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Décryptage du Succès de la Chine à travers les plans quinquennaux

En octobre 2025, le 4e plénum du XXe Comité central du Parti communiste chinois (PCC) s'est tenu à Beijing. Les participants ont examiné et adopté les Propositions du Comité central du Parti communiste chinois sur l'élaboration du XVe Plan quinquennal de développement économique et social, qui représente une conception de haut niveau et une planification stratégique pour le développement de la Chine dans les 5 prochaines années. L’élaboration scientifique et la mise en œuvre inlassable des plans quinquennaux constituent une expérience précieuse pour le PCC dans la gouvernance du pays et un atout politique majeur du socialisme aux caractéristiques chinoises.

  1. Des plans qui incarnent une vision à long terme

« Créer une feuille de route pour bien préparer l’avenir ». Depuis le 14e plan quinquennal, l'objectif constant a été de faire de la Chine un pays socialiste moderne. Du 1er au 5e plan quinquennal, la Chine nouvelle a mise en place un tissu industriel et un système économique national indépendants et relativement complets. Du 6e au 13e plan quinquennal, la Chine a réalisé avec succès la transition historique vers une économie de marché socialiste, l’édification intégrale de la société de moyenne aisance, atteignant ainsi l’objectif du premier centenaire. Et visant l’objectif du deuxième centenaire, la Chine se prépare en deux étapes: d’abord réaliser par 3 plans quinquennaux l’essentiel de l’objectif de la modernisation socialiste en 2035, ensuite accéder, moyennant 3 plans quinquennaux supplémentaires, au rang d’une puissance socialiste moderne au milieu du 21e siècle.        

« Exécuter les plans l’un après l’autre ». En Chine, un plan quinquennal précédent jète la base solide pour le plan suivant, et les différents plans se lient de manière harmonieuse, constituant ainsi un effort continu et un avantage important de long terme. Durant la période du 7e plan quinquennal, par exemple, la Chine a fondamentalement résolu le problème de subsistance pour la population; Durant le 9e plan quinquennal, la vie du peuple chinois dans son ensemble a atteint le niveau de moyenne aisance; Durant le 11e plan quinquennal, la Chine est entrée au rang des pays à revenu moyen, et devenue la deuxième économie mondiale ainsi que le premier pays producteur-manufacturier; et durant le 14e plan quinquennal, la Chine a vu sa performance économique, scientifique et technologique et sa puissance nationale globale de la Chine accéder à un nouveau palier.

  1. Avantages des plans quinquennaux chinois

« Mobiliser toutes les ressources pour mener à bien des projets importants ». Les plans quinquennaux, en jouant un rôle de coordination générale, constitue la clé des succès obtenus dans le développement de la Chine. Prenons l’exemple de la bataille décisive pour éradiquer la pauvreté extrême : durant les 13e et 14e plans quinquennaux, toutes les politiques centrales, provinciales et locales, qu’elles soient en matière de finances, de foncier, de transports, de gestion de l’eau, d’éducation ou de soins médicaux, étaient orientées vers 832 districts défavorisés. Les investissements ciblés des fonds spéciaux de lutte contre la pauvreté avoisinent 1 600 milliards de yuans. De 2016 à 2020, plus de 10 millions de personnes sont sorties de la pauvreté chaque année. L'objectif de réduction de la pauvreté du Programme de développement durable à l'horizon 2030 des Nations Unies se sont réalisé avec 10 ans d'avance.

« Un marché effectif en synergie avec un gouvernement dynamique ». Dans une économie de marché socialiste, les plans quinquennaux sont des plans favorables au marché qui permettent d'améliorer l'efficacité de l'État et de pallier les défaillances du marché. Premièrement, en optimisant l'allocation des ressources publiques, les plans orientent les ressources sociales pour créer une synergie conforme aux objectifs déterminés. Deuxièmement, ils remédient aux inconvénients de la prise de décision décentralisée par les entreprises, en élaborant des programmes globaux selon des informations portant sur le développement à long terme et le bien-être de la population. Troisièmement, le système de planification national conçoit de manière systématique les politiques industrielles, met en place les infrastructures de façon proactive et planifie le développement industriel à long terme, créant ainsi un écosystème industriel propice à la croissance des entreprises.

« Les fruits du développement doivent être partagés par tout le peuple ». Les plans quinquennaux prennent systématiquement « les aspirations du peuple à une vie meilleure » comme point de départ et objectif ultime, et se basent sur le sentiment de satisfaction, de bonheur et de sécurité du peuple pour évaluer les progrès accomplis. Prenons l'exemple du 14e plan quinquennal : premièrement, il accorde une importance primordiale au peuple lors de la définition des indicateurs ; deuxièmement, il prend en compte les difficultés rencontrées par le peuple lors de l'élaboration des politiques ; troisièmement, il intègre le ressenti du peuple dans l'évaluation des résultats ; et quatrièmement, il garantit l'équité du partage des fruits du développement pour le peuple.

III. Rédaction des plans quinquennaux

« Concilier la conception de haut niveau et la consultation publique ». L’élaboration d’un plan quinquennal illustre parfaitement la démocratie du peuple dans tout le processus. D’une part, on adopte une approche dite « de haut au bas » pour assumer une vision globale. Les services de rédaction et différents groupes de recherche ont mené des enquêtes et des études approfondies, consulté des experts et renforcé l’argumentation scientifique en veillant à concilier les objectifs stratégiques nationaux et les besoins concrets de la population et tenant compte des intérêts particuliers et nationaux. D’autre part, on s’appuie sur une approche dite «de bas en haut » favorisant la participation publique. Lors de la rédaction du 15e Plan quinquennal, plus de 3,113 millions de suggestions ont été recueillies auprès du public moyenant l’internet, jetant ainsi la base populaire pour la mise en œuvre efficace du plan.

