique nationale qui nécessite aujourd’hui des travaux urgents pour sa réhabilitation. Cet édifice a besoin de nous tous », a dit l’artiste dans le communiqué.
A son arrivée, renseigne-t-on, Lokwa Kanza a été accueilli par le nouveau Directeur général dudit centre culturel, Paul Ngoie, qui l’a fait visiter l’ensemble du bâtiment y compris les bureaux annexes.
Auteur –compositeur, producteur et arrangeur des musiques, le chanteur congolais a aussi appelé les membres du comité de gestion du CC Le Zoo à travailler avec ardeur pour redorer l’image de cette infrastructure culturelle qui fait partie de l’histoire de Kinshasa.
67 ans d'âge dont une quarantaine d’années de carrière musicale active, Pascal Lokwa est une voix et une icône respectable de renom qui a participé et accompagné plusieurs projets culturels au niveau national et international.
Les plasticiens pour la relance du CC Zoo !
Bien avant le passage de cette légende de la musique africaine, apprend-on, le Directeur général du CC Le Zoo avait reçu une forte délégation de l’Association congolaise des artistes plasticiens (ACAP).
Conduite par sa présidente, Mme Maguy Yohari Djuma, la corporation a salué la nouvelle dynamique qui se dessine au sein du centre culturel qui est un cadre idéal pour l’expression artistique en RDC.
Les plasticiens congolais ont exprimé leur soutien au projet de réhabilitation et en particulier celui du village des artistes. « Il est temps que le CC Zoo retrouve encore sa plus belle robe d’antan et redevienne davantage un pôle central de diffusion et de promotion de la culture ainsi que des créations artistiques congolaises », a soutenu la Présidente de l’ACAP.
Construit en 1956, ce lieu mythique appelé ‘‘théâtre du Zoo’’ à l’époque où Kinshasa, la capitale était encore Léopoldville, a été transformé en centre culturel congolais le Zoo, qui est un service public sous tutelle du ministère de la culture. Il est doté d’une autonomie administrative et financière. Cet espace a comme mission de diffuser et promouvoir la culture et les créations artistiques congolaises au pays et à l’étranger par l’organisation des colloques, des ateliers, des spectacles, des expositions…
La journée diocésaine de la jeunesse de la capitale a été célébrée à Kinshasa par le Cardinal Fridolin Ambongo, dimanche 23 novembre à l’esplanade du Palais du Peuple. C’était l’occasion pour le prélat catholique de Kinshasa de rappeler à l’assistance arrivée, de tous les coins de la capitale, que cette journée a coïncidé avec la fête du Christ, Roi de l’univers.
Cette célébration marque également la fin de l’année liturgique qui donne accès à la période de l’Avent qui précède les festivités de Noël. C‘est sur le thème principal : "Vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi" que le Cardinal a axé son homélie.
Le prélat de Kinshasa a commencé par déplorer que cette célébration intervienne dans un contexte où le pays est confronté à de multiples crises notamment, dans l’Est de la RDC, mais aussi à Kinshasa avec le phénomène Mobondo.
Et le Cardinal d’insister : "Comme vous le savez, nous célébrons cette journée dans un contexte inquiétant de notre pays, la République Démocratique du Congo: la guerre à l'Est, les conflits armés persistants, l'occupation de certaines provinces à l'Est de notre pays, des milliers de déplacés internes, la misère généralisée de notre population mais aussi et surtout l'expansion ici aux portes de Kinshasa du phénomène Mobondo qui pénètre déjà dans la ville, il suffit tout simplement d'aller au-delà de la rivière Mai Ndombe pour palper les conséquences de la présence des Mobondo. C'est dans les tourbillons de cette crise profonde que le Christ Roi vient nous proposer le chemin de l'espérance, de l'unité, de la réconciliation et de la paix. Devenez donc chers jeunes, chers choristes des témoins d'une telle espérance".
De ce point de vue, l’Archevêque métropolitain de Kinshasa a exhorté les jeunes à participer pleinement à la vie du pays et de l’Église. Selon lui, ils ne doivent ni fuir leurs responsabilités ni se laisser distraire, mais s’engager pour bâtir "un Congo nouveau ".
"En cette année sainte du jubilé de l'espérance, je joins ma voix à celle du Pape Léon XIV qui invite les chrétiens à être des bâtisseurs d'espérance et non des spectateurs. Vous êtes appelés à participer pleinement à la vie de notre pays et de l'église. Ne fuyez pas vos responsabilités, ne dormez pas, ne soyez pas distrait mais engagez-vous pour un Congo nouveau, un Congo uni, juste, fraternel et prospère", a recommandé le Cardinal Fridolin Ambongo Besungu.
En ce qui concerne le projet de Pacte social pour la paix, porté conjointement par l’Église catholique et l’Église du Christ au Congo, le Cardinal Ambongo a rappelé que l’espérance d’unité et de réconciliation repose aujourd’hui sur ce plan de sortie de la crise.
Alors que la convocation d’un dialogue autour de ce projet tarde à se concrétiser, et face aux murmures dans la sphère sociopolitique évoquant des tentatives de contourner cette initiative, le Cardinal a mis en garde : toute démarche qui ne prendrait pas en compte les causes profondes des crises serait vouée à l’échec.
"Dans notre pays, cette espérance d'unité, de réconciliation et de paix est aujourd'hui portée dans le projet du pacte pour la paix, la réconciliation entre congolais et le mieux vivre ensemble dans la région, la sous région des Grands Lacs. Ce projet porté conjointement par la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) et l'Eglise du Christ du Congo (ECC), cette initiative vise à réunir notre histoire commune pour toucher les racines profondes de ce conflit en impliquant tous les acteurs de la crise, et toutes les forces vives du pays et spécialement vous les jeunes. Ce projet s'inspire du concept de Bumuntu notre être toujours déjà relationnelle, toute autre initiative qui se limite aux arrangements entre politiciens sans prendre en compte les causes profondes de la misère de notre peuple est vouée à l'échec et provoquera d'autres crises si nous ne rassemblons pas ensemble le peuple congolais autour d'une table pour vider leur sac", a insisté le Cardinal.
En RDC, plusieurs confessions religieuses parlent désormais d’une même voix quant aux pistes de sortie de crise dans l’Est du pays, marqué par l’agression rwandaise via la rébellion de l’AFC/M23. C’est dans ce cadre qu’une feuille de route commune pour le dialogue national a été rendue publique lundi 25 août à Kinshasa. Elle est portée conjointement par la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), l’Église du Christ au Congo (ECC), la Plateforme des Confessions Religieuses du Congo, ainsi que la Coalition Interconfessionnelle pour la Nation (CIN).