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Pour l’Ambassadeur Jean-Thierry Monsenepwo, cadre de l’Union Sacrée de la Nation, le communiqué annonçant la non-participation des terroristes AFC/M23 au sommet de Luanda prévu aujourd’hui, mardi 18 mars 2025, « est une manœuvre classique de diversion et de victimisation adoptée par les groupes armés en difficulté. Il traduit en réalité l’isolement diplomatique et stratégique croissant de l’AFC/M23, ainsi que son incapacité à justifier la poursuite de son agression contre la République Démocratique du Congo ». Dans son analyse, il décrypte ce communiqué qui, pour lui, est une rhétorique hypocrite et contradictoire.
Décryptage du communiqué : une rhétorique hypocrite et contradictoire
Les “efforts de paix” sabotés par la communauté internationale ?
L’AFC/M23 tente de présenter les sanctions internationales contre ses chefs comme un obstacle à la paix. En réalité, ces sanctions sont la conséquence directe de leurs crimes : massacres de civils, occupation illégale de territoires congolais et pillage des ressources. La communauté internationale ne fait qu’acter ce que le droit international exige depuis longtemps.
Accuser Tshisekedi de bellicisme : un aveu de faiblesse
L’argument selon lequel Félix Tshisekedi mène une “politique belliciste” est totalement absurde. C’est bien l’AFC/M23 qui a lancé une guerre d’agression contre la RDC, avec le soutien avéré du Rwanda. L’armée congolaise ne fait que défendre le territoire national, ce qui est un droit souverain inaliénable.
Les “attaques indiscriminées” de Kinshasa : une fausse narration
L’ADF/M23 accuse les FARDC de bombarder des zones densément peuplées. Or, ce sont eux qui utilisent des populations civiles comme boucliers humains, une tactique bien connue des groupes terroristes. L’armée congolaise, en collaboration avec les forces régionales et alliées, mène une guerre ciblée contre une occupation étrangère.
Le retrait des pourparlers : un faux prétexte
L’AFC/M23 affirme que les sanctions rendent le dialogue “impossible”. En réalité, c’est leur déroute militaire qui les pousse à fuir les discussions. Ils espéraient gagner du temps en maintenant une fausse négociation tout en consolidant leurs positions. Face à une armée qui reprend progressivement l’avantage, leur seule option est le repli et la manipulation médiatique.
Une propagande vouée à l’échec
Ce communiqué prouve que la stratégie de Tshisekedi et de la diplomatie congolaise fonctionne. Le M23 et ses alliés sont acculés sur le terrain et isolés sur la scène internationale. La RDC ne doit ni céder aux pressions, ni négocier avec des terroristes, mais continuer sur la voie militaire et diplomatique pour restaurer pleinement son intégrité territoriale.
Kigali et son bras armé en RDC ont voulu jouer, mais la partie est en train de leur échapper.
Alors que certains ténors de l’Union Sacrée de la Nation, « USN », plateforme politique qui soutient les actions du Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, estiment que la frustration serait là et qu’ils créeraient une autre plateforme pour soutenir le Président de la République, selon le Député national Willy Mishiki, d’autres, le cas de Christian Moleka, analyste politique, pensent que cette restructuration du présidium risquerait d’impacter négativement sur le fonctionnement de cette plateforme politique. Le Député national Eliezer Ntambwe, quant à lui, est d’avis que le Chef aurait estimé que la gestion des six anciens membres qui composaient ce présidium n’était pas bonne et qu’il fallait l’élargir pour une bonne efficacité de la gestion de la crise. Il l’a déclaré sur les antennes de la Radio Okapi ce 12 mars 2025.
Des réactions fusent de partout soit pour clamer la nouvelle configuration du présidium de l’USN, soit pour condamner la politique mise en place pour cette fin.
Eliezer Tambwe a plutôt relevé la gestion de la crise qui sévit au sein de la famille politique du Président de la République. Une situation qui n’a pas trouvé de solution par l’équipe dirigeante réduite au nombre de six membres. Il fallait donc penser peut-être à un élargissement comme qui dirait, ‘’plus d’effectif, plus d’idées et mieux les solutions sont trouvées immédiatement’’.
« Il y avait six personnes mais le Chef a estimé que leur gestion n’était pas bonne. Il pouvait se dire de réduire l’équipe à 5 ou à 2 personnes. Le Chef a estimé qu’il fallait élargir », déclare le Député national Eliezer Tambwe.
Servir le Chef n’est pas un simple refrain de tous les jours mais cela implique plutôt une loyauté en restant dans sa vision, estime Tambwe. Il invite les uns et les autres à s’adapter au menu que l’Autorité morale de cette plateforme politique, Félix Tshisekedi, leur présente sans en faire un moindre problème.
« Attention, nous risquerons de servir le Chef en dehors de sa volonté. Donc, si nous prétendons être dans la vision du Chef de l’Etat, parce que c’est une chanson que tout le monde peut exécuter, nous devons aussi apprendre à s’adapter dans ce qu’il présente comme vision », conseille-t-il à ses camarades de l’USN.
Cet appel lancé à ses camarades intervient au moment où plusieurs frustrations sont enregistrées de la part de ceux qui ne sont pas satisfait par cette sorte de remaniement au sein de l’USN.
César Nkangulu
Dans une déclaration politique, le Mouvement des Démocrates congolais (MDCO) de l'honorable Gabriel Mokia réitère son soutien au Président de la République, dans sa fermeté sans faille de ne pas dialoguer avec les marionnettes de l'AFC/M23, mais plutôt avec leur parrain, qui n'est autre que le régime criminel du Rwanda. Par ailleurs, il salue l'initiative des prêtres de la CENCO, et les pasteurs de l'ECC sur le pacte social pour la paix dans la région des Grands Lacs. Ci-après, la déclaration intégrale du MDCO de Gabriel Mokia.
DECLARATION POLITIQUE DE LA LIGUE DES FEMMES DU MOUVEMENT DES DEMOCRATES CONGOLAIS (MDCO) A L'OCCASION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME, LE 8 MARS 2025.
