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Naufrage du H/B Mbeya Mbeya : 10 interpellés transférés à Kinshasa !

Après le naufrage de la baleinière H/B Mbeya Mbeya sur le fleuve Congo, survenu le 20 décembre 2025 près de Mbandaka, le Gouvernement durcit le ton. Dix personnes interpellées ont été transférées à Kinshasa le 28 décembre, parmi lesquelles 4 marins, 4 civils et 2 policiers dont un colonel, soupçonnés d’avoir laissé partir l’embarcation en violation des règles de navigation, sur fond présumé de corruption. L’enquête pointe des manquements graves : navigation de nuit, absence de gilets de sauvetage et surcharge. Les Vice-Premiers ministres Jean-Pierre Bemba et Guy Kabombo annoncent une tolérance zéro et promettent des sanctions sévères contre tous les contrevenants, exploitants comme responsables portuaires.

 

VICE-PRIMATURE  MINISTERE DES TRANSPORTS  VOIES DE COMMUNICATION  ET DESENCLAVEMENT

VICE-PRIMATURE  MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE  ET DES ANCIENS COMBATTANTS

CellCom

COMMUNIQUE OFFICIEL

Les Vice-Premiers ministres, le ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, ainsi que le Ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Guy Kabombo Muadiamvita informent l’opinion publique de ce qui suit :

À la suite des enquêtes menées après le naufrage d’une unité fluviale de type baleinière, dénommée H/B Mbeya Mbeya, survenu le samedi 20 décembre 2025 à 18h20 sur le fleuve Congo, près de Mbandaka, dans la province de l’Équateur, les dix (10) personnes qui ont été interpellées et auditionnées ont été transférées à Kinshasa ce dimanche 28 décembre 2025.

Parmi les personnes interpellées figurent :

- Quatre (4) marins ; 

- Quatre (4) civils ; 

- Deux (2) policiers, dont un colonel, accusés d’avoir, en contrepartie d’actes de corruption, autorisé le départ de cette embarcation en violation flagrante des règles de navigation en vigueur, telles qu’édictées le 4 octobre 2024.

Les enquêtes ont révélé de graves manquements aux règles de navigation en vigueur, notamment :

- la violation de l’interdiction de naviguer de nuit ; 

- l’absence des gilets de sauvetage pour l’ensemble des passagers ; 

- le non-respect du tonnage légal autorisé, entraînant une surcharge de l’embarcation

Le non-respect des règles de navigation ne sera toléré sous aucune forme. Tous les contrevenants, qu’ils soient responsables de ports fluviaux ou exploitants d’embarcations, seront systématiquement sévèrement sanctionnés selon la loi.

Les Vice-Premiers Ministres, Ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, et le Ministre de la Défense Nationale et des Anciens Combattants réaffirment leur engagement à assurer la sécurité des personnes et des biens sur les voies navigables et en appellent au sens de responsabilité de chacun.

Fait à Kinshasa le 29 décembre 2025

Naufrage du H/B Mbeya Mbeya : 10 interpellés transférés à Kinshasa !
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Objectif restaurer 8 millions d'hectares de forêts d'ici 2030, Forêt : le Gouvernement adopte le programme « La forêt, c'est nous » !

Dans un geste historique pour la protection de l'environnement et la lutte contre le changement climatique, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a officiellement adopté, lors de la 72ème réunion du Conseil des Ministres du 26 décembre 2025, un programme national de grande envergure baptisé « La forêt, c'est nous ». L'objectif ambitieux de cette initiative est de restaurer 8 millions d'hectares de paysages forestiers dégradés sur l'ensemble du territoire national d'ici la fin de la décennie.

Une réponse ambitieuse à un enjeu planétaire

L'annonce a été faite par le Ministère de l'Environnement et du Développement Durable (MEDD), qui pilotera ce programme considéré comme une pièce maîtresse de la stratégie nationale de développement durable et de respect des engagements climatiques internationaux du pays.

Cette initiative intervient à un moment crucial où la pression sur les forêts du bassin du Congo, deuxième plus grand massif forestier tropical au monde après l'Amazonie, ne cesse de s'intensifier. Le programme « La forêt, c'est nous » vise à inverser la tendance de la déforestation et de la dégradation des terres, qui menacent non seulement la biodiversité exceptionnelle du pays mais aussi les moyens de subsistance de millions de Congolais qui dépendent directement des ressources forestières.

