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Aménagement du territoire : Jean-Lucien Bussa remet la CTC-AT sur rails et met le cap sur la performance !

L’histoire administrative de la République Démocratique du Congo enregistrera, comme un signal fort, l’inauguration de nouveaux bureaux de la Cellule Technique d’Appui et de Coordination de l’Aménagement du Territoire (CTC-AT). Plus qu’une simple cérémonie de coupure de ruban, l’acte posé par le Ministre de l’Aménagement du Territoire, JeanLucien Bussa, marque une rupture assumée, celle de la fin d’une longue précarité matérielle pour un service pourtant chargé de penser et d’ordonner l’espace national, au profit d’une nouvelle ère dominée par l’exigence de performance, de méthode et de résultats.

En présidant personnellement l’inauguration, le patron de l’Aménagement du territoire a voulu corriger ce que d’aucuns qualifient d’anomalie historique : laisser une structure d’élite, une crème d’intellectuels appelée à dessiner le futur spatial du pays travailler sans un cadre adapté à la hauteur de sa mission. Dans son adresse, Jean‑Lucien Bussa a mis les mots sur une réalité que beaucoup taisaient : l’intelligence, même brillante, ne produit pas de miracles dans un environnement pauvre. Elle a besoin d’outils, de conditions et d’un espace qui libère la réflexion des contraintes matérielles.

« Lorsque vous êtes arrivés, vous n’avez pas trouvé les infrastructures qu’il fallait pour le travail que vous deviez faire. Nous avons considéré que la première des priorités pour nous était de pouvoir vous équiper », a-t-il rappelé, soulignant qu’il s’agissait d’abord d’offrir un cadre de travail capable de soutenir l’ambition publique.

Mais l’essentiel du message de Jean‑Lucien Bussa se situait dans l’après-inauguration. Une fois le décor planté, le Ministre a ramené tout le monde au cœur du sujet : la production intellectuelle attendue. Pour l’exercice 2026, la CTC-AT n’est plus appelée à être présente, mais à produire, orienter, influencer la décision publique et sécuriser les options du cabinet par une expertise technique irréprochable.

« Le cadre est là. Deuxièmement, au-delà de ces cadres il faut du contenu dans votre travail. Sans contenu, vous viendrez au bureau s’asseoir et puis rentrer le soir. Et pourtant il y a du travail », a-t-il martelé, posant le principe d’un nouveau contrat moral : le confort ne sera pas un repos, mais un levier d’efficacité.

Dans cette logique, Jean‑Lucien Bussa a désigné la matrice de tout effort : la loi sur l’aménagement du territoire. Il a demandé aux experts de la CTC-AT de décortiquer ce texte, de s’y immerger scrupuleusement, et d’en tirer la matière première des stratégies opérationnelles. Le Ministre a été clair : inutile d’aller chercher ailleurs ce qui doit fonder la réforme. « La matière est là. Il ne faut pas la chercher, non », a-t-il insisté, faisant de la loi à la fois une bible et une boussole.

Derrière cette injonction, se cache l’ambition de donner à ce ministère un contenu nouveau, documenté, défendable, et surtout utile. Chaque étude, chaque note, chaque proposition de la CTC-AT doit, selon cette vision, servir de socle scientifique à l’action du cabinet, afin que l’intérêt national soit guidé par la rigueur technique et la conformité juridique.

Autre axe fort annoncé : la réorganisation interne, avec une exigence de cohérence institutionnelle. Pour Jean‑Lucien Bussa, la CTC-AT doit devenir un centre nerveux où convergent les données, les analyses et le suivi des structures sous tutelle, dans une interaction fluide avec le Secrétariat général.

A cet effet, il a instruit la mise en place, en toute urgence, de pools spécialisés chargés du suivi rigoureux d’entités comme l’ANAT, l’ONAT et le FONAT. L’objectif est double : améliorer la surveillance technique et créer des passerelles fonctionnelles entre les directions administratives, les services spécialisés et le cabinet. « Il faut caler le pool au niveau de la cellule technique à cette réalité-là », a-t-il expliqué, pour que le suivi du Secrétariat général, l’action du cabinet et l’analyse technique avancent avec une seule logique, sans chevauchements ni angles morts.

