Le récent accord stratégique signé entre les États-Unis et la République Démocratique du Congo (RDC) pour l'exploitation des minerais rares suscite des débats enflammés. Bien que cet accord soit désormais public, certaines critiques semblent provenir non pas d’une analyse approfondie, mais plutôt d’un climat d’angoisse et d’incompréhension qui règne dans le pays.
Il est essentiel de reconnaitre que notre nation fait face à des défis majeurs, exacerbés par des tensions et des crises internes. Dans ce contexte, les discours divisifs, comme ceux émis par certains leaders d'opinion, ne font qu'aggraver une situation déjà difficile. La critique du président de la conférence épiscopale nationale de la RDC, sans une lecture objective des termes de l’accord, illustre cette tendance à anticiper le pire sans véritable fondement. Ce genre de réaction se nourrit souvent de peurs non fondées.
En pleine crise, alors que le pays fait face à une agression extérieure, il semble plus que jamais crucial de trouver des points d’unité qui rassemblent plutôt que de diviser.
Il est également important de relever l’aspect évolutif des accords. Ces derniers ne sont pas immuables ; ils peuvent être révisés et adaptés aux préoccupations légitimes du peuple congolais. Au lieu de céder à la panique, nous devrions adopter une approche constructive, basée sur le dialogue et la transparence. Cela implique une communication ouverte entre les différents acteurs, y compris ceux de la société civile, du gouvernement et autres.
En tant que peuple congolais, nous devons résister à la tentation de laisser les craintes prendre le pas sur la raison. Au lieu de passer notre temps à critiquer sans connaître véritablement les implications d’un accord qui peut, en théorie, apporter des bénéfices significatifs au pays, concentrons-nous sur la manière dont nous pouvons garantir que les intérêts de la RDC soient dignement représentés et protégés.
Face aux défis actuels, il est impératif que chacun d’entre nous joue un rôle constructif dans ce qui pourrait être un tournant positif pour notre économie. La richesse minière de la RDC est considérable et, avec une gestion judicieuse, peut devenir un véritable levier de développement. Ainsi, penchons-nous ensemble sur l'avenir en cultivant l’unité et l’espoir, plutôt que de se laisser entraîner dans des débats stériles qui ne font qu’aggraver les fractures déjà présentes dans notre société.
L’accord entre les États-Unis et la RDC peut être un tremplin pour le développement économique, à condition qu'il soit abordé avec sagesse, transparence et responsabilité. Rappelons-nous que l’unité dans la diversité est notre plus grande force. Ensemble, soyons vigilants, critiques constructifs, mais surtout solidaires.
Le vendredi 19 décembre, Kinshasa a été le théâtre d’une manifestation marquée par la présence des formations politiques membres de la majorité présidentielle, un acte significatif dans le paysage politique congolais. Les militants, soutenus par divers responsables politiques, sont descendus se sont rassemblés au palais du peuple, pour revendiquer le respect des accords de Washington, qui visent à instaurer un cessez-le-feu dans l'est du pays. Il n’y a pas de doute : ce type de mobilisation, qui interpelle inévitablement le médiateur américain et l'ensemble de la communauté internationale, n'est pas à négliger. Elle souligne une volonté d'engagement démocratique et de quête de paix, affirmant ainsi le droit des Congolais à faire entendre leur voix face aux enjeux cruciaux de sécurité et de stabilité.
Cependant, au-delà de la symbolique de ces rassemblements, il est impératif que la majorité présidentielle procède à une introspection sérieuse concernant les contre-performances de sa politique sur le terrain. En tant que gouvernement en place, il est de leur responsabilité d’analyser la réalité complexe du paysage sécuritaire. Depuis plusieurs années, le pays fait face à des défis colossaux, exacerbés par l'ingérence étrangère, en particulier l'agression du Rwanda et la résurgence des groupes armés comme l'AFC/M23. Ces phénomènes ne peuvent être simplement attribués à des facteurs extérieurs; ils doivent également être analysés à travers le prisme des politiques gouvernementales et des choix stratégiques effectués par les dirigeants congolais.
