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Atelier de réflexion sur la transition énergétique en RDC , ITIE-RDC : opportunités, défis et perspectives

Présidé par le Vice-Premier Ministre, Ministre du Plan et Président du Conseil Exécutif de l’ITIE-RDC, Son Excellence Guylain Nyembo, cette rencontre stratégique a réuni les principaux acteurs du secteur extractif congolais. Parmi eux, le Ministre des Mines et Vice-Président du Comité Exécutif de l’ITIE-RDC, Son Excellence Kizito Pakabomba, la Vice-Ministre des Finances, Madame O’Neige N’Sele Mimpa, ainsi que des membres du cabinet du Chef de l’État, des secrétaires généraux de l’administration publique, des représentants de la Cour des comptes et des partenaires techniques et financiers.

Dans son discours, le Ministre des Mines a souligné l’importance de cette rencontre dans un contexte mondial où la demande en minerais stratégiques tels que le cobalt, le lithium et le nickel ne cesse de croître. « La RDC détient les clés des technologies du futur. La transition énergétique représente une opportunité unique pour notre pays, mais seulement si nous en prenons pleinement le contrôle », a-t-il déclaré.

Les échanges ont permis d’aborder les défis liés à la gouvernance des ressources naturelles, à la transformation locale des minerais et à l’attractivité des investissements dans le secteur minier. Le Ministre des Mines a insisté sur la nécessité d’adopter une stratégie ambitieuse pour faire de la RDC un acteur clé de la chaîne de valeur des batteries électriques et des énergies renouvelables.

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Développement économique de la Chine et ouverture à haut niveau : tracer la voie vers une croissance durable et un leadership mondial

(Dr. Hanane Thamik, enseignante chercheuse à l'Université Renmin de Chine, membre politique du Rassemblement national des indépendants du Maroc)

(Note de l'éditeur : Cet article représente le point de vue de l'auteur et pas nécessairement celui de CGTN.)

Les Deux Sessions à venir en mars 2025 marqueront un moment crucial dans le paysage politique et économique de la Chine. Le rapport sur les activités du gouvernement, qui sera présenté par le Premier ministre Li Qiang, décrira les priorités politiques pour l'année à venir, établissant ainsi une base pour la progression économique continue de la Chine et son intégration dans le cadre mondial. À ce tournant décisif, l'alignement du développement économique avec une stratégie d'ouverture à haut niveau devrait jouer un rôle fondamental dans la détermination de la trajectoire future de la nation.

Ouverture à haut niveau : un cadre pour un avancement économique continu

La notion d'ouverture à haut niveau dépasse la simple fourniture d’un accès au marché. Elle incarne la détermination de la Chine à réformer ses structures économiques afin de favoriser un environnement propice aux flux d'investissements étrangers tout en renforçant son intégration dans les chaînes d'approvisionnement mondiales. Un des axes principaux de cette initiative réside dans la modernisation du système économique chinois, impliquant l'amélioration des cadres réglementaires, le renforcement de la protection de la propriété intellectuelle et la simplification des processus d'accès au marché pour les entreprises étrangères. L'objectif global de cette stratégie n'est pas seulement d'attirer des investissements étrangers, mais aussi d'élever la compétitivité internationale des entreprises chinoises en encourageant les collaborations technologiques et en facilitant les échanges de connaissances.

Dans ce contexte, la mise en œuvre de l'ouverture à haut niveau devrait jouer un rôle déterminant dans l'approfondissement de la collaboration économique avec les pays développés et en développement. Par la mise en place d'un environnement commercial plus ouvert et plus transparent, la Chine signe son intention de s'intégrer encore plus profondément dans l'économie mondiale. Cette évolution devrait créer de nouvelles opportunités pour les entreprises internationales tout en offrant à la Chine un accès renforcé aux technologies avancées, aux ressources financières et à l'expertise managériale.

Développement économique et recherche d'une croissance de haute qualité

La base stratégique de l'agenda économique de la Chine pour 2025 repose sur la recherche d'une « croissance de haute qualité ». Cet objectif représente un tournant par rapport aux décennies précédentes, caractérisées par une expansion rapide largement dépendante de la fabrication à bas coût et d'investissements massifs dans les infrastructures. Actuellement, le pays fait face à l'impératif dual de concilier croissance et durabilité.

