Dans un communiqué signé ce lundi 2 février 2026 par son promoteur et Coordonnateur, l'honorable Jean-Marie Ntantu Mey, l'Alliance des Leaders et Cadres dirigeants de la Société Civile (ALSOC) vient de prendre acte de la déclaration du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à organiser le dialogue entre le pouvoir, l'opposition pacifique et la Société civile à Kinshasa.
En effet, l´ALSCOC qui, depuis plus de 2 ans, ne fait que demander cette rencontre pour créer un Front commun intérieur, ne peut que s’en réjouir du fait que ce Front permettra de parler d'un seul langage et de tenir un seul discours face à l'opposition armée et aux agresseurs de notre pays. Toutefois, l'ALSOC met en garde contre les anti-dialogues pour ne pas venir à ses assises de haute portée politique et surtout salutaires pour le pays, pour embrouiller les cartes. "Les flatteurs et autres maîtres chanteurs qui s'opposent au dialogue doivent simplement s'abstenir de toute idée visant à torpiller ou à perturber cette rencontre des fils et filles du Congo tant attendue par nos populations meurtries et sans ambitions politiques, qui n'ont besoin que de la paix et d'une vraie cohésion nationale", a prévenu l'ALSOC.
Selon le promoteur et coordonnateur de cette structure de la société civile, Jean - Marie Ntantu Mey qui est un acteur et véritable témoin vivant de plusieurs dialogues et autres concertations politiques organisées à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, le moment tant attendu est arrivé pour permettre aux Congolais de se regarder en face. "C'est le moment de nous dire des vérités pour sauver notre pays de l'agression dont il est systématiquement victime", a-t-il déclaré.
La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH-RDC) franchit une nouvelle étape dans la quête de vérité sur les violences survenues dans le Kasaï, lesquelles étaient liées à la crise Kamwena Nsapu. Par un communiqué signé le 2 février 2026 par son président, Paul Nsapu Mukulu, l'institution a annoncé le lancement officiel de la Mission d’établissement des faits (MEFKC-CNDH) pour identifier les auteurs des massacres et du double meurtre des experts onusiens.
Les objectifs de la mission
Cette mission a pour objectif d'enquêter sur les violations graves des droits de l'homme liées aux massacres de populations civiles entre 2016 et 2017 lors de la crise Kamwena Nsapu. Elle se penchera également sur le double meurtre des experts des Nations Unies, Zaida Catalán et Michael Sharp, dont le procès en appel est en cours. Et, pour garantir la non-répétition de tels crimes sur l’ensemble du territoire national, l’institution exige ainsi la formulation des recommandations au terme des enquêtes.
Un appel à la contribution citoyenne
La CNDH invite les individus, les groupes et les organisations détenant des informations pertinentes à se manifester. La mission vise non seulement à identifier les auteurs directs des exactions, mais aussi les commanditaires, afin qu'ils répondent de leurs actes devant la justice.
Sécurité et confidentialité
Consciente des risques, la CNDH a mis en place un protocole de sécurité strict pour les témoins et la confidentialité des sources. Les contributions peuvent être envoyées via des courriers électroniques cryptés (TutaNota, Protonmail) à l'adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. L'institution garantit l'anonymat des sources et le respect du principe de « ne pas nuire » pour protéger les personnes coopérantes.
Un espoir pour les victimes
Près de dix ans après le début de la crise Kamwena Nsapu, cette mission représente un espoir renouvelé pour les milliers de victimes et leurs familles. En ciblant spécifiquement les commanditaires, la CNDH-RDC affiche sa volonté de briser le cycle de l’impunité qui a trop longtemps entouré ces événements tragiques.
Kinshasa, le 2 février 2026. L’Observatoire de la liberté de la presse en Afrique (OLPA), organisation non gouvernementale de défense et de promotion de la liberté de la presse, prend acte de la libération de Samson Fabrice Nyandabaga, journaliste et directeur de la Radio communautaire Flash FM émettant à Kamanyola (à 47 kms de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu) à l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Le journaliste a été libéré, le 31 janvier 2026, après 72 heures de détention au cachot des renseignements du mouvement rebelle AFC-M23 (Alliance Fleuve Congo- Mouvement du 23 mars) à Kamanyola.