La réalité est que dans des situations de conflit comme celle-ci, une approche combinée de négociation et de lutte militaire est souvent nécessaire. Alors que la mobilisation populaire est essentielle pour rappeler à la communauté internationale son rôle dans la résolution du conflit, il est tout aussi crucial que le gouvernement congolais explore toutes les avenues diplomatiques possibles pour faire face à l'agression rwandaise. La bonne nouvelle est que la dynamique diplomatique peut modifier les rapports de force sur le terrain. Aujourd'hui, le Rwanda qui, jusqu'alors, opérait dans l’ombre, est de plus en plus exposé comme le principal instigateur des troubles à l'Est.
Il faut reconnaître que cette mobilisation populaire peut être un levier pour une meilleure prise en compte des enjeux de sécurité, mais sans une évaluation approfondie des politiques publiques dans ce domaine, les risques de désillusion sont élevés. Il est donc temps pour la majorité présidentielle non seulement de crier au respect des accords, mais également de réévaluer ses tactiques en matière de sécurité nationale et de diplomatie régionale. Le moment est venu d'adopter une approche proactive, de renforcer les capacités de l'État à défendre son intégrité territoriale, tout en engageant un dialogue constructif qui permettra de rassembler toutes les forces vives de la nation autour d’un objectif commun : la paix durable et la restauration de la souveraineté du Congo.
La voie à suivre est claire : la responsabilité incombe maintenant à ceux qui détiennent le pouvoir d’action afin d’éviter que ces marches et autres mobilisations ne se transforment en manifestations de désespoir face à des années d'inefficacité. Il est crucial de transformer ce mouvement en une stratégie unifiée qui mette fin à l'avancée des forces hostiles tout en ouvrant la porte à une diplomatie sincère et efficace.
La situation actuelle à Uvira, dans la province du Sud-Kivu, met en lumière un problème complexe qui dépasse les frontières congolaises. Les récentes déclarations des représentants des Etats-Unis aux Nations Unies, accusant directement le Rwanda de jouer un rôle dans la déstabilisation de cette région stratégique, ne doivent pas être prises à la légère. L’annonce des insurgés de se retirer de la ville, couplée à des conditions qui fragilisent cette décision, soulève des questions sur les véritables intentions de Kigali et sur le rôle qu’il joue dans le conflit.
Le retrait proposé par les rebelles, présenté comme une « mesure unilatérale de confiance », semble davantage être un stratagème pour réorienter les discussions vers un cadre congolais, évitant ainsi la responsabilité directe du Rwanda dans les tensions régionales. Ce jeu de cache-cache diplomatique ne peut être toléré. Il est crucial que la communauté internationale, en particulier les Nations Unies et les Etats-Unis, adoptent une position ferme face à Kigali.
L'historique des interventions du Rwanda en République Démocratique du Congo (RDC) démontre un schéma récurrent d'ingérence qui exacerbe les conflits locaux. Le soutien aux groupes armés, l'exploitation des ressources naturelles, et la manipulation politique sont autant de tactiques qui ont permis au Rwanda d'accroître son influence dans la région tout en échappant à la responsabilité de ses actions. Cette dynamique doit cesser.
Il est impératif d’accroître la pression sur le Rwanda en utilisant des mesures qui l’incitent réellement à changer de comportement. Des sanctions économiques ciblées, visant les individus et les entités responsables de cette instabilité, pourraient constituer un levier efficace pour inciter Kigali à respecter la souveraineté congolaise et à cesser de soutenir des mouvements rebelles. Il est également essentiel que les Etats-Unis et leurs alliés formulent des menaces claires sur les conséquences d’une poursuite des actions hostiles du Rwanda. Le recours à des sanctions pourrait devenir un outil de dissuasion. Ces mesures devraient être associées à un engagement ferme de surveiller la situation sur le terrain et de prendre des décisions basées sur l’évolution des événements.
En parallèle, il est crucial de soutenir le gouvernement congolais dans ses efforts pour instaurer la paix et la sécurité dans la région. Cela inclut la formation des forces de sécurité congolaises, ainsi que la promotion du dialogue au sein de la classe politique congolaise. L’inaction face aux provocations du Rwanda ne ferait que renforcer son positionnement en tant qu’acteur perturbant dans la région, nuisant à l’avenir de la RDC et à la stabilité de l’ensemble du Grand Lacs.
Il est temps d'agir et de montrer que l'inaction ne sera plus tolérée. La paix dans la région dépend de notre capacité à jouer un rôle proactif dans la résolution de cette crise.
