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Chronique – balises congo30juin. 2025-057 : En 1982 et en 1991-1992, l'UDPS voulait la Refondation du Zaïre par consensus. En 2025, l'UDPS doit s'engager dans la Refondation du Congo par consensus !

L'événement est passé inaperçu ou presque : Félix Tshisekedi a visité le 28 octobre 2025 l'exposition initiée par Nzanga Mobutu pour son père dans le musée bâti sous Joseph Kabila. À trois, ces enfants ont eu des parents (Mobutu, Etienne Tshisekedi et L.-D. Kabila) liés intimement dans l'histoire palpitante du pays au cours de ces 35 dernières années (1990-1997), parents qui s'étaient  mutuellement haïs...

Elle a pris 37 ans, la lutte de l'UDPS contre respectivement les dictatures (sic) de Mobutu de 1982 à 1997, de Laurent-Désiré Kabila de 1997 à 2001 et de Joseph Kabila de 2001 à 2018. Ces dictatures se sont caractérisées, selon ce parti, par le non-respect des droits de l'homme, le déni de l'Etat de droit, la justice à la tête du client, les détournements des derniers publics, la corruption, le népotisme,  la carence de justice distributive, le chômage,  l'insécurité généralisée, le non-développement du pays et, bien entendu, la mauvaise organisation des élections. Ce qui revient à dire qu'une fois aux affaires, l'UDPS devait restaurer les fondamentaux de la bonne gouvernance. En a-t-il été le cas au cours des sept des dix ans du double mandat quinquennal de Félix Tshisekedi ? Non, car on assiste quasiment et malheureusement à la répétition des mêmes travers ! Preuve qu''à la base, il y a un SYSTÈME faisant que tant qu'il n'est pas éradiqué, tous les partis et regroupements politiques aux affaires risquent de connaître le même sort ! Donc de faire rater aux Congolais  le rendez-vous avec le progrès social résultant de leur foi dans l'union  pour la démocratie.

Refondation du Zaïre en 1982 et en 1991-1992

Ceci dit, il est indiqué d'interpeller l'UDPS en rouvrant une page de son Histoire ignorée de la majorité de sa base, surtout sa jeunesse combattante.

À l'origine de la création de ce parti le 15 février 1982, il y a la célèbre Lettre des 13 Parlementaires du 1er novembre 1980 (voici 45 ans) au maréchal Mobutu.

Ces Parlementaires y font un état des lieux exhaustif du régime à partir de son avènement le 24 novembre 1965 jusque fin octobre 1980. Un état des lieux qui reprend le bilan de la gouvernance institutionnelle, domaine par domaine. Objectif : réengager l'Autorité dans la Refondation du Zaïre.

Hélas !, conseillé par le courant conservateur du MPR-PARTI ÉTAT hostile au courant réformateur constitué de ces parlementaires, Mobutu n'en veut pas.

Qualifiés de complotistes et ayant créé sur ces entrefaites l'UDPS, ces derniers seront traqués. Les uns finiront par vivre en clandestinité s'ils ne sont pas relégués, les autres par se résigner à l'exil, les autres encore par rentrer dans les rangs.

Neuf ans après, le parti croit le moment venu de retenter le coup.

Nous sommes en 1991. Un an plus tôt, le maréchal Mobutu vient  de proclamer la fin du MPR Parti-Etat. Pour l'UDPS, il faut absolument organiser la Conférence Nationale Souveraine (CNS) pour la...Refondation du Zaïre. Il y pèse de tout son poids.

Malheureusement, la combinaison des forces centrifuges et centripètes atomisent le schéma.

Sur les fora qui vont suivre, notamment le Dialogue inter congolais entre 2001 et 2003, son leadership pèsera de moins en moins...

Refondation de la République Démocratique du Congo

Aux affaires à la faveur de l'alternance politique consacrée légalement le 24 janvier 2019, l'UDPS se devait d'offrir aux Congolais ce qui lui avait été privé en 1982 et en 1991-1992, entendez une gouvernance institutionnelle visant la Refondation de la RDC.

Sept après, peut-on dire qu'il en a relevé le pari ?

Honnêtement parlant, c'est NON !

