A l'heure où le numérique ouvre des portes extraordinaires pour les investisseurs désireux de participer à l'essor de la République Démocratique du Congo, des individus malveillants tentent de semer le trouble. Des faux comptes, se faisant passer pour l'Agence Nationale pour la Promotion des Investissements (ANAPI), fleurissent sur les réseaux sociaux, faisant miroiter de fausses promesses et menaçant la sécurité des projets d’investissement. Face à ce danger bien réel, l'ANAPI tire la sonnette d'alarme et lance un appel vibrant à la vigilance. Il s'agit de protéger une image de marque, mais également, de protéger les porteurs de projets et les partenaires économiques. L'agence spécifie des clés simples et concrètes pour ne pas tomber dans le piège : un badge de vérification, un nombre d'abonnés significatif, des publications cohérentes. Autant de boucliers pour garantir que le rêve d'investir en RDC ne se transforme pas en cauchemar numérique.
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Le Kongo Central a renoué, ce mercredi 26 novembre 2025, avec un climat de dialogue et de concertation institutionnelle. Dans la salle de banquet de la résidence officielle du Gouverneur à Matadi, s’est tenue une importante réunion interinstitutionnelle réunissant le Gouverneur Grâce Bilolo, son vice-gouverneur, le ministre provincial des Relations avec le Parlement excellence Jean Malongo, ainsi que le Bureau de l’Assemblée provinciale conduit par son président Victor Nsuami.
Cette deuxième rencontre interinstitutionnelle intervient dans un contexte marqué par de nombreuses spéculations sur l’existence d’une crise politique au sommet des institutions provinciales.
Pourtant, les échanges de ce mercredi ont permis de dissiper ces perceptions.
Selon Billy Ntunga, rapporteur de l’Assemblée, les discussions ont démontré que la province ne traverse aucune crise politique réelle :
« Le Gouverneur a clairement exprimé sa volonté de collaborer avec le Bureau actuel, et nous avons réaffirmé la nôtre. Les rumeurs amplifient des tensions qui ne correspondent pas à la réalité », a-t-il déclaré.
La question des appuis budgétaires, suspendus depuis plusieurs mois, a occupé une place importante dans les échanges.
Le Bureau de l’Assemblée a rappelé les difficultés causées par cette absence de financement, tandis que l’Exécutif provincial a donné des explications sur les contraintes rencontrées. Les deux parties ont convenu de travailler à un rétablissement progressif et stable du soutien financier, indispensable au fonctionnement de l’institution législative.
Moratoire sur motions et pétitions : une mesure d’apaisement
Autre sujet crucial : la suspension temporaire des motions et pétitions.
Cette mesure, proposée sous forme de moratoire, vise à apaiser les tensions internes, éviter les blocages et faciliter un cadre de travail serein entre les institutions.
Bien que sensible, cette décision s’inscrit dans une logique de stabilisation institutionnelle et de cohésion politique.
Contrôle parlementaire : un outil de gouvernance rappelé
Le Bureau de l’Assemblée a insisté sur le caractère constitutionnel du contrôle parlementaire, rappelant qu’il s’agit d’un mécanisme normal de suivi de l’action gouvernementale, et non d’un instrument de confrontation.
La question de la commission d’enquête en cours a été abordée, avec la volonté affirmée de garantir un contrôle responsable et équilibré.
Les grands projets structurants de la province ont été évoqués, mais faute de temps, ce point a été reporté à une prochaine rencontre. Les deux parties souhaitent aborder cette matière avec plus de profondeur et de clarté.
En définitive, cette réunion interinstitutionnelle marque un retour à la cohésion, au dialogue et à la responsabilité partagée.
En réaffirmant leur volonté commune de travailler ensemble, le Gouverneur Bilolo et le Bureau de l’Assemblée provinciale posent les bases d’une gouvernance apaisée et orientée vers les priorités de développement du Kongo Central.
Bosco Kiaka
La médiation américaine veut parer au plus pressé dans le processus de paix entre Kinshasa et Kigali. Washington entend peser de tout son poids pour imposer la paix à cette date entre les deux pays pour la partie orientale de la République Démocratique du Congo.
De ce fait, les Présidents Félix Tshisekedi de la RDC et Paul Kagame du Rwanda sont attendus à Washington le 4 décembre prochain pour un sommet décisif. L’objectif affiché : sceller un accord de paix mettant fin aux hostilités et aux tensions diplomatiques croissantes entre Kinshasa et Kigali après plusieurs rounds de négociations.
