Réuni à Kinshasa ce 25 octobre 2025, le Rassemblement des Compagnons d’Étienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès Social (RCET-CPS) a rejeté, dans une déclaration politique rendue publique, l’initiative dénommée « Sauvons la RDC », annoncée à Nairobi par des figures de l’opposition. Pour cette structure héritière du combat démocratique du Sphinx de Limete, cette nouvelle plateforme n’est qu’un « attelage sans vision, sans idéologie, ni programme », porté par ceux-là mêmes qui ont, pendant dix-huit ans, contribué à l’effondrement de l’État et aux violations massives des droits humains. Tout en dénonçant la tentative de travestir le débat politique et de présenter le Chef de l’Etat comme un dictateur, le RCET-CPS rappelle que les libertés publiques sont aujourd’hui garanties, contrairement aux pratiques répressives du passé. Dans le même élan, il appelle les compagnons égarés à regagner la ligne originelle du combat mené aux côtés d’Étienne Tshisekedi wa Mulumba, et à se mobiliser autour du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour la consolidation de la République. Le Rassemblement des Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI pour le Changement et le Progrès Social, s’est réuni ce samedi 25 octobre 2025 à Kinshasa, et à ce sujet, un seul point était inscrit à l’ordre du jour, à savoir : La création de la Plateforme dénommé ‘’SAUVONS LA RDC’’, et déclare ce qui suit : 1. Le Rassemblement des Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI pour le Changement et le Progrès Social, a suivi avec attention la création d’une unième Plateforme politique dénommée ‘’SAUVONS LA RDC’’ à Nairobi au Kenya, Pays devenu la plaque tournante de l’Opposition politique et stratégique contre le régime de Kinshasa. Pour rappel, le Président Kenyan RUTO avait nommé en dehors de toutes les règles diplomatiques d’usage, un Consul général à Goma, zone occupée par les rebelles d’AFC/M23. Le RCET-CPS s’interroge à haute voix que ceux qui, dix-huit ans durant, étaient à la recherche de quinze personnes et qui ont détruit systématiquement la RDC, peuvent aujourd’hui prétendre la sauver ? 2. Le Rassemblement des Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI pour le Changement et le Progrès Social note que ceux qui se sont réunis à Nairobi constituent un assemblage mal ficelé, sans vision, sans idéologie, ni programme. Comment peut-on traiter abusivement le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO de dictateur et de tyran alors que leurs membres de retour de Nairobi, ont tenu librement leurs conférences de presse publiques ? Ceux qui étaient invités par les services ne l’ont été qu’à titre d’information et ont regagné leur domicile en toute sérénité. Où est la dictature ? Où est la tyrannie s’il faut comparer ce que les citoyennes et citoyens de la RDC ont vécu durant leur régime ? Ils oublient que le peuple congolais se souviendra toujours des cas de morts des militants de l’UDPS brulés vifs à leur siège, de Floribert CHEBEYA et BAZANA, d’Armand TUNGULU, des adeptes de BUNDU-dia-KONGO pour ne citer que ceux-là. L’on se souviendra aussi des arrestations multiples de Gabriel MOKIA, de Franck DIONGO, de Martin FAYULU, de Moise MONINDELA, de Bruno TSHIBALA, d’Eugène DIOMI NDONGALA, de LISANGA BONGANGA et tant d’autres ? 3. Le Rassemblement des Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI pour le Changement et le Progrès Social lance un vibrant appel aux Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI qui se sont écartés du droit chemin qu’ils se souviennent des valeurs défendues et du combat mené aux côtés de notre Leader, Père de la démocratie congolaise, Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA, d’heureuse mémoire, à regagner les rangs autour du Président de la République, Son Excellence Felix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO pour bâtir ensemble la République. En tout état de cause, le Rassemblement des Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI pour le Changement et le Progrès Social considère que la rencontre de Nairobi est un attelage pour les retrouvailles des membres du FCC, constitués en FCC/ Bis. Fait à Kinshasa, le 25 octobre 2025 Pour le Rassemblement des Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI pour le Changement et le Progrès Social, Jean Pierre LISANGA BONGANGA Coordonnateur Président National de la Convention Chrétienne pour la Démocratie
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Lors de la 64ème réunion du Conseil des Ministres, présidée par le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, vendredi 24 octobre 2025, à la Cité de l’Union Africaine, à Kinshasa, la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a présenté aux membres du Gouvernement un projet ambitieux consacré à l’extension de la ville de Kinshasa. Ce projet, fruit d’un partenariat stratégique entre la RDC et le Consortium Sino-Congo Development Zone, s’étendra sur 430 km² et couvrira plusieurs zones d’activités économiques, marquant une étape clé d’une capitale engagée sur la voie d’une urbanisation projet s’étendra sur 430 km² et couvrira plusieurs zones d’activités économiques. Il s’agit notamment des zones industrielle, agropastorale, résidentielle, administrative et commerciale, d’une base logistique, d’une zone verte ainsi que de différents espaces aménagés pour les besoins touristiques, la mise en place des infrastructures de base et plusieurs autres projets intégrés. maitrisée, planifiée et équilibrée. La RDC et Consortium Sino-Congo Development Zone ont déjà signé, depuis le 23 octobre 2025, une convention de collaboration pour faire avancer cette politique innovante. ‘’Dans sa globalité, le La Première Ministre a tenu à souligner que la réussite de ce projet transversal est tributaire de l’engagement collectif et de la collaboration nécessaire entre l e Gouvernement central, dont environ huit (8) Ministères sont concernés, la Ville de Kinshasa, les organes techniques du Gouvernement directement impliqués, les entreprises étatiques et privées partenaires et les institutions financières. A cet effet, elle a invité le Ministre d’État, Ministre de l’Urbanisme et Habitat à lui fournir, dans les meilleurs délais, une feuille de route mettant en exergue toutes les étapes critiques à l a mise en œuvre de ce projet ainsi que les responsabilités directes qui incombent à chaque partie prenante pour un suivi efficace’’, informe, dans le compte rendu du Conseil, le Ministre de l a Communication et médias, Patrick Muyaya Katembwe. La Pros.
COMPTE-RENDU DE LA SOIXANTE-QUATRIEME REUNION ORDINAIRE DU CONSEIL DES MINISTRES Vendredi 24 octobre 2025
Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO a présidé, ce vendredi 24 octobre 2025 à la Cité de l’Union Africaine à Kinshasa, la soixante-quatrième réunion ordinaire du Conseil des Ministres du Gouvernement de la République. Cinq (05) points étaient inscrits à l’ordre du jour, à savoir : I. Communication de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat ; II. Points d’information ; III. Approbation d’un relevé de décisions du Conseil des Ministres ; IV. Examen et adoption d’un dossier ; V. Examen et adoption de textes. I. COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE La communication du Président de la République, Chef de l’Etat a porté sur deux (02) points principaux, à savoir : 1. De la nécessité d’impliquer les Ambassades et Missions diplomatiques de la République Démocratique du Congo lors des missions officielles à l’étranger En vue de renforcer la coordination des missions officielles à l’étranger, le Président de la République a rappelé aux membres du Gouvernement, responsables des Entreprises du Portefeuille, des Etablissements et Services publics, la nécessité d’impliquer et de travailler étroitement avec les Ambassades et Missions diplomatiques de la République Démocratique du Congo. Il a souligné que nos Ambassades et Missions diplomatiques constituent, en effet, les prolongements de la souveraineté nationale au-delà de nos frontières. Investies de la mission de défendre les intérêts de l’Etat, d’assurer sa représentation et de garantir la cohérence de sa politique étrangère, elles doivent être pleinement associées à toute action officielle menée au nom de la République. A cet égard, le Président de la République a insisté sur l’obligation pour tout Officiel, quel que soit son rang ou la nature de sa mission, d’informer systématiquement le Ministère des Affaires Etrangères de tout déplacement officiel à l’extérieur du pays. Cette information permettra la transmission, en temps utile, des détails de la mission à la représentation diplomatique compétente, en vue d’un accompagnement approprié et d’une coordination optimale. Dorénavant, aucune mission officielle à l’étranger ne devra être entreprise sans information préalable du Ministère des Affaires Etrangères et sans la participation active de la Mission diplomatique ou consulaire du pays d’accueil. A cet effet, la Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Internationale, de la Francophonie et de la Diaspora Congolaise a été instruite de mettre en place un dispositif formel d’encadrement, de suivi et de communication entre son Ministère et nos postes diplomatiques à l’étranger, de manière à garantir la pleine implication de ceux-ci dans la préparation, l’exécution et le suivi des missions officielles de la République. 2. De la mise en place de la Task Force permanente d’évaluation des engagements de la RDC dans la lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits Face à la recrudescence des violences sexuelles liées aux conflits armés, dont les statistiques publiées par plusieurs sources nationales et internationales ont mis en lumière une situation particulièrement alarmante, le Président de la République est revenue sur la communication qu’il avait faite à la 50ème réunion du Conseil des Ministres tenue le 4 juillet 2025, et les directives précises et fermes données aux Institutions concernées par la mise en œuvre de l’Addendum au Communiqué conjoint de 2019. Ces instructions visaient à traduire en actions concrètes notre engagement collectif pour la tolérance zéro face à l’impunité des crimes sexuels, conformément aux six objectifs du quinquennat 2024-2028, en particulier ceux relatifs à la paix, à la dignité humaine, à la gouvernance et à la sécurité nationale. Dans ce cadre, les informations qui lui sont parvenues font état de progrès significatifs, notamment :- L’élaboration et la validation de la Feuille de route actualisée des Forces Armées de la République Démocratique du Congo ;- L’adoption du deuxième Plan d’action de la Police Nationale Congolaise en matière de lutte contre les violences sexuelles ;- La mise en place, par la Coordination présidentielle chargée de la Jeunesse, de la Lutte contre les Violences faites aux Femmes et de la Traite des personnes, du Plan de suivi et de renforcement de la Ligne verte 122, outil essentiel d’alerte et d’assistance aux victimes. Ces avancées témoignent d’une volonté réelle de nos Institutions de répondre aux attentes légitimes du Peuple Congolais et de nos partenaires internationaux. Le Président de la République a tenu, à cet égard, à féliciter chaleureusement les FARDC, la Police Nationale Congolaise et la Coordination présidentielle pour ces réalisations structurantes et pour leur engagement constant en faveur de la protection et de la dignité des victimes. Afin d’assurer une mise en œuvre effective et durable de ces initiatives, il a enjoint à chaque Ministre de tutelle concerné, ainsi qu’à la Direction de son Cabinet, de mobiliser sans délai les ressources financières nécessaires en vue de permettre aux Institutions impliquées d’atteindre pleinement leurs objectifs. «Il est impératif que ces moyens soient alloués et exécutés avec célérité, afin de consolider les acquis et de garantir un suivi régulier et rigoureux des résultats », a insisté le