Thierry Banga Lole, technicien à la Radiotélévision Nationale Congolaise (RTNC) à Bunia, dans la province de l’Ituri, et reporter pour le média en ligne « La Voix de l’Ituri », est décédé le lundi 29 décembre 2025, des suites de ses blessures causées lors d’une attaque armée à son domicile par des bandits non autrement identifiés, dans la nuit du dimanche à lundi.
Grièvement blessé, il a été conduit à la clinique Salima où il a rendu l’âme.
Selon ses collègues, Thierry Banga Lola est présenté comme « un journaliste engagé qui croyait au rôle du journaliste comme sentinelle de la société, au service de la vérité et des citoyens ».
Journaliste en danger (JED) exprime sa profonde indignation et demande aux autorités compétentes d’ouvrir une enquête sérieuse afin d’élucider les circonstances de cet assassinat, qui n’a pas l’air d’un simple crime crapuleux, mais d’une attaque ciblée d’un journaliste pour ce qu’il était.
C'est un message de Noël au ton grave et empreint de lucidité qu'a adressé le Secrétariat Général de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) à la nation. Signé par Monseigneur Donatien Nshole, le message met en lumière le contraste saisissant entre la joie de la Nativité et la dure réalité vécue par des millions de Congolais.
Dès les premières lignes, la CENCO ancre son message dans le contexte actuel du pays. "Le chant des anges [...] résonne dans nos cœurs, mais il nous trouve en République Démocratique du Congo (RDC) dans une situation de grande précarité et de profonde souffrance", constate le communiqué, énumérant "conflits armés ayant fait des milliers de victimes, une multitude des déplacés internes et des réfugiés". La question est posée sans détour : "Comment alors se souhaiter : 'Joyeux Noël' dans de telles circonstances ?"
Malgré ce sombre tableau, les évêques catholiques rappellent que Noël est avant tout une "fête de l'espérance active". Ils assurent que Dieu n'abandonne pas son peuple et que chaque vie, aussi vulnérable soit-elle, demeure "précieuse à ses yeux".
Le point culminant du message est un appel direct et solennel à la paix. Identifiant Noël comme la venue du "Prince de la Paix", la CENCO exhorte tous les Congolais à devenir des "artisans de paix". L'appel se fait particulièrement pressant envers "ceux qui ont fait le choix de la confrontation armée", les interpellant à "renoncer à cette voie pour embrasser celle de la paix et du bien-vivre ensemble".
En conclusion, ce message de la CENCO se veut à la fois un réconfort spirituel pour une population éprouvée et une interpellation politique forte à l'endroit des acteurs de la violence, réaffirmant le rôle central de l'Église comme conscience morale de la nation en quête de paix.
Le Gouvernement britannique a annoncé lundi 29 décembre 2025, par la voix de son ministère de l'Intérieur (Home Office), l'application immédiate de nouvelles restrictions sur l'octroi de visas aux citoyens de la République Démocratique du Congo. Cette décision, qui a surpris de nombreux observateurs, est justifiée par Londres en raison de "préoccupations croissantes liées à la situation sécuritaire et à une augmentation des demandes d'asile jugées infondées".
Détails des nouvelles mesures
Selon le communiqué officiel, les changements affecteront principalement les visas de visiteur (tourisme, visite familiale) et les visas d'affaires de courte durée. Les nouvelles directives imposent aux demandeurs congolais de fournir des preuves plus substantielles de leurs liens financiers et familiaux avec la RD Congo, afin de garantir leur intention de retourner dans leur pays à l'expiration de leur visa.
Les mesures incluent :
Un examen renforcé des dossiers : Chaque demande fera l'objet d'un contrôle plus approfondi des motifs du voyage et de la situation financière du demandeur.
Exigences documentaires accrues : Les demandeurs devront présenter des documents supplémentaires, tels que des relevés bancaires sur une période plus longue, des attestations d'emploi détaillées et des preuves de propriété.
Augmentation potentielle des délais de traitement : Le Home Office prévient que ces vérifications supplémentaires pourraient entraîner un allongement des délais de traitement des demandes.
