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CSM : Dieudonné Kamuleta trace la voie du service et de la responsabilité pour les nouveaux Magistrats !

 

Dieudonné Kamuleta Badibanga, Président de la Cour Constitutionnelle et du Conseil Supérieur de la Magistrature, a adressé ce mardi 13 janvier 2026 un message empreint de vision et de sagesse aux nouveaux magistrats en formation sur le site de Kinshasa, à l’Université Protestante au Congo. Dans son propos introductif, il les a invités à se considérer comme des magistrats à part entière, porteurs d’une mission noble au service de la nation. Il a rappelé que leur recrutement découle de la volonté politique du président de la République, Magistrat suprême, qui a autorisé l’engagement de 5 000 nouveaux magistrats à travers le pays.

Intervenant dans le module intitulé : "Procès équitable", le président du CSM a énuméré les principes fondamentaux qu'implique ce concept : Indépendance et impartialité : La justice doit être rendue sans pression ni influence extérieure. Droit à l'assistance : L'inculpé a le droit de s'exprimer dans la langue de son choix, avec l’assistance d’un interprète si nécessaire. Publicité des audiences : Les débats doivent être publics, sauf exceptions légales pour protéger l’ordre public ou l’intimité des parties. Célérité processuelle : Le droit d’être jugé dans un délai raisonnable et de connaître rapidement l’issue de la procédure. Droit à la défense : Cela inclut la connaissance claire des faits reprochés, le temps nécessaire pour organiser sa défense et la possibilité d'être assisté d'un conseil. Neutralité : L’obligation pour le magistrat de s’abstenir de tout préjugé ou parti pris. Motivation des décisions : Toute décision judiciaire doit être motivée pour permettre sa compréhension et, le cas échéant, sa contestation. Droit à la liberté : La détention doit rester l'exception, décidée par un juge compétent. Présomption d’innocence : Tout individu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité soit légalement établie. Droit au silence : Le refus de s'exprimer ne peut être retenu contre la personne mise en cause.

Dieudonné Kamuleta Badibanga a longuement insisté sur ces principes qui garantissent une justice transparente et respectueuse des droits de l’homme. Au-delà de la technique juridique, il a lancé une interpellation éthique aux nouveaux magistrats : "Dans les actes que vous allez poser, Dieu sera-t-il content de vous ? Le Magistrat suprême sera-t-il fier de vous ? Et la société, sera-t-elle satisfaite de vous ?" Par ce questionnement, il a invité ces magistrats à l’introspection, à l’intégrité et à la conscience professionnelle. Un appel clair à inscrire leur action sous le sceau de la justice, de la vérité et de l’intérêt général.

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Sommet d’Abu Dhabi : la RDC au cœur de grands enjeux !

Au nom du Président congolais Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a entamé une mission officielle importante en Arabie Saoudite, où elle représente la RDC au sommet Abu Dhabi Sustainability Week, lancé hier, mardi 13 janvier 2026. Il s’agit d’un évènement de haut niveau consacré à la transition énergétique, au financement climatique et à la croissance inclusive. Plusieurs dirigeants des pays du monde prennent part à cette messe qui offre ainsi à la RDC une place de choix pour son rôle essentiel dans la résolution des défis mondiaux majeurs.

Accompagnée du Ministre d’État, Ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo, la Cheffe du Gouvernement porte la voix d’une RDC “pays-solution”, riche de ses forêts, de son potentiel hydroélectrique et de ses minerais stratégiques au service de la transition verte. Durant cet évènement, la Première Ministre Judith Suminwa va saisir l’occasion pour formuler un plaidoyer pour un développement durable et équilibré ainsi que la promotion d’actions concrètes face au changement climatique. Dans son agenda, il est prévu que Judith Suminwa tienne des rencontres avec des investisseurs, des institutions financières et des industriels.

La cérémonie d’ouverture de l’ADSW a également été marquée par la remise des Prix Zayed pour la durabilité (17ᵉ édition), récompensant des innovations majeures dans les secteurs de l’énergie propre, de la santé, de l’éducation et de l’alimentation.