«"La forêt, c'est nous" n'est pas seulement un slogan, c'est un appel à l'action collective et à la responsabilité partagée », a déclaré le Porte-parole du Ministère lors de la conférence de presse. « Chaque citoyen, chaque communauté locale, chaque entreprise a un rôle à jouer dans la sauvegarde de ce patrimoine naturel inestimable. Le Gouvernement s'engage à fournir le cadre, les outils et le soutien nécessaires pour faire de cette vision une réalité », a-t-il renchérit.

Les piliers du programme

La stratégie pour atteindre cet objectif de 8 millions d'hectares repose sur plusieurs piliers fondamentaux :

1. Reforestation et Afforestation à grande échelle : Des campagnes nationales de plantation d'arbres seront organisées, en privilégiant les essences natives pour garantir la résilience et la biodiversité des écosystèmes restaurés.

2. Implication des communautés locales : Le nom même du programme souligne son approche participative. Les communautés locales et les peuples autochtones, gardiens traditionnels des forêts, seront au cœur du processus. Des mécanismes de gestion forestière communautaire seront renforcés, garantissant aux populations des droits fonciers sécurisés et des bénéfices directs issus de la conservation.

3. Promotion de l'agroforesterie et des alternatives économiques : Pour réduire la pression de l'agriculture itinérante sur brûlis, le programme soutiendra le développement de pratiques agricoles durables, comme l'agroforesterie, qui intègrent arbres et cultures. Il visera également à créer des "emplois verts" dans les filières de la restauration, de l'écotourisme et de la valorisation des produits forestiers non ligneux.

4. Partenariats public-privé : Le gouvernement compte mobiliser des financements nationaux et internationaux, et collaborer étroitement avec le secteur privé, les organisations de la société civile et les partenaires techniques et financiers pour la mise en œuvre des activités sur le terrain.

Un signal fort pour l'avenir

Avec le lancement de ce programme, la RDC envoie un signal fort à la communauté internationale quant à son engagement à être une nation-solution face à la crise climatique mondiale. La restauration de 8 millions d'hectares de forêts permettra de séquestrer des quantités massives de carbone, de protéger les bassins versants vitaux, de préserver un sanctuaire de biodiversité et de construire un avenir plus prospère et durable pour le peuple congolais.

Le suivi des progrès sera assuré par un système de monitoring robuste, utilisant des technologies de pointe comme l'imagerie satellitaire, afin de garantir la transparence et l'atteinte des objectifs fixés pour 2030.

César Nkangulu

Objectif restaurer 8 millions d'hectares de forêts d'ici 2030, Forêt : le Gouvernement adopte le programme « La forêt, c'est nous » !
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RDC : le Cardinal Fridolin Ambongo prêche la réconciliation pour la paix et la cohésion nationale !

 

Le message de Noël du Cardinal Ambongo Besungu attache une dimension de foi importante pour les chrétiens de la RDC. Dans ce message, lu à travers les paroisses de Kinshasa, durant la célébration de la messe de la Nativité du Seigneur, la semaine dernière, le Prélat souligne la nécessité pour tous les congolais de se réconcilier au nom de la paix et du bien-vivre ensemble.

‘’A l'approche de la clôture de l'Année Sainte de l'Espérance, j'invoque sur notre Pays le retour de la Paix et de la justice pour une cohabitation pacifique et un vivre-ensemble harmonieux entre nos populations. Avec humilité et détermination, embrassons tous le chemin de la paix et de la réconciliation. Mû par cette même espérance, je souhaite à chacun et à chacune de vous, ainsi qu'à vos familles, mes vœux d'une joyeuse fête de Noël. Puisse l'Enfant de Bethleem inonder nos cœurs de son amour et de sa douceur’’, soutient, dans son homélie écrite, l’Archevêque métropolitain de Kinshasa.

La Pros.