Un porte-parole du ministère de l'Intérieur a déclaré : « Le Royaume-Uni est fier d'accueillir des visiteurs légitimes du monde entier, y compris de la RD Congo. Cependant, nous avons le devoir de protéger l'intégrité de notre système d'immigration. Face à une augmentation significative du nombre de personnes qui ne quittent pas le territoire à l'expiration de leur visa de visiteur, nous sommes contraints de renforcer nos procédures de contrôle. »
Contexte politique et réactions
Cette décision intervient dans un contexte de tensions persistantes dans l'est de la RD Congo, où des conflits armés continuent de provoquer des déplacements massifs de population. Bien que le gouvernement britannique n'ait pas établi de lien direct, des analystes estiment que Londres anticipe une hausse des flux migratoires en provenance de la région.
À Kinshasa, la nouvelle a été accueillie avec consternation. Le ministère des Affaires étrangères de la RD Congo a publié une déclaration exprimant son "profond regret" face à une décision jugée "unilatérale et disproportionnée". Le gouvernement congolais a indiqué qu'il demanderait des éclaircissements à l'ambassade britannique et n'exclut pas des "mesures de réciprocité" si un dialogue constructif n'est pas rapidement engagé.
Impact sur la diaspora et les voyageurs
Pour la diaspora congolaise établie au Royaume-Uni, cette annonce est un coup dur. Beaucoup craignent de ne plus pouvoir faire venir leurs proches pour des événements familiaux importants. "C'est une punition collective," a témoigné un membre de la communauté congolaise de Londres. "Nous comprenons les impératifs de sécurité, mais cela pénalise des familles, des étudiants et des entrepreneurs qui n'ont rien à se reprocher."
Les secteurs de l'éducation et des affaires pourraient également être affectés. Les étudiants congolais, qui voient déjà leurs demandes de visa étudiantes scrutées avec attention, redoutent que ces nouvelles restrictions ne compliquent davantage leurs projets d'études au Royaume-Uni.
Le gouvernement britannique a précisé que les visas étudiants, de travail qualifié et humanitaires ne sont pas directement visés par le durcissement principal, mais a souligné que tous les demandeurs, sans exception, devront se conformer à un niveau d'exigence globalement plus élevé. La situation, a conclu le Home Office, "restera sous évaluation constante".
Chaque 30 décembre, la conscience congolaise devrait s’arrêter.
S’arrêter pour se souvenir.
S’arrêter pour comprendre.
S’arrêter pour ne plus jamais accepter le mensonge comme récit officiel.
Car le 30 décembre 2013 n’est pas une date ordinaire dans l’histoire récente de la République démocratique du Congo.
C’est une cicatrice nationale, un jour où la vérité fut violemment réprimée, et où des civils sans armes furent fauchés pour avoir choisi de rester du bon côté de l’Histoire, en refusant de se soumettre au régime d’occupation.
Ce qui s’est réellement passé
Contrairement à ce qui fut martelé à l’époque, le 30 décembre 2013 n’a jamais été une tentative de coup d’État.
Il s’agissait d’une répression sanglante consécutive à deux lettres ouvertes publiées les 5 et 28 décembre 2013 par Sa Majesté le Prophète Joseph Mukungubila Mutombo.
Dans ses lettres ouvertes, le Prophète posait une question simple mais explosive :
« Jusques à quand le peuple congolais va-t-il devoir payer en versant son sang pour ce pays ? »
Ces mots interpellaient la conscience nationale et dénonçaient l’occupation déguisée du territoire congolais.
Pour avoir dénoncé l’infiltration étrangère, la colonisation de peuplement à l’Est, l’imposture au sommet de l’État et la compromission de certaines élites, le Prophète Mukungubila fut désigné comme cible à abattre.
Un massacre, pas une opération de sécurité
Le 30 décembre 2013, sa résidence de Lubumbashi, au quartier Golf-Kabulameshi, fut encerclée par des forces lourdement armées.
Sans sommation, le feu fut ouvert.
Des hommes, des femmes, des fidèles réunis pour des prières de fin d’année, furent tués à bout portant.
Ce jour-là, l’État congolais n’a pas protégé ses citoyens.
Il s’est retourné contre eux.
La longue nuit : prisons et exil
À la suite de ce massacre :
des disciples furent arrêtés et détenus arbitrairement ;
d’autres disparurent sans laisser de traces ;
l’Église de Dieu fut fermée ;
un mandat d’arrêt international fut lancé contre le Prophète.
Pris pour cible par un dispositif de persécution méthodiquement organisé en vue de son élimination physique, Joseph Mukungubila fut contraint à un exil forcé, mais la justice sud-africaine, saisie du dossier, établira par la suite son innocence et rejettera toute demande d’extradition.
Pendant près de dix années, ses disciples croupiront dans les geôles de la République, dans un silence assourdissant.