Nous, femmes du MDCO, réunies au sein de la Ligue des Femmes du Parti, au nom de notre autorité morale et président national, le patriarche honorable Gabriel Mokia Mandembo, déclarons ce qui suit :
Considérant :
- La situation sécuritaire et humanitaire catastrophique des Congolais en général, et des femmes congolaises en particulier, dans l'Est de notre pays, notamment dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l'Ituri, suite à la énième agression barbare et brutale du Rwanda avec ses supplétifs de l'AMC M23.
- Les désastres humanitaires et sécuritaires de nos compatriotes, en général, et des femmes congolaises, en particulier, dans la partie ouest de la ville de Kinshasa, causés par la nébuleuse milice dite Mobondo, semant mort et désolation parmi nos concitoyens, avec la complicité de personnes mal intentionnées et identifiées.
Nous déclarons ce qui suit :
- Condamnons avec la plus grande fermeté l'agression inique et inédite de notre pays, la RDC, par le régime sanguinaire et suicidaire du Rwanda, sous couvert de ses pantins de l'AFC/M23, ainsi que les tueries aveugles de la milice Mobondo dans la partie ouest de la ville de Kinshasa.
- Encourageons le Président de la République, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Chef de l'État et Commandant suprême des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, dans sa fermeté sans faille de ne pas dialoguer avec les marionnettes de l'AFC/M23, mais plutôt avec leur parrain, qui n'est autre que le régime criminel du Rwanda.
- Saluons l'initiative des prêtres de l'Église catholique congolaise, à travers la CENCO, et des pasteurs de l'Église protestante congolaise, à travers l'Église du Christ au Congo (ECC) sur le pacte social pour la paix dans la région des Grands Lacs, et les invitons à rester l'Église au milieu du village.
- Félicitons le Chef de l'État congolais, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour sa diplomatie active et agissante auprès de la communauté internationale, laquelle a mis à nu les velléités expansionnistes et dangereuses, ainsi que le pillage systématique de nos richesses naturelles par le régime néo-nazi du Rwanda, sous couvert de ses gigolos de l'AFC/M23.
- Remercions infiniment la communauté internationale qui vient de faire tomber le masque du régime néo-nazi du Rwanda, sous couvert de ses lèche-bottes de l'AFC/M23, en prenant contre eux des sanctions historiques ciblées, et l'encourageons non seulement à accompagner ces sanctions d'effets immédiats, mais également à en prendre davantage contre ce régime archaïque et néo-nazi de Kigali, qui n'est qu'un cheval de Troie contre le développement de l'Afrique centrale en particulier, mais aussi de l'Afrique tout entière en général, paraphrasant ainsi le grand panafricaniste Frantz Fanon qui a dit, je cite : "L'Afrique a la forme d'un revolver dont la gâchette se trouve au Congo."
- Soutenons nos militaires des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et nos compatriotes Wazalendo dans la résistance, la lutte et la préservation inconditionnelle de l'intégrité territoriale de notre pays, la RDC, car notre pays restera indivisible.
- Invitons Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Chef de l'État et Commandant suprême des Forces Armées de la RDC, à faire sienne la citation du Maréchal Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga : "Même s'il faut signer des accords avec le diable pour refaire l'unité du Congo, le Congo n'a pas le choix, car le Congo restera un et indivisible."
- Encourageons nos compatriotes congolais en général, et nos sœurs en particulier, à s'enrôler massivement au sein de nos forces armées, non seulement pour marginaliser les infiltrés et les traîtres au sein de nos forces armées et de sécurité, mais également pour défendre la patrie et l'intégrité territoriale de notre pays, au prix du sacrifice suprême.
- Mettons en garde tous ces vendeurs d'illusions, adeptes de la balkanisation du Congo, que leur illusion ne restera qu'illusion, car le Congo restera un et indivisible, et ils nous trouveront, nous, les femmes du MDCO, fidèles au président Gabriel Mokia et au Chef de l'État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, sur leur chemin.
- Faisons savoir à ce régime criminel et sanguinaire du Rwanda que la génération des Congolais manipulés des années 1996 et 1997 n'est pas celle du régime de Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et que nous ne nous laisserons ni faire ni intimider.
Vive la République Démocratique du Congo !
Vive le Président de la République, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo !
Vive nos vaillants militaires des Forces Armées de la République Démocratique du Congo !
Vive nos vaillants résistants Wazalendo !
Ne jamais trahir le Congo, car seule la lutte libère.
Vive l'unité congolaise et l'intégrité territoriale de la RDC !
Le Congo restera un et indivisible.
Nous vous remercions.
Jean-Marc Kabund
En RDC, l'opposant Jean-Marc Kabund sera candidat à la prochaine présidentielle. Il l'annonce aujourd'hui sur RFI, à l'occasion de sa première interview radio depuis sa sortie de prison, le 21 février dernier. Longtemps, Jean-Marc Kabund a été le bras droit de Félix Tshisekedi. Quand ce dernier est devenu chef d'État, il a même été le président par intérim du parti au pouvoir UDPS. Mais après la rupture de 2022, il a été jeté en prison. Aujourd'hui, est-il prêt à se réconcilier avec Félix Tshisekedi ? Visiblement, non. En ligne de Kinshasa, le président de l'Alliance pour le Changement répond à Christophe Boisbouvier.
RFI : Le 21 février, vous avez été libéré. Le lendemain, le 22 février, Félix Tshisekedi lors d'une rencontre avec les parlementaires de son camp, a invité ses opposants à entrer dans un gouvernement d'union nationale. Est-ce que votre libération n'est donc pas un geste politique de sa part ?
Jean-Marc Kabund : Je ne crois pas que ma libération puisse faire l'objet d'un marchandage politique. J'ai été victime de persécutions politiques, condamné à une peine de sept ans et j'ai passé 30 mois en prison. Cette injustice, je crois qu'elle ne pourra jamais être réparée. Il faut avouer qu'il y a une forte pression depuis que j'étais en prison, tant par la communauté internationale que par l'opinion publique interne du Congo. Je crois que Félix Tshisekedi faisant face à cette pression a dû lâcher du lest. Et j'estime que le gouvernement d'union nationale qu'il propose de mettre sur pied ne résoudra rien du tout.
Est-ce que Félix Tshisekedi n'a pas lâché sur vous et sur deux autres prisonniers politiques, Mike Mukebayi et Seth Kikuni qui viennent d'être libérés afin de frapper les esprits et de montrer qu'il tendait la main vers l’opposition ?
