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Elu du Sud-Ubangi : Jean-Jacques Mbungani signale les  détournements des matériaux de modernisation du port d’Akula

 En vacances parlementaires à Budjala, son fief électoral,  le Député national Jean –Jacques Mbungani s’est non seulement mis à l’écoute de sa base mais surtout il s’est intéressé à tout ce qui préoccupe la population dans la province du Sud-Ubangi. Le point culminant de son séjour a été marqué par son passage dans le territoire d'Akula où il a visité un port en réhabilitation. Par rapport à ce qu’il a entendu et constaté sur place, l’élu du peuple a fait  une alerte sur les  vols et détournements des matériaux alloués par le Gouvernement pour la modernisation de cette infrastructure portuaire. 

«Des pratiques dilatoires et illicites menacent déjà le projet de modernisation du port d’Akula. Je tiens à dénoncer les détournements de matériels, ventes frauduleuses de ciment, et sabotages orchestrés par certains acteurs locaux. Ces comportements irresponsables compromettent un ouvrage qui devait être un symbole d’unité et de développement », a dénoncé Jean-Jacques Mbungani, élu de Budjala, un des territoires du Sud-Ubangi.

«Je les condamne avec la plus grande vigueur et appelle à une vigilance collective pour barrer la route à ces ennemis du progrès », a-t-il dit.

Pour le Député, il est inadmissible que ces actes soient posés dans un chantier censé être hautement sécurisé par les forces de l’ordre.

« Je demande au Gouvernement central de diligenter un contrôle permanent sur le chantier du port d’Akula afin d’assurer l’exécution sans faille de ce projet vital », a-t-il suggéré.  

« Je tiens à attirer l’attention des autorités provinciales et nationales sur un enjeu stratégique pour l’avenir de notre province : la modernisation du port d’Akula», a-t-il lancé.

Toutefois, Mbungani Mbanda a soulevé l’importance du port qui est une infrastructure catalyseur pour le développement économique de la province. « Ce port n’est pas une simple infrastructure.  Il est le poumon de l’économie du Sud‑Ubangui, la porte d’entrée des produits manufacturés en provenance de Kinshasa, et un carrefour d’échanges commerciaux vital pour l’intégration locale et régionale », a soutenu l’élu de Budjala.  

« J’invite mes concitoyens à rester unis, vigilants et déterminés face aux tentatives de sabotage et aux violences qui menacent notre avenir collectif », a-t-il insisté.  

Pour le parlementaire, le projet de modernisation de ce port exécuté par le Gouvernement est voulu par le Président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo. « Son exécution représente une promesse de prospérité et de désenclavement pour des milliers de familles », a-t-il fait savoir.

« En tant que Député national, je resterai à l’affût, aux côtés de ma population, pour exercer pleinement mon mandat constitutionnel et défendre, sans relâche, les intérêts de notre province et de notre République », a conclu le Député Mbungani.

Jordache Diala

 

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Après une année d’occupation des territoires congolais, Droits humains : Me Samuel Mbemba lance l’atelier d’évaluation et de rédaction du rapport des exactions rwandaises dans l’Est !

 

Sous une pluie battante, au Centre Nganda, dans la commune de Kintambo, le Ministre des Droits Humains, Me Samuel Mbemba Kabuya, a procédé le jeudi 29 janvier 2026, au lancement officiel de l’atelier d’évaluation et de rédaction du rapport sur la situation des droits humains dans les villes de Goma et de Bukavu. Une initiative présentée comme un moment de consolidation, de méthodologie et de vérité documentaire, à la croisée du circuit officiel et des apports de la société civile, avec en toile de fond les violences signalées dans l’Est de la République démocratique du Congo.

L’enjeu, au terme des dix jours de travaux prévus du 29 janvier au 07 février, est de produire un rapport détaillé, harmonisé, reprenant les cas de violations des droits humains évoqués dans différents rapports déjà disponibles, et les réunir en un document consolidé appelé à servir de référence.