Les planificateurs économiques chinois sont conscients du fait que leur pays évolue d'une époque définie par une croissance rapide à une phase caractérisée par un développement plus équilibré, plus efficace et plus durable. Au fur et à mesure que la concurrence mondiale s'intensifie, notamment dans les secteurs technologiques et axés sur l'innovation, la viabilité économique future de la Chine dépendra fortement de sa capacité à gravir les échelons de la chaîne de valeur et à intégrer des technologies avancées. Cette transition nécessite un changement de cap des industries traditionnelles, telles que la fabrication lourde, vers des secteurs plus orientés vers la technologie, notamment les semi-conducteurs, l'énergie verte et l'intelligence artificielle.

Dans la quête de croissance de haute qualité, l'accent sera mis sur l'amélioration de la productivité du travail, la qualité de la base industrielle et la réduction de la consommation d'énergie par unité de PIB. La Chine a établi des objectifs ambitieux pour moderniser ses capacités industrielles, favoriser l'innovation interne et attirer des investissements étrangers dans les industries avancées. Cette stratégie vise à élever la Chine en tant que leader mondial dans les technologies émergentes tout en garantissant la durabilité économique à long terme.

Le rôle des sciences et technologies dans l'amélioration de la productivité de qualité

L'incorporation de la technologie dans les industries traditionnelles constitue un moyen efficace pour améliorer la productivité, réduire les coûts et minimiser l'impact environnemental. Par exemple, l'application de l’intelligence artificielle dans la fabrication permet l'automatisation et la rationalisation des processus opérationnels. Dans le secteur des énergies renouvelables, les innovations technologiques facilitent la transition des combustibles fossiles vers des solutions énergétiques plus propres, améliorant ainsi à la fois la productivité et la durabilité environnementale.

De plus, la Chine est déterminée à atteindre une indépendance technologique, ce qui constitue un autre élément clé de son cadre stratégique. Bien qu'elle maintienne une ouverture à la collaboration et à l'investissement internationaux, le pays se concentre résolument sur la réduction de sa dépendance aux technologies étrangères, en particulier dans des domaines stratégiques comme les semi-conducteurs et les équipements de télécommunications de nouvelle génération. Cette recherche de l'indépendance technologique vise à protéger la sécurité à long terme et la compétitivité de la Chine face à un environnement géopolitique mondial de plus en plus complexe.

Résilience économique : promouvoir la stabilité sociale et la gouvernance axée sur le peuple

Bien que l'importance de la croissance économique et du progrès technologique ne puisse être sous-estimée en ce qui concerne les perspectives futures de la Chine, le gouvernement a constamment mis en avant la nécessité de maintenir la stabilité sociale et le bien-être de sa population. Les Deux Sessions servent de forum essentiel pour permettre aux législateurs d'écouter les préoccupations des citoyens et d'intégrer leurs aspirations dans les stratégies de développement à long terme du pays. Cette méthodologie inclusive et axée sur le peuple est devenue un trait distinctif du cadre de gouvernance de la Chine, qui priorise l'harmonie sociale et l'équité.

En ligne avec son engagement à améliorer la qualité de vie de ses citoyens, le gouvernement chinois est sur le point de mettre davantage l'accent sur des politiques visant à la redistribution des revenus, le bien-être social et la réduction de la pauvreté. Ces enjeux deviennent de plus en plus cruciaux au fur et à mesure que la Chine fait face aux défis posés par un vieillissement démographique, une inégalité croissante et des problèmes environnementaux.

Les Deux Sessions à venir débattront des stratégies pour relever ces défis, notamment les investissements dans l'éducation, la santé et les systèmes de protection sociale. De plus, les initiatives visant à soutenir le développement rural, à promouvoir l'intégration économique régionale et à faciliter l'urbanisation seront essentielles pour favoriser une croissance équilibrée et inclusive. En priorisant le bien-être de ses citoyens, la Chine cherche non seulement à atteindre le succès économique, mais aussi à garantir une distribution plus équitable des bénéfices découlant de la croissance.

En conclusion, les Deux Sessions de 2025 joueront un rôle crucial dans le renforcement de l'ascension de la Chine en tant qu'entité économique mondiale de premier plan. En mettant l'accent sur une ouverture à haut niveau, une croissance de qualité et l'innovation technologique, la Chine aspire à évoluer d'un simple « atelier du monde » à un leader dans les industries avancées. Toutefois, cette transformation nécessite une gestion minutieuse des défis internes et des perspectives internationales.

