Le Gouverneur de la province du Kongo Central, Grâce Bilolo, est attendu à l’Assemblée provinciale dans les prochains jours. Cette invitation fait suite à l’examen, par le Bureau de l’organe délibérant, du réquisitoire du Procureur général près la Cour de cassation sollicitant l’autorisation d’ouvrir une instruction judiciaire à son encontre.
La décision a été prise à l’issue de la réunion du Bureau de l’Assemblée provinciale, tenue le lundi 26 janvier 2026, consacrée à l’analyse de ce document judiciaire transmis officiellement par le ministère public. Conformément aux procédures légales en vigueur, le Bureau a jugé nécessaire d’informer personnellement le chef de l’exécutif provincial de l’existence de ce réquisitoire.
Selon le rapporteur de l’Assemblée provinciale du Kongo Central, l’Honorable Billy N’Tunga, cette invitation n’équivaut pas à une autorisation de poursuites, mais s’inscrit dans une démarche institutionnelle d’information. Elle vise à garantir la transparence et le respect du principe de collaboration entre les institutions provinciales, tel que prévu par les textes régissant les relations entre les pouvoirs publics.
Le réquisitoire en question porte sur des faits présumés de malversations financières et de détournement de deniers publics, reprochés au gouverneur dans le cadre d’un dossier instruit par la justice. Toutefois, à ce stade, aucune décision n’a encore été prise par l’Assemblée provinciale quant à la levée ou non des immunités du gouverneur.
La comparution de Grâce Bilolo devant l’Assemblée provinciale, à des fins d’information, constitue ainsi une étape préalable avant toute éventuelle saisine de la plénière, seule compétente pour se prononcer sur la demande d’autorisation formulée par la Cour de cassation.
En attendant la suite de la procédure, l’opinion publique du Kongo Central reste attentive à l’évolution de ce dossier, qui suscite débats et réactions tant sur le plan politique que judiciaire.
(Par de Bruno Lemarquis Représentant spécial adjoint du Secrétaire général, Coordonnateur résident et Coordonnateur humanitaire des Nations Unies en RDC)
A l’aube de cette nouvelle année, nous formulons le vœu que 2026 soit une année d’espoir, de réconciliation et de nouveaux horizons pour la paix en République démocratique du Congo. Ce vœu, qui reflète l’aspiration profonde de millions de Congolaises et de Congolais, guide notre action collective et redouble notre détermination. Ensemble, Gouvernement, institutions publiques, société civile, leaders communautaires, secteur privé, partenaires au développement et Nations Unies, nous pouvons transformer l’espérance en progrès tangible, durable et partagé.
Nous nourrissons l'espoir renouvelé de voir s’établir, en 2026, les bases d’une paix durable. La République démocratique du Congo et l’ensemble de la région des Grands Lacs se trouvent aujourd’hui à un moment charnière. Les récentes initiatives diplomatiques ont permis d’enregistrer des avancées notables sur la voie de la paix, témoignant d’une détermination régionale et internationale réaffirmée à privilégier des solutions politiques. Ces progrès contrastent néanmoins avec la persistance des affrontements sur le terrain, accompagnés de violations du droit international humanitaire et des droits humains. Plus que jamais, la situation sécuritaire dans l’est de la RDC soulève des défis humanitaires et de protection d’une ampleur considérable, touchant de manière disproportionnée les femmes et les enfants.
Une recherche active et constructive de la paix au sein des différents fora nationaux, régionaux et internationaux y consacrés mérite notre soutien et doit aussi urgemment mettre en place les fondements d'un avenir plus pacifique dans la région.
Le Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable 2025–2029 constitue le socle de cette ambition. Il formalise une alliance renouvelée avec le Gouvernement de la RDC pour soutenir les priorités nationales, avancer vers la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) et mettre en œuvre le principe fondamental de « ne laisser personne de côté ». Par ce Cadre, le Système des Nations Unies en RDC réaffirme sa volonté d’appuyer la formulation et la mise en œuvre de politiques publiques inclusives et transformatrices, le renforcement des capacités nationales et locales, de s’attaquer aux causes sous-jacentes des conflits et des déficits de développement et d’accompagner des solutions concrètes au bénéfice des populations, notamment les plus vulnérables.
Consolider la paix et la cohésion sociale demeure notre première responsabilité partagée. La paix est la clé de voûte de tout développement durable. En 2026, nous renforcerons l’appui aux mécanismes de prévention et de résolution des conflits, à la réintégration et à la réconciliation locales. Nous poursuivrons notre soutien aux institutions et aux acteurs qui œuvrent, jour après jour, à tisser des liens de confiance, à protéger les droits humains et à garantir l’accès équitable à la justice – en plaçant la dignité et la sécurité de chaque personne au cœur de notre engagement.
Dans le même temps, protéger les plus vulnérables et investir dans le capital humain est une priorité absolue. L’accès à des services sociaux de qualité, santé, nutrition, éducation, protection sociale, demeure à la fois un droit et un puissant moteur de stabilité. En coordination étroite avec les autorités nationales et provinciales, nous œuvrerons à améliorer la disponibilité, la qualité et l’équité des services, avec une attention particulière aux femmes, aux enfants, aux personnes vivant avec un handicap, aux personnes déplacées internes et aux communautés isolées. Investir dans l’enfance et la jeunesse, c’est préparer la paix de demain et bâtir une prospérité inclusive.
Le potentiel économique de la RDC est considérable. Pour qu’il se traduise en croissance inclusive et en emplois décents, nous appuierons des initiatives favorisant la diversification, la transformation locale, l’entrepreneuriat des jeunes et l’autonomisation des femmes. Nous encouragerons des chaînes de valeur responsables, des normes environnementales et sociales élevées, ainsi que des partenariats innovants qui mobilisent des financements publics et privés, y compris à l’échelle provinciale et locale. Une économie plus verte, plus résiliente et plus juste est à la fois possible et nécessaire.