Dans son discours d’ouverture, le Ministre a d’abord tenu à mettre en avant l’orientation politique au sommet de l’Etat, saluant l’implication du Chef de l’Etat, le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi que l’encadrement de la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, pour la matérialisation d’une vision où la question des droits humains s’érige en ligne de gouvernance et de responsabilité.

Le Ministre Me Samuel Mbemba Kabuya a planté, insistant sur la nécessité de se rassembler autour des faits, des sources, des témoignages et des documents, sans laisser de place à l’approximation.

« Nous nous réunissons dans un contexte de tristesse. Je remercie en particulier les experts, qui vont rester en ce lieu pendant dix jours, pour harmoniser les vues sur les différents rapports reçus à propos des exactions dans l'est de notre pays. Depuis 12 mois maintenant, les forces rwandaises avec leurs supplétifs de l'AFC/M23 occupent les villes de Goma, Bukavu et les environs. Ce temps est marqué par les violations massives et répétées des droits humains. Ces différentes violations portent atteintes aux droits garantis par la Constitution de la RDC et par plusieurs instruments internationaux relatifs aux droits humains. Ce sont donc les rapports venant à la fois du circuit officiel mais aussi, des ONG nationales, internationales et la Société civile, que nous allons travailler pour en ressortir un rapport consolidé », a déclaré Samuel Mbemba.

A travers cette déclaration dense, le Ministre a posé la philosophie de l’atelier : rapprocher les matériaux issus des canaux étatiques de ceux collectés par les ONG nationales et internationales, ainsi que par la société civile. Avec pour objectif final : un langage commun, des faits vérifiables, une structure cohérente, et un document capable d’embrasser l’étendue des cas rapportés.

Dans la même logique, Me Samuel Mbemba Kabuya a indiqué que les exactions attribuées au Rwanda relèvent de violations du droit international humanitaire. Il a rappelé que le rapport en préparation devra couvrir une période précise de janvier 2025 à ce jour afin de donner une lecture temporelle, évolutive et documentée des atteintes signalées sur le sol congolais.

« Les travaux lancés ce jour permettront de produire un document reprenant tous les cas de violations des droits humains perpétrées par Kigali sur le sol congolais depuis le mois de janvier 2025 jusqu'à ce jour », a-t-il fait savoir, en annonçant une démarche de compilation et de consolidation.

Ce positionnement, qui pointe une responsabilité extérieure, place l’atelier au cœur de l’impératif de répondre d’une part, à l’exigence morale et constitutionnelle de protéger les droits fondamentaux des Congolais ; d’autre part, structurer un corpus factuel susceptible d’être mobilisé dans les cadres nationaux et internationaux où la preuve, la traçabilité et la cohérence des récits pèsent lourd.

Le caractère notable de cet atelier, tel que présenté, réside dans la diversité de ses participants. Autour des experts du Ministère des Droits humains, se retrouvent des représentants des organisations de la Société civile et d’autres acteurs engagés dans la promotion et la protection des droits fondamentaux en RDC.

La cérémonie a également enregistré la participation de figures et structures clés : le président de la CNDH, le Vice-Ministre de l’Intérieur, le président de la Nouvelle Société civile congolaise, ainsi que le délégué de l’ACAJ. Une configuration qui, politiquement et techniquement, vise à renforcer la crédibilité du processus, en évitant l’isolement institutionnel et en intégrant les regards qui, sur le terrain, documentent, alertent et accompagnent les victimes.

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Après une année d’occupation des territoires congolais, Droits humains : Me Samuel Mbemba lance l’atelier d’évaluation et de rédaction du rapport des exactions rwandaises dans l’Est !
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OLPA préoccupé par la sécurité d’un journaliste à Bukavu

L'Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA), organisation non- gouvernementale de défense et de promotion de la liberté de la presse, est vivement préoccupé par la sécurité d’Honneur-David Safari, journaliste et rédacteur en chef du média en ligne laprunellerdc.cd basé à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, à l'est de la République démocratique du Congo (RDC).

Le journaliste a été interpellé, le 28 décembre 2025 en début de soirée, au centre de Bukavu par des individus en tenue civile, qui l'ont conduit à une destination inconnue.

