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Procès Bukanga Lonzo : Matata Ponyo, la fuite en avant d’un homme qui refuse d’assumer. La vraie histoire du début de ce procès.

 

(Par l’ambassadeur PCA Jean Thierry Monsenepwo)

Matata Ponyo n’est pas jugé pour ses idées. Il n’est pas poursuivi pour son opposition politique. Il n’est pas victime d’un complot.

Il est rattrapé par les faits. Et les faits sont têtus.

Depuis des mois, l’ancien Premier ministre tente d’imposer un récit mensonger : celui d’un homme innocent persécuté par un pouvoir qu’il dérangerait. Cette stratégie de victimisation est non seulement malhonnête, elle est dangereuse. Elle insulte l’intelligence des Congolais et piétine la mémoire collective.

Le procès Bukanga Lonzo n’est pas un procès politique. C’est un procès de gestion. Un procès de responsabilité. Un procès de vérité.

Tout le monde se souvient de la propagande déployée autour du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo. Des milliards engagés, une communication arrogante, des promesses grandiloquentes : éradiquer la faim, moderniser l’agriculture, transformer l’ouest de la RDC en grenier national.

Le résultat ?

Un champ de ruines.

Un parc fantôme.

Un gouffre financier.

Et des Congolais floués.

Il ne s’agit pas ici de chiffres abstraits. Il s’agit de l’argent du peuple congolais, dilapidé pendant que des familles continuaient à avoir faim. Et aujourd’hui, l’architecte politique de ce désastre ose se présenter en martyr.

RAPPEL HISTORIQUE.

Lorsque le Président Félix Tshisekedi arrive au pouvoir, il choisit l’apaisement. Il met en place la coalition FCC-CACH, accepte un gouvernement d’accord politique dirigé par Sylvestre Ilunga Ilunkamba et promet solennellement : pas de chasse aux sorcières.

Matata Ponyo n’est donc ni traqué, ni ciblé. Il est même politiquement fréquentable à ce moment-là, en tant que haut cadre du PPRD.

Mais huit mois plus tard, alors que son nom circule déjà pour un éventuel retour à la Primature, en remplacement de Sylvestre Ilunkamba, la vérité le rattrape. En visite au Kwango, le Premier ministre Ilunga Ilunkamba s’arrête à Bukanga Lonzo. Ce qu’il voit est si choquant qu’il lâche un mot qui restera :

« Le gâchis. »

Cette image publique brise un rêve : celui de Matata Ponyo revenant triomphalement au sommet de l’État.

La rue s’en mêle. Le peuple ironise :

« Tu sèmes le maïs et ça fait pousser une université. »

Une phrase cruelle, mais révélatrice du sentiment populaire face à l’échec du parc et à l’Université Mapon au Maniema.

Piqué au vif, craignant pour son image, Matata Ponyo commet une erreur fatale alors qu’il est en visite politique au près du président déchu alpha Conde : il écrit lui-même à l’Inspection générale des finances, demandant un audit. Il pensait sans doute blanchir son nom. Il a ouvert la boîte de Pandore. Et ce, lui-même.

Sous la direction professionnelle de Jules Alingete, l’IGF fait son travail. Sans passion. Sans politique. Avec méthode.

Ce qu’elle découvre est accablant :

– marchés publics violés,

– écarts de prix inexplicables,

– paiements sans livraison,

– absence de traçabilité.

Une gestion calamiteuse. Une faillite morale.

Vient la séance de contradiction. Le ministre délégué aux Finances répond. Patrice Kitebi.

Matata Ponyo, lui, esquive.

Il feint l’oubli. Il dit être empoisonné. Par qui ? On ne sait pas. Il oublie surtout l’essentiel : c’est qu’à l’époque du projet de ce parc agro industriel, il cumulait les fonctions de Premier ministre et de ministre des Finances. Il ne peut accuser personne d’autre que lui-même.

Le dossier est transmis à la justice. Le procès commence.

C’est alors que Matata Ponyo change brutalement de costume. Il quitte le PPRD, crée un parti politique, se proclame candidat à la présidentielle bien avant l’heure. Pourquoi cette précipitation ?

Pour fabriquer une immunité politique. Pour ensuite, crier à la persécution. Pour transformer un dossier judiciaire en combat politique. Pour mieux se victimiser.

Et quand cela ne suffit plus, il franchit la ligne rouge.

Il tribalise la justice.