Face aux chocs climatiques, aux aléas naturels et aux crises humanitaires, l’urgence est d’accroître la résilience. Nous soutiendrons l’adaptation au changement climatique, la gestion des risques de catastrophe, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, ainsi que les systèmes d’alerte précoce. Nos interventions s’attacheront à renforcer la préparation des communautés, à protéger la biodiversité et à promouvoir des pratiques agricoles durables. La résilience ne se décrète pas : elle se construit au quotidien, au plus près des territoires et des populations. Nous poursuivrons nos efforts, avec tous nos partenaires nationaux et internationaux, pour opérationnaliser à l’échelle le nexus humanitaire/développement/paix, en s’assurant du rôle central de l’Etat.
Notre approche est résolument territorialisée et inclusive. Elle s’appuie sur les connaissances locales, les autorités provinciales et locales, et les organisations de la société civile, notamment les réseaux de femmes, de jeunes et de leaders communautaires. Elle valorise le savoir-faire des acteurs nationaux, mobilise l’expertise des Agences, Fonds et Programmes des Nations Unies, et favorise la cohérence avec les stratégies gouvernementales. À chaque étape, nous veillerons à la redevabilité et à la transparence, en mesurant les résultats et en les partageant avec les citoyens.
L’année 2026 doit être celle d’un élan collectif renouvelé. Dans un contexte de réduction de l’aide publique au développement, nous invitons l’ensemble de nos partenaires à intensifier la coopération, à approfondir les partenariats, à innover, à mutualiser les efforts, à renforcer notre efficience collective, et à aligner les ressources sur les priorités nationales.
Au nom de l’Équipe de pays des Nations Unies, je réaffirme notre engagement à soutenir la paix, protéger les plus vulnérables et ouvrir la voie à un développement durable. Ensemble, faisons de 2026 une année d’espoir partagé, de réconciliation concrète et de nouveaux horizons pour la paix en RDC.
(Par Prof. Ngoie Joel Nshisso, Expert en commerce international et en diplomatie globale Président du Forum des Intellectueux Congolais de l’Étranger (FICE)
Le Forum des Intellectuels Congolais de l’Etranger (FICE), dont le siège international est établi aux Etats-Unis qui a été représenté par son Président Prof. Dr. Ngoie Joël Nshisso dans la majestueuse salle d’audition au Capitol Hill a salué un changement notable de ton et de substance lors de l’audition consacrée à la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs, tenue devant la Sous-commission des affaires africaines de la Chambre des représentants des Etats-Unis, sous la présidence du Chairman Chris Smith.
Pour FICE et la population congolaise, cette évolution positive est le fruit direct d’une diplomatie patiente, active et cohérente, conduite sous le leadership de Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République démocratique du Congo. Longtemps critiquée par certains comme coûteuse ou improductive, cette diplomatie s’est révélée, avec le temps, être une stratégie de fond, fondée sur le dialogue, la persévérance et la conviction que la vérité finit toujours par s’imposer sur la scène internationale.
En digne héritier d’un combat politique marqué par la non-violence et la ténacité du Président Étienne Tshisekedi, le Chef de l’État congolais a su maintenir le cap, convaincu que la reconnaissance internationale de la souffrance du peuple congolais et des causes réelles de l’instabilité à l’Est du pays passerait par son engagement constant auprès des partenaires stratégiques de la RDC.
Le 22 janvier 2026 restera ainsi une date marquante pour de nombreux Congolais de la diaspora. Tous aux côtés de l’ambassadeur de la République démocratique du Congo à Washington DC, Son Excellence Madame l’Ambassadrice Ivette Ngadu Kapinga et son équipe, des Congolais de la diaspora des États-Unis ont effectué le déplacement de différentes villes américaines, notamment de Charlotte à Washington, pour être témoins de ce moment historique. Ceux qui n’ont pu se déplacer ont suivi avec attention les auditions en direct grâce à la mobilisation de médias communautaires et de plateformes numériques de la diaspora.
Dans une salle d’audience pleine, réunissant des responsables politiques américains de premier plan, des diplomates, des représentants du secteur privé et de la société civile, le représentant Chris Smith (Républicain – New Jersey) et la représentante Sara Jacobs (Démocrate – Californie) ont illustré un engagement bipartisan fort en faveur des principes démocratiques, de la protection des civils et de la recherche d’une paix durable dans la région des Grands Lacs. Leurs interventions ont été perçues comme un signal clair que la question congolaise n’est plus marginale et que la vie des Congolais, la stabilité régionale et le développement économique méritent une attention prioritaire, dans le respect strict de l’intégrité territoriale de la RDC.
FICE a également accueilli favorablement le témoignage de Mme Sarah Troutman, secrétaire adjointe au Département d’État américain pour les affaires africaines. Sa présentation, jugée rigoureuse et équilibrée, a mis en lumière les dynamiques réelles du conflit entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, tout en réaffirmant un principe fondamental : la souveraineté de la RDC ne saurait être remise en cause. L’approche proposée, axée sur la coopération régionale, la responsabilité des États et la stabilité économique à long terme, correspond aux aspirations profondes du peuple congolais.
Il a été souligné que cette position s’inscrivait dans la continuité des principes de politique étrangère de l’administration Trump, notamment la primauté de la souveraineté nationale, la paix fondée sur la responsabilité et la prospérité à travers la stabilité régionale dans les relations entre les États-Unis et l’Afrique.
Toutefois, FICE a observé avec préoccupation que certains élus américains continuent de s’appuyer sur des narratifs contestés, historiquement instrumentalisés par le régime de Kigali, notamment l’idée d’une persécution systémique d’une prétendue minorité congolaise nécessitant une intervention militaire étrangère. Ces discours, encore relayés par certains acteurs politiques américains, sont perçus par FICE et la diaspora congolaise comme une justification fallacieuse de l’ingérence rwandaise, du soutien à des groupes armés tels que le M23, et de la déstabilisation chronique de l’Est de la RDC afin de continuellement et impunément piller ses ressources minières.
La demande de réintégration sans conditions des éléments du M23 dans les forces armées congolaises, formulée par les Représentants Jonathan Luther Jackson d’Illinois et Ronny Jackson de Texas, a été accueillie avec déception par l’audience, qui y voit une remise en cause des sacrifices consentis par les populations civiles et les forces de défense de la RDC.
