Face à la récurrence des inondations qui paralysent la capitale, le Gouvernement provincial de Kinshasa a décidé de frapper fort. Dans un communiqué officiel daté du 28 janvier, le Ministère Provincial des Infrastructures, Travaux Publics, et Aménagement a lancé un ultimatum de 60 jours aux opérateurs économiques pour l'évacuation de tous les câbles à fibres optiques, câbles électriques et conduites d'eau installés illégalement dans les caniveaux et ouvrages d'assainissement.
Selon le communiqué signé par l'autorité compétente, Alain Tshilungu, cette situation "compromet gravement le bon fonctionnement du système d'assainissement urbain, entrave l'écoulement normal des eaux pluviales et contribue de manière significative à la survenance d'inondations récurrentes". Des axes structurants de la ville, comme le boulevard du 30 Juin, sont particulièrement affectés.
Le gouvernement provincial met en demeure les opérateurs concernés de procéder, sous leur propre responsabilité, à l'évacuation complète et effective de ces installations dans le délai imparti. Passé ce délai, le Gouvernement provincial se réserve le droit de "procéder, d'office, à l'évacuation des installations concernées, aux frais des opérateurs défaillants", sans préjudice d'autres sanctions administratives, civiles ou pénales.
Le communiqué rappelle que toute forme d'occupation du domaine public, que ce soit pour le passage de câbles, l'implantation d'ouvrages temporaires ou permanents, est soumise à une autorisation préalable. Cette mesure vise à restaurer l'intégrité des infrastructures publiques et à garantir la sécurité des personnes et des biens.
Aux allures de paradis terrestre transformé en enfer apocalyptique
Nuit et jour par terre
Je me soucie des larmes qui coulent en abondance comme le fleuve Congo.
Je pleure le drame de mon pays natal
Je passe mon temps à pleurer,
Je pleure pour ce peuple affamé,
Je pleure l'histoire qui se répète,
Je porte en moi la mélancolie. Ô seigneur, juge suprême de tous les temps !
Je pleure le drame de mon pays natal
Que de flaques des larmes qui ont pour couleurs "Des fosses communes, des femmes violées, des enfants déchiquetés, des villages pilonnés par les fossoyeurs patentés."
Mon pays se brise petit à petit,
Les hurlements, c'est la voix funèbre de cette population martyre !
Les explosions des feux d'artifice meurtriers, Ô Peuple de fond en comble retourné comme une terre en labours !
Les bombes au phosphore en milliers de fragments de quelques millimètres rouges comme le feu d'enfer !
Les bombes à fragmentation, il n'y aura pas la paix dans L'Est si les résolutions des nations unies ne sont pas mises en œuvre.
Je pleure le drame de mon pays natal
Qu'est-il devenu ?
Pourquoi le silence et la pauvreté ont-ils bousculé cette tranquillité ?
Qui conduira le Congo à la terre promise ?
Les flots des visages ravagés de douleur et de honte, faut-il boire le calice jusqu'au bout ?
Je pleure le drame de mon pays natal
Le Congo meurt d'amnésie,
Le Congo meurt d'hystérie,
Le Congo meurt du ridicule,
Le Congo étouffé par une démocratie dégingandée.
Humanité, Ô humanité, je crie et j'écris debout comme une goutte de larmes.
Je pleure le drame de mon pays natal
Du gâteau Léopoldien à l'empire du silence
Du chaudron de l'indépendance cha-cha au bal des dictatures et pillages des deniers publics
De l'équipe interminable de guerres de prédations aux incantations de pseudo-libérations.
Je pleure le drame de mon pays natal
Vallées aux ossements desséchés,
Mémoires obstruées,
Mémoires asséchées,
Mémoires stériles et vides,
Des aventuriers de bandits qui se réclament :
Ô Rébellions !
Ô insurrections !
Ô libérations !
Ô démocraties !
Ô piloli de rebellogues et guerrologues !
L'atmosphère qui y règne est synonyme du noir, contre lui les envahisseurs du dedans et du dehors.
Ô toi qui ne sais rien du KIVU !
Ô toi qui ne sais rien du viol infernal dans L'Est du Congo !
Ô toi qui ne sais rien de ceux qui écument mon pays !
