Partenariat RDC–États-Unis : le choix courageux du Président Félix Antoine Tshisekedi qui enclenche le troisième cycle de développement national

Partenariat RDC–États-Unis : le choix courageux du Président Félix Antoine Tshisekedi qui enclenche le troisième cycle de développement national

(Par Prof Dr Ngoie Joël Nshisso)

Le 4 décembre 2025, la République démocratique du Congo a posé un acte majeur de son histoire économique et stratégique. En tant que professeur d’université, expert du commerce international et spécialiste des relations économiques entre la RDC et les États-Unis, notamment à travers le mécanisme de l’AGOA et du Corridor de Lobito, j’apporte mon plein soutien à cette action historique posée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

En s’engageant personnellement dans la signature de l’accord de partenariat stratégique entre la RDC et les États-Unis, le Chef de l’État a fait preuve de bravoure politique, de clairvoyance stratégique et d’une volonté assumée de développement économique intégral. Cet acte s’inscrit dans une lecture lucide de l’histoire économique du pays et dans une projection résolue vers l’avenir.

Après les séquences du développement et de l’industrialisation amorcées sous l’époque coloniale, puis les dix premières années de l’indépendance — malheureusement de courte durée, la RDC entre aujourd’hui dans ce que je qualifier de « troisième cycle de la politique du développement intégral ». Par cet accord, le Président Félix Tshisekedi vient d’en poser les fondations. À ce titre, cette vision mérite un soutien total, ainsi qu’un accompagnement fondé sur des stratégies intelligentes, pragmatiques et profondément citoyennes.

Transformer nos ressources en richesse nationale

Le cœur de ce partenariat réside dans la valorisation responsable des minerais critiques, devenus centraux dans l’économie mondiale et la transition énergétique et derrière les Etats Unis court comme un derate. En choisissant la voie de la transformation locale — raffinage, industrialisation, production de composants — la RDC rompt avec une logique de dépendance et affirme une ambition claire : créer de la valeur sur son territoire et pour sa population.

Cette orientation est porteuse d’emplois durables, mieux rémunérés, et constitue une réponse concrète au chômage structurel, notamment chez les jeunes. Elle ne peut toutefois réussir sans investissements massifs dans les infrastructures : énergie, routes, logistique et zones industrielles. Ce partenariat offre précisément l’opportunité de construire les bases réelles d’une industrialisation longtemps attendue.

Un secteur privé face à un tournant décisif

L’accord RDC–États-Unis interpelle directement le secteur privé congolais. Il ouvre l’accès à des chaînes de valeur internationales, à des financements structurants et à des transferts technologiques. Mais ces opportunités exigent des entreprises locales qu’elles élèvent leurs standards de gouvernance, de transparence et de performance.

Les joint-ventures avec des entreprises américaines ne doivent pas être perçues comme une menace, mais comme un levier d’apprentissage, de crédibilité et de compétitivité internationale. L’AGOA, qui vient d’être approuve pour son renouvellement avec une majorité écrasante par la chambre des représentants et qui est en route vers le Senat Américain peut devenir, dans ce contexte, un véritable outil de projection des entreprises congolaises vers les marchés mondiaux, à condition d’une préparation sérieuse.

La diaspora, pilier du troisième cycle de développement

La diaspora congolaise constitue un acteur stratégique incontournable de ce troisième cycle de développement. Par sa maîtrise des environnements économiques internationaux, son accès aux capitaux et son expertise, elle peut jouer un rôle de catalyseur entre la RDC et ses partenaires américains.

Cependant, cette contribution ne portera ses fruits que si elle s’inscrit dans une logique d’organisation collective, de professionnalisation et de vision à long terme, une mission à laquelle le Forum des Intellectuels Congolais de l’Etranger (FICE) basé aux Etats Unis et avec des membres à travers le monde. L’amour du pays ne doit plus se limiter à des initiatives spontanées, mais s’exprimer à travers des projets structurés, durables et alignés sur les priorités nationales comme le Chef de l’Etat l’a déjà démontré en lançant des projets innovants dans différentes provinces.

Une décision qui engage la Nation

En signant cet accord le 4 décembre 2025, le Président Félix Tshisekedi a pris une décision courageuse et clairement tournée vers l’avenir. L’histoire économique de la RDC retiendra ce moment comme celui d’un changement de cycle, à condition que l’ensemble des forces vives du pays s’en saisissent.

Le développement intégral de la RDC ne peut reposer sur l’État seul. Il appelle une mobilisation collective : institutions, secteur privé, diaspora et citoyens. Le Chef de l’État a ouvert la voie. Il mérite aujourd’hui un accompagnement stratégique, lucide et patriotique, afin que cette vision se traduise en résultats concrets pour la population.

L’acte est posé. Le troisième cycle est enclenché. La responsabilité est désormais collective.
Prof Dr Ngoie Joël Nshisso
Expert en commerce international et relations économiques RDC–États-Unis (AGOA)

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