Président de la République. A cet effet, il est institué, sous son autorité, une Task Force permanente, placée sous la coordination de la Coordonnatrice présidentielle chargée de la Jeunesse, de la Lutte contre les Violences faites aux Femmes et de la Traite des personnes. Cette réunira périodiquement les représentants des Institutions concernées, en vue d’évaluer le niveau de mise en œuvre des engagements pris et d’assurer la cohérence interinstitutionnelle des interventions sur le terrain. Intervention de la Première Ministre Dans la suite de la communication du Président de la République, la Première Ministre, Cheffe du Gouvernement est revenue sur la nécessité de continuer à respecter de la procédure de la chaîne des dépenses publiques par les membres du Gouvernement dans l’objectif d’exécuter les instructions de son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, notamment sur la nécessité de protéger le pouvoir d’achat de nos compatriotes. Et de se conformer à une série de mesures pour assurer à notre monnaie nationale, le Franc Congolais, une stabilité sur le marché de change. Ce résultat traduit la détermination du Gouvernement à maintenir la stabilité macroéconomique, soutenue par une politique monétaire crédible et cohérente conduite par la Banque Centrale du Congo. Toutefois, amélioration conjoncturelle ne pourrait se consolider qu’en faisant preuve de rigueur budgétaire constante. La stabilité de notre monnaie et la confiance de nos partenaires reposent sur le respect scrupuleux de la chaîne de la dépense publique et sur une coordination étroite entre la politique budgétaire et la politique monétaire. La Première Ministre a tenu à souligner que l’Arrêté interministériel du 20 décembre 2024, publié au Journal Officiel, le 8 janvier 2025, a consacré le Manuel révisé à titre transitoire des procédures et du circuit de la dépense publique. Ce document constitue une référence commune. Task : Force cette Il définit avec précision les étapes de la dépense publique, à savoir : engagement, liquidation, ordonnancement et paiement, fondées sur le Plan d’Engagement Budgétaire et le Plan de Trésorerie. Le respect de ces règles ne relève pas d’une formalité administrative, mais d’une exigence économique. C’est ce qui permettra au Gouvernement de consolider les gains récents du Franc Congolais, de maîtriser l’inflation et de préserver sa crédibilité auprès du Fonds Monétaire International, de la Banque mondiale et de nos partenaires. Tout engagement non planifié ou dépense hors circuit affaiblit la trésorerie et compromet les réformes de gouvernance financière que nous avons entreprises. Abordant un autre chapitre, la Première Ministre accorde une importance particulière au bon fonctionnement des services publics, lequel suppose le paiement régulier des frais de fonctionnement conformément aux crédits budgétaires alloués. Il est tout aussi essentiel de veiller à la prise en charge effective de toute autre dépense, engagée dans le respect des procédures légales, afin d’assurer la continuité de l’action publique et d’éviter tout déséquilibre dans la mise en œuvre des politiques gouvernementales. La Première Ministre dit compter sur l’engagement et la rigueur des membres du Gouvernement pour consolider les acquis récents, maintenir la stabilité financière et garantir la réussite du Programme d’Actions du Gouvernement. Ainsi, elle a demandé au Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget de veiller à la stricte exécution du Plan d’Engagement Budgétaire et au Ministre des Finances de s’assurer que les paiements se fassent exclusivement selon le Plan de Trésorerie, en fonction de la disponibilité réelle des ressources. Enfin, la Première Ministre a aussi fait le point sur le projet d’extension de la ville de Kinshasa. C’est ainsi qu’elle a présidé au nom du Président de la République, le jeudi 23 octobre 2025, la cérémonie de signature de la Convention de collaboration entre la République Démocratique du Congo et le Consortium Sino-Congo Development Zone. La Convention porte sur l’extension et la modernisation de la ville de Kinshasa, orientée vers une urbanisation maitrisée, planifiée et équilibrée. Dans sa globalité, le projet s’étendra sur 430 km² et couvrira plusieurs zones d’activités économiques. Il s’agit notamment des zones industrielle, agropastorale, résidentielle, administrative et commerciale, d’une base logistique, d’une zone verte ainsi que de différents espaces aménagés pour les besoins touristiques, la mise en place des infrastructures de base et plusieurs autres projets intégrés. La Première Ministre a tenu à souligner que la réussite de ce projet transversal est tributaire de l’engagement collectif et de la collaboration nécessaire entre le Gouvernement central, dont environ huit (8) Ministères sont concernés, la Ville de Kinshasa, les organes techniques du Gouvernement directement impliqués, les entreprises étatiques et privées partenaires et les institutions financières. A cet effet, elle a invité le Ministre d’État, Ministre de l’Urbanisme et Habitat à lui fournir, dans les meilleurs délais, une feuille de route mettant en exergue toutes les étapes critiques à la mise en œuvre de ce projet ainsi que les responsabilités directes qui incombent à chaque partie prenante pour un suivi efficace. II. POINTS D’INFORMATION II.1. Etat et administration du territoire La Vice-Ministre de l’Intérieur, Sécurité et Décentralisation a présenté au Conseil, le rapport sur l’état et l’administration du territoire national. Au cours de la semaine qui s’achève, l’état d’esprit de la population demeure calme, et a été marqué notamment par :- L’évolution des faits sur la ligne de fronts et la situation humanitaire dans les territoires occupés ;- L’attente de l’issue des discussions de Washington et l’effectivité du cessez le feu décidé à Doha ;- Le début de la baisse des prix des biens et services consécutivement à l’appréciation du Franc Congolais face à la devise étrangère. Sur le plan politique, il a été fait état de la résurgence des crises au sein des Institutions de quelques provinces telles que la Tshopo, de Maï-Ndombe, du Haut-Lomami, du Kwango et du Sud Kivu, avec risque d’extension dans d’autres provinces. par une diminution du nombre des nouveaux cas de choléra passant de 1.148 à 1.051 cas suspects dont 36 décès, soit une létalité de 3,4 % (contre 2,1% à la 40ème semaine). Dans certains cas, les causes sont essentiellement liées à la gouvernance et au mécanisme de fonctionnement des Assemblées provinciales notamment le contrôle parlementaire des Exécutifs provinciaux. Et dans d’autres cas, les différents rapports des services font état des influences des leaders politiques et chefs des partis qui, depuis Kinshasa, tirent les ficelles afin de prendre le contrôle des provinces. De ce fait, elle envisage de réunir tous les Chefs des partis aux fins de les inviter à privilégier la stabilité des Institutions provinciales pendant cette période critique où la Nation demeure confrontée à une grave crise sécuritaire dans sa partie orientale. Dans le chapitre du banditisme et criminalité, la Vice-Ministre de l’Intérieur, Sécurité et Décentralisation a informé le Conseil des actes de braquage et attaques par des criminels enregistrés ces derniers jours, dont les cibles sont les agences financières, les régies financières, les shops et magasins de dépôts, dans les villes de Kinshasa, Lubumbashi et autres agglomérations urbaines. Tenant compte de la tendance haussière de la criminalité à l’approche de la fin de l’année, le Ministère de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, a pris les dispositions nécessaires pour répondre à ce fléau. Il sied d’indiquer que ces criminels sont en majorité des repris de justice. Le Conseil a pris acte de ce rapport. II.2. Situation sécuritaire Au nom du Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Economie Nationale a informé les membres du Conseil de la situation opérationnelle et sécuritaire. Il a indiqué que la situation des opérations militaires durant la période concernée est marquée par de nombreuses attaques des agresseurs et la détermination des FARDC à protéger nos populations, dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud Kivu et par la poursuite de la traque des groupes armés en Ituri ainsi que dans le triangle formé par le Kongo Central, ville de Kinshasa et le Grand Bandundu. Le Conseil a pris acte de ce rapport. II.3. Situation épidémiologique en République Démocratique du Congo Le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale a présenté le tableau épidémiologique en République Démocratique du Congo, avec un accent particulier sur la maladie à virus Ebola, le Choléra et le Mpox. Pour ce qui est de la maladie à virus Ebola, depuis le début de l’épidémie jusqu’au 22 octobre 2025, le cumul est de 64 cas (53 cas confirmés et 11 probables) dont 45 décès (34 de cas confirmés et 11 de cas probables), soit une létalité globale de 70,3% et une létalité parmi les confirmés de 64,1%. A ce jour, le cumul des guéris est de 19 personnes et on compte 13 patients suspects dans les Centres de Traitement d’Ebola à Bulape. S’agissant du Choléra, comparée à la semaine passée, la tendance à la 41ème semaine épidémiologique est marquée Dans la ville de Kinshasa qui fait face à une résurgence épidémique de choléra depuis la 16ème semaine épidémiologique, il a été notifié au cours de la 41ème semaine, 22 nouveaux cas suspects dont un décès. Quant au Mpox, par rapport à la semaine passée, la tendance à la 41ème semaine est marquée par une diminution du nombre de nouveaux cas suspects de 679 à 608, soit une baisse de 10,4%. Le Conseil a pris acte de cette note d’information. II.4. Note d’information relevant du secteur de la Justice Le Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a présenté au Conseil la note portant réglementation des sceaux en République Démocratique du Congo. Rappelant les prescrits du Décret no16/015 du 21 avril 2016 qui règlemente l’usage, la fabrication et la reproduction des sceaux officiels de la République Démocratique du Congo, il a fait savoir qu’il en existe deux types institutionnels : le sceau de l’Etat relevant exclusivement du Président de la République avec les actes placés sous son régime et les sceaux officiels de la Primature, des différents Ministères, Institutions et services publics dont les spécimens demeurent sous sa garde. Partant, ledit Décret interdit de recourir aux fabricants des sceaux et autres producteurs non agréés afin de lutter contre la contrefaçon et la falsification des documents officiels punissables en vertu de l’article 121 du Code Pénal Congolais d’un an à quinze ans de servitude pénale assortie d’une amende. C’est dans ce cadre que son Ministère a, depuis 2004, confié la fabrication des sceaux officiels au Groupe Chanimetal avec comme sous-traitant la société Mirak Sarl tandis que le Sceau de l’Etat a été produit par Exilis Electrone Chanical Engenering et Design. Parmi les défis, le Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a souligné entre autres, l’urgence d’uniformiser tous les sceaux afin de mettre fin à la confusion qui règne au sujet de l’utilisation des Sceaux officiels et du Sceau de l’Etat. Le Conseil a pris acte de cette note d’information. II.5. Note d’information relevant du secteur Télécommunication de la Bouclant le chapitre relatif aux points d’informations, le Ministre des Postes et Télécommunications aux membres du Conseil le projet d’organisation des états généraux des secteurs de Postes et de la Télécommunication, vecteur du développement et porteur de croissance économique pour son caractère transversal. De l’état des lieux fait avec tous les acteurs, pour ce qui est du secteur la poste, il y a entre autres nécessité de relancer la banque postale et de mettre fin à la spoliation flagrante et l’occupation illégale des biens fonciers et immobiliers de la SCPT. Pour ce qui est du secteur de la