Le Ministre a aussi insisté sur une condition non négociable : la transparence. La CTC-AT étant une structure en lien direct avec le cabinet, il faut que les demandes d’appui, les travaux et les contributions se fassent de manière claire, traçable, afin que le Gouvernement bénéficie pleinement des intelligences et de l’expérience rassemblée dans cette cellule.

Une CTC-AT requinquée, un coordonnateur rassuré

Le Coordonnateur national, Jean Zoza O’Lipesu, a été publiquement félicité pour la célérité dans l’exécution des instructions de la tutelle. Lui-même a salué le travail réalisé en un temps record : « C’est un moyen pour cloisonner, meubler, mettre du conditionnement derrière. Il y a beaucoup de travail qui a été fait ici en un rien de temps et grâce à votre soutien ». Avant de rassurer : désormais, avec ce cadre, les agents peuvent se concentrer, suivre les orientations et produire.

Ainsi, l’inauguration des nouveaux bureaux de la CTC-AT représente un point de départ. La fin des excuses, le début des résultats. Jean‑Lucien Bussa a donné l’environnement ; il réclame maintenant la substance.

La Pros.

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La RDC élabore sa stratégie nationale sur les minéraux critiques : un atelier de validation crucial lancé à Lubumbashi

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a officiellement lancé ce 7 janvier 2026 à Lubumbashi un atelier de validation du projet de stratégie nationale sur les minéraux et métaux critiques. Cet événement marque une étape décisive pour le pays, qui cherche à structurer sa politique minière afin de maximiser les retombées économiques et de se positionner comme un acteur incontournable et responsable dans la transition énergétique mondiale. Le lancement a eu lieu à l’Hôtel Pullman Grand Karavia.

L'atelier, qui se tient du 7 au 8 janvier 2026 dans la capitale du Haut-Katanga, cœur battant de l'industrie minière congolaise, rassemble des hauts fonctionnaires du Ministère des Mines, les membres du Parlement, les autorités provinciales, les représentants des institutions publiques, les partenaires techniques et financiers, des représentants du secteur privé minier, des experts de la société civile, ainsi que le monde académique congolais et africain. L'objectif est d'examiner, d'amender et de valider le document qui servira de feuille de route pour la gestion des ressources stratégiques du pays pour les décennies à venir.

Un contexte de demande mondiale explosive

Ce projet de stratégie intervient dans un contexte de demande mondiale croissante pour des minéraux tels que le cobalt, le lithium, le cuivre, le nickel et le coltan. Ces matières premières sont essentielles à la fabrication de batteries pour véhicules électriques, de panneaux solaires, d'éoliennes et de nombreuses technologies numériques. La RDC, qui détient à elle seule plus de 70% des réserves mondiales de cobalt, se trouve au centre de cette dynamique géostratégique et économique.

Jusqu'à présent, le pays a principalement exporté ces minéraux à l'état brut, captant une faible partie de la valeur ajoutée. L'ambition affichée par le gouvernement à travers cette nouvelle stratégie est de changer ce paradigme.

Les ambitions d'une nouvelle vision

La stratégie nationale vise plusieurs objectifs clés :

1. Développer une chaîne de valeur locale : Encourager la transformation et le raffinage des minéraux sur le sol congolais pour créer plus d'emplois et de revenus.

2. Améliorer la gouvernance et la transparence : Renforcer les cadres réglementaires pour lutter contre la corruption, la contrebande et assurer une meilleure traçabilité des minéraux.

3. Garantir une exploitation durable et éthique : Mettre en place des normes environnementales strictes et veiller au respect des droits humains dans les zones minières, notamment en luttant contre le travail des enfants.

4. Attirer des investissements de qualité : Créer un climat des affaires stable et prévisible pour les investisseurs engagés dans le développement durable.

Lors de la cérémonie d'ouverture, le Ministère des Mines, à travers son chargé des Missions, a souligné l'importance de cette démarche : « Cette stratégie nationale n'est pas seulement un document technique ; c'est le socle de notre vision pour un Congo souverain, qui maîtrise sa richesse et la met au service du développement de sa population. Nous voulons passer d'un simple fournisseur de matières premières à un partenaire industriel stratégique dans la révolution verte mondiale. »

De la validation à la mise en œuvre

Les conclusions de cet atelier de validation à Lubumbashi seront cruciales. Une fois le document finalisé et adopté par le Conseil des ministres, le plus grand défi résidera dans sa mise en œuvre effective. Des experts présents à l'atelier soulignent l'importance de la volonté politique et de la mobilisation de financements conséquents pour traduire les ambitions de la stratégie en actions concrètes sur le terrain.