Cette rencontre intervient dans un climat particulièrement tendu. Depuis 2021, les relations entre la RDC et le Rwanda sont au point mort, Kinshasa accusant ouvertement Kigali de soutenir la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), une accusation toujours niée par le Rwanda. Ces tensions diplomatiques ont exacerbé la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, où les groupes armés prolifèrent et où le M23 continue de contrôler de vastes territoires, semant la désolation et déplaçant des centaines de milliers de civils.
Cependant, consentir à une signature d’accord pendant que les rebelles du M23 occupent encore des zones stratégiques dans le Nord-Kivu est diversement interprété par une certaine opinion. D’ici décembre, on croit savoir que les USA s’attèleront à exiger un retrait immédiat des troupes rwandaise de la RDC.
Entretemps, Paul Kagame accuse, pour sa part, la RDC de retarder la signature par les Chefs d'Etat d'un accord de paix. Les deux pays avaient conclu un accord de paix fin juin à Washington, et les autorités congolaises et le M23 avaient signé en juillet à Doha une déclaration de principe en faveur d'un "cessez-le-feu permanent".
Pour Kagame, ce qui retarde cette signature n'a rien à voir avec le Rwanda, avant de poursuivre que le jour suivant la signature de l'accord de paix en juin par les ministres des Affaires étrangères rwandais et congolais, la RDC a ainsi "fixé des conditions différentes de ce qui avait été convenu à Washington. Et de conclure : "C'est donc cela qui retarde les choses" en ajoutant : "Je ne suis pas sûr que nous allons nous rencontrer à Washington" début décembre. Nous devons attendre et continuer d'espérer".
La Pros.
Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est arrivé à Belgrade, en Serbie, depuis hier, jeudi 27 novembre 2025, à l’invitation de son homologue serbe, Aleksandar Vučić, pour une visite d’Etat de trois jours. Le Président de la République est accompagné de la Distinguée Première Dame, Madame Denise Nyakeru Tshisekedi.
À son arrivée, le couple présidentiel a été accueilli par M. Ivica Dacic, vice-Premier ministre et ministre serbe de l’Intérieur ainsi qu’une délégation des officiels congolais.
Cette visite s’inscrit dans le prolongement de la rencontre que le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo avait eu avec le Président Aleksandar Vučić lors de la 79ème session de l’Assemblée Générale des Nations unies, à New-York, en septembre 2024, au cours de laquelle les deux hautes personnalités avaient réaffirmé leur engagement à approfondir les relations d’amitié et de coopération qui lient leurs pays sur des questions d’intérêt commun.
À l'issue de ce déplacement, une série des protocoles d’accord sera signée dans divers domaines, tels que l’éducation, l’agriculture, les sports, les mines ainsi que la coopération en matière de lutte contre la criminalité et le blanchiment des capitaux.
Un entretien en tête-à-tête est prévu ce vendredi 28 novembre, au Palais de Serbie, entre les deux chefs d’Etat avant la tenue d'une séance de travail élargie à leurs délégations respectives. Le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo s'entretiendra également avec les responsables du parlement serbe afin de sceller les relations historiques qui unissent les deux peuples depuis l'époque du Mouvement des Non-Alignés.
La Pros.
Le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) en République Démocratique du Congo a, dans le cadre de son mandat, documenté, dans un communiqué de presse du 24 novembre 2025, les principales tendances des violations des droits de l’homme et violations du droit international humanitaire sur l’ensemble du territoire national au cours de la période allant du 1er janvier au 30 juin 2025. Le Bureau a également annoncé avoir collaboré avec les mécanismes internationaux, notamment la Mission d’établissement des faits du HCDH, afin de documenter les violations graves et de soutenir les efforts de lutte contre l’impunité.
Ci-dessous, les principales tendances.
Communiqué de presse : le BCNUDH publie les principales tendances des violations des droits de l’homme en République démocratique du Congo du 1er janvier au 30 juin 20251
Dans le cadre de son mandat, le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) en République démocratique du Congo assure un suivi étroit de la situation des droits de l’homme et analyse les tendances y relatives. Ces tendances sont régulièrement partagées avec les autorités afin qu’elles prennent les actions nécessaires, y compris traduire en justice les auteurs présumés des violations des droits de l’homme documentées.
