L'Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA), organisation non- gouvernementale de défense et de promotion de la liberté de la presse, est vivement préoccupé par la sécurité d’Honneur-David Safari, journaliste et rédacteur en chef du média en ligne laprunellerdc.cd basé à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, à l'est de la République démocratique du Congo (RDC).
Le journaliste a été interpellé, le 28 décembre 2025 en début de soirée, au centre de Bukavu par des individus en tenue civile, qui l'ont conduit à une destination inconnue.
Plusieurs recoupements d'informations indiquent que le journaliste serait détenu à la Division des Services et des Renseignements (DSR) du mouvement AFC/M23 (Alliance Fleuve Congo-Mouvement du 23 mars) qui contrôle plusieurs territoires du Sud-Kivu depuis 2025. Le responsable local du renseignement de l’AFC M23 a nié toute détention du journaliste dans tous les cachots de M23, promettant des recherches pour retrouver le journaliste.
Le média en ligne a publié, le 24 décembre 2025, plusieurs articles mettant en cause l'administration du M23 et ses alliés qui violent la liberté d'association, exercent des pressions et menaces sur les journalistes locaux.
Au regard de ce qui précède, OLPA exprime ses vives inquiétudes au sujet de l'intégrité physique du journaliste et tient le mouvement rebelle responsable de tout ce qui adviendrait à ce dernier.
Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, représenté par le Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a procédé, jeudi 29 janvier 2026, à la signature officielle du contrat avec la société Xcalibur Multiphysics Group SL, portant sur la cartographie géophysique aéroportée et géologique du territoire national.
Cette initiative stratégique marque une étape majeure dans la modernisation du secteur minier congolais. Elle vise à doter le pays d’une couverture géophysique et géologique moderne, reposant sur des levés aéroportés à haute résolution, intégrant notamment des données magnétiques, radiométriques et de télédétection, couplées à une interprétation géologique et géochimique avancée.
À travers ce contrat, la RDC renforce ses capacités en matière de connaissance du sous-sol, d’identification des ressources et des réserves, tout en améliorant l’attractivité du pays pour les investissements miniers responsables.
La République démocratique du Congo se dote ainsi d’un outil structurant d’aide à la décision, indispensable pour la découverte de nouveaux gisements, la certification des ressources et des réserves, ainsi que le renforcement de la position de l’État dans les négociations minières.
Le Service géologique national du Congo (SGN-C) assurera la coordination scientifique et technique du projet, garantissant la centralisation des données géoscientifiques et leur exploitation stratégique au bénéfice exclusif de l’État congolais.
Ce projet s’inscrit pleinement dans la vision de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo, et dans le Programme d’action du Gouvernement, sous la supervision de Son Excellence Madame la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka. Il répond également aux exigences actuelles liées à la transition énergétique et numérique, notamment pour l’identification des minéraux critiques et stratégiques.
Le Gouvernement réaffirme ainsi sa volonté de faire du secteur minier un levier clé de croissance économique durable et de souveraineté nationale.
Le 28 janvier 2026, dans un esprit de respect républicain et de dialogue constructif, le Ministre d’État, Ministre des Relations avec le Parlement, Maître Guy Loando Mboyo, a échangé avec le Collectif des Députés Provinciaux des 26 provinces sur la collaboration interinstitutionnelle et le bon fonctionnement des relations entre les institutions.
En ouverture, le Ministre d’État a adressé ses meilleurs vœux aux élus provinciaux, saluant leur engagement au service des populations et rappelant l’importance de leur rôle dans la gouvernance territoriale.
Le Ministre d’État a également exprimé sa reconnaissance au Président de la République, Chef de l’État, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour la promulgation de l’Ordonnance n°25/293 du 15 décembre 2025, fixant les attributions des ministères et renforçant ainsi les missions du Ministère des Relations avec le Parlement.
Les échanges ont porté notamment sur l’accompagnement administratif, le suivi des dossiers et la nécessité d’un cadre de travail mieux harmonisé. Le Ministre d’État, Maître Guy Loando Mboyo, a réaffirmé sa volonté de privilégier l’écoute, la concertation et le respect des procédures, en vue de solutions durables.
En conclusion, le Ministre d’État a renouvelé sa disponibilité à accompagner le Collectif et a exhorté les Députés Provinciaux à œuvrer pour la stabilité des institutions, dans un esprit de responsabilité et de service à la Nation, conformément aux orientations et à la vision du Président de la République, Chef de l’État, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Sous le haut patronage de la Première Ministre, la session extraordinaire du 37ᵉ Conseil National du Travail s’est ouverte ce jeudi 29 janvier 2026 à Kinshasa, réunissant Gouvernement représenté par le Ministère de l'Emploi et Travail dirigé par Ferdinand Massamba Wa Massamba, employeurs et syndicats autour des grandes réformes du travail, dont l’application prochaine d’un nouveau SMIG en RDC.
C’est dans un contexte particulier que se sont ouvertes ces assises autour des questions liées à l’application du SMIG.