Quand l’Histoire commence à réparer
Le temps est le meilleur juge.
Le 16 octobre 2023, une ordonnance présidentielle met fin à cette injustice : les disciples du Prophète Mukungubila sont libérés.
Le 7 juillet 2024, après plus de dix ans d’exil forcé, Sa majesté, le Prophète Joseph Mukungubila rentre au pays de ses ancêtres, par l’aéroport international de N’djili.
Ce retour n’est pas un détail.
Il est une réhabilitation morale et historique.
La restitution des martyrs et l’impact sur les familles
Aujourd’hui, nous réclamons la restitution des corps des martyrs afin qu’ils puissent être enterrés dans la dignité, selon nos us et coutumes. Les familles de toutes les victimes du 30 décembre 2013 ont le droit de faire leur deuil. Qu’on nous montre l’emplacement des fosses communes où nos sœurs et frères ont été enterrés, parfois même vivants.
Le 30 décembre 2013, il n’y a pas eu seulement des morts, mais aussi de nombreux portés disparus.
Des parents tombés ce jour-là ont laissé derrière eux des orphelins, ou des enfants venus au monde sans connaître leurs pères.
D’autres familles ont perdu des jeunes diplômés et étudiants prometteurs, qui auraient pu apporter un plus à la République et à leurs proches.
Tous ces Congolais furent sauvagement massacrés par la main d’un bourreau, qui aujourd’hui a choisi de soutenir le mouvement criminel AFC-M23, je cite : alias Joseph Kabila et son allié, le tout-puissant gouverneur du Katanga : Moïse Katumbi Chapwe Soriano.
Nous demandons à la CNDH (Commission Nationale des Droits de l'Homme, présidée aujourd’hui par monsieur Paul Nsapu, qui fut l’un des rédacteurs et enquêteurs du rapport sur ce carnage, de réouvrir ce dossier, afin que les familles des victimes puissent être rétablies dans leurs droits naturels.
Une date comparable au 4 janvier 1959
Tout comme nos pères de l’indépendance sont tombés pour l’indépendance contre les colons, les partisans du Prophète Joseph Mukungubila sont également tombés le 30 décembre 2013 pour la libération de leur pays contre les envahisseurs.
Le sens du 30 décembre, aujourd’hui
Commémorer le 30 décembre, ce n’est pas raviver la haine.
C’est refuser l’effacement de la mémoire.
C’est reconnaître que des Congolais sont morts non pas pour un coup d’État, mais pour avoir été témoins et porteurs d’une vérité dérangeante.
C’est rappeler que la vérité finit toujours par revenir, même après l’exil, même après les prisons.
Pour que cela ne se reproduise plus
Un peuple qui oublie ses martyrs prépare les massacres de demain.
Un peuple qui commémore se protège.
Le 30 décembre doit demeurer :
un jour de mémoire nationale,
un temps de recueillement,
un appel à la vigilance patriotique
Car la paix durable ne se construit ni sur le mensonge, ni sur l’amnésie, mais sur la vérité reconnue et assumée.
L'Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA), organisation non- gouvernementale de défense et de promotion de la liberté de la presse, est vivement préoccupé par la sécurité d’Honneur-David Safari, journaliste et rédacteur en chef du média en ligne laprunellerdc.cd basé à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, à l'est de la République démocratique du Congo (RDC).
Le journaliste a été interpellé, le 28 décembre 2025 en début de soirée, au centre de Bukavu par des individus en tenue civile, qui l'ont conduit à une destination inconnue.
Plusieurs recoupements d'informations indiquent que le journaliste serait détenu à la Division des Services et des Renseignements (DSR) du mouvement AFC/M23 (Alliance Fleuve Congo-Mouvement du 23 mars) qui contrôle plusieurs territoires du Sud-Kivu depuis 2025. Le responsable local du renseignement de l’AFC M23 a nié toute détention du journaliste dans tous les cachots de M23, promettant des recherches pour retrouver le journaliste.
Le média en ligne a publié, le 24 décembre 2025, plusieurs articles mettant en cause l'administration du M23 et ses alliés qui violent la liberté d'association, exercent des pressions et menaces sur les journalistes locaux.
Au regard de ce qui précède, OLPA exprime ses vives inquiétudes au sujet de l'intégrité physique du journaliste et tient le mouvement rebelle responsable de tout ce qui adviendrait à ce dernier.