Dans son discours sur l’état de la Nation, le Président Félix Tshisekedi a mis en avant un volet essentiel pour l’avenir de la République Démocratique du Congo (RDC). Il s’agit de la modernisation des infrastructures de transport. Cette initiative, présentée comme un véritable pilier du développement national, pourrait jouer un rôle déterminant dans la croissance économique et la cohésion sociale du pays.
Le programme ambitieux d’entretien et de réhabilitation des routes et des voies navigables, à en croire Félix Tshisekedi, vise à renforcer la connectivité entre les provinces. Avec des projets visant 38 000 km de routes de desserte agricole et des grands axes routiers comme les RN1, RN2, RN3 et RN5, le gouvernement entend véritablement sortir des zones rurales de leur isolement. Ces efforts ne se limitent pas à de simples chiffres : ils portent l’espoir d’un meilleur accès aux marchés pour les agriculteurs, d’une réduction des coûts logistiques et d’une amélioration de la circulation des personnes et des biens.
Le rôle des infrastructures ne se limite pas uniquement à des considérations économiques. Elles sont également des vecteurs d’unité nationale. En facilitant les échanges et les déplacements, elles contribuent à renforcer les liens entre les différentes régions du pays. Le développement de ces infrastructures peut ainsi favoriser la stabilité interne, un élément primordial dans un contexte où le pays aspire à une paix durable.
Félix Tshisekedi souligne aussi l’importance d’une ouverture maîtrisée sur le marché africain, en s’intégrant dans des accords tels que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Cela témoigne d’une volonté de positionner la RDC comme un acteur clé dans l’économie régionale, permettant aux entreprises congolaises de diversifier leurs débouchés et d’accroître leur compétitivité à l’international.
La dématérialisation des procédures douanières, avec 87% des documents numérisés, marque un pas important vers une meilleure efficacité administrative. Cela peut fluidifier le commerce extérieur et inciter les entrepreneurs à investir davantage dans le pays. L’engagement à créer une Chambre de commerce RDC-Égypte, réunissant déjà plus de 70 entreprises, illustre cette dynamique de partenariat internationale.
Cependant, il est crucial que ces projets soient soutenus par des actions concrètes et visibles sur le long terme. Les attentes des Congolais, en matière de développement et de bien-être, sont élevées. Pour répondre à ces aspirations, le gouvernement devra faire preuve de transparence dans la mise en œuvre de ses initiatives et impliquer davantage la société civile.
A travers ce grand oral sur l’état de la nation, Félix Tshisekedi ouvre des perspectives réjouissantes pour la modernisation des infrastructures en RDC. Ainsi, en favorisant l’intégration régionale et en améliorant les conditions de vie des citoyens, la RDC peut espérer bâtir un avenir où la richesse est le fruit du travail collectif et de la créativité des Congolais. Tout reste à faire, et l’engagement collectif sera la clé de ce chemin vers un développement durable.
Alors que Félix Tshisekedi, Président de la République Démocratique du Congo (RDC), et Paul Kagame, Président du Rwanda, se préparent à se rencontrer demain à New York, l'espoir d'une paix durable dans la région est à la fois palpable et fragile. Cette rencontre, qui vise à entériner l'accord signé en juin dernier par les ministres des affaires étrangères des deux pays, intervient dans un contexte où les tensions restent vives malgré les promesses de dialogue et de coopération.
L'accord signé le 27 juin dernier à Washington et la récente entente à Doha, au Qatar entre Kinshasa et l'AFC/M23, semblent être des étapes positives vers la paix. Cependant, la réalité sur le terrain est tout autre. Les affrontements continuent de faire rage, et les populations civiles paient le prix fort de cette instabilité. La RDC a clairement établi des lignes rouges : le refus de tout mixage ou brassage des troupes, ainsi que l'exigence du retrait des forces rwandaises avant toute intégration économique régionale. Ces conditions, bien que légitimes, témoignent d'une méfiance profonde entre les deux nations.
Il incombe désormais au Président américain d'agir en tant que médiateur. Sa capacité à convaincre les dirigeants congolais et rwandais de respecter leurs engagements est essentielle. En outre, la mise en place d'un mécanisme de vérification du cessez-le-feu est impérative. Ce mécanisme doit être accompagné de sanctions claires en cas de non-respect des accords, afin d'assurer une réelle dissuasion contre les violations.
