Dieudonné Kamuleta Badibanga, Président de la Cour Constitutionnelle et du Conseil Supérieur de la Magistrature, a adressé ce mardi 13 janvier 2026 un message empreint de vision et de sagesse aux nouveaux magistrats en formation sur le site de Kinshasa, à l’Université Protestante au Congo. Dans son propos introductif, il les a invités à se considérer comme des magistrats à part entière, porteurs d’une mission noble au service de la nation. Il a rappelé que leur recrutement découle de la volonté politique du président de la République, Magistrat suprême, qui a autorisé l’engagement de 5 000 nouveaux magistrats à travers le pays.
Intervenant dans le module intitulé : "Procès équitable", le président du CSM a énuméré les principes fondamentaux qu'implique ce concept : Indépendance et impartialité : La justice doit être rendue sans pression ni influence extérieure. Droit à l'assistance : L'inculpé a le droit de s'exprimer dans la langue de son choix, avec l’assistance d’un interprète si nécessaire. Publicité des audiences : Les débats doivent être publics, sauf exceptions légales pour protéger l’ordre public ou l’intimité des parties. Célérité processuelle : Le droit d’être jugé dans un délai raisonnable et de connaître rapidement l’issue de la procédure. Droit à la défense : Cela inclut la connaissance claire des faits reprochés, le temps nécessaire pour organiser sa défense et la possibilité d'être assisté d'un conseil. Neutralité : L’obligation pour le magistrat de s’abstenir de tout préjugé ou parti pris. Motivation des décisions : Toute décision judiciaire doit être motivée pour permettre sa compréhension et, le cas échéant, sa contestation. Droit à la liberté : La détention doit rester l'exception, décidée par un juge compétent. Présomption d’innocence : Tout individu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité soit légalement établie. Droit au silence : Le refus de s'exprimer ne peut être retenu contre la personne mise en cause.
Dieudonné Kamuleta Badibanga a longuement insisté sur ces principes qui garantissent une justice transparente et respectueuse des droits de l’homme. Au-delà de la technique juridique, il a lancé une interpellation éthique aux nouveaux magistrats : "Dans les actes que vous allez poser, Dieu sera-t-il content de vous ? Le Magistrat suprême sera-t-il fier de vous ? Et la société, sera-t-elle satisfaite de vous ?" Par ce questionnement, il a invité ces magistrats à l’introspection, à l’intégrité et à la conscience professionnelle. Un appel clair à inscrire leur action sous le sceau de la justice, de la vérité et de l’intérêt général.
Au nom du Président congolais Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a entamé une mission officielle importante en Arabie Saoudite, où elle représente la RDC au sommet Abu Dhabi Sustainability Week, lancé hier, mardi 13 janvier 2026. Il s’agit d’un évènement de haut niveau consacré à la transition énergétique, au financement climatique et à la croissance inclusive. Plusieurs dirigeants des pays du monde prennent part à cette messe qui offre ainsi à la RDC une place de choix pour son rôle essentiel dans la résolution des défis mondiaux majeurs.
Accompagnée du Ministre d’État, Ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo, la Cheffe du Gouvernement porte la voix d’une RDC “pays-solution”, riche de ses forêts, de son potentiel hydroélectrique et de ses minerais stratégiques au service de la transition verte. Durant cet évènement, la Première Ministre Judith Suminwa va saisir l’occasion pour formuler un plaidoyer pour un développement durable et équilibré ainsi que la promotion d’actions concrètes face au changement climatique. Dans son agenda, il est prévu que Judith Suminwa tienne des rencontres avec des investisseurs, des institutions financières et des industriels.
La cérémonie d’ouverture de l’ADSW a également été marquée par la remise des Prix Zayed pour la durabilité (17ᵉ édition), récompensant des innovations majeures dans les secteurs de l’énergie propre, de la santé, de l’éducation et de l’alimentation.
C’est depuis le 1er janvier 2026, que le Palais du peuple a fermé ses portes à toute forme de rassemblement ou de manifestation. En effet, dans un communiqué officiel signé le 30 décembre 2025, le Secrétaire général de l’Assemblée nationale, Jean Nguvulu Khoji a annoncé l’exécution d’une instruction émanant du Président de l’Assemblée Nationale, Aimé Boji Sangara, interdisant toute mobilisation dans l’enceinte de l’institution. Objectif affiché est de préserver le caractère neutre et inviolable du site qui abrite la représentation nationale.
La chancellerie cubaine en République Démocratique du Congo a abrité, ce mardi 13 janvier 2026, la cérémonie de remise du Diplôme d'honneur à l'Ambassadeur cubain, son excellence monsieur Jésus del Amo Fernandez, par l'Union des Démocrates Socialistes, UDS, Membre de l'Internationale Antifasciste. Dans son mot d'introduction, le Secrétaire Général de l’UDS, monsieur Cyrille Mwauka Masimango, a circonscrit le contexte dans lequel la cérémonie a eu lieu et a souligné la remarquable contribution de la République de Cuba à la lutte anti-impérialiste en donnant corps à l'internationalisme révolutionnaire.