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Assemblée Nationale : Aimé Boji interdit toute forme de manifestations au Palais du Peuple !

C’est depuis le 1er janvier 2026, que le Palais du peuple a fermé ses portes à toute forme de rassemblement ou de manifestation. En effet, dans un communiqué officiel signé le 30 décembre 2025, le Secrétaire général de l’Assemblée nationale, Jean Nguvulu Khoji a annoncé l’exécution d’une instruction émanant du Président de l’Assemblée Nationale, Aimé Boji Sangara, interdisant toute mobilisation dans l’enceinte de l’institution. Objectif affiché est de préserver le caractère neutre et inviolable du site qui abrite la représentation nationale.

Assemblée Nationale : Aimé Boji interdit toute forme de manifestations au Palais du Peuple !
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L’UDS remet le diplôme d'honneur à l'Ambassadeur de Cuba en RD. Congo

 

La chancellerie cubaine en République Démocratique du Congo a abrité, ce mardi 13 janvier 2026, la cérémonie de remise du Diplôme d'honneur à l'Ambassadeur cubain, son excellence monsieur Jésus del Amo Fernandez, par l'Union des Démocrates Socialistes, UDS, Membre de l'Internationale Antifasciste. Dans son mot d'introduction, le Secrétaire Général de l’UDS, monsieur Cyrille Mwauka Masimango, a circonscrit le contexte dans lequel la cérémonie a eu lieu et a souligné la remarquable contribution de la République de Cuba à la lutte anti-impérialiste en donnant corps à l'internationalisme révolutionnaire.

Avant de remettre le Diplôme d'honneur au diplomate cubain, le Président National de l'UDS et Coordonnateur National de l’Internationale Antifasciste RD Congo, monsieur Crispin Kabasele Tshimanga Babanya Kabudi, a loué la contribution personnelle de l'Ambassadeur Fernández au raffermissement des relations diplomatiques entre la République de Cuba et la République Démocratique du Congo ainsi que son apport au rayonnement du socialisme et de la lutte antifasciste, anti-impérialiste et anticolonialiste.

Le Président National de l'UDS a également fait remarquer que la République de Cuba a prouvé, à la face du monde, sa résilience devant les sanctions illégales et inhumaines, son patriotisme, son engagement à œuvrer pour l'avènement d'un nouvel ordre mondial multipolaire. En tant qu'africain, le Président Kabasele Tshimanga B. K. n'a pas oublié d'épingler la solidarité du Peuple cubain avec les mouvements africains de libération et de mettre l'accent sur la participation cubaine à l'éradication du colonialisme en Afrique et de l'apartheid en Afrique australe.

"Le corps expéditionnaire cubain a, dans le cadre de l'opération Carlota, permis à l'Angola et à la Namibie, entre autres, de faire échec à l'impérialisme prédateur" a-t-il conclu. Ce mot de circonstance a été suivi de la remise du Diplôme d'Honneur à l'Ambassadeur Jésus del Amo Fernandez par le Président National de l'UDS. En réponse, l'Ambassadeur cubain s'est dit heureux de recevoir cette distinction qui récompense sa modeste contribution au renforcement des relations entre nos deux pays.

"En ce moment, je ressens deux sentiments profonds de joie et de tristesse.  Je suis heureux d'avoir accompli mon devoir. Mais, j'ai la tristesse d'être arrivé à la fin de mon mandat. Car, dans quelques jours, je quitterai Kinshasa pour retourner au pays", a dit l'Ambassadeur Fernández. Il a enfin promis de garder contact avec les Camarades congolais. La cérémonie s'est clôturée par la séance des photos. Notons que le Président National Crispin Kabasele Tshimanga Babanya Kabudi était accompagné de quelques membres du Parti.

Jean Kabeya Mudiela Ndungu/CP

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Aménagement du territoire : Jean-Lucien Bussa remet la CTC-AT sur rails et met le cap sur la performance !

