En séjour au Caire, capitale de l'Egypte, depuis fin janvier 2026, les jeunes journalistes africains participant à la 62ème session de formation de l'Union des Journalistes Africains (UJA) ont visité, le week-end dernier, la Forteresse de Babylone. Il s'agit d'un site touristique chargé de mémoire et de symbolique, situé à Misr al Qadima, dans la capitale égyptienne.
Imposant édifice et chef d'œuvre architectural antique, la Forteresse de Babylone, réalisée par l'Empereur romain Justinien au 1er siècle après Jésus-Christ, résiste encore à l'usure du temps, se dressant confortablement comme un haut lieu d'attraction qui plonge ses visiteurs au cœur de l'histoire millénaire de l'Egypte.
« Au temps des anciens Egyptiens, le Nil arrivait jusqu'ici. Le Nil était aussi près des Pyramides jusqu'à la fin du 19ème siècle. Quand on a construit des hauts barrages, beaucoup de canaux et de ramifications du Nil ont changé des directions. Au temps des Romains, au 1er siècle après Jésus-Christ, l'Empereur romain Justinien va construire ici la Forteresse de Babylone, la plus importante dans tout le pays. Aujourd'hui, il reste de la Forteresse quelques tours, l'Eglise suspendue, la Synagogue. À côté, c'est le Musée Copte, où se trouvent tous les arts chrétiens », a expliqué une guide touristique recrutée par l'organisateur.
Au cours de leur visite, les hôtes de marque de l'UJA ont eu le plaisir de visiter « l'église suspendue », un des magnifiques compartiments de la bâtisse, avec ses mosaïques rappelant fièrement le récit du voyage effectué par la Sainte Famille de Nazareth au pays des Pharaons pour se soustraire, trois ans durant, du courroux du Roi Hérode.
Dans un contexte où l’Egypte mise sur la valorisation de son patrimoine culturel pour renforcer son économie, la Forteresse de Babylone illustre parfaitement comment l’histoire peut devenir un facteur de développement durable. Les efforts de restauration, de promotion touristique et d’amélioration des infrastructures autour du site contribuent à prolonger la durée de séjour des visiteurs et à accroître les retombées financières.
En attirant un public toujours plus nombreux et diversifié, la Forteresse de Babylone ne se contente pas de préserver la mémoire du passé : elle participe activement au rayonnement du pays.
Devenue, au fil des siècles, l'un des symboles de la richesse historique de l’Egypte, la Forteresse de Babylone confirme que la culture et le tourisme demeurent des piliers essentiels de la croissance et de l'affirmation de la souveraineté d'un Etat.
Invité sur les ondes de Radio France Internationale (RFI), l'ancien Ministre et figure politique congolaise, Tryphon Kin-kiey Mulumba, a livré une analyse tranchée sur les raisons de la fin du règne de l'ex-président Joseph Kabila. Selon lui, la défaite politique de ce dernier ne serait pas le fruit d'une mauvaise gouvernance, mais la conséquence directe de son "combat pour les mines".
Dans cet entretien, Kin-kiey Mulumba a présenté une relecture des dernières années du pouvoir de Joseph Kabila. Il soutient que l'ancien chef de l'Etat a mené une politique visant à défendre la souveraineté de la République Démocratique du Congo sur ses ressources naturelles, notamment minières. Cette posture l'aurait placé en confrontation directe avec de puissantes pressions et intérêts internationaux.
"La chute de Kabila serait le résultat d'un principe : celui de défendre les intérêts miniers nationaux face à des pressions internationales", a-t-il affirmé. Cette analyse suggère que les réformes du code minier initiées sous son mandat, visant à augmenter la part de l'Etat dans les revenus miniers, auraient scellé son sort politique sur la scène internationale, contribuant à son isolement et, in fine, à son départ du pouvoir.
Selon lui, la perte de pouvoir de Joseph Kabila ne serait pas simplement le fruit de manœuvres politiques internes, mais le résultat direct d'un principe qu'il aurait défendu avec acharnement : la protection des intérêts miniers nationaux face aux puissantes pressions internationales.
"C'est un combat pour les mines qui lui a coûté le pouvoir," a affirmé l'ancien porte-parole du gouvernement.
Cette perspective, bien que personnelle, offre un éclairage différent sur la transition politique de 2019 en RDC, la présentant moins comme un échec interne que comme le résultat d'un bras de fer géopolitique et économique autour des richesses colossales du pays.
