Le Gouverneur de la province de Lomami, Me Iron Van Kalombo Musoko, a procédé ce mercredi 7 janvier 2026 à un important remaniement de son équipe gouvernementale. La nouvelle composition a été officialisée par l'Arrêté Provincial n°01/001/CAB/PROGOU/LOM/2026, signé le jour même à Kabinda, Chef-lieu de la province.
Selon le préambule de l'arrêté, ce réaménagement répond à « l'impérieuse nécessité de réaménager le Gouvernement Provincial de Lomami pour plus d'efficacité ». Cette décision intervient dans un contexte où les attentes de la population en matière de développement et de services publics sont élevées.
La nouvelle équipe gouvernementale se compose de dix ministres. Parmi les nominations clés, on note :
Kazadi Kazadi Jean Sylvain, nommé Ministre Provincial de l'Intérieur, Sécurité, Décentralisation, Affaires Coutumières, Coopération Interprovinciale, Justice et Droits Humains.
Ngoy Mayombo Karl, qui prend la tête du Ministère Provincial de l'Économie, Finances, Industrie, Petites et Moyennes Entreprises.
Tshibangu Kabamba Jean Anatole, en charge du portefeuille stratégique des Infrastructures, Travaux Publics, Transport et Voies de Communication.
Mme Mujinga Matanda Laurianne, nommée Ministre Provinciale de la Fonction Publique, Prévoyance Sociale, Affaires Sociales, Actions Humanitaires, Genre, Familles et Enfants.
Kabobo Bilolo Joseph, qui hérite du Ministère de la Communication, Médias et Porte-Parole du Gouvernement, ainsi que des secteurs de la Jeunesse, des Sports et de la Culture.
Les autres ministères, tels que le Budget, les Mines, la Santé, l'Agriculture et l'Éducation, ont également été attribués à de nouvelles personnalités.
Ces nouvelles nominations marquent ainsi une rupture claire avec la précédente configuration. Cette nouvelle équipe gouvernementale est désormais attendue sur le terrain pour concrétiser la vision du Gouverneur et répondre aux défis socio-économiques de la province de Lomami.
Au mépris du droit international, l'administration Trump est intervenue militairement au Venezuela pour enlever le président Nicolás Maduro et son épouse. Cette intervention militaire a violé littéralement la souveraineté d'un pays et la Charte des Nations-Unies. Peut-on vouloir la paix et agresser un pays souverain sur la base d'accusations inventées de toutes pièces ? L'interventionnisme américain est un coup dur porté à la stabilité du monde. 80 ans après la création de l'ONU, la loi du plus fort semble avoir encore pignon sur rue dans le monde. Sur quelle base légale un État, si puissant soit-il, doit-il intervenir dans un autre pays ?
Même si certains alliés de Trump ont approuvé son action au Venezuela, la plupart des réactions à travers le monde ont condamné une violation de la souveraineté d'un État. Dans tous les cas, rien ne peut justifier une telle action, quelles que soient les arguties brandies par Trump. Ce qui s'est passé au Venezuela n'est rien d'autre qu'un gangstérisme d'État. Donald Trump avait toute la latitude de trouver un compromis avec le Venezuela à travers un cadre de dialogue et de concertations. Cette intervention anéantit l'image d'homme de paix dont il se targue.
Au titre des réactions, en Afrique, c'est l'Union africaine qui, à travers un communiqué, a réaffirmé son « engagement inébranlable » aux principes fondamentaux du droit international, notamment le respect de la souveraineté des États, de leur intégrité territoriale et du droit des peuples à l'autodétermination, tels qu'inscrits dans la Charte des Nations Unies. « L'Union africaine souligne l'importance du dialogue, du règlement pacifique des différends et du respect des cadres constitutionnels et institutionnels, dans un esprit de bon voisinage, de coopération et de coexistence pacifique entre les nations. L'Union africaine insiste sur le fait que les défis internes complexes auxquels fait face le Venezuela ne peuvent être traités de manière durable que par un dialogue politique inclusif entre les Vénézuéliens eux-mêmes », peut-on lire dans le communiqué. L'organisation régionale a invité l'ensemble des parties concernées « à faire preuve de responsabilité et de respect du droit international » afin « de préserver la paix et la stabilité régionales ».
