Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, par l'intermédiaire de son ministère des Affaires étrangères, a franchi une étape significative dans sa politique de modernisation des services publics. L'ouverture de nouveaux centres de capture pour les passeports biométriques dans quatre grandes villes du pays marque une volonté affirmée de rapprocher l'administration de ses citoyens et de renforcer la sécurité des documents de voyage.
L'annonce officielle, confirmée par une communication du ministère en date du lundi 18 août 2025, précise que les infrastructures sont désormais pleinement opérationnelles. Les villes concernées par ce déploiement sont : Kolwezi dans la Province du Lualaba) ; Mbuji-Mayi dans la Province du Kasaï-Oriental ; Bunia dans la Province de l'Ituri ; Kindu dans la Province du Maniema.
Ce choix géographique n'est pas anodin, il couvre des zones à forte densité démographique et économique, jusqu'alors contraintes de dépendre de Kinshasa ou d'autres capitales provinciales lointaines pour cette démarche administrative essentielle.
Au-delà de la Proximité : Les Enjeux de la Réforme
Cette initiative vise principalement à désengorger les services centralisés et à réduire les déplacements longs et coûteux que les citoyens devaient entreprendre. Elle s'inscrit dans une politique plus large de modernisation qui, selon les analystes en administration publique, poursuit un double objectif :
1. Faciliter la vie des citoyens : En rendant le service accessible localement, l'Etat diminue les charges financières et logistiques qui pesaient sur les demandeurs de passeport.
2. Renforcer la souveraineté et la crédibilité : La capacité à délivrer des documents sécurisés sur l'ensemble du territoire est un marqueur de l'efficacité de l'Etat. C'est un enjeu crucial pour la reconnaissance internationale, la gestion des flux migratoires et la lutte contre la fraude documentaire.
Saluée par les experts en gouvernance publique comme une avancée notable dans la politique de décentralisation, la réforme ne sera cependant une réussite totale qu'à certaines conditions. Ces spécialistes insistent sur trois piliers fondamentaux pour garantir la pérennité et l'efficacité de ces nouveaux centres :
- La qualité et la maintenance des équipements : Le matériel de capture biométrique doit être fiable et régulièrement entretenu pour éviter les pannes qui paralyseraient le service.
- La formation adéquate du personnel : Les agents doivent être parfaitement formés aux nouvelles procédures pour garantir un service rapide, efficace et exempt de corruption.
- La régularité de la chaîne logistique : L'approvisionnement constant en livrets de passeports et autres consommables est indispensable pour éviter les ruptures de stock, un problème récurrent dans le passé.
En définitive, cette expansion du réseau de capture est bien plus qu'une simple mesure administrative. Elle représente un test pour la capacité de l'Etat congolais à mettre en œuvre de manière durable sa vision de modernisation et à consolider la confiance entre les citoyens et leurs institutions.
La solidarité nationale autour de l’effort de guerre porte ses fruits. Ce lundi 18 août 2025, un lot important des produits pharmaceutiques, des kits sanitaires ainsi que des prothèses a été livré au ministère de la défense nationale, par la structure Educonnect, en partenariat avec la Fondation Kadima, la Fondation HJ et Arauphar, dans le cadre l'effort de guerre.
En l'absence du Vice-Premier ministre de la Défense nationale et Anciens Combattants, Me Guy Kabombo Muadiamvita, qui participe au 45e sommet de la SADC à Madagascar, le Directeur de Cabinet, le lieutenant général retraité Rombault Mbuayama NSIONA, a réceptioné ce lot important des kits sanitaires destiné aux militaires engagés au front, aux blessés de guerre ainsi qu’aux dépendants des militairers vivant aux camps de déplacés.
Un accent particulier a été mis sur la situation des femmes et jeunes filles déplacées, souvent confrontées au manque de protection hygiénique en raison de la persistance des combats.
Pour Me Varlette Mampasi, coordinatrice de Educonnect et initiatrice du projet, cette action vise non seulement à répondre à un besoin intime spécifique, mais aussi à redonner dignité et espoir à ces victimes de guerre.
Au-delà de l’aide destinée aux femmes déplacées, la structure et ses partenaires ont également pensé aux militaires blessés et hospitalisés, en offrant notamment des produits pharmaceutiques, des tricycles et des prothèses.
Parmi ces appuis figurent : des tricycles, des prothèses, des boîtes de conserve, des serviettes hygiéniques, des machines à coudre, des lits d’accouchement, des seaux, des lampes solaires ainsi qu’un lot de produits pharmaceutiques. Un geste hautement symbolique, qui témoigne une fois de plus que face aux défis sécuritaires et humanitaires, la solidarité nationale reste l’une des armes les plus puissantes.
Isidore Kwandja Ngembo, Représentant de la RDC au Conseil d’orientation du Comité International des Jeux de la Francophonie, était à l’honneur. Au lendemain de la publication du Gouvernement Suminwa II, il a été, en effet, reçu, chaleureusement, lundi 18 août 2025, par Crispin Mbandu Phanzu, Ministre Délégué en charge de la Francophonie et de la Diaspora congolaise. Il était question, lors de cette visite, pour M. Isidore Kwandja, de féliciter son hôte pour ses nouvelles fonctions et d’exprimer, en même temps, un soutien sincère et sans réserve, pour le pousser à réussir sa mission, au bénéfice des congolais.
‘’Nous avons eu l’honneur d’être reçu par notre nouveau Ministre délégué en charge de la Francophonie et de la Diaspora congolaise, Son Excellence Crispin Mbadu Phanzu. Lui-même membre de la diaspora congolaise du Canada et ancien de la prestigieuse École nationale d’administration publique (ENAP). Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a bien vu d’établir un ministère pour s’occuper de la diaspora congolaise disséminée partout à travers le monde et estimée à plus de cinq millions’’, a reconnu M. Isidore Kwandja, dans une publication réalisée, sur son compte X, après sa réception par Crispin Mbadu.
Pour lui, la Diaspora constitue une force majeure pour le développement de la RDC, un pilier considérable d’appui aux efforts d’amélioration des conditions de vie des populations.
‘’Il est important de souligner que les membres de la diaspora contribuent financièrement à divers projets de développement notamment dans le secteur privé créateur d’emplois et de richesses dans leurs pays d'origine, par le biais des transferts monétaires ; par l’investissement direct étranger (IDE) essentiel à la croissance économique et à l'amélioration des niveaux de vie ; par le transfert des connaissances, d’expertises et de savoir-faire ; par le transfert des technologies modernes ; par le partage des idées, de la création et de l'extension des réseaux ; de même que par la facilitation de l'établissement de partenariats commerciaux avec les opérateurs économiques des pays d’accueil, etc. L’établissement d’un ministère de la diaspora donnera à celle-ci une plus grande confiance d’investir davantage dans leur pays d’origine et encouragera également leurs collègues des pays d’accueil à venir investir au pays’’, a soutenu, dans son message, le Directeur National des IXèmes Jeux de la Francophonie, tenus, en 2023, à Kinshasa, sous l’impulsion de Félix Tshisekedi, Président de la République.
La Première Ministre et Cheffe du Gouvernement, Judith Suminwa Tuluka, va représenter le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à la 9ème Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD). Cet évènement majeur qui se déroule à Yokohama, au Japon, débute aujourd’hui 20 août 2025, pour se clôturer le 22 août 2025.
Cette conférence constitue une plateforme cruciale pour débattre des priorités de développement du continent africain. Pour la RDC, elle représente une opportunité stratégique de renforcer son partenariat avec le Japon, non seulement sur le plan économique, mais aussi, à travers une coopération globale et un partage d’expériences mutuellement enrichissant.