Son intervention relance ainsi le débat sur les dynamiques complexes qui lient la politique congolaise aux enjeux économiques mondiaux, et particulièrement à l'exploitation des richesses minières stratégiques du pays. Cette analyse présente le parcours de l'ancien chef de l'État sous l'angle d'un nationalisme économique qui se serait heurté à des intérêts plus grands que lui.
A l’issue d’une réunion de haut niveau organisée, le dimanche 8 février 2026, dans la capitale angolaise, les Chefs d’Etat et personnalités impliquées dans le processus de paix en République démocratique du Congo ont décidé de confier à l’Angola la responsabilité d’engager des consultations avec les différentes parties congolaises, en perspective de la préparation d’un dialogue inter-congolais.
La décision est consignée dans un communiqué conjoint signé par le Président angolais João Lourenço, également Président en exercice de l’Union Africaine, le Président de la République Démocratique du Congo Félix Tshisekedi, le Président du Conseil du Togo Faure Gnassingbé, agissant en qualité de médiateur de l’Union africaine, ainsi que par Olusegun Obasanjo, représentant le panel des cinq anciens chefs d’État africains facilitateurs du processus de paix en RDC.
Les signataires ont, par ailleurs, exhorté l’ensemble des parties impliquées dans le conflit à observer un cessez-le-feu, dont la date et les modalités devront être fixées d’un commun accord. Ils ont également insisté sur la nécessité d’accélérer l’opérationnalisation des mécanismes de vérification arrêtés lors des discussions de Doha du 14 octobre 2025, considérés comme un jalon important dans la recherche d’une désescalade.
Le communiqué rappelle les engagements antérieurement pris dans le cadre du Washington Agreement du 4 décembre 2025, de même que les prescriptions contenues dans les résolutions 2773 (2025) et 2808 (2025) du Conseil de sécurité des Nations unies. Ces textes prévoient notamment le retrait des forces rwandaises du territoire congolais ainsi que la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), en vue de rétablir la stabilité régionale.
Selon les parties signataires, le mandat confié à l’Angola s’inscrit dans une dynamique de renforcement des initiatives diplomatiques régionales. Il vise à restaurer la confiance entre les acteurs concernés et à créer les conditions politiques indispensables à l’émergence d’une solution inclusive, durable et concertée à la crise sécuritaire persistante dans l’est de la République démocratique du Congo.
Dans un communiqué signé ce lundi 2 février 2026 par son promoteur et Coordonnateur, l'honorable Jean-Marie Ntantu Mey, l'Alliance des Leaders et Cadres dirigeants de la Société Civile (ALSOC) vient de prendre acte de la déclaration du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à organiser le dialogue entre le pouvoir, l'opposition pacifique et la Société civile à Kinshasa.
En effet, l´ALSCOC qui, depuis plus de 2 ans, ne fait que demander cette rencontre pour créer un Front commun intérieur, ne peut que s’en réjouir du fait que ce Front permettra de parler d'un seul langage et de tenir un seul discours face à l'opposition armée et aux agresseurs de notre pays. Toutefois, l'ALSOC met en garde contre les anti-dialogues pour ne pas venir à ses assises de haute portée politique et surtout salutaires pour le pays, pour embrouiller les cartes. "Les flatteurs et autres maîtres chanteurs qui s'opposent au dialogue doivent simplement s'abstenir de toute idée visant à torpiller ou à perturber cette rencontre des fils et filles du Congo tant attendue par nos populations meurtries et sans ambitions politiques, qui n'ont besoin que de la paix et d'une vraie cohésion nationale", a prévenu l'ALSOC.
Selon le promoteur et coordonnateur de cette structure de la société civile, Jean - Marie Ntantu Mey qui est un acteur et véritable témoin vivant de plusieurs dialogues et autres concertations politiques organisées à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, le moment tant attendu est arrivé pour permettre aux Congolais de se regarder en face. "C'est le moment de nous dire des vérités pour sauver notre pays de l'agression dont il est systématiquement victime", a-t-il déclaré.
La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH-RDC) franchit une nouvelle étape dans la quête de vérité sur les violences survenues dans le Kasaï, lesquelles étaient liées à la crise Kamwena Nsapu. Par un communiqué signé le 2 février 2026 par son président, Paul Nsapu Mukulu, l'institution a annoncé le lancement officiel de la Mission d’établissement des faits (MEFKC-CNDH) pour identifier les auteurs des massacres et du double meurtre des experts onusiens.
