Dialogue National : Germain Kambinga interpelle une Opposition en rupture avec l’exigence républicaine !
La réaction virulente d’une partie de l’opposition politique au cadre républicain proposé pour l’organisation d’un dialogue national, selon la logique édictée par Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République, lors de la récente cérémonie d’échanges des vœux avec les Diplomates accrédités en RD. Congo, continue de susciter de vives interrogations. Dans une prise de position publique diffusée sur son compte X (ex-Twitter), Germain Kambinga Katomba, Président du regroupement politique « Le Centre », s’est interrogé sur ce qu’il qualifie d’« indignation sélective » et de rejet systématique de l’autorité de l’État. Pour lui, cette posture, dans un contexte d’agression extérieure persistante, dépasse la simple divergence démocratique et pose la question de la responsabilité politique face aux intérêts supérieurs de la Nation.
Incohérence politique
Dans son expression publique, Germain Kambinga dit son trouble face à l’attitude d’acteurs politiques qui affirment ne nourrir aucune connivence avec la rébellion armée, tout en s’érigeant avec virulence contre les conditions républicaines posées pour la tenue d’un dialogue national.
Pour le Président du Centre, cette hostilité immédiate et systématique à tout cadre institutionnel émanant de l’État ne peut être considérée comme anodine. Elle traduit, selon lui, une posture politique qui appelle à être interrogée, tant elle semble déconnectée des impératifs de stabilité et de cohésion nationale.
Au-delà de la divergence démocratique
Sans nier le droit à l’opposition ni le pluralisme politique, Germain Kambinga estime que le rejet par principe d’un dialogue encadré par la Constitution et les institutions légalement établies franchit une ligne sensible.
Lorsqu’un cadre institutionnel, fondé sur l’autorité de l’État, suscite une hostilité aussi immédiate que systématique, il devient, selon lui, légitime de s’interroger sur les motivations réelles de ses détracteurs. À défaut d’arguments politiques structurés, cette posture alimente le soupçon d’un désalignement avec les exigences républicaines.
Le silence troublant sur l’agression extérieure
Là où la critique de Germain Kambinga se fait plus incisive, c’est dans la mise en parallèle entre l’acharnement contre les institutions de la République et le silence observé face à l’agression extérieure dont la RDC demeure victime.
Dans un contexte marqué par l’activisme de la rébellion du M23, soutenue par le Rwanda, ces réactions ne peuvent, selon lui, être réduites à de simples désaccords politiques. Elles contribuent, volontairement ou non, à fragiliser l’unité nationale et à banaliser un discours qui sert objectivement les intérêts des ennemis de l’État congolais.
Le silence sur l’agression extérieure, combiné à l’hostilité répétée contre les institutions républicaines, apparaît ainsi comme un élément politiquement révélateur.
Une agitation politique jugée prévisible
Germain Kambinga observe également le caractère cyclique de ces réactions, qui surgissent à chaque initiative visant à consolider l’ordre républicain. Cette agitation politique, aussi répétitive que prévisible, traduit moins, selon lui, une volonté sincère de dialogue qu’un rejet instinctif de l’autorité de l’État.
Il compare ces réactions à un réflexe épidermique, traduisant une difficulté persistante à accepter toute démarche susceptible de renforcer la souveraineté nationale et la centralité des institutions.
Responsabilité politique et devoir patriotique
Pour le Président du Centre, la période actuelle impose pourtant un sens élevé de responsabilité. Dans un pays confronté à une guerre d’agression, le débat politique ne saurait se construire en dehors de la défense des intérêts fondamentaux de la Nation.
Tout patriote, soutient-il, a le devoir de s’interroger sur les effets politiques et symboliques de certaines postures, surtout lorsqu’elles contribuent à fragiliser l’unité nationale au moment où celle-ci devrait être consolidée.
Rappel du cadre posé par le Président de la République
En effet, le samedi 31 janvier 2026 à Kinshasa, lors de la cérémonie d’échange des vœux avec les Ambassadeurs et Chefs des missions diplomatiques accrédités en République démocratique du Congo, le Président Tshisekedi a réaffirmé sa disponibilité à favoriser la cohésion interne, tout en fixant des bornes républicaines claires et non négociables : le respect de la souveraineté nationale, de l’intégrité territoriale et des institutions issues des élections de 2023.
Le Président Félix Tshisekedi a ainsi précisé que, « si ce dialogue devait se tenir, il se déroulerait sur le sol national et serait conduit et organisé par les institutions de la République », écartant toute démarche parallèle ou extraterritoriale.
Ainsi, au-delà des polémiques, le débat sur le dialogue national se trouve désormais recentré sur une exigence fondamentale : celle de concilier pluralisme politique, responsabilité patriotique et respect des fondements républicains.
John Ngoyi



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