À titre de rappel, le journaliste a été interpellé, le 28 janvier 2026 par des éléments AFC-M23, au moment où il réalisait une interview sur les conditions de vie des personnes déplacées de la ville d'Uvira après le retrait des rebelles. Il a été conduit au bureau des renseignements et soumis à un interrogatoire serré par un responsable de l’AFC-M23 l'interrogeant sur ses liens supposés avec des médias internationaux et des journalistes congolais diffusant des informations jugées hostiles au mouvement rebelle.
Tout en prenant acte de cette libération, OLPA condamne fermement cette incarcération injustifiée d’un journaliste en plein exercice de son métier.
Il s’agit manifestement d’une atteinte à la liberté de la presse garantie par la loi congolaise et les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’homme.
Dans un communiqué publié ce 2 février 2026, le Groupe de Contact du Kongo Central (GCKC) a, sans détour, salué la prise de connaissance officielle du Gouvernement de la République de la décision unanime du Bureau de l’Assemblée provinciale du Kongo Central «d’autoriser l’instruction contre le Gouverneur de province pour un présumé détournement de fonds, à la suite d’une réquisition du Procureur général près la Cour de cassation». Se constituant en «rempart actif, inflexible et permanent contre tous les abus, toutes les dérives et tous les excès, constatés au Kongo Central», le GCKC refuse «toute forme de silence complice face aux arrangements opaques, aux manœuvres politiciennes, aux pressions exercées sur l’appareil judiciaire, ainsi qu’à toute entreprise visant à confisquer la vérité au détriment des intérêts supérieurs de la province», exprimant donc l’exigence que «toute la vérité soit établie, sans complaisance, sans marchandage politique et sans instrumentalisation des procédures judiciaires».
Ci-dessous, l’intégralité de la correspondance.
Communiqué du Groupe de Contact du Kongo Central (GCKC) relatif à la crise institutionnelle au Kongo Central
Le vendredi 31 janvier 2026, lors du Conseil des Ministres, le Gouvernement central de la République Démocratique du Congo a été officiellement informé de la décision unanime du Bureau de l’Assemblée provinciale du Kongo Central d’autoriser l’instruction contre le Gouverneur de province pour un présumé détournement de fonds, à la suite d’une réquisition du Procureur général près la Cour de cassation.
Le Groupe de Contact du Kongo Central (GCKC) prend acte de cette information et constate que la crise politico-institutionnelle que traverse la province du Kongo Central est désormais clairement et officiellement portée à la connaissance du Gouvernement central. Cette reconnaissance engage la responsabilité de toutes les institutions concernées quant à la suite à réserver à ce dossier, tant sur le plan politique que judiciaire.
Le GCKC exprime l’exigence que toute la vérité soit établie, sans complaisance, sans marchandage politique et sans instrumentalisation des procédures judiciaires. Il attend que ce dossier aille jusqu’à son terme, dans le strict respect de l’État de droit, et alerte que toute tentative d’étouffement, de ralentissement délibéré, de règlement politique opaque ou d’entrave à l’action judiciaire sera considérée comme une atteinte grave aux intérêts du Kongo Central et à la crédibilité des institutions de la République.
Dans ce contexte, le Groupe de Contact du Kongo Central tient à avertir sans détour, publiquement et solennellement l’opinion que GCKC se constitue en rempart actif, inflexible et permanent contre tous les abus, toutes les dérives et tous les excès, constatés au Kongo Central. Il refuse toute forme de silence complice face aux arrangements opaques, aux manœuvres politiciennes, aux pressions exercées sur l’appareil judiciaire, ainsi qu’à toute entreprise visant à confisquer la vérité au détriment des intérêts supérieurs du Kongo Central. Sa mission est de veiller scrupuleusement, méthodiquement et sans complaisance à ce que la province marche normalement, dans le respect strict de la loi, de la morale publique et de l’intérêt général.
Parallèlement à cette fonction de veille et de protection, le GCKC a pour mission d’agir en centre de réflexion et en conseil permanent sur toutes les questions concernant le Kongo Central. Il s’engage à analyser objectivement les problèmes, à proposer des solutions réalistes et à apporter son expertise, tirée de l’expérience, du savoir et de la connaissance fine des réalités locales. En ce sens, le GCKC se veut une structure incontournable pour toutes les décisions et interventions concernant la province, et estime qu’il doit être consulté systématiquement par les autorités provinciales et nationales pour l’intérêt supérieur du Kongo Central. Cette mission d’expertise et de conseil renforce son rôle de sentinelle, garant de la transparence, de la responsabilité et de l’efficacité dans la gestion des affaires de la province. Le GCKC affirme avec la plus grande clarté qu’il n’est pas et ne sera jamais l’allié du pouvoir, pas plus qu’il ne se rangera derrière une quelconque opposition politique, quelle qu’elle soit. Il restera fidèle à sa philosophie fondatrice : celle de se vouloir l’arbre au milieu du village, cet espace de vérité, de régulation et de protection collective devant lequel le pouvoir comme l’opposition doivent rendre compte, sans intimidation ni privilège. À ce titre, le GCKC s’assume pleinement comme une véritable structure de société civile, indépendante, exigeante et déterminée à jouer son rôle de sentinelle institutionnelle, morale et experte du Kongo Central.