Avant de remettre le Diplôme d'honneur au diplomate cubain, le Président National de l'UDS et Coordonnateur National de l’Internationale Antifasciste RD Congo, monsieur Crispin Kabasele Tshimanga Babanya Kabudi, a loué la contribution personnelle de l'Ambassadeur Fernández au raffermissement des relations diplomatiques entre la République de Cuba et la République Démocratique du Congo ainsi que son apport au rayonnement du socialisme et de la lutte antifasciste, anti-impérialiste et anticolonialiste.
Le Président National de l'UDS a également fait remarquer que la République de Cuba a prouvé, à la face du monde, sa résilience devant les sanctions illégales et inhumaines, son patriotisme, son engagement à œuvrer pour l'avènement d'un nouvel ordre mondial multipolaire. En tant qu'africain, le Président Kabasele Tshimanga B. K. n'a pas oublié d'épingler la solidarité du Peuple cubain avec les mouvements africains de libération et de mettre l'accent sur la participation cubaine à l'éradication du colonialisme en Afrique et de l'apartheid en Afrique australe.
"Le corps expéditionnaire cubain a, dans le cadre de l'opération Carlota, permis à l'Angola et à la Namibie, entre autres, de faire échec à l'impérialisme prédateur" a-t-il conclu. Ce mot de circonstance a été suivi de la remise du Diplôme d'Honneur à l'Ambassadeur Jésus del Amo Fernandez par le Président National de l'UDS. En réponse, l'Ambassadeur cubain s'est dit heureux de recevoir cette distinction qui récompense sa modeste contribution au renforcement des relations entre nos deux pays.
"En ce moment, je ressens deux sentiments profonds de joie et de tristesse. Je suis heureux d'avoir accompli mon devoir. Mais, j'ai la tristesse d'être arrivé à la fin de mon mandat. Car, dans quelques jours, je quitterai Kinshasa pour retourner au pays", a dit l'Ambassadeur Fernández. Il a enfin promis de garder contact avec les Camarades congolais. La cérémonie s'est clôturée par la séance des photos. Notons que le Président National Crispin Kabasele Tshimanga Babanya Kabudi était accompagné de quelques membres du Parti.
2026 est une année charnière pour l’avenir de la Francophonie. Le XXe Sommet de Siem Reap en novembre prochain au Cambodge s’annonce comme celui qui fera de la Francophonie un levier économique, capable de transformer l’héritage linguistique et culturel en opportunité concrète de commerce intra-francophone, d’investissement, d’innovation et de prospérité partagée, particulièrement dans un contexte de mondialisation économique où les écarts de richesse s'agrandissent entre les pays.
En annonçant son intention d’accueillir le prochain Sommet de 2028 à Ottawa, le Premier Ministre du Canada, Mark Carney, veut donner une très forte dimension économique à ce Sommet, renforcer les liens économiques avec les pays de l’espace francophone et mettre en lumière les écosystèmes économiques des communautés francophones.
Le moment est donc propice avec un Canada qui voit de plus en plus la Francophonie non seulement comme un enjeu culturel et identitaire, mais bien plus comme un atout économique national et international, d’une part ; et la RDC, pilier incontournable de la Francophonie de l’avenir, qui veut porter le projet de la Francophonie économique et accélérer sa mise en œuvre effective, tel qu’il avait été décidé par les chefs d’État et de gouvernement dans la « Déclaration de Kinshasa » au Sommet de 2012.
En effet, le Canada veut de plus en plus promouvoir la francophonie économique pour faciliter la diversification des marchés, l’attractivité des investissements, le commerce international et le renforcement des chaînes d’approvisionnement dans l’espace francophone. Il s’active dans ce domaine en organisant des forums internationaux tels que ceux qui se sont tenus en 2025, notamment la première édition du Forum économique de la Francophonie des Amériques à Montréal et la première édition du Sommet francophone de la Finance et de l’Investissement à Toronto.
Au niveau pancanadien, le gouvernement fédéral appuie fortement une « stratégie économique de la Francophonie », en accélérant ses efforts pour promouvoir une francophonie économique, tant au niveau national (communautés francophone et acadienne) qu'international.
Les ministres responsables de la Francophonie des provinces et territoires ont adopté en juin 2025, le nouveau mot d’ordre : « la francophonie économique », avec objectif clair de valoriser le français comme levier de croissance et de richesse, en misant sur les échanges commerciaux intra-canadiens et internationaux.
On observe à cet effet une montée en puissance de l’Alliance de la francophonie économique canadienne (AFEC), lancée en 2023, qui réunit les chambres de commerce et les associations d’affaires francophones pour resserrer les liens interprovinciaux et promouvoir l’espace francophone comme vecteur de croissance économique.
De son côté, la RDC qui ne veut plus se contenter d’être qu’un simple « géant démographique » de la Francophonie, veut en faire un géant économique. Le président Félix Tshisekedi veut visiblement poursuivre l’idéal du Sommet de Kinshasa, de transformer l’OIF en véritable levier de développement économique.
À cet effet, le président Tshisekedi affiche clairement l’ambition de la RDC comme pionnière de la dimension économique de la Francophonie, en prenant le leadership de l’OIF dans l’objectif de la rendre « plus réactive et plus redevable aux États membres », tel qu’a exprimé son Ministre des Affaires étrangères, Madame Thérèse Kayikwamba Wagner.
Cette convergence de vues augure sûrement des perspectives reluisantes, avec un leadership renouvelé, pour impulser une nouvelle dynamique de la francophonie économique porteuse de croissance et de prospérité partagées. Les deux pays sont donc appelés à coordonner et renforcer les synergies pour faire de la Francophonie un moteur de développement et d’affaires économiques.