La cause est facile à circonscrire :

-en 1980 (Lettre des 13 Parlementaires), en 1982 (année de création du parti) et en 1991-1992 (Conférence nationale souveraine), l'UDPS voulait s'engager dans la "Refondation du Zaïre" avec toutes les forces politiques et sociales en présence, même les partis qualifiés d'alimentaires, ne jurant que par l'inclusivité ;

-en 2025, l'UDPS se livre à l'exclusion d'autres forces en présence, se croyant à même de procéder à la Refondation de la République Démocratique du Congo avec des forces politiques dont il détermine les critères de participation. Parmi lesquels la dénonciation de l'agression rwandaise.

Ainsi croit-il entreprendre les réformes structurelles dont le pays a besoin pour normaliser la gouvernance institutionnelle.

Or, de quelles matières est-elle faite, cette gouvernance ?

Comment le régime UDPS peut-il croire résoudre le problème Rwando-rwandais ?

Prenons le cas précis de la situation sécuritaire à l'Est transformée en unité de mesure du nationalisme et du patriotisme au point même de devenir l'enjeu premier de la tenue ou non du Dialogue national.

Dans la dernière livraison intitulée "Belligérants : tuez, pillez autant que possible d'ici au 13 novembre 2025 pour faire valoir le rapport de force !", allusion est faite au conflit rwando-rwandais (Hutu-Tutsi) qui se déroule sur le territoire congolais depuis 1994, année du génocide rwandais.

Dans "Chronologie des événements (1959-1996)", l'Assemblée française recense une bonne dizaine d'affrontements fratricides Hutus-Tutsis au Rwanda et au Burundi.

Des recherches sur Internet permettent d'ailleurs de situer ces affrontements à avant  Berlin 1885.

Petit extrait tiré du Réseau Canope sur "LA GENÈSE DU GÉNOCIDE DES TUTSI» : «Influencés par les thèses racistes des Européens de l’époque qui qualifient les humains d’après leur apparence physique – par exemple dans l’Essai sur l’inégalité des races humaines (1853-1855) rédigé par le français Arthur de Gobineau – les Belges, à la suite des Allemands, réalisent des mesures anthropométriques non scientifiques (diamètre des crânes, taille des hommes, longueur de leurs membres, etc.) et en tirent des conclusions qui vont contribuer à ancrer l’idée que la distinction entre les Tutsi et les Hutu est le résultat d’un clivage entre deux ethnies différentes. Ainsi, les Hutu seraient des Bantous, jugés inférieurs, tandis que les Tutsi seraient les descendants des Hamites, d’anciens blancs d’origine aristocratique provenant d’Abyssinie (Égypte) qui auraient soumis des paysans indigènes à une époque abrahamique. Alors, les Hamites auraient colonisé le Rwanda et soumis les Twa ainsi que les Hutu au servage, à la culture de la terre, selon un système féodal».

Le texte poursuit : «En conséquence, la Belgique promeut un développement séparé pour les Hutu et les Tutsi. Par exemple, les Tutsi se voient ouvrir les écoles missionnaires, tandis que les Hutu en sont exclus ; les chefs traditionnels hutu sont dépossédés de leurs attributions, que l’on confie aux Tutsi. Ces injustices vont engendrer une profonde rancœur de la part des Hutu qui sont alors, pour ainsi dire, 'vassalisés' par les Tutsi. Cette rancœur n’est pas dirigée contre le colonisateur belge, qui est bien loin, et qui dirige avec peu de personnels sur place, mais contre les Tutsi, qui acquièrent un rôle dominant dans la société".

Ainsi, au regard de ce qui précède, on ne voit pas comment le régime UDPS peut-il croire résoudre le problème rwando-rwandais sans y associer les autres forces politiques et sociales, ni y impliquer la Belgique et l'Allemagne (ex-puissances coloniales), tout comme se passer des pays voisins des Grands Lacs, de même que certaines puissances occidentales et orientales !

Et surtout, résoudre ce problème en dehors des Kivutiens eux-mêmes en pratiquant l'exclusion !