Plusieurs recoupements d'informations indiquent que le journaliste serait détenu à la Division des Services et des Renseignements (DSR) du mouvement AFC/M23 (Alliance Fleuve Congo-Mouvement du 23 mars) qui contrôle plusieurs territoires du Sud-Kivu depuis 2025. Le responsable local du renseignement de l’AFC M23 a nié toute détention du journaliste dans tous les cachots de M23, promettant des recherches pour retrouver le journaliste.

Le média en ligne a publié, le 24 décembre 2025, plusieurs articles mettant en cause l'administration du M23 et ses alliés qui violent la liberté d'association, exercent des pressions et menaces sur les journalistes locaux.

Au regard de ce qui précède, OLPA exprime ses vives inquiétudes au sujet de l'intégrité physique du journaliste et tient le mouvement rebelle responsable de tout ce qui adviendrait à ce dernier.

OLPA préoccupé par la sécurité d’un journaliste à Bukavu
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Couverture géophysique et géologique moderne, RDC : signature imminent d’un contrat entre le Gouvernement et la société Xcalibur Multiphysics Group SL

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, représenté par le Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a procédé, jeudi 29 janvier 2026, à la signature officielle du contrat avec la société Xcalibur Multiphysics Group SL, portant sur la cartographie géophysique aéroportée et géologique du territoire national.

Cette initiative stratégique marque une étape majeure dans la modernisation du secteur minier congolais. Elle vise à doter le pays d’une couverture géophysique et géologique moderne, reposant sur des levés aéroportés à haute résolution, intégrant notamment des données magnétiques, radiométriques et de télédétection, couplées à une interprétation géologique et géochimique avancée.

À travers ce contrat, la RDC renforce ses capacités en matière de connaissance du sous-sol, d’identification des ressources et des réserves, tout en améliorant l’attractivité du pays pour les investissements miniers responsables.

La République démocratique du Congo se dote ainsi d’un outil structurant d’aide à la décision, indispensable pour la découverte de nouveaux gisements, la certification des ressources et des réserves, ainsi que le renforcement de la position de l’État dans les négociations minières.

Le Service géologique national du Congo (SGN-C) assurera la coordination scientifique et technique du projet, garantissant la centralisation des données géoscientifiques et leur exploitation stratégique au bénéfice exclusif de l’État congolais.

Ce projet s’inscrit pleinement dans la vision de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo, et dans le Programme d’action du Gouvernement, sous la supervision de Son Excellence Madame la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka. Il répond également aux exigences actuelles liées à la transition énergétique et numérique, notamment pour l’identification des minéraux critiques et stratégiques.

Le Gouvernement réaffirme ainsi sa volonté de faire du secteur minier un levier clé de croissance économique durable et de souveraineté nationale.

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RDC : échanges fructueux entre Me Guy Loando et le collectif des Députés provinciaux

Le 28 janvier 2026, dans un esprit de respect républicain et de dialogue constructif, le Ministre d’État, Ministre des Relations avec le Parlement, Maître Guy Loando Mboyo, a échangé avec le Collectif des Députés Provinciaux des 26 provinces sur la collaboration interinstitutionnelle et le bon fonctionnement des relations entre les institutions.

En ouverture, le Ministre d’État a adressé ses meilleurs vœux aux élus provinciaux, saluant leur engagement au service des populations et rappelant l’importance de leur rôle dans la gouvernance territoriale.

Le Ministre d’État a également exprimé sa reconnaissance au Président de la République, Chef de l’État, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour la promulgation de l’Ordonnance n°25/293 du 15 décembre 2025, fixant les attributions des ministères et renforçant ainsi les missions du Ministère des Relations avec le Parlement.

Les échanges ont porté notamment sur l’accompagnement administratif, le suivi des dossiers et la nécessité d’un cadre de travail mieux harmonisé. Le Ministre d’État, Maître Guy Loando Mboyo, a réaffirmé sa volonté de privilégier l’écoute, la concertation et le respect des procédures, en vue de solutions durables.