Télécommunication, il y a nécessité de prendre des mesures incitatives à l’investissement privé dans le secteur pour une meilleure connectivité du territoire national. Tenant compte de ce contexte, l’organisation de ces états généraux s’impose pour lever des options et projeter le développement du secteur en vue de l’émergence de l’économie nationale, et la matérialisation de la vision du Président de la République sur la réduction de la fracture numérique et les défis de la connectivité de tous les 145 territoires. Au vu du caractère transversal et de l’évolution technologique, la Poste et les Télécommunications sont devenues incontournables pour tous les secteurs de la vie nationale qui restent tributaires des infrastructures de télécommunication. Le Conseil a pris acte de cette note d’information. III. APPROBATION D’UN RELEVE DE DECISIONS Les membres du Conseil ont approuvé le relevé de décisions prises lors de la 63ème réunion ordinaire du Conseil des Ministres du vendredi 17 octobre 2025. IV. EXAMEN ET ADOPTION D’UN (01) DOSSIER IV.1. Dossier relevant du secteur de la Justice Le Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a soumis, à l’examen du Conseil, le dossier relatif à la situation carcérale dans les prisons et centres de détention. En effet, dans un contexte marqué par la montée de la criminalité corrélée à la démographie galopante de la population carcérale et le manque criant des ressources et des infrastructures pénitentiaires, le système pénitentiaire Congolais accuse des graves insuffisances sur les droits des détenus et fait face à d’énormes défis dans sa mission de sécurité publique à travers la garde, la sécurité des personnes privées de liberté et leur réinsertion sociale. Ainsi, le dossier présenté comprend des études de faisabilité incluant des éléments chiffrés des différentes propositions de solutions élaborées grâce au concours et à la collaboration des différents services du Ministère de la Justice. Le Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a précisé qu’il est appuyé et alimenté des éléments factuels de ses missions d’inspection et de travail, dès sa prise des fonctions, dans les prisons et centres de détention suivants : la prison Centrale de Makala, la prison militaire de Ndolo, le centre de détention de Luzumu, situé dans la province du Kongo Central, ainsi que les prisons et centre de détention dans le Grand Katanga. Partant de l’état des lieux des prisons et centres de détention, il a respectivement fait le point sur l’alimentation des détenus et la gestion des approvisionnements, les mesures urgentes de désengorgement, l’agenda sur la réforme pénitentiaire ainsi que sur les missions d’inspection. Face à ce tableau, le Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a présenté les mesures et actions à court, moyen et long termes pour rendre les maisons carcérales conformes aux normes. Après débats et délibérations, ce dossier a été adopté. V. EXAMEN ET ADOPTION DE DEUX (02) TEXTES V.1. Projet de Loi Le Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a soumis, pour examen et adoption, le Projet de Loi portant autorisation de la prorogation de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu pour une période de 15 jours prenant cours le 03 novembre 2025. Ce régime d’exception demeure lié à la situation sécuritaire préoccupante dans les deux provinces susmentionnées par la présence des armées étrangères et d’autres forces négatives. Après débats et délibérations, ce projet de Loi a été adopté. V.2. Projet de Décret Le Ministre de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovations a, pour sa part, soumis à l’examen et à l’adoption du Conseil, le projet de Décret portant institution, modalités d’octroi et de gestion d’une bourse nationale dénommée : « Programme Excellentia– RDC ». Ce texte relève les questions d’institution et des objectifs dudit programme qui est placé sous son autorité. Il en établit les principes et modalités de gestion. S’agissant des conditions d’éligibilité, ce projet de Décret précise que le programme Excellentia-RDC répond aux critères de nationalité Congolaise, d’obtention d’une moyenne égale ou supérieure à 80% à l’Examen d’Etat. Les modalités d’organisation du concours et d’octroi de la bourse y sont également reprises. Il prévoit aussi la possibilité d’envisager une délégation de service public avec des organismes publics ou privés expérimentés dans ce domaine pour assurer une prise en charge efficiente du Programme. Par ailleurs, ce texte identifie les sources de financement du Programme, à savoir : le Trésor Public suivant une ligne de crédit inscrite dans la Loi des finances. Il bénéficie également de diverses contributions sous forme notamment de dons, legs et subventions ainsi que de toutes autres ressources autorisées par la législation en vigueur. Il précise aussi que les bourses « Excellentia » seront orientées vers les priorités du pays et les filières stratégiques. Sa gestion se fera à travers le Ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire qui est l’ordonnateur des crédits affectés à ce programme. Après débats et délibérations, le Conseil a adopté ce projet de Décret. Bien avant la clôture de la réunion du Conseil des Ministres de ce jour, la Première Ministre, Cheffe du Gouvernement a informé les membres du Conseil de la démission du Ministre d’Etat, Ministre de l’Industrie, Aimé BOJI SANGARA, ainsi que de la prise d’acte qui s’en est suivie. Commencée à 16h02’, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin à 18h08’. Patrick MUYAYA KATEMBWE Ministre de la Communication et Médias Porte-parole du Gouvernement
Une marche pacifique d’ampleur s’est déroulée vendredi 24 octobre à Kinshasa, rassemblant des milliers de Congolais venus de « quatre coins » de la capitale pour dire, d’une seule voix, que la République démocratique du Congo ne saurait être morcelée. Organisée par des acteurs de la société civile et portée par le mémorandum intitulé « PAS DE RDC SANS LE NORD-KIVU, LE SUD-KIVU ET L’ITURI », cette mobilisation combine émotion, symboles et revendications politiques claires. Plutôt que de se limiter à un cri de colère, la manifestation a choisi l’angle de la solidarité nationale. Drapés de l’emblème national, brandissant banderoles et polos, les participants n’ont pas seulement dénoncé la « balkanisation » terme désormais au cœur du débat public, ils ont voulu reconstruire symboliquement le lien entre Kinshasa et l’Est meurtri. L’objectif affiché : rappeler que l’unité territoriale est une condition sine qua non de toute politique de paix et de développement durable. Les figures et le message : loi, mémoire et urgence humanitaire La déclaration lue au Palais du peuple par Me Patient Bashombe, accompagnée de Patricia Maisha, a donné le ton juridique et moral de la journée. Le texte un mémorandum adopté par les acteurs sociaux dresse un constat sévère : violence planifiée, complicités internes présumées, impunité et souffrance humanitaire massive dans les provinces de l’Est. Les orateurs ont insisté pour que la mobilisation soit non-violente mais déterminée, appelant à des réponses immédiates du gouvernement et de la communauté internationale. Le mémorandum et les intervenants ont formulé des revendications claires et multiples : Restaurer la souveraineté nationale sur les territoires occupés du Nord Kivu, Sud-Kivu et de l’Ituri ; Restructurer et équiper l’armée pour garantir la défense du territoire ; Mettre fin aux complicités internes et aux intérêts économiques qui alimenteraient la guerre ; Pression sur la scène internationale pour faire appliquer la Résolution 2773 du Conseil de sécurité et cesser les arrangements qui, selon les signataires, marchanderaient la paix contre l’accès aux ressources. Cette mobilisation populaire a valeur d’alerte pour les autorités : elle traduit une impatience sociale face à des décennies d’inaction et à une perception croissante d’ingérence régionale. À l’international, l’initiative met la pression sur les partenaires et les institutions (y compris les missions onusiennes) pour qu’ils traduisent en actes les résolutions et promesses de soutien à la paix. Sur le plan diplomatique, dénoncer « des puissances extérieures » et « des complicités internes » est un message à haut risque il appelle à des enquêtes, à de la transparence et à des réponses mesurées qui ne compromettent pas la sécurité des populations. Les slogans entendus pendant la marche « Pas de RDC sans le Nord Kivu, le Sud-Kivu et l’Ituri » ne sont pas seulement des phrases : ils traduisent la peur d’un démembrement et la volonté d’une nation de garder sa cohérence. Les participants ont rappelé que la paix ne peut être imposée au prix du désassemblage territorial et que la justice pour les victimes doit précéder toute « solution » politique. 1. Transparence et audits indépendants : lancer des commissions d’enquête nationales et internationales sur les complicités alléguées et sur l’exploitation illégale des ressources de l’Est. 2. Réforme et reconditionnement militaire : combiner formation, moralisation et équipement de l’armée pour qu’elle redevienne le garant effectif de l’intégrité territoriale. 3. Pression diplomatique coordonnée : pousser pour l’application stricte des résolutions internationales et exiger des partenaires qu’ils cessent tout arrangement qui favoriserait la prédation économique au détriment des populations. La marche du 24 octobre 2025 n’achève pas le débat ; elle l’intensifie. Elle place la société civile au premier plan comme acteur de pression et de vigilance. Si la force de cette mobilisation est réelle, son impact dépendra des réponses politiques concrètes et rapides et d’une capacité du pays à traduire la colère citoyenne en réformes et en justice pour les victimes de l’Est. La nation a repris la parole dans la rue. Reste à savoir si les institutions en feront autant. Bosco Kiaka
Analyse sociopolitique et géostratégique du Duel Mboso-Boji après la démission de Vital Kamerhe
(Par Jonas Tshiombela, Avocat du Peuple)
Kinshasa, 24 Octobre 2025. Depuis la démission de Vital Kamerhe du perchoir de l’Assemblée nationale, une véritable bataille d’influence s’est engagée pour sa succession. Deux figures émergent : le patriarche Christophe Mboso N’Kodia Pwanga, âgé de 83 ans et originaire de l’ex-Province du Bandundu, et Aimé Boji Sangara, actuel ministre d’État en charge du Budget et natif du Sud Kivu. Le choix final reviendra au Président Félix Tshisekedi, dont la décision est attendue avec impatience dans les milieux politiques et diplomatiques de Kinshasa. l e rendent, aux yeux de nombreux observateurs, plus sécurisant pour le Président Tshisekedi. Il apparaît comme le gardien de l’équilibre politique et un facteur ancrage à l’Est et d’une réputation de gestionnaire rigoureux. stratégique : Choisir Mboso, c’est opter pour la stabilité, la fidélité et la neutralité institutionnelle. Choisir Boji, c’est miser renouvellement, modernisation sur et l e l a l a préparation d’une relève générationnelle. Mais dans le contexte politique actuel, marqué par des tensions régionales, des rivalités au sein de l’Union sacrée et la nécessité de consolider la majorité parlementaire, beaucoup d’observateurs pensent que le Président se sentira plus Son profil technocratique, combiné à son expérience au Budget, plaide pour une Assemblée plus dynamique Christophe Mboso : le patriarche rassurant A 83 ans, Christophe Mboso incarne la stabilité et l ’expérience. Figure respectée de la scène politique congolaise, il a traversé toutes les républiques et transitions. Ancien président du Bureau d’âge, il a dirigé l’Assemblée nationale avec une prudence et une fidélité constantes à la vision du Chef de l’État. Sa longévité politique et son absence d’ambitions présidentielles et modernisée. Cependant, son ambition politique affichée pourrait inquiéter certains de continuité i nstitutionnelle, dans un contexte où le pays prépare l es grandes manœuvres