Le Ministre des Droits Humains, Me Samuel MBEMBA KABUYA, a présidé, ce mardi 13 janvier 2026, la deuxième séance d’écoute et de médiation consacrée aux droits fondamentaux des travailleurs.
Cette séance s’est tenue au Cabinet du Ministère des Droits Humains, et a connu un nombre remarquable de travailleurs venus, une fois de plus, exposer les différentes difficultés rencontrées dans leurs milieux professionnels.
Dans son speech, le Ministre des Droits Humains, Me Samuel MBEMBA a rappelé que c'est une initiative d’écoute, d’orientation et de médiation, dans le strict respect des lois de la République.
Au sortir de la séance, Monsieur OKENDEMBO MPOYO a exprimé son satisfecit pour cette initiative qui pour lui est la première, depuis que le Ministère des Droits Humains existe.
"C'est pour la toute première fois d'apprendre l'existence d'une telle initiative au Ministère des Droits. Dans le passé, j'attendais parler du Ministère des Droits humains, mais aucune action n'était posée en faveur des citoyens.
Me concernant, j'ai travaillé à Mapango, au territoire de Ilebo. J'ai été licencié arbitrairement et jeté en prison pendant 4 mois, ce sans payer ce qui me revenait de droit. J'ai saisi les instances judiciaires à Tshikapa tout comme à Kinshasa, sans succès. Lorsque j'ai appris la nouvelle selon laquelle le Ministre Samuel MBEMBA avait lancé les consultations de médiation, je me suis précipité pour le saisir. Pour la séance de ce jour, le Ministre m'a entendu, tout comme les autres requérants, et nous a rassurés que ses services vont s'y mettre pour tirer au clair la situation. D'où ma satisfaction", a-t-il dit
Au cours de cette deuxième séance, plusieurs dossiers ont été examinés, donnant lieu à des échanges constructifs entre les parties concernées. Les bénéficiaires ont, à l’issue des consultations, exprimé leur reconnaissance envers le Ministre des Droits Humains pour cette initiative salutaire, perçue comme un véritable espace d’espoir et de dialogue social.
La mobilisation interne poursuit son chemin. Ni la stratégie de manipulation, ni la menace armée n’a pu, finalement, stopper le grand élan patriotique impulsé avecpar Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République, pour la défense fructueuse de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale. Tenez, hier, mardi 13 janvier 2026, Patrick Muyaya Katembwe, Ministre de la Communication et médias, est parvenu à réaliser une moisson abondante en termes d’adhésion au narratif congolais en rapport avec la crise sécuritaire persistante dans l’Est du pays.
A l’occasion du premier échange intergénérationnel, tenu au Centre Wallonie-Bruxelles, dans la commune de la Gombe, le Porte-parole du Gouvernement a mis en lumière une réalité macabre. Dans son intervention, il a vivement dénoncé un plan injuste d’occupation alimenté depuis des décennies par le Rwanda, réputé, décidément, pour son désir hideux d’imposer une situation dangereuse d’insécurité dans l’Est de la RD. Congo, en vue d’asseoir son économie par une exploitation illicite des richesses congolaises.
Présence stratégique, mobilisation réussie
Intervenant en premier dans le deuxième panel, le ministre a développé le sous-thème : « Processus de Doha et de Washington : vers une paix durable ? Analyse des rapports de force et des acteurs clés ».
En cinq minutes, Patrick Muyaya a passé en revue les accords de Doha et de Washington, dans lesquels le Président de la République, Félix Tshisekedi, et son gouvernement sont pleinement engagés pour le retour définitif de la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo et pour un développement économique durable.
S’inscrivant dans une démarche de redevabilité, le Porte-parole du Gouvernement a exhorté la jeunesse à s’impliquer activement aux côtés des institutions.
« Cette guerre d’agression n’est pas faite contre le Président de la République, mais contre tous les congolais. Elle nous est injustement imposée par le Rwanda pour asseoir son modèle économique », a-t-il déclaré, avant d’inviter les jeunes à faire de l’engagement citoyen un levier de paix durable.
S’adressant à l’assistance réunie dans la salle Brel, Patrick Muyaya a tenu à rassurer la jeunesse sur le sens de l’action publique.
« On ne fait jamais carrière dans la jeunesse. Les responsabilités s’assument dans le temps, à travers des institutions organisées », a-t-il rappelé, soulignant que « dans un pays, ce ne sont pas cent millions d’habitants qui peuvent, en même temps, engager la nation. C’est pour cela que nous faisons des élections ».
Abordant le fond de son exposé, le ministre est revenu sur les racines profondes de la crise sécuritaire qui secoue l’Est du pays depuis près de trois décennies.
« Depuis le génocide rwandais de 1994, nous sommes entrés dans un cycle de violences dont, trente ans plus tard, nous ne sommes malheureusement pas encore sortis », a-t-il expliqué, évoquant la responsabilité directe du régime rwandais dans l’instabilité persistante.
Il a rappelé que, dès son accession au pouvoir, le Président Félix Tshisekedi a fait « le choix réaliste de se tourner vers l’avenir », en multipliant les initiatives diplomatiques auprès des neuf pays voisins de la RDC, dans une logique de coopération régionale et de transparence, notamment à travers l’adhésion à la Communauté de l’Afrique de l’Est en 2022.