Face à cette situation, FICE et la diaspora congolaise estiment que le Président Félix Antoine Tshisekedi est appelé à renforcer son engagement stratégique auprès des États-Unis, tant à la Maison Blanche qu’au Département d’État et au Congrès, afin de faire aboutir le processus de paix et d’obtenir des mesures fermes, y compris des sanctions ciblées, contre les responsables rwandais et les dirigeants des groupes armés impliqués dans l’agression contre la RDC.
Le leadership bipartisan observé lors de cette audition ouvre une fenêtre diplomatique majeure que les autorités congolaises sont invitées à exploiter pleinement. Pour FICE et les Congolais de la diaspora américaine, habitués à dialoguer directement avec leurs élus locaux, il apparaît évident que le Congrès des États-Unis est accessible et réceptif à un engagement soutenu. À ce titre, un dialogue institutionnel renforcé et régulier entre les autorités congolaises et les législateurs américains pourrait constituer un levier décisif pour consolider le soutien international en faveur de la paix, de la souveraineté et du développement de la République démocratique du Congo.
Prof. Ngoie Joel Nshisso
Expert en commerce international et en diplomatie globale
Président du Forum des Intellectuels Congolais de l’Étranger (FICE)
Les autorités congolaises ont été appelées par un député national, dans un communiqué publié lundi 26 janvier 2026, à imposer la paix face aux affrontements qui opposent les différentes communautés ethniques dans le territoire de Budjala, dans la province du Sud-Ubangi, au nord-ouest de la République Démocratique du Congo (RDC).
«J’exhorte les autorités provinciales et nationales à renforcer immédiatement la présence de l’État dans le territoire de Budjala, à réorganiser les forces de sécurité et à mettre fin aux abus qui fragilisent nos communautés. Budjala et le Sud‑Ubangui ne doivent plus être des territoires oubliés. La paix, la sécurité et le développement ne sont pas des privilèges, mais des droits fondamentaux pour chaque citoyen», a déclaré Jean-Jacques Mbungani, député national.
«Je sollicite des fils et filles de la province l'organisation d'un processus de réconciliation entre les deux communautés Mosange et Likau Mayi, afin d'endiguer les causes profondes de ce conflit une fois pour toute et de se tourner résolument vers le développement de nos populations », a-t-il ajouté.
"Solidarité entre communautés et non à la violence"
Par ailleurs, l’élu de Budjala a invité ses concitoyens à rester unis, vigilants et déterminés face aux tentatives de sabotage et aux violences qui menacent l’avenir collectif de leur territoire.
« En tant que Député national, je resterai à l’affût, aux côtés de ma population, pour exercer pleinement mon mandat constitutionnel et défendre, sans relâche, les intérêts de notre province et de notre République », a-t-il insisté.
Toutefois, Mbungani a dénoncé avec la plus grande fermeté la situation alarmante du 09 janvier 2026 à Mosange, où un nouvel affrontement entre les communautés Mosange et Likau Mayi a coûté la vie à monsieur Gbayama et fait deux blessés graves.
« Le lendemain, 10 janvier, onze autres blessés ont été transférés à l’hôpital général de Budjala, tandis que des dégâts matériels considérables ont été enregistrés », a-t-il révélé.
«Ces événements récents viennent rappeler, avec une douleur renouvelée, les plaies ouvertes par les affrontements communautaires qui endeuillent nos villages depuis plusieurs années », a déploré l’Elu du peuple.
À cette tragédie, renseigne-t-il, s’ajoute un nouveau foyer de tension dans le secteur de Gbulu, où des arrestations arbitraires de populations innocentes, accompagnées de saisies de biens et d’argent, ont été rapportées.
« Ces pratiques abusives, loin de rétablir l’ordre, aggravent la méfiance et la souffrance des citoyens. Ces violences ne sont pas des faits isolés. Elles s’inscrivent dans la continuité du conflit meurtrier dénoncé il y a près de deux ans, qui avait déjà provoqué des déplacements massifs de populations, des pertes en vies humaines et une détresse sanitaire sans précédent », a fustigé le législateur.
«Aujourd’hui encore, les mêmes causes produisent les mêmes effets : la population est en débandade, les enfants vivent dans la peur, et l’État semble absent là où il devrait protéger», a-t-il conclu dans son communiqué.
Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République, est arrivé hier, lundi 26 janvier 2026, à Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï Central, pour une mission d’itinérance. Sur place, le Chef de l’Etat a inspecté les travaux de construction de la route Kananga–Kalamba-Mbuji, longue de 230 km, axe stratégique reliant le Kasaï-Central à l'Angola par le territoire de Luiza.
Cette « Route de l'Espoir » est une extension naturelle du corridor de Lobito pour le transport routier. Elle permet de connecter le centre du pays à ce grand axe ferroviaire, créant ainsi un réseau multimodal (rail-route) qui renforce l'assiette fiscale de la RDC et revitalise les zones rurales traversées. Elle vient aussi transformer une région historiquement isolée en un grand carrefour commercial en facilitant les échanges avec la province de Lunda Norte en Angola.
Selon l’agenda tracé pour cette tournée, le Président de la République va inaugurer, ce mardi 27 janvier, le nouveau campus de l’Université de Kananga (UNIKAN) dont la construction marque un nouveau souffle pour l’enseignement supérieur en RDC. Le nouveau campus moderne de Kananga doté d'une capacité d'accueil de 3 500 étudiants comprend des bâtiments administratifs et facultaires, des laboratoires, des auditoires modernes conçus pour répondre aux standards du système LMD. Cette infrastructure vient concrétiser l'engagement du Président de la République d'offrir à la jeunesse congolaise des conditions d'études et de recherche à la hauteur de ses ambitions.
Par ailleurs, le Chef de l’Etat tiendra une réunion autour du conseil de sécurité provincial pour une évaluation de la situation générale de la province du Kasaï-Central confrontée à une insécurité protéiforme marquée par des tensions sociales et des risques environnementaux majeurs.
