Controverse sur la nouvelle plaque minéralogique, RDC : l’ONG ACDI/N la qualifie de mesure ‘‘socialement asphyxiante’’
Au lendemain de l’introduction d’une nouvelle plaque minéralogique sécurisée sur l’ensemble du territoire de la République Démocratique du Congo, la société civile monte au créneau. L’organisation non gouvernementale Action Communautaire pour le Développement Intégral d’un Congo Nouveau (ACDI/N) a publié une déclaration virulente ce mercredi 7 janvier 2026, dénonçant une mesure jugée inopportune et économiquement pénalisante pour la population.
Dans sa déclaration datée du 7 janvier, l'ACDI/N, par la voix de son coordinateur Jean-Pierre Nzadi Mvelele, rejette fermement cette initiative de la Direction Générale des Impôts (DGI), entrée en vigueur le 6 janvier 2026. Selon l'ONG, cette mesure « n'a aucun caractère d'urgence au regard des défis majeurs auxquels la population congolaise est confrontée », citant notamment la pauvreté généralisée, le chômage des jeunes et la dégradation du pouvoir d'achat.
L'organisation qualifie cette décision de « socialement asphyxiante », arguant qu'elle risque de « plonger davantage la population dans la précarité ». Les professionnels du secteur des transports, tels que les conducteurs de motos, de taxis et les transporteurs de marchandises, sont particulièrement visés par cette nouvelle charge financière, qui s'ajoute aux difficultés d'un quotidien déjà marqué par la vie chère.
Un autre point de friction soulevé par l'ACDI/N est le manque de dialogue. L'ONG affirme qu'« aucune concertation préalable n'a été menée avec les organisations de la société civile, les syndicats du transport et les associations des usagers ». Cette démarche est perçue comme une violation des principes de gouvernance démocratique et de participation citoyenne.
Face à ce qu'elle considère comme une décision prise au mépris des réalités sociales, l'ACDI/N lance un double appel. D'une part, elle exhorte le Gouvernement à « recentrer ses actions sur les véritables priorités sociales et économiques du peuple congolais ». D'autre part, elle invite les autorités compétentes à « revoir urgemment cette décision » et appelle les citoyens à une mobilisation pour la défense de leurs droits. Cette prise de position laisse présager des tensions sociales si la mesure est maintenue sans ajustement.
César Nkangulu



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