Pour marquer l’importance de cet évènement, la Première Ministre est accompagnée d’une délégation ministérielle de haut niveau, dont les portefeuilles sont directement alignés sur les thématiques de la TICAD notamment :Daniel Mukoko Samba, Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Economie ; Marc Ekila Likombio, Ministre d’Etat, Ministre de la Formation professionnelle ; Julien Paluku Kahongya, Ministre du Commerce Extérieur ; Louis Watum Kabamba, Ministre des Mines ; et Noëlla Ayeganagato Nakwipone, Vice-Ministre des Affaires Etrangères.
Leur présence conjointe s’inscrit dans une logique d’inspiration mutuelles selon laquelle ; ‘’ la RDC peut s’inspirer de la rigueur et la discipline citoyenne japonaises, tandis que le Japon peut apprendre de la créativité et de la résilience remarquables du peuple congolais.
Cette deuxième visite de la Première Ministre au Japon illustre la détermination du Gouvernement à approfondir une coopération équilibrée, fondée sur le respect mutuel. La RDC est résolue à tirer le meilleur de ce partenariat stratégique, en combinant ses atouts uniques à l’expertise japonaise pour bâtir des solutions concrètes au service de la prospérité de deux peuples.
C’est une ferme garantie. Un engagement sans réserve. Un élan de soutien affirmé. En tournée politique et humanitaire dans 4 pays de l’Afrique centrale et orientale, le Vice-Premier ministre, ministre belge des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement, Maxime Prévôt, a été reçu ce mardi à la Cité de l’Union africaine par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi.
A l’issue de leur entretien de près de deux heures, M. Prévot a réaffirmé l’engagement ferme de la Belgique, et plus largement de l’Union européenne (UE), dans les efforts de paix menés par la République Démocratique du Congo (RDC). Sur un ton grave, il a en substance déclaré que la Belgique veut remettre le conflit militaire de la RDC dans l’agenda européen.
‘’La Belgique reste extrêmement préoccupée par les atrocités qui se déroulent dans l'Est du Congo. Nous avons salué, comme il se doit, les efforts réalisés par Washington et Doha pour pouvoir esquisser les pourtours d'une paix potentielle dont la population a urgemment besoin’’, a déclaré le VPM belge.
Selon lui, malgré les efforts diplomatiques en cours, il subsiste encore un grand décalage entre les intentions couchées sur papier et la réalité du terrain. « Le mois qui s'est écoulé depuis la signature est probablement l'un des mois le plus meurtrier », a regretté M. Prévot.
‘’Il y a toujours trop de violences, trop de viols, trop de tueries. Il y a des problèmes humanitaires qui restent criants. Il y a motif à avoir toujours d'énormes préoccupations par rapport à la situation dans l’Est du Congo où on voit du reste le M23 s'installer, organiser sa propre administration, son propre appareil de justice, remplacer les chefs coutumiers, se comporter finalement comme si le territoire était devenu leur État. Ce n'est pas acceptable !’’, a-t-il souligné.
Le Chef de la diplomatie belge a insisté sur la nécessité pour la communauté internationale de rester mobilisée sur la situation dans l’Est de la RDC. Dans ses propos, Maxime Prévôt relève que ‘’la Belgique a toujours été une grande défenderesse des principes du droit international, en ce y compris, évidemment, de l'intégrité des territoires et de la souveraineté des États, ce qui n'est actuellement pas du tout garanti ni respecté dans la partie orientale de la RDC’’.
Au-delà du rôle des acteurs régionaux et internationaux, Maxime Prévot a encouragé l’impulsion d’un dialogue national à l’intérieur de la RDC. Il a estimé qu’en complément des démarches externes, il était essentiel d’envoyer des signaux internes forts en faveur de la paix et de la stabilité. Le patron de la diplomatie belge a souhaité pouvoir remettre la question de la situation humanitaire dramatique dans l’Est du Congo à nouveau dans l'agenda des futurs conseils européens des Affaires étrangères pour que ce ne soit pas finalement une situation passée sous silence au motif que l'initiative a été prise par les États-Unis et le Qatar. Au sujet justement des Processus de Washington et de Doha, M. Prévôt a fait savoir qu’il s’agit « des initiatives louables, des initiatives que nous soutenons parce que nous voulons croire à la bonne foi de l'ensemble des partis qu'il s'agisse de la RDC et du Rwanda pour œuvrer à une paix qui est indispensable à obtenir de manière rapide et durable dans l’Est du Congo, et les Européens doivent rester vigilants sur cette situation. »
Cette deuxième visite du ministre des Affaires étrangères belge en RDC, en l’espace de 4 mois, s’inscrit dans un double volet politique et humanitaire en Afrique centrale. Après Brazzaville, Kinshasa et Lubumbashi, M. Prévôt va poursuivre sa tournée au Kenya pour y évoquer la crise humanitaire en Ethiopie.
Le ministre belge était accompagné de l’Ambassadrice du Royaume de Belgique en RDC, de l'Envoyé spécial belge pour les Grands Lacs, Marc Pecsteen, et de son Conseiller pour l’Afrique, Thomas Stevens.
Sa vision managériale tourne, à la fois, autour de la continuité et du changement. Par un leadership efficace et rigoureux, il souhaite aller, avec une fermeté renouvelée, au front des missions lui assignées, dans le cadre du Gouvernement central, dirigé par la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, nommée en 2024 et, tout récemment, reconduite à son poste, pour réussir à produire des réformes courageuses et transformatrices, dans l’intérêt général des congolais.
Ainsi, pour Jean-Lucien Bussa Tongba, qui s’est exprimé, publiquement, la semaine récente, pour la première fois, devant les agents et cadres de son nouveau Ministère, à la faveur d’un atelier tenu à Kinshasa, la Loi sur l’Aménagement du Territoire, léguée par son Prédécesseur, Guy Loando Mboyo, pour ne pas le citer, constitue un instrument de gouvernance important et un levier stratégique pouvant, effectivement, booster le développement de la RDC, le rendant pleinement possible, plus de six décennies après l’accession du pays à son indépendance.
Relever les paris d’un tel secteur, requiert, au-delà d’une simple volonté, une gestion transparente et participative fondée sur le réalisme, la planification et le respect strict des textes. ‘’Seul un aménagement du territoire participatif, fondé sur la planification, la consultation et la clarification des droits, peut constituer le socle d’un développement harmonieux, sobre en conflits et respectueux des personnes comme de la nature’’, a explicité, dans son allocution, Jean-Lucien Bussa Tongba, Ministre de l’Aménagement du Territoire, à l’occasion d’un atelier exceptionnel organisé, par son Administration, la semaine dernière, soit, au lendemain de sa prise de fonctions, au sein du Gouvernement Suminwa, placé, par ailleurs, par Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Chef de l’Etat, lors du tout premier Conseil des Ministres, tenu à la Cité de l’Union Africaine, vendredi dernier, sous les signes des actions et des résultats.
La Pros.
MOT D'OUVERTURE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE MINISTRE DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE
A L’OCCASION DE L’ATELIER D’ECHANGE D’INFORMATIONS
SUR L’EVOLUTION DE LA REFORME DE L’AMENAGEMENT DU
TERRITOIRE ET LES PERSPECTIVES D’UN PLAIDOYER
CONSTRUCTIF DANS LE CADRE DE L’ELABORATION DES
MESURES DE MISE EN ŒUVRE DE LA NOUVELLE LOI RELATIVE A L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE
Monsieur le Secrétaire Général à l’Aménagement du territoire ;
Mesdames et Messieurs les Représentants des Partenaires Techniques et Financiers ;
Mesdames et Messieurs les Responsables des Services et Agences de l’Aménagement du Territoire ;
Mesdames et Messieurs les délégués des corps académiques ;
Mesdames et Messieurs les délégués de l’Organisation de la Société civile ;
Distingués Participants ;
Mesdames et Messieurs en vos titres et qualités ;
Avant toute chose, je voudrais exprimer ma profonde gratitude à Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour la confiance renouvelée et pour sa vision audacieuse d’une gouvernance territoriale efficace, inclusive et tournée vers les résultats.