L'Afrique du Sud a évoqué une violation manifeste de la Charte des Nations Unies, tout en précisant que le droit international proscrit toute intervention militaire extérieure dans les affaires internes d'un État souverain.
Réuni à Kinshasa le 4 janvier 2026, date hautement symbolique dédiée aux martyrs de l’indépendance et de la liberté, le Rassemblement des Compagnons d’Etienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès Social (RCET-CPS) hausse le ton face aux appels à un dialogue inclusif. Dans une déclaration politique dense, le regroupement rappelle la longue série de fora et négociations déjà tenus en RDC, de la CNS à Sun City, et s’interroge sur la finalité réelle d’un nouveau rendez-vous : recherche de paix ou nouvel habillage du partage du pouvoir, du brassage et du DDRR, perçus comme des portes ouvertes à l’infiltration et à l’affaiblissement des forces de défense. Le RCET-CPS dit ne pas renier l’héritage de Tshisekedi, pour qui le dialogue relève de l’ADN politique, mais exige des garanties et des conditions, à l’heure où l’Est du pays demeure sous pression et où l’AFC/M23 réclame à son tour des pourparlers. Au passage, le mouvement balaie les contestations sur la légitimité du chef de l’Etat, réaffirmant la réélection de Félix Antoine Tshisekedi à 73%, et défend les Accords de Washington comme un compromis utile, centré sur l’essentiel : l’intégrité territoriale et la paix durable dans la région des Grands Lacs.
RASSEMBLEMENT DES COMPAGNONS D’ETIENNE TSHISEKEDI POUR LE CHANGEMENT ET LE PROGRES SOCIAL « RCET-CPS »
DECLARATION POLITIQUE.
Le Rassemblement des Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI pour le Changement et le Progrès Social, s’est réuni ce dimanche 04 janvier 2026 à Kinshasa, journée commémorative de nos martyrs de l’indépendance et de la liberté, et à ce sujet, un seul point était inscrit à l’ordre du jour à savoir : l’exigence de la convocation d’un dialogue inclusif par la classe politique et la société civile, et déclare ce qui suit :
1. Le Rassemblement des Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI pour le Changement et le Progrès Social, se pose des questions qui nécessitent des réponses à ceux qui exigent la convocation du dialogue inclusif, celles de savoir si en Rd Congo, les dialogues ou fora entre congolais n’ont-ils pas été tenus ?
Pour rappel, à l’époque du Marechal Mobutu, des fora s’étaient tenus entre Congolais à savoir : CNS, Palais de marbre 1, Palais de marbre 2, Palais de la Nation (Conclave), Palais du peuple (FPC et USOR et alliés). Les résolutions de ces fora qui s’en étaient sorties, ont permis de gérer la République Démocratique du Congo sans aucune belligérance (brassage, le mixage et le DDRR).
Par contre, depuis que le Rwanda a fait incursion dans les affaires congolaises et ses velléités de balkaniser la Rd Congo, la belligérance s’est installée et voici trente ans.
L’opinion se souviendra qu’il s’est tenu plusieurs dialogues ou fora (les négociations de Lusaka, le dialogue de Sun City et la conférence de Goma. Maintenant, l’AFC/M23 exige à leur tour un autre dialogue inclusif) avec comme finalité : le partage du pouvoir, le brassage, le mixage et le DDRR qui ne sont en réalité que l’infiltration et l’atomisation de tout le système de défense nationale.
Le RCET-CPS s’interroge sur les faits suivants :
Exiger la convocation du dialogue oui, surtout pour nous qui considérons le Président Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA d’heureuse mémoire, notre mentor, pour qui, le dialogue fait partie de l’ADN politique. Mais le dialogue pour quelle finalité en ce moment ?
Est-ce, pour infiltrer d’avantage l’armée congolaise, la police nationale, les services de sécurité et l’administration publique ?
Est-ce, pour laisser continuer le pillage de nos richesses minières ?