pour 2028. De plus, son enracinement dans l’ex Bandundu, région historiquement alliée au pouvoir actuel, renforce la légitimité géopolitique de sa candidature. Aimé Boji : la relève ambitieuse Aimé Boji Sangara, 54 ans, est perçu comme la nouvelle génération politique. Proche de Vital Kamerhe, il dispose d’un bon cercles présidentiels, soucieux de préserver un équilibre interne avant 2028. Certains analystes estiment que Boji i ncarne une continuité « kamheriste » au sein du pouvoir, ce qui pourrait complexifier la lecture politique de sa nomination. Le dilemme présidentiel Entre Mboso et Boji, le dilemme du Chef de l’État est avant tout politico sécurisé politiquement avec Mboso, le patriarche loyal et sans ambitions de pouvoir personnel. En résumé : une bataille de symboles avant 2028 La succession de Vital Kamerhe à l’Assemblée nationale dépasse la simple question institutionnelle : elle traduit les nouveaux rapports de force internes à l’Union sacrée et la volonté du Président Tshisekedi de redéfinir son socle politique à l’aube de son second mandat. Le choix de Christophe Mboso serait un signal d’apaisement et de stabilité, rassurant les alliés du Grand Bandundu et les partenaires institutionnels soucieux d’un leadership modéré et loyal. À l’inverse, une désignation d’Aimé Boji marquerait une ouverture vers le renouvellement générationnel, mais non sans risques : elle pourrait être perçue comme un retour d’influence du camp Kamerhe, voire une fragilisation du contrôle présidentiel sur l’hémicycle. Sur le plan géostratégique, le calcul présidentiel est clair : l a stabilité politique i mmédiate prime sur les ambitions futures. Dans un contexte régional tendu guerre à l’Est, pression i n t e r n a t i o n a l e , recomposition des alliances i nternes, le patriarche Mboso apparaît comme le choix de la prudence, tandis que Boji reste celui de la projection. Entre expérience et jeunesse, fidélité et ambition, stabilité et renouveau, le Président Félix Tshisekedi devra trancher avec lucidité, car son choix ne déterminera pas seulement le visage du Parlement, mais aussi l ’équilibre du pouvoir congolais à l’horizon 2028. Wait and See. Partager cette analyse et vos réactions sont les bienvenues par mail :
A Lodja, dans la province du Sankuru, les travaux de modernisation de l’aéroport avancent et nourrissent les conversations dans tous les milieux. Dans les marchés, les bureaux, les écoles ou les foyers, l’enthousiasme est palpable : jeunes, fonctionnaires, employés du privé, retraités et chômeurs saluent unanimement un projet perçu comme un tournant décisif pour le développement de la région. « Cet aéroport va enfin désenclaver le Sankuru et attirer les investisseurs », confie un habitant de Lodja, optimiste quant à l’impact de ce chantier sur la vie locale. Promis en 2023 par le candidat Félix Tshisekedi lors de la campagne présidentielle, le projet de modernisation de l’aéroport de Lodja est aujourd’hui en pleine exécution. L’engagement présidentiel ne s’est pas arrêté au stade des discours : il s’est traduit par le lancement effectif des travaux en décembre 2024. Sous la supervision de l’Agence de Pilotage, de Coordination et de Suivi des Conventions signées entre la RDC et ses partenaires privés (APCSC), représentée dans le Sankuru par son directeur régional, M. Nicolas Wetshololo, et en collaboration avec la société ADI-Construction, maître d’œuvre du projet, le chantier a connu ces derniers mois une phase de relance notable, grâce à l’appui du Directeur national de l’APCSC, M. Freddy Yodi Shembo, qui veille avec une attention particulière sur ce projet d’envergure nationale. Il y a environ deux mois, les premiers équipements — véhicules lourds, engins de levage et de compactage, ainsi que divers matériaux de construction — sont arrivés au port de Bena Dibele avant d’être acheminés vers Lodja. Cette livraison, couplée au versement d’un acompte sur devis, a permis à ADI-Construction de poursuivre les travaux : l’extension de la piste existante, longue de 950 mètres, avec un ajustement de 15 mètres sur largeur initiale. Pour accéder au site d’extraction de la terre jaune nécessaire au nivellement, l’entreprise a également entrepris la construction d’une route secondaire reliant l’aéroport à la rivière Loheyi, un axe stratégique pour la logistique du chantier. En hommage à l’initiateur du projet, cette jusqu’au bout », tempère un enseignant retraité de Lodja. Conscient de ces inquiétudes, M. Nicolas Wetshololo se veut rassurant : « Le projet de l’aéroport de Lodja est solidement financé et planifié. Les travaux, prévus sur une durée de vingt quatre mois, se déroulent conformément nouvelle voie a été baptisée « Route secondaire Président Félix Tshisekedi » par décision conjointe du directeur régional de l’APCSC, de l’administrateur du territoire et des parties prenantes locales. Un geste symbolique qui traduit la reconnaissance de la population envers le Chef de l’État et sa présence constante, bien que lointaine, aux côtés des équipes sur le terrain. Si la population locale accueille favorablement cette avancée, certains habitants demeurent prudents. « Nous avons déjà vu beaucoup de projets commencer en fanfare et s’arrêter en chemin. Espérons que celui-ci ira au calendrier », a-t-il affirmé. Le responsable ajoute que toutes les dispositions ont été prises pour garantir la continuité du chantier jusqu’à son achèvement, soulignant que le Président de la République, initiateur et promoteur du projet, procédera lui-même à son inauguration à la fin des travaux. Au-delà de sa portée économique, le chantier de l’aéroport de Lodja est perçu comme un symbole fort de la volonté politique du Gouvernement de doter le Sankuru d’infrastructures modernes. Son aboutissement devrait non seulement améliorer la mobilité des personnes et des biens, mais aussi renforcer l’intégration de la province dans le réseau national de transport aérien.
La course à la Présidence de l’Assemblée Nationale est ouverte depuis la surprenante démission de l’Honorable Vital Kamerhe. Douze candidats de l’Union Sacrée de la Nation sont en course parmi lesquels l’élu du Territoire de Tshikapa dans la Province du Kasaï. Il s’agit de Maître Simon Mulamba Mputu, Président National de la Convention Démocratique du Peuple. L’Assemblée Nationale, faut-il le rappeler, est l’une des grandes institutions politiques nationales. Chargée de voter les lois de notre pays, l’Assemblée Nationale est aussi l’autorité budgétaire nationale. Autrement dit, le développement national fait aussi partie de l’une de ses prérogatives principales en ce sens que tous les plans de développement du pays doivent requérir son quitus. La politique nationale de notre pays dans tous les domaines, qu’on le veuille ou non, est conditionnée à l’approbation de l’Assemblée Nationale. D’où le rôle important que joue cette institution dans la vie de la Nation congolaise. La vacance ainsi créée par le départ du Président Vital Kamerhe ne doit en aucun cas être comblée de n’importe quelle manière. Beaucoup de l’Université de Kinshasa, il est avocat depuis 25 ans. Membre de la Commission Économique et Financière de l’Assemblée Nationale de 2019 à ce jour, l’Honorable Simon Mulamba Mputu aligne une longue expérience dans la gestion des affaires publiques du pays. Il a été, tour à tour, membre de différents cabinets ministériels de 1997 à 2015 jusqu’à occuper les postes de Directeur de Cabinet Adjoint au Ministère du Portefeuille et de Directeur de Cabinet au Ministère du Travail et de la Prévoyance Sociale. En sept ans de mandat parlementaire, l’Honorable Simon Mulamba Mputu a une profonde connaissance de l’Assemblée Nationale ainsi que des attentes du Nation de candidats se bousculent, en ce moment, au portillon. Mais, en dehors de l’appât du gain facile et des honneurs injustement reçus de la Nation, rares des candidats sont ceux qui se mettront réellement au service de la Nation et du Peuple Congolais. Il est même curieux de constater de vrais innovateurs sont à compter sur les bouts de doigts de la main. Simon Mulamba Mputu, l’efficacité au service de la Des candidats de l’Union Sacrée de la Nation, un seul fait la différence dans le bon sens. Il sort du lot. C’est l’Honorable Simon Mulamba Mputu. Député National élu en 2018 et 2023 dans la circonscription du Territoire de Tshikapa dans la Province du Kasai, ce candidat allie l’expérience à la compétence et à la sagesse. Tenez ! Juriste de formation sorti de la Promotion 1996 de la Faculté de droit Peuple Congolais. S’il s’engage aujourd’hui dans la course à la Présidence de l’Assemblée Nationale c’est pour mettre les valeurs républicaines auxquelles il croit au service du développement de notre pays, à savoir la responsabilité, le dialogue permanent et le respect des institutions. Contrairement à ses pairs en compétition, l’élu du Territoire de Tshikapa tient à renforcer l’efficacité du travail parlementaire, à jouer le rôle d’interface entre le Peuple Congolais et l’Assemblée Nationale et à promouvoir un climat de collaboration harmonieuse entre les différentes forces politiques nationales. Au-delà de l’efficacité c’est un homme pétri des qualités de loyauté et de rigueur, et homme d’ouverture d’esprit. Il tient à redonner la dignité à l’Assemblée Nationale et à consolider la démocratie congolaise. Halte à l’intimidation et aux coups bas A ce stade, on est au niveau de la candidature à la candidature où les jeux sont ouverts pour tout le monde. Malheureusement, la candidature de l’Honorable Simon Mulamba Mputu a réveillé beaucoup de jaloux qui sommeillaient dans leur torpeur. Ces incapables d’oser pour servir la Nation congolaise. Des messes noires sont en train dites dans certaines officines pour décourager un candidat propre, volontariste et patriote. Des subterfuges de bas étage sont évoqués pour barrer la route à un candidat valable. Or, l’appel à la candidature lancé par le Secrétariat Permanent de l’Union Sacrée de la Nation concerne tous les Députés Nationaux de la Majorité Présidentielle. Nulle part, il n’est fait mention de l’endossement préalable des candidatures par les partis politiques ni les regroupements respectifs. Seule la Haute Autorité Politique de l’Union Sacrée de la Nation tranchera ! Jean Kabeya Mudiela Ndungu/CP