Les objectifs de la mission
Cette mission a pour objectif d'enquêter sur les violations graves des droits de l'homme liées aux massacres de populations civiles entre 2016 et 2017 lors de la crise Kamwena Nsapu. Elle se penchera également sur le double meurtre des experts des Nations Unies, Zaida Catalán et Michael Sharp, dont le procès en appel est en cours. Et, pour garantir la non-répétition de tels crimes sur l’ensemble du territoire national, l’institution exige ainsi la formulation des recommandations au terme des enquêtes.
Un appel à la contribution citoyenne
La CNDH invite les individus, les groupes et les organisations détenant des informations pertinentes à se manifester. La mission vise non seulement à identifier les auteurs directs des exactions, mais aussi les commanditaires, afin qu'ils répondent de leurs actes devant la justice.
Sécurité et confidentialité
Consciente des risques, la CNDH a mis en place un protocole de sécurité strict pour les témoins et la confidentialité des sources. Les contributions peuvent être envoyées via des courriers électroniques cryptés (TutaNota, Protonmail) à l'adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. L'institution garantit l'anonymat des sources et le respect du principe de « ne pas nuire » pour protéger les personnes coopérantes.
Un espoir pour les victimes
Près de dix ans après le début de la crise Kamwena Nsapu, cette mission représente un espoir renouvelé pour les milliers de victimes et leurs familles. En ciblant spécifiquement les commanditaires, la CNDH-RDC affiche sa volonté de briser le cycle de l’impunité qui a trop longtemps entouré ces événements tragiques.
Kinshasa, le 2 février 2026. L’Observatoire de la liberté de la presse en Afrique (OLPA), organisation non gouvernementale de défense et de promotion de la liberté de la presse, prend acte de la libération de Samson Fabrice Nyandabaga, journaliste et directeur de la Radio communautaire Flash FM émettant à Kamanyola (à 47 kms de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu) à l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Le journaliste a été libéré, le 31 janvier 2026, après 72 heures de détention au cachot des renseignements du mouvement rebelle AFC-M23 (Alliance Fleuve Congo- Mouvement du 23 mars) à Kamanyola.
À titre de rappel, le journaliste a été interpellé, le 28 janvier 2026 par des éléments AFC-M23, au moment où il réalisait une interview sur les conditions de vie des personnes déplacées de la ville d'Uvira après le retrait des rebelles. Il a été conduit au bureau des renseignements et soumis à un interrogatoire serré par un responsable de l’AFC-M23 l'interrogeant sur ses liens supposés avec des médias internationaux et des journalistes congolais diffusant des informations jugées hostiles au mouvement rebelle.
Tout en prenant acte de cette libération, OLPA condamne fermement cette incarcération injustifiée d’un journaliste en plein exercice de son métier.
Il s’agit manifestement d’une atteinte à la liberté de la presse garantie par la loi congolaise et les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’homme.
Dans un communiqué publié ce 2 février 2026, le Groupe de Contact du Kongo Central (GCKC) a, sans détour, salué la prise de connaissance officielle du Gouvernement de la République de la décision unanime du Bureau de l’Assemblée provinciale du Kongo Central «d’autoriser l’instruction contre le Gouverneur de province pour un présumé détournement de fonds, à la suite d’une réquisition du Procureur général près la Cour de cassation». Se constituant en «rempart actif, inflexible et permanent contre tous les abus, toutes les dérives et tous les excès, constatés au Kongo Central», le GCKC refuse «toute forme de silence complice face aux arrangements opaques, aux manœuvres politiciennes, aux pressions exercées sur l’appareil judiciaire, ainsi qu’à toute entreprise visant à confisquer la vérité au détriment des intérêts supérieurs de la province», exprimant donc l’exigence que «toute la vérité soit établie, sans complaisance, sans marchandage politique et sans instrumentalisation des procédures judiciaires».
Ci-dessous, l’intégralité de la correspondance.
Communiqué du Groupe de Contact du Kongo Central (GCKC) relatif à la crise institutionnelle au Kongo Central
Le vendredi 31 janvier 2026, lors du Conseil des Ministres, le Gouvernement central de la République Démocratique du Congo a été officiellement informé de la décision unanime du Bureau de l’Assemblée provinciale du Kongo Central d’autoriser l’instruction contre le Gouverneur de province pour un présumé détournement de fonds, à la suite d’une réquisition du Procureur général près la Cour de cassation.
Le Groupe de Contact du Kongo Central (GCKC) prend acte de cette information et constate que la crise politico-institutionnelle que traverse la province du Kongo Central est désormais clairement et officiellement portée à la connaissance du Gouvernement central. Cette reconnaissance engage la responsabilité de toutes les institutions concernées quant à la suite à réserver à ce dossier, tant sur le plan politique que judiciaire.