Mes remerciements s’adressent également à Madame la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, pour son leadership dans la coordination des actions gouvernementales au service des réformes structurantes.
Nous nous retrouvons aujourd’hui à un moment charnière de la réforme de l’Aménagement du Territoire (AT). Avec la promulgation de la Loi n°25/045 du 1er juillet 2025, notre pays franchit un cap majeur vers une gestion cohérente, équitable et durable de l’espace national. Cette loi, forte de ses 8 titres et 118 articles, offre un cadre clair pour organiser l’affectation, la gestion et l’utilisation de notre territoire, afin de prévenir les conflits d’usages et de mieux articuler les priorités nationales.
Le contexte qui justifie cet atelier est connu : la richesse exceptionnelle de nos ressources naturelles s’est accompagnée, au fil des années, de superpositions de titres et de conflits intersectoriels (mines, hydrocarbures, forêts, agriculture, conservation, infrastructures…), avec des répercussions concrètes sur les droits fonciers des communautés locales et des peuples autochtones.
Seul un aménagement du territoire participatif, fondé sur la planification, la consultation et la clarification des droits, peut constituer le socle d’un développement harmonieux, sobre en conflits et respectueux des personnes comme de la nature.
Ces dernières années, des avancées significatives ont été enregistrées :
la structuration du Secrétariat Général en 11 directions ;
la mise en place des structures techniques et financières (CAT, ANAT, FONAT, ONAT) ;
l’élaboration de référentiels et outils (PNAT et Guides méthodologiques pour PPAT, PLAT, PSAT) ;
le déploiement de plateformes d’information comme GEO-RDC et le Géoportail national, essentiels pour une décision publique informée.
Pour autant, la Loi n’atteindra sa pleine effectivité qu’avec des mesures d’application claires, hiérarchisées et faisables. C’est l’objet de cet atelier, sur deux jours :
sensibiliser et vulgariser la loi auprès de l’ensemble des parties prenantes ;
présenter l’état d’avancement de la réforme et les étapes restantes ;
cartographier et prioriser les mesures d’application (immédiates, à moyen et long terme) ;
produire une feuille de route assortie d’un cadre de suivi-évaluation ;
recueillir des recommandations en vue d’un plaidoyer coordonné auprès des institutions, des partenaires techniques et financiers, et des communautés bénéficiaires.
Mesdames et Messieurs,
Notre méthode de travail sera résolument inclusive et intersectorielle. Les contributions du Ministère, des administrations sectorielles, des agences et services spécialisés, du monde académique, de la société civile et du secteur privé sont attendues, avec une attention particulière portée aux droits et attentes des communautés locales et des peuples autochtones. Le programme prévoit des présentations thématiques, des échanges, des travaux en groupes et une restitution en plénière pour valider la cartographie des mesures et la feuille de route.
Permettez-moi d’insister sur quatre impératifs qui guideront nos échanges :
Clarté juridique : chaque mesure d’application devra préciser l’autorité compétente, l’échéance et les textes à élaborer ou à adapter.
Intersectorialité réelle : les directions du Secrétariat Général et les secteurs utilisateurs de l’espace devront co-construire des arbitrages stables pour éviter les contradictions sur le terrain.
Données et transparence : nous devons appuyer nos décisions sur des données géospatiales et des référentiels partagés (GEO-RDC, Géoportail), pour améliorer la traçabilité et l’adhésion des parties prenantes.
Ancrage territorial : la mise en œuvre passe par des PPAT, PLAT, PSAT opérationnels et cofinancés, capables de traduire la loi au niveau provincial, local et villageois.
Je salue la mobilisation de plus de cinquante acteurs provenant des administrations sectorielles, de la société civile, du monde scientifique, des partenaires et du secteur privé. Votre diversité est notre force : c’est elle qui permettra d’aboutir à des solutions robustes, applicables et suivies dans le temps.
Mesdames et Messieurs,
Notre responsabilité collective est historique : faire de la Loi n°25/045 un outil vivant au service d’un développement territorial rationnel, équitable, participatif et durable. Je vous invite à aborder ces deux journées avec exigence, esprit de résultat et sens du service public. À l’issue de l’atelier, nous devrons disposer d’une feuille de route consensuelle, prête à être mise en œuvre et suivie, avec des rôles clairs pour chacun.
Sur ce, je déclare ouvert l’atelier d’échange d’informations sur l’évolution de la réforme de l’Aménagement du Territoire et sur les perspectives d’un plaidoyer constructif en vue de l’élaboration des mesures de mise en œuvre de la nouvelle Loi relative à l’Aménagement du Territoire.
Stratégies pragmatiques face aux attentes pressantes des congolais. Mobilisation à grande échelle autour des six engagements prioritaires. Rigueur permanente et renforcée dans la conduite de l’action publique. Pour Félix Antoine Tshisekedi, Président de la République, c’est maintenant ou jamais. En Conseil des Ministres, tenu à la Cité de l’Union Africaine, vendredi 15 août 2025, le tout premier, dans le cadre du Gouvernement d’union nationale, publié, dans la nuit du 8 août dernier, et placé sous la férule de Judith Suminwa Tuluka, Première Ministre, nommée en juillet 2024 et reconduite à son poste, le Chef de l’Etat a formulé des directives claires et des instructions ciblées devant contribuer à la matérialisation de sa vision, celle de bâtir un Congo plus digne, résilient et prospère. Dans un ton de motivation, le Président Félix Tshisekedi a martelé sur une gouvernance centrée sur les actions concrètes et une politique d’atteinte des résultats. De l’Education à la Sécurité, en passant par l’Economie, son message a résonné comme un appel à la conscientisation collective et à la responsabilité générale face à la nouvelle ossature gouvernementale mise en place dans un contexte des défis majeurs à relever.
Félix Tshisekedi déterminé à améliorer les conditions de vie des congolais
‘’Imprégnez-vous rapidement des dossiers relevant de vos attributions, engagez-vous avec détermination dans l’atteinte des objectifs fixés et agissez toujours dans le strict respect de la Constitution, des Lois de la République et de mes orientations’’, a recommandé, dans son intervention, en Conseil des Ministres, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République, qui a insisté, dans le même élan, sur l’importance des réformes dans la mise en œuvre des engagements phares du programme du Gouvernement, appelant les uns et les autres à privilégier, dans l’exercice de leur mandat, la loyauté envers la Nation, un sens élevé de l’Etat, la probité, l’humilité, le patriotisme, l’esprit de sacrifice et l’exemplarité.
‘’Votre conduite personnelle et professionnelle doit refléter en tout temps l’éthique, la discipline et l’intégrité que notre peuple est en droit d’attendre de ses dirigeants », a-t-il ajouté.
Pour les Ministres disposant de Vice-Ministres, le Président de la République leur a instruit de veiller à instaurer une collaboration franche et loyale, dans le respect strict des attributions de chacun, afin de garantir la continuité et l’efficacité de l’action gouvernementale.
‘’Notre pays continuant de faire face à une guerre d’agression injuste qui endeuille nos populations de l’Est et menace notre souveraineté, il a évoqué l’impératif de faire bloc, de transcender toute divergence, et de constituer un front commun contre l’ennemi. Ainsi, chaque décision, chaque action, chaque parole doit contribuer à renforcer l’unité nationale, à soutenir nos forces de défense et de sécurité et à préserver la cohésion de notre Peuple. D’où, la nécessité de toujours porter haut, partout où nous sommes, la voix de la République Démocratique du Congo sur la question de l’agression. Le Président de la République attend une gestion rigoureuse et transparente des deniers publics, en veillant à une utilisation optimale des ressources financières mises à la disposition des membres du Gouvernement. Le Peuple Congolais, qui endure encore les séquelles des crises passées, aspire à la stabilité et au progrès’’, a, pour sa part, rapporté, dans le compte rendu du Conseil, Patrick Muyaya Katembwe, Ministre de la Communication et médias, Porte-parole du Gouvernement.