En conclusion, le Ministre d’État a renouvelé sa disponibilité à accompagner le Collectif et a exhorté les Députés Provinciaux à œuvrer pour la stabilité des institutions, dans un esprit de responsabilité et de service à la Nation, conformément aux orientations et à la vision du Président de la République, Chef de l’État, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

CellCom MinREPA

RDC : échanges fructueux entre Me Guy Loando et le collectif des Députés provinciaux
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37ème Conseil National du Travail, RDC : le Ministre Ferdinand Massamba a procédé à l’ouverture de la session extraordinaire pour des réformes robustes du secteur

Sous le haut patronage de la Première Ministre, la session extraordinaire du 37ᵉ Conseil National du Travail s’est ouverte ce jeudi 29 janvier 2026 à Kinshasa, réunissant Gouvernement représenté par le Ministère de l'Emploi et Travail dirigé par Ferdinand Massamba Wa Massamba, employeurs et syndicats autour des grandes réformes du travail, dont l’application prochaine d’un nouveau SMIG en RDC.

C’est dans un contexte particulier que se sont ouvertes ces assises autour des questions liées à l’application du SMIG.

L’objectif est de favoriser le dialogue social, de dégager des consensus et de définir de nouvelles orientations en vue d’une meilleure réglementation du travail dans le pays, spécialement en ce qui est de l'application du salaire minimum interprofessionnel garantie, SMIG, sans oublier sa contextualisation dans le domaine agricole et forestier.

Dans son mot de bienvenue, le ministre de l’Emploi et Travail a clairement fixé les attentes de ces assises, insistant sur la responsabilité collective des partenaires sociaux pour aboutir à des décisions équilibrées et bénéfiques pour les travailleurs comme pour les employeurs.

Du côté de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et du banc syndical, ces travaux sont jugés opportuns, car ils interviennent à un moment crucial pour l’économie nationale et le climat social.

Représentant personnel de la Première Ministre empêchée, le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction publique, a procédé au lancement officiel du CNT, appelant les parties prenantes à des échanges responsables pour des résultats équitables.

Ces travaux se poursuivront concrètement dès lundi prochain.

La Pros.

37ème Conseil National du Travail, RDC : le Ministre Ferdinand Massamba a procédé à l’ouverture de la session extraordinaire pour des réformes robustes du secteur
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Procès Bukanga Lonzo : Matata Ponyo, la fuite en avant d’un homme qui refuse d’assumer. La vraie histoire du début de ce procès.

 

(Par l’ambassadeur PCA Jean Thierry Monsenepwo)

Matata Ponyo n’est pas jugé pour ses idées. Il n’est pas poursuivi pour son opposition politique. Il n’est pas victime d’un complot.

Il est rattrapé par les faits. Et les faits sont têtus.

Depuis des mois, l’ancien Premier ministre tente d’imposer un récit mensonger : celui d’un homme innocent persécuté par un pouvoir qu’il dérangerait. Cette stratégie de victimisation est non seulement malhonnête, elle est dangereuse. Elle insulte l’intelligence des Congolais et piétine la mémoire collective.

Le procès Bukanga Lonzo n’est pas un procès politique. C’est un procès de gestion. Un procès de responsabilité. Un procès de vérité.

Tout le monde se souvient de la propagande déployée autour du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo. Des milliards engagés, une communication arrogante, des promesses grandiloquentes : éradiquer la faim, moderniser l’agriculture, transformer l’ouest de la RDC en grenier national.

Le résultat ?

Un champ de ruines.

Un parc fantôme.

Un gouffre financier.

Et des Congolais floués.

Il ne s’agit pas ici de chiffres abstraits. Il s’agit de l’argent du peuple congolais, dilapidé pendant que des familles continuaient à avoir faim. Et aujourd’hui, l’architecte politique de ce désastre ose se présenter en martyr.

RAPPEL HISTORIQUE.