MESSAGE DE NOEL 2025

Mes chères Diocésaines et mes chers Diocésains, Chers Frères et Sœurs dans le Christ,

1. Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière (Is 9,1). Cette lumière est celle que le Fils unique du Père apporte à notre monde, à notre Église, à nos familles et à nos communautés. Né de la Vierge Marie à la plénitude du temps (cf. Gal 4, 4), le Fils est vrai Dieu et vrai homme. L'Enfant de Bethléem est le rayonnement de la gloire du Père et l'expression parfaite de son être (cf. He 1,1-6). Il est Emmanuel, Dieu-avec-nous.

2. Avec cette entrée du Sauveur dans notre histoire, l'humanité n'est plus là. Délaissée. Elle devient l'e Épousée, appelée à faire la joie de son Dieu. (cf. Is 62,1-5). Par son avènement, Jésus est le Prince-de-la-Paix qui brise les divisions, désarme les cœurs et inaugure le règne de justice et de paix (cf. Is 9,1-6). Cette paix, enracinée dans la justice, est offerte jusqu'aux lointains de la terre (Is 52,10). Mais elle appelle une conversion sincère, afin que le Christ fasse de nous un peuple ardent à faire le bien (cf. Tt 2,11-14).

3. Dans cette dynamique, Noël nous rappelle que la paix véritable et durable est avant tout un don de Dieu, et non le simple fruit des calculs humains. Afin d'offrir cette paix, le Fils de Dieu choisit la pauvreté d'une étable, préférant l'humilité à la domination, la douceur à la violence, le don de soi à la logique de la force. Ainsi, pour le renouveau de nos vies et l'harmonie de notre monde, chacun de nous est appelé à adopter ce style du Prince de la Paix. En particulier, la RD Congo, notre Pays, durement éprouvé par une crise sans précédent, notamment au Nord-Kivu, au Sud-Kivu, en Ituri et à Kwamouth, a un besoin urgent de cette paix. Mais celle-ci ne saurait advenir sans une conversion sincère, une réconciliation authentique et l'engagement résolu dans un dialogue vrai et constructif.

4. A l'approche de la clôture de l'Année Sainte de l'Espérance, j'invoque sur notre Pays le retour de la Paix et de la justice pour une cohabitation pacifique et un vivre-ensemble harmonieux entre nos populations. Avec humilité et détermination, embrassons tous le chemin de la paix et de la réconciliation. Mû par cette même espérance, je souhaite à chacun et à chacune de vous, ainsi qu'à vos familles, mes vœux d'une joyeuse fête de Noël. Puisse l'Enfant de Bethleem inonder nos cœurs de son amour et de sa douceur.

Fridolin Cardinal AMBONGO, ofm

Archevêque Métropolitain de Kinshasa

RDC : le Cardinal Fridolin Ambongo prêche la réconciliation pour la paix et la cohésion nationale !
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JED exige une enquête rapide pour élucider le meurtre d’un journaliste à Bunia

Thierry Banga Lole, technicien à la Radiotélévision Nationale Congolaise (RTNC) à Bunia, dans la province de l’Ituri, et reporter pour le média en ligne « La Voix de l’Ituri », est décédé le lundi 29 décembre 2025, des suites de ses blessures causées lors d’une attaque armée à son domicile par des bandits non autrement identifiés, dans la nuit du dimanche à lundi.

Grièvement blessé, il a été conduit à la clinique Salima où il a rendu l’âme.

Selon ses collègues, Thierry Banga Lola est présenté comme « un journaliste engagé qui croyait au rôle du journaliste comme sentinelle de la société, au service de la vérité et des citoyens ».

Journaliste en danger (JED) exprime sa profonde indignation et demande aux autorités compétentes d’ouvrir une enquête sérieuse afin d’élucider les circonstances de cet assassinat, qui n’a pas l’air d’un simple crime crapuleux, mais d’une attaque ciblée d’un journaliste pour ce qu’il était.

JED exige une enquête rapide pour élucider le meurtre d’un journaliste à Bunia
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Message de Noël de la CENCO : un appel poignant à la paix face à la "profonde souffrance" du peuple congolais

C'est un message de Noël au ton grave et empreint de lucidité qu'a adressé le Secrétariat Général de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) à la nation. Signé par Monseigneur Donatien Nshole, le message met en lumière le contraste saisissant entre la joie de la Nativité et la dure réalité vécue par des millions de Congolais.