L’histoire administrative de la République Démocratique du Congo enregistrera, comme un signal fort, l’inauguration de nouveaux bureaux de la Cellule Technique d’Appui et de Coordination de l’Aménagement du Territoire (CTC-AT). Plus qu’une simple cérémonie de coupure de ruban, l’acte posé par le Ministre de l’Aménagement du Territoire, JeanLucien Bussa, marque une rupture assumée, celle de la fin d’une longue précarité matérielle pour un service pourtant chargé de penser et d’ordonner l’espace national, au profit d’une nouvelle ère dominée par l’exigence de performance, de méthode et de résultats.

En présidant personnellement l’inauguration, le patron de l’Aménagement du territoire a voulu corriger ce que d’aucuns qualifient d’anomalie historique : laisser une structure d’élite, une crème d’intellectuels appelée à dessiner le futur spatial du pays travailler sans un cadre adapté à la hauteur de sa mission. Dans son adresse, Jean‑Lucien Bussa a mis les mots sur une réalité que beaucoup taisaient : l’intelligence, même brillante, ne produit pas de miracles dans un environnement pauvre. Elle a besoin d’outils, de conditions et d’un espace qui libère la réflexion des contraintes matérielles.

« Lorsque vous êtes arrivés, vous n’avez pas trouvé les infrastructures qu’il fallait pour le travail que vous deviez faire. Nous avons considéré que la première des priorités pour nous était de pouvoir vous équiper », a-t-il rappelé, soulignant qu’il s’agissait d’abord d’offrir un cadre de travail capable de soutenir l’ambition publique.

Mais l’essentiel du message de Jean‑Lucien Bussa se situait dans l’après-inauguration. Une fois le décor planté, le Ministre a ramené tout le monde au cœur du sujet : la production intellectuelle attendue. Pour l’exercice 2026, la CTC-AT n’est plus appelée à être présente, mais à produire, orienter, influencer la décision publique et sécuriser les options du cabinet par une expertise technique irréprochable.

« Le cadre est là. Deuxièmement, au-delà de ces cadres il faut du contenu dans votre travail. Sans contenu, vous viendrez au bureau s’asseoir et puis rentrer le soir. Et pourtant il y a du travail », a-t-il martelé, posant le principe d’un nouveau contrat moral : le confort ne sera pas un repos, mais un levier d’efficacité.

Dans cette logique, Jean‑Lucien Bussa a désigné la matrice de tout effort : la loi sur l’aménagement du territoire. Il a demandé aux experts de la CTC-AT de décortiquer ce texte, de s’y immerger scrupuleusement, et d’en tirer la matière première des stratégies opérationnelles. Le Ministre a été clair : inutile d’aller chercher ailleurs ce qui doit fonder la réforme. « La matière est là. Il ne faut pas la chercher, non », a-t-il insisté, faisant de la loi à la fois une bible et une boussole.

Derrière cette injonction, se cache l’ambition de donner à ce ministère un contenu nouveau, documenté, défendable, et surtout utile. Chaque étude, chaque note, chaque proposition de la CTC-AT doit, selon cette vision, servir de socle scientifique à l’action du cabinet, afin que l’intérêt national soit guidé par la rigueur technique et la conformité juridique.

Autre axe fort annoncé : la réorganisation interne, avec une exigence de cohérence institutionnelle. Pour Jean‑Lucien Bussa, la CTC-AT doit devenir un centre nerveux où convergent les données, les analyses et le suivi des structures sous tutelle, dans une interaction fluide avec le Secrétariat général.

A cet effet, il a instruit la mise en place, en toute urgence, de pools spécialisés chargés du suivi rigoureux d’entités comme l’ANAT, l’ONAT et le FONAT. L’objectif est double : améliorer la surveillance technique et créer des passerelles fonctionnelles entre les directions administratives, les services spécialisés et le cabinet. « Il faut caler le pool au niveau de la cellule technique à cette réalité-là », a-t-il expliqué, pour que le suivi du Secrétariat général, l’action du cabinet et l’analyse technique avancent avec une seule logique, sans chevauchements ni angles morts.