Je crois que cela était une obligation pour lui. Cela ne peut pas être considéré comme un cadeau que Félix Tshisekedi donne à l'opposition parce que moi comme les autres prisonniers, Mike Mukebayi et Seth Kikuni, étions incarcérés injustement. Et d'ailleurs, il y a encore des prisonniers politiques qui continuent de croupir en prison. Ici, je fais allusion à Jacky Ndala. Il y a un autre aspect auquel beaucoup de gens ne font pas attention, ce sont les généraux. Je vous dis ici que plusieurs généraux Katangais sont arrêtés injustement. Ils sont détenus dans des cachots, en prison, sans jugement. Cela fait des années. Ici, je veux parler du général Philémon Yav. Je veux parler du général Zelwa Katanga dit Djadidja. Ils sont nombreux. Le gouvernement Tshisekedi doit savoir que ma libération et la libération des deux autres ne suffisent pas.
Qu'est-ce que vous en pensez de l'avancée du M23 dans l'est de votre pays ?
L'avancée du M23 est inacceptable et tout le monde doit demander au Rwanda de retirer ses troupes pour que le Congo retrouve la paix.
Depuis votre libération, vous avez reçu plusieurs visites à votre domicile, notamment celle de l'opposant Martin Fayulu. Est-ce que vous réfléchissez avec Martin Fayulu et d'autres opposants à une initiative commune ?
Bien entendu ! C'est parce que le régime Tshisekedi, qui est un régime finissant, doit laisser la place dès 2028. La RDC a besoin des dirigeants honnêtes afin de pouvoir donner le changement tant attendu par notre peuple.
Vous êtes en contact également avec l'ancien président Joseph Kabila ?
Je crois que c'est un acteur politique important de notre pays. Je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas être en contact avec lui. D'ailleurs, je vais même plus loin. Si demain, j'avais l'occasion d'avoir le contact de Corneille Nangaa, je l’appellerais et je lui parlerais. Je lui dirais ce que je pense de ce qu'il est en train de faire. Je suis là pour parler à tout le monde.
Et que diriez-vous justement à Corneille Nangaa, le patron du M23 ?
Je lui dirais tout simplement que ce qu'il est en train de faire, on l'a déjà vécu dans ce pays avec Mzee Kabila. On connaît les conséquences. Il doit arrêter de verser le sang des Congolais et revenir vite. Il doit arrêter à travers un cessez-le-feu et le gouvernement, je crois, ne pourra pas s'y opposer dans sa position actuelle pour accepter d'intégrer le processus du dialogue pour une résolution pacifique de ce conflit.
Si demain le pouvoir libère les généraux actuellement en prison et renonce à son projet de changement de constitution, est-ce que vous pourriez accepter d'entrer dans un gouvernement d'union nationale avec Alliance pour le changement ?
Je dis déjà, d'entrée de jeu, que je ne suis ni demandeur, ni preneur de ce gouvernement. Le problème n'est pas seulement celui des arrestations. La gouvernance doit être basée sur un programme, sur une vision claire et je ne vois pas aujourd'hui Tshisekedi garantir cela.
Est-ce que vous vous êtes parlé avec Félix Tshisekedi depuis le 21 février ?
Non, non. Moi, je n'en ai pas l'intention, je ne trouve pas l'intérêt de lui parler. Mais si lui le désire, je ne lui fermerai pas la porte. Je lui dirai ce que je pense.
Est-ce que vous serez candidat en 2028 ?
Bien sûr. Je crois qu'après avoir quitté le pouvoir pour ses convictions, je crois que nous avons suffisamment acquis d'expérience et de notoriété, ce qui pourra nous permettre de bien gouverner, de bien gérer ce pays au fait !
De RFI
Insécurité à l’Est du pays, UDPS : Augustin Kabuya reçoit les notables de la communauté Banyamulenge
Ce jeudi 6 mars 2025 au siège national de son Parti à Limete, l'honorable Augustin Kabuya, secrétaire général et président intérimaire de l'UDPS, a accordé une audience à une délégation de la communauté Banyamulenge conduite par l'honorable Enock Sebineza.
Après échanges, cette communauté Banyamulenge se dit satisfaite et rassurée après cette rencontre avec l'honorable secrétaire général et de l'UDPS/Tshisekedi qui était assisté, pour la circonstance, par l'honorable Adèle Bazizane Maheshe, élue de l'UDPS/TSHISEKEDI au Nord Kivu.
Il ressort de cette audience qu'aucun membre de la communauté Banyamulenge n'a donné mandat au Président rwandais Paul Kagame de mener la guerre sur le territoire congolais afin de les défendre.
Se confiant à la presse, M. Mutware Binyonyo Thaddée, cadre au FPI et porte-parole de circonstance, a circonscrit le contexte de la rencontre avec le secrétaire général Augustin Kabuya avant d'aborder la question sécuritaire dans la partie Est du pays.
" Nous sommes venus voir le secrétaire général pour exprimer notre soutien au pouvoir, car, aujourd'hui nous avons besoin plus de l'unité que de division. Nous exprimons aussi notre soutien au Chef de l’État et Commandant Suprême des Forces Armées, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo qui a toujours soutenu les Banyamulenges au même titre que les autres ethnies. Nous souhaitons que ce message soit répercuté dans tous les services et toutes les couches sociales'', a-t-il dit.
Concernant la guerre de l'Est, Mutware Binyonyo Thaddée affirme que les Banyamulenges sont engagés dans la défense de la patrie contre l'agresseur rwandais.
Et de poursuivre: " Quand vous regardez l'ossature de l'armée, vous allez vous rendre compte que parmi nos vaillants militaires qui tombent au front et donnent leur vie jusqu'au sacrifice suprême, les Banyamulenge font partie de ceux qui meurent pour la patrie. Et, cette situation nous préoccupe tous au plus haut niveau. C'est pour vous dire que ce qui arrive nous concerne tous et nous devons nous unir plutôt que de nous désunir''.
À son tour, le secrétaire général de l'UDPS a réaffirmé de s'être entretenu avec cette communauté avant de balayer du revers de la main le prétexte utilisé par le Président Paul Kagame pour justifier le massacre des congolais et les pillages des ressources naturelles de la RDC.