1. Au cours du premier semestre de l’année 2025, le BCNUDH a documenté 2.767 violations et atteintes aux droits de l’homme et violations du droit international humanitaire sur l’ensemble du territoire congolais, ce qui représente une augmentation de 11 pour cent par rapport à celles documentées lors du semestre précédent. Parmi ces violations et atteintes, 86 pour cent, soit 2.378, ont été commises dans les provinces en conflit. Le nombre de victimes a augmenté de 12 pour cent par rapport au semestre précédent, passant de 7.705 à 8.6355 victimes. Ces augmentations reflètent l’intensification des conflits armés à l’Est du pays, en particulier à cause de l’offensive du M23 au Nord Kivu et Sud Kivu ainsi que l’activisme persistante d’autres groupes armés, notamment les ADF et la CODECO au Nord Kivu et en Ituri.
2. Le conflit armé dans la province de l’Ituri continue de s’aggraver malgré les pourparlers entre communautés en raison de la recrudescence des attaques des groupes armés comme la CODECO et Zaïre et la création d’autres groupes armés, notamment la Convention pour la Révolution Populaire (CRP) et la Coalition nationale pour la libération du Congo (CNLC). Le BCNUDH a
documenté 416 violations et atteintes aux droits de l’homme ainsi que des violations du droit international humanitaire dans la province de l’Ituri, ce qui représente une augmentation de l’ordre de 21 pour cent par rapport à la même période l’année précédente, avec 342 violations et atteintes.
3. Lors du premier semestre de l’année, le groupe armé ADF a continué à s’attaquer aux civils dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. L’ADF a été identifié comme responsable de 198 atteintes aux droits de l’homme dans les provinces de l’Ituri (38) et du Nord-Kivu (160) ayant fait au moins 1.071
victimes. Ces attaques constituent souvent des représailles contre les civils à la suite d'opérations militaires menées par les FARDC/UPDF, et se traduisent par les tueries de civils, le recrutement forcé et l’enlèvement des femmes et filles à des fins d’esclavage sexuel, et par le pillage des ressources.
4. Au cours de la période en revue, les forces armées congolaises ont été responsables de violations des droits de l’homme. Le BCNUDH a documenté 425 violations aux droits de l’homme attribuables aux militaires des FARDC, soit 15 pour cent de l’ensemble des violations et atteintes documentées sur l’ensemble du pays.
5. Entre le 1er janvier et le 30 juin 2025, le BCNUDH a documenté des cas des violences sexuelles liées aux conflits (VSLC) perpétrées contre 266 victimes adultes dont 264 femmes et deux hommes. Ce chiffre représente une augmentation de plus de 100 pour cent par rapport à la même période en
2024, au cours de laquelle 156 victimes avaient été identifiées dont 155 femmes et un homme. La majorité des cas documentés, soit 115 victimes, ont été documentées dans la province du Nord Kivu, suivi de l’Ituri avec 97 victimes, le Sud-Kivu avec 41 victimes et la province du Maniema avec 12 victimes. Enfin, une victime a été enregistrée dans la province du Tanganyika. La plupart des violations documentées ont été attribuées à des membres des groupes armés, notamment le M23 avec 63 victimes, suivis de la CODECO avec 52 victimes, les différentes factions Maï-Maï. Les agents de l’état ont été responsables des violences sexuelles à l’encontre de 70 victimes, notamment les FARDC (69 victimes) et des agents de la PNC (une victime).
6. Au cours du premier semestre de l’année 2025, les restrictions à l’espace civique se sont poursuivies. Entre janvier et juin 2025, le BCNUDH a documenté 62 violations et atteintes aux droits de l’homme en lien avec l’espace civique. Près de de ces violations (60%) ont été enregistrés dans un contexte marqué par avec l’actualité sécuritaire du pays. En outre, la situation des défenseurs des droits de l’homme et des journalistes s'est considérablement détériorée dans les provinces de l'Est, en particulier au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. La progression du M23 à l’Est s'est accompagnée d’actes de harcèlement, d’intimidation et de répression ciblant les acteurs engagés dans la défense et la
promotion des droits humains.
7. Par ailleurs un regain des discours de haine a été observé en lien avec la détérioration de la situation sécuritaire dans les provinces de l’Est. Au moins 12 allégations de discours de haine ont été documentées, dont cinq ont franchi le seuil de Rabat en matière d’incitation à la violence, à l’hostilité et à la discrimination. Ces discours visaient les membres des communautés Tutsi et Banyamulenge perçus par leurs auteurs comme des alliés présumés de l’AFC/M23.