Je veux que tu m'écoutes:
Ils transplantent des populations,
Ils enterrent vivantes des femmes enceintes,
Ils s'approprient des mines d'or et de cobalts,
Ils montent les fils contre leur père et les filles contre leurs mères,
Les Congolais ont été exhortés à combattre le mal par la prière lors du vernissage vendredi 23 janvier 2026, à Kinshasa en République démocratique du Congo, de l'ouvrage "Mon carnet de prière, une collection de cinquante prières écrites et partagées''.
Le message véhiculé dans cet ouvrage est la prière.
"Moi, je considère la prière comme l'âme du chrétien c'est-à-dire sans la prière, on n'existe pas. Je la considère comme l'arme du chrétien. C'est une arme pour un guerrier qui va en guerre", a déclaré le Révérend Frère Pie Nsukula, auteur du livre à l'issue du vernissage.
La prière permet à nous chrétiens, de combattre les forces du mal et toutes autres forces diaboliques, a-t-il dit.
Cet ouvrage de 158 pages a été publié aux Éditions MédiasPaul.
"La prière doit venir du cœur. Le cas de la prière de ''Notre Père'' que nous récitons chaque jour par exemple, ne vient pas de notre propre cœur. C'est la prière que le Christ nous a laissé. La prière que j'ai composée va aider les gens qui vont la réciter.
Réagissant à une question sur les recommandations contenues dans son Iivre, le représentant légal de la congrégation des Frères des Écoles Chrétiennes pour le district de Congo Kinshasa, a conseillé aux chrétiens de rédiger chacun ses propres prières mais aussi de prier sans cesse.
L'ouvrage porté sur les fonds baptismaux par le Père Roger Wawa, directeur de la radio catholique Maria RDC, est une collection de cinquante prières écrites et partagées. Sa publication a coïncidé avec les 50 ans d’âge de son auteur.
Kinshasa a vécu, hier, lundi 26 janvier 2026, une journée à haute tension sur le front de la mobilité urbaine. Depuis le Stade des Martyrs, le Gouverneur Daniel Bumba a donné le go d’une opération mixte de contrôle de conformité au Code de la route, mobilisant plus de 3 000 agents issus notamment de la Police Nationale Congolaise, de la BSPE/BESK, de la Division urbaine des Transports ainsi que d’autres services spécialisés. Objectif affiché : restaurer l’ordre dans le secteur des transports, longtemps secoué par l’indiscipline, la fraude documentaire, l’irrégularité technique des véhicules et les querelles autour des prix pratiqués sur les lignes.
Sur le fond, le dispositif annoncé se veut large. Il porte sur la vérification des permis de conduire, le contrôle technique des véhicules, la régularité des assurances, les autorisations de transport ainsi que le respect de la tarification officielle.
Le Gouverneur a, en même temps, appelé les Kinois, conducteurs comme opérateurs à se mettre en règle, tout en insistant sur un principe devenu central dans la communication des autorités : des contrôles sans abus, censés éviter les dérives, tracasseries et rançonnements qui polluent régulièrement les opérations de terrain.
Dans l’esprit du Gouvernement provincial, cette démarche doit contribuer à améliorer la mobilité et, au-delà, la qualité de vie dans une ville où le transport est à la fois une nécessité vitale et un champ permanent de tensions.
Les chauffeurs paralysent la ville par une grève
Cependant à Kinshasa, toute réforme du transport touche à un nerf à vif. Le déploiement massif des agents a provoqué une grève des chauffeurs de transport en commun observée dans une grande partie de la capitale.
Conséquence directe : une perturbation brutale des déplacements, surtout dans des zones très dépendantes du taxi-bus.
- Dans la commune de Bandalungwa, au centre de la ville, des centaines de personnes ont été contraintes de faire le trajet à pied, tandis que d’autres ont choisi de recourir aux motocyclistes pour rejoindre travail et école.
- Au rond-point Ngaba, la situation a été encore plus tranchée : aucun taxi-bus ni taxi-moto n’a été observé, signe d’un arrêt de travail fortement suivi.
- A l’inverse, au district de Tshangu dans l’est de Kinshasa, aucun mouvement de grève n’a été signalé, révélant une application inégale du mot d’ordre selon les zones et les dynamiques locales.
Le chiffre donne la mesure du choc : la circulation des transports en commun n’aurait atteint que 3 à 5 % dans la capitale, d’après Bienvenue Kakule, président de l’Association des chauffeurs du Congo (ACCO), section Kinshasa.