Le Groupe de Contact du Kongo Central tient par ailleurs à exprimer ses remerciements aux acteurs qui ont fait preuve de responsabilité depuis le déclenchement de cette crise. Il remercie le Bureau de l’Assemblée provinciale du Kongo Central pour avoir traité ce dossier avec sens du devoir, courage institutionnel et respect des procédures légales, contribuant ainsi à préserver la crédibilité de l’institution provinciale.
Le GCKC salue également le rôle joué par la jeunesse du Kongo Central, dont la vigilance citoyenne, la mobilisation responsable et le refus du fatalisme ont constitué un facteur essentiel de conscience collective et de pression morale en faveur de la transparence et de la justice.
Le GCKC remercie aussi les autorités provinciales, et particulièrement le Conseil provincial de sécurité, pour les efforts déployés afin de maintenir le calme, prévenir les débordements et préserver la paix sociale sur l’ensemble de la province, dans un contexte de fortes tensions politiques.
Enfin, le GCKC prend acte et remercie le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, pour l’application des conclusions et directives issues du Conseil des ministres, contribuant à une gestion institutionnelle coordonnée et responsable de cette crise au niveau national.
Le Groupe de Contact du Kongo Central réaffirme qu’il demeure vigilant, attentif et mobilisé quant à la manière dont ce dossier sera traité, tant sur le plan politique que judiciaire. Il continuera à suivre de près son évolution et à exercer pleinement son rôle de veille citoyenne, d’expertise et de conseil, dans le respect des institutions de la République et dans l’unique intérêt du Kongo Central.
Pour les initiateurs de ce futur Groupe,
J. MAMBWINI KIVUILA, Professeur Ordinaire, Professeur des Universités
Il circule sur les réseaux sociaux une vidéo contenant une déclaration truffée de contrevérités, d’approximations et d’incohérences, émanant d’un groupe d’individus se présentant comme chefs coutumiers dont certains sont manifestement inconnus au sein même de la communauté Tshokwe-Lunda. Ces derniers accusent, à tort, le Gouverneur de province de discrimination dans la composition de son cabinet et du gouvernement provincial.
Face à ces accusations gratuites et manifestement instrumentalisées, la Cellule de communication du Gouverneur de province tient à éclairer l’opinion publique et à rétablir la vérité des faits.
Premièrement, la composition du gouvernement provincial et du cabinet du Gouverneur est strictement encadrée par les lois de la République. Celles-ci consacrent le principe de représentativité géopolitique et non tribalo-ethnique. Les membres du gouvernement provincial sont proposés par les partis et regroupements politiques, conformément aux équilibres territoriaux et aux accords politiques en vigueur. En aucun cas, la loi ne prévoit une répartition des responsabilités sur une base tribale ou communautaire.
La représentation institutionnelle se fait donc en fonction des entités territoriales (provinces, au niveau national, et territoires ou secteurs, au niveau provincial), et non en fonction des appartenances ethniques ou communautaires.
Deuxièmement, affirmer que la communauté Tshokwe-Lunda serait exclue du gouvernement provincial et du cabinet du Gouverneur relève d’un mensonge éhonté. La communauté Tshokwe est bel et bien représentée au sein du gouvernement provincial par Madame Alphonsine Bundu, membre du parti politique AFDC-A, occupant la fonction du ministre de la jeunesse et un Secrétaire exécutif adjoint chargé des questions économiques.
Au cabinet du Gouverneur, Madame Cécile Malema, issue de la communauté Tshokwe, assume les fonctions de cheffe de service adjointe de l’intendance, sans oublier la présence d’un agent du protocole, en détachement à l’aéroport national de Tshikapa, également issu de ladite communauté.