Alors que la Chine s'efforce de réaliser ses objectifs à long terme, elle devra soigneusement équilibrer la promotion de la vitalité économique et le maintien de la stabilité sociale. Avec un engagement résolu pour un développement durable, un progrès technologique et une collaboration internationale, la Chine est stratégiquement positionnée pour relever les défis futurs et renforcer son statut de leader dans l'économie mondiale.

 

Développement économique de la Chine et ouverture à haut niveau : tracer la voie vers une croissance durable et un leadership mondial
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RDC : Financial Times annonce que Glencore veut quitter le pays et cherche repreneur

Financial Times a révélé ce samedi 15 février au quotidien économique britannique que la multinationale suisse Glencore, plus grande société du monde de négoce de matières premières et d’exploitation minière basée à Baar dans le canton de Zoug, veut plier bagages en République Démocratique du Congo. La principale cause serait le prix bas du cobalt et un bénéfice dérisoire ces dernières années.

Selon le journal basé à Londres, les cessions potentielles en RD Congo et au Kazakhstan pourraient être les plus importantes pour le mineur suisse depuis que Gary Nagle a pris les rênes de la société en 2021. L’entreprise a tenu des discussions préliminaires sur la vente de ses mines de cuivre et de cobalt de plusieurs milliards de dollars en République Démocratique du Congo. Ce qui serait un changement de stratégie significatif pour le plus grand investisseur occidental en RDC. Le retrait de la multinationale suisse de la RDC serait un coup dur pour le pays qui cherche à diversifier ses partenaires pour briser une dépendance trop forte vis-à-vis de la Chine.

Financial Times rappelle que le groupe FTSE 100 – indice boursier le plus connu du Royaume-Uni, regroupant les 100 valeurs vedettes les plus capitalisées et cotées à la Bourse de Londres – a rejeté le mois dernier une offre non sollicitée pour les mines d’un acheteur potentiel du Moyen-Orient car l’offre était trop basse, selon des personnes proches du dossier. La société envisagerait de vendre une partie ou la totalité de ses actifs congolais à un bon prix, selon plusieurs personnes proches du dossier. Des personnes au fait du dossier ont ajouté à nos confrères que la société n’avait pas entamé de processus de vente officiel et qu’il était possible qu’aucun accord ne soit conclu.

Présent en RDC depuis 2007, Glencore possède deux exploitations industrielles de cuivre et de cobalt, Kamoto Copper Company SA (KCC) – un partenariat avec Gécamines (20 % des parts) et SIMCO (5 % des parts) – et Mutanda Mining SARL (MUMI), dans laquelle le gouvernement de la RDC détient 5% de participation, toutes deux se situent dans la province du Lualaba au sud du pays. À ce jour, l’entreprise a investi plus de 8 milliards USD dans le développement de MUMI et de KCC. À la fin de l’année 2022, elle comptait plus de 8 700 employés et 7 650 contractants.

Mines moins rentables

Les analystes de RBC – la Banque Royale du Canada, société multinationale canadienne de services financiers – évaluent les mines à 6,8 milliards de dollars. Les mines ont été un élément clé de la campagne de Glencore auprès des constructeurs automobiles occidentaux pour être leur fournisseur de choix pour une série de métaux pour véhicules électriques. La ruée mondiale vers le cuivre, un métal rouge utilisé dans les câblages, les câbles et les véhicules électriques, a déclenché une vague d’activités de fusions et d’acquisitions parmi les principaux mineurs. Cependant, écrit Financial Times, les mines congolaises ont été bien moins rentables que les autres actifs de cuivre de Glencore – générant seulement 195 millions de dollars de bénéfices en 2023 sur des revenus de 2,4 milliards de dollars – en raison de revers opérationnels et de bas prix du cobalt.