Il jette l’opprobre sur des juges de la République en raison de leurs origines. C’est une faute intellectuelle grave. Oubliant que. Étant candidat au sénat et à la

Députation, ce sont ces mêmes juges qui ont validé sa candidature et ensuite son (ses) mandat (s). C’est simplement indigne d’un ancien Premier ministre.

C’est un poison pour la cohésion nationale, ainsi porté par un intellectuel.

Je suis membre de l’Union sacrée et je le dis sans détour : jamais le Président de la République, jamais l’Union sacrée, jamais ses instances — Secrétaire permanent, Présidium, anciens responsables — n’ont menacé qui que ce soit pour obtenir une adhésion.

C’est faux. Totalement faux.

La vérité dérange, mais elle est simple :

Matata Ponyo n’a pas été rejeté parce qu’il était opposant. Il a été écarté parce que son passé le rattrape.

L’histoire jugera chacun.

La justice fait son travail.

Et le peuple congolais mérite mieux que des larmes de crocodile.

Procès Bukanga Lonzo : Matata Ponyo, la fuite en avant d’un homme qui refuse d’assumer. La vraie histoire du début de ce procès.
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Règlement des différends investisseurs-Etats : la RDC renforce sa candidature pour abriter le Bureau régional du Centre consultatif

Au nom de la Première Ministre, Cheffe du Gouvernement, Madame Judith Suminwa Tuluka, le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget, Adolphe Muzito, a présidé une réunion stratégique consacrée à l’évaluation de l’état d’avancement de la candidature de la République démocratique du Congo à l’accueil du Bureau régional africain du Centre consultatif pour le règlement des différends entre les investisseurs et les États (BRCC-RDIE).

La réunion s’est tenue ce jeudi 29 janvier 2026, à l’immeuble du Gouvernement à Kinshasa, en présence de plusieurs membres du Gouvernement, dont le Ministre d’État, Ministre de la Justice, ainsi que des responsables techniques directement impliqués dans le dossier.

Cette rencontre, organisée à la suite d’une demande du Garde des Sceaux, visait à informer la Cheffe du Gouvernement de l’évolution du processus et à renforcer l’implication politique au plus haut niveau de l’État. À cette occasion, la Task Force BRCC-RDIE, chargée notamment du suivi de la candidature de la RDC, a présenté les avancées enregistrées ainsi que les prochaines étapes à engager en vue de consolider la position du pays face aux autres États africains candidats.

Les échanges ont également permis d’évaluer le positionnement de la République Démocratique du Congo au sein des mécanismes internationaux de règlement des différends, dans un contexte marqué par la réforme du système RDIE conduite sous l’égide de la Commission des Nations Unies pour le Droit Commercial International (CNUDCI), visant à renforcer la légitimité, la transparence et l’efficacité du dispositif.

S’agissant du processus africain de désignation, Aimé Kasenga, Coordonnateur national adjoint du Comité Technique de Réformes (CTR) et Secrétaire Exécutif de la Task Force, a précisé que les démarches en cours s’inscrivent dans la dynamique de consensus prônée par l’Union Africaine.

« Nous sommes dans une phase de discussions, de négociations et de lobbying diplomatique de haut niveau pour harmoniser les positions africaines », a-t-il déclaré, rappelant les initiatives entreprises par le Président de la République auprès de ses homologues.

La Task Force estime que l’implantation du Bureau régional à Kinshasa contribuerait à renforcer la visibilité internationale de la RDC ainsi que la confiance des investisseurs.

« Accueillir ce centre, c’est envoyer un signal fort d’un pays engagé à offrir un cadre crédible, prévisible et efficace de règlement des différends, tout en assumant pleinement ses engagements internationaux » a ajouté Aimé Kasenga.

À l’issue de la réunion, les participants ont recommandé l’intensification des démarches diplomatiques et la poursuite des concertations dans le cadre des prochains sommets de l’Union Africaine, en vue de l’émergence d’une candidature africaine unique.

L’Exécutif a, par ailleurs, réaffirmé sa détermination à positionner la République Démocratique du Congo comme un acteur central du droit commercial international en Afrique, conformément aux priorités du Programme d’actions du Gouvernement.

La Pros.

 

 

Règlement des différends investisseurs-Etats : la RDC renforce sa candidature pour abriter le Bureau régional du Centre consultatif
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Kisangani : la question de l’indemnisation des victimes des guerres de six jours demeure un enjeu majeur de justice et de réparation nationale

C’est dans ce cadre que le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a reçu en audience le caucus des Députés nationaux de la province de la Tshopo, conduit par l’honorable Anastasie Moleko, présidente dudit caucus et cheffe de la délégation.