Ces faits, vérifiables et publics, démontrent clairement que le Gouverneur de province est un homme de rassemblement, attaché au vivre-ensemble, à la cohésion sociale et à la cohabitation pacifique entre toutes les communautés de la province.
En conséquence, la Cellule de communication du Gouvernorat appelle la population à faire preuve de discernement et à ne pas prêter attention aux discours divisionnistes et séparatistes véhiculés par certains individus manifestement en quête de visibilité et en perte de crédibilité.
Le Comité Directeur de l'Union des Démocrates Socialistes, UDS, Membre de l'Internationale Antifasciste, a organisé, du 31 janvier au 1er février 2026 à l'Université Islamique du Congo de Kinshasa, un important séminaire de formation à l'intention de ses adhérents, lequel séminaire était placé sous le thème "UDS, avant-garde congolaise de la lutte anti-impérialiste ".
Comme on le sait, la formation civique et politique des membres figure parmi les missions constitutionnelles de chaque parti politique en République Démocratique du Congo. L'UDS s'est ainsi engagée résolument dans cette voie, surtout quand il s'agit d'un parti de gauche à vocation révolutionnaire, populaire et anti-impérialiste.
Pendant deux jours, des exposés de haute facture ont été présentés sur des sujets variés allant de l'éducation révolutionnaire à l'économie politique marxiste en passant par la communication politique socialiste, la femme socialiste et la jeunesse révolutionnaire dans la lutte anti-impérialiste, entre autres.
Dans son mot d'ouverture, la Secrétaire Nationale chargée des Élections et de la Formation Politique et Idéologique, Madame Carmel Eloke Konga, a circonscrit le contexte dans lequel se tenait ledit séminaire et a rappelé les objectifs attendus, notamment le renforcement de l'éducation révolutionnaire au sein de l’UDS, la formation des militants à la communication politique socialiste et à la lutte numérique, la participation des femmes socialistes et de la jeunesse révolutionnaire comme piliers de la lutte anti-impérialiste, la clarification de la vision, des valeurs fondamentales et des objectifs stratégiques de l’UDS ainsi que l'approfondissement de la connaissance du capitalisme et de l'impérialisme pour mieux les affronter.
Quant au modérateur du séminaire, Me René Sutshia Abaya, a donné lecture des sujets exposés dont voici la liste :
- Rôle de l’éducation Révolutionnaire dans un parti socialiste et anti-impérialiste par Monsieur Cyrille Mwauka Masimango, Secrétaire Général de l’UDS et Secrétaire-rapporteur de l’Internationale Antifasciste RD Congo
- Analyse du capitalisme et de l’impérialisme par Madame Agnès Ntumbabu Nsabua, Conseillère Nationale au Bureau National de la LIFUDS
- Economie politique Marxiste par le CT Joël Ekofo Imbombe, Membre de l’UDS
- Communication politique socialiste et Lutte Numérique par Madame Charlotte Mbombo Kalumbu Chatty, Secrétaire Générale Adjointe chargée du Recrutement, de la Mobilisation et des Organes de base de l’UDS
- Internationalisme révolutionnaire, socle de la Solidarité Anti-Impérialiste par la Madame Thérèse Théthé Ntshey Kwete, Membre de l’UDS
- Importance de la formation politique, idéologique et révolutionnaire par Me Bertho Mulumba Ngandu, Directeur de l’Institut National de Solidarité
- La Femme Socialiste et Lutte Anti-Impérialiste par Madame Charlotte Buimpe DIOMBELAYI, Présidente Nationale de la Ligue des Femmes de l’UDS, LIFUDS
- La Jeunesse Socialiste Et Lutte Anti-Impérialiste par Me Dieudonné Ngalamulume Mupangila, Président National de l’UJUDS, Secrétaire Général Adjoint chargé de la Jeunesse, de la Communication et de la Lutte numérique, Porte-Parole de l’UDS
- La Souveraineté Nationale et la Décolonisation mentale et culturelle par Monsieur Simon Mikuo Bushishi, Président de la Commission Nationale de Contrôle de l’UDS
- Vision, valeurs fondamentales et objectifs stratégiques de l’UDS par Monsieur Crispin Kabasele Tshimanga Babanya Kabudi, Président National de l’UDS et Coordonnateur National de l’Internationale Antifasciste RD Congo
Quant à la deuxième et dernière journée du 1er février 2026, elle a été consacrée, par contre, à l'audition et à l'adoption du rapport général présenté par le Secrétaire Général de l'UDS, Monsieur Cyrille Mwauka Masimango. Par ailleurs, quatre nouveaux documents de base ont été examinés et entérinés pour être soumis à la prochaine session ordinaire du Conseil National de l’UDS. Il s'agit de la modification de certaines dispositions statutaires, du Plan d'implantation du Parti, du Plan stratégique électoral et de la Charte des cadres. Désormais, chaque cadre de l'UDS, à tous les niveaux, devra signer l'acte d'engagement militant.