8. Au cours de la période en revue, le BNCUDH a poursuivi ses activités de suivi, de plaidoyer et de renforcement des capacités. Il a apporté un appui à la mise en œuvre de projets d’assistance d’urgence aux victimes, soutenu la formation de magistrats, de membres des forces de sécurité ainsi que d’acteurs communautaires. Le BCNUDH a également contribué à des initiatives liées aux
entreprises et aux droits de l’homme. Le Bureau a également collaboré avec les mécanismes internationaux, notamment la Mission d’établissement des faits du HCDH, afin de documenter les violations graves et de soutenir les efforts de lutte contre l’impunité.
L’interpellation des officiers des FARDC a embrasé la toile. Les commentaires sont allés dans les sens les plus divers. Pour tordre le cou aux rumeurs, le président de la CNDH -Commission Nationale des Droits de l’Homme-, Paul Nsapu, a apporté toutes les précisions sur la situation des officiers généraux et supérieurs des FARDC récemment interpellés.
Au cours d’un point de presse conjoint avec le porte-parole des FARDC, le président de la CNDH, Paul Nsapu, a confirmé que ces officiers "sont vivants, en bonne santé et détenus dans des conditions conformes à la loi", avant d’indiquer qu’il a conduit une mission de vérification aux côtés d’autres organisations de défense des droits humains, à la suite des plaintes déposées par de proches des officiers concernés.
Et de préciser : "Nous avons pu échanger avec chacun d’eux. Aucun cas de mauvais traitement n’a été constaté. Ils sont en bonne santé, parfois dans un meilleur état que certains détenus de Makala ou de Ndolo", en soulignant qu’ils bénéficient d’accès au loisir et à la lecture dans leurs lieux d’assignation.
Il a, toutefois, précisé que les visites familiales ont été temporairement suspendues pour des raisons strictement liées à leur sécurité. Une mesure qui, selon lui, relève d’un encadrement légal et ne remet pas en cause leurs droits fondamentaux.
Pour sa part, le général-major Sylvain Ekenge a rappelé que les officiers interpellés sont tenus dans des résidences surveillées et mis à la disposition de l’auditeur général des FARDC pour la poursuite des investigations. Il a aussi réitéré que ces interpellations ont été effectuées "dans le strict respect des lois de la République".
En marge de cette mise au point, le porte-parole de l’Armée a dénoncé les récentes spéculations véhiculées par certaines ONG et médias, avant de revenir sur les attaques persistantes des rebelles du M23-AFC malgré l’accord de Doha. Il a appelé les négociateurs à prendre les mesures appropriées face à ces provocations, soulignant la disponibilité opérationnelle de l’Armée.
La Pros.
La Communauté Internationale accuse des signes de lassitude après un peu plus de trois décennies d’instabilité de l’Est congolais. Aux côtés des sanctions à l’encontre du régime rwandais et du leadership de l’AFC/M23, l’Union européenne appuie l’armée congolaise en renforcement des capacités des FARDC dans l’exécution de leurs missions essentielles. Il s’agit de la protection des populations civiles et la consolidation de l’autorité de l’État.
Pour ce faire, l’Union européenne a approuvé une nouvelle mesure d’appui à hauteur de 10 millions d’euros destiné aux Forces armées de la République démocratique du Congo dans le cadre de la Facilité européenne pour la paix. Cette décision a été officialisée par le Conseil de l’UE.
Ce financement complémentaire permettra de doter les FARDC en équipements militaires non létaux, adaptés aux besoins opérationnels des unités engagées sur le terrain. Il s’agit de la deuxième intervention du genre en faveur de l’armée congolaise : la première, adoptée en 2023, ciblait la 31ᵉ brigade de réaction rapide basée à Kindu. Avec cette nouvelle enveloppe, l’assistance globale de l’Union européenne atteint désormais 30 millions d’euros.
L’appui européen portera sur des outils destinés à améliorer le commandement et le contrôle des opérations, les conditions de déploiement, la prise en charge médicale, ainsi que l’équipement pour les patrouilles de surveillance sur les frontières fluviales. Les premières dotations sont prévues avant la fin de l’année 2026.
Le Conseil souligne par ailleurs que cette initiative témoigne de l’engagement continu de l’UE dans la réforme du secteur de la sécurité en RDC. Elle s’inscrit dans un cadre global qui associe plusieurs leviers d’intervention, y compris l’aide au développement, pour soutenir le processus de paix dans le pays.
La Pros.