Notre confrère britannique ajoute qu’en février dernier, Glencore a enregistré une dépréciation avant impôts de 1 milliard de dollars sur les mines de cuivre congolaises en raison des mauvaises conditions du marché du cobalt et du règlement d’un litige fiscal. Glencore a déclaré dans un communiqué : « À la fin de l’année dernière, Glencore a reçu une proposition spontanée concernant ses opérations en RDC. Cette proposition a été rejetée. Glencore n’a engagé aucune banque ni conseiller et n’a pas lancé de processus de vente pour ses opérations en RDC. »

Cependant, ces dernières semaines, Glencore a tenu des discussions informelles avec des acheteurs potentiels sur l’avenir de ses actifs au Kazakhstan, selon des personnes proches du dossier. Glencore a abandonné l’année dernière un processus de vente pour Kazzinc, un important producteur de zinc, de plomb et d’or dans lequel elle détient une participation de 70%. RBC estime la valeur de la participation à 5,1 milliards de dollars. Ces ventes seraient potentiellement les plus importantes cessions de Glencore depuis que le Directeur Général Gary Nagle a pris les rênes du groupe en 2021. Glencore a refusé de commenter la cession potentielle d’actifs au Kazakhstan.

Selon Financial Times, le départ de la multinationale suisse de la RDC constituerait un revers important pour les tentatives du pays de courtiser les investissements occidentaux afin de réduire sa dépendance à l’égard de la Chine. En effet, poursuit notre confrère, Glencore est le seul investisseur étranger non chinois majeur dans les mines du pays, en plus d’Eurasian Resources Group, ERC, société kazakh basé au Luxembourg. Les mines congolaises de Glencore ont produit 225 000 tonnes de cuivre et 35 000 tonnes de cobalt en 2024, faisant du groupe le deuxième plus grand producteur mondial de cobalt. Toute vente potentielle serait encore compliquée par le fait que Glencore verse des redevances sur la production des mines à l’homme d’affaires israélien Dan Gertler, qui est sous le coup de sanctions américaines.

Jackson Mutamba

RDC : Financial Times annonce que Glencore veut quitter le pays et cherche repreneur
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Train de vie des Institutions : Aimé Boji présente les modalités pratiques

Devant la Première Ministre, Cheffe du Gouvernement, Judith Suminwa Tuluka, le Ministre d’Etat, Ministre du Budget a présenté les modalités pratiques, sur base des simulations, de mise en œuvre des mesures de réduction du train de vie des Institutions de l’Etat et de suspension de certaines dépenses, conformément à l’instruction du Président de la République lors de la trentième réunion ordinaire du Conseil des Ministres, tenue le 31 janvier 2025.

Les économies ainsi dégagées constituent des ressources de trésorerie. Elles sont à renforcer par d’autres ressources provenant de l’effort de guerre.

Concernant la réduction du train de vie des Institutions publiques, des coupes seront opérées sur les frais de fonctionnement et les interventions économiques des Institutions politiques et Cabinets ministériels.

Des coupes seront également effectuées sur les rémunérations des membres des Institutions publiques, mandataires publics et membres des cabinets politiques. Elles porteront sur les émoluments de base et primes permanentes hors impôts retenus.

Quant à la suspension des dépenses spécifiques, elle va porter sur des évacuations sanitaires et des missions de service (excepté celles concourant à la mobilisation des recettes, à la sécurisation du Pays ou au front diplomatique de la guerre). Elles concernent également la suspension des acquisitions de véhicules, excepté ceux liés aux opérations sécuritaires, les ambulances et les tracteurs.

Concernant l’effort de guerre, le secteur privé a été invité à faire des dons ou à constituer des fonds pour soutenir directement les Forces Armées et les Wazalendo. Les associations sans but lucratif et toute personne de bonne volonté sont également invitées à s’y associer. Des comptes bancaires dédiés à la solidarité nationale pour l’effort de guerre sont ouverts dans différentes banques commerciales et des outils numériques, à l’instar de la plateforme www.solidariteest.com, seront mis à contribution pour faciliter la collecte des fonds.

A cet effet, les entreprises du portefeuille ont déjà initié le processus de collecte des fonds au travers des contributions volontaires. Les sociétés d’économie mixte, quant à elles, sont disposées à contribuer avec des avances sur leurs dividendes. Les Ministres en charge des secteurs des télécommunications et pétroliers ont également été invités à proposer les mécanismes par lesquels ces secteurs pourront contribuer à l’effort de guerre.