C’est un message chargé de conscientisation, un appel à la mobilisation et une voie tracée pour des engagements à grand impact. Samedi dernier à Kinshasa, précisément à Protea Hôtel, Patrick Muyaya Katembwe a, en effet, participé à la cérémonie de remise et reprise organisée par l’Association des Professionnels de la Communication et du Marketing en République Démocratique du Congo (Asprocom), après l’élection récente des membres de son nouveau comité. Toujours soucieux d’apporter une plus-value dans son secteur, suivant la vision édictée par le Chef de l’Etat, et endossée par le Gouvernement que dirige la Première Ministre Judith Suminwa, le Ministre de la Communication et médias a salué la tenue de cette activité qui souligne l’engagement des jeunes à s’affirmer au cœur de la société congolaise. Dans son mot, il a mis en avant le rôle central de la communication dans la construction de l’unité nationale, la valorisation de l’image du Congo et la défense du pays face aux récits négatifs qui dominent à l’international. Le ministre a appelé les communicateurs à travailler ensemble pour « changer le narratif », promouvoir les forces et les réussites du pays, et collaborer avec les institutions afin de bâtir une communication cohérente, patriotique et stratégique au service du développement et du rayonnement de la RDC. « Merci à vous tous d’avoir réservé ces moments pour m’associer. À la fois pour voir comment vous évoluez déjà, mais aussi pour être informé formellement de votre existence, ainsi que des missions que vous poursuivez. Le métier de la communication, est celui de la création. Je pense que de toutes les catégories des professions qui existent les artistes ou les communicants sont ceux qui militent les meilleurs. Parce que nous rendons tangible, ce qui ressort de notre imagination et la communication est l’une des fonctions les plus stratégiques des états dans un contexte où les technologies de l’information de la communication évoluent à grande vitesse et que tous les états sont débordés parce que nous sommes dans un contexte où la parole est de plus en plus libérée », a dit le ministre Patrick Muyaya. Et de poursuivre : « Je ne peux qu’accueillir favorablement l’existence de votre association, parce que, finalement, on ne peut être fort que lorsqu’on est ensemble. J’ai suivi que vous avez développé des volets de formation et des volets de placement, ce qui est très important, car peut-être que nous aurons une discussion plus approfondie à ce sujet. L’idée est : se demander ce que chacun de nous peut faire, dans sa position ou dans son rôle, pour nous assurer que, par exemple, nous contribuions tous à ce que j’appelle le changement du narratif. Parce que le Congo est mal raconté. Évidemment, nous faisons face à des défis qui peuvent aussi être des opportunités. Tout dépend de la manière dont on les présente ». Représentant le président, empêché, le vice-président Étienne M’libwa a succinctement présenté au ministre leur feuille de route appelée « COVOT ». « Notre feuille de route « COVOT » est l’acronyme des 5 axes principaux autour desquels s’articule notre action. Il s’agit ici de la Cohésion, des Opportunités, de la Valorisation, de L’Organisation, et de la Transformation. Pour commencer, la cohésion sera le ciment de notre action. Nous nous engageons à fédérer l’ensemble des professionnels du secteur, à favoriser l’échange et la collaboration entre pairs, afin que chaque membre se sente impliqué et valorisé. Nous bâtirons un réseau solidaire et dynamique, capable de porter haut l’excellence de la communication et du marketing en RDC », a-t-il expliqué. « De plus, créer des opportunités sera au cœur de notre mandat. Nous mettrons en place des programmes de formation adaptés, des ateliers pratiques et des plateformes de mise en relation professionnelle, afin de générer de la valeur, d’ouvrir de nouveaux débouchés et d’offrir à chacun les moyens de développer pleinement son potentiel. Un autre engagement fondamental, c’est la Valorisation de notre profession qui reste une priorité pour nous. Nous travaillerons à faire reconnaître la communication et le marketing comme de véritables leviers de performance pour les entreprises et les institutions, en récompensant les initiatives et en diffusant les bonnes pratiques qui font la différence. Nous attachons également de l’importance à renforcer notre organisation interne. Nous améliorerons notre gouvernance, clarifierons les rôles et responsabilités de chacun, et mettrons en place des procédures transparentes et efficaces pour assurer un fonctionnement exemplaire et durable au sein de l’Asprocom. Pour conclure ce volet, accompagner la transformation numérique du pays sera notre engagement stratégique. Nous guidons nos membres dans l’adoption des nouvelles technologies, promouvons l’innovation numérique dans la communication et sensibilisons aux enjeux de cybersécurité, afin que la RDC puisse pleinement tirer parti des opportunités offertes par le numérique », a-t-il poursuivi dans son explication. Il convient de noter que l’Asprocom tient également à la formation en continu de ses membres et de non membres pour avoir un environnement professionnel congolais mis à jour et aguerri, mais également le placement dans les entreprises et autres organisations ayant besoin de ces deux profils ou l’un d’eux. L’un des objectifs qui a réjoui le ministre qui tient également à la salubrité dans le monde professionnel de la communication et du marketing pour restaurer de l’ordre. Le vice-président a conclu son allocution en informant au ministre que depuis l’annonce de nouveaux animateurs de l’Asprocom, le samedi 11 octobre dernier. Plus de 1200 demandes d’adhésion ont été formulées à l’association via le site web : www.asprocom.cd « Cela veut dire qu’il y a un réel besoin pour les personnes qui ont postulé ou celles qui vont postuler. Après, elles recevront tous une réponse et nous pouvons tous ensemble travailler pour faire avancer notre métier », a indiqué Étienne M’libwa. Rappelons que ce nouveau comité est composé de Grâce Wilfreid Monzele E. (Président), Étienne M’libwa (Vice président en charge de la stratégie), Djessy Bukasa Tshimbalanga (Secrétaire général), Lynn Mazianda Samba (Trésorière), Samantha-Pascale Kamba (Chargée des relations extérieures et communication), Yves-Montand Kojan (Chargé adjoint des relations extérieures et communication), Joséphine Mawete Zola (Chargée des événements et partenariats) et Patrick Mbala Nsimba (Chargé de la formation et du développement). La Pros.
Christophe Mboso N’kodia Pwanga figure parmi les candidats inscrits dans la course pour le poste de Président de l’Assemblée Nationale. Sa candidature a été présentée en bonne et due forme, étudiée et validée par l’Union Sacrée de la Nation, plateforme politique chère au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Elu de Kenge, dans la province du Kwango, Christophe Mboso, réputé pour son sens élevé de l’Etat, va ainsi se présenter dans une bataille électorale dont il maîtrise, mieux que quiconque, les enjeux, pour avoir été, justement, durant la législature passée, au devant de la scène, en tant que Speaker de la Chambre basse du Parlement. Le voir succéder à Vital Kamerhe, dans les prochains jours, ne serait pas du tout étonnant, d’après certains ‘’pronostics’’. Car, l’on estime que son profil incarne, dans cette course là, loin des polémiques stériles, l’expérience, la compétence et la loyauté à la Nation congolaise. Dans un contexte marqué par les efforts engagés pour la restauration de la paix dans la partie Est de la RDC, l’apport du ‘’Doyen des élus nationaux’’ dans la conduite du débat parlementaire sonne comme une urgence pour une défense harmonieuse et fructueuse de la souveraineté nationale. Né à Kasongo Dinga, province du Kwango, en 1942, Christophe Mboso N’kodia Pwanga a fait ses premiers pas sur la scène politique congolaise vers les années 70. Sa passion pour l’excellence, son sens d’engagement et sa vision du Congo ont contribué à façonner son destin. Ce qui fera de lui, quelques années plus tard, une figure importante qui occupera plusieurs fonctions ministérielles, sous Mobutu. Durant son mandat de Président de l’Assemblée nationale, avant les élections de 2023, il a su marqué les esprits par sa maîtrise dans la conduite des travaux parlementaires, alignant des productions législatives privilégiant l’intérêt supérieur de la République démocratique du Congo. La Pros
Cent jours se sont écoulés depuis l’investiture du Gouvernement Suminwa II, une équipe dirigée par une femme, Mme Judith Suminwa Tuluka, dans le cadre du second quinquennat du Président Félix Tshisekedi. Ce cap symbolique, souvent considéré comme révélateur de la dynamique initiale d’un gouvernement, offre l’occasion de dresser un premier bilan de l’action publique, d’évaluer les engagements pris et les résultats obtenus. Dans un contexte national marqué par des défis multiples : relance économique, sécurité, justice sociale, infrastructures, santé, éducation, les attentes des citoyens étaient immenses. Le gouvernement Suminwa II, composé de figures politiques confirmées et de nouveaux visages, s’est vu confier la lourde responsabilité de traduire en actes les promesses du renouveau et de la rupture. Certaines personnalités ministérielles se sont rapidement distinguées par leur pragmatisme, leur proximité avec les réalités du terrain, et leur capacité à impulser des réformes visibles. D’autres, en revanche, peinent encore à convaincre ou à faire entendre leur vision. Ce sondage visait à recueillir l’avis des Congolais sur les ministres qui, selon eux, ont le mieux incarné l’esprit de service public, de transparence et d’efficacité durant cette période clé. À travers cette enquête, nous souhaitons offrir une tribune citoyenne, indépendante et objective, permettant à chacun de s’exprimer sur les performances individuelles des membres du gouvernement. Il ne s’agit pas d’un jugement définitif, mais d’un baromètre populaire, utile pour orienter les réflexions, ajuster les politiques, et renforcer la redevabilité des dirigeants. Ci-dessus les ministres qui ont réellement marqué en cent jours : 1. Louis Watum Kabamba: Mines, 88% Le ministre a mené un certain nombre d’actions axées notamment sur :-Relance du contrôle de qualité des produits miniers : réinstauration du contrôle de conformité et de qualité des produits miniers selon les normes nationales, avec l’apposition de la marque NCD (Normes Congo démocratique). Cette mesure, abandonnée depuis plus de 50 ans, vise à garantir la traçabilité et la compétitivité des produits congolais sur le marché international.- Engagement pour la transparence et la gouvernance minière : Louis Watum s’est engagé à renforcer la transparence dans l’octroi des permis miniers, à lutter contre la corruption et à améliorer la gouvernance du secteur, bien que les résultats concrets soient encore en cours d’évaluation.- Dialogue avec les acteurs du secteur : Il a amorcé des consultations avec les opérateurs miniers, les communautés locales et les partenaires internationaux, dans le but de réviser certains contrats et d’assurer une meilleure redistribution des revenus miniers. 2. Samuel Mbemba : Droits Humains, 81% Lors de son installation officielle le 13 août 2025, Samuel Mbemba a affirmé prendre ses fonctions avec un « esprit combatif », déterminé à relever les défis majeurs liés aux droits humains en RDC. Il a souligné que les droits fondamentaux sont régulièrement bafoués, notamment :- La situation critique dans l’Est du pays- Le travail des enfants dans les mines- Les conditions de travail dans le secteur privé-Le non-respect des droits de l’État par certaines entreprises opérant en RDC. Il s’est engagé à garantir le respect intégral des textes légaux protégeant les personnes et leurs biens sur tout le territoire. Une attention particulière a été portée à la classe prolétaire, avec la volonté de redonner voix et dignité aux populations les plus démunies. Avant même sa prise de fonction, il a participé à un culte d’action de grâce dans son quartier natal, rassemblant plus de 1 500 personnes, illustrant sa volonté de rester proche des citoyens. Ces premiers mois montrent une orientation claire vers la justice sociale, la protection des plus vulnérables, et le renforcement institutionnel. Son mandat est placé sous le signe de la foi, de la loyauté et de l’abnégation, avec une promesse de travailler sans relâche pour améliorer la situation des droits humains dans le pays. 3. John Banza, Infrastructures 78% Dès sa prise de fonctions en août 2025, John Banza a affirmé que son mandat serait guidé par trois axes majeurs : La continuité des projets en cours, notamment ceux initiés par son prédécesseur Alexis Gisaro : L’achèvement des chantiers prioritaires, pour éviter les infrastructures inachevées. Le démarrage de grands projets structurants, capables de connecter les différentes régions du pays. Pour cela, il a mis l’accent sur les routes de désenclavement, en particulier dans les provinces à faible accès aux infrastructures. Des études ont été lancées pour moderniser les axes stratégiques reliant les centres économiques et les zones rurales. John Banza a entamé une révision des mécanismes de suivi et d’exécution des projets, afin de garantir plus de transparence et d’efficacité. Il a également renforcé la coordination avec les gouvernorats et les partenaires techniques pour accélérer la mise en œuvre des travaux publics. Il a annoncé un plan ambitieux d’infrastructures, avec une vision à long terme pour faire des ITP un levier de transformation économique durable. Ces cent premiers jours témoignent d’une volonté de consolider les acquis, accélérer les chantiers en souffrance, et poser les bases d’une infrastructure nationale cohérente et inclusive. 