Il s'est exprimé en ces termes :" (...) Les vrais Banyamulenge sont ici avec moi devant la presse, contrairement à Paul Kagame qui utilise son armée numérique pour faire croire à la communauté internationale que les Banyamulenges sont en danger en RDC".
Jackson Mutamba
L’Auditorat militaire a exigé ce lundi 10 mars que les trois personnalités politiques du PPRD, à savoir Aubin Minaku, Emmanuel Ramazani Shadary et Ferdinand Kambere, appelées à comparaitre devant les magistrats, laissent leurs téléphones pour un contrôle et un suivi approfondis. Cependant, une divergence est survenue entre les autorités judiciaires et les concernés. Ces derniers se sont fermement opposés à cette demande, insistant pour que le monitoring se fasse en leur présence et non en leur absence.
D’après des sources judiciaires proches du dossier, l’Auditorat militaire a initialement ordonné que les téléphones des trois hommes soient remis pour un contrôle de sécurité, avec la possibilité de les récupérer dans les 48 heures. Néanmoins, en dépit de cette sommation, les trois personnalités ont exprimé leur volonté de coopérer, mais sous la condition que le processus de monitoring se fasse en leur présence, une demande qui a été rejetée par les autorités.
L’audition de 10 heures de trois personnalités, qui s’est clôturée en fin d’après-midi, restent ouverte dès lors que les enquêtes se poursuivent encore dans les jours à venir en vue d'approfondir les vérifications.
Les tensions entre les autorités militaires et les personnalités concernées demeurent vives au regard de la situation complexe de l'Est de la République. Ces dernières restent sous étroite surveillance. Les observateurs judiciaires soulignent que cette affaire pourrait prendre à tout moment une tournure.
En attendant, dans une déclaration, le FCC condamne fermement l'attitude de la justice militaire qui a émis les soupçons de complicité entre les proches de Joseph Kabila et les rebelles du M23 en ces termes: « Le FCC constate que, parallèlement à ces invitations à comparaître adressées à ses cadres, le cabinet du ministre de la Justice, garde des sceaux, a rendu public un communiqué, portant le n°082 et annonçant que lesdites invitations s’inscrivent dans le cadre des interpellations et auditions de certains hauts cadres du Pprd soupçonnés de complicité avec le mouvement AFC/M23. Le FCC condamne fermement la publication de ce communiqué qui viole, aussi bien le droit à la présomption d’innocence des personnes invitées, pourtant garantie par la Constitution, que le caractère censé être secret de l’instruction pré-juridictionnelle. Il rejette donc la mesure de restriction d'une des libertés fondamentales de ces compatriotes, à savoir, le droit d'aller et de venir, que représente l’interdiction, leur faite dans ce communiqué, de quitter le territoire national jusqu’à nouvel ordre ».
La Pros.
Dans le cadre de sa tournée de sensibilisation patriotique, le VPM Guylain Nyembo a poursuivi, ce vendredi 7 mars 2025, sa mobilisation à Kamina, chef-lieu de la province du Haut-Lomami. Son message a souligné l'importance de l'engagement des jeunes dans la défense des valeurs nationales et la préservation de l'intégrité territoriale.
Cette initiative s'inscrit dans la continuité de la démarche amorcée le 11 février dernier à Kalemie. Guylain Nyembo reste déterminé dans sa mission de sensibilisation face à l’agression rwandaise.
S'adressant à la population, il a appelé à une union indéfectible derrière le Commandant suprême des Forces armées de la République et les vaillants Wazalendo, fers de lance de la résistance congolaise. Il a également insisté sur la nécessité d’une solidarité nationale accrue et d’une implication active de chaque citoyen dans cette dynamique patriotique.
La Pros.
L’humanité tout entière consacre la journée du 8 mars de chaque année à la célébration des droits de la femme. Les cadres et militants du parti politique Les Bâtisseurs du Congo (BC) ont bravé la pluie torrentielle qui s’est abattue sur Kinshasa en cette matinée du samedi 8 mars 2025 pour rejoindre la place Gare Centrale au centre-ville, le point de départ de leur marche de dénonciation de l’agression rwandaise qui martyrise la partie Est de la RD Congo depuis des lustres.
Venus des 6 Fédérations de la capitale (Lukunga, Funa, Mont-Amba, Tshangu 1, Tshangu 2 et Tshangu 3), ils étaient nombreux à emprunter le Boulevard du 30 juin. Entonnant des chants patriotiques, scandant des slogans hostiles à l’ennemi, munis de bâches, banderoles, drapelets et portant des tee-shirts à l’effigie de leur leader et Président initiateur, le Professeur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, les membres de BC ont fait vibrer des grandes artères de la ville de Kinshasa dont l’avenue de la Libération (ex-24 Novembre) et le Boulevard Triomphal où se situent le Palais du Peuple et autres grandes bâtisses publiques.
C’est à cet endroit précis que ces nombreux manifestants ont été rejoints par le Président initiateur et honorable Rapporteur du Bureau de l’Assemblée nationale. Hyper motivés par le Président délégué Esaïe Djoli-A-Djoli, les membres de BC ont poursuivis leur marche, dans une ambiance électrique et conviviale, jusqu’au siège du parti situé sur l’avenue Maringa n°86 à proximité de la mythique place Kimpwanza. Tel un athlète, le Professeur Jacques a fait le footing avec sa base enthousiasmée jusqu’à ce point de chute.
Après un petit temps mort, le leader de BC et élu légitime du territoire de Boende est monté sur la tribune, avant tout, pour honorer les femmes congolaises en ce jour mémorable leur dédié tout en dénonçant les violences et les barbaries dont elles sont victimes dans les provinces en proie à la guerre (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri) et, ensuite, pour adresser un message fort contre l’agresseur rwandais et ses supplétifs du M23/AFC. Dans son speech, Jacques Djoli a également réitéré son soutien indéfectible au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, aux vaillants soldats congolais (FARDC) de même qu’aux patriotes Wazalendos.
Ce discours patriotique était entrecoupé par des frénétiques applaudissements de la base et du staff dirigeant de BC dont le Président délégué Esaïe Djoli, le Secrétaire Permanent ad intérim Freddie Michel Kanga, l’Interfédéral Guychirack Iyeye, la 2ème Vice-présidente de la Ligue nationale des femmes Maître Fataki et la Fédérale de Tshangu 3 Maître Jackie Loteteka.