Judith Suminwa pour une politique de redevabilité permanente
Dans la même réunion des Membres de l’Exécutif Central, Judith Suminwa Tuluka, Première Ministre, a saisi l’occasion pour galvaniser ses troupes, soulignant la nécessité d’une transparence sans réserve. Pour elle, la redevabilité constitue un pilier clé dans la mise en œuvre de politique gouvernementale. Car, elle permettra aux congolais de se mettre au parfum des actions à impact visible leur destinées et pourra, en même temps, barrer la route aux spéculations, mais également à la manipulation, sous ses formes, en RDC.
La Pros.
COMPTE RENDU DE LA CINQUANTE-QUATRIEME REUNION ORDINAIRE DU CONSEIL DES MINISTRES
Vendredi 15 août 2025
Son Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO a présidé, ce vendredi 15 août 2025 à la Cité de l’Union Africaine à Kinshasa, la cinquante-quatrième réunion ordinaire du Conseil des Ministres, la toute première du nouveau Gouvernement de la République.
Quatre (04) points étaient inscrits à l’ordre du jour, à savoir :
Communication de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat ;
Points d’information ;
III. Approbation d’un relevé de décisions du Conseil des Ministres ;
IV. Examen et adoption de textes.
I. COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
La communication du Président de la République, Chef de l’Etat a porté sur un (01) seul point principal, à savoir :
1. Son adresse au Gouvernement SUMINWA II
En ce jour marquant la première réunion du Gouvernement Suminwa II, le Président de la République a adressé ses félicitations républicaines à chacune et chacun d’entre nous pour avoir mérité la confiance placée en nous afin de servir la République et notre Peuple.
Aux nouveaux membres du Gouvernement, il a souhaité la plus cordiale bienvenue au sein de l’Exécutif national tout en leur précisant qu’ils portent désormais une part de la charge collective de la conduite des affaires de l’Etat.
« Imprégnez-vous rapidement des dossiers relevant de vos attributions, engagez-vous avec détermination dans l’atteinte des objectifs fixés et agissez toujours dans le strict respect de la Constitution, des Lois de la République et de mes orientations », a souligné le Président de la République.
Aux membres reconduits, il a salué le travail accompli au cours du mandat précédent, martelant que leur reconduction est à la fois un signe de confiance et un appel à redoubler d’efforts.
Et d’insister : « vous connaissez les défis, les attentes et les leviers d’action : il vous appartient désormais de produire des résultats plus visibles et plus tangibles. »
A l’ensemble du Gouvernement, le Président de la République a rappelé que chaque membre est en charge d’un secteur d’activités qu’il doit servir avec compétence, énergie et dévouement. Mais la meilleure individualité n’est rien si elle ne s’intègre pas dans un collectif conduit par Madame la Première Ministre, Cheffe du Gouvernement.
Il leur revient donc de travailler dans un esprit de collégialité, de solidarité et de complémentarité, afin de traduire en actions concrètes les engagements pris devant la Nation. Les divergences doivent toujours être résolues par le dialogue, dans l’intérêt supérieur du pays.
Dans l’exercice de nos fonctions, le Président de la République a invité les membres du Gouvernement à incarner les valeurs morales et républicaines qui doivent guider toute action publique : loyauté envers la Nation, sens élevé de l’Etat, probité, humilité, patriotisme, esprit de sacrifice et exemplarité.
«Votre conduite personnelle et professionnelle doit refléter en tout temps l’éthique, la discipline et l’intégrité que notre peuple est en droit d’attendre de ses dirigeants», a-t-il insisté.
Pour les Ministres disposant de Vice-Ministres, le Président de la République leur a instruit de veiller à instaurer une collaboration franche et loyale, dans le respect strict des attributions de chacun, afin de garantir la continuité et l’efficacité de l’action gouvernementale.
Notre pays continuant de faire face à une guerre d’agression injuste qui endeuille nos populations de l’Est et menace notre souveraineté, il a évoqué l’impératif de faire bloc, de transcender toute divergence, et de constituer un front commun contre l’ennemi.
Ainsi, chaque décision, chaque action, chaque parole doit contribuer à renforcer l’unité nationale, à soutenir nos forces de défense et de sécurité et à préserver la cohésion de notre Peuple. D’où, la nécessité de toujours porter haut, partout où nous sommes, la voix de la République Démocratique du Congo sur la question de l’agression.
Le Président de la République attend une gestion rigoureuse et transparente des deniers publics, en veillant à une utilisation optimale des ressources financières mises à la disposition des membres du Gouvernement. Le Peuple Congolais, qui endure encore les séquelles des crises passées, aspire à la stabilité et au progrès.
C’est pourquoi il a exhorté à poursuivre et à consolider les efforts déjà entrepris pour stabiliser le cadre macroéconomique : maintenir la discipline budgétaire, contenir l’inflation, soutenir la croissance et créer les conditions d’un développement inclusif et durable.
C’est ici le lieu d’évaluer les reformes existantes, et de décider soit de leur poursuite, soit de leur amélioration ou encore d’en engranger d’autres afin de renforcer nos forces de sécurité, fluidifier le transport, améliorer la scolarisation et veiller à ce que chaque Franc Congolais serve un objectif précis et utile.
Dans le même ordre d’idées, le Président de la République a souligné l’obligation qui incombe aux membres du Gouvernement de se tenir prêts à capitaliser les partenariats en perspective, en particulier ceux à engager avec les Etats-Unis d’Amérique.
«Ce Gouvernement, plus que tout autre, doit être un Gouvernement d’actions et des résultats », a-t-il rappelé tout en indiquant que le Peuple lui a renouvelé sa confiance en l’élisant pour un second mandat à la Magistrature Suprême, afin que la vision qu’il lui avait proposée se traduise en réalisations concrètes.
La concrétisation de cette vision incombe au Gouvernement, investi par l’Assemblée nationale sur la base d’un programme clairement défini, émanant de ses six engagements présentés à la Nation durant la campagne électorale. Il attache, à cet égard, une importance capitale au suivi rigoureux et à l’évaluation régulière des projets structurants et des réformes en cours.
«Il vous appartient d’exercer un contrôle constant sur l’état d’avancement des chantiers qui vous sont confiés et de rendre compte, avec précision et transparence, des résultats obtenus. Liés par la même obligation de résultats, votre action fera l’objet d’une évaluation stricte dans les six mois qui viennent, tant par la Première Ministre que par moi-même », a martelé le Président de la République.
Chaque appréciation, positive ou négative, entraînera les conséquences qui s’imposent, conformément à la performance constatée. Je le redis : le Peuple
Congolais attend de vous de la réactivité, de la vision et de la détermination. Ensemble, soyons à la hauteur de ses aspirations et œuvrons, dans l’unité et la discipline, pour un Congo plus fort, plus prospère et plus solidaire.
En réitérant ses félicitations, le Président de la République a souhaité à chacune et à chacun plein succès dans l’accomplissement de ses charges, pour le bienêtre de notre Peuple et la grandeur de notre pays.
Intervention de la Première Ministre :
Dans la suite de la communication du Président de la République, la Première Ministre, Cheffe du Gouvernement est revenue quant à elle sur la redevabilité des membres du Gouvernement.
Avant toute chose, elle a tenu à rendre grâce à Dieu pour ce moment et a adressé, à toutes et à tous, ses chaleureuses félicitations pour la nomination au sein du Gouvernement. A cet effet, elle a souhaité à chacun et à chacune un mandat fructueux, riche en résultats au service de notre Nation.
La Première Ministre a tenu particulièrement à exprimer, en son nom et à ceux des membres du Gouvernement, la gratitude à Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, pour la confiance placée en chacun de nous et pour la vision qui guide l’action de notre Gouvernement.