IV. Mise en œuvre des plans quinquennaux

« S’en tenir à une approche de coordination nationale ». La Chine est un pays vaste présentant d'importantes disparités territoriales, ce qui exige de prendre en compte à la fois la situation globale et les spécificités locales. D'une part, la Chine a mis en place un dispositif national de planification axé sur des plans quinquennaux et complété par de plans aux niveaux national, provincial, municipal et de district. Ces plans permettent d'éviter les constructions redondantes et la concurrence inutile entre différentes régions, tout en coordonnant les politiques budgétaires et monétaires. D'autre part, les plans quinquennaux accordent une grande importance à l’aménagement économique territorial, encourageant les collectivités territoriales à valoriser ses atouts pour parvenir à un développement différencié et coordonné, remédiant ainsi au problème du développement inégal et insuffisant.

« Les discours creux compromettent l’État et seule l’action concrète contribue à sa prospérité ». Un bon plan nécessite une forte capacité d’exécution pour assurer sa mise en œuvre solide. Le Parti communiste chinois joue pleinement son rôle de pilotage général et de coordination sur tous les plans, en intégrant la direction du Parti dans tous les domaines et tout au long des processus. Il assume une garantie puissante pour la l’exécution efficace des plans quinquennaux en clarifiant la répartition des tâches et responsabilités et en renforçant l’évaluation et la supervision.

« Maintenir l’orientation générale, ajuster les objectifs mineurs, mais pas toucher les lignes rouges ». Il existe un mécanisme d’ajustement dynamique des plans quinquennaux qui renforce la flexibilité de la gouvernance nationale. A priori les indicateurs « durs » concernant le bien-être du peuple, la sécurité et la protection de l’environnement ne doivent pas être revus à la baisse. Pourtant, les objectifs qui s’avèrent irréalisables en raison de l’évolution technologique, l’impact externe ou la contrainte financière peuvent être abaissés ou remplacés par les procédures pré-établies. Quant aux projets majeurs, qui subissent des changements importants dans l’exécution, ils pourraient être retirés, remplacés ou complétés. 

« Combiner la pplanification à long terme et les ajustements conjoncturels ». Les plans quinquennaux prévoient une réserve de projets qui donne les moyens nécessaires au macro-contrôle, permettant de déterminer l’intensité et le rythme de celui-ci selon la mutation de la situation économique, de diriger l’allocation transcyclique des ressources et de réduire les fluctuations macroéconomiques. Par exemple, face à une pression de ralentissement économique au deuxième et troisième trimestres de 2024, la Chine a accéléré l’implémentation de certaines mesures du 14e plan quinquennal, et a réussi à atteindre la croissance économique programmée.

Espérant Molissi/CP

 

Décryptage du Succès de la Chine à travers les plans quinquennaux
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2026, année des échanges humains et culturels Chine-Afrique : le dialogue des cultures pour parer à l'arbitraire

(Note de l'éditeur : Cet article représente le point de vue de l'auteur Karim Badolo et pas nécessairement celui de CGTN.)

Lors du Sommet du Forum sur la coopération sino-africaine en 2024 à Beijing, les deux parties avaient décidé que 2026 sera l'année des échanges humains et culturels. Depuis l'aube de l'humanité, les peuples éparpillés sur la planète ont toujours interagi. Par les migrations, les échanges commerciaux et les voyages, les hommes ont toujours éprouvé le besoin de se rencontrer, d'échanger et de partager ce qu'ils ont en commun et de différent. L'Afrique et la Chine ont établi des liens d'amitié aux racines profondes qui remontent dans le temps. Les hommes et les cultures des deux parties se sont nourris mutuellement dans divers domaines. Par le biais des routes de la soie, l'Afrique et la Chine ont communiqué et créé des liens qui se sont développés jusqu'à nos jours.

Dans le cadre de la coopération sino-africaine, l'Afrique et la Chine ont tracé les sillons d'échanges mutuels et enrichissants. Les deux parties ont formulé des initiatives qui favorisent la compréhension mutuelle et le renforcement des liens d'amitié séculaires. À travers un dialogue dynamique des cultures, l'Afrique et la Chine écrivent chaque jour les pages d'une humanité qui discute en tout égalité et en toute fraternité pour affronter les défis communs. En décrétant 2026, année des échanges humains et culturels, les deux parties ont pris le pari d'innerver leur coopération par une interaction humaine et culturelle prodigieuse. Les défis du développement ne sauraient être surmontés que dans une perspective où les cultures dialoguent en permanence. L'échange et l'ouverture apparaissent comme les piliers fondamentaux d'une coopération fructueuse et mutuellement bénéfique.

L'année 2026 sera l'occasion pour l'Afrique et la Chine d'apprécier le chemin parcouru ensemble, non seulement en termes de promotion des échanges humains et culturels, mais aussi un nouveau chapitre pour renforcer le dialogue des cultures dans un contexte où le règne de l'arbitraire et le repli sur soi sont en train de vouloir cloisonner le monde. Déjà, il faut se réjouir des nombreuses initiatives qui ont vu le jour dans le cadre de la coopération sino-africaine pour bâtir des ponts solides entre les deux parties. Grâce à des plates-formes d'échanges dynamiques, l'Afrique et la Chine se découvrent chaque jour dans divers secteurs et promeuvent le développement. À titre illustratif, des plateformes comme l'Exposition économique et commerciale Chine-Afrique et l'Exposition internationale d'importation de Chine (CIIE) ont permis aux produits agricoles et artisanaux africains d'intégrer le marché chinois et d'être appropriés par les Chinois. De nos jours, les ananas du Bénin, le café éthiopien, le piment du Rwanda, les fleurs du Kenya, le beurre de karité africain et bien d'autres articles artisanaux africains sont visibles sur le marché chinois. Dans l'autre sens, les produits chinois circulent en Afrique à la satisfaction des populations. Aujourd'hui, la Chine est, depuis 16 années consécutives, le premier partenaire économique et commercial de l'Afrique. Ces biens de consommation, qui circulent de part et d'autre, traduisent avec éloquence la richesse des échanges entre les deux parties.

