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La Banque africaine de développement redevient actionnaire du Currency Exchange Fund (TCX) avec une prise de participation de 25 millions de dollars

 

La Haye, le 11 février 2026 — Le Groupe de la Banque africaine de développement a signé un accord portant sur une prise de participation de 25 millions de dollars dans le The Currency Exchange Fund (TCX), marquant ainsi son retour comme actionnaire de ce fonds mondial créé par des institutions de financement du développement pour gérer le risque de change dans les marchés émergents et frontières.

La signature de l’accord s’est déroulée dans les locaux du ministère néerlandais des Affaires étrangères à La Haye.

Cet investissement, qui sera étalé sur deux tranches, renforcera la base de capital de TCX, améliorera sa capacité à supporter les risques et développera sa capacité à offrir des instruments de couverture dans des devises africaines illiquides et mal desservies, pour lesquelles les instruments de couverture traditionnels sont indisponibles ou excessivement coûteux.

La participation de la Banque au capital de TCX devrait attirer davantage d’institutions de financement du développement et d’investisseurs privés, réduire les asymétries de devises pour les emprunteurs et soutenir une croissance durable dans des secteurs clés comme les infrastructures, l’énergie, la microfinance, les PME et le secteur public. Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement avait approuvé cet investissement le 17 septembre 2025.

« Cet investissement marque le retour de la Banque au sein de TCX en tant qu’actionnaire et témoigne de notre grande confiance dans son mandat et son impact en matière de développement », a déclaré Akane Zoukpo Sanankoua, cheffe de la Division du développement des marchés de capitaux du Groupe de la Banque, qui a signé l’accord au nom de l’institution. « Avec cet investissement, nous soutenons un financement plus résilient pour les économies africaines et réduisons les asymétries de devises, qui constituent l’un des facteurs structurels du surendettement », a-t-elle ajouté.

Le Groupe de la Banque était l’un des actionnaires fondateurs de TCX en 2007. Parmi les investisseurs actuels du fonds figurent la banque de développement néerlandaise FMO, la Société financière internationale, la Banque européenne de reconstruction et de développement, la Banque européenne d’investissement, la banque de développement allemande KfW et d’autres institutions de financement du développement, la Commission européenne et les gouvernements néerlandais, suisse, britannique, français et allemand. Depuis sa création, TCX a couvert plus de 19 milliards de dollars de montants notionnels à l’échelle mondiale, dont 4,7 milliards de dollars dans 31 pays africains, avec une forte présence sur les marchés fragiles et à faible revenu.

Le directeur général de TCX, Ruurd Brouwer, qui signait l’accord pour le compte du fonds, a salué cet investissement : « Nous sommes fiers d’accueillir à nouveau la Banque africaine de développement comme actionnaire. La Banque était l’un des investisseurs fondateurs de TCX en 2007, et son retour témoigne d’une conviction commune : l’atténuation du risque de change est essentielle pour débloquer des financements résilients en Afrique. Grâce à la présence sans équivalent de la Banque sur le continent, nous pouvons ensemble veiller à ce que les investissements dans l’avenir de l’Afrique soient exempts de risque de change. »

Jérôme Larosch, responsable de la Division des institutions financières internationales au ministère néerlandais des Affaires étrangères, a également salué le renforcement de la coopération. « Nous sommes très fiers de constater que deux de nos partenaires proches, la Banque africaine de développement et TCX, intensifient leur collaboration », a-t-il déclaré M. Larosch. Avant d’ajouter : « Grâce à ce nouvel investissement, la Banque africaine de développement démontre son engagement envers nos objectifs communs de développement durable sur le continent africain. En tant que gouvernement, nous sommes convaincus que des innovations comme TCX constituent un excellent complément aux efforts des banques multilatérales de développement, et nous saluons cet agenda commun. »

Cet investissement est aligné sur la Stratégie décennale 2024-2033 du Groupe de la Banque, ainsi que sur ses objectifs stratégiques visant à élargir l’accès aux capitaux et à soutenir les financements en monnaie locale. Il complète le programme plus large de l’institution panafricaine en matière de marchés de capitaux, notamment le soutien aux marchés obligataires en monnaie locale, les solutions de rehaussement de crédit et le financement du secteur privé en monnaie locale.