La 56e édition du Forum économique de Davos se tient du 19 au 23 janvier 2026 en Suisse. Organisé autour du thème « l'esprit de dialogue », le présent rendez-vous se tient dans un contexte où le monde affronte des incertitudes sur fond de mépris magistral du droit international. Face aux actions arbitraires de ceux qui cherchent à imposer une vision unilatérale de la gouvernance mondiale avec la primauté des intérêts des plus forts, Davos propose l'alternative d'une concertation multidimensionnelle en réponse aux défis prégnants de l'humanité.
Comment coopérer dans un monde de plus en plus concurrentiel ? Comment libérer de nouveaux moteurs de croissance ? Comment mieux investir dans les ressources humaines ? Comment développer l'innovation de manière responsable ? Comment préserver les limites de la planète tout en atteignant la prospérité ? C'est à ces cinq préoccupations que les 3 000 participants venus de 130 pays et issus des milieux gouvernementaux, économiques, civils, scientifiques et culturels devront répondre. Ensemble, ils devront se pencher sur les solutions idoines qui favorisent l'ouverture et la coopération pour la marche harmonieuse du monde.
Le choix du thème de la 56e édition du Forum économique mondial de Davos se justifie au regard des menaces qui pèsent non seulement sur la paix et la stabilité mondiales, mais aussi sur les échanges économiques et commerciaux. L'avenir du monde est intrinsèquement lié à une dynamique de coopération et d'ouverture. Sa configuration actuelle est telle que vouloir marcher à contre-courant des principes d'inclusion et d'égalité est contre-productif à tout point de vue. C'est pourquoi Davos fait le pari qu'en dépit des vents contraires et des agitations égoïstes, l'esprit du dialogue doit prévaloir sur l'échiquier international. Les postures hégémoniques, belliqueuses et les réflexes de domination sont révolus et inadaptés à l'ère du village planétaire où toutes les voix comptent.
Le devenir des nations, grandes et petites, puissantes et faibles, se jouera dans une perspective collective et inclusive. Imposer une vue unique et unilatérale ne profitera à aucune partie. Des préoccupations mondiales comme le changement climatique – n'en déplaise aux sceptoclimatiques – montrent que l'humanité affronte relativement une communauté de destin. D'où la nécessité de penser en commun et d'agir ensemble pour préserver les intérêts respectifs de chaque partie. Le présent rendez-vous de Davos apporte la preuve que l'avenir de la planète est possible dans le respect du droit et dans un dialogue multipartite. Contre le paternalisme et la condescendance arrogante, il faut opposer le droit et l'esprit du dialogue. C'est tout le symbole de Davos 2026.
Toutefois, Davos mise sur l'avenir en pariant sur les opportunités offertes par les technologies comme l'intelligence artificielle (IA). De ce qui ressort des estimations du Forum de Davos, l'IA est en train de transformer le mode de fonctionnement, la concurrence et la création de valeur des industries, et devrait ajouter plus de 15 mille milliards de dollars au PIB mondial d'ici à 2030. Toujours selon les mêmes données, près de 90 % des entreprises de tous les secteurs s'attendent à ce que l'IA et d'autres technologies transforment leurs activités à court terme, notamment grâce à des gains de productivité. D'où l'impératif de promouvoir une gouvernance responsable de cette technologie.
Dans la perspective de mise en œuvre de son 15ᵉ Plan quinquennal de développement national, la Chine a considéré bon nombre de priorités sur lesquelles le Forum de Davos a axé sa réflexion.
Le 15ᵉ Plan quinquennal appelle par ailleurs au maintien de l'ouverture, de la coopération et du gagnant-gagnant, à la défense d'un système commercial multilatéral. Il est question de tirer profit du circuit économique international, de stimuler la réforme et le développement par l'ouverture, de partager les opportunités de développement et de réaliser un développement commun avec le reste du monde.
Dans le document relatif aux propositions du 15e Plan quinquennal, il est clairement mentionné la nécessité d'accélérer l'innovation dans le domaine des technologies numériques comme l'intelligence artificielle, de réaliser des percées dans les théories fondamentales et les technologies de base, et de renforcer l'offre efficace en matière de calcul, d'algorithme et de données.
Pour cette nouvelle ère de développement, la Chine prend le pari d'un monde multipolaire égal et ordonné et d'une mondialisation économique inclusive et bénéfique à tous. De ce fait, le 15ᵉ Plan quinquennal s'inscrit dans la dynamique d'élargir le réseau mondial de partenariat et de promouvoir l'établissement d'un nouveau type de relations internationales. « Il est nécessaire d'approfondir l'intégration du développement chinois avec le voisinage, de renforcer la sécurité commune et de consolider la confiance stratégique mutuelle pour construire une communauté de destin entre la Chine et ses voisins », précise le document. En clair, les discussions du 56e forum économique mondial de Davos résonnent en écho dans le 15e Plan quinquennal de développement. Gageons que les conclusions de Davos 2026 soient porteuses de bonnes résolutions pour un avenir apaisé du monde.
Depuis la création de cette plateforme, les choses ne semblent pas évoluer positivement. Certains acteurs politiques n'arrivent pas à matérialiser la vision de son autorité morale de référence en la personne de Monsieur Tshisekedi, Président de la République Démocratique du Congo. Cette plateforme n'accompagne pas l'action gouvernementale, à part le populisme et la flatterie de mauvais goût pour tirer des dividendes matériels et faire nommer les proches au poste de responsabilités.
La léthargie et l'intérêt personnel d'une infime minorité n'avancent pas la machine pour accompagner le Président Tshisekedi dans ses actions salvatrices et ses réalisations palpables qui passent inaperçues de l'opinion. Aucune organisation, aucune réflexion pour sortir le pays de l'impasse politique où il se trouve, à part le buzz dans les réseaux sociaux.
Vu les enjeux de l'heure, le Président Tshisekedi a besoin d'une nouvelle dynamique pour le dialogue en cours avec un nouveau personnel politique qui va négocier pour sécuriser son héritage et son projet de société.
La dissolution de l'Union sacrée de la nation pourrait être une opportunité pour le Président Tshisekedi de redéfinir les contours d'une nouvelle alliance politique plus inclusive, plus efficace et plus représentative des aspirations du peuple congolais. Il est temps de mettre fin aux jeux de pouvoir et aux intérêts personnels pour donner la priorité à l'intérêt général et au développement du pays.