Dans un autre registre, des décisions politiques contribuent énormément au renforcement des passerelles d'échanges humains et culturels entre les pays africains et la Chine. Depuis l'année dernière, la Chine a décidé de supprimer les droits de douane sur les produits de 53 pays africains. Cette mesure, qui vise à stimuler les exportations africaines et à réduire la balance commerciale largement déficitaire, participe à élargir les perspectives des échanges commerciaux entre les deux parties. Les diverses sessions de séminaires organisées par la partie chinoise au profit des africains dans divers domaines leur permettent d'avoir une meilleure compréhension de la Chine, de son histoire, de sa culture, de son développement et des enjeux de la coopération sino-africaine. En même temps, ces sessions de formations aident à déconstruire les préjugés éculés longtemps entretenus par certains pour entraver un véritable rapprochement des peuples africains et chinois. Par le biais de ces occasions d'échanges et de partage, les stéréotypes biaisés font de plus en plus place à une meilleure connaissance et compréhension de l'autre.

Dans le contexte actuel du monde où l'incertitude est permanente et la paix en sursis, la Chine et l'Afrique ont intérêt à saisir l'opportunité de cette année particulière pour ériger des remparts contre le mépris magistral infligé à la cohabitation entre les peuples. Dans ce sens, il importe pour les deux parties de dynamiser les échanges dans les domaines de l'éducation, de la culture, du tourisme, de l'édition, des sports, des sciences et technologies, des moyens de subsistance des populations, du développement vert et autres. Face à l'arbitraire et au piétinement du droit international, il faut mettre en avant le dialogue des cultures qui prône des valeurs communes comme l'égalité, la solidarité, le respect des droits de l'homme, l'ouverture, la tolérance et la responsabilité commune.

Promouvoir les échanges humains et culturels, c'est prendre un pari pour avenir pacifique, un monde respectueux des intérêts des autres et offrir une diversité de possibles aux générations futures. Le dialogue des cultures est une dimension essentielle dans la promotion des échanges humains et culturels. Il doit servir de bouclier contre ceux qui veulent instaurer la loi de la jungle dans la marche du monde. L'avènement d'un monde de paix et de cohésion sociale passe impérativement par un dialogue des civilisations fondé sur la compréhension mutuelle, l'égale dignité des cultures et le respect mutuel. L'Afrique et la Chine ont une occasion en or, en cette année qu'elles ont désignée année des échanges humains et culturels, pour montrer au reste du monde que les instincts de prédation sont anachroniques et aux antipodes des valeurs de démocratie.

Face à la résurgence d'un monde de bafouement de la dignité des autres, il faut renforcer l'alternative d'un dialogue fraternel entre les hommes. Comme l'a prévenu Albert Camus, « tout ce qui dégrade la culture raccourcit les chemins qui mènent à la servitude. » Vivement que dans le programme d'activités de cette année spéciale, l'Afrique et la Chine fassent véritablement front commun pour préserver les acquis d'une cohabitation pacifique et harmonieuse entre les différentes cultures qui, par leur diversité, enrichissent le monde.

 

 

2026, année des échanges humains et culturels Chine-Afrique : le dialogue des cultures pour parer à l'arbitraire
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Devant le Conseil de sécurité des Nations Unies sur le Venezuela, New York : Antonio Guterres appelle au respect du droit international pour la sauvegarde de la paix et de la sécurité

Dans une déclaration lue par Madame Rosemary A. DiCarlo, Secrétaire générale adjointe aux affaires politiques et à la consolidation de la paix, devant le Conseil de sécurité ce lundi 5 janvier 2026, le Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guterres, s’est dit «profondément préoccupé par l'éventuelle aggravation de l'instabilité dans le pays, son impact potentiel sur la région et le précédent qu'elle pourrait créer quant à la conduite des relations entre les États». Profitant de l’occasion, il a invité les États membres au plein respect «du droit international, notamment de la Charte des Nations Unies, qui constitue le fondement du maintien de la paix et de la sécurité internationales». Il a invité, par ailleurs, tous les acteurs vénézuéliens à s'engager dans un dialogue démocratique inclusif où tous les secteurs de la société pourront décider de leur avenir.

Ci-dessous, l’allocution dans son intégralité.

Allocution du Secrétaire général au Conseil de sécurité – sur le Venezuela

Lu par Mme Rosemary A. DiCarlo, Secrétaire générale adjointe aux affaires politiques et à la consolidation de la paix

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité,

Nous nous réunissons dans un contexte grave, suite à l'intervention militaire américaine du 3 janvier en République bolivarienne du Venezuela.

Les grandes lignes des événements de samedi ont été largement rapportées.

Tôt ce jour-là, les forces américaines étaient actives à Caracas et dans les États du nord de Miranda, d'Aragua et de La Guaira.

Le nombre de victimes de ces actions reste indéterminé.

Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux samedi, le président Donald Trump a annoncé une « frappe de grande envergure contre le Venezuela et son dirigeant, le président Nicolás Maduro ».

Lors d'une conférence de presse samedi, le président Trump a déclaré : « Nous allons diriger le pays jusqu'à ce qu'une transition sûre, appropriée et judicieuse soit possible. »

Le gouvernement vénézuélien a qualifié l'action des États-Unis d'agression militaire perpétrée dans des zones civiles et militaires, et de violation flagrante de la Charte, constituant une menace pour la paix et la sécurité internationales et régionales.

À l'heure où je vous parle, le président Maduro est détenu à New York, accusé par les autorités américaines, ainsi que son épouse Cilia Flores, de graves infractions pénales.

L'avenir immédiat du Venezuela est, quant à lui, plus incertain.

Je suis profondément préoccupé par l'éventuelle aggravation de l'instabilité dans le pays, son impact potentiel sur la région et le précédent qu'elle pourrait créer quant à la conduite des relations entre les États.

Monsieur le Président,

La situation au Venezuela est une source de préoccupation régionale et internationale depuis de nombreuses années.

