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Chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Jean-Pierre Lacroix effectue une visite de travail de trois jours en RDC 

 

Le Secrétaire Général Adjoint des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, a entamé ce lundi 9 février 2026 une visite de travail de trois jours en République Démocratique du Congo. Ce déplacement intervient dans un contexte crucial où les efforts diplomatiques et sécuritaires se concentrent sur la stabilisation de la situation dans l'Est du pays, en proie à des conflits persistants.

Le principal objectif de cette visite de haut niveau est de soutenir et d'accélérer la mise en œuvre des mécanismes de paix récemment négociés. Selon la communication officielle de la MONUSCO, la mission de Jean-Pierre Lacroix s'inscrit "dans la dynamique actuelle visant à opérationnaliser le mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu".

Cette initiative fait directement suite aux avancées diplomatiques obtenues lors des pourparlers de Doha, au Qatar, où les parties prenantes s'étaient accordées sur des mesures de désescalade. La visite du haut fonctionnaire de l'ONU vise donc à traduire ces engagements politiques en actions concrètes sur le terrain. Il devrait rencontrer plusieurs responsables congolais, des acteurs de la société civile ainsi que le commandement de la force de la MONUSCO pour évaluer les progrès et identifier les défis restants.

La présence du plus haut responsable des missions de paix de l'ONU sur le sol congolais est perçue comme un signal fort de l'engagement de la communauté internationale à trouver une solution durable aux conflits qui déchirent l'Est de la RDC depuis des décennies. Les prochains jours seront déterminants pour mesurer l'impact de cette mission diplomatique sur la consolidation des acquis de paix.

César Nkangulu

Chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Jean-Pierre Lacroix effectue une visite de travail de trois jours en RDC 
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Modernisation de l'ESURSI , RDC : lancement d'une plateforme d'identification électronique pour les futurs doctorants

Le Ministère de l'Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovations (ESURSI) franchit une nouvelle étape dans sa transformation numérique. Par un communiqué officiel daté du 9 février 2026, le cabinet de la Ministre a annoncé le lancement d'une opération d'identification électronique destinée aux candidats des écoles doctorales pour l'année 2026.

Cette mesure, qui a débuté ce lundi 9 février, vise à assurer une "gestion efficiente et coordonnée de la mise en place des écoles doctorales". Elle concerne tous les candidats inscrits en Diplôme d'Études Approfondies (DEA), Diplôme d'Études Spécialisées (DES) et en thèse de doctorat. Le communiqué, signé par le Professeur Makindu Massamba Kaba Hilaire, Directeur de Cabinet, s'adresse principalement aux Chefs d'Établissements et aux apprenants concernés.

Les candidats sont invités à s'enregistrer obligatoirement en ligne via un formulaire électronique. La date limite pour cette procédure est fixée au lundi 23 février 2026, à minuit. Les apprenants concernés sont appelés à s'enregistrer exclusivement via le formulaire électronique disponible à l'adresse suivante : https://apprenants.minesursi.gouv.cd/.

Le ministère a insisté sur le fait que "seuls les formulaires au format électronique seront acceptés", marquant ainsi une volonté claire de transition de la matérialisation à la numérisation des procédures administratives pour plus d'efficacité et de transparence dans le secteur de l'enseignement supérieur en République Démocratique du Congo.

Cette mesure devrait permettre de disposer d'une base de données fiable et centralisée des doctorants du pays, facilitant ainsi le suivi académique et la planification stratégique pour l'avenir de la recherche scientifique en République Démocratique du Congo.

César Nkangulu

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Crise au Ministère des Hydrocarbures, RDC : une menace de grève plane suite à des accusations de détournement de plus de 720 000$ mensuels

Le climat social est particulièrement tendu au Ministère des Hydrocarbures. La délégation syndicale de ce ministère stratégique a ouvertement et publiquement accusé le cabinet de la Ministre Acacia Bandubola, de "mégestion et de gestion opaque" de fonds importants. Les syndicalistes menacent de déclencher une grève et un sit-in si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.

Au cœur du litige se trouve la gestion des revenus issus de la parafiscalité. Selon les accusations relayées par la délégation syndicale, un montant mensuel de plus de 720 000 dollars américains serait géré de manière non transparente par le cabinet de la Ministre, lequel échappe aux circuits financiers réguliers et au contrôle. Les représentants du personnel dénoncent un manque de clarté sur l'affectation de ces fonds, qui devraient, selon eux, contribuer au fonctionnement du ministère et au bien-être des agents.

Face à ce qu'ils qualifient d'opacité, les syndicats ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Ils annoncent "bientôt la grève et un sit-in devant le cabinet d'Acacia Bandubola" pour exiger des comptes et une gestion transparente des finances du ministère.

Ces graves allégations ont été relayées sur les réseaux sociaux et par plusieurs médias en ligne, créant ainsi une onde de choc dans le secteur. Cette affaire met en lumière non seulement les défis de gouvernance et de transparence dans la gestion des ressources naturelles dans le pays, mais également les tensions récurrentes entre les administrations publiques et les corps syndicaux en RDC, souvent liées à des questions de gouvernance financière et de conditions de travail.

Si les menaces de grève sont mises à exécution, elles pourraient paralyser un secteur vital pour l'économie nationale et mettre davantage de pression sur le gouvernement pour qu'il réponde à ces allégations de corruption.

Pour l'heure, le cabinet de la ministre des Hydrocarbures n'a pas encore réagi officiellement à ces graves accusations.