Une nouvelle dynamique politique permettrait de rassembler les forces vives de la nation, de promouvoir la méritocratie et de mettre en place des équipes compétentes et dévouées pour conduire les réformes nécessaires. C'est l'occasion pour le Président Tshisekedi de montrer son leadership et sa capacité à prendre des décisions courageuses pour l'avenir de la RDC.
Il est essentiel que cette nouvelle dynamique soit portée par des valeurs de transparence, de responsabilité et de bonne gouvernance, pour restaurer la confiance des citoyens et attirer les investissements nécessaires pour le développement du pays.
La RDC a besoin d'une nouvelle ère de politique, où les intérêts du peuple passent avant tout. C'est le moment pour les acteurs politiques de se ressaisir et de travailler ensemble pour un avenir meilleur pour notre pays.
Jossart Étienne Tambwe
Libre penseur et éditeur écrivain
Président national de l'Alliance panafricaine des cadres (APAC)
Dans toute guerre moderne, il existe plusieurs fronts. Le front militaire, où se versent le sang et le sacrifice. Le front diplomatique, où se négocient les équilibres et se construisent les alliances. Et, désormais, un troisième front, décisif et souvent sous-estimé : le front de la communication, cette guerre invisible mais déterminante que l’on appelle aujourd’hui la guerre 2.0.
En République Démocratique du Congo, ces trois fronts avancent aujourd’hui dans une rare cohérence stratégique. Et c’est précisément cette convergence qui explique une réalité désormais observable : l’ennemi recule.
1. La diplomatie agissante du Chef de l’État : isoler l’ennemi, repositionner la RDC.
Depuis plusieurs années, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a fait un choix clair : ne plus subir, mais agir.
Agir diplomatiquement pour exposer la vérité, nommer l’agresseur et replacer la crise sécuritaire de l’Est congolais au centre de l’agenda international.
Cette diplomatie agissante n’est ni bruyante ni improvisée. Elle est structurée, méthodique, constante. Elle a permis : de fissurer les narratifs fallacieux de l’ennemi, d’isoler progressivement le Rwanda sur la scène internationale, et de rétablir la RDC comme un acteur crédible, cohérent et responsable.
La diplomatie congolaise ne cherche plus la compassion : elle impose la vérité.
2. Une armée qui ne recule pas : le sacrifice silencieux.
Mais aucune diplomatie ne tient sans une armée debout.
Sur le terrain, les Forces armées de la République Démocratique du Congo font face à une guerre asymétrique, brutale, soutenue, où l’ennemi combine groupes armés, supplétifs et appuis extérieurs.
Le grand Kivu, Ituri, l’équateur, le Maï-Ndombe et le Kivu. Plusieurs théâtres des opérations. Et pourtant, elles tiennent. Elles ne reculent pas.
Elles paient le prix fort.
Chaque position défendue, chaque avancée consolidée, chaque soldat tombé rappelle une vérité fondamentale : la souveraineté ne se négocie pas, elle se défend.
La RDC ne se bat pas seulement pour des territoires, mais pour son droit d’exister pleinement comme État.
3. Patrick Muyaya : quand la parole devient une arme stratégique
Dans cette architecture de résistance nationale, un homme occupe une position singulière : le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya.
Dans un contexte de guerre informationnelle intense, où la désinformation est utilisée comme une arme massive, il a compris très tôt une chose essentielle :
Se taire, c’est laisser l’ennemi écrire l’histoire.
Malgré les attaques personnelles, les pressions, les campagnes de dénigrement et les tentatives de discrédit, il n’a jamais reculé. Il a assumé les positions du Gouvernement.
Il a porté haut la vision du Président de la République. Il a tenu la ligne.
Avec rigueur, constance et clarté.
“Le poison rwandais” : démonter la désinformation
Par une formule devenue célèbre — le poison rwandais — Patrick Muyaya a réussi un coup stratégique majeur : désacraliser la propagande de Kigali.
Il n’a pas répondu par l’invective, mais par la démonstration.
Il a exposé les mécanismes de la désinformation, ses relais, ses objectifs et ses méthodes.
Mieux encore, par une figure de style d’une efficacité redoutable, il a résumé une réalité que beaucoup refusaient de nommer :
Le Rwanda est le père, le M23/AFC est le fils.
Une filiation politique, militaire et stratégique.
Une même souche.
Un même projet.
Cette formule, simple en apparence, a eu un effet dévastateur sur la communication adverse, car elle rend visible ce que l’ennemi voulait masquer.
4. La guerre 2.0 : un front désormais assumé.
Acculé par les réseaux de désinformation et leurs robots communicants, Patrick Muyaya n’a jamais quitté le champ de bataille médiatique.
Il est aujourd’hui, avec plusieurs communicants de l’Union sacrée et des voix indépendantes engagées, la preuve vivante que la guerre moderne se mène aussi dans les médias.
La guerre 2.0 n’est pas un slogan:
Elle façonne les perceptions ;
Influence les décisions internationales ;
Et conditionne la légitimité des combats.
Sur ce terrain, la RDC n’est plus absente.
5. Fidélité, constance et responsabilité gouvernementale.
Il convient enfin de saluer la cohésion de l’équipe gouvernementale, sous le leadership de la Première ministre Judith Suminwa, dont la fidélité aux orientations stratégiques de l’exécutif national renforce la solidité de l’action publique.
Patrick Muyaya, fidèle à son poste, incarne cette détermination collective à ne pas céder, à ne pas fléchir, à ne pas trahir la vérité.
En guise de Conclusion
Aujourd’hui, les faits sont là :
la diplomatie congolaise agit,
l’armée résiste,
la parole officielle tient.
L’ennemi recule non pas parce qu’il est devenu faible, mais parce que la RDC est devenue cohérente, déterminée et stratégiquement alignée.
Et dans cette guerre totale, la parole n’est plus un commentaire : elle est une arme.