OLPA exige une enquête après le meurtre d’un journaliste à Bunia
Kinshasa, le 29 décembre 2025. L'Observatoire de la liberté de la presse en Afrique (OLPA), ONG de défense et de promotion de la liberté de la presse, exige une enquête après le meurtre de Thierry Banga Lole, reporter cameraman à la station provinciale du média public RTNC (Radio télévision nationale congolaise) basée à Bunia, chef-lieu de la province de l'Ituri, au Nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).
Le journaliste est décédé, le 29 décembre 2025 après une attaque à l'arme blanche perpétrée par des individus non autrement identifiés, dans la nuit du 28 au 29 décembre 2025 à son domicile. Il a été conduit à la Clinique Salama de Bunia, où mort s'en est suivie.
Thierry Banga Lole travaillait également pour le média en ligne lavoixdelituri.net.
Au regard de ce qui précède, OLPA condamne vigoureusement ce meurtre du journaliste et appelle les autorités compétentes à diligenter une enquête sérieuse afin d'élucider les circonstances de ce meurtre et identifier les auteurs.
A l’occasion des fêtes de Noël et du Nouvel An 2026, la COMMUNAUTE HELLÉNIQUE DE Kinshasa, l’une des plus anciennes communautés établies en République Démocratique du Congo, adresse ses VŒUX les plus chaleureux et respectueux à :
-Son Excellence Monsieur le Président de la République FELIX ANTOINE TSHISEKEDI TSHILOMBO;
-A tous les Membres du Gouvernement;
-Aux Membres des Institutions Nationales et Provinciales et à l’ensemble du peuple Congolais.
Dans ce contexte du renouveau, l’ensemble des membres de notre Communauté expriment leur profonde gratitude envers la RDC, terre d’hospitalité et de coexistence, et formulons nos souhaits les plus sincères de paix durable, de prospérité nationale et de développement partagé.
Que l’année 2026 apporte à chaque congolaise et Congolais santé, succès et stabilité.
A l’occasion des fêtes de Noël 2025 et du nouvel an 2026, le Président du Conseil d’Administration et le Directeur Général de l’Office des Routes ont l’insigne honneur de présenter à Son Excellence Monsieur Félix TSHISEKEDI TSHILOMBO, Président de la République, Chef de l’Etat, leurs vœux d’excellence, de santé, de longévité, de paix durable et de lumière divines dans l’accomplissement de sa haute mission.
Au nom de l’ensemble des agents et cadres de l’Office des Routes, les deux personnalités saluent la clarté de la Vision nationale réaffirmée par votre Excellence, faisant de l’année 2026, l’année de l’accélération des infrastructures routières pour l’unité et le développement intégral de la RDC.
Dans cette dynamique, l’Office des Routes renouvelle, avec loyauté et patriotisme, son engagement à traduire en actions concrètes les orientations de Votre Excellence, à travers :
La modernisation ambitieuse du réseau routier national et des corridors stratégiques d’intégration ;
La réduction déterminée des zones d’enclavement, afin de rapprocher les communautés et d’ouvrir les axes économiques ;
L’amélioration structurelle de la mobilité des populations et de la fluidité du transport des biens ;
La consolidation du patrimoine routier par un entretien régulier, proactif et conforme aux normes internationales ;
La prise en Compte du défi climatique et de la résilience des ouvrages pour protéger les infrastructures face aux intempéries et érosions.
L’Office des Routes exprime également ses vœux d’harmonie et de prospérité :
Aux Honorables Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat ;
A la Première Ministre, Cheffe du Gouvernement ;
Aux Membres du Gouvernement de la République ;
Aux Partenaires techniques et financiers œuvrant aux côtés de la RDC ;
A l’ensemble du personnel de l’Office des Routes ;
Et au vaillant peuple congolais, artisan infatigable de la reconstruction nationale.
Puisse la paix du Christ, Prince de la lumière, éclairer la Nation en cette période de Noël et que l’année 2026 apporte à notre pays une avancée décisive dans la transformation de ses infrastructures, pour une RDC plus connectée, plus forte et irrésistiblement tournée vers son destin de grandeur.
Qu’à travers votre bravoure, les forces de défense de la République mettent fin à l’agression rwandaise injustement imposée à notre peuple.