Le Président de la République Démocratique du Congo a rencontré hier à Luanda, en marge du 7ème Sommet Union Africaine–Union Européenne, son homologue sénégalais, Bassirou Diomaye Faye. Les deux Chefs d’État ont échangé sur le renforcement de la coopération bilatérale entre Kinshasa et Dakar, la consolidation des liens d’amitié entre leurs peuples respectifs, ainsi que sur les défis majeurs auxquels l’Afrique est confrontée, notamment sur les plans sécuritaire, économique et institutionnel.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des consultations politiques en cours entre dirigeants africains présents à Luanda pour ce sommet UA-UE, qui se déroule sur deux jours.
En attendant, le Président Félix Tshisekedi est attendu pour intervenir lors de la première session thématique du sommet, consacrée à la paix, la sécurité, la gouvernance et le multilatéralisme.
Pendant deux jours, les Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine et de l’Union européenne vont orienter leurs réflexions sur le renforcement de la paix, de la stabilité, de l’intégration économique et du commerce intercontinental, tout en répondant aux défis contemporains tels que la transition écologique, la transformation numérique et le rôle croissant de l’Afrique sur la scène mondiale.
Plusieurs allocutions sont attendues pendant la cérémonie d’ouverture notamment, celle du Président angolais João Lourenço, Président de l’UA et hôte du Sommet, celle du Président du Conseil européen ainsi que le discours du Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guterres.
Le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo devrait aussi s’exprimer au cours de la première session thématique « Paix, sécurité, gouvernance et multilatéralisme » programmée ce lundi en milieu d’après-midi.
Le Sommet de Luanda envisage les modalités de relance de la relation Europe-Afrique. Il s’agit d’un partenariat de près de 25 ans visant à tracer les grandes lignes d’une coopération renforcée pour la prochaine décennie. Il devrait aboutir à une Déclaration de principes du Droit international.
La Pros.
Un incendie majeur a ravagé une partie des entrepôts centraux de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) à Kinshasa, dans la commune de Limete, dans la nuit du mercredi 20 novembre 2025. Fort heureusement, aucune perte en vie humaine ni aucun blessé ne sont à déplorer, l'incident a causé plutôt d'importants dégâts matériels. Selon le communiqué officiel de l'institution, des milliers de batteries au lithium destinées aux dispositifs électroniques de vote (DEV) ainsi que d'autres équipements logistiques essentiels ont été consumés par les flammes. L'origine du feu a été localisée dans la salle de stockage de ces mêmes batteries. La CENI souligne que la prompte réaction de ses équipes et des services de secours a permis de maîtriser le sinistre et de préserver une partie significative du matériel.
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
COMMISSION ELECTORALE NATIONALE INDEPENDANTE
CENI
COMMUNIQUE DE PRESSE N°014/CENI/2025
La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) porte à la connaissance de l'opinion publique qu'un incendie s'est déclaré, le mercredi 20 novembre 2025, dans une partie de ses Entrepôts Centraux situés au n° 3075 de l'avenue des Entrepôts, au quartier Kingabwa dans la commune de Limete à Kinshasa.
Aucun décès ni blessé n'a été enregistré à la suite de cet incident. Cependant, des pertes matérielles été constatées. L'incendie a entraîné la destruction de plusieurs équipements parmi lesquels :
- 3773 batteries en lithium des dispositifs électroniques de vote (DEV) datant de 2018,
- 17476 batteries en lithium des DEV datant de 2022 & 2023,
- 1778 panneaux solaires,
- 672 imperméables appartenant à la Base Centrale de Recensement (BCR) de l'Institut National de la Statistique (INS),
- 96 batteries ISO appartenant à la BCR/INS,
- 1360 écritoires appartenant à la BCR/INS,
- 771 casques moto appartenant à la BCR/INS,
- 410 rétroviseurs moto appartenant à la BCR/INS,
- 1606 paires de bottes,
- 1610 tentes de campagne.
Les premières investigations ont permis d'identifier l'origine de l'incendie, localisée dans la salle de stockage des batteries en lithium.
La vigilance et la réactivité des logisticiens et l'application des mesures de sécurité ont eu pour effet de limiter considérablement l'ampleur des dégâts matériels causés par l'incendie. Leur action a permis de préserver une partie significative des équipements stockés dans l'entrepôt, réduisant ainsi les pertes et contribuant au rétablissement rapide de la sécurité sur le site.
Par ailleurs, la mobilisation rapide des autorités de la ville de Kinshasa, l'appui des équipes de sapeurs-pompiers de SEP CONGO, CONGO FUTUR, MODERN CONTRUCTION, ANGEL COSMETIC et la promptitude des équipes techniques constituées du personnel de la CENI ont joué un rôle déterminant dans l'extinction de l'incendie.