Est-ce, pour laisser décimer les populations congolaises par le Rwanda comme si les 10 millions des morts déjà enregistrés ne suffisaient pas ?
Est-ce, pour soutenir la balkanisation de la partie Est de la République démocratique du Congo par le Rwanda ?
Au-delà de ces questions légitimes que le RCET-CPS se pose, est-ce que les congolais qui sont au service du Rwanda, qui ont pris les armes et qui ont trahi leur pays, se souviennent-ils que lors de tous les fora et dialogues précédents, le principe sacro-saint convenu par tous les congolais est que : ‘’Plus jamais prendre le pouvoir par les armes’’. Qu’en disent-ils ?
De ce qui précède, peut-on douter un seul instant de la bonne foi du Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Felix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, lui qui, sous son impulsion, le consensus a été trouvé entre la CENCO, l’ECC, les Confessions religieuses et la Présidence de la République et qui n’attend que l’opportunité pour que ledit dialogue soit convoqué par le Chef de l’Etat ?
2. Subsidiairement à la préoccupation principale relative à la convocation du dialogue inclusif, le RCET-CPS a réfléchi sur deux autres questions majeures se rapportant à la Légitimité du Président de la République et aux Accords de Washington du 04 décembre 2025.
S’agissant de la légitimité du Président de la République dont certains soi-disant opposants ne cessent de remettre en cause, les Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI pensent que ces soi-disant opposants confondent leurs chimères à la réalité.
Eux qui, après les élections de 2018, s’étaient inscrits librement sur la liste comme candidats aux élections présidentielles de 2023, ont fait piètre figure et se sont fait battre à plate couture en récoltant des suffrages très insignifiants.
Faut-il rappeler à ces soi-disant opposants que Son Excellence Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Chef de l’Etat, avait été réélu avec un record très louable et incontestable de 73% aux suffrages universels.
Concernant les Accords de Washington, le Rassemblement des Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI pour le Changement et le Progrès Social affirme qu’on peut tout dire, ‘’les accords parfaits n’existent pas au monde’’. Ce qui importe, c’est gagné l’essentiel. Et, pour les Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI, cet essentiel est la sauvegarde de l’intégrité du territoire national et la restauration d’une paix durable dans la Région des Grands lacs.
En plus de ces deux acquis majeurs, lesdits Accords apporteront aussi au peuple congolais : prospérité et progrès social. Ils contribueront également à son bien-être général.
En tout état de cause, le Rassemblement des Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI pour le Changement et le Progrès Social, estime que la convocation du dialogue inclusif par le Président de la République ne peut être envisagée que lorsqu’il y a opportunité et lorsque toutes les conditions seront réunies.
En outre, nul ne peut douter de la légitimité du Présidant Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO qui a été réélu à 73% de légitimité populaire aux suffrages universels.
Enfin, les Accords de Washington sont importants et utiles parce qu’ils mettent fin à trois décennies d’insécurité généralisée dans la Région de Grands Lacs avec à la clé, 10 millions de morts.
Fait à Kinshasa, le 04 janvier 2026
Pour le Rassemblement des Compagnons d’Etienne TSHISEKEDI pour le Changement et le Progrès Social,
Jean Pierre LISANGA BONGANGA
Coordonnateur
Président National de la Convention Chrétienne pour la Démocratie
Depuis quelques jours, certains influenceurs visiblement proches de la communication numérique Rwandaise et au M23, s’emploient à construire artificiellement un récit de « rébellion » autour des propos du Ministre d’État, Ministre de l’Agriculture et de la sécurité Alimentaire Muhindo Nzangi Butondo. Leur lecture est non seulement malhonnête, mais surtout dangereusement simplificatrice dans un contexte national marqué par une guerre d’agression et une intense bataille informationnelle.
Contrairement aux insinuations relayées par ces propagandistes de l’intox, le Ministre d’État Muhindo Nzangi n’a jamais défié l’autorité du Président de la République, Chef de l’État et Chef des Institutions. Il n’a fait que rappeler, avec responsabilité et patriotisme, une réalité désormais documentée : la République démocratique du Congo fait face non seulement à une guerre militaire, mais également à une guerre informationnelle, médiatique et psychologique, alimentée par un bureau de communication stratégique basé au Rwanda.