Le GCKC exprime l’exigence que toute la vérité soit établie, sans complaisance, sans marchandage politique et sans instrumentalisation des procédures judiciaires. Il attend que ce dossier aille jusqu’à son terme, dans le strict respect de l’État de droit, et alerte que toute tentative d’étouffement, de ralentissement délibéré, de règlement politique opaque ou d’entrave à l’action judiciaire sera considérée comme une atteinte grave aux intérêts du Kongo Central et à la crédibilité des institutions de la République.
Dans ce contexte, le Groupe de Contact du Kongo Central tient à avertir sans détour, publiquement et solennellement l’opinion que GCKC se constitue en rempart actif, inflexible et permanent contre tous les abus, toutes les dérives et tous les excès, constatés au Kongo Central. Il refuse toute forme de silence complice face aux arrangements opaques, aux manœuvres politiciennes, aux pressions exercées sur l’appareil judiciaire, ainsi qu’à toute entreprise visant à confisquer la vérité au détriment des intérêts supérieurs du Kongo Central. Sa mission est de veiller scrupuleusement, méthodiquement et sans complaisance à ce que la province marche normalement, dans le respect strict de la loi, de la morale publique et de l’intérêt général.
Parallèlement à cette fonction de veille et de protection, le GCKC a pour mission d’agir en centre de réflexion et en conseil permanent sur toutes les questions concernant le Kongo Central. Il s’engage à analyser objectivement les problèmes, à proposer des solutions réalistes et à apporter son expertise, tirée de l’expérience, du savoir et de la connaissance fine des réalités locales. En ce sens, le GCKC se veut une structure incontournable pour toutes les décisions et interventions concernant la province, et estime qu’il doit être consulté systématiquement par les autorités provinciales et nationales pour l’intérêt supérieur du Kongo Central. Cette mission d’expertise et de conseil renforce son rôle de sentinelle, garant de la transparence, de la responsabilité et de l’efficacité dans la gestion des affaires de la province. Le GCKC affirme avec la plus grande clarté qu’il n’est pas et ne sera jamais l’allié du pouvoir, pas plus qu’il ne se rangera derrière une quelconque opposition politique, quelle qu’elle soit. Il restera fidèle à sa philosophie fondatrice : celle de se vouloir l’arbre au milieu du village, cet espace de vérité, de régulation et de protection collective devant lequel le pouvoir comme l’opposition doivent rendre compte, sans intimidation ni privilège. À ce titre, le GCKC s’assume pleinement comme une véritable structure de société civile, indépendante, exigeante et déterminée à jouer son rôle de sentinelle institutionnelle, morale et experte du Kongo Central.
Le Groupe de Contact du Kongo Central tient par ailleurs à exprimer ses remerciements aux acteurs qui ont fait preuve de responsabilité depuis le déclenchement de cette crise. Il remercie le Bureau de l’Assemblée provinciale du Kongo Central pour avoir traité ce dossier avec sens du devoir, courage institutionnel et respect des procédures légales, contribuant ainsi à préserver la crédibilité de l’institution provinciale.
Le GCKC salue également le rôle joué par la jeunesse du Kongo Central, dont la vigilance citoyenne, la mobilisation responsable et le refus du fatalisme ont constitué un facteur essentiel de conscience collective et de pression morale en faveur de la transparence et de la justice.
Le GCKC remercie aussi les autorités provinciales, et particulièrement le Conseil provincial de sécurité, pour les efforts déployés afin de maintenir le calme, prévenir les débordements et préserver la paix sociale sur l’ensemble de la province, dans un contexte de fortes tensions politiques.
Enfin, le GCKC prend acte et remercie le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, pour l’application des conclusions et directives issues du Conseil des ministres, contribuant à une gestion institutionnelle coordonnée et responsable de cette crise au niveau national.
Le Groupe de Contact du Kongo Central réaffirme qu’il demeure vigilant, attentif et mobilisé quant à la manière dont ce dossier sera traité, tant sur le plan politique que judiciaire. Il continuera à suivre de près son évolution et à exercer pleinement son rôle de veille citoyenne, d’expertise et de conseil, dans le respect des institutions de la République et dans l’unique intérêt du Kongo Central.