L'attention portée au pays s'est accrue suite aux élections présidentielles contestées de juillet 2024.

Le groupe d'experts électoraux que j'ai nommé à la demande du gouvernement vénézuélien pour accompagner les élections a mis en lumière de graves problèmes.

Nous avons constamment réclamé une transparence totale et la publication intégrale des résultats des élections.

Comme nous l'avons indiqué au Conseil le 23 décembre, le Haut-Commissariat aux droits de l'homme a recensé de graves violations.

Le 3 janvier, la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a décrété l'état d'urgence sur l'ensemble du territoire national, conférant ainsi des pouvoirs de sécurité supplémentaires au gouvernement.

Monsieur le Président,

Ces derniers développements font suite à une période de tensions accrues, amorcée à la mi-août, comme nous l'avons évoqué à deux reprises au sein de ce Conseil.

J'ai toujours insisté sur l'impératif du plein respect, par tous, du droit international, notamment de la Charte des Nations Unies, qui constitue le fondement du maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Je demeure profondément préoccupée par le non-respect des règles du droit international lors de l'intervention militaire du 3 janvier.

La Charte consacre l'interdiction de recourir à la menace ou à l'emploi de la force contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout État.

Le maintien de la paix et de la sécurité internationales repose sur l'engagement constant de tous les États Membres à respecter l'ensemble des dispositions de la Charte.

Monsieur le Président,

Le Venezuela traverse depuis des décennies une instabilité intérieure et des troubles socio-économiques. La démocratie est mise à mal. Des millions de Vénézuéliens ont fui le pays.

La situation est critique, mais il est encore possible d'éviter une escalade plus large et plus destructrice.

J'appelle tous les acteurs vénézuéliens à s'engager dans un dialogue démocratique inclusif où tous les secteurs de la société pourront décider de leur avenir.

Cela implique le plein respect des droits humains, de l'État de droit et de la souveraineté du peuple vénézuélien.

J'exhorte également les pays voisins du Venezuela, et la communauté internationale plus largement, à agir dans un esprit de solidarité et dans le respect des principes, des lois et des règles établis pour promouvoir la coexistence pacifique.

Je salue et suis prêt à soutenir tous les efforts visant à aider les Vénézuéliens à trouver une voie pacifique pour l'avenir.

Monsieur le Président, Excellences,

Dans des situations aussi confuses et complexes que celle que nous traversons actuellement, il est important de rester fidèle à ses principes.

Respect de la Charte des Nations Unies et de tous les autres cadres juridiques applicables pour la sauvegarde de la paix et de la sécurité.

Respect des principes de souveraineté, d'indépendance politique et d'intégrité territoriale des États.

Interdiction de la menace ou de l'emploi de la force.

La force du droit doit prévaloir.

Le droit international offre des outils pour traiter des problèmes tels que le trafic illicite de stupéfiants, les différends relatifs aux ressources et les violations des droits humains.

C'est la voie à suivre.

Merci.

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Rêve de soie

 

Le Hanfu, incarne avec élégance l’esprit d’une civilisation de rites et de traditions.

Ici, au musée du Jardin chinois, chaque pavillon, chaque plante et chaque détail, murmure l’histoire d’une culture millénaire.

Dans l’harmonie et la poésie des espaces qu’il dessine, le jardin chinois est un écrin parfait pour ce costume traditionnel.

Je vous invite à un voyage dans le temps où nature et culture se mêlent avec délicatesse.

Comme dans un tableau qui prend vie, laissons-nous porter par la danse gracieuse des manches du Hanfu.

Voici une robe quju, inspirée des styles vestimentaires populaires sous les dynasties Qin et Han.

Fait historique fascinant : la plus ancienne trace de quju remonte à la découverte, dans une tombe vieille de plus de 2 200 ans, d'une robe confectionnée en soie brute, longue de 160 cm, avec des manches de 195 cm.

Pesant à peine 48 grammes, c’est un véritable chef-d'œuvre du textile ancien, qui témoigne du raffinement extrême de l'artisanat de cette époque.

Cette tenue s’inspire d'une brique peinte représentant une scène de « Récolte de feuilles de mûrier »... une œuvre découverte dans la province du Gansu, dans l'ouest de la Chine, il y a plus de 1 600 ans.

La jeune fille représentée porte trois couches de hauts superposés, et une jupe bicolore rouge et blanche, très à la mode à l'époque.

Elle tient un panier en bambou pour cueillir les feuilles de mûrier.

Les jupes traditionnelles du Hanfu étaient drapées autour de la taille et fixées avec des rubans.

 

 

Bienvenue à l'époque des Tang, une dynastie particulièrement florissante qui a duré plus de trois siècles.

Ce style féminin s'inspire des fresques de Dunhuang, un site considéré comme le plus grand musée de peintures murales au monde.

Les femmes portaient des jupes montant à la poitrine, ornaient leur visage de motifs décoratifs, et s'enveloppaient dans des châles fluides appelés « pibo ».

Quant aux hommes, ils arboraient des tuniques richement décorées.

Voici une robe Hanfu à col rond, ornée de motifs perlés et floraux, typiques de la mode masculine sous les Tang.

 

En 960, la Chine entre dans la dynastie des Song.

Préparer le thé, contempler des peintures, brûler de l'encens et composer des arrangements floraux étaient les « quatre arts de l’élégance » chers aux lettrés des Song.  

Leur quête de beauté se reflétait dans leurs tenues où ils valorisaient la simplicité, la légèreté et les superpositions harmonieuses.

Les hommes, quel que soit leur âge, ornaient même leurs cheveux de fleurs... Un détail précieux, symbole de raffinement.

Les femmes, elles, aimaient porter un bustier sous un vêtement plus long et ample et détaché à la taille.

Sur une jupe plissée, aérienne, leur silhouette dessinait une grâce décontractée.