L’objectif est de favoriser le dialogue social, de dégager des consensus et de définir de nouvelles orientations en vue d’une meilleure réglementation du travail dans le pays, spécialement en ce qui est de l'application du salaire minimum interprofessionnel garantie, SMIG, sans oublier sa contextualisation dans le domaine agricole et forestier.
Dans son mot de bienvenue, le ministre de l’Emploi et Travail a clairement fixé les attentes de ces assises, insistant sur la responsabilité collective des partenaires sociaux pour aboutir à des décisions équilibrées et bénéfiques pour les travailleurs comme pour les employeurs.
Du côté de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et du banc syndical, ces travaux sont jugés opportuns, car ils interviennent à un moment crucial pour l’économie nationale et le climat social.
Représentant personnel de la Première Ministre empêchée, le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction publique, a procédé au lancement officiel du CNT, appelant les parties prenantes à des échanges responsables pour des résultats équitables.
Ces travaux se poursuivront concrètement dès lundi prochain.
Matata Ponyo n’est pas jugé pour ses idées. Il n’est pas poursuivi pour son opposition politique. Il n’est pas victime d’un complot.
Il est rattrapé par les faits. Et les faits sont têtus.
Depuis des mois, l’ancien Premier ministre tente d’imposer un récit mensonger : celui d’un homme innocent persécuté par un pouvoir qu’il dérangerait. Cette stratégie de victimisation est non seulement malhonnête, elle est dangereuse. Elle insulte l’intelligence des Congolais et piétine la mémoire collective.
Le procès Bukanga Lonzo n’est pas un procès politique. C’est un procès de gestion. Un procès de responsabilité. Un procès de vérité.
Tout le monde se souvient de la propagande déployée autour du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo. Des milliards engagés, une communication arrogante, des promesses grandiloquentes : éradiquer la faim, moderniser l’agriculture, transformer l’ouest de la RDC en grenier national.
Le résultat ?
Un champ de ruines.
Un parc fantôme.
Un gouffre financier.
Et des Congolais floués.
Il ne s’agit pas ici de chiffres abstraits. Il s’agit de l’argent du peuple congolais, dilapidé pendant que des familles continuaient à avoir faim. Et aujourd’hui, l’architecte politique de ce désastre ose se présenter en martyr.
RAPPEL HISTORIQUE.
Lorsque le Président Félix Tshisekedi arrive au pouvoir, il choisit l’apaisement. Il met en place la coalition FCC-CACH, accepte un gouvernement d’accord politique dirigé par Sylvestre Ilunga Ilunkamba et promet solennellement : pas de chasse aux sorcières.
Matata Ponyo n’est donc ni traqué, ni ciblé. Il est même politiquement fréquentable à ce moment-là, en tant que haut cadre du PPRD.
Mais huit mois plus tard, alors que son nom circule déjà pour un éventuel retour à la Primature, en remplacement de Sylvestre Ilunkamba, la vérité le rattrape. En visite au Kwango, le Premier ministre Ilunga Ilunkamba s’arrête à Bukanga Lonzo. Ce qu’il voit est si choquant qu’il lâche un mot qui restera :
« Le gâchis. »
Cette image publique brise un rêve : celui de Matata Ponyo revenant triomphalement au sommet de l’État.
La rue s’en mêle. Le peuple ironise :
« Tu sèmes le maïs et ça fait pousser une université. »
Une phrase cruelle, mais révélatrice du sentiment populaire face à l’échec du parc et à l’Université Mapon au Maniema.
Piqué au vif, craignant pour son image, Matata Ponyo commet une erreur fatale alors qu’il est en visite politique au près du président déchu alpha Conde : il écrit lui-même à l’Inspection générale des finances, demandant un audit. Il pensait sans doute blanchir son nom. Il a ouvert la boîte de Pandore. Et ce, lui-même.
Sous la direction professionnelle de Jules Alingete, l’IGF fait son travail. Sans passion. Sans politique. Avec méthode.
Ce qu’elle découvre est accablant :
– marchés publics violés,
– écarts de prix inexplicables,
– paiements sans livraison,
– absence de traçabilité.
Une gestion calamiteuse. Une faillite morale.
Vient la séance de contradiction. Le ministre délégué aux Finances répond. Patrice Kitebi.
Matata Ponyo, lui, esquive.
Il feint l’oubli. Il dit être empoisonné. Par qui ? On ne sait pas. Il oublie surtout l’essentiel : c’est qu’à l’époque du projet de ce parc agro industriel, il cumulait les fonctions de Premier ministre et de ministre des Finances. Il ne peut accuser personne d’autre que lui-même.
Le dossier est transmis à la justice. Le procès commence.
C’est alors que Matata Ponyo change brutalement de costume. Il quitte le PPRD, crée un parti politique, se proclame candidat à la présidentielle bien avant l’heure. Pourquoi cette précipitation ?
Pour fabriquer une immunité politique. Pour ensuite, crier à la persécution. Pour transformer un dossier judiciaire en combat politique. Pour mieux se victimiser.