Pour les initiateurs de ce futur Groupe,
J. MAMBWINI KIVUILA, Professeur Ordinaire, Professeur des Universités
Il circule sur les réseaux sociaux une vidéo contenant une déclaration truffée de contrevérités, d’approximations et d’incohérences, émanant d’un groupe d’individus se présentant comme chefs coutumiers dont certains sont manifestement inconnus au sein même de la communauté Tshokwe-Lunda. Ces derniers accusent, à tort, le Gouverneur de province de discrimination dans la composition de son cabinet et du gouvernement provincial.
Face à ces accusations gratuites et manifestement instrumentalisées, la Cellule de communication du Gouverneur de province tient à éclairer l’opinion publique et à rétablir la vérité des faits.
Premièrement, la composition du gouvernement provincial et du cabinet du Gouverneur est strictement encadrée par les lois de la République. Celles-ci consacrent le principe de représentativité géopolitique et non tribalo-ethnique. Les membres du gouvernement provincial sont proposés par les partis et regroupements politiques, conformément aux équilibres territoriaux et aux accords politiques en vigueur. En aucun cas, la loi ne prévoit une répartition des responsabilités sur une base tribale ou communautaire.
La représentation institutionnelle se fait donc en fonction des entités territoriales (provinces, au niveau national, et territoires ou secteurs, au niveau provincial), et non en fonction des appartenances ethniques ou communautaires.
Deuxièmement, affirmer que la communauté Tshokwe-Lunda serait exclue du gouvernement provincial et du cabinet du Gouverneur relève d’un mensonge éhonté. La communauté Tshokwe est bel et bien représentée au sein du gouvernement provincial par Madame Alphonsine Bundu, membre du parti politique AFDC-A, occupant la fonction du ministre de la jeunesse et un Secrétaire exécutif adjoint chargé des questions économiques.
Au cabinet du Gouverneur, Madame Cécile Malema, issue de la communauté Tshokwe, assume les fonctions de cheffe de service adjointe de l’intendance, sans oublier la présence d’un agent du protocole, en détachement à l’aéroport national de Tshikapa, également issu de ladite communauté.
Ces faits, vérifiables et publics, démontrent clairement que le Gouverneur de province est un homme de rassemblement, attaché au vivre-ensemble, à la cohésion sociale et à la cohabitation pacifique entre toutes les communautés de la province.
En conséquence, la Cellule de communication du Gouvernorat appelle la population à faire preuve de discernement et à ne pas prêter attention aux discours divisionnistes et séparatistes véhiculés par certains individus manifestement en quête de visibilité et en perte de crédibilité.
Le Comité Directeur de l'Union des Démocrates Socialistes, UDS, Membre de l'Internationale Antifasciste, a organisé, du 31 janvier au 1er février 2026 à l'Université Islamique du Congo de Kinshasa, un important séminaire de formation à l'intention de ses adhérents, lequel séminaire était placé sous le thème "UDS, avant-garde congolaise de la lutte anti-impérialiste ".
Comme on le sait, la formation civique et politique des membres figure parmi les missions constitutionnelles de chaque parti politique en République Démocratique du Congo. L'UDS s'est ainsi engagée résolument dans cette voie, surtout quand il s'agit d'un parti de gauche à vocation révolutionnaire, populaire et anti-impérialiste.
Pendant deux jours, des exposés de haute facture ont été présentés sur des sujets variés allant de l'éducation révolutionnaire à l'économie politique marxiste en passant par la communication politique socialiste, la femme socialiste et la jeunesse révolutionnaire dans la lutte anti-impérialiste, entre autres.
Dans son mot d'ouverture, la Secrétaire Nationale chargée des Élections et de la Formation Politique et Idéologique, Madame Carmel Eloke Konga, a circonscrit le contexte dans lequel se tenait ledit séminaire et a rappelé les objectifs attendus, notamment le renforcement de l'éducation révolutionnaire au sein de l’UDS, la formation des militants à la communication politique socialiste et à la lutte numérique, la participation des femmes socialistes et de la jeunesse révolutionnaire comme piliers de la lutte anti-impérialiste, la clarification de la vision, des valeurs fondamentales et des objectifs stratégiques de l’UDS ainsi que l'approfondissement de la connaissance du capitalisme et de l'impérialisme pour mieux les affronter.