Selon lui, la quasi-totalité des chauffeurs serait restée hors des routes, et la crise serait liée au non-paiement de certaines taxes imposées, d’après les associations, par les autorités provinciales. En clair, l’opération de conformité est perçue par une partie du secteur non comme une simple remise en ordre, mais comme une pression supplémentaire dans un contexte de charges jugées élevées.
La proposition d’une dérogation de six mois
Dans ce climat, une piste de désescalade commence à circuler. Une mesure dérogatoire de six (6) mois pour l’obtention des documents automobiles a été sollicitée auprès de l’autorité urbaine.
L’idée, défendue notamment par Nicolas Djomo, conseiller communal de Kalamu, est d’accorder un délai permettant aux conducteurs d’obtenir les documents exigés de manière graduelle ou échelonnée, au regard de leur coût jugé élevé.
Cette proposition cherche à concilier deux impératifs souvent opposés sur le terrain :
- l’exigence de conformité : sécurité, traçabilité, assurance, respect de la loi,
- et la réalité économique des opérateurs, dont beaucoup travaillent au jour le jour.
Cette opération met à l’épreuve la capacité de l’autorité urbaine à imposer la discipline dans le transport sans déclencher une crise sociale durable. La promesse de contrôles sans abus sera observée à la loupe par les chauffeurs, tandis que les usagers, eux, attendent un résultat concret : un transport disponible, sûr, et à un prix stabilisé.
La suite dépendra d’un facteur décisif : le dialogue. Car à Kinshasa, une ville qui vit au rythme de ses embouteillages, la régulation du transport ne se gagne pas seulement par le déploiement d’agents, mais par une adhésion progressive des acteurs du secteur ou, à défaut, par un rapport de force dont les premières victimes restent toujours les mêmes : les citoyens à pied.
Une cinquantaine des membres du Service Assermenté de l'homme Sacrément de Dieu, appelé règle de vie "W'Athu", de la région de Kinshasa, ont pris part à leur retraite annuelle sous le thème principal : "À vin nouveau, outres neuves", du 16 au 18 janvier 2026, au centre Spirituel W'Athu, sise 10ème rue Limete Industrielle.
Animée par l'abbé André Bakala, cette activité spirituelle avait pour but, pour chaque participant, d'accueillir le renouveau dans sa vie. Les participants sont invités à laisser Dieu transformer leurs cœurs en ce qu'ils deviennent des outres neuves pour accueillir sa parole et pratiquer sa volonté. Cette retraite n’était pas seulement un temps de prière, d'écouter le Seigneur, un temps d'approfondissement, de médiation et de réflexion, mais aussi un temps de conversation, temps de métanoïa.
Pour l'abbé animateur, "le vin est le symbole de parole de vie, symbole de la foi et de joie, et les cœurs symbolisent les outres qui doivent porter cette parole de Salut". À travers cette retraite, les W'Athu veulent devenir ce que le Seigneur veut qu'ils soient et non ce qu'ils veulent être.
Cette retraite prévue pour chaque fin d'année l'a été spécialement au début de cette année 2026 pour dédier les activités de cette communauté tout au long de cette nouvelle année entre les mains du Seigneur et pour bien la commencer sous la garde de l'Éternel.
À la lumière des textes des livres de Deutéronome 8 verset 2 et Deutéronome 5 verset 15, l'occasion était donnée aux W'Athu de se souvenir d'où ils viennent. "Oublier d'où l’on vient, c'est risquer de perdre l'humilité, la gratitude et l'identité", a déclaré l'Abbé André Bakala. Il a renchérit que le W'Athu vient de l'ordre de la grâce et non du mérite ; de la miséricorde de Dieu et non de la perfection ; d'un appel et non d'un hasard. "Ce n’est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis", (Jean 15, 16). Pour ce prêtre, le danger de l'oubli de son passé conduit à l'orgueil, au mépris de son commencement qui absolutise le présent.
Plusieurs travaux étaient organisés en commissions sur les questions spécifiques de la règle. Une marche de santé a réveillé les énergies au petit matin du 17 janvier.
Rappelons que le W'Athu est une règle de vie spirituelle créée depuis 50 ans par le Père Ngenzi Lonta, prêtre Jésuite. Son charisme, c'est "servir Dieu en servant l'homme, sacrément de Dieu". Le W'Athu est donc le service assermenté de l'homme, image de Dieu.