« Nous n’avons pas de problème avec le peuple rwandais. Notre différend est avec le régime rwandais, porté par le président Kagame », a insisté Patrick Muyaya, soulignant la sensibilité particulière d’un conflit opposant deux pays liés par la géographie, l’histoire et les réalités humaines.
Revenant sur les processus de médiation, le ministre a expliqué que l’impasse des initiatives régionales avait conduit à une intensification des violences, avant l’adoption de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui a ouvert la voie à un dialogue encadré, tout en exigeant le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais.
« C’est dans ce contexte que, le 18 mars, le Président de la République s’est retrouvé face à son homologue rwandais, sous l’égide de l’Émir du Qatar », a-t-il rappelé, précisant que cette dynamique avait été renforcée par l’implication du Qatar et du gouvernement américain, ainsi que par des sanctions internationales visant le Rwanda.
À Washington, a-t-il poursuivi, les discussions ont porté à la fois sur une dimension régionale de paix et sur un partenariat stratégique bilatéral.
«Dans l’accord de paix, nos lignes rouges ont été respectées. Aucun centimètre carré de notre territoire ne sera cédé », a martelé le Porte-parole du Gouvernement, soulignant que la sécurité constitue le préalable indispensable à toute intégration économique régionale durable.
Patrick Muyaya a également dénoncé le rôle du Rwanda dans le soutien aux groupes armés.
« Le FDLR comme le M23 n’existent que par la volonté du Rwanda, et leurs avancées ne sont possibles que parce que certains Congolais trahissent leur pays », a-t-il affirmé, rejetant toute accusation de discours de haine au sein de la société congolaise.
S’agissant du processus de Doha, le ministre a indiqué qu’une déclaration de principes avait été signée et que huit problématiques avaient été identifiées, dont le cessez-le-feu et les échanges de prisonniers figurent parmi les premières avancées.
« Ces textes sont publics. Aucun accord signé dans le cadre de Doha ou de Washington n’est secret », a-t-il assuré.
En conclusion, Patrick Muyaya a appelé à une mobilisation collective et durable.
« Cette guerre n’est pas celle d’un régime. Deux chefs d’État congolais en sont morts (Joseph Désiré Mobutu et Laurent Désiré Kabila) et des millions de congolais en ont été victimes. Les soldats qui tombent au front sont vos frères, vos cousins, nos frères et nos cousins », a-t-il rappelé, soulignant que les ressources mobilisées pour la guerre pourraient, une fois la paix rétablie, être consacrées au bien-être, à la santé et à l’éducation des populations.
Il sied de noter que ce panel a connu la participation du Vice-premier Ministre, ministre de l’Économie Nationale Daniel Mukoko Samba, du Secrétaire exécutif d’Ebuteli Freud Bauma et du Directeur général Glorhis Multiservices SARL Don Mbuyi. La jeunesse congolaise était non seulement présente dans cette conférence, mais également représentée par le Président du Conseil national de jeunesse Claude Mbuyi.
Les organisateurs ont vivement remercié les deux ministres du gouvernement Suminwa 2 pour avoir passé plus de trois heures au Centre Wallonie-Bruxelles afin d’expliquer et d’échanger avec les jeunes qui avaient répondu à leur invitation.
L’histoire administrative de la République Démocratique du Congo enregistrera, comme un signal fort, l’inauguration de nouveaux bureaux de la Cellule Technique d’Appui et de Coordination de l’Aménagement du Territoire (CTC-AT). Plus qu’une simple cérémonie de coupure de ruban, l’acte posé par le Ministre de l’Aménagement du Territoire, Jean‑Lucien Bussa, marque une rupture assumée, celle de la fin d’une longue précarité matérielle pour un service pourtant chargé de penser et d’ordonner l’espace national, au profit d’une nouvelle ère dominée par l’exigence de performance, de méthode et de résultats.
En présidant personnellement l’inauguration, le patron de l’Aménagement du territoire a voulu corriger ce que d’aucuns qualifient d’anomalie historique : laisser une structure d’élite, une crème d’intellectuels appelée à dessiner le futur spatial du pays travailler sans un cadre adapté à la hauteur de sa mission. Dans son adresse, Jean‑Lucien Bussa a mis les mots sur une réalité que beaucoup taisaient : l’intelligence, même brillante, ne produit pas de miracles dans un environnement pauvre. Elle a besoin d’outils, de conditions et d’un espace qui libère la réflexion des contraintes matérielles.
« Lorsque vous êtes arrivés, vous n’avez pas trouvé les infrastructures qu’il fallait pour le travail que vous deviez faire. Nous avons considéré que la première des priorités pour nous était de pouvoir vous équiper », a-t-il rappelé, soulignant qu’il s’agissait d’abord d’offrir un cadre de travail capable de soutenir l’ambition publique.
Mais l’essentiel du message de Jean‑Lucien Bussa se situait dans l’après-inauguration. Une fois le décor planté, le Ministre a ramené tout le monde au cœur du sujet : la production intellectuelle attendue. Pour l’exercice 2026, la CTC-AT n’est plus appelée à être présente, mais à produire, orienter, influencer la décision publique et sécuriser les options du cabinet par une expertise technique irréprochable.