4. Patrick Muyaya, Communications et Médias 73% Patrick Muyaya a poursuivi son rôle de porte-parole du gouvernement, en renforçant la cohérence et la crédibilité de la parole officielle de l’État. Il a mis en œuvre une stratégie de communication plus transparente, rapide et accessible, visant à rapprocher les institutions des citoyens. Il a réaffirmé son engagement pour le parachèvement des réformes médiatiques, notamment dans le secteur audiovisuel, amorcées lors de ses précédents mandats. Parmi les chantiers en cours : la révision du cadre légal des médias, la promotion du journalisme responsable, et le renforcement de la liberté de la presse. Muyaya a intensifié les liens entre les institutions et les médias, en créant un environnement de dialogue et de collaboration avec les professionnels du secteur. Il a également participé à plusieurs forums et rencontres pour valoriser l’image du gouvernement à l’échelle nationale et internationale. Dans un geste fort, il a reçu une bénédiction solennelle à la paroisse Saint Michel de Bandalungwa, marquant son troisième mandat sous le signe de la vérité et du service au peuple congolais. Patrick Muyaya s’impose ainsi comme l’un des piliers de la communication institutionnelle en RDC, avec une vision axée sur la transparence, la modernité et la proximité citoyenne. 5. Doudou Fwamba, Finances : 73% Doudou Fwamba s’est engagé à renverser la tendance inflationniste en renforçant les mécanismes de régulation monétaire. Il a mis en œuvre des mesures visant à stabiliser la monnaie nationale, le franc congolais, face aux pressions du marché. Il a lancé une série de réformes structurelles pour améliorer la transparence et l’efficacité dans la gestion des ressources de l’État. Ces réformes ont été saluées par plusieurs observateurs comme des avancées majeures vers une bonne gouvernance financière. Le ministre a intensifié les efforts pour accroître les recettes internes, notamment par le renforcement des capacités de la Direction Générale des Impôts (DGI) et de la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA). Il a également encouragé la numérisation des procédures fiscales, afin de réduire les pertes et les fraudes. En somme, ces cent premiers jours confirment le positionnement de Doudou Fwamba comme un pilier de la stabilité économique et un acteur clé de la réforme financière en RDC. Son approche pragmatique et rigoureuse semble porter ses fruits, tout en renforçant la crédibilité du gouvernement sur (Suite de la Page 11) le plan national et international. 6. Sombo Marie Thérèse, ESU 69%, Mme Sombo a entrepris une réorganisation administrative des établissements d’enseignement supérieur, avec pour objectif de professionnaliser la gestion et de lutter contre les dysfonctionnements internes. Elle a initié des audits internes dans plusieurs universités publiques afin d’évaluer la conformité des pratiques académiques et financières. Elle a mis en place un programme de modernisation des curricula, visant à adapter les formations aux besoins du marché de l’emploi et aux standards internationaux. Un accent particulier est mis sur les sciences médicales, technologiques et environnementales, domaines jugés stratégiques pour le développement du pays. La ministre a multiplié les rencontres avec les syndicats, les recteurs et les étudiants, pour instaurer un climat de confiance et de concertation. Elle s’est engagée à améliorer les conditions de travail des enseignants, notamment par la régularisation des primes et la révision des statuts. Mme Sombo a lancé un appel à projets de recherche appliquée, en partenariat avec des institutions internationales, pour stimuler l’innovation locale. Elle encourage la numérisation des bibliothèques universitaires et l’accès aux ressources scientifiques en ligne. Inclusion et leadership féminin En tant que femme ministre dans un secteur historiquement dominé par les hommes, elle incarne un modèle de leadership féminin et milite pour une plus grande représentation des femmes dans les instances académiques. Son profil de neuropsychiatre et professeure à l’Université de Kinshasa lui confère une légitimité certains scientifique et une sensibilité particulière aux enjeux de formation et de recherche. 7. Guy Loando Mboyo, Relations avec le Parlement 65%, Dès sa prise de fonctions le 13 août 2025, Guy Loando a exprimé sa volonté de renforcer le dialogue républicain entre le gouvernement et le Parlement. Il a souligné que cette nouvelle étape devait marquer la continuité de l’action publique, tout en consolidant les mécanismes de collaboration interinstitutionnelle. Dans un geste de respect institutionnel et de continuité, Guy Loando a convié plusieurs anciens ministres des Relations avec le Parlement — dont Adolphe Lumanu, Lambert Mende, Anne-Marie Karume, et Déogratias Nkusu — pour échanger sur les acquis et les défis du ministère. Ces rencontres ont permis de poser les bases d’une gouvernance inclusive et d’un leadership rassembleur. Lors d’un atelier au Palais du Peuple, il a présenté sa vision du ministère comme le lieu où se tisse le lien d’État par excellence, affirmant que son rôle est de faciliter la collaboration entre le gouvernement central, le Parlement et les assemblées provinciales. Guy Loando a également pris part à des discussions sur les mécanismes de stabilisation des institutions provinciales, soulignant l’importance d’une coordination fluide entre les niveaux de pouvoir pour garantir l’efficacité de l’action publique. Ce début de mandat est partenaires traditionnels. Il a initié des réflexions comparatives avec des modèles comme celui de la Chine, pour adapter les stratégies commerciales congolaises aux réalités mondiales. Le ministre a pris des mesures d’interdiction temporaire d’importation de certains produits déjà fabriqués localement, afin de stimuler la production nationale et protéger les PME congolaises. Cette politique s’inscrit dans la continuité de son action précédente au ministère de l’Industrie, avec une forte orientation vers le «Made in DRC». Julien Paluku a lancé des réformes réglementaires pour encadrer les échanges commerciaux extérieurs, avec l’objectif de rendre les procédures plus transparentes et plus compétitives. Il a également renforcé les mécanismes de suivi des importations et exportations, en lien avec les douanes et les opérateurs économiques. Des efforts ont été déployés pour fluidifier les échanges aux frontières, notamment par la simplification des formalités douanières et le renforcement des infrastructures logistiques. Julien Paluku s’impose comme un acteur clé de la stratégie économique du gouvernement, avec une approche pragmatique et tournée vers la souveraineté commerciale. 9. Marie Nyange, Environnement 59% marqué par une volonté claire de construire sur les acquis, de favoriser le dialogue, et de renforcer la institutionnelle. cohésion 8. Julien Paluku, Commerce Extérieur, 62% Julien Paluku a poursuivi une politique active de diversification des marchés d’exportation, visant à réduire la dépendance vis-à-vis de Dès son entrée en fonction le 14 août 2025, Marie Nyange a affirmé sa volonté de poursuivre et d’accélérer les réformes environnementales engagées par sa prédécesseure Ève Bazaiba. Elle a souligné que l’environnement ne devait plus être perçu comme un secteur périphérique, mais comme un levier central du développement économique du pays. Dans cet ordre d’idées, la ministre a réitéré l’ambition de régionale et la francophonie. Elle a participé à des rencontres stratégiques, notamment à Washington, pour attirer les investissements étrangers et promouvoir les opportunités économiques congolaises. positionner la RDC comme un «pays solution» dans la lutte contre le changement climatique, grâce à ses vastes ressources naturelles et forestières. Elle s’est engagée à renforcer la présence de la RDC dans les forums internationaux sur le climat et à défendre les intérêts du pays dans les négociations sur les marchés carbone. Titulaire de deux doctorats — en économie et en foresterie — Marie Nyange apporte une expertise académique rare au ministère. Elle a commencé à structurer une approche fondée sur la recherche, la gouvernance forestière et l’économie verte, en lien avec les universités et les centres de recherche. Marie Nyange entame ainsi ses cent premiers jours avec une posture à la fois technique, diplomatique et visionnaire, dans un secteur crucial pour l’avenir du pays et de la planète. 10. Marie-Thérèse Kayikwamba, Affaires étrangères, 56% Elle a présenté une vision ambitieuse pour repositionner la RDC sur l’échiquier international, en mettant l’accent sur la diplomatie économique, la coopération Lors d’un briefing officiel, elle a affirmé que la stabilisation de l’Est de la RDC reste la première priorité de l’action diplomatique. Elle a appelé à une mobilisation régionale et internationale pour mettre fin aux violences et soutenir les efforts de paix. Elle a organisé une rencontre avec les agents et cadres du ministère pour dresser un bilan des défis à relever, renforcer la cohésion interne et définir les axes de travail prioritaires. Thérèse Kayikwamba apporte une expertise internationale et une approche stratégique à la diplomatie congolaise. Elle incarne une nouvelle génération de leadership féminin, alliant rigueur intellectuelle et engagement patriotique. Ces cent premiers jours témoignent d’une volonté de redynamiser la diplomatie congolaise, de défendre fermement les intérêts nationaux, et de bâtir des alliances solides pour le développement et la paix. Conclusion En cent jours, quelques membres du gouvernement Suminwa. IIs se sont distingués par leur engagement, leur efficacité et leur sens du service public. Qu’il s’agisse de la diplomatie, des infrastructures, de l’environnement, de l’enseignement supérieur ou de la gouvernance sécuritaire, ces ministres ont su poser des actes concrets, porteurs d’impact et de transformation. Leur dynamisme illustre une volonté collective de ruptur
(Par Guelord Ndokuta - Expert en communication et journaliste professionnel)