L’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) dit stop. Dans un communiqué rendu public le lundi 29 décembre 2025, l’organisation condamne avec la dernière énergie l’assassinat du journaliste–cameraman Thierry Banga Lole (RTNC/Bunia), également collaborateur de La Voix de l’Ituri, tué à son domicile dans la nuit du 28 au 29 décembre 2025. À ses yeux, rien ne renvoie à un simple cambriolage : l’hypothèse d’une attaque ciblée contre un professionnel des médias se dessine, relançant la question brûlante de la sécurité des journalistes et de l’impunité. L’UNPC exige une enquête indépendante, l’arrestation des auteurs et commanditaires, et rappelle à l’État son obligation constitutionnelle de protéger la presse.
Conformément aux instructions du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, le Ministre des Droits Humains, Me Samuel Mbemba Kabuya, a présidé, ce mardi 30 décembre, une réunion importante consacrée à l’élaboration de la stratégie nationale de plaidoyer sur la reconnaissance du génocide congolais.
Autour de la table, les délégués et experts du FONAREV ainsi que ceux de la CIA-VAR se sont réunis pour apporter les dernières retouches et procéder à la validation de ce document stratégique.
Présentant l’économie générale du document final à ses hôtes, le Ministre Samuel Mbemba Kabuya a souligné l’importance capitale de cette stratégie, qui permettra à la RDC de mener des actions tant au niveau national qu’international afin d’amener les Communautés, les Institutions et les États à reconnaître les génocides commis en RDC par le Rwanda depuis plus de trois décennies.
Il a rappelé que c’est lors de la 53ᵉ réunion du Conseil des Ministres du 25 juillet 2025 que le Président de la République, Félix Tshisekedi, avait instruit le Gouvernement de préparer cette stratégie, laquelle prend aujourd’hui corps.
Réagissant à la presse au sortir de la réunion, le Directeur Général du FONAREV, Patrick Fata Makunga, a indiqué qu’après plusieurs semaines de travail, le Ministère des Droits Humains a répondu à l’instruction du Chef de l’État en dotant le pays d’une stratégie nationale en matière de reconnaissance des génocides commis en RDC.
"Il y a quelques semaines, il avait été instruit par le Président de la République de développer une stratégie nationale de plaidoyer pour la reconnaissance des génocides sous la supervision du Ministre des Droits Humains. C'est dans ce cadre que nous nous sommes retrouvés ici aujourd'hui après plusieurs réunions pour regarder la dernière version de ce document qui a été travaillé avec les experts pour que nous puissions la valider avant sa transmission aux plus hautes autorités.
Nous avons aujourd'hui une stratégie qui sera proposée pour les 5 prochaines années, qui va porter sur le plaidoyer pour la reconnaissance des génocides perpétrés en RDC et aussi la reconnaissance du Génocost, qui est un concept beaucoup plus général.
Cette stratégie est plus sur le long terme, mais elle sera mise en œuvre chaque année par une feuille de route qui va accompagner cette stratégie", a conclu le DG de FONAREV.
Cette validation consacre la volonté politique du Gouvernement de la République d’inscrire la question des génocides commis en RDC au cœur de l’agenda national et international, en vue d’obtenir leur reconnaissance officielle, de renforcer la position diplomatique du pays et d’engager la communauté internationale à assumer ses responsabilités face aux crimes perpétrés sur le territoire congolais.
C’est une nouvelle dynamique impulsée. Ce mardi 30 décembre 2025, le Conseil Supérieur de la Magistrature et le Ministère de la Justice et Garde des Sceaux ont tenu, à Kinshasa, une séance de concertation stratégique de haut niveau consacrée à l’assainissement du secteur judiciaire, à la lutte contre la spoliation des biens immobiliers et fonciers, ainsi qu’au renforcement des mécanismes de sanctions disciplinaires à l’encontre des magistrats et auxiliaires de justice impliqués dans des pratiques contraires à la loi.
Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique commune visant à répondre aux dérives persistantes qui fragilisent l’appareil judiciaire, compromettent la sécurité juridique et affectent négativement le climat des affaires en République démocratique du Congo. Au cours des échanges, les deux institutions ont examiné plusieurs dossiers sensibles, notamment ceux relatifs à l’exécution irrégulière de décisions judiciaires non définitives, une pratique dénoncée comme portant gravement atteinte à la crédibilité de la justice et à la confiance des investisseurs. Des mesures fermes ont été annoncées à l’encontre des magistrats, huissiers et avocats impliqués dans de telles pratiques. S’exprimant à cette occasion, le Procureur général près le Conseil d’État, Jean-Paul Mukolo Nkokesha, a souligné la volonté des institutions judiciaires de travailler en parfaite synergie afin de restaurer la moralité et l’intégrité au sein du corps judiciaire, annonçant que des sanctions exemplaires seront prises pour écarter les acteurs véreux et assainir durablement le secteur.