Pour qu'une paix durable soit atteinte, il est crucial d'adopter une approche globale qui prenne en compte non seulement les aspects militaires, mais aussi les dimensions économiques et sociales. Un soutien international renforcé, notamment en matière de développement et de reconstruction des zones touchées par le conflit, pourrait contribuer à stabiliser la région. De ce qui précède, il y a lieu d'indiquer que la rencontre de demain à Washington représente une opportunité unique de rétablir la confiance entre la RDC et le Rwanda. Cependant, les défis sont nombreux et nécessitent une volonté politique forte de toutes les parties impliquées. La communauté internationale, et en particulier les États-Unis, doivent jouer un rôle proactif pour garantir que les promesses faites ne restent pas lettre morte. La paix n'est pas seulement l'absence de guerre, mais un processus continu qui exige engagement, dialogue et respect mutuel. Seul un effort concerté pourra mener à une résolution durable des conflits dans cette région riche en ressources, mais meurtrie par des décennies de tensions.
Dans un contexte où les minerais stratégiques deviennent des enjeux planétaires incontournables, le Gouvernement congolais a fait le choix de renforcer sa vision politique par des pratiques de bonne gouvernance, en vue de bâtir un secteur minier durable et parvenir à attirer des investisseurs. C'est ce que Louis Watum Kabamba, Ministre en charge des Mines, a révélé au cours d'un briefing spécial organisé par son collègue de la Communication et médias Patrick Muyaya Katembwe, hier, jeudi 27 novembre 2025, au mythique studio Mama Angebi de la RTNC, à Kinshasa.
Durant son intervention, le Ministre Louis Watum a largement expliqué la détermination de la RDC à rester au cœur de la stratégie de développement mondial grâce à ses ressources naturelles inépuisables et à engager, sous le leadership du Chef de l'État, Félix Tshisekedi, des réformes structurantes qui puissent lui offrir les moyens nécessaires pour son envol.
"Il n'y a qu'une seule façon d'attirer les investissements. C'est faire preuve de bonne gouvernance, de transparence, de respect des textes. Le monde commence à nous prendre au sérieux et à se dire qu'il y a des efforts de bonne gouvernance qui se font chez nous", a-t-il démontré, avec une pleine conviction, face à la presse.
Louis Watum Kabamba est convaincu, en effet, que cette approche audacieuse dans la conduite de l'action publique ne saurait être consolidée sans une bonne lutte contre la corruption sous toutes ses formes.
"La corruption est le cancer ultime qui annule même tous les efforts d'un Gouvernement. C'est la corruption qui fait que nos jeunes gens s'exilent parce qu'on leur refuse des opportunités qui devraient leur revenir légitimement. Il y a moyen de vivre avec intégrité, patriotisme et honnêteté et gagner sa vie. C'est faisable. Nous devons changer notre logiciel de réflexion", a-t-il clarifié, dans ses propos.
Mais, bien avant cet éclairage nécessaire, le Ministre Louis Watum avait consacré une partie importante de son intervention à la présentation de grands axes de sa vision à la tête du secteur des mines en RDC en termes des priorités.
"Cela fait bientôt trois mois que je suis à la tête de ce Ministère. De la vision du Chef de l'Etat et des instructions reçues de Madame la Première Ministre, dans le cadre du plan d'actions gouvernementales, il y a des priorités que je me suis fixées. La première des priorités c'est de renforcer la gouvernance et la traçabilité, mais également lutter contre la fraude minière, encadrer l'artisanat minier comme il se doit. Regardez à ce cliché que le secteur minier continue à afficher depuis près de cent ans de mining en RDC où tous les sites miniers sont des îlots de prospérité pour une élite mais sont souvent enterrés dans un océan de misère. Nous voulons casser ce cliché-là et diversifier l'écosystème d'activités économiques pour que réellement les richesses profitent aux congolais. Parmi mes priorités, il y a également des réformes qui se veulent courageuses pour permettre aux communautés locales et aux congolais de participer justement au capital de tous les grands projets miniers. Il est temps que les congolais deviennent actionnaires dans les mines. Les réformes sont déjà très avancées à l'étude. Nous allons les annoncer très bientôt. De même pour l'exploration géologique. J'ai toujours dit que les mines commencent, se développent et se terminent par l'exploration géologique. Il est très important que nous mettions des moyens dans l'exploration géologique. Nous pourrons travailler avec des géologues congolais", a fait comprendre ce membre du Gouvernement.