La Banque africaine de développement redevient actionnaire du Currency Exchange Fund (TCX) avec une prise de participation de 25 millions de dollars
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Expert financier international : Junior Mbuyi sélectionné pour le 7ème  forum annuel sur la gestion du risque crédit en Autriche   

(Junior Mbuyi, expert financier international congolais)

Génie en matière des finances, Junior Mbuyi a été sélectionné parmi les panélistes réputés du monde qui vont participer au 7ème édition du forum annuel sur la gestion du risque crédit prévu du 10 au 11 février à Vienne, capitale d’Autriche. Cet expert financier international est le premier congolais et le seul qui aura la parole lors de cette grande conférence mondiale dont l’objectif est de poser les bases solides dans un paysage financier en constante évolution.

«Ce forum réunit les principaux décideurs, experts en risques et leaders d'opinion du monde entier afin d'explorer les évolutions les plus critiques qui façonnent l'avenir du risque de crédit », a-t-on lu dans  un communiqué des organisateurs.

Plusieurs thèmes seront développés au cours de cette édition qui met l’accent sur  la mise en œuvre des accords bancaires signés à Bâle IV en Espagne,  les stratégies de crédit plus intelligentes, l'intégration des critères ESG (Environnemental, Social, Gouvernance) et la résilience en période d'incertitude.

« Le 7ème forum propose un programme complet et prospectif, riche en études de cas animées par des experts, en discussions interactives et en opportunités de réseautage de haut niveau », précise le document.

Un doué des finances avec une expérience avérée pour la RDC

Junior Mbuyi est un expert financier international, auteur et fondateur et CEO du Groupe JPG Consulting Partners, basé à Genève et présent dans 14 pays. Il est président du ‘‘think tank Africa Risk’’ – Strategic Institute for African Sovereignty &Transformation et membre du CAVIE (Centre Africain de Veille et d’Intelligence Économique).

Avec plus de 20 ans d’expérience dans la gestion des risques, l’expert congolais incarne une double culture et œuvre à bâtir des passerelles entre l’Afrique et l’Europe dans un monde multipolaire.

Junior Mbuyi est un chef d’entreprise réputé dans le monde des finances pour son ingéniosité en matière d’innovation dans le monde des finances.  Il est le concepteur de ‘‘Risk Calculator Engine’’ (RCE), premier calculateur de fonds propres réglementaires calibré aux standards internationaux et africains, intégrant méthodologies standard et avancées  pour le pilotage du risque de crédit et du risque de marché.

 L’expert congolais est diplômé d’un MBA (Master of Business Administration) en Finance et Marché des Capitaux à l’ESG (2003) et d’un DESS en Affaires Internationales à la Sorbonne.

En terme de publication, Junior Mbuyi dispose deux essais majeurs, à savoir : ‘‘Une superpuissance africaine en devenir : quand la RDC s’éveillera’’ sortie en 2023  ainsi que ‘‘Du chaos à l’essor : Vers une Révolution Africaine ?’’ édité en 2025.

Ce doué des finances intervient régulièrement lors des Assemblées générales du FMI et de la Banque mondiale, où il partage sa vision d’une finance souveraine, verte et inclusive.