Enfin, le mot de clôture a mis fin au séminaire. Il a été prononcé par la Secrétaire Nationale chargée des Élections et de la Formation Politique et Idéologique, Madame Carmel Eloke Konga.
Au nom de Guylain Nyembo, Ministre d'Etat, ministre du plan et de la coordination de l'aide au développement, le secrétaire général au plan, Daniel Epembe, a procédé le lundi 2 février 2026 à Kinshasa, au lancement de l'atelier de validation du diagnostic de la politique nationale de la population.
Cette rencontre a permis aux participants d'examiner sans complaisance, le document de diagnostic de la politique nationale de la population, élaboré en septembre 2025 et d'y apporter des améliorations nécessaires.
Dans son discours, le secrétaire général Daniel Epembe a souligné la pertinence d'un moment décisif pour la crédibilité, la cohérence et l'impact de la future politique nationale de la population.
« La phase de diagnostic, qui nous réunit aujourd’hui, constitue le pilier central de toute la démarche. Car un diagnostic rigoureux, objectif et partagé est la condition sine qua non de l’élaboration d’une politique publique pertinente, réaliste et efficace. », a-t-il déclaré.
Daniel Epembe a réitéré à cet effet, l'engagement du gouvernement à doter le pays d’une politique nationale de population cohérente, fondée sur des données précises et alignée sur les priorités nationales de développement, notamment le PNSD 2024-2028 et le programme d'actions du gouvernement.
«En effet, la question de la population n’est pas une question sectorielle parmi d’autres. Elle est au cœur même du développement. Elle conditionne la planification économique, l’offre de services sociaux de base, l’emploi, l’aménagement du territoire, la cohésion sociale ainsi que la soutenabilité de nos finances publiques. En d’autres termes, il n’y a pas de développement durable sans une maîtrise et une bonne orientation des dynamiques démographiques. », a-t-il fait remarquer.
Il a appelé les participants à mettre à profit leurs connaissances des réalités du terrain en vue de renforcer et d'enrichir la politique nationale de la politique afin que celle-ci reflète fidèlement les priorités du gouvernement ainsi que les aspirations profondes des congolais.
Hier, un collègue, le Sénateur Célestin Vunabandi m’a rendu visite. J’étais très heureux de revoir un ami, un frère et un respectueux collègue après une longue période éloigné du Sénat.
Oui, effectivement une longue période…
Je reviens de la mort à la vie. En novembre 2025, je vous annonçais mon opération de huit heures à Genève, Suisse pour une double pathologie cancéreuse avec pronostic vital engagé. Grâce à Dieu, grâce aux médecins, et grâce à vos prières, la mort qui était à ma porte a reculé. Après ma convalescence et suivi postopératoire, je m’apprête à regagner Kinshasa. Je vous exprime ma gratitude la plus profonde.
Il est des épreuves qui éclairent l’existence comme un éclair fend la nuit. Revenir de la frontière de la mort, c’est revenir avec un regard neuf : un regard qui distingue l’essentiel de l’accessoire, la vérité de l’apparence, la dignité du décor.
Cette épreuve m’a rappelé une vérité essentielle : la vie ne tient qu’à un fil, mais la dignité tient à nos choix. À l’heure où notre pays engage des réformes majeures pour sa souveraineté et sa transformation, je souhaite partager une réflexion inspirée du livre « La mort d’Ivan Ilitch » du célèbre écrivain russe Léon Tolstoï.
Il existe des œuvres littéraires qui ne sont pas seulement des récits, mais des révélateurs. La mort d’Ivan Ilitch de Léon Tolstoï en fait partie. Ce texte nous parle d’un homme qui a vécu selon les apparences, selon les attentes des autres, selon les conventions d’un système qui valorisait la façade plus que la vérité. Et c’est au moment de mourir qu’il découvre que sa vie aurait pu être différente, plus juste, plus vraie, plus digne.
Pourquoi évoquer Tolstoï aujourd’hui, devant vous, au cœur de nos responsabilités institutionnelles ?