Nous y reviendrons (le message du Prof. Djoli).
James Mpunga Yende
De la prison de Makala à la présidence de la République, Jean-Marc Kabund-a-Kabundy y croit dur comme fer. Ancien Président intérimaire de l’UDPS, il a annoncé, jeudi 6 mars, sur les ondes de RFI, ses ambitions de postuler à la prochaine élection présidentielle. Libéré de la prison centrale de Makaka, à Kinshasa le 21 février, le Président national du parti de l’opposition Alliance pour le Changement n’est pas prêt à se réconcilier avec Félix Tshisekedi.
Au cours de son interview, il a critiqué le Gouvernement d’Union nationale que le Chef de l’État veut mettre en place. Selon lui, “ce Gouvernement ne va rien résoudre“.
L’ancien 1er Vice-président de l’Assemblée nationale s’estime être le mieux placé pour succéder à Félix Tshisekedi aux élections de 2028, si seulement si y aura élections en RDC.
Cependant, le Président national du parti Alliance pour le Changement n’a pas fait des propositions concrètes sur la situation dans l’Est du pays.
Il condamne néanmoins toute présence des armées étrangères sur le sol congolais, et ne croit pas au dialogue sincère entre le pouvoir et les opposants aussi bien armés et non armés.
La Pros.
L’appel solennel de Laurent Batumona à l’enrôlement massif des Jeunes dans l’Armée congolaise résonne encore aujourd’hui dans les esprits des congolais. Pionnier historique et patriote de première heure, il n’a jamais attendu la décision des autorités congolaises pour mettre en œuvre son projet de soutenir les forces armées dénommé : « Croisade d’armement patriotique » quand le Rwanda et le M23 relancent la guerre d’agression en 2022. Ce projet consistait à mobiliser les jeunes à s’enrôler dans les rangs des Forces armées de la République démocratique du Congo et à soutenir le Commandant suprême des FARDC, le Président Félix Tshisekedi Tshilombo pour stopper la guerre.
Pour cela, il a pris le bâton de pèlerin pour sillonner les provinces de Kinshasa, du Kongo Central et le Grand Bandundu pour proposer à la jeunesse un engagement fort, de faire un choix de servir la patrie sous le drapeau. ‘’Le MSC a pris l’initiative de lancer cette croisade d’armement patriotique pour soutenir le Chef de l’Etat et les Fardc. Il faut savoir que la guerre de l’Est a commencé il y a plus de 24 ans et le Président Félix n’a que trois ans de son mandat, est-il possible qu’il puisse terminer une guerre de deux décennies ? ‘’Voilà pourquoi je lance, aujourd’hui, une campagne de sensibilisation pour dire au peuple congolais de toutes les provinces que le Président Félix ne peut pas combattre seul cette guerre. Nous devons nous aligner derrière lui ensemble avec les Fardc’’.
C’est suite au regain de violence du groupe armée M23 soutenu par l’Armée Rwandaise que l’Autorité Morale du MSC, l’Honorable Laurent Batumona Kandi Kham ne pouvait rester indifférent à cette guerre. Inspiré par l’amour de la patrie, il peaufine des stratégies pour apporter son apport en vue de soutenir les Forces Armées de la RDC et son commandant suprême, Félix Tshisekedi Tshilombo.
Laurent Batumona mobilise
Le président Laurent Batumona insistait sur le fait que l’accumulation des menaces oblige les patriotes de la République Démocratique du Congo à s’adapter à la guerre. Dans son appel aux jeunes garçons et jeunes filles à s’enrôler dans l’armée pour défendre l’intégrité territoriale, il a aussi plaidé pour un réveil patriotique de soutien aux Fardc et à son Chef suprême, le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour mettre fin rapide à cette guerre.
Selon lui, il ne peut pas y avoir de paix et de sécurité en RDC sans les jeunes : « L’enjeu aujourd’hui, c’est de donner les moyens aux FARDC, l’enjeu de demain ce sera de donner à la RDC des garanties contre tout retour de la guerre sur notre territoire, et des assurances pour notre propre sécurité ».
Laurent Batumona motive
Laurent Batumona a proposé dans ses messages à la jeunesse un engagement fort, celui de « donner le choix de servir la patrie ». Il expliquait et rappelait que mobiliser les jeunes était « l’ambition du MSC un projet qui lui est cher ».
En juillet 2022, il lance une Croisade d’Armement Patriotique à travers tous les territoires de la République avec un message principal de sensibiliser les jeunes filles et garçons à intégrer les FARDC pour faire face au problème de guerre qui sévit à l’Est de la République Démocratique du Congo.
Ronde des districts
Le pionnier historique Laurent Batumona Kandi Kham est monté au créneau pour alerter que le pays est en face du danger et qu’il a fallu mobiliser les jeunes ayant atteint l’âge de 18 ans devant l’accumulation des violences, tueries, expropriations de terres et pillage de nos ressources minières pour soutenir les FARDC mais également à défendre l’intégrité territoriale.
Le mois de juillet 2022 était un moment de concentration pour l’Honorable Laurent Batumona qui a sillonné les quatre districts à savoir : Funa, Mont-Amba, Ngaliema et Tshangu, pour de faire passer le message de soutien à nos vaillants combattants.
Halte au tribalisme !
‘’L’Autorité Morale du MSC a invité les jeunes à ne pas prêter flanc au discours tribal. « Le MSC n’est pas un Parti tribal’’. « J’ai un devoir de mémoire de saluer et de dire merci aux parents qui nous ont donné de l’eau et même à manger quand nous venions jouer au football, ici, à Livulu et de dire aux jeunes de s’enrôler dans l’armée pour défendre notre territoire. Notre devoir de mémoire, c’est aussi cela. Nous ne savions pas qui est Muluba, Mukongo, Muyaka, Mungala, Muswahili. C’est cet esprit qui nous anime jusqu’à ce jour. Nous sommes loin d’être tribaliste ».