«Nous avons fait de la redevabilité de l’action publique une marque de notre gouvernance», a-t-elle souligné.
Convaincue que l’expertise et l’expérience seront des atouts précieux pour relever les défis à venir, la Première Ministre a martelé que ce mandat exige du courage, une vision stratégique claire et une persévérance sans faille.
A elle de préciser : « Il vous sera demandé de vous mobiliser pleinement, de faire preuve de leadership et de travailler en synergie avec l’ensemble de l’équipe gouvernementale. Je vous invite donc à aborder cette nouvelle étape avec détermination, passion et sens élevé du service public. »
Pour un meilleur suivi de l’action du Gouvernement, la Première Ministre a annoncé l’organisation des évaluations périodiques des réalisations de tous les Membres du Gouvernement en se basant sur les feuilles de route ministérielles, les communications de Son Excellence Monsieur le Président de la République, l’Ordonnance fixant les attributions des Ministères ainsi que la régularité dans les participations aux Commissions interministérielles permanentes du Gouvernement.
Aussi, a-t-elle encouragé les membres du Gouvernement à participer avec enthousiasme et engagement au séminaire gouvernemental qui sera organisé dans un délai proche.
Ce séminaire sera à la fois, un cadre idéal pour renforcer nos capacités managériales et une opportunité précieuse de revisiter la substance du Programme d’actions du Gouvernement qui orientera nos décisions et actions pour la période restante de cette législature. Il sera également un moment de réflexion, d’introspection et de renforcement de nos valeurs morales.
Abordant l’autre volet de son intervention, la Première Ministre a tenu, à l’entame de notre mission commune, à rappeler l’importance d’une communication gouvernementale coordonnée, cohérente et responsable.
«C’est dans cet ordre que toute prise de parole doit être calibrée et doit contribuer à une meilleure compréhension de notre action. Vous devez vous assurer de diffuser des informations exactes et véridiques, en tenant compte de la confidentialité des délibérations des réunions du Conseil des Ministres. Vous devez vous abstenir d’alimenter toute forme de polémique sur les réseaux sociaux et de veiller à une meilleure utilisation des outils à votre disposition », a-t-elle insisté.
Par ailleurs, la Première Ministre a invité les membres du Gouvernement à privilégier l’écoute, la courtoisie et à être réactif face à la diffusion de fausses informations.
A elle de préciser : « Nous avons l’obligation d’offrir à la République Démocratique du Congo une gouvernance forte, solidaire et responsable, à la hauteur des attentes de notre Peuple. Le respect strict de ces principes renforcera la crédibilité, la solidarité et l’efficacité de notre Gouvernement, fidèle à la vision de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO. »
Dans cette perspective, la Première Ministre a chargé le Ministre de la Communication, Médias et Porte-parole du Gouvernement de s’assurer, notamment avec son Cabinet, de la prise en compte et de la bonne exécution de ses recommandations avec la contribution des équipes de communication des Ministères respectifs.
II. POINTS D’INFORMATION
II.1. Etat et administration du territoire
Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, a présenté au Conseil, le rapport sur l’état et l’administration du territoire national.
Au cours de la semaine qui s’achève, l’état d’esprit de la population demeure calme, et a été marqué par :
-La nomination suivie de la prise de fonctions des membres de la nouvelle équipe gouvernementale dont les délégués de la Société Civile et de l’Opposition politique ;
-Les réactions de la population en sens divers suite à la sanction infligée par les Etats-Unis d’Amérique aux sociétés minières qui collaborent avec les terroristes et rebelles
AFC/M23.
Sur le plan politique, et conformément aux instructions de la Haute Hiérarchie données au cours de la 44ème réunion du Conseil des Ministres relatives à la Stabilité des Institutions Provinciales, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières a informé le Conseil de la tenue, dans les jours qui viennent, des assises des trois jours avec les membres des Bureaux des 26 Assemblées des provinces pour les sensibiliser sur ces instructions.
Après avoir fait le tour d’horizon de la situation sécuritaire de toutes les provinces, il a fait le point sur les catastrophes et sinistres ainsi que les mesures qui ont été prises pour y faire face.
Par ailleurs, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières a informé le Conseil du début du processus de désactivation des sites de prise en charge des sinistrés des inondations du 5 avril 2025 à Kinshasa.
Conformément aux orientations du Conseil des Ministres, il a été lancé, le 13 août 2025, l’opération de paiement aux ménages sinistrés sur le site du stade des Martyrs. 689 ménages ont été payés et transportés à leurs destinations avec l'appui de la société Transco. Le 15 août 2025, les paiements ont repris, à l'exception d'une centaine de fraudeurs (certains arrêtés). A ce jour, 357 ménages ont été payés à Tata Raphaël. La désactivation complète du site est prévue pour ce vendredi.
Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières a aussi informé le Conseil des mesures qui ont été prises à la suite des troubles sécuritaires observés le jeudi 14 août 2025 dans la ville de Kindu à la suite des affrontements entre les éléments d’un groupe de Wazalendo et les forces de l’ordre. Un appel au calme a été lancé et un couvre-feu a été décrété dans la ville de Kindu de 20h30 à 05h30.
Il a terminé son rapport par la situation aux frontières, notamment avec la République du Congo et l’Angola.
Le Conseil a pris acte ce rapport.
II.2. Situation sécuritaire
Au nom de son collègue en mission, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Economie Nationale a informé les membres du Conseil de la situation sécuritaire principalement dans le Nord et le Sud-Kivu.
Il a indiqué que la situation se caractérise principalement par les flagrantes violations par les agresseurs des accords de Washington et de Doha ainsi que des dispositions de la résolution 2773 du Conseil de Sécurité de l'ONU.
En effet, ils s'emploient à mener des attaques contre les positions des Forces Armées de la République Démocratique du Congo accompagnées des recrutements forcés des mineurs.
Sur un autre volet, le point a été fait sur les opérations de défense dans d’autres provinces y compris dans le triangle Kinshasa-Grand-Bandundu-Kongo-
Central.
Le Conseil a pris acte de ce rapport.
II.3. Note d’information relevant du secteur de l’Education Nationale
La Ministre d’Etat, Ministre de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté a présenté aux membres du Conseil la note d’information relative à la publication des premiers résultats de l'Examen d'Etat 2025 et la sécurisation du processus.
Elle a indiqué que ce temps record est le résultat d'une série d'innovations technologiques majeures introduites par son Ministère pour renforcer la transparence, la crédibilité et l'intégrité du processus d'évaluation.
Les innovations introduites visent à répondre à plusieurs défis, notamment la tricherie et la manipulation des données, afin de restaurer la crédibilité des examens nationaux.
La Ministre d’Etat, Ministre de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté a succinctement présenté les innovations qui ont permis cette publication rapide et sécurisée :
-La mise en place d'une réforme numérique, incluant des centres provinciaux modernes de scannage dans quelques Provinces permettant ainsi de réduire les délais de traitement des résultats de 30 à 40% pour ces provinces et les coûts logistiques ;
-Une technologie interne basée sur l'intelligence artificielle a été déployée pour automatiser la correction des cahiers d'items. Cette innovation garantit non seulement une plus grande fiabilité et cohérence des résultats, mais a également permis de multiplier la vitesse de traitement par dix. La capacité de scannage est en effet passée de 8 à 10 copies par minute avec l'ancien système, à une vitesse remarquable de 80 à 100 copies par minute ;
-Le lancement précoce du processus de correction, dès le deuxième jour de l'Examen d'État, pour les provinces de Kinshasa Mont-Amba, du Kasaï Oriental 1 et du Haut-Katanga 1, a été un facteur déterminant dans la rapidité de la publication ;
-L'introduction d'une plateforme E-Diplôme sécurisée par la technologie Blockchain assure l'infalsifiabilité des titres scolaires et renforce la crédibilité du système éducatif. Les attestations de réussite sont également toujours disponibles pour les lauréats.