Fait à Kinshasa, le 21 NOV 2025
Pour le Rapporteur empêché,
Paul MUHINDO MULEMBERI VAHUMAWA
Rapporteur Adjoint
(Par David MENGE)
En ce mois de novembre 2025, Son Excellence le Professeur Emile Ngoy, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République Démocratique du Congo en France, a reçu à Paris, une délégation d’experts du secteur public congolais en mission officielle. Cette délégation, conduite par Son Excellence Monsieur Guylain Nyembo, Ministre d’Etat, Ministre du Plan, séjourne en France afin de présenter le cadre général des investissements en République Démocratique du Congo.
Au cours de cette rencontre, les échanges ont mis en lumière : le rôle stratégique des institutions publiques dans la création d’un environnement économique attractif et sécurisé, l’importance de la collaboration entre le secteur public et le secteur privé pour renforcer la transparence, la compétitivité et la mutualisation des expériences, les opportunités émergentes offertes par la RDC dans plusieurs filières prioritaires, notamment les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, les mines et les technologies. L’Ambassadeur et le Ministre ont réaffirmé leur engagement commun à renforcer les partenariats internationaux et à promouvoir une image dynamique et ambitieuse de la RDC auprès des investisseurs présents en France et en Europe.
Le séjour de Son Excellence le Ministre du Plan a été rythmé par plusieurs moments forts, à commencer par sa participation au forum « Ambition Africa 2025 », organisé par Business France sous le haut patronage du Président Emmanuel Macron, les 18 et 19 novembre à Bercy. Le ministre y a présenté la vision de développement de la RDC à travers le Plan National Stratégique de Développement (PNSD 2024-2028), ainsi que plusieurs projets structurants, dont le Projet Vert Kindu-Kinshasa et le Grand Inga. Il a notamment plaidé pour un renforcement rapide des partenariats responsables et durables entre l’Afrique, l’Europe et la RDC. En symbole de cette présence congolaise, la Tour Eiffel a, durant ces deux jours, flotté aux couleurs du drapeau congolais.
Le 21 novembre 2025, le Salon Hoche à Paris 8ᵉ a accueilli, avec le soutien de Business France, le forum « Invest in DRC ». L’événement a permis au Ministre d’État, Ministre du Plan, Guylain Nyembo, d’exposer aux investisseurs français et au président du CIAN la stratégie économique de la RDC, appuyée par le PNSD 2024-2028, les réformes visant à améliorer le climat des affaires et les priorités sectorielles : énergie verte, hydrogène, mines, agro-industrie, digitalisation et infrastructures. Les agences publiques telles que l’ARCA, la DGCDI, SEGUCE, AZES, le CEEC, l’ANSER, la SNEL, l’ACGT et l’UC-PPP ont présenté leurs projets phares.
En marge du forum, l’Ambassadeur de la RDC en France, le Professeur Émile Ngoy, a réuni le ministre d’Etat, Ministre du Plan et les élus français d’origine congolaise du CEFOCK, poursuivant ainsi sa tradition d’accueil et de mise en réseau des autorités congolaises.
Le 22 novembre, toujours aux Salons Hoche, la Directrice générale de l’ANAPI, Madame Rachel Pungu Luamba, a organisé avec l’Ambassade de la RDC un forum consacré à la diaspora congolaise, la plus importante d’Europe. Intitulée « Rencontre d’affaires avec la diaspora congolaise », cette initiative visait à présenter les missions de l’Agence nationale pour la promotion des investissements et les dispositifs d’accompagnement offerts aux entrepreneurs désireux d’investir en RDC. Là encore, les organismes publics (ARCA, DGCDI, SEGUCE, AZES, CEEC, ANSER, SNEL, ACGT, UC-PPP) ont exposé leurs projets prioritaires et leurs rôles respectifs.
La rencontre s’est clôturée par une intervention de l’Ambassadeur Émile Ngoy, qui a salué la participation du public et exprimé son souhait de voir cet événement reconduit. Il a également rendu hommage aux élus français d’origine congolaise pour leur attachement à la RDC, qu’ils continuent de représenter et de valoriser au-delà des frontières.
Dans une intervention qui sonne comme un véritable plaidoyer pour la justice sociale, le Ministre des Droits humains, Me Samuel Mbemba Kabuya, a lancé le samedi 22 novembre 2025 un double message fort à l'endroit des employeurs et des travailleurs congolais. D'une part, une recommandation ferme pour le paiement ponctuel des salaires et avantages de fin d'année ; d'autre part, l'annonce d'un programme inédit d'écoute et de médiation qui débutera dès le 6 janvier 2026. Une offensive en deux temps pour garantir le respect de la dignité humaine en milieu professionnel.