Jordache Diala

 

Expert financier international : Junior Mbuyi sélectionné pour le 7ème  forum annuel sur la gestion du risque crédit en Autriche   
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Economie chinoise : 5% de croissance sur trois années consécutives

En dépit d'un contexte mondial des échanges économiques et commerciaux marqué par les tarifs douaniers, l'économie chinoise s'est distinguée par sa résilience en affichant au compteur un taux de croissance de 5% en 2025. Selon les statistiques du Bureau d'État des statistiques publiées le 19 janvier, le PIB de la Chine a atteint 140 187,9 milliards de yuans en 2025. La Chine maintient depuis trois années consécutives un taux de croissance stable, signe de la résistance de son économie aux chocs extérieurs. Au cœur de cette performance, l'on peut citer l'optimisation et la modernisation continues de la structure économique et des transformations structurelles perceptibles dans divers sous-secteurs du domaine industriel. La résilience de l'économie chinoise tient, entre autres, au fait de la forte compétitivité internationale de ses produits combinée à la diversification des marchés d'exportation et à la modernisation structurelle des produits. Toute chose qui a permis de maintenir une croissance élevée des exportations malgré le spectre des tarifs douaniers. De même, une certaine coordination de politiques de stabilisation de la croissance a été savamment implémentée avec des résultats à la clé. Les mesures incitatives de la consommation ont aussi contribué à accentuer la demande intérieure.

Le maintien de la croissance chinoise dans un climat d'incertitudes est à mettre également au compte d'un commerce extérieur dynamique. Face aux turbulences externes, des mesures ont été prises pour aider les entreprises à stabiliser leurs commandes, à élargir leurs marchés et à cultiver un nouvel élan pour le commerce extérieur. En conséquence, le commerce extérieur chinois a pu se stabiliser en termes d'échelle et de croissance, et optimiser sa structure d'exportation. Selon des chiffres officiels, les exportations chinoises de produits de haute technologie en 2025 ont atteint 5 250 milliards de yuans, soit une augmentation de 13,2 % par rapport à l'année précédente, contribuant à hauteur de 2,4 points de pourcentage à la croissance globale des exportations. Par exemple, les données officielles indiquent que la production et les ventes automobiles chinoises ont toutes deux dépassé les 34 millions d'unités, établissant un nouveau record historique et maintenant la première place mondiale pour la 17e année consécutive.

L'innovation chinoise en matière d'exportation a, selon l'administration douanière, gagné en substance, son développement vert est devenu plus prononcé et son développement gagnant-gagnant s'est affirmé davantage. Les « produits chinois de qualité » ont acquis une grande popularité à l'échelle mondiale, jouant un rôle essentiel dans la préservation de la stabilité des chaînes de production et d'approvisionnement mondiales, tout en apportant une certitude et en créant de nouvelles opportunités pour le développement économique et commercial mondial.

L'année dernière, en plus de l'optimisation structurelle, la diversification des marchés d'exportation a été une autre caractéristique déterminante de l'évolution du commerce extérieur. Les données indiquent qu'en 2025, parmi les 249 pays et régions ayant des échanges commerciaux avec la Chine, 190 avaient enregistré une croissance de leurs importations et exportations avec la Chine.

Quant aux importations chinoises, leur volume a été estimé à un montant record de 18 480 milliards de yuans. Les dernières données internationales établissent qu'au cours des trois premiers trimestres de 2025, la Chine est devenue la principale destination des exportations de 79 pays et régions, soit trois de plus qu'en 2024. Dans ce registre, les échanges commerciaux avec les États-Unis et l'Union européenne ont été remarquables. Les données ont révélé qu'en 2025, les importations et les exportations de la Chine avec les États-Unis ont atteint 4 010 milliards de yuans, soit 8,8 % de la valeur totale des importations et des exportations chinoises. Les échanges commerciaux avec l'UE se sont élevés à 5 930 milliards de yuans, soit une augmentation de 6 % et une contribution de 0,8 point de pourcentage à la croissance globale des importations et des exportations de la Chine.

Atelier et marché du monde, la Chine, au regard de ses performances de croissance dans un contexte mondial instable, s'impose lentement et sûrement comme une locomotive fiable de l'économie mondiale. D'après le constat de Zhang Monan, chercheur au Centre chinois pour les échanges économiques internationaux, la Chine est dans une dynamique rassurante pour maintenir une croissance stable au regard des facteurs spécifiques. Le pays dispose de l'écosystème industriel le plus abouti au monde. L'on assiste à l'émergence continue d'une dynamique d'innovation marquée par la croissance explosive actuelle de l'IA. L'autre atout est que la Chine dispose du plus grand vivier d'ingénieurs au monde, en particulier des talents dans le domaine de l'innovation scientifique et technologique.