Et quand cela ne suffit plus, il franchit la ligne rouge.
Il tribalise la justice.
Il jette l’opprobre sur des juges de la République en raison de leurs origines. C’est une faute intellectuelle grave. Oubliant que. Étant candidat au sénat et à la
Députation, ce sont ces mêmes juges qui ont validé sa candidature et ensuite son (ses) mandat (s). C’est simplement indigne d’un ancien Premier ministre.
C’est un poison pour la cohésion nationale, ainsi porté par un intellectuel.
Je suis membre de l’Union sacrée et je le dis sans détour : jamais le Président de la République, jamais l’Union sacrée, jamais ses instances — Secrétaire permanent, Présidium, anciens responsables — n’ont menacé qui que ce soit pour obtenir une adhésion.
C’est faux. Totalement faux.
La vérité dérange, mais elle est simple :
Matata Ponyo n’a pas été rejeté parce qu’il était opposant. Il a été écarté parce que son passé le rattrape.
L’histoire jugera chacun.
La justice fait son travail.
Et le peuple congolais mérite mieux que des larmes de crocodile.
Au nom de la Première Ministre, Cheffe du Gouvernement, Madame Judith Suminwa Tuluka, le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget, Adolphe Muzito, a présidé une réunion stratégique consacrée à l’évaluation de l’état d’avancement de la candidature de la République démocratique du Congo à l’accueil du Bureau régional africain du Centre consultatif pour le règlement des différends entre les investisseurs et les États (BRCC-RDIE).
La réunion s’est tenue ce jeudi 29 janvier 2026, à l’immeuble du Gouvernement à Kinshasa, en présence de plusieurs membres du Gouvernement, dont le Ministre d’État, Ministre de la Justice, ainsi que des responsables techniques directement impliqués dans le dossier.
Cette rencontre, organisée à la suite d’une demande du Garde des Sceaux, visait à informer la Cheffe du Gouvernement de l’évolution du processus et à renforcer l’implication politique au plus haut niveau de l’État. À cette occasion, la Task Force BRCC-RDIE, chargée notamment du suivi de la candidature de la RDC, a présenté les avancées enregistrées ainsi que les prochaines étapes à engager en vue de consolider la position du pays face aux autres États africains candidats.
Les échanges ont également permis d’évaluer le positionnement de la République Démocratique du Congo au sein des mécanismes internationaux de règlement des différends, dans un contexte marqué par la réforme du système RDIE conduite sous l’égide de la Commission des Nations Unies pour le Droit Commercial International (CNUDCI), visant à renforcer la légitimité, la transparence et l’efficacité du dispositif.
S’agissant du processus africain de désignation, Aimé Kasenga, Coordonnateur national adjoint du Comité Technique de Réformes (CTR) et Secrétaire Exécutif de la Task Force, a précisé que les démarches en cours s’inscrivent dans la dynamique de consensus prônée par l’Union Africaine.
« Nous sommes dans une phase de discussions, de négociations et de lobbying diplomatique de haut niveau pour harmoniser les positions africaines », a-t-il déclaré, rappelant les initiatives entreprises par le Président de la République auprès de ses homologues.
La Task Force estime que l’implantation du Bureau régional à Kinshasa contribuerait à renforcer la visibilité internationale de la RDC ainsi que la confiance des investisseurs.
« Accueillir ce centre, c’est envoyer un signal fort d’un pays engagé à offrir un cadre crédible, prévisible et efficace de règlement des différends, tout en assumant pleinement ses engagements internationaux » a ajouté Aimé Kasenga.
À l’issue de la réunion, les participants ont recommandé l’intensification des démarches diplomatiques et la poursuite des concertations dans le cadre des prochains sommets de l’Union Africaine, en vue de l’émergence d’une candidature africaine unique.
L’Exécutif a, par ailleurs, réaffirmé sa détermination à positionner la République Démocratique du Congo comme un acteur central du droit commercial international en Afrique, conformément aux priorités du Programme d’actions du Gouvernement.
C’est dans ce cadre que le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a reçu en audience le caucus des Députés nationaux de la province de la Tshopo, conduit par l’honorable Anastasie Moleko, présidente dudit caucus et cheffe de la délégation.
Les échanges ont porté essentiellement sur l’évolution du dossier FRIVAO, un dossier emblématique marqué par des difficultés antérieures ayant conduit à la suspension des activités.
Soucieux de la transparence et du suivi rigoureux de ce dossier sensible, le Ministre d’État a fait un état des lieux détaillé des avancées enregistrées, tout en expliquant les décisions prises pour remettre le processus sur une trajectoire conforme à sa vocation première : rendre justice aux victimes.
À l’issue de la rencontre, l’honorable Anastasie Moleko a salué la disponibilité et l’écoute du Ministre d’État, soulignant la volonté commune de travailler de manière concertée. Elle a indiqué que les Députés de la Tshopo entendent pleinement assumer leur rôle de représentants du peuple en accompagnant le suivi des décisions prises par le Ministre de la Justice sur FRIVAO.