Parce que la leçon est universelle : une institution qui vit dans le mensonge ou la façade finit par mourir de l’intérieur. Une institution qui accepte la vérité retrouve la dignité et la force.
La République Démocratique du Congo (RDC) se trouve aujourd’hui à un tournant historique. Nous nous battons sur le plan sécuritaire et nous avons engagé des réformes profondes, courageuses, nécessaires. Mais ces batailles, ces réformes ne réussiront que si nous avons le courage de regarder la réalité en face. Pas la réalité que nous aimerions voir, mais la réalité telle qu’elle est.
Tolstoï nous enseigne que la pire mort n’est pas physique, mais institutionnelle : celle qui survient lorsque l’on renonce à la vérité, lorsque l’on privilégie les apparences au détriment de la justice, lorsque l’on confond conformité et responsabilité. Ivan Ilitch meurt intérieurement le jour où il cesse d’être vrai. Nos institutions peuvent connaître la même mort silencieuse.
La lutte et la transformation que nous conduisons exigent une souveraineté morale, une lucidité institutionnelle et une dignité assumée. Elle exige la capacité de regarder nos faiblesses sans détour pour mieux les corriger. Dans le récit, la seule présence authentique est celle de Guérassime, symbole de sincérité et de compassion. Dans notre contexte, Guérassime représente la vérité du peuple : celle qui ne flatte pas, qui ne ment pas, et qui attend de nous des actes.
Si nous voulons une RDC souveraine, respectée et transformée, nous devons accepter cette vérité : la souveraineté commence par l’intégrité, la transformation commence par la vérité, et la dignité nationale commence par la dignité institutionnelle.
Je nous invite à poursuivre ce chemin avec lucidité, intégrité et détermination.
C’est ainsi que nous honorerons notre mandat et que nous renforcerons la dignité de notre Nation.
Je tiens à souhaiter une très belle retraite bien méritée à ma sœur Denise EPOTÉ, célèbre journaliste Franco-camerounaise et directrice à TV5MONDE.
Après quatre décennies de service à informer le monde et particulièrement l’Afrique francophone, vous allez maintenant entamer nouvelle étape de votre vie qui vous permettra certainement de lancer des nouveaux projets dans un domaine que vous maîtrisez parfaitement bien.
Je garde de vous un souvenir inoubliable lors de ma première conférence de presse internationale sur les IXes Jeux de la Francophonie, au siège de l’OIF à Paris, pour rassurer les États membres que la RDC organisera bel et bien cet événement à Kinshasa et ça sera une grande réussite.
Vous avez tenu à être présente à ce point de presse international pour me soutenir et m’avez promis que vous serez avec nous à Kinshasa pendant les Jeux. Ce qui fut fait. Merci beaucoup.
Dommage pour moi que notre rendez-vous de passer à votre émission « Et si vous me disiez toute la vérité ? » n’aura plus jamais lieu.
Je vous souhaite beaucoup de joie, de santé et de bonheur. Et, profitez pleinement de chaque instant et de belles découvertes.
En déplacement officiel aux Émirats arabes unis, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a pris part, hier mardi 3 février 2026, à l’ouverture du World Governments Summit à Dubaï. Placée sous le thème « Façonner les gouvernements de demain », cette grand-messe mondiale de la gouvernance offre à la République démocratique du Congo une tribune stratégique pour affirmer sa vision, son engagement multilatéral et son positionnement comme acteur majeur des solutions climatiques et énergétiques.
Le Chef de l’État congolais a participé à l’ouverture du World Governments Summit, un rendez-vous international de premier plan qui réunit chaque année les décideurs publics, les experts et les leaders d’opinion autour des grands enjeux de gouvernance mondiale.
L’édition en cours, présentée comme la plus importante de l’histoire de ce sommet, se distingue par son ampleur et la densité de ses échanges. Plus de 320 sessions et 24 forums thématiques sont au programme, rassemblant plus de 450 dirigeants politiques, responsables institutionnels, chercheurs et experts internationaux. Les travaux intègrent également la participation de 87 prix Nobel et scientifiques de haut niveau, appelés à contribuer aux réflexions sur les mutations profondes des États et des sociétés.
Pour la République démocratique du Congo, cette participation constitue une opportunité diplomatique et stratégique majeure. Elle permet au pays de porter sa voix sur les grandes questions globales, notamment celles liées au changement climatique, à la transition énergétique et à la réforme du multilatéralisme.