Lorsque le Président Félix Tshisekedi arrive au pouvoir, il choisit l’apaisement. Il met en place la coalition FCC-CACH, accepte un gouvernement d’accord politique dirigé par Sylvestre Ilunga Ilunkamba et promet solennellement : pas de chasse aux sorcières.

Matata Ponyo n’est donc ni traqué, ni ciblé. Il est même politiquement fréquentable à ce moment-là, en tant que haut cadre du PPRD.

Mais huit mois plus tard, alors que son nom circule déjà pour un éventuel retour à la Primature, en remplacement de Sylvestre Ilunkamba, la vérité le rattrape. En visite au Kwango, le Premier ministre Ilunga Ilunkamba s’arrête à Bukanga Lonzo. Ce qu’il voit est si choquant qu’il lâche un mot qui restera :

« Le gâchis. »

Cette image publique brise un rêve : celui de Matata Ponyo revenant triomphalement au sommet de l’État.

La rue s’en mêle. Le peuple ironise :

« Tu sèmes le maïs et ça fait pousser une université. »

Une phrase cruelle, mais révélatrice du sentiment populaire face à l’échec du parc et à l’Université Mapon au Maniema.

Piqué au vif, craignant pour son image, Matata Ponyo commet une erreur fatale alors qu’il est en visite politique au près du président déchu alpha Conde : il écrit lui-même à l’Inspection générale des finances, demandant un audit. Il pensait sans doute blanchir son nom. Il a ouvert la boîte de Pandore. Et ce, lui-même.

Sous la direction professionnelle de Jules Alingete, l’IGF fait son travail. Sans passion. Sans politique. Avec méthode.

Ce qu’elle découvre est accablant :

– marchés publics violés,

– écarts de prix inexplicables,

– paiements sans livraison,

– absence de traçabilité.

Une gestion calamiteuse. Une faillite morale.

Vient la séance de contradiction. Le ministre délégué aux Finances répond. Patrice Kitebi.

Matata Ponyo, lui, esquive.

Il feint l’oubli. Il dit être empoisonné. Par qui ? On ne sait pas. Il oublie surtout l’essentiel : c’est qu’à l’époque du projet de ce parc agro industriel, il cumulait les fonctions de Premier ministre et de ministre des Finances. Il ne peut accuser personne d’autre que lui-même.

Le dossier est transmis à la justice. Le procès commence.

C’est alors que Matata Ponyo change brutalement de costume. Il quitte le PPRD, crée un parti politique, se proclame candidat à la présidentielle bien avant l’heure. Pourquoi cette précipitation ?

Pour fabriquer une immunité politique. Pour ensuite, crier à la persécution. Pour transformer un dossier judiciaire en combat politique. Pour mieux se victimiser.

Et quand cela ne suffit plus, il franchit la ligne rouge.

Il tribalise la justice.

Il jette l’opprobre sur des juges de la République en raison de leurs origines. C’est une faute intellectuelle grave. Oubliant que. Étant candidat au sénat et à la

Députation, ce sont ces mêmes juges qui ont validé sa candidature et ensuite son (ses) mandat (s). C’est simplement indigne d’un ancien Premier ministre.

C’est un poison pour la cohésion nationale, ainsi porté par un intellectuel.

Je suis membre de l’Union sacrée et je le dis sans détour : jamais le Président de la République, jamais l’Union sacrée, jamais ses instances — Secrétaire permanent, Présidium, anciens responsables — n’ont menacé qui que ce soit pour obtenir une adhésion.

C’est faux. Totalement faux.

La vérité dérange, mais elle est simple :

Matata Ponyo n’a pas été rejeté parce qu’il était opposant. Il a été écarté parce que son passé le rattrape.

L’histoire jugera chacun.

La justice fait son travail.

Et le peuple congolais mérite mieux que des larmes de crocodile.