La Ministre d’Etat, Ministre de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté a également présenté les caractéristiques, les performances et l’efficacité de l’Intelligence Artificielle développée avant de donner aux membres du Conseil les tendances des lauréats pour les Examens d’Etat 2025.
Comme chaque année, les résultats seront publiés de manière progressive jusqu'au 24 août 2025.
Le Conseil a pris acte de cette note d’information.
III. APPROBATION D’UN RELEVE DE DECISIONS
Les membres du Conseil ont approuvé le relevé de décisions prises lors de la 53ème réunion ordinaire du Conseil des Ministres du vendredi 25 juillet 2025.
IV. EXAMEN ET ADOPTION DE DEUX (02) TEXTES
IV.1. Projet d'Ordonnance-Loi
Le Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a soumis au Conseil, pour examen et approbation, le Projet d'Ordonnance-Loi portant autorisation de la prorogation de l'état de siège sur une partie du territoire de la République Démocratique du Congo, prenant cours le 20 août 2025.
Après débats et délibérations, le Conseil a approuvé ce projet d’Ordonnance-Loi.
IV.2. Projet Décret
Le Ministre des Finances a soumis au Conseil le Projet Décret portant statut, organisation et fonctionnement d'un Etablissement public dénommé : « Fonds d'Investissement Stratégique de la République Démocratique du Congo ».
Il a pour mission la mobilisation et la structuration des financements en vue d’accélérer la mise en œuvre de la stratégie nationale de développement de la République Démocratique du Congo, son l'inclusion territoriale, la diversification de son économie ainsi que le renforcement de la souveraineté nationale.
Les attributions lui confiées consistent à :
-Mobiliser et structurer des financements innovants ;
-Investir dans des actifs stratégiques, y compris les infrastructures, l'immobilier, l'énergie, les technologies émergentes, l'agriculture et l’industrie, afin de stimuler le développement économique durable, et ce, en adéquation avec le Programme d'Investissement Public ;
-Détenir, gérer et valoriser, rentabiliser les actifs publics mentionnés en annexe, en facilitant leur intégration dans des projets d’investissement à forte valeur ajoutée ;
-Assurer une gouvernance transparente et rigoureuse en matière de gestion des fonds publics, de bonnes pratiques et de normes environnementales et sociales, en respectant les principes de responsabilité financière et de performance ;
-Promouvoir les co-investissements avec ses propres ressources aux côtés des partenaires institutionnels et privés, tant nationaux qu'internationaux, pour accroître la capacité d'investissement et optimiser la rentabilité des actifs du fonds ;
-Servir de levier financier pour le développement du pays en facilitant l'accès aux financements internationaux et en participant à des initiatives stratégiques en faveur de la croissance et de la création d'emplois ct le développement du secteur privé national ; et
-Assurer la gestion fiduciaire des certains projets d'investissement public lui confiés par le Gouvernement, financés sous ressources propres et/ou extérieures conformément à la réglementation spécifique applicable, et des exigences économiques.
Après débats et délibérations, le Conseil a approuvé ce projet de Décret.
Commencée à 14h11’, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin à 15h16.
Aussitôt entré, officiellement, en possession de ses nouvelles fonctions, Jean-Lucien Bussa Tongba, nommé, tout dernièrement, par le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, au poste de Ministre d’Etat en charge de l’Aménagement du Territoire, dans le cadre du Gouvernement d’union nationale, placé sous la férule de Judith Suminwa Tuluka, Première Ministre, a décidé de passer à l’action. Bussa Tongba Jean-Lucien affirme vouloir consacrer, totalement, ses initiatives, sa détermination managériale et sa passion pour une gestion transparente des biens publics, par un leadership conséquent, mais également par un engagement sans faille, au service de la Nation tout entière et des populations congolaises.
Guidé par la vision édictée par Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République, et endossée par l’Equipe gouvernementale, dans sa globalité, Jean-Lucien Bussa entend résolument procéder, dans l’accomplissement de ses actions, par une approche de gouvernance réaliste centrée sur l’atteinte des résultats, plaçant parmi ses priorités la mise en œuvre effective, en RDC, de la Loi sur l’Aménagement du Territoire, promulguée, en juillet dernier. Pour lui, en effet, cette Loi, qui revêt un caractère stratégique, doit devenir, plus que jamais, un outil vivant au service d’un développement territorial rationnel, équitable, participatif et durable. Ce membre du Gouvernement central a exprimé cet élan de responsabilité, dans son allocution, prononcée, solennellement, à l’occasion d’une grande activité, tenue au lendemain de sa prise des fonctions, la semaine dernière. Il s’agit de l’atelier d’échange d’informations sur l’évolution de la réforme de ce secteur et les perspectives d’un plaidoyer constructif dans le cadre de l’élaboration des mesures de mise en œuvre de la nouvelle loi relative à l’Aménagement du Territoire.
‘’Nous nous retrouvons aujourd’hui à un moment charnière de la réforme de l’Aménagement du Territoire (AT). Avec la promulgation de la Loi n°25/045 du 1er juillet 2025, notre pays franchit un cap majeur vers une gestion cohérente, équitable et durable de l’espace national. Cette loi, forte de ses 8 titres et 118 articles, offre un cadre clair pour organiser l’affectation, la gestion et l’utilisation de notre territoire, afin de prévenir les conflits d’usages et de mieux articuler les priorités nationales. Le contexte qui justifie cet atelier est connu : la richesse exceptionnelle de nos ressources naturelles s’est accompagnée, au fil des années, de superpositions de titres et de conflits intersectoriels (mines, hydrocarbures, forêts, agriculture, conservation, infrastructures…), avec des répercussions concrètes sur les droits fonciers des communautés locales et des peuples autochtones’’, a-t-il déclaré, dans son discours. Reconnaissant le travail abattu par son prédécesseur, le Ministre d’Etat à l’Aménagement du Territoire a annoncé sa volonté de privilégier, au-delà de la transparence et de la rigueur, durant son mandat, une méthode de travail participative et intersectorielle
‘’Notre méthode de travail sera résolument inclusive et intersectorielle. Les contributions du Ministère, des administrations sectorielles, des agences et services spécialisés, du monde académique, de la société civile et du secteur privé sont attendues, avec une attention particulière portée aux droits et attentes des communautés locales et des peuples autochtones’’, a exhorté Jean-Lucien Bussa Tongba, Ministre d’Etat en charge de l’Aménagement du Territoire.
La Pros.
MOT D'OUVERTURE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE MINISTRE DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE A L’OCCASION DE L’ATELIER D’ECHANGE D’INFORMATIONS SUR L’EVOLUTION DE LA REFORME DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET LES PERSPECTIVES D’UN PLAIDOYER CONSTRUCTIF DANS LE CADRE DE L’ELABORATION DES MESURES DE MISE EN ŒUVRE DE LA NOUVELLE LOI RELATIVE A L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE
Monsieur le Secrétaire Général à l’Aménagement du territoire ;
Mesdames et Messieurs les Représentants des Partenaires Techniques et Financiers ;
Mesdames et Messieurs les Responsables des Services et Agences de l’Aménagement du Territoire ;
Mesdames et Messieurs les délégués des corps académiques ;
Mesdames et Messieurs les délégués de l’Organisation de la Société civile ;
Distingués Participants ;
Mesdames et Messieurs en vos titres et qualités ;
Avant toute chose, je voudrais exprimer ma profonde gratitude à Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour la confiance renouvelée et pour sa vision audacieuse d’une gouvernance territoriale efficace, inclusive et tournée vers les résultats.
Mes remerciements s’adressent également à Madame la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, pour son leadership dans la coordination des actions gouvernementales au service des réformes structurantes.