Face à la vacance du pouvoir persistante à la tête de la province du Sankuru, le gouvernement central a officiellement demandé à la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) d'organiser de nouvelles élections pour les postes de Gouverneur et de Vice-Gouverneur. La requête a été formulée dans une correspondance datée du 12 janvier 2026, signée par le Vice-Premier Ministre, Ministre de l'Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, Monsieur J. Shabani Lukoo Bihango.
Dans cette lettre adressée au Président de la CENI, le Vice-Premier Ministre souligne l'urgence de mettre fin à l'instabilité qui paralyse la province. Il fonde sa demande sur l'arrêt de la Cour Constitutionnelle en date du 24 octobre 2025. Cet arrêt avait confirmé la déchéance du Gouverneur Victor Kitenge, votée par l'Assemblée Provinciale du Sankuru en mai 2025, créant ainsi un vide juridique et institutionnel.
« Il m'est permis de vous saisir par la présente au nom de la haute hiérarchie », écrit le Ministre Shabani Lukoo, insistant sur la « nécessité de tirer les conséquences juridiques de la situation ». L'objectif, selon les termes de la lettre, est de « doter la Province d'un exécutif légitime et stable » à travers un processus électoral « transparent, équitable et conforme aux prescrits légaux ».
Cette intervention du gouvernement central met en lumière les crises de gouvernance récurrentes qui affectent plusieurs provinces de la RDC. La province du Sankuru, en particulier, a été le théâtre de tensions politiques prolongées. L'organisation d'un nouveau scrutin dans les « meilleurs délais », comme le demande Jacquemain Shabani, est désormais suspendue à la publication d'un calendrier électoral par la CENI. Les regards sont donc tournés vers l'institution dirigée par Denis Kadima, dont la capacité à organiser ces élections partielles sera un test important pour la stabilité régionale et le respect des décisions de justice.
A l’occasion de la 9ème commémoration du décès d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba, Jean-Pierre Lisanga Bonganga a prévu d’organiser une messe de suffrage à la Cathédrale Notre Dame du Congo, en date du vendredi 30 janvier 2026. Pour Lisanga Bonganga, le Sphinx de Limete demeure un mentor inoubliable, un leader aux valeurs pointues et un visionnaire incontestable dans la sphère politique congolaise. Lisez, attentivement, la déclaration du Rassemblement des Compagnons d’Etienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès Social, telle que rendue publique par son Président, Jean-Pierre Lisanga Bonganga.
DECLARATION POLITIQUE.
Le Rassemblement des Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI pour le Changement et le Progrès Social, s’est réuni ce vendredi 16 janvier 2026 à Kinshasa. Et à ce sujet, deux points étaient inscrits à l’ordre du jour, à savoir : 1er point, la commémoration du décès d’Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA, d’heureuse mémoire, notre mentor, défenseur acharné de l’intégrité territoriale de la Rd Congo sur le pas des Héros nationaux Patrice Emery LUMUMBA et Mzee de Laurent Désiré KABILA et du Maréchal MOBUTU SESE SEKO et 2ème point, les revendications non fondées du Président KAGAME sur les terres de la Rd Congo et déclare ce qui suit :
Le Rassemblement des Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI pour le Changement et le Progrès Social informe l’opinion qu’il organise ce vendredi 30 janvier 2026 à la Cathédrale Notre Dame de Lingwala, une messe de suffrages pour la commémoration du décès du Président Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA, d’heureuse mémoire, notre mentor.
Le Rassemblement des Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI pour le Changement et le Progrès Social a suivi avec intérêt, les revendications du Président KAGAME sur les prétendues terres qu’il réclame à la Rd Congo.
Et, toute honte bue, Mr Paul KAGAME crie cela à tue-tête. S’il est vrai qu’il veut jouer au loup et à l’agneau des fables de Jean de la Fontaine, il a oublié de tracer la marge entre le rêve et la réalité qui, cette dernière exige que, lorsqu’on réclame un fait ou un droit, il faut appuyer par des preuves historiques et des preuves de droit.
Or, le Président KAGAME affirme cela de manière péremptoire, sans en prouver par les faits de droit, ni par les références historiques.
L’histoire ancienne et récente atteste le contraire et de mille et une manières que, les revendications intempestives de Mr Paul KAGAME sont fausses. C’est plutôt le Rwanda qui doit des terres à la Rd Congo.
Trois personnalités de références historique, scientifique et politique renvoient paître le Président KAGAME. Ils lui flanquent sur le visage, les données historiques, les faits scientifiques et les références politiques incontestables qui réduisent à néant ses prétentions.
Il s’agit : du Grand Roi Philippe de Belgique et de deux Eminents Professeurs d’Université, l’historien NDAYWEL Isidore et le Juriste Bob KABAMBA pour ne citer que ceux-là.
A trois, ils ont rabattu le caquet de Mr Paul KAGAME, le fabuliste.
Le Rassemblement des Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI pour le Changement et le Progrès Social pense que, l’avantage de la sortie ubuesque du Président KAGAME est qu’il s’est enfin dénudé de luimême.
Le Président KAGAME s’est dévoilé en étalant en public ses visées expansionnistes de balkaniser la République Démocratique du Congo.
Le RCET-CPS pose trois questions suivantes :
Première question : que pensent alors nos sœurs et frères congolais qui sont dans des rebellions et qui s’appuient sur le Président KAGAME ?
Deuxième question : sont-ils d’accord avec Mr KAGAME pour qu’il balkanise notre pays ?
Troisième question : qui choisissent-ils entre le Présentent Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Chef de l’Etat, qui lutte contre la balkanisation de notre pays et Mr Paul KAGAME qui veut nous arracher des Provinces entières ?
Après cette sortie médiatique du Président KAGAME, le RCET-CPS s’attendait à des démissions et à des défections en cascades des congolais dans les rangs de l’AFC/M23 pour rejoindre le Président Félix Antoine TSHISEKEDI de peur d’être taxés de traîtres à la mèrepatrie.
Pour le Rassemblement des Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI pour le Changement et le Progrès Social, le Président de la République, Son Excellence Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Chef de l’Etat, Grand Visionnaire, est le seul à avoir compris, dès son accession au pouvoir, que le Président KAGAME est le problème pour la Région des Grands lacs.