Procès Bukanga Lonzo : Matata Ponyo, la fuite en avant d’un homme qui refuse d’assumer. La vraie histoire du début de ce procès.
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Règlement des différends investisseurs-Etats : la RDC renforce sa candidature pour abriter le Bureau régional du Centre consultatif

Au nom de la Première Ministre, Cheffe du Gouvernement, Madame Judith Suminwa Tuluka, le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget, Adolphe Muzito, a présidé une réunion stratégique consacrée à l’évaluation de l’état d’avancement de la candidature de la République démocratique du Congo à l’accueil du Bureau régional africain du Centre consultatif pour le règlement des différends entre les investisseurs et les États (BRCC-RDIE).

La réunion s’est tenue ce jeudi 29 janvier 2026, à l’immeuble du Gouvernement à Kinshasa, en présence de plusieurs membres du Gouvernement, dont le Ministre d’État, Ministre de la Justice, ainsi que des responsables techniques directement impliqués dans le dossier.

Cette rencontre, organisée à la suite d’une demande du Garde des Sceaux, visait à informer la Cheffe du Gouvernement de l’évolution du processus et à renforcer l’implication politique au plus haut niveau de l’État. À cette occasion, la Task Force BRCC-RDIE, chargée notamment du suivi de la candidature de la RDC, a présenté les avancées enregistrées ainsi que les prochaines étapes à engager en vue de consolider la position du pays face aux autres États africains candidats.

Les échanges ont également permis d’évaluer le positionnement de la République Démocratique du Congo au sein des mécanismes internationaux de règlement des différends, dans un contexte marqué par la réforme du système RDIE conduite sous l’égide de la Commission des Nations Unies pour le Droit Commercial International (CNUDCI), visant à renforcer la légitimité, la transparence et l’efficacité du dispositif.

S’agissant du processus africain de désignation, Aimé Kasenga, Coordonnateur national adjoint du Comité Technique de Réformes (CTR) et Secrétaire Exécutif de la Task Force, a précisé que les démarches en cours s’inscrivent dans la dynamique de consensus prônée par l’Union Africaine.

« Nous sommes dans une phase de discussions, de négociations et de lobbying diplomatique de haut niveau pour harmoniser les positions africaines », a-t-il déclaré, rappelant les initiatives entreprises par le Président de la République auprès de ses homologues.

La Task Force estime que l’implantation du Bureau régional à Kinshasa contribuerait à renforcer la visibilité internationale de la RDC ainsi que la confiance des investisseurs.

« Accueillir ce centre, c’est envoyer un signal fort d’un pays engagé à offrir un cadre crédible, prévisible et efficace de règlement des différends, tout en assumant pleinement ses engagements internationaux » a ajouté Aimé Kasenga.

À l’issue de la réunion, les participants ont recommandé l’intensification des démarches diplomatiques et la poursuite des concertations dans le cadre des prochains sommets de l’Union Africaine, en vue de l’émergence d’une candidature africaine unique.

L’Exécutif a, par ailleurs, réaffirmé sa détermination à positionner la République Démocratique du Congo comme un acteur central du droit commercial international en Afrique, conformément aux priorités du Programme d’actions du Gouvernement.

La Pros.

 

 

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Kisangani : la question de l’indemnisation des victimes des guerres de six jours demeure un enjeu majeur de justice et de réparation nationale

C’est dans ce cadre que le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a reçu en audience le caucus des Députés nationaux de la province de la Tshopo, conduit par l’honorable Anastasie Moleko, présidente dudit caucus et cheffe de la délégation.

Les échanges ont porté essentiellement sur l’évolution du dossier FRIVAO, un dossier emblématique marqué par des difficultés antérieures ayant conduit à la suspension des activités.

Soucieux de la transparence et du suivi rigoureux de ce dossier sensible, le Ministre d’État a fait un état des lieux détaillé des avancées enregistrées, tout en expliquant les décisions prises pour remettre le processus sur une trajectoire conforme à sa vocation première : rendre justice aux victimes.

À l’issue de la rencontre, l’honorable Anastasie Moleko a salué la disponibilité et l’écoute du Ministre d’État, soulignant la volonté commune de travailler de manière concertée. Elle a indiqué que les Députés de la Tshopo entendent pleinement assumer leur rôle de représentants du peuple en accompagnant le suivi des décisions prises par le Ministre de la Justice sur FRIVAO.