La finalisation de cette stratégie est attendue avec grand intérêt par les marchés mondiaux et les partenaires internationaux. Si elle est appliquée avec succès, elle pourrait non seulement transformer durablement l'économie congolaise, mais aussi jouer un rôle stabilisateur majeur dans les chaînes d'approvisionnement mondiales en minéraux critiques. La cérémonie d’ouverture a été présidée, au nom de Louis Watum Kabamba, Ministre des Mines, par Monsieur Franck Fwamba, Chargé de missions.

César Nkangulu

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Droits Humains : Samuel Mbemba lance la médiation sur les droits fondamentaux des travailleurs !

 

Comme annoncé, le Ministre des Droits Humains, Me Samuel Mbemba Kabuya, a procédé, le mardi 6 janvier 2026, au lancement officiel des activités de médiation en matière des droits de l’homme, avec un accent particulier mis sur les droits fondamentaux des travailleurs. La cérémonie s’est tenue au Cabinet du Ministère des Droits Humains, à Kinshasa/Gombe, en présence de plusieurs travailleurs venus exposer leurs situations et solliciter l’intervention de l’Etat pour une issue jugée équitable.

Dès l’entame, le Ministre a tenu à lever toute équivoque : la démarche engagée par son ministère ne viole aucune loi et n’empiète pas sur les attributions d’autres ministères et institutions, contrairement à certaines interprétations. Il a soutenu que cette initiative s’inscrit dans le cadre légal notamment, sur base de l’Ordonnance n°25/293 du 15 décembre 2025 fixant les attributions des ministères.

Revenant sur l’Ordonnance précitée, Me Samuel Mbemba Kabuya a rappelé que son ministère a pour mission la promotion et la protection des droits humains et des libertés fondamentales, et qu’il peut, dans ce cadre, organiser l’examen et, le cas échéant, prendre en charge les cas de violation des droits humains par divers mécanismes, dont la médiation.

Cependant, a-t-il martelé, il existe une limite claire : la médiation ne remplace ni les cours et tribunaux ni les procédures administratives prévues par la loi. Autrement dit, l’initiative ne vise pas à se substituer aux instances compétentes ; elle se veut plutôt un mécanisme d’écoute, d’orientation et de résolution, là où cela est possible, et un levier d’accompagnement là où les faits exigent que la justice suive son cours.

« L'objectif pour nous c'est d'écouter vos dénonciations, écouter les auteurs des violations, faire des recommandations pour que les auteurs, si les faits sont confirmés, puissent corriger et s'améliorer. S'ils ne le font pas, nous serons derrière vous, vous appuyer devant la justice, pour qu'elle fasse son travail », a déclaré le Ministre.

Dans une salle attentive, plusieurs personnes ont tour à tour présenté leurs dossiers, dénonçant des situations vécues dans le cadre professionnel et demandant l’appui du ministère. Le schéma proposé par le Ministre se veut structuré : entendre les plaignants, écouter les personnes mises en cause, puis formuler des recommandations en vue de corriger les dysfonctionnements et prévenir la répétition des violations.

Cette approche, à la fois prudente et ferme, a été présentée comme un outil de décompression sociale : un moyen de traiter des plaintes avant qu’elles ne s’enlisent, tout en garantissant qu’en cas de résistance ou de mauvaise foi, les victimes ne seront pas laissées seules devant les procédures judiciaires.

Vers des Commissions de contrôle

Me Mbemba Kabuya a également annoncé que la médiation n’est qu’un premier palier. Les Commissions de contrôle viendront ensuite compléter le dispositif, afin de renforcer l’efficacité de la protection des droits humains dans les secteurs concernés.

Autre point souligné, le Ministère des Droits Humains travaillera en collaboration avec d’autres ministères sectoriels, l’Ordonnance permettant au Ministre de formuler des recommandations visant l’amélioration des droits humains dans leurs domaines respectifs. L’objectif affiché est de construire une action transversale, au lieu d’une démarche isolée.