« Nous avons eu des séances de travail avec l’actuel Ministre de la Justice. Il nous a expliqué à quel point le dossier évolue et nous avons convenu de travailler ensemble dans le cadre du suivi », a-t-elle déclaré à la cellule de communication du Ministre d’État. Conscient des attentes et des tensions suscitées par le dossier FRIVAO, le Ministre d’État a insisté sur l’importance d’un traitement responsable et apaisé de la question, fondé sur le respect de la loi et des engagements de l’État.
Dans cette dynamique, le caucus des Députés de la Tshopo a lancé un message clair à l’endroit des populations concernées, les appelant au calme et à la confiance dans le travail en cours.
« Le dossier est suivi et nous ne voudrions pas qu’il y ait des agitations par-ci par-là. Nous sommes là pour représenter la population et assurer le suivi des décisions prises », a rappelé l’honorable Anastasie Moleko.
Par cette audience, le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, réaffirme sa détermination à traiter avec transparence, rigueur, responsabilité et humanité les dossiers liés aux réparations des préjudices subis, en privilégiant la concertation avec les élus et la restauration de la confiance entre l’État et les citoyens.
Le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants, Me Guy Kabombo Muadiamvita, a procédé, ce jeudi 29 janvier 2026, au lancement officiel du 9ᵉ séminaire régional du Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense (CHESD). Ces assises se tiennent sous le thème : « Protection, défense et sécurisation du patrimoine naturel et culturel en Afrique centrale et dans la Région des Grands Lacs ».
Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans une dynamique de réflexion stratégique et scientifique destinée à apporter des réponses concrètes aux défis sécuritaires persistants qui affectent l’Afrique centrale et la région des Grands Lacs. Elle met un accent particulier sur la protection du patrimoine naturel et culturel, considéré comme un pilier fondamental de la souveraineté nationale et régionale.
Dans son mot de bienvenue, le Directeur général du CHESD, le Général-Major Augustin Mamba, a indiqué que ce séminaire se veut un cadre d’échanges rigoureux, conciliant analyse académique et approche stratégique, en vue de formuler des réponses adaptées aux enjeux sécuritaires contemporains.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le Vice-Premier Ministre de la Défense nationale a salué une initiative qui conjugue réflexion scientifique approfondie et pensée militaire stratégique. À ses yeux, il s’agit « d’un levier essentiel pour faire face aux menaces multiformes qui pèsent sur la région ».
Me Guy Kabombo Muadiamvita a, à cette occasion, rappelé avec insistance la vocation du Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense.
« Il ne s’agit guère d’un simple passage institutionnel, mais d’un engagement inébranlable au service de la Nation », a-t-il déclaré.
Le Vice-Premier Ministre a, par ailleurs, exhorté les apprenants ainsi que les cadres du Collège à maintenir un haut niveau d’excellence et à observer une discipline rigoureuse tout au long de la formation, soulignant que le CHESD a pour mission de former une élite stratégique dont les prestations doivent demeurer exemplaires.
Prévu pour une durée de trois jours, ce séminaire régional abordera plusieurs sous-thèmes majeurs, notamment les fondements et mécanismes de protection du patrimoine, le patrimoine en tant qu’objet de souveraineté nationale, les enjeux sécuritaires, opérationnels et technologiques, ainsi que les expériences nationales et les perspectives stratégiques régionales.
Les travaux prendront fin le samedi 31 janvier 2026 par la présentation et l’adoption de la Déclaration du CHESD, un document appelé à renforcer la coopération régionale en matière de protection, de défense et de sécurisation du patrimoine naturel et culturel.
Le Procureur Général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, Jean Placide Lusamba M’Bombola, vient de franchir un cap dans la lutte contre la criminalité qui gangrène le secteur foncier. Par la Décision n°0024 du 12 mai 2025, il annonce la mise en place d’un Détachement spécial (DS), une structure dédiée à la poursuite et à la répression des infractions foncières dans le ressort du Parquet général. Face à la multiplication des cas de spoliation des biens immobiliers, la réponse sera désormais plus structurée, plus ciblée, et surtout plus offensive.
La création de ce Détachement spécial intervient suite à une recrudescence préoccupante des dossiers de spoliation, touchant aussi bien des biens privés que des patrimoines publics. Les districts de Lukunga et Funa sont particulièrement cités comme épicentres de ces pratiques.
Dans les faits, la spoliation s’apparente, selon le Procureur général, à des mécanismes organisés, parfois portés par de véritables réseaux capables de falsifier, intimider, corrompre ou instrumentaliser des procédures. D’où, cette conviction martelée par le chef du Parquet : seule une action judiciaire vigoureuse peut neutraliser ces groupes, souvent assimilables à des bandes criminelles.
Le champ d’action du DS est beaucoup plus vaste. La structure est également chargée de lutter contre : les crimes organisés ; la corruption et la concussion ; le détournement des deniers publics ; les rémunérations illicites ; la traite des personnes ; le blanchiment des capitaux ; le financement du terrorisme ; le trafic illicite de drogues et de stupéfiants ; ainsi que toute infraction connexe, assimilée ou liée.