Dès les premières lignes, la CENCO ancre son message dans le contexte actuel du pays. "Le chant des anges [...] résonne dans nos cœurs, mais il nous trouve en République Démocratique du Congo (RDC) dans une situation de grande précarité et de profonde souffrance", constate le communiqué, énumérant "conflits armés ayant fait des milliers de victimes, une multitude des déplacés internes et des réfugiés". La question est posée sans détour : "Comment alors se souhaiter : 'Joyeux Noël' dans de telles circonstances ?"

Malgré ce sombre tableau, les évêques catholiques rappellent que Noël est avant tout une "fête de l'espérance active". Ils assurent que Dieu n'abandonne pas son peuple et que chaque vie, aussi vulnérable soit-elle, demeure "précieuse à ses yeux".

Le point culminant du message est un appel direct et solennel à la paix. Identifiant Noël comme la venue du "Prince de la Paix", la CENCO exhorte tous les Congolais à devenir des "artisans de paix". L'appel se fait particulièrement pressant envers "ceux qui ont fait le choix de la confrontation armée", les interpellant à "renoncer à cette voie pour embrasser celle de la paix et du bien-vivre ensemble".

En conclusion, ce message de la CENCO se veut à la fois un réconfort spirituel pour une population éprouvée et une interpellation politique forte à l'endroit des acteurs de la violence, réaffirmant le rôle central de l'Église comme conscience morale de la nation en quête de paix.

César Nkangulu

Message de Noël de la CENCO : un appel poignant à la paix face à la "profonde souffrance" du peuple congolais
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Londres : le Royaume-Uni impose de nouvelles restrictions de visa aux citoyens de la RD Congo

Le Gouvernement britannique a annoncé lundi 29 décembre 2025, par la voix de son ministère de l'Intérieur (Home Office), l'application immédiate de nouvelles restrictions sur l'octroi de visas aux citoyens de la République Démocratique du Congo. Cette décision, qui a surpris de nombreux observateurs, est justifiée par Londres en raison de "préoccupations croissantes liées à la situation sécuritaire et à une augmentation des demandes d'asile jugées infondées".

Détails des nouvelles mesures

Selon le communiqué officiel, les changements affecteront principalement les visas de visiteur (tourisme, visite familiale) et les visas d'affaires de courte durée. Les nouvelles directives imposent aux demandeurs congolais de fournir des preuves plus substantielles de leurs liens financiers et familiaux avec la RD Congo, afin de garantir leur intention de retourner dans leur pays à l'expiration de leur visa.

Les mesures incluent :

  • Un examen renforcé des dossiers : Chaque demande fera l'objet d'un contrôle plus approfondi des motifs du voyage et de la situation financière du demandeur.
  • Exigences documentaires accrues : Les demandeurs devront présenter des documents supplémentaires, tels que des relevés bancaires sur une période plus longue, des attestations d'emploi détaillées et des preuves de propriété.
  • Augmentation potentielle des délais de traitement : Le Home Office prévient que ces vérifications supplémentaires pourraient entraîner un allongement des délais de traitement des demandes.

Un porte-parole du ministère de l'Intérieur a déclaré : « Le Royaume-Uni est fier d'accueillir des visiteurs légitimes du monde entier, y compris de la RD Congo. Cependant, nous avons le devoir de protéger l'intégrité de notre système d'immigration. Face à une augmentation significative du nombre de personnes qui ne quittent pas le territoire à l'expiration de leur visa de visiteur, nous sommes contraints de renforcer nos procédures de contrôle. »

Contexte politique et réactions

Cette décision intervient dans un contexte de tensions persistantes dans l'est de la RD Congo, où des conflits armés continuent de provoquer des déplacements massifs de population. Bien que le gouvernement britannique n'ait pas établi de lien direct, des analystes estiment que Londres anticipe une hausse des flux migratoires en provenance de la région.

À Kinshasa, la nouvelle a été accueillie avec consternation. Le ministère des Affaires étrangères de la RD Congo a publié une déclaration exprimant son "profond regret" face à une décision jugée "unilatérale et disproportionnée". Le gouvernement congolais a indiqué qu'il demanderait des éclaircissements à l'ambassade britannique et n'exclut pas des "mesures de réciprocité" si un dialogue constructif n'est pas rapidement engagé.