Fait notable lors de cette séance inaugurale, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) était représentée par sa vice-présidente, Joëlle Kona. Une présence perçue comme un signal fort, tant la CNDH a la mission d’enquêter sur les violations des droits humains et de proposer des solutions. Le Ministre n’a pas manqué de saluer cette participation, annonçant une collaboration étroite entre les deux structures.

Un “ouf de soulagement” pour les concernés

Au terme de cette première journée, l’initiative a été accueillie avec une certaine reconnaissance par les travailleurs présents, plusieurs d’entre eux voyant dans cette médiation une porte de sortie, ou à tout le moins un espace officiel d’écoute. Nombreux ont remercié Me Samuel Mbemba Kabuya, estimant que la démarche apporte un soulagement et une forme de rééquilibrage, dans un contexte où l’accès effectif à la justice et aux mécanismes de règlement des conflits demeure souvent complexe.

En lançant ce processus, le Ministère des Droits Humains inscrit la question des droits fondamentaux des travailleurs au centre d’une dynamique nouvelle : écouter, recommander, corriger et, si nécessaire, accompagner jusqu’au prétoire. Reste à voir, dans la durée, comment les recommandations seront suivies, et quelle articulation concrète se mettra en place avec les autres institutions impliquées dans la protection des droits et la régulation du monde du travail.

La Pros.

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Exécutif Provincial de Lomami : le Gouverneur Iron Van Kalombo Musoko dévoile sa nouvelle équipe

Le Gouverneur de la province de Lomami, Me Iron Van Kalombo Musoko, a procédé ce mercredi 7 janvier 2026 à un important remaniement de son équipe gouvernementale. La nouvelle composition a été officialisée par l'Arrêté Provincial n°01/001/CAB/PROGOU/LOM/2026, signé le jour même à Kabinda, Chef-lieu de la province.

Selon le préambule de l'arrêté, ce réaménagement répond à « l'impérieuse nécessité de réaménager le Gouvernement Provincial de Lomami pour plus d'efficacité ». Cette décision intervient dans un contexte où les attentes de la population en matière de développement et de services publics sont élevées.

La nouvelle équipe gouvernementale se compose de dix ministres. Parmi les nominations clés, on note :

  • Kazadi Kazadi Jean Sylvain, nommé Ministre Provincial de l'Intérieur, Sécurité, Décentralisation, Affaires Coutumières, Coopération Interprovinciale, Justice et Droits Humains.
  • Ngoy Mayombo Karl, qui prend la tête du Ministère Provincial de l'Économie, Finances, Industrie, Petites et Moyennes Entreprises.
  • Tshibangu Kabamba Jean Anatole, en charge du portefeuille stratégique des Infrastructures, Travaux Publics, Transport et Voies de Communication.
  • Mme Mujinga Matanda Laurianne, nommée Ministre Provinciale de la Fonction Publique, Prévoyance Sociale, Affaires Sociales, Actions Humanitaires, Genre, Familles et Enfants.
  • Kabobo Bilolo Joseph, qui hérite du Ministère de la Communication, Médias et Porte-Parole du Gouvernement, ainsi que des secteurs de la Jeunesse, des Sports et de la Culture.

Les autres ministères, tels que le Budget, les Mines, la Santé, l'Agriculture et l'Éducation, ont également été attribués à de nouvelles personnalités.

Ces nouvelles nominations marquent ainsi une rupture claire avec la précédente configuration. Cette nouvelle équipe gouvernementale est désormais attendue sur le terrain pour concrétiser la vision du Gouverneur et répondre aux défis socio-économiques de la province de Lomami.

La Pros.

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Intervention américaine au Venezuela : mépris du droit international

Au mépris du droit international, l'administration Trump est intervenue militairement au Venezuela pour enlever le président Nicolás Maduro et son épouse. Cette intervention militaire a violé littéralement la souveraineté d'un pays et la Charte des Nations-Unies. Peut-on vouloir la paix et agresser un pays souverain sur la base d'accusations inventées de toutes pièces ? L'interventionnisme américain est un coup dur porté à la stabilité du monde. 80 ans après la création de l'ONU, la loi du plus fort semble avoir encore pignon sur rue dans le monde. Sur quelle base légale un État, si puissant soit-il, doit-il intervenir dans un autre pays ?