Dans un contexte mondial marqué par des défis environnementaux croissants, la RDC entend faire valoir son statut de pays-solutions, en raison de son immense potentiel écologique, de ses ressources naturelles stratégiques et de son rôle central dans l’équilibre climatique planétaire. La présence du Président de la République à ce sommet traduit la volonté des autorités congolaises de s’inscrire activement dans les débats internationaux et de contribuer à l’élaboration de réponses durables et équitables aux défis contemporains.
Au-delà des enjeux climatiques et énergétiques, la participation du Chef de l’État au World Governments Summit s’inscrit également dans la trajectoire diplomatique de la RDC en faveur d’un multilatéralisme juste, efficace et respectueux de la souveraineté des États. Une orientation constante de la politique étrangère congolaise, qui vise à renforcer la coopération internationale tout en défendant les intérêts stratégiques du pays.
Face à la tragédie humaine survenue à Rubaya, aux attaques répétées contre la souveraineté nationale et aux propos jugés graves tenus dans certains médias, Clément Kanku, à travers le Mouvement pour le Renouveau (MR) et l’Union pour la Nation (UN), a rompu le silence. Dans un communiqué officiel au ton ferme et solennel, ces deux forces politiques expriment leur profonde douleur face aux pertes en vies humaines, dénoncent l’occupation rwandaise et ses conséquences dramatiques sur les populations civiles, tout en exigeant l’ouverture immédiate d’enquêtes indépendantes. Tout en condamnant toute banalisation de l’agression extérieure et des massacres perpétrés sur le sol congolais, le MR et l’UN réaffirment leur attachement à un dialogue national respectueux de l’ordre constitutionnel, de la souveraineté de l’État et de l’unité nationale, appelant le peuple congolais à un sursaut patriotique face aux défis existentiels de la République.
En vacances parlementaires à Budjala, son fief électoral, le Député national Jean –Jacques Mbungani s’est non seulement mis à l’écoute de sa base mais surtout il s’est intéressé à tout ce qui préoccupe la population dans la province du Sud-Ubangi. Le point culminant de son séjour a été marqué par son passage dans le territoire d'Akula où il a visité un port en réhabilitation. Par rapport à ce qu’il a entendu et constaté sur place, l’élu du peuple a fait une alerte sur les vols et détournements des matériaux alloués par le Gouvernement pour la modernisation de cette infrastructure portuaire.
«Des pratiques dilatoires et illicites menacent déjà le projet de modernisation du port d’Akula. Je tiens à dénoncer les détournements de matériels, ventes frauduleuses de ciment, et sabotages orchestrés par certains acteurs locaux. Ces comportements irresponsables compromettent un ouvrage qui devait être un symbole d’unité et de développement », a dénoncé Jean-Jacques Mbungani, élu de Budjala, un des territoires du Sud-Ubangi.
«Je les condamne avec la plus grande vigueur et appelle à une vigilance collective pour barrer la route à ces ennemis du progrès », a-t-il dit.
Pour le Député, il est inadmissible que ces actes soient posés dans un chantier censé être hautement sécurisé par les forces de l’ordre.
« Je demande au Gouvernement central de diligenter un contrôle permanent sur le chantier du port d’Akula afin d’assurer l’exécution sans faille de ce projet vital », a-t-il suggéré.
« Je tiens à attirer l’attention des autorités provinciales et nationales sur un enjeu stratégique pour l’avenir de notre province : la modernisation du port d’Akula», a-t-il lancé.
Toutefois, Mbungani Mbanda a soulevé l’importance du port qui est une infrastructure catalyseur pour le développement économique de la province. « Ce port n’est pas une simple infrastructure. Il est le poumon de l’économie du Sud‑Ubangui, la porte d’entrée des produits manufacturés en provenance de Kinshasa, et un carrefour d’échanges commerciaux vital pour l’intégration locale et régionale », a soutenu l’élu de Budjala.
« J’invite mes concitoyens à rester unis, vigilants et déterminés face aux tentatives de sabotage et aux violences qui menacent notre avenir collectif », a-t-il insisté.
Pour le parlementaire, le projet de modernisation de ce port exécuté par le Gouvernement est voulu par le Président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo. « Son exécution représente une promesse de prospérité et de désenclavement pour des milliers de familles », a-t-il fait savoir.