Introduction Depuis son élection à la tête de la République Démocratique du Congo (RDC) en 2019, le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo incarne un tournant politique et institutionnel majeur. Son mandat s’est inscrit dans une dynamique de transformation profonde de l’Etat, de renforcement de la cohésion nationale et de construction d’un développement durable et inclusif. Six ans après son accession au pouvoir, l’heure est à un constat : les réformes initiées, les chantiers engagés et les programmes structurants traduisent une volonté claire de bâtir un État au service des citoyens. Cet article dresse un panorama des principales avancées de sa gestion et invite les Congolais – du pays et de la diaspora – à poursuivre leur soutien à cette vision de renouveau national. 1. Gouvernance, ouverture politique et réforme de l’Etat Dès le début de son mandat, le Président Tshisekedi a posé une vision axée sur la transparence, la modernisation et la participation citoyenne. Parmi les réformes phares, l’instauration de la gratuité de l’enseignement primaire et de l’accès élargi aux soins de santé de base a constitué une avancée sociale majeure. Par ailleurs, le programme « DRC Digital Nation 2030 » marque une étape décisive vers la modernisation administrative et technologique du pays : connectivité nationale, numérisation des services publics et formation des jeunes aux métiers du numérique. En parallèle, le Chef de l’État a engagé des efforts constants pour renforcer l’État de droit, la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance, des piliers indispensables à la consolidation d’un Congo équitable et stable. 2. Infrastructures, désenclavement et développement local Le désenclavement du territoire demeure un axe fort de la gouvernance Tshisekedi. L’objectif est clair : connecter les provinces, rapprocher les populations et stimuler l’économie locale. Le Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145T) incarne cette vision de proximité. Il vise à doter chaque territoire d’infrastructures de base : routes, écoles, centres de santé, marchés ruraux et réseaux d’eau potable. Le Président a également relancé des chantiers structurants tels que la route Kananga-Kalamba-Mbuji, la centrale hydroélectrique de Katende et le barrage de Mbombo. Ces investissements, conjugués à des programmes d’aménagement routier et énergétique, traduisent une politique volontariste tournée vers l’équité territoriale. 3. Dynamisation de l’économie, mines et diversification La RDC, puissance minière mondiale, retrouve une stratégie économique plus équilibrée sous le leadership de Tshisekedi. Son action vise à transformer les ressources naturelles en richesses partagées. La mise en place des zones économiques spéciales (ZES), notamment celle de Maluku, favorise l’industrialisation et la création d’emplois locaux. Dans le secteur minier, la régulation des exportations – à travers des quotas sur le cobalt et une plus grande traçabilité renforce la souveraineté économique du pays. Enfin, le Président promeut un partenariat gagnant-gagnant avec les investisseurs internationaux, orienté vers la transformation locale des minerais, la création d’emplois et le transfert de technologies. C’est une stratégie pragmatique pour bâtir une économie congolaise diversifiée et compétitive. 4. Santé, éducation et capital humain « Investir dans l’homme, c’est investir dans l’avenir » — cette devise illustre la politique sociale du Chef de l’État. Des millions d’enfants supplémentaires ont intégré l’école primaire publique grâce à la gratuité, tandis que des milliers d’enseignants ont été recrutés et régularisés. Dans le domaine sanitaire, la construction et la modernisation de plusieurs infrastructures médicales – dont le Centre Hospitalier Tshisekedi Tshilombo à Lubumbashi – permettent d’améliorer la qualité et la proximité des soins. Par ailleurs, le programme Agenda de Transformation Agricole (ATA-RDC) vise à redonner à l’agriculture sa place dans l’économie nationale, en la rendant plus moderne, rentable et créatrice d’emplois. 5. Société civile, diaspora et rayonnement international Sous l’impulsion du Président Tshisekedi, la RDC retrouve sa voix diplomatique et son prestige sur la scène internationale. L’organisation du Programme de Valorisation des Réalisations Multisectorielles (Kinshasa, mai 2025) a permis de mettre en lumière les réussites nationales, tout en renforçant les liens avec les partenaires extérieurs. Le Chef de l’État encourage également la diaspora congolaise à s’impliquer dans la reconstruction du pays – non seulement par les transferts financiers, mais aussi par les compétences, les projets et l’investissement patriotique. La RDC d’aujourd’hui s’ouvre, dialogue et avance avec confiance parmi les nations. Conclusion La gouvernance du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo se distingue par une orientation claire : moderniser l’État, humaniser le pouvoir et redonner espoir à la nation. Des réformes institutionnelles aux grands travaux d’infrastructure, en passant par la transformation économique et sociale, les résultats sont tangibles. Ce cap mérite d’être consolidé, soutenu et amplifié. Pour les Congolais du pays comme de la diaspora, l’heure n’est plus à l’indifférence mais à la participation. Soutenir cette vision, c’est choisir l’unité, la stabilité et la prospérité. Ensemble, faisons de la RDC un pays fort, moderne et respecté
(Par Eric Kamba, Géostratège et Analyste des relations internationales)
Depuis plus d’un an, la République démocratique du Congo (RDC) tente de conclure un accord stratégique avec les États-Unis un partenariat dit de « minerais contre sécurité ». En théorie, ce modèle vise à garantir à Washington un accès aux minerais critiques du Congo (cobalt, coltan, lithium), indispensables à la transition énergétique, en échange d’un appui sécuritaire et diplomatique concret pour stabiliser l’Est du pays. Mais la réalité, elle, est tout autre : le deal piétine. Et les raisons de ce blocage révèlent une géopolitique opaque, des influences étrangères dissimulées, et un double jeu qui trahit la souveraineté congolaise. Un accord né dans un contexte de guerre et de duplicité Comment négocier un partenariat sur la sécurité quand le pays est envahi ?
La RDC discute d’un accord de développement alors que le Rwanda
— reconnu par de multiples rapports de l’ONU et des o r g a n i s a t i o n s internationales - maintient des troupes sur le sol congolais et soutient activement le groupe armé M23, responsable de massacres, de viols, de pillages et de l’occupation de villes entières comme Goma et Bukavu. Le paradoxe est total : le Congo parle de paix et d’investissement avec ses partenaires, pendant que son agresseur continue de tuer, d’occuper et d’exploiter. Dans ce contexte, toute discussion de «sécurité garantie» devient absurde car la première sécurité, celle du territoire, est bafouée. Les conditions américaines : une asymétrie inacceptable Washington demande à Kinshasa d’en finir avec les FDLR un vieux groupe armé hutu résiduel, présent depuis plus de trente ans en RDC — comme condition préalable pour convaincre Kigali de retirer ses troupes.
Autrement dit, on exige de la victime de neutraliser un problème historique, pendant que l’agresseur conserve le contrôle du terrain. Cette approche réveille les vieux réflexes des années Clinton : une indulgence systémique envers Paul Kagame, traité comme un partenaire modèle malgré ses violations flagrantes du droit international. Le Congo, lui, reste sommé de « prouver sa bonne foi », alors même qu’il subit une guerre d’agression. C’est le retour d’une diplomatie à géométrie variable où les droits humains et la souveraineté deviennent négociables selon les stratégiques. intérêts Les rencontres de Doha : diplomatie parallèle ou connivence silencieuse ? C’est à Doha, au Qatar, que plusieurs rounds de discussions ont eu lieu entre émissaires américains, rwandais et congolais. Officiellement, ces rencontres visent à « rapprocher les positions » et à « construire une paix durable ».
En réalité, elles suscitent un malaise croissant à Kinshasa : les discussions semblent pilotées en coulisses par des intérêts qui ne défendent pas le Congo, mais cherchent à protéger le Rwanda et à préserver les circuits d’exploitation des minerais stratégiques. Des sources diplomatiques confirment que certaines séances se sont déroulées sans véritable mandat du gouvernement congolais, dans des formats où les représentants du M23 — pourtant considérés comme terroristes par la RDC — ont été traités comme des interlocuteurs légitimes. Pire encore : le nouvel envoyé spécial américain, Massad Boulos, censé faciliter la paix, est soupçonné de s’être aligné sur des positions favorables à Kigali, sous l’influence d’acteurs du Golfe liés au financement des infrastructures minières régionales. Cette « diplomatie de Doha » contourne les institutions officielles, déplace la négociation hors du cadre africain et risque de transformer la RDC en simple objet d’arrangements économiques secrets. C’est une faute stratégique : on ne peut construire la paix en excluant le pays victime et en ménageant son agresseur. Un «minerais contre sécurité» vidé de sens Le principe du deal américain — échanger ressources contre stabilité — est aujourd’hui vidé de tout contenu concret. Comment parler de sécurité quand les minerais sont extraits de zones contrôlées par des milices ? Comment parler d’un partenariat équilibré quand la RDC n’a même pas la maîtrise totale de son territoire ? Comment espérer des garanties sérieuses quand les États-Unis eux-mêmes hésitent à désigner clairement le Rwanda comme acteur de déstabilisation ? Les accords ne peuvent pas être signés parce que le Congo est invité à troquer sa souveraineté contre une promesse incertaine de protection, alors même que les forces qui déstabilisent le pays sont tolérées ou encouragées par les puissances censées «garantir la paix». Kabila, le grand fantôme du désastre Dans ce brouillard diplomatique, le spectre de Joseph Kabila refait surface. Celui que beaucoup considèrent comme l’un des principaux artisans du chaos institutionnel et de la dépendance structurelle du Congo durant ses dix-huit années de règne, multiplie aujourd’hui les déplacements et les contacts internationaux. Des informations circulent sur des « offres » faites à certains États pour l’aider à revenir au pouvoir en échange d’un accès privilégié aux ressources congolaises. Son retour dans le jeu politique, à travers des réseaux financiers et sécuritaires hérités de son régime, complique davantage les efforts de reconstruction et donne des munitions à ceux qui veulent prouver que le Congo reste un État fragile, manipulable, sans continuité stratégique. Le véritable enjeu : refuser la balkanisation diplomatique Ce qu’on appelle aujourd’hui « processus de paix » est en réalité une recomposition géopolitique dont le but caché est de morceler le Congo. Les demandes du M23 — gérer l’Est du pays ou obtenir un statut spécial — ne sont rien d’autre qu’une tentative de légitimer une partition de fait. Et les partenaires étrangers, au lieu de s’y opposer, semblent chercher à en tirer profit : ils y voient une manière plus «stable» de sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement. Mais une chose doit être dite clairement : la RDC n’est pas à vendre, ni à Doha, ni à Kigali, ni à Washington. La paix ne se négocie pas entre ceux qui pillent et ceux qui se taisent. Elle se construit sur la vérité, la justice et la reconnaissance pleine et entière de la souveraineté congolaise. Pour sortir de l’impasse : trois préalables clairs- Reconnaissance officielle par les partenaires étrangers de la présence militaire rwandaise en RDC et exigence d’un retrait immédiat.- Suspension de toute médiation de Doha- Signature d’un accord minerais contre sécurité uniquement après certification du contrôle territorial complet par Kinshasa. Conclusion : le Congo ne peut plus être le laboratoire du cynisme international Le monde se mobilise pour l’Ukraine, pour Gaza, pour Taïwan. Pourquoi pas pour le Congo, où la guerre la plus meurtrière du XXIe siècle continue dans l’indifférence ? Les Etats-Unis et leurs alliés doivent choisir : soit ils défendent sincèrement la stabilité et la justice, soit ils assument qu’ils privilégient les minerais à la morale. Mais qu’ils sachent une chose : le peuple congolais ne renoncera jamais à sa dignité ni à son droit de vivre en paix sur un sol libre. Eric Kamba Géostratège, Analyste des relations internationales et des conflits en Afrique centrale. Auteur de « La Grande Usurpation » et « Le Pouvoir caché de la diplomatie informelle »
Face à ce qu’ils considèrent comme une tentative d’intimidation et une dérive attentatoire à la liberté de la presse, plusieurs médias et journalistes congolais ont adressé une Lettre Ouverte à l’ONG britannique Global Witness. Dans leur missive, ils dénoncent une manœuvre jugée coercitive et paternaliste visant à influencer la ligne éditoriale nationale au mépris de l’indépendance professionnelle et de la souveraineté médiatique de la République Démocratique du Congo. Les signataires alertent sur une nouvelle forme d’ingérence narrative, où certaines organisations prétendument vertueuses cherchent à se substituer aux institutions locales pour dicter le cadre du débat public, au nom d’une morale importée. Ils rappellent que la liberté de la presse en RDC ne saurait être subordonnée à des pressions externes, encore moins à des injonctions opaques assimilées à une posture néocoloniale de domination. In extenso, scrutez l’intégralité de ladite Lettre Ouverte.