Le Ministre d’État en charge de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a salué les avancées réalisées par le Conseil Supérieur de la Magistrature, mettant en avant la convergence de vues et l’existence désormais d’une vision commune pour une justice réellement au service de la population, de l’État de droit et du développement économique du pays.
Par ailleurs, le Conseil Supérieur de la Magistrature a insisté sur la nécessité d’améliorer les conditions de vie et de travail des magistrats, considérées comme un levier essentiel pour garantir l’efficacité, l’indépendance et la probité de la justice. À cet effet, un plaidoyer a été adressé au Gouvernement afin d’accompagner les réformes engagées. Cette séance de concertation a été présidée par le Président de la Cour constitutionnelle et Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, Dieudonné Kamuleta Badibanga. Elle a réuni les membres du Bureau du CSM, le Ministre d’État en charge de la Justice.
À travers cette initiative, le Conseil Supérieur de la Magistrature et le Ministère de la Justice réaffirment leur engagement commun à faire de la justice congolaise un pilier de confiance, de stabilité institutionnelle et de développement durable en République démocratique du Congo.
Prenant la parole lors du sommet ad hoc des Chefs d'État et de Gouvernement du Mécanisme régional de suivi de l'accord-cadre de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), organisé en Ouganda sous l’égide de Yoweri Museveni, le Président congolais Félix Tshisekedi s’est exprimé par visioconférence ce dimanche 21 décembre 2025, au sujet de la situation sécuritaire dans l’est de la République Démocratique du Congo.
« Je veux être parfaitement clair : ce que nous attendons, ce n’est ni un redéploiement, ni un déplacement tactique, mais le retrait effectif, complet et sans équivoque des troupes rwandaises de l’ensemble du territoire de la République Démocratique du Congo, conformément aux engagements pris et aux résolutions en vigueur », a-t-il déclaré.
Le Chef de l’État congolais a ensuite dénoncé le prétendu retrait de l’armée rwandaise d’Uvira, estimant que cela ne correspond ni à la réalité du terrain, ni aux observations, ni aux informations recueillies.
Il sied de signaler que cet effort régional s’inscrit dans la dynamique de la recherche de la paix dans la partie orientale de la RDC où, malgré le récent accord de Washington, les pressions américaines et l’appel du Conseil de sécurité à un cessez-le-feu, l’armée rwandaise continue d’avancer, faisant la sourde oreille démontrant sa scrupule sa volonté expansionniste.
Le temps est-il venu pour que les forces loyalistes se prennent en charge, comme l’a dit Laurent-Désiré Kabila ? Wait and see !
La paroisse Notre-Dame de la Victoire d’Intshwem Mukongo, située dans le territoire d’Idiofa, province du Kwilu, a été officiellement érigée canoniquement et inaugurée ce 20 décembre par Monseigneur Moko, évêque du diocèse d’Idiofa. Une cérémonie historique qui marque une nouvelle ère spirituelle et pastorale pour cette entité longtemps rattachée à une simple église de CVB.
La célébration a été marquée par une double cérémonie : l’érection canonique de l’église Notre-Dame de la Victoire, désormais élevée au rang de paroisse et la nomination suivie de l’installation du premier curé, en la personne de l’abbé Jean Fikisi.
Avec ce nouveau statut, la paroisse d’Intshwem Mukongo devient une structure mère, appelée à encadrer et coordonner plusieurs églises du secteur de Bulwem, renforçant ainsi la proximité pastorale et mettant fin aux longues distances que devaient parcourir les fidèles pour participer aux grandes célébrations catholiques.
Une forte mobilisation des notables et des fidèles
La cérémonie s’est déroulée en présence de nombreuses personnalités et notables du territoire, notamment l’honorable Jolie Yama Nzalabar, députée nationale élue d’Idiofa, Cyprien Musimar Ndele, Directeur général de l’ANSER, ainsi que les doyens Robert Mupier et Rémy Mupier, ce dernier venu spécialement des Etats-Unis pour honorer cet événement historique.
Des centaines de fidèles, venus de différents villages et coins du territoire, ont massivement répondu présents pour partager ce moment de joie collective, symbole d’un peuple désormais enraciné spirituellement sur sa propre terre.
Un message fort de l’évêque contre les divisions
Dans son homélie, Mgr Moko a insisté sur deux axes majeurs : la responsabilité des chrétiens à bâtir une communauté vivante et solidaire, et l’engagement des notables à préserver l’unité de la paroisse.