César Nkangulu

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RDC : l'ALSOC prend acte de la déclaration du Chef de l'Etat à organiser le dialogue national

Dans un communiqué signé ce lundi 2 février 2026 par son promoteur et Coordonnateur, l'honorable Jean-Marie Ntantu Mey, l'Alliance des Leaders et Cadres dirigeants de la Société Civile (ALSOC) vient de prendre acte de la déclaration du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à organiser le dialogue entre le pouvoir, l'opposition pacifique et la Société civile à Kinshasa.

En effet, l´ALSCOC qui, depuis plus de 2 ans, ne fait que demander cette rencontre pour créer un Front commun intérieur, ne peut que s’en réjouir du fait que ce Front permettra de parler d'un seul langage et de tenir un seul discours face à l'opposition armée et aux agresseurs de notre pays. Toutefois, l'ALSOC met en garde contre les anti-dialogues pour ne pas venir à ses assises de haute portée politique et surtout salutaires pour le pays, pour embrouiller les cartes. "Les flatteurs et autres maîtres chanteurs qui s'opposent au dialogue doivent simplement s'abstenir de toute idée visant à torpiller ou à perturber cette rencontre des fils et filles du Congo tant attendue par nos populations meurtries et sans ambitions politiques, qui n'ont besoin que de la paix et d'une vraie cohésion nationale", a prévenu l'ALSOC.

Selon le promoteur et coordonnateur de cette structure de la société civile, Jean - Marie Ntantu Mey qui est un acteur et véritable témoin vivant de plusieurs dialogues et autres concertations politiques organisées à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, le moment tant attendu est arrivé pour permettre aux Congolais de se regarder en face. "C'est le moment de nous dire des vérités pour sauver notre pays de l'agression dont il est systématiquement victime", a-t-il déclaré.

La Pros.

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Droits de l'Homme et Justice Transitionnelle, Massacres au Kasaï et meurtre des experts de l'ONU : la CNDH-RDC lance une mission d'établissement des faits

La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH-RDC) franchit une nouvelle étape dans la quête de vérité sur les violences survenues dans le Kasaï, lesquelles étaient liées à la crise Kamwena Nsapu. Par un communiqué signé le 2 février 2026 par son président, Paul Nsapu Mukulu, l'institution a annoncé le lancement officiel de la Mission d’établissement des faits (MEFKC-CNDH) pour identifier les auteurs des massacres et du double meurtre des experts onusiens.

Les objectifs de la mission

Cette mission a pour objectif d'enquêter sur les violations graves des droits de l'homme liées aux massacres de populations civiles entre 2016 et 2017 lors de la crise Kamwena Nsapu. Elle se penchera également sur le double meurtre des experts des Nations Unies, Zaida Catalán et Michael Sharp, dont le procès en appel est en cours. Et, pour garantir la non-répétition de tels crimes sur l’ensemble du territoire national, l’institution exige ainsi la formulation des recommandations au terme des enquêtes.

Un appel à la contribution citoyenne

La CNDH invite les individus, les groupes et les organisations détenant des informations pertinentes à se manifester. La mission vise non seulement à identifier les auteurs directs des exactions, mais aussi les commanditaires, afin qu'ils répondent de leurs actes devant la justice.

Sécurité et confidentialité

Consciente des risques, la CNDH a mis en place un protocole de sécurité strict pour les témoins et la confidentialité des sources. Les contributions peuvent être envoyées via des courriers électroniques cryptés (TutaNota, Protonmail) à l'adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. L'institution garantit l'anonymat des sources et le respect du principe de « ne pas nuire » pour protéger les personnes coopérantes.

Un espoir pour les victimes

Près de dix ans après le début de la crise Kamwena Nsapu, cette mission représente un espoir renouvelé pour les milliers de victimes et leurs familles. En ciblant spécifiquement les commanditaires, la CNDH-RDC affiche sa volonté de briser le cycle de l’impunité qui a trop longtemps entouré ces événements tragiques.

César Nkangulu

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OLPA prend acte de la libération d’un journaliste à Kamanyola

 

 

Kinshasa, le 2 février 2026. L’Observatoire de la liberté de la presse en Afrique (OLPA), organisation non gouvernementale de défense et de promotion de la liberté de la presse, prend acte de la libération de Samson Fabrice Nyandabaga, journaliste et directeur de la Radio communautaire Flash FM émettant à Kamanyola (à 47 kms de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu) à l’est de la République démocratique du Congo (RDC). 

Le journaliste a été libéré, le 31 janvier 2026, après 72 heures de détention au cachot des renseignements du mouvement rebelle AFC-M23 (Alliance Fleuve Congo- Mouvement du 23 mars) à Kamanyola. 

À titre de rappel, le journaliste a été interpellé, le 28 janvier 2026 par des éléments AFC-M23, au moment où il réalisait une interview sur les conditions de vie des personnes déplacées de la ville d'Uvira après le retrait des rebelles. Il a été conduit au bureau des renseignements et soumis à un interrogatoire serré par un responsable de l’AFC-M23 l'interrogeant sur ses liens supposés avec des médias internationaux et des journalistes congolais  diffusant des informations jugées hostiles au mouvement rebelle. 

Tout en prenant acte de cette libération, OLPA condamne fermement cette incarcération injustifiée d’un journaliste en plein  exercice de son métier.

Il s’agit manifestement d’une atteinte à la liberté de la presse garantie par la loi congolaise et les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’homme.

 

OLPA prend acte de la libération d’un journaliste à Kamanyola
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