Les échanges ont porté essentiellement sur l’évolution du dossier FRIVAO, un dossier emblématique marqué par des difficultés antérieures ayant conduit à la suspension des activités.

Soucieux de la transparence et du suivi rigoureux de ce dossier sensible, le Ministre d’État a fait un état des lieux détaillé des avancées enregistrées, tout en expliquant les décisions prises pour remettre le processus sur une trajectoire conforme à sa vocation première : rendre justice aux victimes.

À l’issue de la rencontre, l’honorable Anastasie Moleko a salué la disponibilité et l’écoute du Ministre d’État, soulignant la volonté commune de travailler de manière concertée. Elle a indiqué que les Députés de la Tshopo entendent pleinement assumer leur rôle de représentants du peuple en accompagnant le suivi des décisions prises par le Ministre de la Justice sur FRIVAO.

« Nous avons eu des séances de travail avec l’actuel Ministre de la Justice. Il nous a expliqué à quel point le dossier évolue et nous avons convenu de travailler ensemble dans le cadre du suivi », a-t-elle déclaré à la cellule de communication du Ministre d’État. Conscient des attentes et des tensions suscitées par le dossier FRIVAO, le Ministre d’État a insisté sur l’importance d’un traitement responsable et apaisé de la question, fondé sur le respect de la loi et des engagements de l’État.

Dans cette dynamique, le caucus des Députés de la Tshopo a lancé un message clair à l’endroit des populations concernées, les appelant au calme et à la confiance dans le travail en cours.

« Le dossier est suivi et nous ne voudrions pas qu’il y ait des agitations par-ci par-là. Nous sommes là pour représenter la population et assurer le suivi des décisions prises », a rappelé l’honorable Anastasie Moleko.

Par cette audience, le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, réaffirme sa détermination à traiter avec transparence, rigueur, responsabilité et humanité les dossiers liés aux réparations des préjudices subis, en privilégiant la concertation avec les élus et la restauration de la confiance entre l’État et les citoyens.

La Pros.

Kisangani : la question de l’indemnisation des victimes des guerres de six jours demeure un enjeu majeur de justice et de réparation nationale
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Présidant le lancement du 9ème séminaire régional du CHESD : Le VPM Guy Kabombo Muadiamvita engage la réflexion régionale sur la protection du patrimoine

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants, Me Guy Kabombo Muadiamvita, a procédé, ce jeudi 29 janvier 2026, au lancement officiel du 9ᵉ séminaire régional du Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense (CHESD). Ces assises se tiennent sous le thème : « Protection, défense et sécurisation du patrimoine naturel et culturel en Afrique centrale et dans la Région des Grands Lacs ».

Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans une dynamique de réflexion stratégique et scientifique destinée à apporter des réponses concrètes aux défis sécuritaires persistants qui affectent l’Afrique centrale et la région des Grands Lacs. Elle met un accent particulier sur la protection du patrimoine naturel et culturel, considéré comme un pilier fondamental de la souveraineté nationale et régionale.

Dans son mot de bienvenue, le Directeur général du CHESD, le Général-Major Augustin Mamba, a indiqué que ce séminaire se veut un cadre d’échanges rigoureux, conciliant analyse académique et approche stratégique, en vue de formuler des réponses adaptées aux enjeux sécuritaires contemporains.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le Vice-Premier Ministre de la Défense nationale a salué une initiative qui conjugue réflexion scientifique approfondie et pensée militaire stratégique. À ses yeux, il s’agit « d’un levier essentiel pour faire face aux menaces multiformes qui pèsent sur la région ».

Me Guy Kabombo Muadiamvita a, à cette occasion, rappelé avec insistance la vocation du Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense.

« Il ne s’agit guère d’un simple passage institutionnel, mais d’un engagement inébranlable au service de la Nation », a-t-il déclaré.

Le Vice-Premier Ministre a, par ailleurs, exhorté les apprenants ainsi que les cadres du Collège à maintenir un haut niveau d’excellence et à observer une discipline rigoureuse tout au long de la formation, soulignant que le CHESD a pour mission de former une élite stratégique dont les prestations doivent demeurer exemplaires.