À aucun moment, le Ministre d’État Mzalendo, engagé, n’a dénigré les FARDC. Bien au contraire, il a dénoncé les campagnes d’intoxication visant à fragiliser le moral des troupes, semer la panique au sein de la population et affaiblir la cohésion nationale. Assimiler cette dénonciation à une attaque contre l’armée relève soit d’une méconnaissance grave des enjeux, soit d’une volonté manifeste de travestir les faits.
Par ailleurs, opposer la communication du Ministre à l’action gouvernementale est une démarche intellectuellement paresseuse. La relance du secteur agricole, tout comme la défense de la souveraineté nationale, ne sont pas des missions concurrentes mais complémentaires. Un membre du gouvernement peut, sans contradiction, produire des résultats sectoriels et contribuer à l’éveil patriotique face aux menaces qui pèsent sur la Nation.
Il est également préoccupant de constater que certaines réactions s’appuient davantage sur des commentaires partisans relayés sur les réseaux sociaux que sur une analyse rigoureuse des propos réellement tenus. La République ne se gouverne pas par captures d’écran interposées, encore moins par des procès d’intention. Dans une démocratie responsable, alerter n’est pas défier, dénoncer une manipulation n’est pas diviser, et parler en patriote n’est pas s’ériger contre les institutions. La vraie fracture aujourd’hui n’oppose pas les membres du gouvernement entre eux, mais oppose les défenseurs de la souveraineté nationale aux relais conscients ou inconscients d’agendas étrangers.
Le Ministre d’État Muhindo Nzangi reste pleinement engagé dans la vision du Président de la République : celle d’un Congo souverain, debout, lucide face aux menaces et uni derrière ses institutions et ses forces armées.
Lors de son passage, hier, mercredi 7 janvier 2026, à l’émission Dialogue entre Congolais, diffusée sur les ondes de la Radio Okapi, Patrick Muyaya Katembwe, Ministre de la Communication et médias, a réitéré le narratif congolais face à la crise sécuritaire persistante dans l’Est du pays. Dans un ton de fermeté, durant cette sortie médiatique, il a vivement dénoncé la stratégie du maintien de l’occupation rwandaise, y compris l’instauration d’un climat de terreur permanente, formulant un plaidoyer pressant pour ‘’une grosse pression américaine’’ sur Kigali en vue de la restauration effective de la paix, conformément aux engagements pris dans le cadre des Accords de Washington.
Le Porte-parole du Gouvernement congolais a fustigé, en effet, la tendance du Rwanda de continuer son plan de déstabilisation de l’Est du territoire congolais par un soutien militaire constant aux rebelles du M23. Selon lui, après la signature des Accords de Washington, en date du 4 décembre 2025, le pouvoir de Kigali a fait le choix d’attiser la violence, occasionnant plus de 1500 morts et plus de 500 mille déplacés lors de l’attaque d’Uvira, au Sud-Kivu.
Félix Tshisekedi déterminé pour la paix en RDC
‘’Nous sommes dans un processus qui est difficile, il y aura de haut et de bas. Cela ne veut pas dire que nous ne croyons pas au processus. Nous pensons simplement qu’il faut une plus grosse pression du côté américain au regard du fait que le Président Kagame ne comprend que le langage qui est celui-là… Je crois que les USA ont des services qui permettent de suivre les faits. Pour ce qui nous concerne, nous prenons des dispositions à notre niveau pour nous assurer que chaque partie du territoire puisse être libérée par les forces négatives. S’il faut se référer à la situation que nous voyons sur le terrain, il est évident que le Rwanda montre qu’il ne veut pas la paix et que les engagements signés à Washington n’ont pas de la valeur à ses yeux. Sinon, il n’y aurait pas eu ces attaques systématiques sur les localités qui ont précédé l’attaque sur Uvira… Sinon, il n’y aurait pas eu la continuation du conflit malgré le faux retrait annoncé. Personne n’y avait cru. Ce n’est pas surprenant. C’est le modus operandi du Président rwandais’’, a-t-il démontré.
