OIF : une séquence qui devient politique
La confirmation par Kigali de la candidature de Louise Mushikiwabo pour un troisième mandat ouvre une phase plus politique qu’institutionnelle à l’approche du Sommet de Siem Reap. Cette reconduction s’inscrit dans un contexte où la question de l'Est de la RDC rend toute séquence multilatérale immédiatement politique entre Kigali et Kinshasa.
Face à cette dynamique, l’hypothèse d’une candidature congolaise, avec le profil d’Isidore Kwandja, change de nature. Pour la RDC, il s’agit moins d’un affrontement personnel que d’un enjeu d’équilibre institutionnel et de rotation géographique, mais aussi d’une tentative assumée de traduire son poids démographique et diplomatique en influence réelle au sein de l’OIF. En filigrane, une question centrale : continuité institutionnelle ou réorientation progressive de la Francophonie vers un agenda plus opérationnel, potentiellement plus africain, et moins déconnecté des rapports de force régionaux.



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