Etape du Kongo Central
Initiateur de la campagne de croisade sur l’armement patriotique, l’Autorité Morale du Mouvement de Solidarité pour le Changement a fait connaitre aux populations de Mbanza-Ngungu, Luozi, Muanda, Boma, Matadi dans le Kongo Central, l’intérêt de son appel aux jeunes à s’enrôler dans l’armée congolaise. Dans un meeting qu’il a tenu dans ces contrées, il a expliqué aux compatriotes de cette partie du Kongo Central les raisons qui l’incitent à inviter les congolais de tous bords à soutenir le Président de la République et les Fardc qui fournissent des efforts considérables pour ramener la paix dans l’Est de la RDC. Laurent Batumona a persuadé les jeunes filles et garçons à s’enrôler pour défendre le pays dans les rangs des Fardc.
Le Grand Bandundu sensibilisé
Face à la foule, il a appelé les jeunes à s’enrôler dans l’armée pour défendre notre territoire et notre intégrité nationale. ‘’ Partout où je passe, je transmets le message du Président de la République, à savoir : il y a la guerre dans l’Est de notre pays, une guerre nous imposée par le Rwanda et l’Ouganda, dans le but d’exploiter nos minerais. Nous devons soutenir le Président de la République et les FARDC dans la lourde lutte contre cette agression afin que la paix soit restaurée au Nord et Sud- Kivu, en Ituri’’, a-t-il fait savoir.
La Pros
*Inscrivant sa lutte, dès l’entame de cette nouvelle agression rwandaise, en soutien aux différents fronts engagés par les autorités nationales, sous le leadership du Président Félix Tshisekedi, le parti politique Force d’Avenir du Congo, « FAC » en sigle, s’est exprimé sur l’évolution de la situation sécuritaire qui prévaut à l’Est de la RD. Congo. Pour cette formation politique cher à Herman Mbuwa, son Président National, il est crucial, pour les congolaises et congolais, de s’unir pour préserver leur héritage commun qu’est la RDC. En effet, dans une déclaration signée par son Manager Général, Me Mathieu Luapanya Mulungu, la « FAC » a soulevé également les points essentiels suivants : d’abord l’appel à la jeunesse du parti et la jeunesse congolaise à soutenir les actions du Président Tshisekedi contre l’agression rwandaise ; ensuite des encouragements au Gouvernement Suminwa à redoubler des efforts pour contre l’agresseur sur tous les fronts ; et, enfin, une invitation à la Communauté Internationale, témoin irréfragable de l’agression rwandaise, à un soutien logistique et technique pour appuyer les Forces Armées de la République Démocratique du Congo qui combattent dans l’est de la RDC.
République Démocratique du Congo
FORCE D’AVENIR DU CONGO
Parti Moderne
DECLARATION POLITIQUE RELATIVE A LA SITUATION SECURITAIRE DANS L’EST DE LA RDC
N/Réf : FAC/MG/MLM/02/2025
A l’occasion de la rentrée politique organisée ce dimanche 26 janvier 2025, le Parti d’Avenir du Congo (FAC) ayant constaté la dégradation manifeste des relations entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda, pays agresseur, fait la déclaration politique suivante :
- Le Président National Herman MBUWA MBUNZU et FAC présentent leurs sincères condoléances aux familles de victimes tant civiles que militaires tombées sur le champ de bataille et, particulièrement à la famille du Gouverneur Militaire du Nord-Kivu, le Général Peter CIRIMWANI ;
- FAC appelle la jeunesse du Parti et la jeunesse congolaise en général, à bannir toute forme de distraction pendant cette période trouble, mais à rester vigilante et mobilisée aux côtés de Son Excellence Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Chef de l’Etat et Commandant Suprême des Forces Armés de la République Démocratique du Congo afin de repousser l’ennemie jusqu’à ses derniers retranchements ;
- FAC encourage le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, qui a déjà engagé des actions diplomatiques de grande envergure, à redoubler d’efforts afin de mettre un terme à cette plaisanterie insipide rwandaise qui n’a que trop duré ;
- FAC invite la Communauté Internationale, témoin irréfragable de l’agression rwandaise, à un soutien logistique et technique pour appuyer les Forces Armées de la République Démocratique du Congo qui combattent dans l’est de la RDC ;
- FAC appelle enfin, toutes les filles et tous les fils du pays l’unité nationale afin de préserver notre héritage commun qui est Congo.
Que vive la paix en RDC !
Fait à Kinshasa, le 26 janvier 2025
Maitre Mathieu LUAPANYA MULUNGU
Manager Général
Dans une lettre ouverte, publiée hier, jeudi 6 mars 2025, Germain Kambinga, Leader du Regroupement Le Centre, appelle Joseph Kabila Kabange, Président de la République honoraire, à la retenue. Dans le contexte actuel, marqué par la persistance de l’agression rwandaise, dans l’Est de la RD. Congo, Germain Kambinga demande au Sénateur à vie de faire preuve de patriotisme et de cesser de tenir des propos tendant à alimenter la confusion, au sein de l’opinion, et à fragiliser les efforts engagés pour le retour de la paix et la protection réelle de la souveraineté du pays. ‘’Comme Félix Antoine TSHISEKEDI, aujourd’hui, vos 18 ans passés à la tête du Congo ont été un combat sans relâche contre le Mouvement du 23 mars (M23) dès sa forme originelle d’abord, à travers le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD), sous sa forme du Congrès National pour la Démocratie CNDP, ensuite, et sous sa forme actuelle du M23, enfin. Comment dès lors comprendre qu’avec un tel héritage, une telle histoire et un tel vécu, vous ayez pu affirmer que ce mouvement est « l’aspiration du peuple congolais » et est « présenté à tort comme une marionnette d’un pays étranger ». Voulez-vous nous faire croire que le Mzee KABILA avait eu tort de donner sa vie pour nous éviter de tomber sous le coup de l’asservissement rwandais ? Est-ce donc à tort que vous-mêmes avez combattu ce mouvement et dénoncé sa manipulation par le Rwanda ?’’, s’interroge l’Ancien Ministre de l’Industrie, dans sa lettre ouverte adressée à Joseph Kabila. Pour lui, l’heure n’est pas à la division, ni à la manipulation au nom de l’intérêt général. Germain Kambinga insiste, vivement, sur la mobilisation totale derrière Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République, pour lui offrir la possibilité de réussir le pari de la restauration de la paix devant le plan d’occupation activé par l’armée rwandaise, qui opère en parfaite harmonie avec les rebelles du M23 et de l’AFC.
Lettre ouverte du Mouvement politique Le CENTRE à la Très Haute Attention de Son Excellence, Monsieur Joseph KABILA KABANGE, Président honoraire de la République Démocratique du Congo.