« L’érection de cette paroisse n’est pas un simple acte de naissance. C’est une paroisse qui va m’épauler dans la mission pastorale. Vous devez en être fiers et former un bloc contre toute manipulation visant à la diviser ou à la fragiliser », a-t-il déclaré.
L’évêque a également appelé les communautés à soutenir cette œuvre de Dieu, fruit de plusieurs décennies d’attente et de persévérance.
Très attendue par la population, l’honorable Jolie Yama Nzalabar, massivement mobilisée avec ses électeurs, est montée à la chaire pour exprimer sa profonde reconnaissance. « Nous avons contribué financièrement à cette œuvre. Monseigneur Moko, vous avez transformé notre rêve en réalité », a-t-elle affirmé.
Dans un discours empreint de spiritualité et longuement applaudi, l’élue nationale a salué l’engagement de l’évêque, des prêtres, des bâtisseurs, des mamans catholiques, des jeunes et de tous les bienfaiteurs.
Elle a souligné que cette paroisse représente bien plus qu’un bâtiment : « Elle est un phare spirituel, un refuge pour les affligés, une école de charité pour notre jeunesse et un ciment pour l’unité de nos familles », a-t-elle déclaré.
Un engagement durable pour l’œuvre de Dieu
Jolie Yama Nzalabar a réaffirmé son engagement personnel et institutionnel à accompagner cette œuvre divine qu’elle a soutenue financièrement, promettant de rester aux côtés de l’Église pour le développement spirituel et social de la population.
L’érection canonique de la Paroisse Notre-Dame de la Victoire d’Intshwem Mukongo restera ainsi gravée comme un jalon majeur de l’histoire religieuse du territoire d’Idiofa, symbole d’une foi vivante, d’une unité retrouvée et d’un espoir renouvelé pour toute la communauté.
Dans un communiqué de presse, lu par son Coordonnateur Jonas Tshiombela, vendredi dernier, à Kinshasa, la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), a dénoncé une situation sécuritaire devenue dangereuse dans l’Est la RDC, condamnant avec force les dernières attaques perpétrées par l’armée rwandaise et ses partenaires de l’AFC/M23 à Uvira, dans la province du Sud-Kivu.
‘’ La NSCC dénonce avec la plus grande fermeté les manœuvres de diversion observées à Uvira, où des éléments de l’AFC/M23 feignent un retrait en se déguisant, se dispersant parmi la population civile ou se redéployant de manière clandestine, dans l’unique objectif de faire baisser la pression internationale. Ces pratiques constituent une violation grave du droit international humanitaire et mettent délibérément en danger les populations civiles’’, a dénoncé cette organisation de la Société civile. Pour la NSCC, cette crise aux conséquence fâcheuses nécessite des solutions osées pour la préservation de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale. De l’avis de la Nouvelle Société Civile Congolaise, dans un tel contexte préoccupant, il est imprudent voire irrationnel d’envisager la tenue d’un dialogue national, comme le souhaitent, d’ailleurs, certaines voix politiques, mais aussi les Eglises catholiques et protestantes, à travers leur initiative du pacte social pour la paix et le vivre-ensemble en RDC et dans la Région des Grands-Lacs.
‘’La NSCC insiste avec force sur le fait que tout dialogue inter congolais crédible, sincère et porteur de paix durable ne pourra être envisagé que lorsque : toutes les troupes rwandaises et leurs supplétifs auront quitté totalement l’ensemble du territoire congolais actuellement occupé et pillé. Aucun dialogue ne peut se tenir sous occupation étrangère, sous la contrainte des armes ou pendant le pillage systématique des ressources nationales. La paix ne se négocie pas au prix de la souveraineté nationale’’, a tranché, avec la dernière énergie, le Coordonnateur Jonas Tshiombela.
Vu l’urgence de rétablir la paix et de protéger les populations dans l’Est de la RDC, la NSCC a intimé l’ordre au troupes de rwandaises de cesser le pillage des ressources naturelles congolaises, de stopper les massacres des populations et de se retirer immédiatement des zones sous leur occupation. La Nouvelle Société Civile Congolaise a rappelé la nécessité pour la Communauté Internationale de prendre des mesures pour imposer la paix en RDC.