Fini l’inaction
Devant les professionnels des médias, Louis Watum a laissé l'impression d'un véritable homme de terrain doté d'une maîtrise indiscutable des rouages courants de son secteur. Parlant de son récent séjour dans le Grand Katanga, il a livré un rapport marqué par une série de mesures prises pour stopper la léthargie et préserver les vies humaines, après notamment le récent drame survenu à Mulondo, au Lualaba, où plusieurs creuseurs ont trouvé la mort, et au site de l'entreprise minière chinoise CDM.
"Le 4 novembre, j'ai été saisi à la suite d'un débordement d'un bassin de rétention de la compagnie minière CDM avec des répercussions assez graves dans l'environnement. Des eaux acides qui se déversaient partout et affectaient les populations, les puits d'eau. Nous nous sommes rendu sur les lieux. Nous avons fait un constat malheureux et de mépris des normes élémentaires de conception, de construction des sites. Nous avons mis en place une équipe d'enquêtes pour établir la vérité et les responsabilités. Lorsque cette étape sera achevée, nous allons étendre la mission de cette équipe pour aller dans les autres sites également pour voir ce qui s'y passe et prévenir que pareil incident ne se reproduise plus. La raison pour laquelle nous faisons cela n'est pas la chasse à l'homme. Il faut établir les responsabilités, certes, mais surtout prendre des mesures pour prévenir de nouveaux risques", a rassuré le Ministre Watum.
Selon lui, un accent sera placé sur l'exploitation artisanale dans le grand Katanga. Il affirme avoir d'ores et déjà identifié avec le concours des experts de son ministère 64 Zones d'exploitation artisanale, dont la phase d'opérationnalisation, prévue dans les tout prochains jours, devra déclencher un encadrement rigoureux de l'exercice du métier des mines en République démocratique du Congo.
Patrick Muyaya Katembwe, Ministre de la Communication et médias, de son côté, a, par sa stratégie de redevabilité et de transparence, réaffirmé la volonté du Gouvernement de demeurer au service du bien-être des congolais. Il a soutenu, à cette occasion, la vision de l'Exécutif central de bâtir un secteur minier solide par des initiatives à impact visible.
C’est désormais la course contre la montre entre l’Union Européenne, la Chine, les Usa et le Qatar. Tous partenaires de la République Démocratique du Congo, ils veulent parer au plus pressé en négociant avec le Gouvernement congolais les métaux rares recherchés à travers le monde.
Déjà, Washington mise sur le projet du corridor de Lobito, long de près de 1300 km, qui part de Kolwezi dans la province du Lualaba au sud-est de la RDC en passant par la Zambie et l’Angola pour chuter au port angolais de Lobito qui donne sur l’océan atlantique. Objectif, l’acheminement de cuivre, cobalt, lithium… exploités en RDC.
Il est question de contrer l’influence de la Chine qui a pris une certaine avance sur l’exploitation des minerais dans certains pays africains, en l’occurrence la RDC. Pékin veut également consolider sa zone d’influence en disposant de débouchés sur l’océan atlantique.
La Chine avec sa politique gagnant-gagnant s’est interdit de s’immiscer dans les affaires internes des partenaires. Les occidentaux qui se sont montrés regardants sur les droits de l’homme se sont rendu compte qu’ils étaient en retard là où la Chine avait pris une longueur d’avance.
Il est désormais temps de changer leur fusil d’épaule. Pour preuve, il s’est tenu à Kigali la rencontre au niveau ministériel de l’Organisation internationale de la Francophonie. Aucun débat sur la démocratie ou l’alternance au pouvoir au risque de vexer le pays hôte.
Qu’à cela ne tienne, l’UE entend jouer sa partition. D’où, le sens du 7ème sommet UA-UE à Luanda. A cette occasion, les Chefs d’Etat et de gouvernement de ces deux entités, se sont donné deux jours pour réfléchir sur le renforcement de la paix, de la stabilité, de l’intégration économique et du commerce intercontinental, tout en répondant aux défis contemporains tels que la transition écologique, la transformation numérique et le rôle croissant de l’Afrique sur la scène mondiale.
La République Démocratique du Congo qui se veut, une fois encore, pays-solution par rapport aux préoccupations exprimées par les européens, se trouve déstabilisée dans sa partie orientale par le Rwanda et ses supplétifs.