A l'approche des fêtes de Noël et du Nouvel An, une période traditionnellement marquée par des dépenses familiales importantes, le Ministre des Droits humains a pris les devants pour prévenir les tensions sociales et garantir que chaque travailleur puisse célébrer dignement. Dans sa communication, Me Samuel Mbemba Kabuya a exhorté chaque employeur, du secteur public comme privé, à faire preuve de responsabilité.
"A l'approche des festivités de Noël et du Nouvel An, le Ministre des Droits humains recommande à chaque employeur de prendre les dispositions nécessaires pour payer en temps utile les salaires et tous les avantages auxquels les travailleurs ont droit à la fin de l'année afin de permettre à ceux-ci de fêter dans le respect de leurs droits fondamentaux et de la dignité humaine," a-t-il déclaré avec fermeté.
Pour donner tout son poids à sa recommandation, le Ministre a solidement ancré son propos dans le marbre de la loi, rappelant les obligations claires qui incombent aux employeurs. Il a spécifiquement cité l'article 7, alinéa h, du Code congolais du travail, qui définit la rémunération de manière exhaustive.
"Conformément au Code congolais du travail, les travailleurs ont droit à la rémunération", a-t-il martelé, avant de détailler ce que ce droit recouvre : "Il en est ainsi notamment du salaire ou traitement, des commissions, de l’indemnité de vie chère, des primes, de la participation aux bénéfices, des sommes versées à titre de gratification ou de mois complémentaires, des sommes versées pour prestations supplémentaires, de la valeur des avantages en nature, de l'allocation de congé ou de l'indemnité compensatoire de congé, des sommes payées par l'employeur pendant l'incapacité de travail et pendant la période précédant et suivant l'accouchement".
Ce rappel détaillé vise à ne laisser aucune place à l'ambiguïté : le paiement de fin d'année n'est pas une faveur, mais une obligation légale et un droit fondamental.
La porte du Ministère ouverte aux travailleurs
Me Samuel Mbemba Kabuya a annoncé une initiative d'une portée considérable. A compter du mardi 6 janvier 2026, il institutionnalise une journée d'audience hebdomadaire dédiée aux travailleurs.
"Dès le 06 janvier 2026, il recevra, chaque mardi, les travailleurs congolais ayant des dénonciations à faire par rapport à leurs droits violés", précise sa communication. Cette mesure offre un canal direct et de haut niveau pour les employés qui se sentent lésés, exploités ou dont les droits fondamentaux sont bafoués par leurs employeurs.
Le Ministre promet une action concrète. Il s'engage personnellement à "organiser la médiation entre les employeurs et les travailleurs en situation de conflits liés aux droits fondamentaux de ces derniers". Cette démarche de médiation institutionnelle vise à résoudre les conflits à l'amiable lorsque c'est possible, mais aussi à mettre la pression nécessaire pour que justice soit rendue, restaurant ainsi un climat de confiance et de respect mutuel dans le monde du travail.
Cette double initiative du Ministre des Droits humains est un signal puissant. Elle réaffirme que la dignité du travailleur est une composante non négociable des droits humains et que l'État, à travers son ministère, entend jouer pleinement son rôle de régulateur et de protecteur.
La Pros.
(Par Jeanne Lagarde, Chargée de plaidoyer Afrique subsaharienne de RSF)
La République démocratique du Congo (RDC) a chuté de 10 places par rapport à l'année dernière dans le Classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF) en 2025 et occupe désormais la 133 place sur 180 pays et territoires. En cause, la guerre qui sévit à l'est du pays depuis plusieurs années, notamment depuis la prise de la ville de Goma, en janvier 2025, par les rebelles du M23 soutenus par l'armée rwandaise.
L'année 2025 a été particulièrement terrible pour les journalistes du Nord et du Sud-Kivu. Dès le mois de janvier, un directeur de radio communautaire s’inquiétait : Nous ne savons plus quoi faire pour échapper aux bombes qui sont en train de tomber sur les civils. Les journalistes sont ciblés pour leur travail d’information : assassinats, enlèvements, arrestations arbitraires, détentions, agressions, pillages et fermetures de radios communautaires par dizaines, vol de matériel, menaces directes….