Le Ministre a aussi insisté sur une condition non négociable : la transparence. La CTC-AT étant une structure en lien direct avec le cabinet, il faut que les demandes d’appui, les travaux et les contributions se fassent de manière claire, traçable, afin que le Gouvernement bénéficie pleinement des intelligences et de l’expérience rassemblée dans cette cellule.

Une CTC-AT requinquée, un coordonnateur rassuré

Le Coordonnateur national, Jean Zoza O’Lipesu, a été publiquement félicité pour la célérité dans l’exécution des instructions de la tutelle. Lui-même a salué le travail réalisé en un temps record : « C’est un moyen pour cloisonner, meubler, mettre du conditionnement derrière. Il y a beaucoup de travail qui a été fait ici en un rien de temps et grâce à votre soutien ». Avant de rassurer : désormais, avec ce cadre, les agents peuvent se concentrer, suivre les orientations et produire.

Ainsi, l’inauguration des nouveaux bureaux de la CTC-AT représente un point de départ. La fin des excuses, le début des résultats. Jean‑Lucien Bussa a donné l’environnement ; il réclame maintenant la substance.

La Pros.

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La RDC élabore sa stratégie nationale sur les minéraux critiques : un atelier de validation crucial lancé à Lubumbashi

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a officiellement lancé ce 7 janvier 2026 à Lubumbashi un atelier de validation du projet de stratégie nationale sur les minéraux et métaux critiques. Cet événement marque une étape décisive pour le pays, qui cherche à structurer sa politique minière afin de maximiser les retombées économiques et de se positionner comme un acteur incontournable et responsable dans la transition énergétique mondiale. Le lancement a eu lieu à l’Hôtel Pullman Grand Karavia.

L'atelier, qui se tient du 7 au 8 janvier 2026 dans la capitale du Haut-Katanga, cœur battant de l'industrie minière congolaise, rassemble des hauts fonctionnaires du Ministère des Mines, les membres du Parlement, les autorités provinciales, les représentants des institutions publiques, les partenaires techniques et financiers, des représentants du secteur privé minier, des experts de la société civile, ainsi que le monde académique congolais et africain. L'objectif est d'examiner, d'amender et de valider le document qui servira de feuille de route pour la gestion des ressources stratégiques du pays pour les décennies à venir.

Un contexte de demande mondiale explosive

Ce projet de stratégie intervient dans un contexte de demande mondiale croissante pour des minéraux tels que le cobalt, le lithium, le cuivre, le nickel et le coltan. Ces matières premières sont essentielles à la fabrication de batteries pour véhicules électriques, de panneaux solaires, d'éoliennes et de nombreuses technologies numériques. La RDC, qui détient à elle seule plus de 70% des réserves mondiales de cobalt, se trouve au centre de cette dynamique géostratégique et économique.

Jusqu'à présent, le pays a principalement exporté ces minéraux à l'état brut, captant une faible partie de la valeur ajoutée. L'ambition affichée par le gouvernement à travers cette nouvelle stratégie est de changer ce paradigme.

Les ambitions d'une nouvelle vision

La stratégie nationale vise plusieurs objectifs clés :

1. Développer une chaîne de valeur locale : Encourager la transformation et le raffinage des minéraux sur le sol congolais pour créer plus d'emplois et de revenus.

2. Améliorer la gouvernance et la transparence : Renforcer les cadres réglementaires pour lutter contre la corruption, la contrebande et assurer une meilleure traçabilité des minéraux.

3. Garantir une exploitation durable et éthique : Mettre en place des normes environnementales strictes et veiller au respect des droits humains dans les zones minières, notamment en luttant contre le travail des enfants.

4. Attirer des investissements de qualité : Créer un climat des affaires stable et prévisible pour les investisseurs engagés dans le développement durable.