Nous nous retrouvons aujourd’hui à un moment charnière de la réforme de l’Aménagement du Territoire (AT). Avec la promulgation de la Loi n°25/045 du 1er juillet 2025, notre pays franchit un cap majeur vers une gestion cohérente, équitable et durable de l’espace national. Cette loi, forte de ses 8 titres et 118 articles, offre un cadre clair pour organiser l’affectation, la gestion et l’utilisation de notre territoire, afin de prévenir les conflits d’usages et de mieux articuler les priorités nationales.
Le contexte qui justifie cet atelier est connu : la richesse exceptionnelle de nos ressources naturelles s’est accompagnée, au fil des années, de superpositions de titres et de conflits intersectoriels (mines, hydrocarbures, forêts, agriculture, conservation, infrastructures…), avec des répercussions concrètes sur les droits fonciers des communautés locales et des peuples autochtones.
Seul un aménagement du territoire participatif, fondé sur la planification, la consultation et la clarification des droits, peut constituer le socle d’un développement harmonieux, sobre en conflits et respectueux des personnes comme de la nature.
Ces dernières années, des avancées significatives ont été enregistrées :
la structuration du Secrétariat Général en 11 directions ;
la mise en place des structures techniques et financières (CAT, ANAT, FONAT, ONAT) ;
l’élaboration de référentiels et outils (PNAT et Guides méthodologiques pour PPAT, PLAT, PSAT) ;
le déploiement de plateformes d’information comme GEO-RDC et le Géoportail national, essentiels pour une décision publique informée.
Pour autant, la Loi n’atteindra sa pleine effectivité qu’avec des mesures d’application claires, hiérarchisées et faisables. C’est l’objet de cet atelier, sur deux jours :
sensibiliser et vulgariser la loi auprès de l’ensemble des parties prenantes;
présenter l’état d’avancement de la réforme et les étapes restantes ;
cartographier et prioriser les mesures d’application (immédiates, à moyen et long terme) ;
produire une feuille de route assortie d’un cadre de suivi-évaluation ;
recueillir des recommandations en vue d’un plaidoyer coordonné auprès des institutions, des partenaires techniques et financiers, et des communautés bénéficiaires.
Mesdames et Messieurs,
Notre méthode de travail sera résolument inclusive et intersectorielle. Les contributions du Ministère, des administrations sectorielles, des agences et services spécialisés, du monde académique, de la société civile et du secteur privé sont attendues, avec une attention particulière portée aux droits et attentes des communautés locales et des peuples autochtones. Le programme prévoit des présentations thématiques, des échanges, des travaux en groupes et une restitution en plénière pour valider la cartographie des mesures et la feuille de route.
Permettez-moi d’insister sur quatre impératifs qui guideront nos échanges :
Clarté juridique : chaque mesure d’application devra préciser l’autorité compétente, l’échéance et les textes à élaborer ou à adapter.
Intersectorialité réelle : les directions du Secrétariat Général et les secteurs utilisateurs de l’espace devront co-construire des arbitrages stables pour éviter les contradictions sur le terrain.
Données et transparence : nous devons appuyer nos décisions sur des données géospatiales et des référentiels partagés (GEO-RDC, Géoportail), pour améliorer la traçabilité et l’adhésion des parties prenantes.
Ancrage territorial : la mise en œuvre passe par des PPAT, PLAT, PSAT opérationnels et cofinancés, capables de traduire la loi au niveau provincial, local et villageois.
Je salue la mobilisation de plus de cinquante acteurs provenant des administrations sectorielles, de la société civile, du monde scientifique, des partenaires et du secteur privé. Votre diversité est notre force : c’est elle qui permettra d’aboutir à des solutions robustes, applicables et suivies dans le temps.
Mesdames et Messieurs,
Notre responsabilité collective est historique : faire de la Loi n°25/045 un outil vivant au service d’un développement territorial rationnel, équitable, participatif et durable. Je vous invite à aborder ces deux journées avec exigence, esprit de résultat et sens du service public. À l’issue de l’atelier, nous devrons disposer d’une feuille de route consensuelle, prête à être mise en œuvre et suivie, avec des rôles clairs pour chacun.
Sur ce, je déclare ouvert l’atelier d’échange d’informations sur l’évolution de la réforme de l’Aménagement du Territoire et sur les perspectives d’un plaidoyer constructif en vue de l’élaboration des mesures de mise en œuvre de la nouvelle Loi relative à l’Aménagement du Territoire.
Le nouveau Ministre des Ressources hydrauliques et Electricité, Molendo Sakombi, n’a pas tardé à annoncer les couleurs. Son mandat, a-t-il soutenu lors de la cérémonie de remise-reprise avec son prédécesseur ce mercredi 13 août 2025 à Kinshasa, sera placé sous le signe d’une révolution énergétique. Il a affirmé, à l’occasion, que l’électricité et l’eau potable ne sont pas «des biens de luxe», mais «le moteur du développement» et «un droit fondamental pour tous les Congolais». En présence des Directeurs de l'Administration du Ministère des Ressources Hydrauliques et Electricité, des Directeurs Généraux de l'ARE, de la SNEL, de la REGIDESO et de l'ANSER, Molendo Sakombi a, par la suite, dévoilé un plan offensif face à un déficit énergétique estimé à plus de 2 000 MW et un taux d’accès encore trop faible.Le Ministre sortant, Prof. Teddy Lwamba, a, pour sa part, salué «le travail de fond déjà amorcé» et appelé son successeur à «achever les réformes engagées» pour faire du secteur énergétique «le cœur du développement» du pays. Ci-après, l’allocution du Ministre Molendo Sakombi, prononcé à la cérémonie de remise-reprise.
ALLOCUTION DE S.E.M MOLENDO SAKOMBI
Excellence Monsieur le Ministre des Ressources Hydrauliques et Electricité sortant :
Monsieur le Secrétaire Général ad Intérim aux Ressources Hydrauliques et Electricité ;
Mesdames et Messieurs les Directeurs de l'Administration du Ministère des Ressources Hydrauliques et Electricité ;
Monsieur le Directeur Général de PANSER ;
Madame le Directeur Général de l'ARE :
Monsieur le Directeur Général de la SNEL. ;
Monsieur le Directeur Général de la REGIDESO :
Distingués Coordonnateurs et Secrétaires Permanents des structures du Secteur des Ressources Hydrauliques et Electricité ;
Mesdames et Messieurs distingués invités ;
Mesdames et Messieurs,
La tâche qui nous attend est immense, mais elle a une direction claire : la vision de notre Chef de l'État, le Président Felix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO. Je le salue et le remercie pour la très grande confiance qu'il m'a accordée en me nommant à la tête de ce ministère crucial des Ressources Hydrauliques et de l'Electricité.
Sous la direction de notre Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, notre action se concentrera sur une priorité essentielle autour du Plan d'Action Stratégique du Gouvernement : Garantir l'accès aux services sociaux de base, notamment l'électricité et l'eau.
Pour moi, en tant que ministre des Ressources hydrauliques et de l'Electricité, cela signifie une chose simple mais vitale : l'électricité et l'eau potable ne sont pas des biens de luxe. Ce sont le moteur de notre développement. Leur accès pour tous est un droit fondamental.
En ce qui concerne le secteur de l'électricité, notre pays a un grand défi à relever : un taux d'accès à l'électricité encore trop faible et un déficit énergétique criant pour son industrie, qui entravent notre développement économique et social. Pour y faire face, nous allons agir sur plusieurs fronts : produire plus d'énergie, moderniser nos réseaux, améliorer la gouvernance du secteur, promouvoir les énergies renouvelables.
Produire plus d'énergie :
Nous devons absolument mobiliser les investissements pour augmenter notre capacité de production partout dans le pays. Qu'il s'agisse d'hydroélectricité, d'énergie solaire ou d'autres sources, chaque projet compte. Une attention particulière sera donnée pour redynamiser et achever rapidement les grands projets en cours comme Grand Katende, Kakobola, Tshopo 2 et Ruzizi 3. Nous allons aussi lancer de nouveaux chantiers, en impliquant massivement le secteur privé. Et bien sûr, nous nous concentrerons sur le projet Inga 3, qui est porteur d'un immense espoir pour une énergie propre, abordable, et pour l'intégration de notre région.