Excellence Monsieur le Président,
A l’heure où les entrailles de notre Pays souffrent d’une agression atroce et indicible perpétrée par les ennemis de notre peuple nourris et élevés par nous et téléguidés par des puissances étrangères et voisines envieuses et désireuses de nous détruire pour s’accaparer, tels des rapaces, de ce que la nature et Dieu nous ont généreusement fait don, le mouvement politique Le Centre a découvert, avec une stupéfaction et un étonnement inqualifiables, vos propos du dimanche 23 Février 2025, rapportés par le Magazine sud-africain « Sunday Times ».A la lecture de cette tribune, il apparait, dans la forme comme dans le fond, une forme de légitimation du M23-AFC dont l’action « democraticide » et barbare contribue à donner au Rwanda les armes de la réalisation de ses objectifs clairement assumés.
Ces propos, non démentis mais plutôt assumés et commentés par vos collaborateurs les plus proches du moment, pas les meilleurs quand on voit ce qu’ils vous font écrire, sont me semble t-il assez graves ; et ceci d’autant plus que votre récente intervention à la télévision Namibienne « NBC », a laissé flou renforcer le doute de ceux qui s’interrogent sur votre apport patriotique dans la lutte notre armée mène contre l’armée Rwandaise. Au-delà des apriori et des émotions, il est clair que tout cela nous a suffisamment secoué moralement de sorte qu’il nous est apparu important, au travers de cette lettre ouverte, de nous adresser à vous pour vous sensibiliser et interpeller votre conscience de fils de la RDC et votre responsabilité d’ancien Chef d’Etat, sur les conséquences d’une telle prise de position pour notre pays, pour vous-mêmes et pour l’héritage que vous voudriez laisser à la postérité.
En tant que Président du regroupement Le Centre, je me suis d’ailleurs autorisé une telle interpellation car, ayant été, à un moment donné de mon parcours politique, un de vos collaborateurs, j’ai été particulièrement surpris et interloqué que de tels propos aient pu émaner de l’esprit fin, de l’homme sage et du Chef fondamentalement attaché à la défense des intérêts du Congo que vous avez été durant vos 18 ans à la tête de notre pays.
C’est d’ailleurs convaincu de votre amour pour ce pays et pour ce peuple que j’ai, à de nombreuses occasions, pris le parti de vous défendre face à une opinion dont la colère et la haine à votre égard ne cessaient de croitre inexorablement. L’avez-vous oublié ? A beaucoup de nos compatriotes, j’ai toujours présenté l’image d’un Joseph Kabila incompris mais incontestablement et résolument préoccupé par le destin et la destinée d’un Congo qu’il rêvait majestueux. Aujourd’hui encore, je me refuse à croire que c’est à tort que j’ai souvent pris le pari de sacrifier mon honneur et ma réputation, car je garde l’espoir qu’il ne s’agit là, au mieux, que d’une exploitation malveillante de votre pensée réelle, au pire, d’une malencontreuse erreur de jugement de votre part. Il faut néanmoins dire, à ce stade, que mes certitudes sont désormais mises à rude épreuve. C’est pourquoi, au travers de cette lettre, je voudrais rappeler à votre conscience un certain nombre de faits qui devraient vous amener à choisir le bon côté de l’histoire.
En premier lieu, vous me permettrez l’outrecuidance de faire une incursion dans votre vie privée. En effet, par la biologie et par la politique, la nature et l’histoire ont fait de vous l’héritier de M’zee Laurent Désiré KABILA. Dans l’imaginaire commun du peuple congolais, ce grand homme est considéré comme un héros national qui, bien qu’ayant été aidé par le machiavélique pouvoir rwandais pour renverser le régime de Mobutu et prendre la direction de notre pays en 1997, n’a jamais cédé face à ce même pouvoir rwandais qui souhaitait, avec la complicité à peine voilée de grandes nations et multinationales étrangères, coloniser le Congo au plan institutionnel et économique. Bien au contraire, il s’y est opposé avec une énergie incroyable et admirable, malgré le fallacieux prétexte de la sécurisation de leurs frontières et de la lutte contre les anciens génocidaires des Forces de Libération du Rwanda (FDLR). Il a choisi de perdre sa vie pour l’intégrité du Congo.
Monsieur le Président, un tel héritage ne se perd pas ! un tel héritage ne se galvaude pas ! Vous ne pouvez d’autant ni le perdre, ni le galvauder que vous-mêmes, durant vos 18 années de mandature, avez travaillé à le maintenir et à le consolider.
Des souvenirs que j’ai de mon parcours à vos côtés, j’avais cru percevoir que toute votre action à la tête de notre pays était inscrite dans la logique et l’esprit nationalistes de votre père. Comme lui et bien d’autres Président congolais, vous avez souffert, y compris dans votre chair, des tentatives de balkanisation et d’inféodation de notre belle et grande Nation à des puissances étrangères déterminées à s’accaparer de nos ressources naturelles sans en payer le prix et, surtout, sans notre consentement.
Comme lui et comme d’autres présidents congolais, vous avez, à de multiples occasions, dénoncé les multiples tentatives du Rwanda de coloniser nos terres et piller nos richesses en instrumentalisant d’autres congolais à travers des pseudos-rebellions stipendiées par lui.
Comme Félix Antoine TSHISEKEDI aujourd’hui, vos 18 ans passés à la tête du Congo ont été un combat sans relâche contre le Mouvement du 23 mars (M23) dès sa forme originelle d’abord, à travers, le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD), sous sa forme du Congrès National DP, ensuite, et sous sa forme actuelle du M23, enfin.
Comment dès lors comprendre qu’avec un tel héritage, une telle histoire et un tel vécu, vous ayez pu affirmer que ce mouvement est « l’aspiration du peuple congolais » et est « présenté à tort comme une marionnette d’un pays étranger ». Voulez-vous nous faire croire que le M’zee KABILA avait eu tort de donner sa vie pour nous éviter de tomber sous le coup de l’asservissement rwandais ? Est-ce donc à tort que vous-mêmes avez combattu ce mouvement et dénoncé sa manipulation par le Rwanda ?