En un mot, la Chine a fait le choix de promouvoir un développement structuré avec en toile de fond la modernisation et l'innovation technologique, militant pour une coopération gagnant-gagnant en diversifiant ses partenariats avec le reste du monde. Pendant que d'autres croient encore à l'illusion du protectionnisme et de l'isolationnisme, la Chine opte sans cesse pour l'ouverture. Voilà en quoi réside le secret d'une croissance continue et stable.

(Photo : VCG)

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Mines : Louis Watum Kabamba active une forte dynamique de coopération entre la RDC et l’Arabie Saoudite !

C’est un nouveau cap stratégique, une vision chargée d’audace, d’anticipation et de responsabilité. En marge du Future Minerals Forum, tenu à Riyad du 13 au 15 janvier 2026, le Ministre des Mines, SE Louis WKabamba, a rencontré son homologue du Royaume d’Arabie Saoudite, SE Bandar bin Ibrahim Al-Khorayef, Ministre de l’Industrie et des Ressources minérales.

Cette rencontre a permis de réaffirmer l’importance stratégique de la coopération bilatérale entre la RDC et le Royaume d’Arabie Saoudite dans le secteur minier, ainsi que la volonté commune de consolider et d’approfondir ce partenariat.

Les échanges ont porté sur la mise en œuvre du Mémorandum d’Entente (MoU) signé en janvier 2024, avec un accent particulier sur l’élaboration d’un échéancier précis en vue de définir une feuille de route opérationnelle, permettant de traduire les engagements en actions concrètes.

Le Ministre Louis Watum Kabamba a insisté sur la nécessité de passer du dialogue à l’action, afin de générer des retombées économiques tangibles, notamment en matière d’industrialisation, de création de valeur locale et d’investissements stratégiques. La délégation congolaise comprenait notamment le Conseiller principal du Chef de l’État au Collège Mines, ainsi que des responsables des structures sous tutelle du Ministère des Mines. À l’issue des échanges, les deux parties ont convenu de la mise en place rapide d’un mécanisme technique conjoint chargé de définir les priorités, les responsabilités et le calendrier de mise en œuvre du MoU.

La Pros.

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Minerais critiques : le Kasaï central ne peut rester à l’écart du nouveau partenariat RDC–Etats-Unis

(Par Belhar Mbuyi, Directeur Général de Bena-Luluabourg.org)

 

La signature récente de l’Accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda a ouvert une nouvelle séquence diplomatique et stratégique pour la région des Grands Lacs. Mais au-delà de cet acte politique majeur, un tournant tout aussi décisif s’est joué en marge de cet événement : le renforcement inédit du partenariat entre la RDC et les Etats-Unis d’Amérique. Sous la conduite du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, la RDC a conclu avec Washington un Accord économique stratégique et un Mémorandum d’entente sécuritaire, consacrant une relation désormais fondée sur la durée, la confiance et des intérêts mutuellement structurants. La Ministre d’État, Ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a d’ailleurs qualifié cette journée d’« historico-stratégique » pour l’avenir économique du Congo.

Retrouver sa place dans les chaînes de valeur mondiales

Dans un contexte mondial marqué par la sécurisation des chaînes d’approvisionnement en minerais critiques, l’Accord économique RDC–USA constitue une opportunité historique. Il repose sur trois piliers majeurs : la sécurité des minerais stratégiques, la création d’une Strategic Asset Reserve (SAR) et la mise en place d’un Strategic Minerals Reserve (SMR).

Ce cadre vise à garantir une gestion transparente des ressources minières congolaises, tout en offrant aux investisseurs américains un droit de premier regard sur certains projets stratégiques, notamment autour du cobalt, du cuivre et du germanium.