Même si certains alliés de Trump ont approuvé son action au Venezuela, la plupart des réactions à travers le monde ont condamné une violation de la souveraineté d'un État. Dans tous les cas, rien ne peut justifier une telle action, quelles que soient les arguties brandies par Trump. Ce qui s'est passé au Venezuela n'est rien d'autre qu'un gangstérisme d'État. Donald Trump avait toute la latitude de trouver un compromis avec le Venezuela à travers un cadre de dialogue et de concertations. Cette intervention anéantit l'image d'homme de paix dont il se targue.

Au titre des réactions, en Afrique, c'est l'Union africaine qui, à travers un communiqué, a réaffirmé son « engagement inébranlable » aux principes fondamentaux du droit international, notamment le respect de la souveraineté des États, de leur intégrité territoriale et du droit des peuples à l'autodétermination, tels qu'inscrits dans la Charte des Nations Unies. « L'Union africaine souligne l'importance du dialogue, du règlement pacifique des différends et du respect des cadres constitutionnels et institutionnels, dans un esprit de bon voisinage, de coopération et de coexistence pacifique entre les nations. L'Union africaine insiste sur le fait que les défis internes complexes auxquels fait face le Venezuela ne peuvent être traités de manière durable que par un dialogue politique inclusif entre les Vénézuéliens eux-mêmes », peut-on lire dans le communiqué. L'organisation régionale a invité l'ensemble des parties concernées « à faire preuve de responsabilité et de respect du droit international » afin « de préserver la paix et la stabilité régionales ».

L'Afrique du Sud a évoqué une violation manifeste de la Charte des Nations Unies, tout en précisant que le droit international proscrit toute intervention militaire extérieure dans les affaires internes d'un État souverain.

(Photo : Xinhua)

 

Intervention américaine au Venezuela : mépris du droit international
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Naufrage du H/B Mbeya Mbeya : 10 interpellés transférés à Kinshasa !

Après le naufrage de la baleinière H/B Mbeya Mbeya sur le fleuve Congo, survenu le 20 décembre 2025 près de Mbandaka, le Gouvernement durcit le ton. Dix personnes interpellées ont été transférées à Kinshasa le 28 décembre, parmi lesquelles 4 marins, 4 civils et 2 policiers dont un colonel, soupçonnés d’avoir laissé partir l’embarcation en violation des règles de navigation, sur fond présumé de corruption. L’enquête pointe des manquements graves : navigation de nuit, absence de gilets de sauvetage et surcharge. Les Vice-Premiers ministres Jean-Pierre Bemba et Guy Kabombo annoncent une tolérance zéro et promettent des sanctions sévères contre tous les contrevenants, exploitants comme responsables portuaires.

 

VICE-PRIMATURE  MINISTERE DES TRANSPORTS  VOIES DE COMMUNICATION  ET DESENCLAVEMENT

VICE-PRIMATURE  MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE  ET DES ANCIENS COMBATTANTS

CellCom

COMMUNIQUE OFFICIEL

Les Vice-Premiers ministres, le ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, ainsi que le Ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Guy Kabombo Muadiamvita informent l’opinion publique de ce qui suit :

À la suite des enquêtes menées après le naufrage d’une unité fluviale de type baleinière, dénommée H/B Mbeya Mbeya, survenu le samedi 20 décembre 2025 à 18h20 sur le fleuve Congo, près de Mbandaka, dans la province de l’Équateur, les dix (10) personnes qui ont été interpellées et auditionnées ont été transférées à Kinshasa ce dimanche 28 décembre 2025.

Parmi les personnes interpellées figurent :

- Quatre (4) marins ; 

- Quatre (4) civils ; 

- Deux (2) policiers, dont un colonel, accusés d’avoir, en contrepartie d’actes de corruption, autorisé le départ de cette embarcation en violation flagrante des règles de navigation en vigueur, telles qu’édictées le 4 octobre 2024.

Les enquêtes ont révélé de graves manquements aux règles de navigation en vigueur, notamment :

- la violation de l’interdiction de naviguer de nuit ; 

- l’absence des gilets de sauvetage pour l’ensemble des passagers ; 

- le non-respect du tonnage légal autorisé, entraînant une surcharge de l’embarcation

Le non-respect des règles de navigation ne sera toléré sous aucune forme. Tous les contrevenants, qu’ils soient responsables de ports fluviaux ou exploitants d’embarcations, seront systématiquement sévèrement sanctionnés selon la loi.