Lors de la cérémonie d'ouverture, le Ministère des Mines, à travers son chargé des Missions, a souligné l'importance de cette démarche : « Cette stratégie nationale n'est pas seulement un document technique ; c'est le socle de notre vision pour un Congo souverain, qui maîtrise sa richesse et la met au service du développement de sa population. Nous voulons passer d'un simple fournisseur de matières premières à un partenaire industriel stratégique dans la révolution verte mondiale. »

De la validation à la mise en œuvre

Les conclusions de cet atelier de validation à Lubumbashi seront cruciales. Une fois le document finalisé et adopté par le Conseil des ministres, le plus grand défi résidera dans sa mise en œuvre effective. Des experts présents à l'atelier soulignent l'importance de la volonté politique et de la mobilisation de financements conséquents pour traduire les ambitions de la stratégie en actions concrètes sur le terrain.

La finalisation de cette stratégie est attendue avec grand intérêt par les marchés mondiaux et les partenaires internationaux. Si elle est appliquée avec succès, elle pourrait non seulement transformer durablement l'économie congolaise, mais aussi jouer un rôle stabilisateur majeur dans les chaînes d'approvisionnement mondiales en minéraux critiques. La cérémonie d’ouverture a été présidée, au nom de Louis Watum Kabamba, Ministre des Mines, par Monsieur Franck Fwamba, Chargé de missions.

César Nkangulu

La RDC élabore sa stratégie nationale sur les minéraux critiques : un atelier de validation crucial lancé à Lubumbashi
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Droits Humains : Samuel Mbemba lance la médiation sur les droits fondamentaux des travailleurs !

 

Comme annoncé, le Ministre des Droits Humains, Me Samuel Mbemba Kabuya, a procédé, le mardi 6 janvier 2026, au lancement officiel des activités de médiation en matière des droits de l’homme, avec un accent particulier mis sur les droits fondamentaux des travailleurs. La cérémonie s’est tenue au Cabinet du Ministère des Droits Humains, à Kinshasa/Gombe, en présence de plusieurs travailleurs venus exposer leurs situations et solliciter l’intervention de l’Etat pour une issue jugée équitable.

Dès l’entame, le Ministre a tenu à lever toute équivoque : la démarche engagée par son ministère ne viole aucune loi et n’empiète pas sur les attributions d’autres ministères et institutions, contrairement à certaines interprétations. Il a soutenu que cette initiative s’inscrit dans le cadre légal notamment, sur base de l’Ordonnance n°25/293 du 15 décembre 2025 fixant les attributions des ministères.

Revenant sur l’Ordonnance précitée, Me Samuel Mbemba Kabuya a rappelé que son ministère a pour mission la promotion et la protection des droits humains et des libertés fondamentales, et qu’il peut, dans ce cadre, organiser l’examen et, le cas échéant, prendre en charge les cas de violation des droits humains par divers mécanismes, dont la médiation.

Cependant, a-t-il martelé, il existe une limite claire : la médiation ne remplace ni les cours et tribunaux ni les procédures administratives prévues par la loi. Autrement dit, l’initiative ne vise pas à se substituer aux instances compétentes ; elle se veut plutôt un mécanisme d’écoute, d’orientation et de résolution, là où cela est possible, et un levier d’accompagnement là où les faits exigent que la justice suive son cours.

« L'objectif pour nous c'est d'écouter vos dénonciations, écouter les auteurs des violations, faire des recommandations pour que les auteurs, si les faits sont confirmés, puissent corriger et s'améliorer. S'ils ne le font pas, nous serons derrière vous, vous appuyer devant la justice, pour qu'elle fasse son travail », a déclaré le Ministre.

Dans une salle attentive, plusieurs personnes ont tour à tour présenté leurs dossiers, dénonçant des situations vécues dans le cadre professionnel et demandant l’appui du ministère. Le schéma proposé par le Ministre se veut structuré : entendre les plaignants, écouter les personnes mises en cause, puis formuler des recommandations en vue de corriger les dysfonctionnements et prévenir la répétition des violations.

Cette approche, à la fois prudente et ferme, a été présentée comme un outil de décompression sociale : un moyen de traiter des plaintes avant qu’elles ne s’enlisent, tout en garantissant qu’en cas de résistance ou de mauvaise foi, les victimes ne seront pas laissées seules devant les procédures judiciaires.

Vers des Commissions de contrôle

Me Mbemba Kabuya a également annoncé que la médiation n’est qu’un premier palier. Les Commissions de contrôle viendront ensuite compléter le dispositif, afin de renforcer l’efficacité de la protection des droits humains dans les secteurs concernés.