Quoi qu'on en dise, l'agenda humanitaire confectionné à Paris les 29 et 30 octobre 2025 nous rattrape par rapport à l'utilisation de l'aéroport international de Goma ayant le "malheur" de se situer à la frontière congolo-rwandaise. L'enthousiasme suscité par l'adoption de cet agenda s'étiole devant les contraintes géostratégiques, le dossier étant maintenant renvoyé au Processus de Doha reconnu par Massad Boulos comme un puzzle important dans le Processus de Washington.

L'avenir de l'UDPS entre les mains de l'UDPS...

Or, il n'y a pas que le conflit Rwando-rwandais à affecter la sécurité dans les Grands Lacs.

I y a aussi la présence indésirable des ADF-Nalu qui tuent d'ailleurs plus les Congolais au Congo que des Ougandais en Ouganda alors qu'ils sont des groupes armés ougandais luttant contre le régime ougandais ! Il y a également la présence des éleveurs Mbororo. Il y a en plus cette crise foncière entre communautés locales (une tribu-une terre).

Rien que le volet sécuritaire de l'Est de la RDC nécessite une approche inclusive dans l'objectif de la Refondation de la RDC

Pour l'heure, une chose est vraie : l'avenir politique de l'UDPS est entre les mains de l'UDPS.

Parti aujourd'hui au pouvoir comme le furent successivement le MPR-Fait privé pendant la Conférence nationale souveraine, l'AFDL pendant les négociations de Lusaka, la composante Gouvernement/PPRD pendant le Dialogue inter congolais, l'UDPS dispose de l'impérium pour convoquer ou ne pas convoquer le Dialogue National pour la Refondation du pays.

S'il réussit à le faire d'ici au 20 décembre 2028, il pourra survivre.

S'il n'y parvient pas, ce sera une vraie catastrophe, car il ne pourra même pas réclamer sa participation à un Dialogue devenant de plus en plus incontournable et qu'il aura combattu pour des raisons autres que celles des 13 Parlementaires et  de la CNS !

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

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Chronique – balises congo30juin. 2025-057 : En 1982 et en 1991-1992, l'UDPS voulait la Refondation du Zaïre par consensus. En 2025, l'UDPS doit s'engager dans la Refondation du Congo par consensus !
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US Tshinkunku : Tony Kanku Shiku élu Président à l'unanimité, Denise Dushausoy salue une "nouvelle ère" !

L’Union Sportive Tshinkunku ouvre un nouveau chapitre de son histoire. À l’issue de l’assemblée élective tenue ce week-end à Kananga, Tony Kanku Shiku a été élu Président du club à l’unanimité des 25 votants. Un plébiscite qui traduit la confiance totale des membres envers celui qui incarne désormais l’espoir du renouveau du mythique club kasaïen. Homme de vision et de terrain, Tony Kanku Shiku a promis  de  replacer Tshinkunku sur la carte du football national. Dans son allocution, le nouveau président a insisté sur trois priorités : la modernisation pour garantir une stabilité financière durable. «Tshinkunku  doit redevenir un symbole d’excellence et de fierté pour tout le Kasaï», a-t-il lancé sous les applaudissements nourris des membres et supporters. Parmi les premières à féliciter  le  président,  Dushausoy,  nouveau Denise figure respectée du club et désormais vice-présidente, a salué une « nouvelle ère de responsabilité et d’espoir » pour l’équipe. de la gestion du club, la relance du centre de formation et la recherche de partenariats stratégiques « Je crois en la capacité managériale de Tony Kanku Shiku. Il saura, j’en suis convaincue, relever cette équipe  historique  et expérimentée », a-t-elle déclaré avec enthousiasme, appelant à la mobilisation de toutes les forces vives autour  du  nouveau leadership. Les supporters, eux aussi, ont exprimé leur optimisme quant à la capacité du tandem Kanku Dushausoy à restaurer le prestige du club, jadis redouté sur les terrains congolais. Sous la présidence de Tony Kanku Shiku, épaulé par une équipe rajeunie et ambitieuse, l’US Tshinkunku s’engage sur la voie du renouveau- celle de la rigueur, du travail et du retour au sommet du football congolais. ITK

US Tshinkunku : Tony Kanku Shiku élu Président à l'unanimité, Denise Dushausoy salue une "nouvelle ère" !
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Dialogue en RDC : Félix Tshisekedi résiste !