« Le cadre est là. Deuxièmement, au-delà de ces cadres il faut du contenu dans votre travail. Sans contenu, vous viendrez au bureau s’asseoir et puis rentrer le soir. Et pourtant il y a du travail », a-t-il martelé, posant le principe d’un nouveau contrat moral : le confort ne sera pas un repos, mais un levier d’efficacité.
Dans cette logique, Jean‑Lucien Bussa a désigné la matrice de tout effort : la loi sur l’aménagement du territoire. Il a demandé aux experts de la CTC-AT de décortiquer ce texte, de s’y immerger scrupuleusement, et d’en tirer la matière première des stratégies opérationnelles. Le Ministre a été clair : inutile d’aller chercher ailleurs ce qui doit fonder la réforme. « La matière est là. Il ne faut pas la chercher, non », a-t-il insisté, faisant de la loi à la fois une bible et une boussole.
Derrière cette injonction, se cache l’ambition de donner à ce ministère un contenu nouveau, documenté, défendable, et surtout utile. Chaque étude, chaque note, chaque proposition de la CTC-AT doit, selon cette vision, servir de socle scientifique à l’action du cabinet, afin que l’intérêt national soit guidé par la rigueur technique et la conformité juridique.
Autre axe fort annoncé : la réorganisation interne, avec une exigence de cohérence institutionnelle. Pour Jean‑Lucien Bussa, la CTC-AT doit devenir un centre nerveux où convergent les données, les analyses et le suivi des structures sous tutelle, dans une interaction fluide avec le Secrétariat général.
A cet effet, il a instruit la mise en place, en toute urgence, de pools spécialisés chargés du suivi rigoureux d’entités comme l’ANAT, l’ONAT et le FONAT. L’objectif est double : améliorer la surveillance technique et créer des passerelles fonctionnelles entre les directions administratives, les services spécialisés et le cabinet. « Il faut caler le pool au niveau de la cellule technique à cette réalité-là », a-t-il expliqué, pour que le suivi du Secrétariat général, l’action du cabinet et l’analyse technique avancent avec une seule logique, sans chevauchements ni angles morts.
Le Ministre a aussi insisté sur une condition non négociable : la transparence. La CTC-AT étant une structure en lien direct avec le cabinet, il faut que les demandes d’appui, les travaux et les contributions se fassent de manière claire, traçable, afin que le Gouvernement bénéficie pleinement des intelligences et de l’expérience rassemblée dans cette cellule.
Une CTC-AT requinquée, un coordonnateur rassuré
Le Coordonnateur national, Jean Zoza O’Lipesu, a été publiquement félicité pour la célérité dans l’exécution des instructions de la tutelle. Lui-même a salué le travail réalisé en un temps record : « C’est un moyen pour cloisonner, meubler, mettre du conditionnement derrière. Il y a beaucoup de travail qui a été fait ici en un rien de temps et grâce à votre soutien ». Avant de rassurer : désormais, avec ce cadre, les agents peuvent se concentrer, suivre les orientations et produire.
Ainsi, l’inauguration des nouveaux bureaux de la CTC-AT représente un point de départ. La fin des excuses, le début des résultats. Jean‑Lucien Bussa a donné l’environnement ; il réclame maintenant la substance.
Le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense Nationale Guy Kabombo Muadiamvita, a reçu dans son cabinet de travail, le mercredi 7 janvier 2026, une délégation du personnel civil, affecté au secrétariat général à la Défense, dont les noms ont été extirpés de la liste définitive par le contrôle de l'IGF, diligentée en 2022, en vue de l’assainissement du fichier de la paie.
En conclusion de la mission de contrôle de l'IGF après contrôle physique et biométrique, quelques cas litigieux ont constaté le gel de leur compte salaire, ont manifesté leur mécontentement en créant des mouvements de protestation.
Dans une volonté de transparence, le Vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, S.E. Me Guy Kabombo Muadiamvita, leur a accordé une audience et les a invités à apporter les preuves de leurs revendications dans une séance de travail mixte, prévue la semaine prochaine, en vue d'un éventuel rétablissement de leurs droits.
Eu égard le caractère vital du salaire, en bon père de famille, S.E. Me Guy Kabombo Muadiamvita a instruit à l'auditorat général, le processus de dégel de ces comptes bancaires, en attendant d'élucider la problématique.
À la grande satisfaction des concernés, qui n'ont pas manqué de remercier les VPM de la défense nationale, pour cette attention à leur égard.
Le Ministre de l’Aménagement du Territoire, Jean‑Lucien Bussa Tongba, a procédé à la remise officielle des clés de nouvelles installations de l’Observatoire National d’Aménagement du Territoire (ONAT). Un acte à forte portée symbolique et opérationnelle, qui s’inscrit dans la volonté affichée par l’autorité de tutelle de moderniser les structures du secteur, afin d’optimiser leur rendement et de donner corps à la Loi relative à l’Aménagement du Territoire, promulguée le 1er juillet 2025 par le Président de la République, Félix Tshisekedi.
Dans son allocution, le Ministre a rappelé le socle légal et le statut de l’ONAT, avant de fixer le cap de la performance, rigueur, contrôle et production d’outils techniques destinés à orienter les politiques publiques.