Commencée le 16 janvier, cette retraite de 3 jours s’est clôturée le dimanche 18 janvier 2026 au cours d'une messe solennelle.
Monseigneur Richard Kazadi a ouvert la session de formation sur l'intégration de la dimension synodale dans les séminaires, ce lundi au centre d'accueil Caritas dans la commune de la Gombe au Nord de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
''Cette session de formation de formateurs de futurs prêtres est de vous aider à mieux intégrer la dimension synodale dans la formation de séminaristes au travers de ces quatre aspects : humain, spirituel, intellectuel et pastoral... Car la Synodalité devrait être intégrée dans la pédagogie de séminaires afin de promouvoir des pratiques de discernement communautaire et de coresponsabilité. Cela exigera l'élaboration d'un plan d'action pour la mettre concrètement en œuvre'', a déclaré Monseigneur Richard Kazadi, évêque du diocèse de Kolwezi et président de la commission épiscopale pour les séminaires et les clergés.
L'ordinaire du diocèse de Kolwezi a spécifié qu'à travers différentes communications des intervenants, cette session cherchera à comprendre le sens théologique, pastoral et ecclésiologique de la Synodalité tout en identifiant des indications pour la vie et la mission de l'église en RDC.
L'Evêque du diocèse de Kolwezi a rappelé aux 48 représentants des formateurs de différentes maisons de formation de futurs prêtres en RDC qu'ils sont de boussoles pour les jeunes confiés à l'église à travers leurs Évêques.
Sur ce, il les a encouragé à la soumission totale à Dieu et à la mort du moi pour renaître à une vie nouvelle en lui. Il a en plus souligné que la vocation sacerdotale, don mystique de Dieu au service du peuple baptisé s'inscrit désormais pleinement dans une église synodale qui marche ensemble impliquant prêtres et laïcs dans la mission commune et redéfinissant le rôle du prêtre comme un guide qui soutient le sacerdoce baptismal tout en respectant sa singularité et son appel spécifique. Monseigneur Mitja Leskovar nonce apostolique en RDC a spécifié que la tâche de formateur est une tâche qui concerne la délicatesse et la noblesse pour la formation de futurs prêtres. ''La formation de formateurs de séminaires est doublement stratégique car les prêtres sont appelés à être des formateurs et des animateurs du peuple de Dieu tout entier. Une tâche qui concerne la délicatesse et la noblesse pour la formation de futurs prêtres...'', a dit Monseigneur Mitja Leskovar, nonce apostolique en RDC.
Ces assises de quatre jours de la XVII ème session de formation des formateurs de séminaires en RDC ont pour thème principal, ''former pour marcher ensemble dans l'église : la Synodalité dans la formation des futurs prêtres ''.
Le tout se déroule en référence au numéro 148 du document final de la XVI ème assemblée générale ordinaire du synode des évêques de 2024 qui a demandé que le parcours du discernement et de formation de candidats au ministère ordonné soit configuré dans un style synodale pour marcher ensemble dans l'église catholique romaine.
La capitale congolaise s’engage dans un tournant assumé de fermeté. Lundi 19 janvier 2026, le Gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a annoncé une série de mesures strictes destinées à assainir la circulation, à rétablir l’autorité du Code de la route et à remettre de l’ordre dans un secteur du transport devenu, au fil des années, une source majeure de pertes de temps, de risques et d’angoisses quotidiennes pour des millions d’usagers.
L’entrée en vigueur est fixée au lundi 26 janvier 2026. Sur le terrain, l’annonce ne se limite pas à un rappel à l’ordre. Une mission mixte permanente de plus de 3 000 agents sera déployée sur 60 carrefours et axes sensibles. Les sanctions annoncées sont, elles aussi, sans ambiguïté : amendes, immobilisation et mise en fourrière pour les contrevenants.
Le Gouverneur a rappelé que la circulation n’est plus un désordre toléré, mais un espace public soumis à des règles communes, et surtout à des contrôles.
‘’Notre mobilité est devenue un enjeu majeur’’
Daniel Bumba a campé le décor en des termes qui résonnent avec l’expérience quotidienne des Kinois : embouteillages interminables, indiscipline routière, accidents, anarchie du stationnement, multiplication des marchés pirates et dérives du transport en commun.