« Nous avons eu des séances de travail avec l’actuel Ministre de la Justice. Il nous a expliqué à quel point le dossier évolue et nous avons convenu de travailler ensemble dans le cadre du suivi », a-t-elle déclaré à la cellule de communication du Ministre d’État. Conscient des attentes et des tensions suscitées par le dossier FRIVAO, le Ministre d’État a insisté sur l’importance d’un traitement responsable et apaisé de la question, fondé sur le respect de la loi et des engagements de l’État.

Dans cette dynamique, le caucus des Députés de la Tshopo a lancé un message clair à l’endroit des populations concernées, les appelant au calme et à la confiance dans le travail en cours.

« Le dossier est suivi et nous ne voudrions pas qu’il y ait des agitations par-ci par-là. Nous sommes là pour représenter la population et assurer le suivi des décisions prises », a rappelé l’honorable Anastasie Moleko.

Par cette audience, le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, réaffirme sa détermination à traiter avec transparence, rigueur, responsabilité et humanité les dossiers liés aux réparations des préjudices subis, en privilégiant la concertation avec les élus et la restauration de la confiance entre l’État et les citoyens.

La Pros.

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Présidant le lancement du 9ème séminaire régional du CHESD : Le VPM Guy Kabombo Muadiamvita engage la réflexion régionale sur la protection du patrimoine

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants, Me Guy Kabombo Muadiamvita, a procédé, ce jeudi 29 janvier 2026, au lancement officiel du 9ᵉ séminaire régional du Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense (CHESD). Ces assises se tiennent sous le thème : « Protection, défense et sécurisation du patrimoine naturel et culturel en Afrique centrale et dans la Région des Grands Lacs ».

Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans une dynamique de réflexion stratégique et scientifique destinée à apporter des réponses concrètes aux défis sécuritaires persistants qui affectent l’Afrique centrale et la région des Grands Lacs. Elle met un accent particulier sur la protection du patrimoine naturel et culturel, considéré comme un pilier fondamental de la souveraineté nationale et régionale.

Dans son mot de bienvenue, le Directeur général du CHESD, le Général-Major Augustin Mamba, a indiqué que ce séminaire se veut un cadre d’échanges rigoureux, conciliant analyse académique et approche stratégique, en vue de formuler des réponses adaptées aux enjeux sécuritaires contemporains.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le Vice-Premier Ministre de la Défense nationale a salué une initiative qui conjugue réflexion scientifique approfondie et pensée militaire stratégique. À ses yeux, il s’agit « d’un levier essentiel pour faire face aux menaces multiformes qui pèsent sur la région ».

Me Guy Kabombo Muadiamvita a, à cette occasion, rappelé avec insistance la vocation du Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense.

« Il ne s’agit guère d’un simple passage institutionnel, mais d’un engagement inébranlable au service de la Nation », a-t-il déclaré.

Le Vice-Premier Ministre a, par ailleurs, exhorté les apprenants ainsi que les cadres du Collège à maintenir un haut niveau d’excellence et à observer une discipline rigoureuse tout au long de la formation, soulignant que le CHESD a pour mission de former une élite stratégique dont les prestations doivent demeurer exemplaires.

Prévu pour une durée de trois jours, ce séminaire régional abordera plusieurs sous-thèmes majeurs, notamment les fondements et mécanismes de protection du patrimoine, le patrimoine en tant qu’objet de souveraineté nationale, les enjeux sécuritaires, opérationnels et technologiques, ainsi que les expériences nationales et les perspectives stratégiques régionales.

Les travaux prendront fin le samedi 31 janvier 2026 par la présentation et l’adoption de la Déclaration du CHESD, un document appelé à renforcer la coopération régionale en matière de protection, de défense et de sécurisation du patrimoine naturel et culturel.

John Ngoyi

Présidant le lancement du 9ème séminaire régional du CHESD : Le VPM Guy Kabombo Muadiamvita engage la réflexion régionale sur la protection du patrimoine
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