D’autres sources des financements innovantes ont été proposées. Des travaux approfondis impliquant les services concernés et leur tutelle sont en cours afin d’évaluer leur participation.

En outre, dans le cadre du Programme avec le FMI, une quotité à déterminer des ressources du FEC et du RST attendues en appui budgétaire pourrait être affectée aux investissements sociaux ayant un impact direct sur les militaires et leurs ayants-droit. Cette proposition est à inscrire à l’ordre du jour des discussions avec la mission du FMI prévue au cours de ce mois.

Les économies ainsi dégagées sont à affecter principalement à l’amélioration de la solde des militaires, des policiers et du secteur de sécurité à partir du mois de février en cours. A cet effet, le Conseil a décidé d’octroyer aux FARDC, à la Police Nationale Congolaise et aux autres services de sécurité une prime spéciale à partir du mois de février.

Enfin, des dispositions ont été prises pour que ces mesures n’affectent pas les crédits destinés aux investissements publics dans les infrastructures stratégiques, notamment : les routes, les projets énergétiques, le PDL-145T, les voiries, les contreparties des projets financés par des bailleurs extérieurs et les actions de mobilisation des recettes fiscales.

Le Ministre d’Etat, Ministre du Budget a été complété par la Vice-Ministre des Finances dans les aspects relevant de ses compétences.

César Nkangulu

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RDC : Consensus autour du taux du SMIG maintenu à 14.500 FC

Plus de peur que de mal. Le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) en République Démocratique du Congo reste maintenu au taux journalier à 14.500 FC. C'est le consensus trouvé lors de la réunion qui s'est tenue ce mardi 21 janvier dernier autour de la Première Ministre, Judith Suminwa, quelques membres du Gouvernement, l'intersyndicale nationale et la Fédération des entreprises du Congo (FEC). L'actuel taux avait été réajusté en début de cette année.

Cette décision a été saluée par toutes les parties prenantes à savoir, les membres du Gouvernement, l'intersyndicale nationale et la Fédération des entreprises du Congo (FEC) qui sont parvenus à harmoniser leurs vues sur cette question.

«Nous avons convenu que le taux de 14.500 francs congolais est accepté par toutes les parties. Néanmoins, nous allons discuter d'autres questions au Conseil National du Travail qui sera convoqué la semaine prochaine. La Première Ministre a fait preuve d'une grande sagesse, et c’est ainsi qu’elle nous a amenés facilement à une solution», a déclaré le Ministre de l’Emploi et travail, Ephraim Akwakwa.

Le vice-premier ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a insisté sur le respect de la procédure en ces termes: « Le respect de la procédure garantit la qualité de la mesure et du texte qui la porte. Ce qu’il faut éviter, c’est que demain, la mesure soit attaquée en justice ».

Ces échanges ont également permis de clarifier les malentendus qui entouraient l'exigence de la cheffe du Gouvernement. Les travailleurs ont compris que cette demande ne visait pas à s'opposer à l'actualisation, mais à protéger leurs intérêts. Guy Kuku Gedila, président de l’intersyndicale nationale, a exprimé sa satisfaction.

«Nous nous sommes entendus. Les 14.500 CDF sont des acquis que personne ne remet en cause. Nous sommes tombés d’accord et nous demandons à nos camarades de s’apaiser, car nous avons gardé ce compromis, qu’il faut maintenant formaliser par la procédure légale», a-t-il déclaré.

Dans le même ordre d'idées, le président de la FEC, Robert Malumba,  a loué la démarche de la Première ministre. «Il y a un taux qui a été fixé, mais il n’était pas établi selon les règles. Néanmoins, il y a un consensus sur les montants. Le CNT sera convoqué pour régulariser la procédure», a-t-il noté.

Cette décision intervient après qu'un arrêté controversé signé par le ministre de l’Emploi et travail en décembre 2024 jugé non conforme aux procédures, réajustant le taux à 14.500 CDF, en hausse par rapport à 7.075 CDF, en vigueur depuis six ans.