« Comme d’aucuns le savent, en vertu de la Loi relative à l’Aménagement du Territoire, promulguée le 1er juillet 2025 par le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Felix‑Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO l’Observatoire National d’Aménagement du Territoire (ONAT) est une Structure de veille territoriale placé sous mon autorité. »
Jean‑Lucien Bussa Tongba a insisté que ces nouveaux locaux ne relèvent ni du décor ni d’une satisfaction administrative. Pour lui, il s’agit d’un investissement fonctionnel destiné à doter l’Observatoire d’un cadre à la hauteur de ses responsabilités.
« La prestigieuse mission que l’ONAT est appelé à accomplir, de par la Loi, nécessite donc un cadre de travail adéquat. Par conséquent, les nouveaux locaux que je mets à la disposition de l’ONAT, ce jour, ne sont pas un simple patrimoine immobilier. Ils constituent avant tout un outil de travail, un espace de réflexion stratégique, un cadre de collaboration scientifique et technique au service d’un aménagement harmonieux du territoire national. », a souligné le Ministre de l’Aménagement du Territoire
Dans la même veine, il a présenté la cérémonie comme un jalon institutionnel, en saluant la gestion interne ayant permis l’aboutissement de cette dotation.
« La cérémonie de ce jour marque ainsi une étape importante dans la consolidation des capacités institutionnelles de l’ONAT. A cet effet, je tiens à féliciter la Coordination nationale de l’ONAT ainsi que tous ses services impliqués pour les efforts consentis, la gestion rationnelle et opportune de la dotation gouvernementale ayant servi entre autres à l’acquisition de ces nouveaux locaux. »
Et de sceller l’acte, en le chargeant d’un mot d’ordre : résultats.
« Je scelle la remise officielle des clés de ces nouveaux locaux sous le symbole d’un nouvel élan, d’une nouvelle dynamique et de meilleures performances. »
Discipline, innovation et redevabilité
Au-delà du ruban protocolaire, le message du patron de l’Aménagement du Territoire a été sans détour : préserver l’outil, discipline au travail, et surtout produire. Le Ministre a exhorté le personnel à faire de ces installations un incubateur de méthodes et de résultats.
« Ces nouveaux locaux sont maintenant à votre portée, je vous invite à en faire bon usage et ce, en toute responsabilité. Veillez à les préserver de toute détérioration en dehors de l’usage normal à travers un entretien régulier, la rigueur et la discipline dans les lieux de travail.
Trouvez ici l’occasion d’innover, de produire plus des résultats, de renforcer l’esprit d’équipe et de redevabilité dans l’exercice de vos missions. », a-t-il insisté.
Puis, le Ministre a détaillé ce que l’Etat attend, noir sur blanc : une ONAT présente, technique et utile à la décision publique.
« L’Etat attend de l’ONAT un contrôle permanent, la recherche et le constat des infractions prévues par la Loi relative à l’Aménagement du Territoire et ses mesures d’application, des analyses fiables, des cartographies pertinentes et des indicateurs précis, voire des recommandations appropriées pour orienter efficacement les politiques publiques. »
Du côté de l’ONAT, le Coordonnateur n’a pas caché l’émotion d’une structure née en 2010 et longtemps confrontée, selon ses mots, à des conditions de travail éprouvantes. Il a salué l’élan enclenché par le Ministre Bussa, qu’il présente comme un accélérateur de changements concrets : équipements, amélioration salariale, prise en charge médicale.
« Pour nous, c'est un très grand jour parce que l'ONAT, comme observatoire est né depuis 2010. 2010 où nous avons travaillé dans les conditions les plus difficiles possibles, qu'on ne sait pas décrire. Mais ce qui nous ravit, c'est que le ministre, à peine arrivé, avant qu'il n'atteigne même 4 mois, nous a dotés de moyens pour équiper le bureau.
Pas seulement équiper le bureau, mais il a signé notre grille barémique pour renouveler le salaire, qui était dans le taux de 2010. (…) [Il] signe le contrat pour les soins médicaux avec le Centre Nganda. Donc, il a coupé très court pour que tous ces agents et les cadres travaillent dans de très bonnes conditions et qu'ils donnent le meilleur d'eux-mêmes. »
Le responsable a, par ailleurs, rappelé l’architecture interne de l’ONAT, mettant en avant ses directions techniques, notamment en géomantique et résilience territoriale, sans oublier le corps des inspecteurs, qui constitue un levier clé dans la logique de veille et de contrôle.
« ONAT a 8 directions. Mais nous avons aussi les directions techniques, nous avons la direction des géomatiques, la direction des résiliences territoriales, (…) la direction des suivis des inégalités (…) Et nous avons le corps des inspecteurs. Voilà les 8 directions qui constituent l'ONAT. »
En remettant officiellement les clés, Jean‑Lucien Bussa Tongba a exprimé le vœu que ce nouveau cadre de travail moderne et fonctionnel produise un impact direct sur l’efficacité des services de l’ONAT, au bénéfice d’une utilisation rationnelle des espaces du territoire national.