Le Président de la République, Félix- Antoine Tshisekedi Tshilombo, Chef de l’Etat, a clôturé en douceur son séjour officielle à Bruxelles, samedi dernier. A cet effet, il a eu un entretien ouvert avec la communauté congolaise de Belgique. Une occasion qui a permis au Chef de l'Etat d’apporter un éclairage sur la main tendue à son homologue rwandais pour faire la paix de brave.

‘’J'ai tendu la main à celui qui représente les forces qui agressent la RD Congo pour prendre à témoin le monde entier", a expliqué le premier citoyen du pays dès l'entame de son argumentaire.

Au Président Tshisekedi de poursuivre, "La victime, c'est nous. Mais on a voulu nous présenter comme des gens qui ne voulaient pas la paix, j'ai voulu montrer au monde que ce n'était pas vrai".

"Croyez-moi, je suis loin d'être faible. J'ai réussi à le prouver à plusieurs reprises et si aujourd'hui, on parle des sanctions, des processus de Washington, Doha, Lomé, Luanda, c'est quelque part grâce à ce que j'ai fait", a précisé le commandant suprême des forces de défense et de sécurité.

Pour le Président de la République, savoir faire la paix de brave est plutôt un geste de noblesse. Selon lui, cette stratégie a réussi à démasquer évidemment ce qui se cachait derrière cette manipulation.

Sur ce point précisément, le chef de l'État a déploré la manipulation de certains compatriotes en interne qui ne cessent de parler de dialogue. "Nous, nous voulons d'un dialogue entre congolais. Ces congolais qui sont tous contre cette agression", a déclaré le Président.

La seule chose, a-t-il ajouté que je demande à ces acteurs, c'est d'abord de condamner l'agresseur et de le nommer clairement. Le chef de l'État a conclu son adresse en prenant un prochain rendez-vous dans les semaines à venir avec cette forte communauté congolaise très enthousiasmée.

La Pros.

Dialogue en RDC : Félix Tshisekedi résiste !
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Gabon/Elections législatives et locales : Le Parti Démocratique des Bâtisseurs (UDB) s’impose comme la force dominante du landerneau politique gabonais

(Par le Professeur Félix Wata)

Au vu des premiers résultats glanés le 27 septembre dernier, le Parti du président Brice Clotaire Oligui Nguema serait en passe de se tailler la part de lion au terme du second tour attendu le 11 Octobre prochain : la majorité parlementaire ne devrait pas lui échapper.

Entamées le samedi 27 septembre dernier, le Gabon attend son deuxième tour des législatives et locales le 11 octobre prochain. A l’étape du premier, l’Union Démocratique des Bâtisseurs, UDB, le parti du président de la République, qui s’élance pour la première fois dans l’arène des joutes électorales, s’en tire à comptes avec la mention « une belle entame » au regard des résultats engrangés.

Dans l’ensemble, l’on a noté un scrutin calme marqué toutefois par quelques irrégularités et couacs dans l’organisation qui n’entament en rien la crédibilité des résultats. Ainsi que l’ont reconnu les divers acteurs dont les électeurs, les observateurs ou les différents partis politiques.

Plusieurs variables notamment la présence des observateurs électoraux, la percée des ministres en fonction, la montée en puissance des candidats indépendants, méritent d’être épluchées dans l’interprétation générale de ces scrutins et portent à croire que le Gabon se dirige résolument vers une réorganisation de son échiquier politique.

Du côté du parti présidentiel, la satisfaction est grande avec espoir d’améliorer ce score au deuxième tour. En plus de l’élection de la plupart des ministres candidats engagés à ces scrutins, le parti présidentiel survole en effet la plupart des sièges de députés et des Conseils locaux.  Un grand nombre de ses cadres ont été élus dès le premier tour ou en ballotage au second tour. 

Les chiffres sont éloquents. Sur les 30 membres du gouvernement, 23 ont pris part aux élections législatives et locales. Les résultats provisoires recueillis à travers l’ensemble du territoire national font état d’une tendance nette : près de 80% d’entre eux sont élus dès le premier tour ou en position favorable pour le second.

Un autre fait mérite d’être soulevé dans le contexte de ces élections. C’est la montée en puissance des candidats indépendants qui bouscule les codes. A travers le pays, des milliers de candidats ont choisi de se lancer sans l’appui d’un parti, bouleversant les équilibres politiques traditionnels.