En tout état de cause, le Rassemblement des Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI pour le Changement et le Progrès Social, estime que le Président KAGAME a dévoilé son vrai cahier de charges, celui de balkaniser notre pays.
Aussi, le RCET-CPS lance un vibrant appel à tous les congolaises et congolais d’être derrière le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Félix Antoine TSHISEKEDI dans son combat contre la balkanisation.
Quant au Président KAGAME, nous, les Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI, lui disons qu’il nous trouvera sur son chemin et nous lui barrerons la route.
Fait à Kinshasa, le 16 janvier 2026
Pour le Rassemblement des Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI pourle Changement et le Progrès Social,
Jean Pierre LISANGA BONGANGA Coordonnateur
Président National de la Convention Chrétienne pour la Démocratie
La confirmation par Kigali de la candidature de Louise Mushikiwabo pour un troisième mandat ouvre une phase plus politique qu’institutionnelle à l’approche du Sommet de Siem Reap. Cette reconduction s’inscrit dans un contexte où la question de l'Est de la RDC rend toute séquence multilatérale immédiatement politique entre Kigali et Kinshasa.
Face à cette dynamique, l’hypothèse d’une candidature congolaise, avec le profil d’Isidore Kwandja, change de nature. Pour la RDC, il s’agit moins d’un affrontement personnel que d’un enjeu d’équilibre institutionnel et de rotation géographique, mais aussi d’une tentative assumée de traduire son poids démographique et diplomatique en influence réelle au sein de l’OIF. En filigrane, une question centrale : continuité institutionnelle ou réorientation progressive de la Francophonie vers un agenda plus opérationnel, potentiellement plus africain, et moins déconnecté des rapports de force régionaux.
Le 4 décembre 2025, la République démocratique du Congo a posé un acte majeur de son histoire économique et stratégique. En tant que professeur d’université, expert du commerce international et spécialiste des relations économiques entre la RDC et les États-Unis, notamment à travers le mécanisme de l’AGOA et du Corridor de Lobito, j’apporte mon plein soutien à cette action historique posée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
En s’engageant personnellement dans la signature de l’accord de partenariat stratégique entre la RDC et les États-Unis, le Chef de l’État a fait preuve de bravoure politique, de clairvoyance stratégique et d’une volonté assumée de développement économique intégral. Cet acte s’inscrit dans une lecture lucide de l’histoire économique du pays et dans une projection résolue vers l’avenir.
Après les séquences du développement et de l’industrialisation amorcées sous l’époque coloniale, puis les dix premières années de l’indépendance — malheureusement de courte durée, la RDC entre aujourd’hui dans ce que je qualifier de « troisième cycle de la politique du développement intégral ». Par cet accord, le Président Félix Tshisekedi vient d’en poser les fondations. À ce titre, cette vision mérite un soutien total, ainsi qu’un accompagnement fondé sur des stratégies intelligentes, pragmatiques et profondément citoyennes.
Transformer nos ressources en richesse nationale
Le cœur de ce partenariat réside dans la valorisation responsable des minerais critiques, devenus centraux dans l’économie mondiale et la transition énergétique et derrière les Etats Unis court comme un derate. En choisissant la voie de la transformation locale — raffinage, industrialisation, production de composants — la RDC rompt avec une logique de dépendance et affirme une ambition claire : créer de la valeur sur son territoire et pour sa population.
Cette orientation est porteuse d’emplois durables, mieux rémunérés, et constitue une réponse concrète au chômage structurel, notamment chez les jeunes. Elle ne peut toutefois réussir sans investissements massifs dans les infrastructures : énergie, routes, logistique et zones industrielles. Ce partenariat offre précisément l’opportunité de construire les bases réelles d’une industrialisation longtemps attendue.
Un secteur privé face à un tournant décisif
L’accord RDC–États-Unis interpelle directement le secteur privé congolais. Il ouvre l’accès à des chaînes de valeur internationales, à des financements structurants et à des transferts technologiques. Mais ces opportunités exigent des entreprises locales qu’elles élèvent leurs standards de gouvernance, de transparence et de performance.
Les joint-ventures avec des entreprises américaines ne doivent pas être perçues comme une menace, mais comme un levier d’apprentissage, de crédibilité et de compétitivité internationale. L’AGOA, qui vient d’être approuve pour son renouvellement avec une majorité écrasante par la chambre des représentants et qui est en route vers le Senat Américain peut devenir, dans ce contexte, un véritable outil de projection des entreprises congolaises vers les marchés mondiaux, à condition d’une préparation sérieuse.
La diaspora, pilier du troisième cycle de développement
La diaspora congolaise constitue un acteur stratégique incontournable de ce troisième cycle de développement. Par sa maîtrise des environnements économiques internationaux, son accès aux capitaux et son expertise, elle peut jouer un rôle de catalyseur entre la RDC et ses partenaires américains.
Cependant, cette contribution ne portera ses fruits que si elle s’inscrit dans une logique d’organisation collective, de professionnalisation et de vision à long terme, une mission à laquelle le Forum des Intellectuels Congolais de l’Etranger (FICE) basé aux Etats Unis et avec des membres à travers le monde. L’amour du pays ne doit plus se limiter à des initiatives spontanées, mais s’exprimer à travers des projets structurés, durables et alignés sur les priorités nationales comme le Chef de l’Etat l’a déjà démontré en lançant des projets innovants dans différentes provinces.
Une décision qui engage la Nation
En signant cet accord le 4 décembre 2025, le Président Félix Tshisekedi a pris une décision courageuse et clairement tournée vers l’avenir. L’histoire économique de la RDC retiendra ce moment comme celui d’un changement de cycle, à condition que l’ensemble des forces vives du pays s’en saisissent.
Le développement intégral de la RDC ne peut reposer sur l’État seul. Il appelle une mobilisation collective : institutions, secteur privé, diaspora et citoyens. Le Chef de l’État a ouvert la voie. Il mérite aujourd’hui un accompagnement stratégique, lucide et patriotique, afin que cette vision se traduise en résultats concrets pour la population.