‘’Kinoises et Kinois, notre ville s'agrandit et notre mobilité est devenue un enjeu majeur. Les embouteillages, les accidents de circulation, l'indiscipline routière et le désordre dans le secteur de transport pénalisent la productivité, notre sécurité et notre qualité de vie. Face à cette situation, le gouvernement provincial de Kinshasa a décidé d'agir avec responsabilité et fermeté au profit de l'intérêt général’’, a déclaré Daniel Bumba dans son introduction.
Dans cette déclaration, la réforme est présentée comme un choix de sécurité, de productivité et de qualité de vie, plutôt qu’une simple opération de répression.
La nouveauté majeure réside dans le caractère permanent et multisectoriel du dispositif : police, services urbains et structures spécialisées seront mis ensemble dans une même mécanique d’exécution.
‘’A compter du lundi 26 janvier 2026, une mission mixte permanente de 3 000 agents issus de la police nationale congolaise, de la division urbaine de transport, de la brigade spéciale de protection de l'environnement ainsi que de la régie des fourrières et du contrôle technique sera déployée sur l'ensemble de la ville de Kinshasa, notamment sur 60 carrefours et les axes routiers sensibles et conflictogènes. Leur mission est claire, faire respecter la loi et les règlements, fluidifier la circulation et protéger la vie des usagers. Désormais, le respect du code de la route n'est plus une option mais une obligation’’, a-t-il martelé.
Le Gouverneur pose ainsi une équation simple : contrôle et sanction pour un changement de comportement. Et il ancre cette équation dans un dispositif visible, supposé dissuasif, et surtout étendu à toute la ville.
Dans son viseur, l’irrégularité administrative qui est devenue, selon les autorités, un standard dans certaines branches du transport. Désormais, tout conducteur devra présenter, et maintenir à jour, des pièces précises.
‘’Seront rigoureusement exigés, le permis de conduire, le contrôle technique valide, la vignette, l'autorisation de transport, l'assurance et le respect de la grille tarifaire du transport en commun. Les contrevenants s'exposeront à des amendes, à l'immobilisation et la mise en fourrière de leurs véhicules’’.
Pour le transport en commun, l’ajout du respect de la grille tarifaire officielle est un signal fort : au-delà de la fluidité routière, la ville veut reprendre la main sur un secteur où l’usager se plaint souvent d’augmentations improvisées, de “prix au feeling” et de pratiques abusives lors des pluies, des embouteillages ou des heures de pointe.
Autre axe de la réforme, la gestion des camions de grand tonnage et des véhicules de livraison. Objectif affiché : préserver la fluidité du trafic et réduire les risques d’accidents sur les grands corridors.
‘’Le véhicule de 20 tonnes et plus ainsi que le véhicule des livraisons circuleront selon des horaires réglementés, soit de 22h à 5h, le lundi, mardi et mercredi. Circulation libre pour les jours restants tout en respectant l'accès dans la ville qu'à partir de 22h jusqu'à 5h’’, a souligné le Gouverneur.
L’annonce ne s’arrête pas aux papiers et aux tonnages. Elle cible aussi trois phénomènes qui transforment les artères en zones de confusion permanente : le stationnement anarchique, l’occupation illégale de la RN1 aux heures réglementées par certaines catégories d’engins, et les marchés pirates le long des grandes routes.
Sur le plan pratique, c’est une tentative de désencombrement des voies en vue de dégager la chaussée, limiter les conflits d’usage, et rétablir des couloirs de circulation réels là où la route devient parfois une juxtaposition d’arrêts improvisés, d’étals, de demi-tours à risque et de zigzags.
Au lendemain de l’introduction d’une nouvelle plaque minéralogique sécurisée sur l’ensemble du territoire de la République Démocratique du Congo, la société civile monte au créneau. L’organisation non gouvernementale Action Communautaire pour le Développement Intégral d’un Congo Nouveau (ACDI/N) a publié une déclaration virulente ce mercredi 7 janvier 2026, dénonçant une mesure jugée inopportune et économiquement pénalisante pour la population.