Dans l’exercice de leurs missions, les Magistrats affectés au Détachement spécial bénéficieront de l’appui des Inspecteurs judiciaires et des Officiers de police judiciaire (OPJ compétents dans le ressort. Un appui qui laisse entrevoir une approche plus opérationnelle : enquêtes mieux outillées, coordination renforcée, et capacité accrue à documenter les dossiers jusqu’au bout.
Le Parquet général rappelle, à cette occasion, la finalité de l’action de la justice : réprimer les infractions à la loi pénale ; rétablir les droits violés et obtenir la réparation des préjudices ; restaurer la paix sociale et l’ordre public ; instaurer et renforcer l’Etat de droit.
Jean Placide Lusamba M’Bombola invite la population du ressort à se rapprocher du Parquet pour déposer toute plainte relative aux spoliations, aux détournements, à la corruption, au blanchiment, et à toute autre infraction relevant de la compétence du Détachement spécial.
Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a reçu, hier à la Cité de l’Union Africaine, une délégation de haut niveau du Panel des facilitateurs de l’Union africaine. Au menu : un échange centré sur les initiatives diplomatiques en cours, avec un objectif clairement affiché, faire avancer la paix en République Démocratique du Congo, particulièrement dans sa partie Est, et contribuer au renforcement de la stabilité dans la région des Grands Lacs.
Dans une séquence où la RDC reste confrontée à des défis sécuritaires persistants, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de consultations et d’écoute, voulue par l’Union Africaine, afin d’identifier des pistes capables de ramener la confiance, d’apaiser les tensions et de soutenir une solution durable.
Prenant la parole, Mme Sahle-Work Zewde, ancienne Présidente de l’Ethiopie, a rappelé la dimension profondément humaine du dossier sécuritaire congolais. Dans un message direct, elle a insisté sur la nécessité d’agir au-delà des discours, en se recentrant sur la réalité quotidienne des populations affectées :
« Nous sommes dans une tournée. Nous allons écouter les uns et les autres et voir ce qui peut être fait pour le bien-être de cette population qui n'a que beaucoup souffert, plusieurs décennies. On oublie que derrière tout ça, il y a des souffrances humaines qu'il faudrait arrêter ».
De son côté, le Chef de l’État a salué les efforts entrepris par les facilitateurs et a réaffirmé l’option stratégique de la RDC : une paix durable et vérifiable dans l’Est du pays. Le Président Tshisekedi a également insisté sur le respect des engagements pris par les différentes parties, dans une logique de responsabilité partagée et de consolidation de la stabilité régionale.
La délégation reçue par le Président de la République était composée de personnalités politiques et diplomatiques de premier plan, illustrant l’importance accordée par l’Union Africaine à ce dossier. Il s’agit de : M. Olusegun Obasanjo, ancien Président du Nigeria ; Mme Sahle-Work Zewde, ancienne Présidente de l’Éthiopie ; Dr Mokgweetsi Eric Keabetswe Masisi, ancien Président du Botswana ; Mme Catherine Samba-Panza, ancienne Présidente de la République centrafricaine ; M. Yackoly Kokou Johnson, Ministre délégué togolais, représentant le Médiateur Faure Gnassingbé ; Ambassadeur Akok Manyuat Madut, de la Commission de l’Union africaine. Cette composition traduit une volonté d’accompagnement africain renforcé, avec une approche axée sur l’écoute, la facilitation et la recherche d’un consensus.
Cette rencontre met en évidence le défi central de convertir l’intensification des démarches diplomatiques en impacts réels sur le terrain notamment, en matière de protection des civils, de retour des déplacés, de sécurisation des zones affectées et de réduction des tensions régionales. Le signal envoyé depuis la Cité de l’UA est celui d’une mobilisation africaine et d’un engagement réaffirmé des autorités congolaises à poursuivre la voie d’une solution durable.
Les deux ordres de paiement portant paiement à Milvest
*Ces dernières semaines, les dossiers des plaques d’immatriculation et de la Kinshasa Arena ont suscité de vifs débats dans l’espace public, au point de semer le doute et de brouiller les boussoles de l’opinion. Entre interprétations approximatives, lectures hâtives et analyses contradictoires, la nécessité de revenir aux faits documentés s’impose avec rigueur. L’examen des chiffres, des décisions administratives et des actes de gestion révèle des éléments précis qui appellent aujourd’hui une clarification approfondie, appelée à être tranchée par la justice, seule instance habilitée à départager les controverses et à fixer les responsabilités.
Affaire plaques et Arena
Des accusations aux preuves : rendez-vous devant les juges pour Bosolo TV
(Par Rhodes Massamba, journaliste indépendant)
Le 20 janvier dernier, le paysage médiatique congolais a été marqué par une intervention particulièrement acerbe d'Israël Mutombo sur sa chaîne, Bosolo TV. Le présentateur s'est livré à une offensive verbale directe contre Nicolas Kazadi Kadima Nzuji, Député National et ancien Ministre des Finances, utilisant un ton d'une rare virulence pour mettre en cause son intégrité.