Les engagements américains portent également sur la modernisation du corridor Sakania–Lobito, le développement du Grand Inga, l’industrialisation des zones minières, la lutte contre l’exploitation illicite des minerais et la formalisation du secteur artisanal. Pour la première fois de son histoire, la RDC est officiellement reconnue comme Partenaire stratégique des États-Unis d’Amérique.

Le Kasaï central : un angle mort à corriger

Dans ce contexte porteur, il est impératif que toutes les provinces à fort potentiel stratégique soient intégrées à cette dynamique, au premier rang desquelles le Kasaï central. Cette province, longtemps oubliée, recèle en effet deux minerais classés critiques à l’échelle mondiale : le nickel et le chrome.

Le nickel est aujourd’hui un minerai clé de la transition énergétique. Il est indispensable à la fabrication des batteries lithium-ion destinées aux véhicules électriques et au stockage d’énergie, ainsi qu’aux alliages de haute performance. Sa production mondiale étant fortement concentrée dans quelques pays, la demande croissante liée à la décarbonation en fait un métal stratégique à substituabilité limitée.

Le chrome, extrait principalement de la chromite, est tout aussi critique. Il est irremplaçable dans la fabrication de l’acier inoxydable, des alliages spéciaux utilisés dans l’aéronautique, la défense et certaines technologies énergétiques. Là encore, la forte dépendance mondiale à quelques pays producteurs renforce son caractère stratégique.

Un potentiel connu… mais resté inexploité

Ce potentiel du Kasaï central n’est pas nouveau. Déjà en 2007, lors des négociations des contrats sino-congolais, la Chine avait manifesté un intérêt marqué pour le nickel et le chrome de cette province. Des études avaient confirmé la qualité des gisements. Mais faute d’électricité et d’infrastructures, le projet n’avait pu aboutir, poussant les partenaires à se rabattre sur le cuivre et le cobalt.

Aujourd’hui, les conditions peuvent et doivent changer.

L’électricité et les infrastructures : les clés du décollage

Si le Président de la République ambitionne, à juste titre, de faire de la RDC une plaque tournante mondiale de la production des batteries électriques, la question énergétique est centrale. Les partenaires américains pourraient jouer un rôle déterminant dans la construction de la centrale hydroélectrique de Katende et dans le financement du soutirage du courant d’Inga II vers Tshimbulu, afin d’alimenter l’industrialisation du Kasaï central.

Parallèlement, le désenclavement de la province est indispensable. Le raccordement au corridor de Lobito, via la route Kananga–Kalamba-Mbuji à la frontière angolaise, permettrait d’évacuer efficacement la production vers les marchés internationaux.

Une opportunité stratégique pour la RDC

La RDC dispose désormais de tous les éléments nécessaires à la fabrication des batteries électriques :
– le cobalt, dont elle est le premier producteur mondial ;
– le lithium du Tanganyika et du Haut-Lomami, avec les plus grandes réserves mondiales connues ;
– et le nickel du Kasaï central, de très bonne teneur (3,8 %), avec des réserves estimées à près de 16 milliards de dollars.

Un appel au Chef de l’Etat

Je lance donc un appel respectueux à Son Excellence Monsieur le Président de la République, afin que l’exploitation du nickel et du chrome du Kasaï central soit intégrée parmi les minerais critiques proposés aux partenaires américains.

Cet appel s’inscrit pleinement dans la vision exprimée par le Chef de l’État lui-même lors de la conférence Investing in African Mining Indaba à Cape Town, en février 2023, où il s’était engagé à lancer de nouvelles explorations de nickel dans le Kasaï central, avec pour objectif une exploitation rapide au service de la transition énergétique mondiale.

Le Kasaï central ne demande pas des faveurs. Il réclame avec espoir simplement sa juste place dans la nouvelle architecture économique et stratégique du Congo.