« En ces termes, je remets officiellement les clés de nouveaux locaux à l’Observatoire National de l’Aménagement du Territoire (ONAT) et émets le vœu de voir ce cadre de travail adéquat, moderne et fonctionnel améliorer la performance, l’efficacité et la qualité des services de l’ONAT en vue de mieux concourir l’utilisation rationnelle des espaces physiques du territoire national. »
Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a officiellement lancé ce 7 janvier 2026 à Lubumbashi un atelier de validation du projet de stratégie nationale sur les minéraux et métaux critiques. Cet événement marque une étape décisive pour le pays, qui cherche à structurer sa politique minière afin de maximiser les retombées économiques et de se positionner comme un acteur incontournable et responsable dans la transition énergétique mondiale. Le lancement a eu lieu à l’Hôtel Pullman Grand Karavia.
L'atelier, qui se tient du 7 au 8 janvier 2026 dans la capitale du Haut-Katanga, cœur battant de l'industrie minière congolaise, rassemble des hauts fonctionnaires du Ministère des Mines, les membres du Parlement, les autorités provinciales, les représentants des institutions publiques, les partenaires techniques et financiers, des représentants du secteur privé minier, des experts de la société civile, ainsi que le monde académique congolais et africain. L'objectif est d'examiner, d'amender et de valider le document qui servira de feuille de route pour la gestion des ressources stratégiques du pays pour les décennies à venir.
Un contexte de demande mondiale explosive
Ce projet de stratégie intervient dans un contexte de demande mondiale croissante pour des minéraux tels que le cobalt, le lithium, le cuivre, le nickel et le coltan. Ces matières premières sont essentielles à la fabrication de batteries pour véhicules électriques, de panneaux solaires, d'éoliennes et de nombreuses technologies numériques. La RDC, qui détient à elle seule plus de 70% des réserves mondiales de cobalt, se trouve au centre de cette dynamique géostratégique et économique.
Jusqu'à présent, le pays a principalement exporté ces minéraux à l'état brut, captant une faible partie de la valeur ajoutée. L'ambition affichée par le gouvernement à travers cette nouvelle stratégie est de changer ce paradigme.
Les ambitions d'une nouvelle vision
La stratégie nationale vise plusieurs objectifs clés :
1. Développer une chaîne de valeur locale : Encourager la transformation et le raffinage des minéraux sur le sol congolais pour créer plus d'emplois et de revenus.
2. Améliorer la gouvernance et la transparence : Renforcer les cadres réglementaires pour lutter contre la corruption, la contrebande et assurer une meilleure traçabilité des minéraux.
3. Garantir une exploitation durable et éthique : Mettre en place des normes environnementales strictes et veiller au respect des droits humains dans les zones minières, notamment en luttant contre le travail des enfants.
4. Attirer des investissements de qualité : Créer un climat des affaires stable et prévisible pour les investisseurs engagés dans le développement durable.
Lors de la cérémonie d'ouverture, le Ministère des Mines, à travers son chargé des Missions, a souligné l'importance de cette démarche : « Cette stratégie nationale n'est pas seulement un document technique ; c'est le socle de notre vision pour un Congo souverain, qui maîtrise sa richesse et la met au service du développement de sa population. Nous voulons passer d'un simple fournisseur de matières premières à un partenaire industriel stratégique dans la révolution verte mondiale. »
De la validation à la mise en œuvre
Les conclusions de cet atelier de validation à Lubumbashi seront cruciales. Une fois le document finalisé et adopté par le Conseil des ministres, le plus grand défi résidera dans sa mise en œuvre effective. Des experts présents à l'atelier soulignent l'importance de la volonté politique et de la mobilisation de financements conséquents pour traduire les ambitions de la stratégie en actions concrètes sur le terrain.
La finalisation de cette stratégie est attendue avec grand intérêt par les marchés mondiaux et les partenaires internationaux. Si elle est appliquée avec succès, elle pourrait non seulement transformer durablement l'économie congolaise, mais aussi jouer un rôle stabilisateur majeur dans les chaînes d'approvisionnement mondiales en minéraux critiques. La cérémonie d’ouverture a été présidée, au nom de Louis Watum Kabamba, Ministre des Mines, par Monsieur Franck Fwamba, Chargé de missions.
Comme annoncé, le Ministre des Droits Humains, Me Samuel Mbemba Kabuya, a procédé, le mardi 6 janvier 2026, au lancement officiel des activités de médiation en matière des droits de l’homme, avec un accent particulier mis sur les droits fondamentaux des travailleurs. La cérémonie s’est tenue au Cabinet du Ministère des Droits Humains, à Kinshasa/Gombe, en présence de plusieurs travailleurs venus exposer leurs situations et solliciter l’intervention de l’Etat pour une issue jugée équitable.
Dès l’entame, le Ministre a tenu à lever toute équivoque : la démarche engagée par son ministère ne viole aucune loi et n’empiète pas sur les attributions d’autres ministères et institutions, contrairement à certaines interprétations. Il a soutenu que cette initiative s’inscrit dans le cadre légal notamment, sur base de l’Ordonnance n°25/293 du 15 décembre 2025 fixant les attributions des ministères.
Revenant sur l’Ordonnance précitée, Me Samuel Mbemba Kabuya a rappelé que son ministère a pour mission la promotion et la protection des droits humains et des libertés fondamentales, et qu’il peut, dans ce cadre, organiser l’examen et, le cas échéant, prendre en charge les cas de violation des droits humains par divers mécanismes, dont la médiation.