Quant au modérateur du séminaire, Me René Sutshia Abaya, a donné lecture des sujets exposés dont voici la liste :
- Rôle de l’éducation Révolutionnaire dans un parti socialiste et anti-impérialiste par Monsieur Cyrille Mwauka Masimango, Secrétaire Général de l’UDS et Secrétaire-rapporteur de l’Internationale Antifasciste RD Congo
- Analyse du capitalisme et de l’impérialisme par Madame Agnès Ntumbabu Nsabua, Conseillère Nationale au Bureau National de la LIFUDS
- Economie politique Marxiste par le CT Joël Ekofo Imbombe, Membre de l’UDS
- Communication politique socialiste et Lutte Numérique par Madame Charlotte Mbombo Kalumbu Chatty, Secrétaire Générale Adjointe chargée du Recrutement, de la Mobilisation et des Organes de base de l’UDS
- Internationalisme révolutionnaire, socle de la Solidarité Anti-Impérialiste par la Madame Thérèse Théthé Ntshey Kwete, Membre de l’UDS
- Importance de la formation politique, idéologique et révolutionnaire par Me Bertho Mulumba Ngandu, Directeur de l’Institut National de Solidarité
- La Femme Socialiste et Lutte Anti-Impérialiste par Madame Charlotte Buimpe DIOMBELAYI, Présidente Nationale de la Ligue des Femmes de l’UDS, LIFUDS
- La Jeunesse Socialiste Et Lutte Anti-Impérialiste par Me Dieudonné Ngalamulume Mupangila, Président National de l’UJUDS, Secrétaire Général Adjoint chargé de la Jeunesse, de la Communication et de la Lutte numérique, Porte-Parole de l’UDS
- La Souveraineté Nationale et la Décolonisation mentale et culturelle par Monsieur Simon Mikuo Bushishi, Président de la Commission Nationale de Contrôle de l’UDS
- Vision, valeurs fondamentales et objectifs stratégiques de l’UDS par Monsieur Crispin Kabasele Tshimanga Babanya Kabudi, Président National de l’UDS et Coordonnateur National de l’Internationale Antifasciste RD Congo
Quant à la deuxième et dernière journée du 1er février 2026, elle a été consacrée, par contre, à l'audition et à l'adoption du rapport général présenté par le Secrétaire Général de l'UDS, Monsieur Cyrille Mwauka Masimango. Par ailleurs, quatre nouveaux documents de base ont été examinés et entérinés pour être soumis à la prochaine session ordinaire du Conseil National de l’UDS. Il s'agit de la modification de certaines dispositions statutaires, du Plan d'implantation du Parti, du Plan stratégique électoral et de la Charte des cadres. Désormais, chaque cadre de l'UDS, à tous les niveaux, devra signer l'acte d'engagement militant.
Enfin, le mot de clôture a mis fin au séminaire. Il a été prononcé par la Secrétaire Nationale chargée des Élections et de la Formation Politique et Idéologique, Madame Carmel Eloke Konga.
Au nom de Guylain Nyembo, Ministre d'Etat, ministre du plan et de la coordination de l'aide au développement, le secrétaire général au plan, Daniel Epembe, a procédé le lundi 2 février 2026 à Kinshasa, au lancement de l'atelier de validation du diagnostic de la politique nationale de la population.
Cette rencontre a permis aux participants d'examiner sans complaisance, le document de diagnostic de la politique nationale de la population, élaboré en septembre 2025 et d'y apporter des améliorations nécessaires.
Dans son discours, le secrétaire général Daniel Epembe a souligné la pertinence d'un moment décisif pour la crédibilité, la cohérence et l'impact de la future politique nationale de la population.
« La phase de diagnostic, qui nous réunit aujourd’hui, constitue le pilier central de toute la démarche. Car un diagnostic rigoureux, objectif et partagé est la condition sine qua non de l’élaboration d’une politique publique pertinente, réaliste et efficace. », a-t-il déclaré.
Daniel Epembe a réitéré à cet effet, l'engagement du gouvernement à doter le pays d’une politique nationale de population cohérente, fondée sur des données précises et alignée sur les priorités nationales de développement, notamment le PNSD 2024-2028 et le programme d'actions du gouvernement.
«En effet, la question de la population n’est pas une question sectorielle parmi d’autres. Elle est au cœur même du développement. Elle conditionne la planification économique, l’offre de services sociaux de base, l’emploi, l’aménagement du territoire, la cohésion sociale ainsi que la soutenabilité de nos finances publiques. En d’autres termes, il n’y a pas de développement durable sans une maîtrise et une bonne orientation des dynamiques démographiques. », a-t-il fait remarquer.
Il a appelé les participants à mettre à profit leurs connaissances des réalités du terrain en vue de renforcer et d'enrichir la politique nationale de la politique afin que celle-ci reflète fidèlement les priorités du gouvernement ainsi que les aspirations profondes des congolais.