Impact sur la diaspora et les voyageurs

Pour la diaspora congolaise établie au Royaume-Uni, cette annonce est un coup dur. Beaucoup craignent de ne plus pouvoir faire venir leurs proches pour des événements familiaux importants. "C'est une punition collective," a témoigné un membre de la communauté congolaise de Londres. "Nous comprenons les impératifs de sécurité, mais cela pénalise des familles, des étudiants et des entrepreneurs qui n'ont rien à se reprocher."

Les secteurs de l'éducation et des affaires pourraient également être affectés. Les étudiants congolais, qui voient déjà leurs demandes de visa étudiantes scrutées avec attention, redoutent que ces nouvelles restrictions ne compliquent davantage leurs projets d'études au Royaume-Uni.

Le gouvernement britannique a précisé que les visas étudiants, de travail qualifié et humanitaires ne sont pas directement visés par le durcissement principal, mais a souligné que tous les demandeurs, sans exception, devront se conformer à un niveau d'exigence globalement plus élevé. La situation, a conclu le Home Office, "restera sous évaluation constante".

César Nkangulu

Londres : le Royaume-Uni impose de nouvelles restrictions de visa aux citoyens de la RD Congo
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«Hommage aux victimes du 30 décembre 2013 » : la vérité ne meurt jamais, Mémoire, vérité et réhabilitation

(Par Par Mingiedi Mbala N’zeteke Charlie Jephthé)

Tribune commémorative

Chaque 30 décembre, la conscience congolaise devrait s’arrêter.

S’arrêter pour se souvenir.

S’arrêter pour comprendre.

S’arrêter pour ne plus jamais accepter le mensonge comme récit officiel.

Car le 30 décembre 2013 n’est pas une date ordinaire dans l’histoire récente de la République démocratique du Congo.

C’est une cicatrice nationale, un jour où la vérité fut violemment réprimée, et où des civils sans armes furent fauchés pour avoir choisi de rester du bon côté de l’Histoire, en refusant de se soumettre au régime d’occupation.

Ce qui s’est réellement passé

Contrairement à ce qui fut martelé à l’époque, le 30 décembre 2013 n’a jamais été une tentative de coup d’État.

Il s’agissait d’une répression sanglante consécutive à deux lettres ouvertes publiées les 5 et 28 décembre 2013 par Sa Majesté le Prophète Joseph Mukungubila Mutombo.

Dans ses lettres ouvertes, le Prophète posait une question simple mais explosive :

« Jusques à quand le peuple congolais va-t-il devoir payer en versant son sang pour ce pays ? »

Ces mots interpellaient la conscience nationale et dénonçaient l’occupation déguisée du territoire congolais.

Pour avoir dénoncé l’infiltration étrangère, la colonisation de peuplement à l’Est, l’imposture au sommet de l’État et la compromission de certaines élites, le Prophète Mukungubila fut désigné comme cible à abattre.

Un massacre, pas une opération de sécurité

Le 30 décembre 2013, sa résidence de Lubumbashi, au quartier Golf-Kabulameshi, fut encerclée par des forces lourdement armées.

Sans sommation, le feu fut ouvert.

Des hommes, des femmes, des fidèles réunis pour des prières de fin d’année, furent tués à bout portant.

Ce jour-là, l’État congolais n’a pas protégé ses citoyens.

Il s’est retourné contre eux.

La longue nuit : prisons et exil

À la suite de ce massacre :

  • des disciples furent arrêtés et détenus arbitrairement ;
  • d’autres disparurent sans laisser de traces ;
  • l’Église de Dieu fut fermée ;
  • un mandat d’arrêt international fut lancé contre le Prophète.

Pris pour cible par un dispositif de persécution méthodiquement organisé en vue de son élimination physique, Joseph Mukungubila fut contraint à un exil forcé, mais la justice sud-africaine, saisie du dossier, établira par la suite son innocence et rejettera toute demande d’extradition.

Pendant près de dix années, ses disciples croupiront dans les geôles de la République, dans un silence assourdissant.

Quand l’Histoire commence à réparer

Le temps est le meilleur juge.

  • Le 16 octobre 2023, une ordonnance présidentielle met fin à cette injustice : les disciples du Prophète Mukungubila sont libérés.
  • Le 7 juillet 2024, après plus de dix ans d’exil forcé, Sa majesté, le Prophète Joseph Mukungubila rentre au pays de ses ancêtres, par l’aéroport international de N’djili.