Sur l’ensemble de 18.800 candidatures validées pour  les deux scrutins,  législatif et local, pour les 145 sièges de l’Assemblée nationale, plus de 800 candidats étaient en lice, dont 147 indépendants.

Du côté des collectivités locales, ce sont 3.078 sièges pour lesquels plus de 18.000 dossiers ont été déposés, en majorité par des candidats sans écurie politique.

Cette percée des indépendants s’explique par plusieurs facteurs. D’abord un désamour vis-à-vis des formations politiques traditionnelles. Des nombreux citoyens ou figures locales semblent vouloir se détacher de l’image d’un appareil partisans parfois jugé éloigné des réalités du terrain.

Ils revendiquent une proximité directe avec les électeurs, hors des logiques de discipline ou d’idéologie rigide. Ensuite, il y a le contexte politique post coup de libération d’août 2023, marqué par la rédaction d’une nouvelle constitution, qui a suscité beaucoup des attentes fortes de renouveau.

Pour beaucoup l’indépendance politique devient un moyen d’incarner cet espoir de changement, dans un climat de transition démocratique.

Première législative et locale destinée à boucler la transition politique commencée le 30 août 2023, l’une des curiosités de cette joute reste le sort du Parti Démocratique Gabonais, parti unique, resté dans une position hégémonique pendant plus d’un demi-siècle.

En quête de survie, l’on s’interroge si cette formation politique va-t-elle s’effondrer ou survivre à la transition. Pour l’heure, il semble bien que sans occuper les premiers rôles, il semble bien que le Parti Démocratique Gabonais a toutefois réussi à glaner quelques résultats intéressants préservant ainsi quelques bastions par ci par là dans le pays.

Sa capacité à se réinventer et à incarner une opposition crédible ou à s’allier au nouveau pouvoir déterminera son avenir. Une chose est sûre, le Gabon s’engage dans une nouvelle ère. L’ancien parti Etat, lui, se trouve à la croisée de chemins. Va-t-il survivre à la transition ou va-t-il devenir une coquille vide à reléguer au rang d’un vestige politique que le pays chercher à dépasser. Là réside toute la question.

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Après la condamnation à mort de Joseph Kabila : L’Union sacrée estime ne recevoir aucune leçon du FCC

L’arène politique de la République Démocratique du Congo est toujours agitée. Une situation aggravée depuis la condamnation à mort de l’ancien sénateur à vie Joseph Kabila par la Haute cour militaire. L’Union sacrée a ôté ses gants pour répondre au FCC.

Entretemps, cette coalition politique de Joseph Kabila avait affirmé, au lendemain de la condamnation à mort de son leader, que ce verdict rendu au terme d’une procédure illégale de bout en bout, n’était pas seulement celui d’un homme, ancien président de la République soit-il, mais plus, celui de l’Etat de droit et de toutes les conquêtes démocratiques obtenues de haute lutte par les Congolais.

C’est pour cela que cette décision rendue par la Haute Cour doit et sera combattue. Sans répit. Avec détermination, a souligné ledit communiqué avant de dénoncer ce qu’elle a qualifié de restauration de la dictature et d’instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

Pour l’Union sacrée, elle qualifie le FCC de triste mémoire pour le peuple congolais, après une gouvernance chaotique ou médiocre de près de deux décennies. Dans un communiqué signé par son secrétaire permanent et porte-parole, le professeur André Mbata Betukumesu, l’USN affirme ne pas vouloir s’engager dans une polémique avec «une plateforme politique qui n'existe que sur papier et dans les réseaux sociaux ».

Le camp présidentiel juge que le FCC n’a aucune crédibilité pour donner des leçons en matière de démocratie, de constitution ou des droits de l’homme, avant d’indiquer : «Les tenants d’un régime qui se nourrissait des assassinats de nos compatriotes, des pillages et d'autres violations des droits de l’homme n'ont aucune leçon à nous donner».

Et d’ajouter : «L’arrêt de la Haute Cour militaire qui a condamné son autorité morale est clair. Il s’agit d’un homme à qui notre peuple avait tout donné, et qui a porté préjudice en devenant complice des agresseurs».