Ces atteintes sont accompagnées de leur lot de conséquences. Les radios communautaires, vecteurs d'information de proximité essentiels, sont réduites au silence et reprennent difficilement. Une majorité de journalistes sont contraints de fuir, d'entrer dans la clandestinité et d'abandonner leur travail, laissant un désert informationnel derrière eux. L'autocensure s'installe. En un mot, l'accès à l'information est gravement compromis. Et, alors que la situation exige plus de rigueur que jamais dans le traitement de l'information, il faut aussi composer avec d'autres enjeux. Parmi eux, le contrôle de l'information par les parties prenantes de la guerre : dans les territoires occupés, le M23 interdit de relayer certains médias basés dans la capitale Kinshasa, impose des directives et des éléments de langage, menace les journalistes quand il n'essaie pas de les recruter en tant que communicants. De son côté, le Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication (CSAC), censé être le garant de la liberté de la presse, multiplie les décisions restrictives et la censure.
Alors que la presse est prise en étau entre les violences et injonctions des rebelles du M23 et les menaces des autorités étatiques, que l'insécurité est omniprésente et que les infrastructures nécessaires à la transmission de l’information sont perturbées, vers qui s'informer ? Et comment continuer à le faire ? Ce rapport restitue un travail de recherche et de recueil de témoignages mené par les équipes de Journaliste en danger (JED), partenaire de RSF depuis plusieurs années. Il dresse de manière méticuleuse et à travers plusieurs témoignages un tableau alarmant de la situation des médias et des journalistes à l’est de la RDC depuis la prise de Goma en janvier 2025, et met en lumière la vulnérabilité des professionnels des médias, dont le travail est plus essentiel que jamais.
Il rappelle, enfin, une nécessité trop souvent oubliée : toute solution à cette grave crise doit absolument prendre en compte la protection et le respect du droit à l’information. Ce dernier ne peut être assuré qu'en cessant d'attaquer ou de mettre en danger les journalistes
Depuis Genève, en Suisse, où il séjourne, dans le cadre d’une mission officielle stratégique, Patrick Muyaya Katembwe, Ministre de la Communication et médias, a accepté de s’exprimer sur la situation actuelle du pays, lors d’une interview accordée à Bienvenu Bakumania, DG de l’ACP, et Willy Kalengayi, DG de Géopolis.
Durant cet entretien exclusif, le Porte-parole du Gouvernement a apporté un éclairage complet sur les efforts engagés pour la restauration de la paix dans l’Est de la RDC ainsi que sur l’évolution des processus de Doha et Washington, où Kinshasa est en pourparlers respectivement avec le M23 et le Rwanda pour résoudre durablement la crise qui dure depuis plus de trois décennies. Dans sa communication, le Ministre Patrick Muyaya Katembwe a réaffirmé la détermination du Gouvernement congolais, sous le leadership du Président Félix Tshisekedi, à défendre jusqu’au bout la souveraineté et l’étendue du territoire national, appelant à la plus grande vigilance populaire face à toute manipulation.
‘’Il y a trop d’agitation. Il ne faut pas tromper le peuple de Dieu. Nous sommes un Gouvernement. Nous n’allons pas nous mettre dans un jeu de ping-pong avec ceux qui sont appelés à disparaitre. Il ne faut pas vous faire des illusions sur la finalité des discussions. Ils vont surement trouver autre chose. Sur la forme actuelle, ils n’existeront plus. C’est cela la vérité qu’ils ne veulent pas admettre. Toute cette agitation et tous ces mensonges qui ne reflètent en rien l’esprit des discussions, s’inscrivent dans une seule volonté, celle de justifier leur existence et penser entretenir une certaine clientèle. L’Accord de Washington fixe le cadre. Au chapitre de l’intégration, tout est clair. On parle de l’intégration au cas par cas. Dans la gymnastique du rôle entre père et fils, le père renie les liens avec son fils. Et vis-versa. Mais, nous savons tous la réalité, les facilitateurs savent que le fils n’aurait jamais existé sans le père. Aujourd’hui, dans tout ce qui sera conclu, il ne faut pas rêver. Le processus est certes complexe. Mais nous nous sommes mis d’accord sur huit points. Il y a des principes. Lorsque vous regardez les dispositifs de l’Accord-cadre de Doha, on parle de Washington, la Constitution. Ce n’est pas aisé de penser qu’on peut dérouter le peuple lorsque l’on sait les soubassements de discussions que nous avons. Pour nous, comme Gouvernement, la première urgence est humanitaire parce que nous avons en face de nous des gens qui donnent la mort’’, a clarifié, dans sa communication, le Ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya Katembwe.
La Pros.