Et de compléter : ‘’Le Président de la République a foi, à la fois aux processus de Washington, de Doha, comme il a foi aussi aux initiatives portées par les pays africains. Ici, il faut rappeler que lorsque vous décidez de prendre les armes, nous avions discuté à Doha et nous avions mis en place le cessez-le-feu. Il y a eu des réunions qui se sont tenues pour voir comment on mettait en place la désescalade. Nous avons fait une avancée avec notamment la question des prisonniers. Mais, qu’est-ce qui explique que le père et le fils font volte-face. Il est évident que le Rwanda, du point de vue du médiateur américain ou qatari, n’a que peu de considération sur ce que nous signons. Je crois que les médiateurs tirent les conséquences. Comment pensez-vous que nous devrions être confortables à aller nous asseoir avec ceux qui n’ont rien respecté dès le départ ? Pour nous, il faut quitter Uvira et repartir sur les lignes de départ… Ce qu’ils (Rwanda-M23) ont fait en attaquant Uvira, c’est cracher sur tout ce que nous avons déjà obtenu comme acquis de Doha comme de Washington… Le premier point, lorsqu’on discute en état de conflit, c’est le cessez-le-feu’’
Stratégies solides face à la manipulation
A en croire le Ministre Patrick Muyaya, le Rwanda, non seulement multiplie des subterfuges pour retarder la mise en œuvre des engagements convenus à Washington, mais il monte également des stratégies pour manipuler l’opinion. Ce que Kinshasa ne laissera point passer.
‘’Il y a une volonté claire dans le chef de tous les membres du Gouvernement. C’est de nous assurer que nous contribuons tous au retour de la paix… S’il y a une chose qui nous fait évoluer dans notre narratif, c’est l’intelligence stratégique que nous mettons en place. Nous savons qu’en face, nous avons un pays producteur des mensonges’’, a-t-il expliqué, dans sa communication.
Dialogue pour quelle finalité ?
Au menu de l’émission figurait un point tout aussi important que sensible : la convocation d’un dialogue national inclusif pour la fin de la guerre dans l’Est. Répondant aux préoccupations lui adressées, le Porte-parole du Gouvernement a remis les clepsydres à l’heure, démontrant l’inopportunité d’une telle initiative étant donné, d’un côté, l’origine de la crise même, et, de l’autre, les processus de paix pilotés par Washington et Doha.
‘’Il y a une question claire qu’on doit se poser. Pensez-vous aujourd’hui que si nous convoquons le dialogue entre congolais, le lendemain, le Rwanda cesse de tuer nos populations ? En clair, la crise que nous connaissons, elle est d’abord sécuritaire. Ce qu’on a fait à Washington n’est pas un dialogue ? Sur la question du dialogue entre congolais, on disait que le Président Tshisekedi ne voulait pas recevoir les Prêtres. Le Président de la République est un homme de paix. Il a été à plusieurs égards sollicité par les Organisations de la Société, y compris les Eglises catholique et protestante, mais aussi d’autres confessions religieuses, pour donner une réponse. Aujourd’hui, il existe une feuille de route convenue entre les Eglises et le Cabinet du Président. Ceux qui veulent le dialogue, lorsque nous allons nous asseoir pour regarder l’origine de la crise dans laquelle nous sommes, elle est sécuritaire et non politique. De tous ces congolais qui soutiennent le dialogue, combien ont le courage de dénoncer le Rwanda et les massacres de nos populations ?’’, a soulevé, dans ses propos, le Ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya Katembwe.
Après le naufrage de la baleinière H/B Mbeya Mbeya sur le fleuve Congo, survenu le 20 décembre 2025 près de Mbandaka, le Gouvernement durcit le ton. Dix personnes interpellées ont été transférées à Kinshasa le 28 décembre, parmi lesquelles 4 marins, 4 civils et 2 policiers dont un colonel, soupçonnés d’avoir laissé partir l’embarcation en violation des règles de navigation, sur fond présumé de corruption. L’enquête pointe des manquements graves : navigation de nuit, absence de gilets de sauvetage et surcharge. Les Vice-Premiers ministres Jean-Pierre Bemba et Guy Kabombo annoncent une tolérance zéro et promettent des sanctions sévères contre tous les contrevenants, exploitants comme responsables portuaires.