Face aux atrocités et autres violences que subissent les populations locales, il urge d’aider le gouvernement congolais à rétablir la paix afin de mieux sécuriser les investissements des partenaires européens.
En attendant, un soutien de l’Union européenne à hauteur de 10 millions d’euros aux FARDC dans le cadre de la Facilité européenne pour la paix, permettra de doter les FARDC en équipements militaires non létaux, adaptés aux besoins opérationnels des unités engagées sur le terrain. Il s’agit de la deuxième intervention du genre en faveur de l’armée congolaise.
Plus que 34 jours pour la fin de la session ordinaire de septembre censée s’achever le 15 décembre prochain. Le projet du budget 2026 déposé par le gouvernement attend, pour son examen, que le bureau de la chambre basse du parlement affiche complet.
Pendant ce temps, c’est le dossier de la démission de Vital Kamerhe qui a été au centre des préoccupations des députés nationaux depuis le 15 septembre dernier. Le mois d’octobre a été consacré aux tractations politiques pour les candidats au perchoir. Néanmoins, une éclaircie pour cette première quinzaine de novembre avec la publication du calendrier pour l’élection du successeur de Vital Kamerhe.
La semaine en cours permettra de doter la chambre basse du parlement d’un bureau avec un nouveau président et un nouveau rapporteur adjoint. C’est alors que le dossier du budget 2026 sera ainsi programmé. Entretemps, beaucoup d’eau a coulé sous le pont. Il y a eu un accord conclu au niveau des services à soumettre à l’approbation du Conseil d’administration du FMI en décembre 2025. Une fois validé, cet accord permettra au pays de bénéficier, d’un montant global estimé à 400 millions de dollars américains.
Entretemps, si au 15 décembre prochain, le budget 2026 n’est pas adopté, il va falloir convoquer une session extraordinaire. Les députés seront privés de leurs vacances parlementaires pour poursuivre l’examen du budget autant que les sénateurs appelés, à leur tour, au même exercice.
De cette façon, il faille concilier la dynamique enclenchée par le gouvernement pour assainir les finances publiques et la prise en charge des parlementaires qui vont voir leurs émoluments revus à la hausse. Par ailleurs, le gouvernement met les bouchées doubles afin de permettre à la RDC de consolider ses rapports avec ces institutions de bretton woods.
Entretemps, les rumeurs sur un nouveau remaniement du gouvernement Suminwa alimentent les débats dans les salons huppés de la capitale. En effet, Félix Tshisekedi compte faire le ménage de Suminwa II après avoir fait état des bois morts. Le chef de l’Etat veut redynamiser Suminwa III en le débarrassant des queues trainantes qui alourdissent la bonne marche du gouvernement en plus de la nécessité de combler le vide créé par le départ du ministre Aimé Boji à l’Industrie après avoir rejoint l’Assemblée nationale.
Tout peut donc arriver avant la fin de décembre au regard de l’impératif d’achèvement des pourparlers de la capitale qatarie en vue d’un accord global entre Tshisekedi et Kagame en présence de Trump à Washington. Une fois encore la politique semble prendre le dessus sur l’agenda de la République.
Après le rendez-vous manqué de Paul Kagame à l’invitation de Emmanuel Macron à Paris sur la conférence humanitaire de la région des Grands lacs, Doha aura le privilège, une fois de plus, de réunir autour d’une table les présidents rwandais et congolais. En effet, cet émirat du Golfe abrite, du 4 au 6 novembre sous l’égide de l’Assemblée générale des Nations Unies, le deuxième Sommet mondial pour le développement social.
Pendant deux jours, dirigeants politiques, décideurs économiques et représentants d’organisations internationales se pencheront sur les moyens de lutter efficacement contre la pauvreté, les inégalités et l’exclusion sociale. Les débats porteront également sur la promotion du travail décent, de la justice sociale, de la solidarité et de l’égalité.
Pour la République démocratique du Congo, c’est l’occasion de plaider, une nouvelle fois, pour le retour de la paix à l’Est en proie à une grave crise sécuritaire et humanitaire résultant de l’occupation du Rwanda et ses supplétifs de l’AFC/M23.
A Bruxelles, Félix Tshisekedi a tendu la main à son homologue rwandais pour une paix des braves à l’Est congolais. Alors que le président congolais continue d’attendre, en guise de sa bonne foi, le Rwanda s’illustre dans des réactions diverses tendant à tourner en dérision cet appel à la paix.