Autre point souligné, le Ministère des Droits Humains travaillera en collaboration avec d’autres ministères sectoriels, l’Ordonnance permettant au Ministre de formuler des recommandations visant l’amélioration des droits humains dans leurs domaines respectifs. L’objectif affiché est de construire une action transversale, au lieu d’une démarche isolée.

Fait notable lors de cette séance inaugurale, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) était représentée par sa vice-présidente, Joëlle Kona. Une présence perçue comme un signal fort, tant la CNDH a la mission d’enquêter sur les violations des droits humains et de proposer des solutions. Le Ministre n’a pas manqué de saluer cette participation, annonçant une collaboration étroite entre les deux structures.

Un “ouf de soulagement” pour les concernés

Au terme de cette première journée, l’initiative a été accueillie avec une certaine reconnaissance par les travailleurs présents, plusieurs d’entre eux voyant dans cette médiation une porte de sortie, ou à tout le moins un espace officiel d’écoute. Nombreux ont remercié Me Samuel Mbemba Kabuya, estimant que la démarche apporte un soulagement et une forme de rééquilibrage, dans un contexte où l’accès effectif à la justice et aux mécanismes de règlement des conflits demeure souvent complexe.

En lançant ce processus, le Ministère des Droits Humains inscrit la question des droits fondamentaux des travailleurs au centre d’une dynamique nouvelle : écouter, recommander, corriger et, si nécessaire, accompagner jusqu’au prétoire. Reste à voir, dans la durée, comment les recommandations seront suivies, et quelle articulation concrète se mettra en place avec les autres institutions impliquées dans la protection des droits et la régulation du monde du travail.

La Pros.

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Exécutif Provincial de Lomami : le Gouverneur Iron Van Kalombo Musoko dévoile sa nouvelle équipe

Le Gouverneur de la province de Lomami, Me Iron Van Kalombo Musoko, a procédé ce mercredi 7 janvier 2026 à un important remaniement de son équipe gouvernementale. La nouvelle composition a été officialisée par l'Arrêté Provincial n°01/001/CAB/PROGOU/LOM/2026, signé le jour même à Kabinda, Chef-lieu de la province.

Selon le préambule de l'arrêté, ce réaménagement répond à « l'impérieuse nécessité de réaménager le Gouvernement Provincial de Lomami pour plus d'efficacité ». Cette décision intervient dans un contexte où les attentes de la population en matière de développement et de services publics sont élevées.

La nouvelle équipe gouvernementale se compose de dix ministres. Parmi les nominations clés, on note :

  • Kazadi Kazadi Jean Sylvain, nommé Ministre Provincial de l'Intérieur, Sécurité, Décentralisation, Affaires Coutumières, Coopération Interprovinciale, Justice et Droits Humains.
  • Ngoy Mayombo Karl, qui prend la tête du Ministère Provincial de l'Économie, Finances, Industrie, Petites et Moyennes Entreprises.
  • Tshibangu Kabamba Jean Anatole, en charge du portefeuille stratégique des Infrastructures, Travaux Publics, Transport et Voies de Communication.
  • Mme Mujinga Matanda Laurianne, nommée Ministre Provinciale de la Fonction Publique, Prévoyance Sociale, Affaires Sociales, Actions Humanitaires, Genre, Familles et Enfants.
  • Kabobo Bilolo Joseph, qui hérite du Ministère de la Communication, Médias et Porte-Parole du Gouvernement, ainsi que des secteurs de la Jeunesse, des Sports et de la Culture.

Les autres ministères, tels que le Budget, les Mines, la Santé, l'Agriculture et l'Éducation, ont également été attribués à de nouvelles personnalités.

Ces nouvelles nominations marquent ainsi une rupture claire avec la précédente configuration. Cette nouvelle équipe gouvernementale est désormais attendue sur le terrain pour concrétiser la vision du Gouverneur et répondre aux défis socio-économiques de la province de Lomami.

La Pros.

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