Cependant, a-t-il martelé, il existe une limite claire : la médiation ne remplace ni les cours et tribunaux ni les procédures administratives prévues par la loi. Autrement dit, l’initiative ne vise pas à se substituer aux instances compétentes ; elle se veut plutôt un mécanisme d’écoute, d’orientation et de résolution, là où cela est possible, et un levier d’accompagnement là où les faits exigent que la justice suive son cours.
« L'objectif pour nous c'est d'écouter vos dénonciations, écouter les auteurs des violations, faire des recommandations pour que les auteurs, si les faits sont confirmés, puissent corriger et s'améliorer. S'ils ne le font pas, nous serons derrière vous, vous appuyer devant la justice, pour qu'elle fasse son travail », a déclaré le Ministre.
Dans une salle attentive, plusieurs personnes ont tour à tour présenté leurs dossiers, dénonçant des situations vécues dans le cadre professionnel et demandant l’appui du ministère. Le schéma proposé par le Ministre se veut structuré : entendre les plaignants, écouter les personnes mises en cause, puis formuler des recommandations en vue de corriger les dysfonctionnements et prévenir la répétition des violations.
Cette approche, à la fois prudente et ferme, a été présentée comme un outil de décompression sociale : un moyen de traiter des plaintes avant qu’elles ne s’enlisent, tout en garantissant qu’en cas de résistance ou de mauvaise foi, les victimes ne seront pas laissées seules devant les procédures judiciaires.
Vers des Commissions de contrôle
Me Mbemba Kabuya a également annoncé que la médiation n’est qu’un premier palier. Les Commissions de contrôle viendront ensuite compléter le dispositif, afin de renforcer l’efficacité de la protection des droits humains dans les secteurs concernés.
Autre point souligné, le Ministère des Droits Humains travaillera en collaboration avec d’autres ministères sectoriels, l’Ordonnance permettant au Ministre de formuler des recommandations visant l’amélioration des droits humains dans leurs domaines respectifs. L’objectif affiché est de construire une action transversale, au lieu d’une démarche isolée.
Fait notable lors de cette séance inaugurale, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) était représentée par sa vice-présidente, Joëlle Kona. Une présence perçue comme un signal fort, tant la CNDH a la mission d’enquêter sur les violations des droits humains et de proposer des solutions. Le Ministre n’a pas manqué de saluer cette participation, annonçant une collaboration étroite entre les deux structures.
Un “ouf de soulagement” pour les concernés
Au terme de cette première journée, l’initiative a été accueillie avec une certaine reconnaissance par les travailleurs présents, plusieurs d’entre eux voyant dans cette médiation une porte de sortie, ou à tout le moins un espace officiel d’écoute. Nombreux ont remercié Me Samuel Mbemba Kabuya, estimant que la démarche apporte un soulagement et une forme de rééquilibrage, dans un contexte où l’accès effectif à la justice et aux mécanismes de règlement des conflits demeure souvent complexe.
En lançant ce processus, le Ministère des Droits Humains inscrit la question des droits fondamentaux des travailleurs au centre d’une dynamique nouvelle : écouter, recommander, corriger et, si nécessaire, accompagner jusqu’au prétoire. Reste à voir, dans la durée, comment les recommandations seront suivies, et quelle articulation concrète se mettra en place avec les autres institutions impliquées dans la protection des droits et la régulation du monde du travail.
Le Gouverneur de la province de Lomami, Me Iron Van Kalombo Musoko, a procédé ce mercredi 7 janvier 2026 à un important remaniement de son équipe gouvernementale. La nouvelle composition a été officialisée par l'Arrêté Provincial n°01/001/CAB/PROGOU/LOM/2026, signé le jour même à Kabinda, Chef-lieu de la province.
Selon le préambule de l'arrêté, ce réaménagement répond à « l'impérieuse nécessité de réaménager le Gouvernement Provincial de Lomami pour plus d'efficacité ». Cette décision intervient dans un contexte où les attentes de la population en matière de développement et de services publics sont élevées.
La nouvelle équipe gouvernementale se compose de dix ministres. Parmi les nominations clés, on note :
Kazadi Kazadi Jean Sylvain, nommé Ministre Provincial de l'Intérieur, Sécurité, Décentralisation, Affaires Coutumières, Coopération Interprovinciale, Justice et Droits Humains.
Ngoy Mayombo Karl, qui prend la tête du Ministère Provincial de l'Économie, Finances, Industrie, Petites et Moyennes Entreprises.
Tshibangu Kabamba Jean Anatole, en charge du portefeuille stratégique des Infrastructures, Travaux Publics, Transport et Voies de Communication.
Mme Mujinga Matanda Laurianne, nommée Ministre Provinciale de la Fonction Publique, Prévoyance Sociale, Affaires Sociales, Actions Humanitaires, Genre, Familles et Enfants.
Kabobo Bilolo Joseph, qui hérite du Ministère de la Communication, Médias et Porte-Parole du Gouvernement, ainsi que des secteurs de la Jeunesse, des Sports et de la Culture.
Les autres ministères, tels que le Budget, les Mines, la Santé, l'Agriculture et l'Éducation, ont également été attribués à de nouvelles personnalités.
Ces nouvelles nominations marquent ainsi une rupture claire avec la précédente configuration. Cette nouvelle équipe gouvernementale est désormais attendue sur le terrain pour concrétiser la vision du Gouverneur et répondre aux défis socio-économiques de la province de Lomami.