LETTRE OUVERTE A L'ATTENTION DE GLOBAL WITNESS, MEMBRE DU TRISTEMENT CELEBRE RESEAU D'ONG SOROS
La presse libre et fière de la République démocratique du Congo a été choquée de recevoir, le 20 octobre, une communication de votre organisation qui ne peut être qualifiée que de tentative flagrante d’intimidation. Le courriel de Mme Natacha Ion, invoquant ostensiblement un « droit de réponse », représente un abus profond et inacceptable qui porte atteinte au cœur même de notre liberté journalistique. Le cœur du problème n’est pas le sujet de votre rapport, mais le dangereux précédent que vos actions cherchent à créer. Vous ne contestez pas simplement des faits, vous tentez d’imposer un discours et de contrôler la liberté d’expression. L’audace d’exiger que les médias vous répondent au sujet d’articles qui ne mentionnent même pas Global Witness est un acte d’une arrogance stupéfiante. Il s’agit d’une menace directe à l’indépendance éditoriale de la presse congolaise. Votre méthodologie est révélatrice : vous publiez une liste de questions accusatrices sous la pression d’un ultimatum, utilisant la figure de Dan Gertler comme prétexte pour remettre en cause notre intégrité. Il ne s’agit pas d’une recherche de vérité de bonne foi, mais d’une tactique coercitive visant à forcer la conformité et à instiller la peur. Vous nous accusez de manquer de « vérification indépendante » alors que votre propre lettre présume notre culpabilité et cherche à inscrire notre travail dans un récit diffamatoire prédéterminé. Il ne s’agit pas de responsabilité, mais de harcèlement déguisé en enquête. Qui est Global Witness pour assumer le rôle de juge, de jury et de régulateur des médias en République démocratique du Congo ? Vos actions traduisent une mentalité d’époque coloniale, où une organisation du Nord estime avoir l’autorité inhérente de donner des leçons, d’enquêter et de discipliner les médias africains. Cette attitude paternaliste est un affront à notre souveraineté et à notre intégrité professionnelle. La liberté de la presse est un principe sacro-saint. Aux États-Unis, elle est protégée par le premier amendement. Ici, elle est la pierre angulaire de notre démocratie. Votre tentative d’intimider les journalistes pour qu’ils s’alignent sur le point de vue de votre organisation constitue une violation flagrante de ce principe. Nous ne sommes ni vos filiales, ni vos subordonnés, ni vos outils de propagande. Nous sommes des médias indépendants et nous ne nous laisserons pas réduire au silence par vos menaces d’inclusion dans un rapport que peu de gens liront. Ce comportement intimidant est d’autant plus préoccupant que la structure et les alliances de votre organisation sont opaques. Il est de notoriété publique que Global Witness fait partie d’un réseau plus large financé par des personnalités telles que George Soros, dont les vastes opérations d’influence font actuellement l’objet d’un examen minutieux. L’administration Trump a explicitement souligné son intention d’enquêter sur les activités de ces réseaux, invoquant des préoccupations liées à leur manque de transparence, à leur influence politique incontrôlable et à leurs programmes qui vont souvent à l’encontre des intérêts nationaux des États souverains. Alors que vous exigez une transparence totale de la part des autres, vous opérez dans un écosystème obscur de financement et d’influence que vous refusez systématiquement de mettre en lumière. Vous n’êtes pas en position morale de proférer des menaces ou des exigences alors que votre propre maison est faite de verre, mais enveloppée de secret. Nous dénonçons avec la plus grande fermeté cette tentative effrayante de saper le journalisme congolais. Nous refusons votre faux « droit de réponse », qui est en réalité un « droit d’intimidation ». Nous ne répondrons pas à vos ultimatums inquisitoriaux, car cela reviendrait à légitimer votre attaque contre nos libertés fondamentales. Nous lançons un appel à toute la presse congolaise et africaine : nous devons nous unir contre cette nouvelle forme de pression néocoloniale. Nous devons rejeter ces organisations opaques qui cherchent à contrôler nos récits, à ternir notre réputation et à dicter les limites de notre discours. Nous devons défendre notre droit de rendre compte, d’analyser et d’exprimer notre opinion sans craindre les représailles de gardiens étrangers autoproclamés. Nous ne nous laisserons pas intimider. Nous ne nous laisserons pas réduire au silence. Assez ! Assez de ce ton paternaliste. Assez de ces insinuations sans fondement. Assez de ces ultimatums coercitifs. Global Witness, sachez-le : l’Afrique n’est pas votre terrain de jeu. La presse congolaise n’est pas votre cible docile. Vos tentatives pour étouffer nos voix échoueront, car nous sommes unis notre engagement à défendre notre dignité, notre souveraineté et notre droit à la liberté d’expression. Signé, Les voix libres, fières et unies de la presse congolaise et africaine
Le débat au sein de l'Assemblée nationale tourne actuellement autour de la question relative à la désignation du nouveau Speaker et du nouveau Rapporteur Adjoint, pour remplacer Vital Kamerhe et Dominique Munongo Inamizi, qui avaient quitté leurs fonctions suite aux pétitions initiées contre eux par la majorité de leurs collègues députés nationaux.
A ce sujet, certains députés nationaux accusent le Bureau de l'Assemblée nationale de retarder l'élection du nouveau président pour préparer le terrain à un certain candidat, soutenu par l'exécutif national. Des accusations catégoriquement rejetées par le Rapporteur Jacques Djoli Eseng'Ekeli, dans un entretien avec la presse.
"Le bureau de l'Assemblée nationale n'a pas de préférence à un candidat quelconque. Après avoir pris acte de démissions du président Vital Kamerhe et de la Rapporteur Adjointe, le bureau s'est mis directement en posture d'organiser les nouvelles élections. Mais, le processus de désignation, de remplacement ou de votation des membres du bureau et même au niveau des commissions de notre Assemblée se fait, selon notre Règlement d'Ordre Intérieur, autour des forces politiques, particulièrement, autour de la Majorité et de l'opposition. Ces deux forces politiques se sont réparties les postes depuis le début de cette législature. Le poste du Président de l'Assemblée nationale est réservée à la Majorité et dans ce cas-là, la majorité, regroupée autour de l'Union Sacrée va transmettre au Bureau, après des contacts et des échanges, le nom de leur candidat. Tout comme l'opposition, qui dispose d'un groupe parlementaire au sein de l'Assemblée, va aussi remettre le PV d'entente ou de non-entente pour leur candidat.
C'est à l'issue de ce processus que nous allons publier le calendrier, à savoir le dépôt de candidature, l'examen des dossiers de candidatures retenues.
Sur ce point, secundo, le Bureau a déjà invité les présidents des Groupes parlementaires de nous faire parvenir les noms de leurs membres, qui feront partie de la Commission technique, qui va accompagner le Bureau dans l'organisation de ces élections.
Si tout va bien, avant le débat sur la loi des Finances, l'Assemblée nationale va démocratiquement designer son Président et son Rapporter adjoint", a-t-il expliqué, tout en martelant que le Bureau de l'Assemblée ne joue qu'un rôle d'arbitre dans ce processus et n'intervient nullement dans le processus de choix des candidats par les forces politiques.
"Conforment aux articles 26 et 27, le Bureau n'est là que comme un organe technique, un arbitre, qui organise ces consultations. Dès que nous avons les candidatures de la Majorité et l'opposition, nous convoquons la plénière, en suivant bien sûr les étapes d'examen de candidatures qui doivent obéir aux critères posés par le Règlement Intérieur. Et après, les députés vont se décider.
Toutes les batteries seront donc mises en marche, pour qu'avant l'examen du projet de budget 2026, d'ici le début du mois de novembre, le Bureau de l'Assemblée nationale soit au grand complet", a expliqué le Porte-parole de la Chambre basse du Parlement.
Et le Professeur Jacques Djoli donne les précisions sur les tiraillements et la multiplicité des candidatures, pour occuper le poste de Président de l'Assemblée nationale réservée à la Majorité présidentielle, alors qu'ils appartiennent tous à une même famille politique, l'Union Sacrée de la Nation.
"Vous devez savoir que nous ne sommes pas dans le système de parti unique. Nous sommes une majorité plurielle, qui est composée de plusieurs partis politiques et des mosaïques de partis politiques. Cela nécessite des concertations préalables au sein de notre mouvance. Ainsi par exemple, dans des pays comme l'Angleterre, la désignation du président de la Chambre des Représentants se fait en concertation entre la Majorité et l'opposition, parce que le Président de cette chambre est appelé à diriger tous les députés.
Je dois également rappeler que faute de consensus, il a été procédé aux primaires pour départager les différents candidats et c'est ce qui avait permis l'élection de l'honorable Vital Kamerhe comme président de l'Assemblée nationale. Cette fois, la charte de l'Union Sacrée prévoit le mécanisme par lequel nous allons désigner le candidat de notre famille politique à ce poste. Et je crois qu'on trouvera un consensus et que, cette fois-ci, les choses se passeront différemment," a-t-il rassuré.
JR Mokolo