Les Vice-Premiers Ministres, Ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, et le Ministre de la Défense Nationale et des Anciens Combattants réaffirment leur engagement à assurer la sécurité des personnes et des biens sur les voies navigables et en appellent au sens de responsabilité de chacun.

Fait à Kinshasa le 29 décembre 2025

Naufrage du H/B Mbeya Mbeya : 10 interpellés transférés à Kinshasa !
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Objectif restaurer 8 millions d'hectares de forêts d'ici 2030, Forêt : le Gouvernement adopte le programme « La forêt, c'est nous » !

Dans un geste historique pour la protection de l'environnement et la lutte contre le changement climatique, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a officiellement adopté, lors de la 72ème réunion du Conseil des Ministres du 26 décembre 2025, un programme national de grande envergure baptisé « La forêt, c'est nous ». L'objectif ambitieux de cette initiative est de restaurer 8 millions d'hectares de paysages forestiers dégradés sur l'ensemble du territoire national d'ici la fin de la décennie.

Une réponse ambitieuse à un enjeu planétaire

L'annonce a été faite par le Ministère de l'Environnement et du Développement Durable (MEDD), qui pilotera ce programme considéré comme une pièce maîtresse de la stratégie nationale de développement durable et de respect des engagements climatiques internationaux du pays.

Cette initiative intervient à un moment crucial où la pression sur les forêts du bassin du Congo, deuxième plus grand massif forestier tropical au monde après l'Amazonie, ne cesse de s'intensifier. Le programme « La forêt, c'est nous » vise à inverser la tendance de la déforestation et de la dégradation des terres, qui menacent non seulement la biodiversité exceptionnelle du pays mais aussi les moyens de subsistance de millions de Congolais qui dépendent directement des ressources forestières.

«"La forêt, c'est nous" n'est pas seulement un slogan, c'est un appel à l'action collective et à la responsabilité partagée », a déclaré le Porte-parole du Ministère lors de la conférence de presse. « Chaque citoyen, chaque communauté locale, chaque entreprise a un rôle à jouer dans la sauvegarde de ce patrimoine naturel inestimable. Le Gouvernement s'engage à fournir le cadre, les outils et le soutien nécessaires pour faire de cette vision une réalité », a-t-il renchérit.

Les piliers du programme

La stratégie pour atteindre cet objectif de 8 millions d'hectares repose sur plusieurs piliers fondamentaux :

1. Reforestation et Afforestation à grande échelle : Des campagnes nationales de plantation d'arbres seront organisées, en privilégiant les essences natives pour garantir la résilience et la biodiversité des écosystèmes restaurés.

2. Implication des communautés locales : Le nom même du programme souligne son approche participative. Les communautés locales et les peuples autochtones, gardiens traditionnels des forêts, seront au cœur du processus. Des mécanismes de gestion forestière communautaire seront renforcés, garantissant aux populations des droits fonciers sécurisés et des bénéfices directs issus de la conservation.

3. Promotion de l'agroforesterie et des alternatives économiques : Pour réduire la pression de l'agriculture itinérante sur brûlis, le programme soutiendra le développement de pratiques agricoles durables, comme l'agroforesterie, qui intègrent arbres et cultures. Il visera également à créer des "emplois verts" dans les filières de la restauration, de l'écotourisme et de la valorisation des produits forestiers non ligneux.

4. Partenariats public-privé : Le gouvernement compte mobiliser des financements nationaux et internationaux, et collaborer étroitement avec le secteur privé, les organisations de la société civile et les partenaires techniques et financiers pour la mise en œuvre des activités sur le terrain.

Un signal fort pour l'avenir

Avec le lancement de ce programme, la RDC envoie un signal fort à la communauté internationale quant à son engagement à être une nation-solution face à la crise climatique mondiale. La restauration de 8 millions d'hectares de forêts permettra de séquestrer des quantités massives de carbone, de protéger les bassins versants vitaux, de préserver un sanctuaire de biodiversité et de construire un avenir plus prospère et durable pour le peuple congolais.

Le suivi des progrès sera assuré par un système de monitoring robuste, utilisant des technologies de pointe comme l'imagerie satellitaire, afin de garantir la transparence et l'atteinte des objectifs fixés pour 2030.