Minerais critiques : le Kasaï central ne peut rester à l’écart du nouveau partenariat RDC–Etats-Unis
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RDC : Louis Watum réitère la position du Gouvernement en faveur d’une ‘‘Coopération ouverte, équilibrée et bénéfique’’  

Son Excellence Monsieur Louis Watum Kabamba, Ministre des Mines de la République Démocratique du Congo, a accordé ce mardi 16 décembre 2025 une audience à une délégation du Groupe CMOC (China Molybdenum Company), opérateur minier de premier plan en RDC, actif notamment à travers les projets Tenke Fungurume Mining (TFM) et Kisanfu Mining (KFM).

Cette rencontre s’est inscrite dans le cadre des civilités de courtoisie de fin d’année et a permis à la délégation de CMOC de présenter au Ministre le rapport annuel de production de ses opérations en République Démocratique du Congo. À cette occasion, le Groupe CMOC a annoncé avoir atteint une production annuelle d’environ 700 000 tonnes de cuivre, réaffirmant ainsi sa position parmi les principaux acteurs du secteur minier congolais.

Le Groupe a également exprimé sa volonté de porter le volume global de ses investissements en RDC à hauteur de 8 milliards de dollars américains, témoignant de sa confiance dans le potentiel minier du pays et dans l’amélioration continue du climat des affaires.

Par ailleurs, la délégation a évoqué certaines contraintes opérationnelles, notamment le déficit en énergie électrique ainsi que l’envahissement de certains sites miniers par des exploitants artisanaux, appelant à une prise en charge concertée de ces défis.

S’agissant des difficultés soulevées, Son Excellence Monsieur le Ministre a assuré que des solutions concertées et durables seront mises en œuvre, en collaboration avec les différentes parties prenantes, afin de garantir la poursuite sereine, responsable et durable des activités minières sur l’ensemble du territoire national. Il a aussi demandé à CMOC, dont la durée de vie des mines en RDC est estimée à 50 ans, de planifier dès à présent des investissements dans la production locale de l’énergie électrique, sans privilégier l’importation en provenance de la Zambie et de l’Angola. Le Ministre a en outre conseillé à CMOC d’impliquer les communautés locales dans la recherche de solutions durables contre les envahissements et a annoncé des initiatives prises par le Gouvernement, dont certaines sont déjà activées, pour mettre fin à ce phénomène complexe affectant les sites miniers industriels.

Son Excellence Monsieur le Ministre des Mines a félicité le Groupe CMOC pour le travail accompli en République Démocratique du Congo et pour sa contribution significative à l’économie nationale, en termes de production, de recettes publiques, d’emplois et de transfert de compétences. Il a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à accompagner et à protéger les investisseurs sérieux, dans le strict respect des lois et règlements de la République.

Abordant les enjeux géopolitiques et stratégiques actuels, Son Excellence Monsieur le Ministre a tenu à rassurer la délégation que les accords de coopération récemment conclus entre la RDC et les États-Unis d’Amérique ne constituent nullement une menace pour les investisseurs d’autres pays, y compris ceux de la République populaire de Chine, tout comme le partenariat sino-congolais n’a jamais été dirigé contre les intérêts des partenaires occidentaux. Il a réitéré la position de la RDC en faveur d’une coopération ouverte, équilibrée et mutuellement bénéfique avec l’ensemble de ses partenaires.

Dans le cadre de la diplomatie minière, en patriote convaincu et défenseur d’un nationalisme pragmatique, le Ministre a invité les investisseurs chinois à encourager leur pays, à tous les niveaux appropriés, y compris au sein des instances internationales telles que les Nations Unies, à s’engager davantage dans la défense des investissements légitimes en République Démocratique du Congo. Il a appelé à une mobilisation internationale accrue pour condamner publiquement l’insécurité persistante dans l’Est du pays, soutenir les efforts du Gouvernement congolais en matière de sécurisation, et contribuer à la défense de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de la stabilité de la RDC

La Pros.

RDC : Louis Watum réitère la position du Gouvernement en faveur d’une ‘‘Coopération ouverte, équilibrée et bénéfique’’  
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