Dans sa déclaration datée du 7 janvier, l'ACDI/N, par la voix de son coordinateur Jean-Pierre Nzadi Mvelele, rejette fermement cette initiative de la Direction Générale des Impôts (DGI), entrée en vigueur le 6 janvier 2026. Selon l'ONG, cette mesure « n'a aucun caractère d'urgence au regard des défis majeurs auxquels la population congolaise est confrontée », citant notamment la pauvreté généralisée, le chômage des jeunes et la dégradation du pouvoir d'achat.
L'organisation qualifie cette décision de « socialement asphyxiante », arguant qu'elle risque de « plonger davantage la population dans la précarité ». Les professionnels du secteur des transports, tels que les conducteurs de motos, de taxis et les transporteurs de marchandises, sont particulièrement visés par cette nouvelle charge financière, qui s'ajoute aux difficultés d'un quotidien déjà marqué par la vie chère.
Un autre point de friction soulevé par l'ACDI/N est le manque de dialogue. L'ONG affirme qu'« aucune concertation préalable n'a été menée avec les organisations de la société civile, les syndicats du transport et les associations des usagers ». Cette démarche est perçue comme une violation des principes de gouvernance démocratique et de participation citoyenne.
Face à ce qu'elle considère comme une décision prise au mépris des réalités sociales, l'ACDI/N lance un double appel. D'une part, elle exhorte le Gouvernement à « recentrer ses actions sur les véritables priorités sociales et économiques du peuple congolais ». D'autre part, elle invite les autorités compétentes à « revoir urgemment cette décision » et appelle les citoyens à une mobilisation pour la défense de leurs droits. Cette prise de position laisse présager des tensions sociales si la mesure est maintenue sans ajustement.
La ville de Kinshasa représente la vitrine de la République démocratique du Congo. En tant que citoyens, résidents et contribuables, nous sommes tous très préoccupés par l’état de délabrement total de notre ville et donc, nous sommes tous concernés dans la recherche des solutions idoines.
Loin de nous une ambition gouvernorale quelconque, nous sommes juste préoccupés comme tout citoyen qui souhaiterait vivre dans un environnement sain et sécurisé.
Ainsi, nous voulons juste relancer les idées qui peuvent potentiellement recueillir l’attention possible de la part des autorités urbaines, guider leurs politiques publiques relatives à l’assainissement de la ville et être mises en œuvre éventuellement.
En effet, aujourd’hui quand les visiteurs arrivent pour la première fois à Kinshasa, ce qui est frappant, c’est les tas d’immondices entassés dans tous les coins des rues et sur les grandes artères publiques, les odeurs nauséabondes, la laideur et l’insalubrité généralisée de la ville ; c’est la dégradation et le très mauvais état des chaussées du réseau routier urbain ; c’est le non-respect du code de la route et surtout le nombre impressionnant des motocyclistes qui par ailleurs conduisent très dangereusement ; c’est l’impuissance des forces de l’ordre à pouvoir sanctionner sévèrement les citoyens, les automobilistes et les motocyclistes récalcitrants.
Nous ne pouvons pas nous résigner ni même nous accommoder à vivre avec les saletés et les odeurs nauséabondes autour de nous, comme si c’était une fatalité.
La ville de Kinshasa peut mobiliser d’importantes ressources financières, humaines et techniques, en mesure de répondre aux besoins de sa population.
En 2024, pendant la période électorale, nous avions proposé un programme ambitieux structuré autour de la transformation urbaine et de la restauration de l’ordre public pour le Gouvernorat de la ville de Kinshasa, axé principalement sur quatre secteurs prioritaires :
1. La Mobilité urbaine massive :
La construction d’un métro léger et la réhabilitation des voies ferrées urbaines pour désengorger la ville et réduire l’empreinte carbone.
2. La Salubrité industrielle :
Le passage d’une gestion de crise des déchets à une véritable industrie de l’assainissement, visant à éliminer les tas d’immondices et les odeurs nauséabondes qui pénalisent la santé publique.
3. La Régulation comportementale :
Renforcer la capacité des forces de l’ordre à sanctionner les incivilités, notamment celles liées à la conduite des motocyclistes (wewa), afin de sécuriser les citoyens et leurs biens.
4. Le Rayonnement international :
Préparer la ville à accueillir les grands événements sportifs tels que la Coupe d’Afrique des Nations de football (CAN), les conférences internationales telles que la Conférence sur les changements climatiques (COP) et bien d’autres événements internationaux d’envergure.