Par ailleurs, l’USN affirme être prête à «aider le FCC à sortir de sa crise», ajoutant que «cette crise n’a que trop duré».

La Pros.

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Crise politique à l’Assemblée nationale, Prince Epenge : ‘‘L’Union Sacrée et son chef ont besoin d'un Yes man, une girouette au perchoir pour fonctionner en roue libre’’

«L’Union Sacrée est définitivement du bon côté de la mangeoire, ses Députés exigent l’augmentation de leur dotation, alors que la guerre fait rage, alors qu’en une semaine il y a eu 280 morts par naufrage à l’Equateur et 110 morts à Lubero par les ADF, sans évoquer la misère et la pauvreté qui a transformé les congolais en joueurs émérites des Paris sportifs», a déclaré Prince Epenge, président nationale du parti politique ADD Congo et porte-parole de la plateforme Lamuka en réaction à la crise qui secoue la Chambre basse du Parlement Congolais à travers des pétitions visant notamment, son président ainsi que quelques autres membres. Dans une vidéo postée ce mardi 16 septembre 2025 par son auteur, Prince Epenge éclabousse le pouvoir en place en déclarant avec véhémence que «Le régime Tshisekedi a besoin d’un Yes Man au perchoir, l’incompétence est un prétexte hypocrite, la question est pourquoi ? Que les Députés illégitimes de l’USN ne comptent pas sur le peuple, eux qui sont prêts à changer la Constitution pour leurs intérêts ! ». Il a, une fois de plus, invité le pouvoir à organiser un dialogue national inclusif, seule voie de sortie «Pour sauver le pays en danger». Ci-dessous, l’intégralité de sa réaction.

La République, c’est notre bien le plus précieux. Nous n’allons pas laisser les Députés illégitimes de l’Union Sacrée définir l’avenir de la République sur base de leurs intérêts privés.

La République est au bord du précipice. Un groupe de gens ne peut pas, suite à leurs projets nocturnes, nous embarquer comme des chameaux, embarquer le peuple dans des voies obscures que nous ne saurons maîtriser.

En un seul mois de septembre, plus de 380 congolais ont trouvé la mort. Le 10 septembre dernier, en deux jours deux naufrages avec un bilan de plus de 260 morts en Equateur, à Mbandaka et à Basankusu. Ces Députés de l’USN n’ont proposé aucune initiative parlementaire pour élucider les circonstances de la mort de leurs compatriotes. Et pourtant, c’est leur mission.

Dans la province du Nord-Kivu, dans le territoire de Lubero précisément, 100 congolais ont été massacrés par les ADF, tant d’autres kidnappés. Là encore, les Députés de l’USN ont été aux abonnés absents.

Deux provinces sont sous-occupation. Il n’y a pas eu d’initiative parlementaire pour obliger le Gouvernement de jouer son rôle de protéger les congolais ou de garantir l’intégrité du territoire national.

Les congolais, dans tout le pays, ne vivent que des paris sportifs pour nouer les deux bouts du mois. La misère est intégrale, la pauvreté gagne du terrain à la vitesse du son. Les congolais suffoquent partout où ils sont, qu’ils soient employés ou chômeurs. La situation du pays est dans un état chaotique.

Malheureusement, quand il s’agit de leurs émoluments ou de leurs dotations, là les Députés se souviennent qu’ils ont été élus par le peuple, entre guillemets.

Nous pensons que la crise actuelle au Parlement n’est pas dans l’intérêt de notre peuple. L’Union Sacrée qui disait qu’elle était du bon côté de l’histoire est, en réalité, du bon côté de la mangeoire. Et les Députés sont prêts à donner leurs vies rien que pour obtenir l’augmentation de leurs émoluments. Eux qui ont été d’accord pour changer la Constitution malgré l’opposition du peuple sont prêts à tout. Donc, nous refusons de les laisser brûler encore la maison.

Aujourd’hui, le maître mot dans tout le pays c’est un dialogue national inclusif. Le changement ne viendra pas de ces Députés-là.