 

 

Il y a plus de 600 ans, sous la dynastie des Ming, la Chine exportait abondamment sa soie et sa porcelaine. Portés par la Route maritime de la Soie, ces trésors ont stimulé le commerce et les échanges culturels à travers le monde.

Les vêtements de l’époque se distinguaient par leurs silhouettes volumineuses, leurs manches larges et leurs tissus somptueux.

La jupe « Mamian » est l'un des symboles les plus connus du Hanfu féminin des Ming.

Une précision s’impose : « Mamian », littéralement « visage de cheval » ne fait en réalité pas référence à l’animal. Le nom évoque la forme d’une structure d’architecture défensive que l’on trouvait sur les anciennes murailles chinoises.

Rêve de soie
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Dimanche le 23 novembre 2025 : Le Président Nicolás Maduro a célébré ses 63 ans d'âge

 

Le Président constitutionnel de la République Bolivarienne du Venezuela, monsieur Nicolas Maduro Moros, a célébré ses 3 ans D'ÂGE le dimanche 23 novembre 2025 dernier.  Comme à l'accoutumée, les messages de félicitations lui ont été adressés en provenance de quatre coins du globe.

Les Présidents russe, cubain, chinois, vietnamien, biélorusse et tant d'autres n'ont pas raté l'occasion pour exprimer leur amitié à leur collègue vénézuélien. Dans la foulée, des organisations anti-impérialistes mondiales ont aussi manifesté leur attachement au leader de la Révolution bolivarienne. En République Démocratique du Congo, l'Union des Démocrates Socialistes, et ses Branches Spécialisées (LIFUDS et UJUDS) ainsi que la Section Congolaise de l'Internationale Antifasciste ont, pour leur part, adressé les leurs au Président Nicolás Maduro Moros.

Dans son message signé par son Président National, monsieur Crispin Kabasele Tshimanga Babanya Kabudi, l’Union des Démocrates Socialistes a loué "la constance et la persévérance du Président vénézuélien qui lui ont permis, fort heureusement, d'accéder à la Magistrature Suprême de la République Bolivarienne du Venezuela et de conduire des mains de maître la Révolution bolivarienne, œuvre du Commandant Hugo Chavez", en ajoutant qu'il a réussi à édifier une grande puissance souveraine et inviolable qui fait la fierté du Peuple Vénézuélien dans un environnement très difficile marqué par des sanctions et des pressions des impérialistes".

La Lifuds salue un homme de conviction et de dignité

Pour sa part, la Présidente Nationale de la Ligue des Femmes de l’Union des Démocrates Socialistes, LIFUDS, Madame Charlotte Buimpe Diombelayi, a salué, dans son message, "un homme de conviction, de dignité, un vrai résistant. L'héritier du Commandant Hugo Chávez a su porter haut et avec fermeté la flamme de la Révolution bolivarienne, malgré les pressions, les blocus, les tentatives de déstabilisation et les campagnes d’isolement orchestrées par les forces impérialistes". Elle a reconnu son engagement en faveur d’un monde multipolaire, de la solidarité Sud-Sud et de la dignité des peuples opprimés qui a fait de lui une figure essentielle de la résistance anti-impérialiste de notre temps".

Le Président National de l'Union de la Jeunesse de l'UDS, UJUDS, Me Dieudonné Ngalamulume Mupangila, a, de son côté, souhaité longévité au Président Maduro pour qu'il poursuive la lutte contre l'impérialisme, le fascisme, le sionisme, le capitalisme et le néocolonialisme dans le monde. Tout en émettant le vœu de voir "cet anniversaire rallumer en lui la flamme d'un révolutionnaire qui ne doit jamais reculer face à l'oppression des puissances impérialistes".

L’internationale antifasciste RD. Congo admire son parcours

La Section Congolaise de l'Internationale Antifasciste n'a pas cette occasion pour présenter ses vœux au Leader vénézuélien. Son Secrétaire-Rapporteur, monsieur Cyrille Mwauka Masimango, a produit aussi un message poignant. Il a admiré le "parcours d’un dirigeant dont l’existence est profondément consacrée à la défense de l’autonomie des peuples et à la construction d’une société affranchie de toute domination extérieure".

Il a souligné son engagement pour construire une société juste et souveraine, source d’inspiration pour toutes les forces progressistes. Il a poursuivi en ces termes : "l’Internationale Antifasciste – RD Congo salue votre détermination dans la lutte pour l’émancipation et la souveraineté des peuples".

Jean Kabeya Mudiela Ndungu/CP

Dimanche le 23 novembre 2025 : Le Président Nicolás Maduro a célébré ses 63 ans d'âge
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Réouverture de l’aéroport : Emmanuel Macron dégaine sur Kagame et ses pantins de l’AFC/M23

Au sommet de G20 de Johannesburg, à la clôture des travaux, samedi 22 novembre dernier à Johannesburg, le Président français n’a pas manqué de réserver quelques paragraphes sur la situation en RDC. C’est une France battante qui prend à cœur les atrocités de violence subies par cette population de l’Est congolais. Des résolutions audacieuses à l’initiative de Paris ont permis le vote de la résolution 2773 de l’ONU qui a réaffirmé, sans ambages, le respect de la souveraineté du territoire congolais et le retrait des forces d’agression à savoir, le Rwanda.

Macron, connu pour son franc-parler, n’a pas eu sa langue en poche en ce qui concerne notamment, la réouverture de l’aéroport de Goma, chef-lieu de la province occupée du Nord-Kivu. Il a déploré que l’effort n’avait pas été fourni par les rebelles M23-AFC en ce termes : « Je note qu’aujourd’hui, l’effort n’a pas été fait par le M23 et ceux qui contrôlent l’aéroport de Goma pour permettre sa réouverture, alors même que les conditions administratives ont été mises en place par la République Démocratique du Congo ».

Dans ce sens, le Chef de l’État français a rappelé la conférence humanitaire de Paris du mois d’octobre dernier, qui avait mobilisé 1,5 milliard d’euros, soulignant une nécessité pour les populations victimes des combats dans les provinces du Nord et Sud-Kivu.