‘’La NSCC réaffirme son entière solidarité avec les populations meurtries de l’Est et des territoires occupés. Vous n’êtes pas seuls, la Nation congolaise est à vos côtés. Elle exige : justice pour les victimes, vérité sur les crimes commis, réparations effectives, et des garanties de non-répétition, à travers notamment un Tribunal pénal international pour la RDC’’, a confirmé la NSCC, par le truchement de son Coordonnateur Jonas Tshiombela.
GM
COMMUNIQUE DE PRESSE
SUR L’OCCUPATION ILLEGALE DU TERRITOIRE NATIONAL, LES MANŒUVRES DE DIVERSION A UVIRA, L’IMPERATIF DE SOUVERAINETE, DE JUSTICE ET DE MOBILISATION CITOYENNE
Kinshasa, le 19 décembre 2025. La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), plateforme nationale citoyenne engagée pour la défense de la souveraineté, de l’État de droit, des droits humains et de la paix durable, suit avec une extrême vigilance et une profonde préoccupation la dégradation continue de la situation sécuritaire à l’Est de la République Démocratique du Congo, notamment à Uvira, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.
La NSCC exige du Rwanda et de ses supplétifs armés de l’AFC/M23 :
Le retrait immédiat, total, vérifiable et sans condition de toutes les troupes rwandaises et de leurs relais armés du territoire congolais, de Bunagana à Uvira
La cessation immédiate de toute occupation, infiltration, soutien logistique et exploitation illégale des ressources naturelles de la RDC ;
Le respect strict de la souveraineté de la RDC, du droit international et de la Résolution
2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies.
La NSCC dénonce avec la plus grande fermeté les manœuvres de diversion observées à Uvira, où des éléments de l’AFC/M23 feignent un retrait en se déguisant, se dispersant parmi la population civile ou se redéployant de manière clandestine, dans l’unique objectif de faire baisser la pression internationale. Ces pratiques constituent une violation grave du droit international humanitaire et mettent délibérément en danger les populations civiles.
A propos du dialogue inter congolais
La NSCC insiste avec force sur le fait que tout dialogue inter congolais crédible, sincère et porteur de paix durable ne pourra être envisagé que lorsque : toutes les troupes rwandaises et leurs supplétifs auront quitté totalement l’ensemble du territoire congolais actuellement occupé et pillé. Aucun dialogue ne peut se tenir sous occupation étrangère, sous la contrainte des armes ou pendant le pillage systématique des ressources nationales. La paix ne se négocie pas au prix de la souveraineté nationale.
La NSCC recommande au Gouvernement congolais :
De maintenir et renforcer la pression diplomatique, politique et juridique sur le Rwanda ;
De rejeter toute mise en scène de faux retrait et d’exiger des mécanismes internationaux indépendants de vérification ;
De mobiliser de toute urgence l’aide humanitaire en faveur des milliers de déplacés internes, particulièrement les femmes, les enfants et les personnes vulnérables ;
De poursuivre les efforts en faveur de la justice, de la vérité, des réparations et des garanties de non-répétition.
La NSCC interpelle la communauté internationale, en particulier les États-Unis d’Amérique, afin de :
Ne pas tomber dans les manœuvres de diversion du Rwanda, visant à simuler un retrait partiel ou tactique ;
Faire respecter pleinement la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC ;
Appuyer des sanctions ciblées et crédibles contre les responsables rwandais et les dirigeants de l’AFC/M23 ;
Soutenir l’institution d’un Tribunal pénal international pour la RDC, compétent pour juger les crimes de guerre, crimes contre l’humanité et violations graves des droits humains commis sur le sol congolais.
Justice, vérité et solidarité avec les populations de l’Est
La NSCC réaffirme son entière solidarité avec les populations meurtries de l’Est et des territoires occupés. Vous n’êtes pas seuls, la Nation congolaise est à vos côtés. Elle exige : justice pour les victimes, vérité sur les crimes commis, réparations effectives, et des garanties de non-répétition, à travers notamment un Tribunal pénal international pour la RDC.
Appel solennel au peuple congolais
La NSCC appelle toutes les Congolaises et tous les Congolais à s’unir autour d’un Front patriotique pour la paix et la citoyenneté, afin de : organiser une résistance civique non violente contre l’occupation étrangère, dénoncer le pillage des richesses nationales, combattre les discours de haine, de division et de manipulation et défendre l’unité nationale, la paix et la dignité du peuple congolais. La NSCC réaffirme avec force : Le Congo n’est pas à vendre, Le Congo ne sera pas balkanisé. Le Congo restera un, souverain et indivisible.
COORDINATION NATIONALE
Tél.+243999999519 et +243999914958
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