Ce retour n’est pas un détail.

Il est une réhabilitation morale et historique.

La restitution des martyrs et l’impact sur les familles

Aujourd’hui, nous réclamons la restitution des corps des martyrs afin qu’ils puissent être enterrés dans la dignité, selon nos us et coutumes. Les familles de toutes les victimes du 30 décembre 2013 ont le droit de faire leur deuil. Qu’on nous montre l’emplacement des fosses communes où nos sœurs et frères ont été enterrés, parfois même vivants.

Le 30 décembre 2013, il n’y a pas eu seulement des morts, mais aussi de nombreux portés disparus.

Des parents tombés ce jour-là ont laissé derrière eux des orphelins, ou des enfants venus au monde sans connaître leurs pères.

D’autres familles ont perdu des jeunes diplômés et étudiants prometteurs, qui auraient pu apporter un plus à la République et à leurs proches.

Tous ces Congolais furent sauvagement massacrés par la main d’un bourreau, qui aujourd’hui a choisi de soutenir le mouvement criminel AFC-M23, je cite : alias Joseph Kabila et son allié, le tout-puissant gouverneur du Katanga : Moïse Katumbi Chapwe Soriano.

Nous demandons à la CNDH (Commission Nationale des Droits de l'Homme, présidée aujourd’hui par monsieur Paul Nsapu, qui fut l’un des rédacteurs et enquêteurs du rapport sur ce carnage, de réouvrir ce dossier, afin que les familles des victimes puissent être rétablies dans leurs droits naturels.

Une date comparable au 4 janvier 1959

Tout comme nos pères de l’indépendance sont tombés pour l’indépendance contre les colons, les partisans du Prophète Joseph Mukungubila sont également tombés le 30 décembre 2013 pour la libération de leur pays contre les envahisseurs.

Le sens du 30 décembre, aujourd’hui

Commémorer le 30 décembre, ce n’est pas raviver la haine.

C’est refuser l’effacement de la mémoire.

C’est reconnaître que des Congolais sont morts non pas pour un coup d’État, mais pour avoir été témoins et porteurs d’une vérité dérangeante.

C’est rappeler que la vérité finit toujours par revenir, même après l’exil, même après les prisons.

Pour que cela ne se reproduise plus

Un peuple qui oublie ses martyrs prépare les massacres de demain.

Un peuple qui commémore se protège.

Le 30 décembre doit demeurer :

  • un jour de mémoire nationale,
  • un temps de recueillement,
  • un appel à la vigilance patriotique

Car la paix durable ne se construit ni sur le mensonge, ni sur l’amnésie, mais sur la vérité reconnue et assumée.

Honneur aux victimes du 30 décembre 2013.

Mémoire aux martyrs de la vérité.

Et que l’Histoire ne se taise plus.

Par Mingiedi Mbala N’zeteke Charlie Jephthé

Activiste, Penseur et Notable de Madimba

 

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OLPA préoccupé par la sécurité d’un journaliste à Bukavu

L'Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA), organisation non- gouvernementale de défense et de promotion de la liberté de la presse, est vivement préoccupé par la sécurité d’Honneur-David Safari, journaliste et rédacteur en chef du média en ligne laprunellerdc.cd basé à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, à l'est de la République démocratique du Congo (RDC).

Le journaliste a été interpellé, le 28 décembre 2025 en début de soirée, au centre de Bukavu par des individus en tenue civile, qui l'ont conduit à une destination inconnue.

Plusieurs recoupements d'informations indiquent que le journaliste serait détenu à la Division des Services et des Renseignements (DSR) du mouvement AFC/M23 (Alliance Fleuve Congo-Mouvement du 23 mars) qui contrôle plusieurs territoires du Sud-Kivu depuis 2025. Le responsable local du renseignement de l’AFC M23 a nié toute détention du journaliste dans tous les cachots de M23, promettant des recherches pour retrouver le journaliste.

Le média en ligne a publié, le 24 décembre 2025, plusieurs articles mettant en cause l'administration du M23 et ses alliés qui violent la liberté d'association, exercent des pressions et menaces sur les journalistes locaux.