En réalité, si l’on suit de près la situation, l’Union sacrée a besoin d’un Yes Man, d’un béni-oui-oui au perchoir pour préparer le chaos. Et le peuple congolais est appelé à la vigilance. Ces gens-là avaient changé de majorité en violation de la Constitution, ils avaient participé à une fraude éhontée des élections. Ils ne sont pas prêts pour que la vraie alternance arrive en 2028. Leur logique est celle de mettre un chaos. En dépit de ce qui existe déjà comme crise, ces Députés veulent aggraver encore la situation et le peuple est appelé à dire NON, parce qu’ils ne sont pas les vrais représentants du peuple.

Prince Epenge/Lamuka/ADDCongo

 

Crise politique à l’Assemblée nationale, Prince Epenge : ‘‘L’Union Sacrée et son chef ont besoin d'un Yes man, une girouette au perchoir pour fonctionner en roue libre’’
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Enjeux politiques de l’heure en RDC : Lisanga Bonganga et le RCET-CPS s’expriment !

Réuni le 13 septembre à Kinshasa, le Rassemblement des Compagnons d’Etienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès Social (RCET-CPS), conduit par Jean-Pierre Lisanga Bonganga, a pris position sur les enjeux politiques de l’heure. Dans une déclaration solennelle, ce mouvement a salué la protection divine accordée au Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo lors de l’incident survenu à l’aéroport de N’Djili, tout en attendant les conclusions de l’enquête annoncée. Il a également soutenu l’initiative présidentielle de convoquer une réunion interinstitutionnelle pour une rentrée parlementaire axée sur les priorités nationales, et rejeté toute tentative d’impliquer le Président dans la controverse sur les pétitions visant certains membres du Parlement.

DECLARATION POLITIQUE

Le Rassemblement des Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI pour le Changement et le Progrès Social, s’est réuni ce samedi 13 septembre 2025 à Kinshasa, et à ce sujet, un seul point était inscrit à l’ordre du jour, à savoir : les enjeux politiques de l’heure, et déclare ce qui suit :

  1. Le Rassemblement des Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI pour le Changement et le Progrès Social, glorifie le Dieu Tout Puissant pour avoir protégé le Président de la République Démocratique du Congo, Chef de l’Etat, Son Excellence Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, à la suite de l’incident survenu dans la nuit du 10 au 11 septembre 2025, à l’Aéroport International de N’Djili, de son retour de la mission officielle qu’il avait effectuée en AZERBAIDJAN.

Le RECT-CPS attend impatiemment les résultats de l’enquête initiée à cet effet, afin d’identifier les coupables et les traduire en justice.

  1. Le Rassemblement des Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI pour le Changement et le Progrès Social, salue l’initiative du Président de la République Démocratique du Congo, Chef de l’Etat, Son Excellence Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, pour avoir convoqué la réunion interinstitutionnelle, en sa qualité de Garant du bon fonctionnement des Institutions de l’Etat, et les a exhortés à assurer une rentrée parlementaire axée sur les priorités nationales.

Le chef de l’Etat, dans son exhortation, a insisté sur le rôle important que doit jouer le Ministère des Relations avec le Parlement en tant qu’interface et courroie de transmission entre le Gouvernement et le Parlement.

  1. Concernant les pétitions visant la déchéance des certains membres des deux chambres du Parlement, le Rassemblement des Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI pour le Changement et le Progrès Social, considère que cette démarche est inscrite dans la logique parlementaire et conforme aux règlements intérieurs des deux chambres.

Le Rassemblement des Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI pour le Changement et le Progrès Social, rejette, par conséquent, toute manœuvre tendant à impliquer le Chef de l’Etat dans cette démarche strictement parlementaire.

En tout état de cause, le Rassemblement des Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI pour le Changement et le Progrès Social, réaffirme son engagement à respecter les règles démocratiques, dans l’intérêt supérieur de la nation, tel que prôné par son mentor, le Dr Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA, d’heureuse mémoire, Père de la démocratie congolaise.

Fait à Kinshasa, le 13 septembre 2025

Pour le Rassemblement des Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI pour le Changement et le Progrès Social,

Jean Pierre LISANGA BONGANGA
Coordonnateur
Président National de la Convention Chrétienne pour la Démocratie

Enjeux politiques de l’heure en RDC : Lisanga Bonganga et le RCET-CPS s’expriment !
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