«A Paris, nous avons avancé avec cette conférence humanitaire qui a permis de mobiliser des fonds pour un plan qui n’était pas financé. Nous avons largement dépassé le milliard d’euros, atteignant 1,5 milliard. Avant le sommet, nous étions à 150 millions d’euros. Donc, nous avons multiplié par dix le soutien humanitaire en République Démocratique du Congo. C’était une nécessité. Il faut que nous continuions d’avancer. La situation est terrible dans tout l’Est et dans les régions équivalentes», a rappelé Macron.

Il a réitéré, à cette occasion, son appel aux parties prenantes pour résoudre cette situation, rappelant les processus de paix en cours, qui visent à résoudre la crise dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

Et le Président français de réitérer : « Je demande vraiment à toutes les parties prenantes, sur le sujet humanitaire, d’avancer immédiatement. De plus, comme vous le savez, une réunion de médiation a eu lieu à Doha, qui a également permis d’avancer sur l’aspect politique et la discussion avec le M23. Nous continuons d’avancer. Je pense qu’il est essentiel d’unir tous les efforts, y compris ceux de l’Union africaine ».

Entretemps, le gouvernement congolais a réaffirmé que la réouverture de l’aéroport de Goma ne serait possible que par les institutions nationales, une approche contestée par ceux qui contrôlent cette ville : les rebelles M23/AFC, soutenus par le Rwanda.

La Pros.

Réouverture de l’aéroport : Emmanuel Macron dégaine sur Kagame et ses pantins de l’AFC/M23
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La France remet la plume au cœur du débat démocratique avec Ma Lettre à Macron

La parole citoyenne n’a jamais été aussi libre, ni aussi fragile. À force de s’exprimer partout, elle semble s’être vidée de son sens. Des foules connectées protestent à coups de hashtags, des peuples s’indignent par vagues virales, des débats planétaires s’épuisent en 280 caractères.

Dans cette ère du « tout dire », les démocraties trébuchent sur un paradoxe vertigineux : plus on parle, moins on s’écoute.

Des États-Unis à l’Europe, de Montréal à Paris, une même lassitude s’installe, celle d’un monde saturé de mots, mais orphelin d’écoute.

C’est dans ce contexte que la France, terre de révolutions et d’idées, surprend en renouant avec un geste aussi ancien que subversif : écrire.

Avec Ma Lettre à Macron, l’entrepreneur Mathieu Burthey propose une forme d’expression citoyenne à contre-courant du tumulte numérique. Pour un euro symbolique, chacun peut envoyer une carte postale imprimée et expédiée à l’Élysée.

Ni pétition ni revendication, mais une correspondance démocratique, où la lenteur du mot remplace la rapidité du clic et où l’acte d’écrire redevient un moyen de faire bouger les lignes.

Quand tout le monde parle, mais que plus personne n’écoute

Jamais la société contemporaine n’a autant communiqué.

Les réseaux sociaux bruissent, les débats s’enchaînent, les opinions s’entrechoquent.

Et pourtant, le sentiment d’impuissance grandit.

De la France au Canada, de la Belgique aux États-Unis, une même impression s’impose : la démocratie bruisse, mais n’écoute plus.

C’est dans ce climat de saturation que Mathieu Burthey, entrepreneur français, a conçu Ma Lettre à Macron.

"La gravité de la situation en France m’inquiète profondément. Personne ne comprend plus vraiment ce qui se passe. J’ai voulu créer un outil simple, à la portée de tous, pour permettre à chacun de dire ce qu’il a à dire."

Ici, pas de manifeste politique, pas de pétition collective : une seule carte, un seul message, une voix à la fois.

Ce que l’on envoie n’est pas un simple courrier, mais une présence physique, une parole qui retrouve son poids.

Une carte, un euro, un symbole

Le principe est d’une limpidité rare : sur le site www.ma-lettre-a-macron.fr, chaque citoyen rédige un message, règle un euro symbolique, et la plateforme se charge d’imprimer et d’expédier la carte à l’Élysée.

Chaque envoi est unique, signé, affranchi, et adressé.

Ce n’est pas une réaction en ligne, mais une démarche réfléchie, volontaire, assumée.

Ce coût symbolique ancre l’acte dans la réalité.

Loin de la gratuité impulsive du numérique, l’euro versé redonne de la valeur à la parole.

Il transforme l’expression en engagement concret.

Ce geste, à la fois intime et collectif, rappelle que la démocratie repose sur une idée simple : la participation.

Mais ici, elle prend une forme inattendue, celle d’une correspondance civique.

Redonner chair à la parole

Le projet s’appuie sur une technologie maîtrisée.

Ma Lettre à Macron utilise la solution Eazypostcard.com, développée par le fondateur lui-même.

Initialement pensée pour les entreprises souhaitant automatiser leurs envois postaux, la plateforme a été réorientée vers un objectif civique : transformer le numérique en relais, et non en barrière.

« J’ai voulu transformer la technologie en outil d’expression », explique Mathieu Burthey.

Chaque message transite ainsi du virtuel au tangible : un clic devient une carte, une idée devient un objet. L’encre remplace le pixel, le silence remplace le bruit.

Une manière poétique, mais profondément politique, de redonner sens au mot communication.

Une initiative sans drapeau, mais pas sans convictions

Ma Lettre à Macron se veut totalement indépendante.

Aucune affiliation politique, aucune orientation partisane : le projet appartient à ceux qui s’en emparent.

Chacun écrit ce qu’il veut, avec ses mots, ses émotions, ses convictions.

Certains expriment la colère, d’autres la reconnaissance ou la lassitude.

Tous participent à un même mouvement : réhabiliter la parole libre.

« Je ne revendique rien », précise Mathieu Burthey. « Je souhaite simplement encourager chacun à faire sa part, si modeste soit-elle, pour contribuer à retrouver notre belle France. »

Cette liberté absolue est l’essence même du projet.