Moderniser nos réseaux :
C'est une étape cruciale pour que l'électricité produite arrive jusqu'à chaque Congolais. Nous devons réhabiliter les réseaux existants et en construire de nouveaux, de façon planifiée.
Améliorer la gouvernance du secteur :
Nous rendrons ce secteur plus transparent, plus efficace et plus juste pour les investisseurs privés, qui sont des partenaires essentiels. Partenaires essentiels parce qu'ainsi l'ont voulu la loi du 17 juin 2014 relative à l'électricité telle que modifiée à ce jour, et la loi du 31 décembre 2015 relative à l'eau. Elles l'ont voulu ainsi en raison de l'indéniable expertise du secteur privé dans ces domaines, et de son extraordinaire capacité à mobiliser les capitaux. En raison aussi de ce que l'Etat ne peut pas tout faire tout seul. Pour cela, nous allons améliorer notre cadre réglementaire pour créer des conditions plus attractives. Les institutions chargées de mettre en œuvre ces actions seront renforcées pour que les résultats arrivent plus vite et plus facilement.
Promouvoir les énergies renouvelables :
L'avenir passe aussi par des solutions locales, comme les mini-réseaux solaires.
C'est la meilleure façon d'atteindre les zones rurales et isolées, qui n'ont pas encore accès au réseau national.
Mesdames et Messieurs,
Toutes ces actions ne sont pas de simples promesses. Elles s'inscrivent notamment dans un programme ambitieux : le "Compact Énergétique de la RDC", qui a un objectif clair : tripler le taux d'accès à l'électricité actuel d'ici 2030. C'est une mission vitale, portée par le Président de la République et le gouvernement, que nous devons absolument réussir pour améliorer la vie de nos concitoyens et faire croitre notre économie.
Dans le secteur de l'eau, les défis sont tout aussi immenses. En milieu urbain, les deux tiers de la population n'ont pas accès à l'eau potable et cela se vit quotidiennement quand on observe comment la population, à Kinshasa comme dans les provinces, se déplace avec des bidons et divers récipients à la recherche de l'eau. En milieu rural, la situation est encore plus difficile.
C'est pour répondre à tous ces défis dans le secteur de l'électricité comme celui de l'eau que le Gouvernement a entrepris une vaste réforme de ces deux secteurs, concrétisée principalement par la loi relative à l'électricité et la loi relative à l'eau, auxquelles je venais de faire référence.
Ces lois ont notamment pour objectifs :
- De répondre à l'obligation constitutionnelle d'assurer, à tous les Congolais, l'accès à l'électricité et à une eau de qualité et en quantité suffisante ;
- De fixer les règles relatives aux responsabilités d'approvisionnement de la population en électricité et en eau potable en rapprochant les usagers des centres de décision à travers la décentralisation de la gestion des services publies de l'électricité et l'eau ;
De rendre performant ces secteurs en RIC en les ouvrant à l'initiative privée et en permettant aux opérateurs desdits secteurs de travailler de manière efficace et dans des conditions convenables.
Mesdames et Messieurs,
Les lois sectorielles fixent le cadre général dans lequel évoluent tous les opérateurs, qu'ils soient publics ou privés. Les opérateurs publics, en l'occurrence la SNEL et la REGIDESO, sont appelés à se conformer à ce cadre et donc à connaitre, comme la loi l'a voulu, de profondes réformes de leur de leur organisation et de leur modèle économique.
Il me revient que, s'agissant de la SNEL, une note technique proposant au Gouvernement les options de sa réorganisation a déjà été préparée et transmise à mon ministère et à celui du Portefeuille pour une décision du Conseil des Ministres. Pour la REGIDESO, un plan de transformation est en cours d'élaboration et sera incessamment soumis à l'examen du Gouvernement.
Des contrats de performance ont également été conclus entre ces entreprises publiques et l'Etat, lesquels définissent les actions à mettre en œuvre, et les engagements de chaque partie dans la réalisation des objectifs d'amélioration de leur gouvernance, ainsi que de leurs performances.
Ma première action sera donc de mettre encore une feuille de route détaillée. Elle inclura un programme à court terme (6 mois) avec des actions à impacts visibles, et un programme à plus long terme pour la mise en œuvre d'autres solutions urgentes. La priorité sera de renforcer la distribution d'électricité et d'eau potable pour tous.
Particulièrement pour l'électricité, nous devons commencer à résorber dès maintenant et progressivement le déficit énergétique, estimé à 2.000 MW, de nos industries extractives, avant l'arrivée de la centrale Inga 3. Je m'engage à organiser une concertation dans ce sens avec mon collègue des Mines et les opérateurs de la profession minière, qui sera suivie d'une consultation des opérateurs privés du secteur de l'électricité, nationaux et étrangers.
En ce qui concerne le secteur de l'eau, nous allons nous atteler à rendre opérationnelles toutes les structures instituées par la loi, notamment l'Office Congolais des Eaux et l'Agence de Régulation du secteur de l'eau, en vue de permettre aux opérateurs de ce secteur de travailler dans des conditions normales.
Mesdames et Messieurs,
Maintenant, permettez-moi Monsieur le Ministre sortant de laisser parler mon cœur.
Cher Teddy Luamba Muba, les relations nouées sur le banc de l'école, dans Ia chaleur d'une classe ou d'une cour, sont celles qui résistent le mieux au temps, parce qu'elles se fondent sur l'admiration objective de l'autre. Le Gouvernement est une école, et le Conseil des ministres une classe. Tout au long de ce mandat, tu étais mon voisin de gauche aux réunions du Conseil, comme si le destin savait et préparait déjà cette séance de remise et reprise. Nous avions pris l'habitude d'échanger sur les réformes de nos secteurs respectifs, et j'ai découvert un homme d'une grande intelligence, un passionné de son secteur et un serviteur zélé de la République. « Quand on admire une personne, on ne cherche pas à lui ressembler, mais à puiser dans son essence ce qui peut enrichir la nôtre », dit-on. Et moi, je t'admire. C'est pourquoi j'aimerais te dire que tu quittes ce ministère sans vraiment le quitter. Avec moi, tu resteras toujours dans cette grande maison de l'énergie, et nous bâtirons sur les fondations que tu as si habilement posées.
Je demeure convaincu que la vie te réserve d'autres opportunités pour servir le pays, et je te souhaite bonne chance.
Je ne peux terminer cette adresse sans me rapprocher du socle de ma vie, mon Dieu ; et Lui demander de me donner la force et la sagesse nécessaires pour relever ce nouveau challenge. Qu'il demeure mon Guide et ma Lumière tout au long de ce mandat au Ministère des Ressources Hydrauliques et Electricité.
La Direction Générale de l'Office Congolais de Contrôle « OCC » ainsi que l'ensemble de son personnel salue votre reconduction, par le Président de la République, Son Excellence Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Chef de l'Etat, aux fonctions de Ministre du Commerce Extérieur, Tutelle de l'Office.
Ce Gouvernement, dirigé par Son Excellence Madame la Première Ministre, Judith SUMINWA TULUKA, réconforte les espoirs des Congolais sur la confiance de voir un Congo plus beau et plus fort qu'avant.
Votre engagement à toujours servir le Pays est reconnu à travers cette marque de confiance que la Haute Hiérarchie du pays vous accorde une fois de plus et justifie les avancées significatives enregistrées lors de votre précédent mandat.
Nous souhaitons que ce mandat vous soit encore plus fructueux ; tout en vous rassurant de notre soutien et accompagnement dans la poursuite de vos objectifs.