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La mise en œuvre de l’application TALO, Kinshasa : une nouvelle technologie pour la transparence des prix sur le marché

Le Vice-premier Ministre en charge de l’Economie nationale, Daniel Mukoko Samba, a lancé officiellement l’application ‘’TALO’’, mardi 14 janvier 2025, dans la ville-province de Kinshasa. Le but est de suivre de près l’évolution des prix sur le marché et de lutter contre la spéculation. C’est un projet présenté par le VPM Daniel Mukoko Samba, lors du Conseil des ministres du vendredi 8 novembre 2024, car c’est une initiative très efficace pour redynamiser le service de contrôle économique en République Démocratique du Congo.
Pour la première phase, cette application a été expérimentée dans deux marchés de la capitale, entre autres, le marché de la Liberté, dans la commune de Masina, et Gambela dans la commune de Kasa-Vubu. Les personnels de la Division urbaine de l’Economie, du Secrétariat et du cabinet du ministre se sont descendus sur terrain pour cette première expérience.
‘’Auparavant, le prélèvement des prix des marchandises se faisait manuellement. Aujourd’hui, cette opération est devenue numérique. Un agent se place devant le tableau des prix, prélève les données avec son téléphone et les envoie directement au système. Cela permet de suivre, en temps réel, les prix au niveau de la division, du secrétariat général et du cabinet du Ministre’’, a fait savoir le Chef de Division urbaine de l’Economie, Léon Binyange Mikule sur l’importance de cette transition numérique.
Ensuite, l’application ‘’TALO’’ rassure de réduire considérablement les délais liés à la collecte et à l’analyse des données. A son tour, Jocelyne Mayungu Bwanga, Cheffe de bureau Kinshasa-Est, à l’Economie nationale, a abordé sur les méthodes traditionnelles qui posaient de nombreux problèmes, dont des retards dus à des coupures d’électricité et des difficultés d’équipement.
‘’Un rapport mensuel pouvait prendre tout un trimestre à être finalisé. Avec ‘’TALO’’, nous avons désormais un accès instantané aux informations sur l’évolution des prix’’, a-t-elle ajouté.
L’objectif principal de cette application est de permettre un suivi clair et transparent des prix de vente des produits sur l’ensemble du territoire national.
‘’Nous avons commencé avec Kinshasa, mais l’idéal est d’étendre ce système à tous les marchés du pays. Nous demandons aux commerçants de ne pas s’inquiéter de la présence des agents de l’Etat équipés de téléphones. C’est seulement la manière de prélever les prix qui a changé’’, a précisé Joceline Mayungu.
A travers cette application, le Ministre de l’Economie nationale, Daniel Mukoko Samba, a répondu à un besoin urgent de modernisation des méthodes de surveillance du marché en République Démocratique du Congo. Cette nouvelle technologie est considérée comme une avancée majeure pour garantir la sincérité sur le marché, tout en facilitant le travail des agents économiques.
En définitive, l’application ‘’ TALO’’ se compose de deux modules principaux, un module mobile destiné aux équipes d’enquêteurs pour faciliter la collecte de données sur terrain, incluant la collecte hebdomadaire des prix et la centralisation des rapports, ainsi qu’une plateforme pour les opérateurs économiques. Cette dernière interface permettra aux entreprises de soumettre directement des informations concernant leurs stocks, prix et structures tarifaires, en conformité avec la législation en vigueur en RDC.
Marlène Ngalula

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Décaissement de 3 milliards de dollars par le FMI, RDC : le CREFDL inquiet sur la transparence dans la gestion des fonds