Se revendiquant du journalisme d'investigation, Israël Mutombo a interpellé l'ancien ministre en ces termes : « Vous avez empoché plus de 105 millions de dollars... Il ne s’agit pas de promesses de paiement, mais de sommes déjà décaissées. Nous savons qui tire les ficelles. » Poursuivant sur sa lancée, il a lié cette accusation au dossier des plaques d'immatriculation à la DGI, suggérant un népotisme flagrant : « Dis-nous quel est le nom de la propriétaire de la société qui fabrique ces plaques. De qui est-elle l'épouse ? Tu as confié ce marché à ta propre femme, qui était sans emploi, au mépris de ta fonction de mandataire public. »
L'animateur ne s'est pas arrêté là, fustigeant également la gestion du projet Arena. Selon lui, 105 millions de dollars auraient été payés pour une infrastructure restée inachevée. « L'argent de ce pays n'a-t-il pas d'autres priorités ? Vous avez commis des erreurs graves et devriez en avoir honte », a-t-il martelé à l'antenne.
Toutefois, au-delà de l'agressivité du style et de la prise à partie personnelle — qui s'éloignent des standards professionnels de la presse — le fond du problème réside dans l'exactitude des faits. Il apparaît, après examen, que les affirmations de M. Mutombo s'avèrent être des allégations dépourvues de tout fondement factuel, contredisant les réalités administratives et financières des dossiers cités.
La vérité sur le dossier des plaques d'immatriculation
Contrairement aux allégations circulant dans les médias, une investigation auprès de la Direction Générale des Impôts (DGI) confirme que l'épouse de Nicolas Kazadi n'a jamais été impliquée dans la production ou la vente des plaques minéralogiques. L'historique des contrats révèle une réalité bien différente :
Le monopole historique (2009-2023) : Durant 14 ans, la société UTSCH Congo (filiale d'UTSCH AG Allemagne) a détenu l'exclusivité du marché. Son contrat initial de dix ans a été prolongé jusqu'en 2023 dans des conditions jugées opaques par l'Observatoire Le Congo n'est pas à vendre (CNPAV).
La période de transition (2024) : Entre janvier et avril 2024, la fourniture a été assurée par la société Valornet, sous la direction de Christian Muamba – inconnu de Nicolas Kazadi qui, du reste, avait déjà quitté le ministère des Finances – via un contrat temporaire dûment signé par la DGI pour éviter toute rupture de stock.
La réforme Kazadi : Une volonté de rupture avec les monopoles
Dans son communiqué du 8 janvier 2026, Le Congo n’est pas à vendre (CNPAV), indique que l'arrivée de Nicolas Kazadi au ministère des Finances a marqué le lancement d'une vaste restructuration du secteur des plaques d'immatriculation. L'objectif affiché était alors de rompre avec les pratiques opaques du passé à travers quatre piliers stratégiques :
Modernisation radicale : Une digitalisation complète des procédures pour éliminer la lenteur administrative et les réseaux de corruption.
Protection du pouvoir d'achat : L'instauration d'un prix public unique et transparent fixé à 120 USD.
Optimisation des recettes régaliennes : Une révision des quotes-parts pour garantir que le Trésor public soit le principal bénéficiaire de cette taxe.
Libéralisation du marché : La fin du monopole au profit d'une mise en concurrence de plusieurs prestataires par zones géographiques.
Cette nouvelle impulsion s'était concrétisée par un appel d'offres international rigoureux, ayant attiré des leaders mondiaux du secteur, associé chacun à des entrepreneurs locaux. À l'issue de ce processus, trois consortiums de renommée internationale avaient été présélectionnés pour implanter des unités de production locale en RDC :
Le groupement germano-congolais Serkas et Muhlbauer ;
L’alliance française Ray Group et SPM, pilotée par Roger Yaghi ;
La firme belge Castillo Valere BV, représentée localement par Georges Geobat.
Cette stratégie visait non seulement à sécuriser l'approvisionnement, mais aussi à créer une valeur ajoutée industrielle sur le territoire national.
Le revirement de l’actuel Ministre des Finances
Malgré la validation de ce processus par la Primature, la CNPAV rapporte que la réforme a été brusquement interrompue sous le mandat de l’actuel Ministre des Finances. A la place, une nouvelle procédure confidentielle a abouti à la désignation de Castillo Valere BV, représentée par Georges Batuleji, un cadre de l'UDPS proche des cercles du pouvoir. D’après nos investigations, ce dernier est également inconnu de M. Nicolas Kazadi et de sa famille.
