Crise au Ministère des Hydrocarbures, RDC : une menace de grève plane suite à des accusations de détournement de plus de 720 000$ mensuels
Le climat social est particulièrement tendu au Ministère des Hydrocarbures. La délégation syndicale de ce ministère stratégique a ouvertement et publiquement accusé le cabinet de la Ministre Acacia Bandubola, de "mégestion et de gestion opaque" de fonds importants. Les syndicalistes menacent de déclencher une grève et un sit-in si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.
Au cœur du litige se trouve la gestion des revenus issus de la parafiscalité. Selon les accusations relayées par la délégation syndicale, un montant mensuel de plus de 720 000 dollars américains serait géré de manière non transparente par le cabinet de la Ministre, lequel échappe aux circuits financiers réguliers et au contrôle. Les représentants du personnel dénoncent un manque de clarté sur l'affectation de ces fonds, qui devraient, selon eux, contribuer au fonctionnement du ministère et au bien-être des agents.
Face à ce qu'ils qualifient d'opacité, les syndicats ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Ils annoncent "bientôt la grève et un sit-in devant le cabinet d'Acacia Bandubola" pour exiger des comptes et une gestion transparente des finances du ministère.
Ces graves allégations ont été relayées sur les réseaux sociaux et par plusieurs médias en ligne, créant ainsi une onde de choc dans le secteur. Cette affaire met en lumière non seulement les défis de gouvernance et de transparence dans la gestion des ressources naturelles dans le pays, mais également les tensions récurrentes entre les administrations publiques et les corps syndicaux en RDC, souvent liées à des questions de gouvernance financière et de conditions de travail.
Si les menaces de grève sont mises à exécution, elles pourraient paralyser un secteur vital pour l'économie nationale et mettre davantage de pression sur le gouvernement pour qu'il réponde à ces allégations de corruption.
Pour l'heure, le cabinet de la ministre des Hydrocarbures n'a pas encore réagi officiellement à ces graves accusations.
César Nkangulu



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