Non Monsieur le Président ! ne galvaudez pas de votre héritage. Votre père Mzee KABILA avait pour totem le LION. En tant que fils, vous êtes, vous aussi, un LION. Un LION, n’attend pas que des Hyènes attaquent son rival pour se joindre à elle et essayer de terrasser l’autre lion car un LION n’est pas une Hyène. Les contentieux d’ordre politique avec votre successeur sont connus de tous les Congolais mais que cela ne vous pousse pas cracher sur l’héritage que vous a légué votre Père. Persister à agir ainsi, serait réduire à néant votre propre légende : celle d’un homme qui a livré 18 ans de combat nationaliste.
Monsieur le Président, le combat que mène notre peuple aujourd’hui, derrière son Commandant suprême, Son Excellence Félix TSHISEKEDI, nous concerne tous. Il n’est ni nouveau ni différent de ceux qu’ont mené votre père et tous les nationalistes congolais avant lui. C’est le même combat de la préservation de notre indépendance, de notre intégrité territoriale et de la dignité de notre peuple face à un pouvoir tyrannique et diabolique qui n’a pour seule ambition que de faire capituler notre Nation, la balkaniser et la coloniser.
Que vous ayez des divergences avec votre successeur est un fait. Que vous lui reprochiez des insuffisances et des défauts, comme d’ailleurs il a pu vous en trouver du temps où il était dans l’opposition, est dans la nature des choses. Mais rien de tout cela ne peut vous autoriser ni justifier que vous deveniez le porte-voix et le défenseur des ennemis de notre NATION et de notre PEUPLE.
En faisant cela, vous donnez l’impression désagréable, soit de minimiser dans quelle situation se trouve la RDC, et la gravité de la menace rwandaise, soit de vouloir sacrifier les intérêts d’un peuple et d’un pays, que vous avez pourtant juré aimer, sur l’autel de l’égotisme et du narcissisme, ce qui serait infiniment triste.
En pareilles circonstances, les congolais espèrent de leurs hommes politiques, surtout ceux ayant votre stature, vous êtes l’unique ancien Président de la République vivant de ce pays, qu’ils volent au-dessus des cimes toxiques de la médiocrité politicienne pour sublimer l’idée que les nouvelles générations devraient se faire des véritables hommes d’Etats. Bien plus, ils exigent que tous les congolais constituent une Union spontanée et désintéressée autour de la personne qu’ils ont librement et majoritairement choisie pour présider à notre destinée commune et qui, en cette qualité, mène nos forces de défense et de sécurité au combat contre l’envahisseur. Il semble que vous ayez, manifestement, choisi de faire le chemin inverse et c’est bien dommage !
Monsieur le Président, votre prise de position est nous en sommes convaincu contre-productive et inopportune. En effet, notre pays est actuellement engagé dans une opération diplomatique de déconstruction du mensonge rwandais de victimisation qui lui a permis, pendant trois décennies, de bénéficier du soutien tacite d’une communauté internationale envahie par la mauvaise conscience de son action ou inaction durant le génocide de 1994.
Et, c’est au moment où ces efforts diplomatiques commencent à produire leurs effets, en réveillant le monde, en lui montrant le vrai visage de ce régime tyrannique rwandais, animé par la seule volonté de soumettre un Etat souverain afin de piller ses ressources naturelles, que votre discours de manière sibylline tend à déconstruire tout le narratif de votre propre pays pour dédouaner l’agresseur et faire passer le conflit pour une crise purement interne sans ramifications externes substantielles. Un tel timing ne peut que laisser dubitatif et stupéfait.
Le choix d’une telle temporalité interroge d’autant plus qu’il est inexplicable, de la part de l’homme qui a toujours voulu léguer à ce pays et aux générations à venir l’image d’un homme d’Etat, d’un bâtisseur qui a su relever un pays exsangue, en état de déliquescence, au moment où il a été, brusquement, appelé à en prendre les destinées en Janvier 2001.
Permettez-moi de vous dire, Monsieur le Président, que choisir ce chemin, va définitivement ruiner le crédit que les Congolais, nombreux comme moi, vous ont toujours accordé. La démocratie institutionnelle congolaise d’aujourd’hui est l’héritage le plus marquant de vos 18 ans de gestion du pays et l’alternance pacifique avec votre successeur en est le point d’orgue ; Voilà ce que l’histoire était en train d’écrire à votre crédit. Ceux qui, autour de vous et à vos côtés, vous ont conseillé cette approche, vous trompe. Soucieux de leurs intérêts bassement égoïstes et animés par une tentative désespérée de survie, ils n’ont pas pensé à l’historicité du personnage politique que vous incarnez. Ils vous ont offert les ciseaux avec lesquels, ils vous conduisent à déchirer la page glorieuse de l’histoire de la RDC sur laquelle votre nom devait s’écrire en lettres d’or ,à la place ils veulent que vos initiales soient dans le registre recensant les apostats de notre NATION et de notre PEUPLE. Est-ce le destin auquel vous vous destiniez ? J’ai encore la faiblesse de croire que non !
C’est pourquoi je crois qu’il n’est pas encore trop tard. Vous pouvez encore rejoindre le camp auquel vous êtes destiné. Le camp de M’zee KABILA ; le Camp d’Abdoulaye YERODIA NDOMBASSI et tous les nationalistes qui ont forgé votre filiation idéologique ; le Camp de la PATRIE et il n’y a pas de nuance en cette matière :
-la patrie c’est là où se trouve l’Etat reconnue internationalement,
-la patrie c’est le camp des FARDC,
-la Patrie c’est le camp de la légalité incarnée par votre successeur, le Commandant suprême des FARDC et de la police nationale congolaise, Felix Antoine TSHISEKEDI
-la patrie c’est le camp de notre drapeau.
-La patrie c’est où se trouve le peuple congolais, ce peuple que vous avez dirigé 18 ans durant.
Mais si votre choix est définitif, Le CENTRE, fidèle à sa tradition de défense de la PATRIE et du PEUPLE congolais avec d’autres sans aucun doute, considérera vos actes comme antipatriotiques, les condamnera, les dénoncera. C’est au minimum cela notre devoir patriotique. Fidel Castro disait « LA HISTORIA ME ABSOLVERA ». Le jugement de l’histoire est souvent sévère envers ceux qui ne sont pas dans le camp de la patrie.
Que Dieu bénisse la République Démocratique du Congo et son peuple !