Prévu pour une durée de trois jours, ce séminaire régional abordera plusieurs sous-thèmes majeurs, notamment les fondements et mécanismes de protection du patrimoine, le patrimoine en tant qu’objet de souveraineté nationale, les enjeux sécuritaires, opérationnels et technologiques, ainsi que les expériences nationales et les perspectives stratégiques régionales.

Les travaux prendront fin le samedi 31 janvier 2026 par la présentation et l’adoption de la Déclaration du CHESD, un document appelé à renforcer la coopération régionale en matière de protection, de défense et de sécurisation du patrimoine naturel et culturel.

John Ngoyi

Présidant le lancement du 9ème séminaire régional du CHESD : Le VPM Guy Kabombo Muadiamvita engage la réflexion régionale sur la protection du patrimoine
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Réquisitoire contre Grâce Bilolo : le Gouverneur convoqué pour information par le Bureau de l’Assemblée provinciale

Le Gouverneur de la province du Kongo Central, Grâce Bilolo, est attendu à l’Assemblée provinciale dans les prochains jours. Cette invitation fait suite à l’examen, par le Bureau de l’organe délibérant, du réquisitoire du Procureur général près la Cour de cassation sollicitant l’autorisation d’ouvrir une instruction judiciaire à son encontre.

La décision a été prise à l’issue de la réunion du Bureau de l’Assemblée provinciale, tenue le lundi 26 janvier 2026, consacrée à l’analyse de ce document judiciaire transmis officiellement par le ministère public. Conformément aux procédures légales en vigueur, le Bureau a jugé nécessaire d’informer personnellement le chef de l’exécutif provincial de l’existence de ce réquisitoire.

Selon le rapporteur de l’Assemblée provinciale du Kongo Central, l’Honorable Billy N’Tunga, cette invitation n’équivaut pas à une autorisation de poursuites, mais s’inscrit dans une démarche institutionnelle d’information. Elle vise à garantir la transparence et le respect du principe de collaboration entre les institutions provinciales, tel que prévu par les textes régissant les relations entre les pouvoirs publics.

Le réquisitoire en question porte sur des faits présumés de malversations financières et de détournement de deniers publics, reprochés au gouverneur dans le cadre d’un dossier instruit par la justice. Toutefois, à ce stade, aucune décision n’a encore été prise par l’Assemblée provinciale quant à la levée ou non des immunités du gouverneur.

La comparution de Grâce Bilolo devant l’Assemblée provinciale, à des fins d’information, constitue ainsi une étape préalable avant toute éventuelle saisine de la plénière, seule compétente pour se prononcer sur la demande d’autorisation formulée par la Cour de cassation.

En attendant la suite de la procédure, l’opinion publique du Kongo Central reste attentive à l’évolution de ce dossier, qui suscite débats et réactions tant sur le plan politique que judiciaire.

Bosco Kiaka

Réquisitoire contre Grâce Bilolo : le Gouverneur convoqué pour information par le Bureau de l’Assemblée provinciale
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Le Forum des Intellectuels Congolais de l’Etranger (FICE) salue une audition décisive au Congrès américain et appelle à une responsabilisation claire du Rwanda

(Par Prof. Ngoie Joel Nshisso, Expert en commerce international et en diplomatie globale Président du Forum des Intellectueux Congolais de l’Étranger (FICE) 

Le Forum des Intellectuels Congolais de l’Etranger (FICE), dont le siège international est établi aux Etats-Unis qui a été représenté par son Président Prof. Dr. Ngoie Joël Nshisso dans la majestueuse salle d’audition au Capitol Hill a salué un changement notable de ton et de substance lors de l’audition consacrée à la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs, tenue devant la Sous-commission des affaires africaines de la Chambre des représentants des Etats-Unis, sous la présidence du Chairman Chris Smith.

Pour FICE et la population congolaise, cette évolution positive est le fruit direct d’une diplomatie patiente, active et cohérente, conduite sous le leadership de Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République démocratique du Congo. Longtemps critiquée par certains comme coûteuse ou improductive, cette diplomatie s’est révélée, avec le temps, être une stratégie de fond, fondée sur le dialogue, la persévérance et la conviction que la vérité finit toujours par s’imposer sur la scène internationale.

En digne héritier d’un combat politique marqué par la non-violence et la ténacité du Président Étienne Tshisekedi, le Chef de l’État congolais a su maintenir le cap, convaincu que la reconnaissance internationale de la souffrance du peuple congolais et des causes réelles de l’instabilité à l’Est du pays passerait par son engagement constant auprès des partenaires stratégiques de la RDC.