Au regard de ce qui précède, OLPA exprime ses vives inquiétudes au sujet de l'intégrité physique du journaliste et tient le mouvement rebelle responsable de tout ce qui adviendrait à ce dernier.

OLPA exige une enquête après le meurtre d’un journaliste à Bunia

Kinshasa, le 29 décembre 2025. L'Observatoire de la liberté de la presse en Afrique (OLPA), ONG de défense et de promotion de la liberté de la presse, exige une enquête après le meurtre de Thierry Banga Lole, reporter cameraman à la station provinciale du média public RTNC (Radio télévision nationale congolaise) basée à Bunia, chef-lieu de la province de l'Ituri, au Nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).

Le journaliste est décédé, le 29 décembre 2025 après une attaque à l'arme blanche perpétrée par des individus non autrement identifiés, dans la nuit du 28 au 29 décembre 2025 à son domicile. Il a été conduit à la Clinique Salama de Bunia, où mort s'en est suivie.

Thierry Banga Lole travaillait également pour le média en ligne lavoixdelituri.net.

Au regard de ce qui précède, OLPA condamne vigoureusement ce meurtre du journaliste et appelle les autorités compétentes à diligenter une enquête sérieuse afin d'élucider les circonstances de ce meurtre et identifier les auteurs.

OLPA préoccupé par la sécurité d’un journaliste à Bukavu
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MESSAGE DE VŒUX DE LA COMMUNAUTE HELLENIQUE DE KINSHASA

A l’occasion des fêtes de Noël et du Nouvel An 2026, la COMMUNAUTE HELLÉNIQUE DE Kinshasa, l’une des plus anciennes communautés établies en République Démocratique du Congo, adresse ses  VŒUX les plus chaleureux et respectueux à :

-Son Excellence Monsieur le Président de la République FELIX ANTOINE TSHISEKEDI TSHILOMBO;

-A tous les Membres du Gouvernement;

-Aux Membres des Institutions Nationales et Provinciales et à l’ensemble du peuple Congolais.

Dans ce contexte du renouveau, l’ensemble des membres de notre Communauté expriment leur profonde gratitude envers la RDC, terre d’hospitalité et de coexistence, et formulons nos souhaits les plus sincères de paix durable, de prospérité nationale et de développement partagé.

Que l’année 2026 apporte à chaque congolaise et Congolais santé, succès et stabilité.

Bonne et heureuse année 2026

 

Faut à Kinshasa, le 30 décembre 2025

Pour la COMMUNAUTÉ HELLÉNIQUE de Kinshasa,

Le PRÉSIDENT

GERASIMOS DOUNIS

 

MESSAGE DE VŒUX DE LA COMMUNAUTE HELLENIQUE DE KINSHASA
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MESSAGE DE VŒUX A SON EXCELLENCE MONSIEUR FELIX ANTOINE TSHISEKEDI TSHILOMBO, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO, CHEF DE L’ETAT, A L’OCCASION DES FESTIVITES DE NOËL 2025 ET DU NOUVEL AN 2026

A l’occasion des fêtes de Noël 2025 et du nouvel an 2026, le Président du Conseil d’Administration et le Directeur Général de l’Office des Routes ont l’insigne honneur de présenter à Son Excellence Monsieur Félix TSHISEKEDI TSHILOMBO, Président de la République, Chef de l’Etat, leurs vœux d’excellence, de santé, de longévité, de paix durable et de lumière divines dans l’accomplissement de sa haute mission.

Au nom de l’ensemble des agents et cadres de l’Office des Routes, les deux personnalités saluent la clarté de la Vision nationale réaffirmée par votre Excellence, faisant de l’année 2026, l’année de l’accélération des infrastructures routières pour l’unité et le développement intégral de la RDC.

Dans cette dynamique, l’Office des Routes renouvelle, avec loyauté et patriotisme, son engagement à traduire en actions concrètes les orientations de Votre Excellence, à travers :

  • La modernisation ambitieuse du réseau routier national et des corridors stratégiques d’intégration ;
  • La réduction déterminée des zones d’enclavement, afin de rapprocher les communautés et d’ouvrir les axes économiques ;
  • L’amélioration structurelle de la mobilité des populations et de la fluidité du transport des biens ;
  • La consolidation du patrimoine routier par un entretien régulier, proactif et conforme aux normes internationales ;
  • La prise en Compte du défi climatique et de la résilience des ouvrages pour protéger les infrastructures face aux intempéries et érosions.