VICE-PRIMATURE MINISTERE DES TRANSPORTS VOIES DE COMMUNICATION ET DESENCLAVEMENT
VICE-PRIMATURE MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE ET DES ANCIENS COMBATTANTS
CellCom
COMMUNIQUE OFFICIEL
Les Vice-Premiers ministres, le ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, ainsi que le Ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Guy Kabombo Muadiamvita informent l’opinion publique de ce qui suit :
À la suite des enquêtes menées après le naufrage d’une unité fluviale de type baleinière, dénommée H/B Mbeya Mbeya, survenu le samedi 20 décembre 2025 à 18h20 sur le fleuve Congo, près de Mbandaka, dans la province de l’Équateur, les dix (10) personnes qui ont été interpellées et auditionnées ont été transférées à Kinshasa ce dimanche 28 décembre 2025.
Parmi les personnes interpellées figurent :
- Quatre (4) marins ;
- Quatre (4) civils ;
- Deux (2) policiers, dont un colonel, accusés d’avoir, en contrepartie d’actes de corruption, autorisé le départ de cette embarcation en violation flagrante des règles de navigation en vigueur, telles qu’édictées le 4 octobre 2024.
Les enquêtes ont révélé de graves manquements aux règles de navigation en vigueur, notamment :
- la violation de l’interdiction de naviguer de nuit ;
- l’absence des gilets de sauvetage pour l’ensemble des passagers ;
- le non-respect du tonnage légal autorisé, entraînant une surcharge de l’embarcation
Le non-respect des règles de navigation ne sera toléré sous aucune forme. Tous les contrevenants, qu’ils soient responsables de ports fluviaux ou exploitants d’embarcations, seront systématiquement sévèrement sanctionnés selon la loi.
Les Vice-Premiers Ministres, Ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, et le Ministre de la Défense Nationale et des Anciens Combattants réaffirment leur engagement à assurer la sécurité des personnes et des biens sur les voies navigables et en appellent au sens de responsabilité de chacun.
Dans un geste historique pour la protection de l'environnement et la lutte contre le changement climatique, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a officiellement adopté, lors de la 72ème réunion du Conseil des Ministres du 26 décembre 2025, un programme national de grande envergure baptisé « La forêt, c'est nous ». L'objectif ambitieux de cette initiative est de restaurer 8 millions d'hectares de paysages forestiers dégradés sur l'ensemble du territoire national d'ici la fin de la décennie.
Une réponse ambitieuse à un enjeu planétaire
L'annonce a été faite par le Ministère de l'Environnement et du Développement Durable (MEDD), qui pilotera ce programme considéré comme une pièce maîtresse de la stratégie nationale de développement durable et de respect des engagements climatiques internationaux du pays.
Cette initiative intervient à un moment crucial où la pression sur les forêts du bassin du Congo, deuxième plus grand massif forestier tropical au monde après l'Amazonie, ne cesse de s'intensifier. Le programme « La forêt, c'est nous » vise à inverser la tendance de la déforestation et de la dégradation des terres, qui menacent non seulement la biodiversité exceptionnelle du pays mais aussi les moyens de subsistance de millions de Congolais qui dépendent directement des ressources forestières.
«"La forêt, c'est nous" n'est pas seulement un slogan, c'est un appel à l'action collective et à la responsabilité partagée », a déclaré le Porte-parole du Ministère lors de la conférence de presse. « Chaque citoyen, chaque communauté locale, chaque entreprise a un rôle à jouer dans la sauvegarde de ce patrimoine naturel inestimable. Le Gouvernement s'engage à fournir le cadre, les outils et le soutien nécessaires pour faire de cette vision une réalité », a-t-il renchérit.
Les piliers du programme
La stratégie pour atteindre cet objectif de 8 millions d'hectares repose sur plusieurs piliers fondamentaux :
1. Reforestation et Afforestation à grande échelle : Des campagnes nationales de plantation d'arbres seront organisées, en privilégiant les essences natives pour garantir la résilience et la biodiversité des écosystèmes restaurés.