Cette rencontre de Doha permettra de booster les pourparlers entre la délégation de Kinshasa et celle de l’AFC/M23. Le conseiller de Donald Trump, Massad Boulos a également fait le déplacement du Qatar. Les USA veulent en finir avec ce processus après la signature de l’accord de Washington du 27 juin dernier.
On évoquerait dans certains milieux la date du 13 novembre prochain pour la rencontre entre Tshisekedi et Kagame autour de Trump. Mais avant tout, il faut un accord à Doha. Ce qui fait que cette phase des négociations demeure cruciale pour tous les protagonistes.
Déjà l’interférence du gouvernement de Kigali qui téléguide l’attitude à adopter par l’AFC/M23 dans ses discussions de Doha, handicape largement ledit processus. Qu’il soit dit en passant qu’en Egypte, devant la diaspora congolaise au Caire, le Chef de l’État congolais a dénoncé les intentions belliqueuses et hégémoniques du Président rwandais.
Paul Kagame, a-t-il indiqué, chercherait à scinder la RDC et à annexer la partie Est. Déjà quand c’est le Rwanda qui prend le devant pour refuser d’ouvrir l’aéroport de Goma à l’aide humanitaire internationale, il y a lieu de s’inquiéter sur le rôle que joue véritablement les délégués de l’AFC/M23 à Doha.
Le plus importants est que les différentes parties réaffirment leur volonté d’évoluer en vue d’un accord qui puisse mettre fin au calvaire des populations de l’Est de la RDC.
Cette premère moitié de la session de septembre, prioritairement réservée à l’examen du budget, a connu un passage presque à vide. Pourtant, le gouvernement a eu à déposer son projet de budget 2026 dans le délai constitutionnel. Qu’il soit dit en passant qu’il s’agit de l’un des derniers actes officiels de Vital Kamerhe avant de quitter le perchoir. Depuis lors, tous les regards sont tournés vers le siège du président toujours vacant. Les ambitions dans l’Union sacrée se déchainent. La plateforme présidentielle implose. Tout le monde s’estime subitement habile à concourir pour la présidence de la 2èmeinstitution de la République. Face à cet engouement au sein de l’Union sacrée, on se demande si les griefs retenus contre Vital Kamerhe étaient fondés ou c’était juste un règlement de comptes ou encore une cabale montée pour le tenir hors course ? Comme par enchantement, le meneur des pétitionnaires, autrefois cadre de l’UNC avant de parachuter dans l’UDPS, s’est identifié comme l’un des candidats à la succession de Kamerhe. Pour dire que si aujourd’hui, il ne trouve pas son compte dans l’UDPS, il sera obligé d’aller voir ailleurs et c’est de bonne guerre. La transhumance politique se passe, sans état d’âme, au sein de ce regroupement présidentiel. La fronde à la base de la démission de Kamerhe est la preuve que l’Union sacrée reste une plateforme éclectique où les intérêts des parties et individus s’entrechoquent au gré des circonstances. Chacun veut sa part du gâteau. De cette façon, des candidatures au perchoir visent à rappeler à la haute autorité que les pétitionnaires ont fait leur job, mais il n’y a pas encore de retombées. En un clin d’œil, 12 députés enregistrés après l’appel du secrétariat exécutif de l’Union sacrée. Une démocratie sui generis à l’Union sacrée calquée sur le modèle d’une trentaine d’années de lutte de l’UDPS. Cette guéguerre sur la succession de Vital Kamerhe semble être le prélude de ce que sera le congrès de l’UDPS. Si rien n’est fait dans le sens d’un mot d’ordre, les combattants de deux camps qui se regardent toujours en chiens de faïence, vont exhiber leurs biceps pour créer un nouveau désordre. En effet, après de 8 ans de gouvernance par l’UDPS, les combattants n’ont toujours pas perdu leurs relents de la rue quand ils bravaient la dictature sans rien craindre. Aujourd’hui au pouvoir, ils peinent à intégrer cette réalité. Qu’à cela ne tienne, la course à la présidence de l’Assemblée nationale s’intensifie au sein de la majorité présidentielle. Le secrétaire exécutif de l’Union sacrée de la Nation serait attendu à la Cité de l’Union africaine pour les derniers réglages. La Pros. C