L’Office des Routes exprime également ses vœux d’harmonie et de prospérité :

  • Aux Honorables Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat ;
  • A la Première Ministre, Cheffe du Gouvernement ;
  • Aux Membres du Gouvernement de la République ;
  • Aux Partenaires techniques et financiers œuvrant aux côtés de la RDC ;
  • A l’ensemble du personnel de l’Office des Routes ;
  • Et au vaillant peuple congolais, artisan infatigable de la reconstruction nationale.

Puisse la paix du Christ, Prince de la lumière, éclairer la Nation en cette période de Noël et que l’année 2026 apporte à notre pays une avancée décisive dans la transformation de ses infrastructures, pour une RDC plus connectée, plus forte et irrésistiblement tournée vers son destin de grandeur.

Qu’à travers votre bravoure, les forces de défense de la République mettent fin à l’agression rwandaise injustement imposée à notre peuple.  

MESSAGE DE VŒUX A SON EXCELLENCE MONSIEUR FELIX ANTOINE TSHISEKEDI TSHILOMBO, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO, CHEF DE L’ETAT, A L’OCCASION DES FESTIVITES DE NOËL 2025 ET DU NOUVEL AN 2026
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Droits Humains : Samuel Mbemba consacre la Stratégie nationale su plaidoyer sur la reconnaissance des génocides commis en RDC

Conformément aux instructions du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, le Ministre des Droits Humains, Me Samuel Mbemba Kabuya, a présidé, ce mardi 30 décembre, une réunion importante consacrée à l’élaboration de la stratégie nationale de plaidoyer sur la reconnaissance du génocide congolais.

Autour de la table, les délégués et experts du FONAREV ainsi que ceux de la CIA-VAR se sont réunis pour apporter les dernières retouches et procéder à la validation de ce document stratégique.

Présentant l’économie générale du document final à ses hôtes, le Ministre Samuel Mbemba Kabuya a souligné l’importance capitale de cette stratégie, qui permettra à la RDC de mener des actions tant au niveau national qu’international afin d’amener les Communautés, les Institutions et les États à reconnaître les génocides commis en RDC par le Rwanda depuis plus de trois décennies.

Il a rappelé que c’est lors de la 53ᵉ réunion du Conseil des Ministres du 25 juillet 2025 que le Président de la République, Félix Tshisekedi, avait instruit le Gouvernement de préparer cette stratégie, laquelle prend aujourd’hui corps.

Réagissant à la presse au sortir de la réunion, le Directeur Général du FONAREV, Patrick Fata Makunga, a indiqué qu’après plusieurs semaines de travail, le Ministère des Droits Humains a répondu à l’instruction du Chef de l’État en dotant le pays d’une stratégie nationale en matière de reconnaissance des génocides commis en RDC.

"Il y a quelques semaines, il avait été instruit par le Président de la République de développer une stratégie nationale de plaidoyer pour la reconnaissance des génocides sous la supervision du Ministre des Droits Humains. C'est dans ce cadre que nous nous sommes retrouvés ici aujourd'hui après plusieurs réunions pour regarder la dernière version de ce document qui a été travaillé avec les experts pour que nous puissions la valider avant sa transmission aux plus hautes autorités.

Nous avons aujourd'hui une stratégie qui sera proposée pour les 5 prochaines années, qui va porter sur le plaidoyer pour la reconnaissance des génocides perpétrés en RDC et aussi la reconnaissance du Génocost, qui est un concept beaucoup plus général.

Cette stratégie est plus sur le long terme, mais elle sera mise en œuvre chaque année par une feuille de route qui va accompagner cette stratégie", a conclu le DG de FONAREV.

Cette validation consacre la volonté politique du Gouvernement de la République d’inscrire la question des génocides commis en RDC au cœur de l’agenda national et international, en vue d’obtenir leur reconnaissance officielle, de renforcer la position diplomatique du pays et d’engager la communauté internationale à assumer ses responsabilités face aux crimes perpétrés sur le territoire congolais.

Cellule de communication

Droits Humains : Samuel Mbemba consacre la Stratégie nationale su plaidoyer sur la reconnaissance des génocides commis en RDC
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