2. Implication des communautés locales : Le nom même du programme souligne son approche participative. Les communautés locales et les peuples autochtones, gardiens traditionnels des forêts, seront au cœur du processus. Des mécanismes de gestion forestière communautaire seront renforcés, garantissant aux populations des droits fonciers sécurisés et des bénéfices directs issus de la conservation.
3. Promotion de l'agroforesterie et des alternatives économiques : Pour réduire la pression de l'agriculture itinérante sur brûlis, le programme soutiendra le développement de pratiques agricoles durables, comme l'agroforesterie, qui intègrent arbres et cultures. Il visera également à créer des "emplois verts" dans les filières de la restauration, de l'écotourisme et de la valorisation des produits forestiers non ligneux.
4. Partenariats public-privé : Le gouvernement compte mobiliser des financements nationaux et internationaux, et collaborer étroitement avec le secteur privé, les organisations de la société civile et les partenaires techniques et financiers pour la mise en œuvre des activités sur le terrain.
Un signal fort pour l'avenir
Avec le lancement de ce programme, la RDC envoie un signal fort à la communauté internationale quant à son engagement à être une nation-solution face à la crise climatique mondiale. La restauration de 8 millions d'hectares de forêts permettra de séquestrer des quantités massives de carbone, de protéger les bassins versants vitaux, de préserver un sanctuaire de biodiversité et de construire un avenir plus prospère et durable pour le peuple congolais.
Le suivi des progrès sera assuré par un système de monitoring robuste, utilisant des technologies de pointe comme l'imagerie satellitaire, afin de garantir la transparence et l'atteinte des objectifs fixés pour 2030.
Le message de Noël du Cardinal Ambongo Besungu attache une dimension de foi importante pour les chrétiens de la RDC. Dans ce message, lu à travers les paroisses de Kinshasa, durant la célébration de la messe de la Nativité du Seigneur, la semaine dernière, le Prélat souligne la nécessité pour tous les congolais de se réconcilier au nom de la paix et du bien-vivre ensemble.
‘’A l'approche de la clôture de l'Année Sainte de l'Espérance, j'invoque sur notre Pays le retour de la Paix et de la justice pour une cohabitation pacifique et un vivre-ensemble harmonieux entre nos populations. Avec humilité et détermination, embrassons tous le chemin de la paix et de la réconciliation. Mû par cette même espérance, je souhaite à chacun et à chacune de vous, ainsi qu'à vos familles, mes vœux d'une joyeuse fête de Noël. Puisse l'Enfant de Bethleem inonder nos cœurs de son amour et de sa douceur’’, soutient, dans son homélie écrite, l’Archevêque métropolitain de Kinshasa.
La Pros.
MESSAGE DE NOEL 2025
Mes chères Diocésaines et mes chers Diocésains, Chers Frères et Sœurs dans le Christ,
1. Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière (Is 9,1). Cette lumière est celle que le Fils unique du Père apporte à notre monde, à notre Église, à nos familles et à nos communautés. Né de la Vierge Marie à la plénitude du temps (cf. Gal 4, 4), le Fils est vrai Dieu et vrai homme. L'Enfant de Bethléem est le rayonnement de la gloire du Père et l'expression parfaite de son être (cf. He 1,1-6). Il est Emmanuel, Dieu-avec-nous.
2. Avec cette entrée du Sauveur dans notre histoire, l'humanité n'est plus là. Délaissée. Elle devient l'e Épousée, appelée à faire la joie de son Dieu. (cf. Is 62,1-5). Par son avènement, Jésus est le Prince-de-la-Paix qui brise les divisions, désarme les cœurs et inaugure le règne de justice et de paix (cf. Is 9,1-6). Cette paix, enracinée dans la justice, est offerte jusqu'aux lointains de la terre (Is 52,10). Mais elle appelle une conversion sincère, afin que le Christ fasse de nous un peuple ardent à faire le bien (cf. Tt 2,11-14).