Le 15 janvier 2025, le Fonds Monétaire International (FMI) a débloqué une aide de 3 milliards de dollars américains afin de soutenir la République Démocratique du Congo, qui fait face à plusieurs défis économiques. Cette aide financière, largement relayée par le Gouvernement congolais, n'est pas exempte de controverses. Le Centre de Recherche en Finances Publiques et Développement Local (CREFDL), a publié une analyse, pointant du doigt plusieurs zones d'ombre entourant cette aide massive.
Bien que l'objectif officiel du FMI soit de renforcer les capacités du pays face aux enjeux climatiques et d'encourager une transition vers une économie à faible émission de carbone, le CREFDL s'inquiète d'une déconnexion entre les indicateurs de croissance présentés et la réalité sur le terrain. Pour cette organisation de la Société civile, des doutes subsistent quant à la capacité du pays à utiliser efficacement ces fonds dans le contexte de son indiscipline budgétaire chronique.
Un des points critiques soulevés concerne la répartition des recettes internes. Selon les chiffres fournis par le CREFDL, environ 70% des recettes sont allouées aux dépenses de fonctionnement et aux salaires des institutions. Cette allocation disproportionnée des ressources financières soulève donc une question essentielle : ‘’à qui profitera ce nouveau programme ?’’, s’interroge le CREFDL, qui est sceptique quant aux retombées de ce financement dans les conditions de vie des citoyens congolais, qui luttent pour améliorer leurs situations.
Une autre inquiétude majeure concerne l'absence de mention des dérapages budgétaires observés en 2022 et 2023 par le FMI. La structure de suivi citoyen de finances publiques note que ces débordements budgétaires ont entraîné une mauvaise utilisation d'environ 15,9 milliards de dollars, avec des montants considérables liés à des déficits budgétaires, des paiements non certifiés, et des dépenses non autorisées. Elle met en lumière les lacunes dans la gestion des finances publiques de la RDC, affectant la transparence et l'efficacité.
Dans ce contexte d'opacité financière, le CREFDL appelle les citoyens congolais à une vigilance accrue concernant l'utilisation de cette nouvelle enveloppe financière. Une implication active de la population dans le suivi et la gestion des fonds est essentielle pour éviter qu'ils ne contribuent à la gabegie financière déjà existante. L'expérience passée montre que sans des contrôles rigoureux, ces ressources peuvent être mal utilisées ou détournées, au détriment de ceux qu'elles sont censées aider.
Bien que le financement de 3 milliards de dollars par le FMI soit présenté comme un soutien crucial à la RDC, les interrogations soulevées par le CREFDL mettent en lumière des problématiques de gestion des finances publiques. Ce son de cloche invite le gouvernement à mettre en place des mesures strictes pour assurer la transparence et la responsabilisation dans l'utilisation de ces fonds.
Nathan Mundele

Décaissement de 3 milliards de dollars par le FMI, RDC : le CREFDL inquiet sur la transparence dans la gestion des fonds
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Approbation des deux programmes de 3 milliards par le FMI en faveur de la RDC, Finances : Doudou Fwamba consolide la bonne gouvernance au sein du Gouvernement Suminwa !

 Dans un communiqué officiel, le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, informe l'opinion nationale et internationale que la République Démocratique du Congo est entrée, officiellement, samedi 18 janvier 2025, en programme formel avec le Fonds monétaire international (FMI).  Cet accord signé et salué par toutes les parties prenantes, qui se fonde sur l’approbation de deux programmes de près de 3 milliards de dollars américains, aura des effets positifs sur l’économique nationale du pays, convient-il de noter.

Le Conseil d'Administration du FMI a approuvé, sans réserve, le programme économique et financier du Gouvernement, soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) pour un montant de 1,8 milliard USD, et le Fonds pour la Résilience et la Durabilité (FRD) à hauteur de 1,1 milliard USD.

‘’Cet appui historique, totalisant près de 3 milliards USD, illustre le changement profond en matière de gouvernance économique et financière, impulsé sous le leadership éclairé de Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo’’, peut-on lire dans ce communiqué signé par Alain Malata Kafunda, Directeur de cabinet du Ministre des Finances.

En outre, cette approbation ouvre la voie à un premier décaissement immédiat de plus de 240 millions USD au titre d'appui à la balance des paiements. Une partie des fonds futurs issus de cet accord, ainsi que la totalité des ressources débloquées par le FRD, seront dédiées au financement des secteurs prioritaires dont des infrastructures, afin de répondre à une des aspirations légitimes de la population.

‘’Le Ministre des Finances adresse ses vives et respectueuses félicitations à Madame la Première Ministre, Cheffe du Gouvernement, Judith Suminwa Tuluka, qui a coordonné l'ensemble du processus de négociations. Il exprime sa reconnaissance à tous les membres du Gouvernement, et de manière particulière aux experts de la Banque Centrale du Congo, ainsi qu'à ceux des Ministères du Budget et des Finances, pour leur travail acharné », clarifie ledit communiqué.

Enfin, le Ministre Doudou Fwamba réaffirme son engagement à maintenir une gestion rigoureuse et prudente des finances publiques ainsi qu'une bonne coordination des politiques budgétaires et monétaires avec la Banque Centrale du Congo, afin de garantir la stabilité du cadre macroéconomique et une croissance économique pro-pauvre et durable.

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