Un manque à gagner pour l'État
L'arrêté signé le 10 novembre 2025 scelle l'échec de l'ambition de Nicolas Kazadi d'augmenter la part de l'État. Sur une plaque vendue 115 USD, la répartition actuelle privilégie largement le secteur privé :
Bénéficiaire
Quote-part (USD)
Trésor Public
36,60
Castillo Valère BV
64,99
Valornet
9,99
DGI & Comité de suivi
3,04
Ces chiffres montrent que la plus grande part des recettes revient aujourd’hui aux opérateurs privés, contrairement à l’orientation défendue par l’ancien ministre.
Dossier Kinshasa Arena : Les preuves qui contredisent Israël Mutombo
Le dossier Kinshasa Arena vient confirmer le caractère infondé des attaques d'Israël Mutombo. Les faits démontrent une gestion rigoureuse, à l'opposé des accusations de dilapidation des fonds publics.
Une économie majeure pour le Trésor Public : Il est essentiel de rappeler que c'est Nicolas Kazadi qui a renégocié le coût de cette infrastructure. Le contrat initial avec l'entreprise Suma, évalué à 170 millions USD, a été ramené à 104 millions USD avec Milvest. Cette intervention a permis à l’État congolais de réaliser une économie substantielle de 66 millions de dollars.
La vérité sur les paiements effectués : L'affirmation selon laquelle la totalité du budget aurait été versée avant la fin des travaux est erronée. Les ordres de virement en notre possession sont formels :
Sous Nicolas Kazadi : En date du 5 mai 2023, le ministre n'avait ordonné le paiement que de 31 185 210 USD. Ce versement était strictement conditionné par l'avancement du chantier, qui affichait alors un taux de réalisation physique de 61 %.
Sous Doudou Fwamba : C’est en réalité son successeur qui a décaissé la majeure partie des fonds restants, soit 45 828 024 USD, le 2 septembre 2024, pour apurer la dette envers Milvest.
Vers un dénouement judiciaire
Il apparaît clairement qu'Israël Mutombo a diffusé des informations contraires à la réalité comptable et administrative. Cette série de contrevérités place désormais le journaliste dans une position délicate. Suite à l’action judiciaire menée par des proches du député Kazadi, la solidité des preuves documentaires fournies pourrait conduire le tribunal à prononcer une condamnation ferme, marquant ainsi la fin de l'impunité pour la diffamation médiatique.
Le Gouverneur de la province du Kongo Central, Grâce Bilolo, est attendu à l’Assemblée provinciale dans les prochains jours. Cette invitation fait suite à l’examen, par le Bureau de l’organe délibérant, du réquisitoire du Procureur général près la Cour de cassation sollicitant l’autorisation d’ouvrir une instruction judiciaire à son encontre.
La décision a été prise à l’issue de la réunion du Bureau de l’Assemblée provinciale, tenue le lundi 26 janvier 2026, consacrée à l’analyse de ce document judiciaire transmis officiellement par le ministère public. Conformément aux procédures légales en vigueur, le Bureau a jugé nécessaire d’informer personnellement le chef de l’exécutif provincial de l’existence de ce réquisitoire.
Selon le rapporteur de l’Assemblée provinciale du Kongo Central, l’Honorable Billy N’Tunga, cette invitation n’équivaut pas à une autorisation de poursuites, mais s’inscrit dans une démarche institutionnelle d’information. Elle vise à garantir la transparence et le respect du principe de collaboration entre les institutions provinciales, tel que prévu par les textes régissant les relations entre les pouvoirs publics.
Le réquisitoire en question porte sur des faits présumés de malversations financières et de détournement de deniers publics, reprochés au gouverneur dans le cadre d’un dossier instruit par la justice. Toutefois, à ce stade, aucune décision n’a encore été prise par l’Assemblée provinciale quant à la levée ou non des immunités du gouverneur.
La comparution de Grâce Bilolo devant l’Assemblée provinciale, à des fins d’information, constitue ainsi une étape préalable avant toute éventuelle saisine de la plénière, seule compétente pour se prononcer sur la demande d’autorisation formulée par la Cour de cassation.
En attendant la suite de la procédure, l’opinion publique du Kongo Central reste attentive à l’évolution de ce dossier, qui suscite débats et réactions tant sur le plan politique que judiciaire.
(Par de Bruno Lemarquis Représentant spécial adjoint du Secrétaire général, Coordonnateur résident et Coordonnateur humanitaire des Nations Unies en RDC)
A l’aube de cette nouvelle année, nous formulons le vœu que 2026 soit une année d’espoir, de réconciliation et de nouveaux horizons pour la paix en République démocratique du Congo. Ce vœu, qui reflète l’aspiration profonde de millions de Congolaises et de Congolais, guide notre action collective et redouble notre détermination. Ensemble, Gouvernement, institutions publiques, société civile, leaders communautaires, secteur privé, partenaires au développement et Nations Unies, nous pouvons transformer l’espérance en progrès tangible, durable et partagé.