En 2024, nous avions introduit dans le débat public kinois l’idée de la nécessité de concevoir une planification urbaine moderne et d’introduire l’éthique dans la gestion publique axée sur les résultats qui contraste avec les approches clientélistes traditionnelles.
Ces idées avaient trouvé un large écho favorable auprès de la population kinoise. Nous croyons toujours qu’il est possible de sortir Kinshasa de la bourgade à la grande ville africaine moderne, sécuritaire, propre, attrayante et attractive.
Après deux années de dur labeur, marquées par des préparatifs très stratégiques, c’est hier, dimanche 21 décembre 2025, que le documentaire ’’Vision et Héritage politique d’Etienne Tshisekedi Wa Mulumba’’ a été officiellement mis à la disposition du grand public. La cérémonie de son lancement a eu lieu au Centre culturel Boboto, réunissant un large public constitué des chercheurs, passionnés du cinéma et de nombreux acteurs politiques congolais. Parmi eux, l’on a noté la présence d’André-Alain Atundu Liongo, Ancien Ministre, Sylvain Mutombo, Cadre à l’UDPS, et Paul Kapika, un des treize parlementaires.
Produit par Mvumbuka.prod et Congo Opportunities, le documentaire dédié à feu Etienne Tshisekedi est réparti en deux volumes. Il fait recours notamment aux multiples témoignages des proches du Sphinx, des cadres de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDP), aux journalistes, analystes politiques, Professeurs d'Université et membres de famille de l'opposant emblématique. Leurs témoignages portent entre autres sur le combat ou la lutte politique d’Etienne Tshisekedi doublé d’arrestations et relégations ; sur ses valeurs et sa vision pour le développement de la RD. Congo.
Hormis la partie consacrée à l’interpellation de la société congolaise dans son ensemble, ce film fait aussi une part belle à un contenu narratif de l’histoire coloniale et post coloniale, en passant par les années Mobutu avec la lettre de treize (13) parlementaires, la Conférence Nationale Souveraine, l’avènement au pouvoir de Mzée Laurent Désiré Kabila ; la période électorale et ce, sous l’ancien Président Joseph Kabila. D’après Placide Nzazi Matobo, Coordonnateur du projet porté par Mvumbuka.prod et Congo Opportunities, l’œuvre consacrée à la vision et à l’héritage politique de celui qui aura milité pour l’instauration de la démocratie en RDC est destinée à traverser des générations et à inspirer les congolais. Dans son allocution du jour, a rendu un vibrant hommage au lider maximo, considéré comme un ‘’homme politique extraordinaire qui a su résister à l'usure du temps’’.
Lors de son témoignage, Freddy Mulumba, politologue congolais, a salué l’initiative de Congo Opportunities et Mvumbuka.prod qui, selon lui, honore non seulement la vie et l’idéologie d’une icône majeure de la sphère politique congolaise, mais aussi offre l’occasion aux congolais de s’inspirer de son combat pour la liberté et l’Etat de droit. ‘’C’est la première fois dans l’histoire de la RDC qu’on ait fait quelque chose sur le Président Etienne Tshisekedi. Nos enfants et nos petits enfants n’ont plus de repères… C’est anormal. Depuis que le vieux est décédé, il n’y a pas eu de grandes manifestations. Je trouve anormal que le 1er février qu’on se limite à la célébration des messes. Il faut organiser des manifestations pour que nos enfants aient des repères. C’est important. Etienne Tshisekedi a marqué l’histoire de ce pays. Il doit être dans la mémoire collective de notre peuple… Si on parle aux enfants de ce qu’Etienne Tshisekedi a fait en face de Mobutu, personne n’aurait peur de Kagame. Quittons l’oralité, entrons dans la rédaction’’, a encouragé, dans son témoignage, l’Ancien Directeur Général Adjoint de la RTNC.
Il sied de rappeler que le documentaire dédié à Etienne Tshisekedi est d’une durée de plus de deux heures trente minutes. Il a été réalisé pendant deux ans, dans des conditions nécessitant privations, moyens financiers conséquents et vision. Après son lancement, les responsables du projet ambitionnent de vulgariser le précieux travail réalisé dans différents milieux : écoles, universités… Les gens de bonne foi sont ainsi encouragés à porter leur appui à Opportunities et Mvumbuka.prod pour une réussite effective de la démarche noble entamée avec courage…