« En tant que Député national, je resterai à l’affût, aux côtés de ma population, pour exercer pleinement mon mandat constitutionnel et défendre, sans relâche, les intérêts de notre province et de notre République », a conclu le Député Mbungani.
Sous une pluie battante, au Centre Nganda, dans la commune de Kintambo, le Ministre des Droits Humains, Me Samuel Mbemba Kabuya, a procédé le jeudi 29 janvier 2026, au lancement officiel de l’atelier d’évaluation et de rédaction du rapport sur la situation des droits humains dans les villes de Goma et de Bukavu. Une initiative présentée comme un moment de consolidation, de méthodologie et de vérité documentaire, à la croisée du circuit officiel et des apports de la société civile, avec en toile de fond les violences signalées dans l’Est de la République démocratique du Congo.
L’enjeu, au terme des dix jours de travaux prévus du 29 janvier au 07 février, est de produire un rapport détaillé, harmonisé, reprenant les cas de violations des droits humains évoqués dans différents rapports déjà disponibles, et les réunir en un document consolidé appelé à servir de référence.
Dans son discours d’ouverture, le Ministre a d’abord tenu à mettre en avant l’orientation politique au sommet de l’Etat, saluant l’implication du Chef de l’Etat, le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi que l’encadrement de la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, pour la matérialisation d’une vision où la question des droits humains s’érige en ligne de gouvernance et de responsabilité.
Le Ministre Me Samuel Mbemba Kabuya a planté, insistant sur la nécessité de se rassembler autour des faits, des sources, des témoignages et des documents, sans laisser de place à l’approximation.
« Nous nous réunissons dans un contexte de tristesse. Je remercie en particulier les experts, qui vont rester en ce lieu pendant dix jours, pour harmoniser les vues sur les différents rapports reçus à propos des exactions dans l'est de notre pays. Depuis 12 mois maintenant, les forces rwandaises avec leurs supplétifs de l'AFC/M23 occupent les villes de Goma, Bukavu et les environs. Ce temps est marqué par les violations massives et répétées des droits humains. Ces différentes violations portent atteintes aux droits garantis par la Constitution de la RDC et par plusieurs instruments internationaux relatifs aux droits humains. Ce sont donc les rapports venant à la fois du circuit officiel mais aussi, des ONG nationales, internationales et la Société civile, que nous allons travailler pour en ressortir un rapport consolidé », a déclaré Samuel Mbemba.
A travers cette déclaration dense, le Ministre a posé la philosophie de l’atelier : rapprocher les matériaux issus des canaux étatiques de ceux collectés par les ONG nationales et internationales, ainsi que par la société civile. Avec pour objectif final : un langage commun, des faits vérifiables, une structure cohérente, et un document capable d’embrasser l’étendue des cas rapportés.
Dans la même logique, Me Samuel Mbemba Kabuya a indiqué que les exactions attribuées au Rwanda relèvent de violations du droit international humanitaire. Il a rappelé que le rapport en préparation devra couvrir une période précise de janvier 2025 à ce jour afin de donner une lecture temporelle, évolutive et documentée des atteintes signalées sur le sol congolais.
« Les travaux lancés ce jour permettront de produire un document reprenant tous les cas de violations des droits humains perpétrées par Kigali sur le sol congolais depuis le mois de janvier 2025 jusqu'à ce jour », a-t-il fait savoir, en annonçant une démarche de compilation et de consolidation.
Ce positionnement, qui pointe une responsabilité extérieure, place l’atelier au cœur de l’impératif de répondre d’une part, à l’exigence morale et constitutionnelle de protéger les droits fondamentaux des Congolais ; d’autre part, structurer un corpus factuel susceptible d’être mobilisé dans les cadres nationaux et internationaux où la preuve, la traçabilité et la cohérence des récits pèsent lourd.
Le caractère notable de cet atelier, tel que présenté, réside dans la diversité de ses participants. Autour des experts du Ministère des Droits humains, se retrouvent des représentants des organisations de la Société civile et d’autres acteurs engagés dans la promotion et la protection des droits fondamentaux en RDC.
La cérémonie a également enregistré la participation de figures et structures clés : le président de la CNDH, le Vice-Ministre de l’Intérieur, le président de la Nouvelle Société civile congolaise, ainsi que le délégué de l’ACAJ. Une configuration qui, politiquement et techniquement, vise à renforcer la crédibilité du processus, en évitant l’isolement institutionnel et en intégrant les regards qui, sur le terrain, documentent, alertent et accompagnent les victimes.