César Nkangulu

Objectif restaurer 8 millions d'hectares de forêts d'ici 2030, Forêt : le Gouvernement adopte le programme « La forêt, c'est nous » !
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RDC : le Cardinal Fridolin Ambongo prêche la réconciliation pour la paix et la cohésion nationale !

 

Le message de Noël du Cardinal Ambongo Besungu attache une dimension de foi importante pour les chrétiens de la RDC. Dans ce message, lu à travers les paroisses de Kinshasa, durant la célébration de la messe de la Nativité du Seigneur, la semaine dernière, le Prélat souligne la nécessité pour tous les congolais de se réconcilier au nom de la paix et du bien-vivre ensemble.

‘’A l'approche de la clôture de l'Année Sainte de l'Espérance, j'invoque sur notre Pays le retour de la Paix et de la justice pour une cohabitation pacifique et un vivre-ensemble harmonieux entre nos populations. Avec humilité et détermination, embrassons tous le chemin de la paix et de la réconciliation. Mû par cette même espérance, je souhaite à chacun et à chacune de vous, ainsi qu'à vos familles, mes vœux d'une joyeuse fête de Noël. Puisse l'Enfant de Bethleem inonder nos cœurs de son amour et de sa douceur’’, soutient, dans son homélie écrite, l’Archevêque métropolitain de Kinshasa.

La Pros.

MESSAGE DE NOEL 2025

Mes chères Diocésaines et mes chers Diocésains, Chers Frères et Sœurs dans le Christ,

1. Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière (Is 9,1). Cette lumière est celle que le Fils unique du Père apporte à notre monde, à notre Église, à nos familles et à nos communautés. Né de la Vierge Marie à la plénitude du temps (cf. Gal 4, 4), le Fils est vrai Dieu et vrai homme. L'Enfant de Bethléem est le rayonnement de la gloire du Père et l'expression parfaite de son être (cf. He 1,1-6). Il est Emmanuel, Dieu-avec-nous.

2. Avec cette entrée du Sauveur dans notre histoire, l'humanité n'est plus là. Délaissée. Elle devient l'e Épousée, appelée à faire la joie de son Dieu. (cf. Is 62,1-5). Par son avènement, Jésus est le Prince-de-la-Paix qui brise les divisions, désarme les cœurs et inaugure le règne de justice et de paix (cf. Is 9,1-6). Cette paix, enracinée dans la justice, est offerte jusqu'aux lointains de la terre (Is 52,10). Mais elle appelle une conversion sincère, afin que le Christ fasse de nous un peuple ardent à faire le bien (cf. Tt 2,11-14).

3. Dans cette dynamique, Noël nous rappelle que la paix véritable et durable est avant tout un don de Dieu, et non le simple fruit des calculs humains. Afin d'offrir cette paix, le Fils de Dieu choisit la pauvreté d'une étable, préférant l'humilité à la domination, la douceur à la violence, le don de soi à la logique de la force. Ainsi, pour le renouveau de nos vies et l'harmonie de notre monde, chacun de nous est appelé à adopter ce style du Prince de la Paix. En particulier, la RD Congo, notre Pays, durement éprouvé par une crise sans précédent, notamment au Nord-Kivu, au Sud-Kivu, en Ituri et à Kwamouth, a un besoin urgent de cette paix. Mais celle-ci ne saurait advenir sans une conversion sincère, une réconciliation authentique et l'engagement résolu dans un dialogue vrai et constructif.

4. A l'approche de la clôture de l'Année Sainte de l'Espérance, j'invoque sur notre Pays le retour de la Paix et de la justice pour une cohabitation pacifique et un vivre-ensemble harmonieux entre nos populations. Avec humilité et détermination, embrassons tous le chemin de la paix et de la réconciliation. Mû par cette même espérance, je souhaite à chacun et à chacune de vous, ainsi qu'à vos familles, mes vœux d'une joyeuse fête de Noël. Puisse l'Enfant de Bethleem inonder nos cœurs de son amour et de sa douceur.

Fridolin Cardinal AMBONGO, ofm

Archevêque Métropolitain de Kinshasa

RDC : le Cardinal Fridolin Ambongo prêche la réconciliation pour la paix et la cohésion nationale !
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