Elle fait écho à une aspiration universelle : retrouver un espace d’expression directe, sans médiation, sans censure, sans slogan.

Et, par-delà les frontières, l’idée trouve un écho familier : celui d’un besoin mondial de réhumaniser la parole politique.

Du cri collectif à la voix singulière : un nouvel angle démocratique

Le projet n’est pas né d’une colère, mais d’un constat.

La société semble avoir épuisé ses modes d’expression traditionnels : les manifestations, les débats télévisés, les réseaux sociaux.

À force de crier ensemble, la parole individuelle s’est dissoute.

Ma Lettre à Macron propose l’inverse : faire de la voix de chacun une matière commune, lente, lisible, authentique.

Un projet français à portée internationale

Si le concept est né en France, il s’inscrit dans une dynamique universelle.

L’idée de Ma Lettre à Macron touche à des questions qui dépassent largement le cadre hexagonal : la représentation, la parole citoyenne, la confiance dans les institutions.

À l’heure où les mouvements sociaux se multiplient à Londres, à New York ou à Montréal, la démarche française attire l’attention pour sa singularité :

plutôt qu’une manifestation, une correspondance.

Dans les pays francophones comme la Belgique, la Suisse ou le Québec, l’initiative résonne déjà comme un écho familier : celui d’une société qui cherche à réinventer le dialogue.

Et dans les sphères anglophones, elle intrigue : une France réputée pour ses révoltes de rue choisit désormais l’écriture comme moyen d’expression civique.

Là réside sa puissance symbolique : Ma Lettre à Macron devient le miroir d’un monde où écrire est redevenu un acte politique.

Le parcours d’un entrepreneur au service du civisme

Derrière cette idée, un profil singulier : celui d’un entrepreneur habitué aux crises.

Depuis quinze ans, Mathieu Burthey dirige un cabinet de conseil pour les entreprises en difficulté. Son expérience l’a confronté à la perte de dialogue, à la méfiance, à la désunion. Il en a tiré une conviction : quand la communication s’effondre, tout vacille. C’est ce constat qui l’a poussé à créer une passerelle entre l’entreprise et la citoyenneté.

Ses deux autres projets, Eazypostcard.com et Flypool.me, témoignent du même ADN : faire du numérique un outil d’action, non de distraction.

Avec Ma Lettre à Macron, il applique cette philosophie à la sphère civique : la technologie au service du lien, la simplicité au service du sens.

Sans subvention, sans réseau politique, sans sponsor : un projet indépendant, auto-financé, bâti sur la conviction que les citoyens peuvent, par un simple geste, réinventer la participation démocratique.

En savoir plus

Site web : https://www.ma-lettre-a-macron.fr

Facebook : https://www.facebook.com/malettreamacron

Instagram : https://www.instagram.com/malettreamacron

Linkedin : https://www.linkedin.com/in/ma-lettre-%C3%A0-macron-5421b938b

Contact Presse

Mathieu Burthey
Téléphone : +33781429552
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La France remet la plume au cœur du débat démocratique avec Ma Lettre à Macron
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Pratiques « génocidaires » et « expansionnistes » : un rapport de l'ONU met en cause Israël

 

Israël est accusé d’avoir employé des « pratiques génocidaires » à Gaza et de laisser libre cours à sa « rhétorique expansionniste » au Moyen-Orient. Ces conclusions, rassemblées dans un document finalisé avant le cessez-le-feu actuel entre Israël et le Hamas, proviennent d’un comité onusien chargé d’enquêter sur les exactions du pays dans les territoires arabes occupés.

Rédigé par les ambassadeurs du Sri Lanka, de la Malaisie et du Sénégal auprès de l’ONU, le rapport, publié mardi, met en lumière une dégradation continue de la situation au Moyen-Orient : intensification des opérations militaires au Liban, durcissement de l’occupation en Cisjordanie, expansion de la colonisation dans le Golan syrien, et une impunité persistante malgré les décisions récentes de la Cour internationale de Justice (CIJ) et les mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI).

Le triumvirat à l’origine de l’étude forme un comité spécial créé en 1968 par l’Assemblée générale de l’ONU pour enquêter sur les pratiques israéliennes dans les territoires arabes occupés. Dans son précédent rapport, en septembre 2024, le comité évoquait la « possible commission d’un génocide » à Gaza. Il affirme désormais, preuves et témoignages à l’appui, que des pratiques génocidaires ont bien été employées par Israël à Gaza, où 86,3 % du territoire est classé zone interdite ou en évacuation, où 60 138 Palestiniens ont été tués depuis octobre 2023, et où les morts indirectes – famine, maladies, effondrement du système de soins – devraient encore augmenter.

Consacré à la période allant d'août 2024 à juillet 2025, le rapport détaille le blocus quasi total de l’aide humanitaire imposé pendant plusieurs mois à l’enclave palestinienne, un mécanisme délibéré, selon le comité, ayant entraîné la famine. Il relève aussi des frappes menées dans des lieux préalablement qualifiés par Israël de « zones de sécurité » et la mort de centaines de civils sous les tirs de l’armée israélienne, alors qu’ils tentaient d’atteindre des convois alimentaires.

Le bilan humain parmi les travailleurs humanitaires est décrit comme sans précédent : 212 humanitaires morts, dont 130 membres du personnel de l’ONU.

Cisjordanie : un durcissement simultané

Si Gaza concentre l’attention internationale, le comité avertit que la Cisjordanie – l’autre territoire censé constituer, avec Gaza, la base d’un futur État palestinien indépendant – bascule elle aussi dans une spirale de violence.

Raids militaires à Jénine, Tulkarem ou Naplouse, recours à des chars dans des zones densément peuplées, plus de 40 000 déplacés, 399 Palestiniens tués par les forces israéliennes : le rapport décrit un rythme d’opérations inédit depuis des années.