Nous nourrissons l'espoir renouvelé de voir s’établir, en 2026, les bases d’une paix durable. La République démocratique du Congo et l’ensemble de la région des Grands Lacs se trouvent aujourd’hui à un moment charnière. Les récentes initiatives diplomatiques ont permis d’enregistrer des avancées notables sur la voie de la paix, témoignant d’une détermination régionale et internationale réaffirmée à privilégier des solutions politiques. Ces progrès contrastent néanmoins avec la persistance des affrontements sur le terrain, accompagnés de violations du droit international humanitaire et des droits humains. Plus que jamais, la situation sécuritaire dans l’est de la RDC soulève des défis humanitaires et de protection d’une ampleur considérable, touchant de manière disproportionnée les femmes et les enfants.
Une recherche active et constructive de la paix au sein des différents fora nationaux, régionaux et internationaux y consacrés mérite notre soutien et doit aussi urgemment mettre en place les fondements d'un avenir plus pacifique dans la région.
Le Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable 2025–2029 constitue le socle de cette ambition. Il formalise une alliance renouvelée avec le Gouvernement de la RDC pour soutenir les priorités nationales, avancer vers la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) et mettre en œuvre le principe fondamental de « ne laisser personne de côté ». Par ce Cadre, le Système des Nations Unies en RDC réaffirme sa volonté d’appuyer la formulation et la mise en œuvre de politiques publiques inclusives et transformatrices, le renforcement des capacités nationales et locales, de s’attaquer aux causes sous-jacentes des conflits et des déficits de développement et d’accompagner des solutions concrètes au bénéfice des populations, notamment les plus vulnérables.
Consolider la paix et la cohésion sociale demeure notre première responsabilité partagée. La paix est la clé de voûte de tout développement durable. En 2026, nous renforcerons l’appui aux mécanismes de prévention et de résolution des conflits, à la réintégration et à la réconciliation locales. Nous poursuivrons notre soutien aux institutions et aux acteurs qui œuvrent, jour après jour, à tisser des liens de confiance, à protéger les droits humains et à garantir l’accès équitable à la justice – en plaçant la dignité et la sécurité de chaque personne au cœur de notre engagement.
Dans le même temps, protéger les plus vulnérables et investir dans le capital humain est une priorité absolue. L’accès à des services sociaux de qualité, santé, nutrition, éducation, protection sociale, demeure à la fois un droit et un puissant moteur de stabilité. En coordination étroite avec les autorités nationales et provinciales, nous œuvrerons à améliorer la disponibilité, la qualité et l’équité des services, avec une attention particulière aux femmes, aux enfants, aux personnes vivant avec un handicap, aux personnes déplacées internes et aux communautés isolées. Investir dans l’enfance et la jeunesse, c’est préparer la paix de demain et bâtir une prospérité inclusive.
Le potentiel économique de la RDC est considérable. Pour qu’il se traduise en croissance inclusive et en emplois décents, nous appuierons des initiatives favorisant la diversification, la transformation locale, l’entrepreneuriat des jeunes et l’autonomisation des femmes. Nous encouragerons des chaînes de valeur responsables, des normes environnementales et sociales élevées, ainsi que des partenariats innovants qui mobilisent des financements publics et privés, y compris à l’échelle provinciale et locale. Une économie plus verte, plus résiliente et plus juste est à la fois possible et nécessaire.
Face aux chocs climatiques, aux aléas naturels et aux crises humanitaires, l’urgence est d’accroître la résilience. Nous soutiendrons l’adaptation au changement climatique, la gestion des risques de catastrophe, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, ainsi que les systèmes d’alerte précoce. Nos interventions s’attacheront à renforcer la préparation des communautés, à protéger la biodiversité et à promouvoir des pratiques agricoles durables. La résilience ne se décrète pas : elle se construit au quotidien, au plus près des territoires et des populations. Nous poursuivrons nos efforts, avec tous nos partenaires nationaux et internationaux, pour opérationnaliser à l’échelle le nexus humanitaire/développement/paix, en s’assurant du rôle central de l’Etat.
Notre approche est résolument territorialisée et inclusive. Elle s’appuie sur les connaissances locales, les autorités provinciales et locales, et les organisations de la société civile, notamment les réseaux de femmes, de jeunes et de leaders communautaires. Elle valorise le savoir-faire des acteurs nationaux, mobilise l’expertise des Agences, Fonds et Programmes des Nations Unies, et favorise la cohérence avec les stratégies gouvernementales. À chaque étape, nous veillerons à la redevabilité et à la transparence, en mesurant les résultats et en les partageant avec les citoyens.
L’année 2026 doit être celle d’un élan collectif renouvelé. Dans un contexte de réduction de l’aide publique au développement, nous invitons l’ensemble de nos partenaires à intensifier la coopération, à approfondir les partenariats, à innover, à mutualiser les efforts, à renforcer notre efficience collective, et à aligner les ressources sur les priorités nationales.
Au nom de l’Équipe de pays des Nations Unies, je réaffirme notre engagement à soutenir la paix, protéger les plus vulnérables et ouvrir la voie à un développement durable. Ensemble, faisons de 2026 une année d’espoir partagé, de réconciliation concrète et de nouveaux horizons pour la paix en RDC.