L’acte est posé. Le troisième cycle est enclenché. La responsabilité est désormais collective. Prof Dr Ngoie Joël Nshisso Expert en commerce international et relations économiques RDC–États-Unis (AGOA)
A l’heure où l’idée d’un dialogue inclusif refait surface, le Front Anti-Dialogue monte au créneau et fixe une ligne rouge : pas de pourparlers qui recyclent l’impunité, banalisent l’agression et offrent une porte de sortie politique aux groupes armés et à leurs parrains. Dans un communiqué daté du 19 janvier 2026, le mouvement citoyen dirigé par Dieudonné Nkishi conditionne toute participation à un dialogue de vérité sous contrainte de justice : reconnaissance explicite de l’agression étrangère telle que documentée par l’ONU, publication préalable des agendas et revendications, transparence intégrale des travaux avec une retransmission en direct, et encadrement institutionnel des conclusions par le Parlement et la Cour constitutionnelle. Faute de ces préalables, avertit-il, le dialogue ne serait qu’une alternative au tribunal et donc, une trahison de la République : « Pas de dialogue sans vérité. Pas de vérité sans justice. »
COMMUNIQUE DE PRESSE DU FRONT ANTI-DIALOGUE
Dialogue ou tribunal : le choix de la République
Le Front Anti-Dialogue, mouvement citoyen et patriotique engagé pour la défense de la souveraineté du Peuple congolais, de l’État de droit et de l’intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo, s’est, jusqu’ici, opposé à l’idée de convoquer un dialogue politique inclusif qui ne serait, comme par le passé, qu’un dialogue de plus : un dialogue de façade, une mascarade politique destinée à organiser le partage du pouvoir entre élites, à recycler les violences armées et à consacrer l’impunité des criminels, notamment à travers les mécanismes de brassage et de mixage au sein de l’armée nationale.
Cette position, largement rappelée dans nos précédentes communications, est fondée sur une réalité largement documentée. Les rapports successifs des Nations unies établissent clairement la responsabilité du Rwanda comme pays agresseur, à la fois directement, et, astucieusement, par l’intermédiaire de ses supplétifs de l’AFC/M23. Dans ce contexte, prétendre organiser un dialogue politique sans reconnaissance préalable de cette agression, ni établissement des responsabilités, revient à banaliser les crimes, à humilier les victimes et à affaiblir davantage l’État congolais.
C’est pour ces raisons que nous nous opposons à la tenue d’un dialogue politique dit “inclusif”, tel que formulé par les évêques de la CENCO et de l’ECC. L’inclusivité ne peut pas servir de prétexte à l’effacement de la vérité, ni à l’intégration politique ou militaire de groupes armés soutenus par une puissance étrangère.
Nous tenons toutefois à être clairs : nous ne refusons pas le dialogue par principe. Nous refusons le mensonge organisé et les dialogues de compromission, de marchandage des intérêts nationaux et de contournement de la volonté populaire.
Le seul dialogue envisageable pour nous est un dialogue de vérité sous contrainte de justice, mais également des exigences de transparence, de responsabilité et de légitimité démocratique.
C’est pourquoi, le Front Anti-Dialogue propose aux organisateurs de ce dialogue d’exiger à toutes les formations politiques, religieuses et sociales qui seront invitées à prendre part auxdites assises à satisfaire au préalable aux exigences suivantes:
Reconnaître explicitement l’agression étrangère contre la RDC telle qu’établie par les Nations unies
En effet, à défaut d’un cadre clair reconnaissant l’agression étrangère, établissant les responsabilités et excluant toute intégration des groupes armés dans l’appareil de l’État, le dialogue devient une alternative au tribunal, et donc une trahison de la République.
La RDC n’a pas besoin d’un dialogue inclusif, mais d’un choix politique clair : le dialogue avec les citoyens ou la justice contre les criminels. Pas les deux à la fois.
Publicité préalable des revendications et agendas
Chaque organisation candidate au dialogue est tenue de rendre publics, avant l’ouverture des travaux, ses revendications, son agenda, ses desiderata, sa vision et ses perspectives institutionnelles, afin de permettre au Peuple congolais de connaître clairement ce que chacun entend défendre, négocier ou proposer en son nom.
Chaque organisation doit s’engager à exclure de ses revendications toute amnistie directe ou déguisée, notamment par le brassage et le mixage, tout partage du pouvoir avec des acteurs armés ou leurs parrains, et placer les victimes et la justice au cœur du processus politique.
Transparence intégrale des travaux du dialogue
Le Front Anti-Dialogue exige que l’ensemble des travaux du dialogue de véritésous contrainte de justice, soit retransmis en direct, de manière continue et intégrale, par les médias nationaux et internationaux, ainsi que sur les plateformes numériques et les réseaux sociaux, afin de garantir au Peuple souverain le droit de suivre, d’évaluer et de juger ce qui se dit, ce qui se décide, par qui et pour quels intérêts.
Encadrement institutionnel des résultats du dialogue
Les recommandations, résolutions et conclusions issues du Dialogue National Inclusif devront obligatoirement être :
transmises au Parlement pour débat et entérinement au nom du Peuple congolais, détenteur originaire de la souveraineté ;
soumises à la Cour constitutionnelle afin qu’elle en examine la conformité à la Constitution.
5. Conditions de crédibilité et de légitimité
Le Front Anti-Dialogue indique qu’ à défaut de ces préalables, le dialogue devient une alternative au tribunal, et donc une capitulation morale et institutionnelle de la République.
Il sera, par conséquent, dépourvu de crédibilité, de légitimité et d’acceptabilité politique.
Tout dialogue qui se tiendrait en dehors de ce cadre serait considéré comme illégitime, non représentatif de la volonté populaire et dépourvu de toute valeur juridique et politique contraignante pour le Peuple congolais.
Le Front Anti-Dialogue réaffirme avec force : la RDC n’a pas besoin d’un dialogue pour blanchir les crimes, mais d’un choix politique clair entre la justice et l’impunité.
Pas de dialogue sans vérité. Pas de vérité sans justice.
Nous ne dialoguerons pas avec des fusils encore fumants.