Le 22 janvier 2026 restera ainsi une date marquante pour de nombreux Congolais de la diaspora. Tous aux côtés de l’ambassadeur de la République démocratique du Congo à Washington DC, Son Excellence Madame l’Ambassadrice Ivette Ngadu Kapinga et son équipe, des Congolais de la diaspora des États-Unis ont effectué le déplacement de différentes villes américaines, notamment de Charlotte à Washington, pour être témoins de ce moment historique. Ceux qui n’ont pu se déplacer ont suivi avec attention les auditions en direct grâce à la mobilisation de médias communautaires et de plateformes numériques de la diaspora.

Dans une salle d’audience pleine, réunissant des responsables politiques américains de premier plan, des diplomates, des représentants du secteur privé et de la société civile, le représentant Chris Smith (Républicain – New Jersey) et la représentante Sara Jacobs (Démocrate – Californie) ont illustré un engagement bipartisan fort en faveur des principes démocratiques, de la protection des civils et de la recherche d’une paix durable dans la région des Grands Lacs. Leurs interventions ont été perçues comme un signal clair que la question congolaise n’est plus marginale et que la vie des Congolais, la stabilité régionale et le développement économique méritent une attention prioritaire, dans le respect strict de l’intégrité territoriale de la RDC.

FICE a également accueilli favorablement le témoignage de Mme Sarah Troutman, secrétaire adjointe au Département d’État américain pour les affaires africaines. Sa présentation, jugée rigoureuse et équilibrée, a mis en lumière les dynamiques réelles du conflit entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, tout en réaffirmant un principe fondamental : la souveraineté de la RDC ne saurait être remise en cause. L’approche proposée, axée sur la coopération régionale, la responsabilité des États et la stabilité économique à long terme, correspond aux aspirations profondes du peuple congolais.

Il a été souligné que cette position s’inscrivait dans la continuité des principes de politique étrangère de l’administration Trump, notamment la primauté de la souveraineté nationale, la paix fondée sur la responsabilité et la prospérité à travers la stabilité régionale dans les relations entre les États-Unis et l’Afrique.

Toutefois, FICE a observé avec préoccupation que certains élus américains continuent de s’appuyer sur des narratifs contestés, historiquement instrumentalisés par le régime de Kigali, notamment l’idée d’une persécution systémique d’une prétendue minorité congolaise nécessitant une intervention militaire étrangère. Ces discours, encore relayés par certains acteurs politiques américains, sont perçus par FICE et la diaspora congolaise comme une justification fallacieuse de l’ingérence rwandaise, du soutien à des groupes armés tels que le M23, et de la déstabilisation chronique de l’Est de la RDC afin de continuellement et impunément piller ses ressources minières.

La demande de réintégration sans conditions des éléments du M23 dans les forces armées congolaises, formulée par les Représentants Jonathan Luther Jackson d’Illinois et Ronny Jackson de Texas, a été accueillie avec déception par l’audience, qui y voit une remise en cause des sacrifices consentis par les populations civiles et les forces de défense de la RDC.

Face à cette situation, FICE et la diaspora congolaise estiment que le Président Félix Antoine Tshisekedi est appelé à renforcer son engagement stratégique auprès des États-Unis, tant à la Maison Blanche qu’au Département d’État et au Congrès, afin de faire aboutir le processus de paix et d’obtenir des mesures fermes, y compris des sanctions ciblées, contre les responsables rwandais et les dirigeants des groupes armés impliqués dans l’agression contre la RDC.

Le leadership bipartisan observé lors de cette audition ouvre une fenêtre diplomatique majeure que les autorités congolaises sont invitées à exploiter pleinement. Pour FICE et les Congolais de la diaspora américaine, habitués à dialoguer directement avec leurs élus locaux, il apparaît évident que le Congrès des États-Unis est accessible et réceptif à un engagement soutenu. À ce titre, un dialogue institutionnel renforcé et régulier entre les autorités congolaises et les législateurs américains pourrait constituer un levier décisif pour consolider le soutien international en faveur de la paix, de la souveraineté et du développement de la République démocratique du Congo.

Prof. Ngoie Joel Nshisso

Expert en commerce international et en diplomatie globale

Président du Forum des Intellectuels Congolais de l’Étranger (FICE) 

 

Le Forum des Intellectuels Congolais de l’Etranger (FICE) salue une audition décisive au Congrès américain et appelle à une responsabilisation claire du Rwanda
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