3. Dans cette dynamique, Noël nous rappelle que la paix véritable et durable est avant tout un don de Dieu, et non le simple fruit des calculs humains. Afin d'offrir cette paix, le Fils de Dieu choisit la pauvreté d'une étable, préférant l'humilité à la domination, la douceur à la violence, le don de soi à la logique de la force. Ainsi, pour le renouveau de nos vies et l'harmonie de notre monde, chacun de nous est appelé à adopter ce style du Prince de la Paix. En particulier, la RD Congo, notre Pays, durement éprouvé par une crise sans précédent, notamment au Nord-Kivu, au Sud-Kivu, en Ituri et à Kwamouth, a un besoin urgent de cette paix. Mais celle-ci ne saurait advenir sans une conversion sincère, une réconciliation authentique et l'engagement résolu dans un dialogue vrai et constructif.
4. A l'approche de la clôture de l'Année Sainte de l'Espérance, j'invoque sur notre Pays le retour de la Paix et de la justice pour une cohabitation pacifique et un vivre-ensemble harmonieux entre nos populations. Avec humilité et détermination, embrassons tous le chemin de la paix et de la réconciliation. Mû par cette même espérance, je souhaite à chacun et à chacune de vous, ainsi qu'à vos familles, mes vœux d'une joyeuse fête de Noël. Puisse l'Enfant de Bethleem inonder nos cœurs de son amour et de sa douceur.
Thierry Banga Lole, technicien à la Radiotélévision Nationale Congolaise (RTNC) à Bunia, dans la province de l’Ituri, et reporter pour le média en ligne « La Voix de l’Ituri », est décédé le lundi 29 décembre 2025, des suites de ses blessures causées lors d’une attaque armée à son domicile par des bandits non autrement identifiés, dans la nuit du dimanche à lundi.
Grièvement blessé, il a été conduit à la clinique Salima où il a rendu l’âme.
Selon ses collègues, Thierry Banga Lola est présenté comme « un journaliste engagé qui croyait au rôle du journaliste comme sentinelle de la société, au service de la vérité et des citoyens ».
Journaliste en danger (JED) exprime sa profonde indignation et demande aux autorités compétentes d’ouvrir une enquête sérieuse afin d’élucider les circonstances de cet assassinat, qui n’a pas l’air d’un simple crime crapuleux, mais d’une attaque ciblée d’un journaliste pour ce qu’il était.
C'est un message de Noël au ton grave et empreint de lucidité qu'a adressé le Secrétariat Général de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) à la nation. Signé par Monseigneur Donatien Nshole, le message met en lumière le contraste saisissant entre la joie de la Nativité et la dure réalité vécue par des millions de Congolais.
Dès les premières lignes, la CENCO ancre son message dans le contexte actuel du pays. "Le chant des anges [...] résonne dans nos cœurs, mais il nous trouve en République Démocratique du Congo (RDC) dans une situation de grande précarité et de profonde souffrance", constate le communiqué, énumérant "conflits armés ayant fait des milliers de victimes, une multitude des déplacés internes et des réfugiés". La question est posée sans détour : "Comment alors se souhaiter : 'Joyeux Noël' dans de telles circonstances ?"
Malgré ce sombre tableau, les évêques catholiques rappellent que Noël est avant tout une "fête de l'espérance active". Ils assurent que Dieu n'abandonne pas son peuple et que chaque vie, aussi vulnérable soit-elle, demeure "précieuse à ses yeux".
Le point culminant du message est un appel direct et solennel à la paix. Identifiant Noël comme la venue du "Prince de la Paix", la CENCO exhorte tous les Congolais à devenir des "artisans de paix". L'appel se fait particulièrement pressant envers "ceux qui ont fait le choix de la confrontation armée", les interpellant à "renoncer à cette voie pour embrasser celle de la paix et du bien-vivre ensemble".
En conclusion, ce message de la CENCO se veut à la fois un réconfort spirituel pour une population éprouvée et une interpellation politique forte à l'endroit des acteurs de la violence, réaffirmant le rôle central de l'Église comme conscience morale de la nation en quête de paix.