Il dénonce aussi la montée des violences de colons, parfois commises avec l’appui direct ou indirect des autorités, et la multiplication des avant-postes israéliens en territoire palestinien, dont certains ont été ensuite légalisés. Le transfert de responsabilités administratives à des responsables civils favorables à l’annexion de la Cisjordanie occupée, dont Jérusalem-Est fait partie, est selon le Comité « de nature à saper toute possibilité de souveraineté palestinienne ».

Le chapitre consacré aux détentions souligne un recours accru à des pratiques « systématiques » de mauvais traitements. Depuis octobre 2023, date du début de la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza, 18 000 Palestiniens ont été arrêtés, dont 1 450 enfants et 560 femmes.

Expansion régionale : du Golan syrien au sud du Liban

Le rapport met également en cause un agenda expansionniste dépassant les frontières de la Cisjordanie et de Gaza.

« Les revendications incessantes d’Israël en faveur d’une Terre d’Israël sans frontières sont incompatibles avec une paix juste et durable et ne feront qu’apporter davantage de souffrance et de dépossession au Moyen-OrientLes revendications incessantes d’Israël en faveur d’une “Terre d’Israël” sans frontières sont incompatibles avec une paix juste et durable et ne feront qu’apporter davantage de souffrance et de dépossession au Moyen-Orient », ont souligné mardi les membres du comité, dans un communiqué de presse accompagnant la publication du rapport.

Dans le Golan syrien occupé, Israël cherche selon eux à doubler la population des colons et affirme vouloir rester « indéfiniment » dans de nouvelles zones occupées, plus profondément à l’intérieur du territoire syrien.

Au Liban, les opérations militaires israéliennes contre le Hezbollah l’an dernier ont fait des milliers de morts et de blessés, notamment « le plus grand nombre de personnels médicaux tués dans un conflit armé en 2024 ».

Ces éléments dessinent, selon le comité, une trajectoire géopolitique cohérente : un mouvement d’expansion territoriale qui complique encore toute perspective de règlement politique.

Impunité : un diagnostic central

« Malgré les ordonnances contraignantes de la CIJ et les mandats d’arrêt de la CPI, Israël agit dans une impunité totale, soutenue par l’appui diplomatique, financier et militaire de puissants États tiers et par l’absence de sanctions internationales », note le rapport.

Le Comité recommande des sanctions internationales contre Israël et un embargo total sur les armes. Il appelle les États membres de l’ONU à coopérer pleinement avec la CPI et à mener des enquêtes sur les entreprises et personnes ayant participé aux violations graves documentées dans le rapport.

« Il ne peut pas être acceptable que quelqu’un d’un autre pays se rende en Israël, s’engage dans l’armée, commette des crimes de guerre et réintègre ensuite simplement la société sans aucune responsabilité », écrit-il.

D’autres foyers d’inquiétude

Le rapport aborde également la campagne de délégitimation contre l’UNRWA, l’agence onusienne chargée de soutenir les réfugiés palestiniens, alors que 330 de ses employés ont été tués. Il décrie également les restrictions visant les ONG étrangères en Israël et l’usage accru de l’intelligence artificielle dans les opérations militaires du pays à Gaza, véritable « terrain d’essai » pour l’industrie israélienne de la défense.

(Avec l’ONU)

Pratiques « génocidaires » et « expansionnistes » : un rapport de l'ONU met en cause Israël
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Gaza : la résolution adoptée par le Conseil de sécurité est une « étape importante », estime Guterres

 Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a qualifié l’adoption d’une résolution sur Gaza par le Conseil de sécurité « d’étape importante dans la consolidation du cessez-le-feu » dans l'enclave palestinienne ravagée par deux ans de guerre.

Le chef de l'ONU souligne qu’il est important de continuer à avancer vers la deuxième phase du plan américain, qui mènera à un processus politique visant à parvenir à une solution à deux États entre Israël et les Palestiniens, a précisé son porte-parole dans une note à la presse publiée lundi soir.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté lundi un projet de résolution présenté par les États-Unis approuvant le plan du Président américain Donald Trump visant à mettre fin à la guerre dans l’enclave palestinienne et autorisant la mise en place d’une force internationale de stabilisation.

« Il est désormais essentiel de traduire cette dynamique diplomatique en mesures concrètes et urgentes sur le terrain », a déclaré M. Guterres.

L’ONU est déterminée à s’acquitter des tâches qui lui sont confiées dans la résolution, à intensifier l’aide humanitaire afin de répondre aux besoins des civils à Gaza et à appuyer tous les efforts visant à faire passer les parties à la phase suivante du cessez-le-feu, a ajouté son porte-parole.

Pour davantage de camions, de couloirs et d’accès

De leur côté, des agences humanitaires se plaignent du fait que, malgré des « avancées majeures » plus d’un mois après le cessez-le-feu, elles ne parviennent toujours pas à acheminer suffisamment d’aide à Gaza pour répondre aux besoins de centaines de milliers de personnes déplacées et traumatisées par deux années de guerre.

« Nous parvenons à acheminer davantage d’aide, mais ce n’est pas suffisant », a ainsi affirmé mardi Ricardo Pires, porte-parole du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), lors d’une conférence de presse à Genève.

« En ce qui concerne les nouveaux développements, la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU et l’amélioration de l’accès à l’aide, c’est absolument quelque chose que nous allons demander. Cela fait partie de l’accord et nous avons besoin de voir s’ouvrir davantage de couloirs humanitaires. Nous avons besoin de voir arriver davantage d’aide, davantage de camions, davantage de couloirs, et encore une fois, davantage d’accès », a-t-il insisté.

Comme de nombreuses autres agences, l’UNICEF affiche son optimisme quant à l’amélioration de la situation grâce au plan de paix. Mais l’agence note que tout nouveau plan ou cadre doit vraiment placer les enfants au centre de ses préoccupations. « Un plan qui donne la priorité aux enfants jette les bases d’une paix durable, de la dignité et d’opportunités pour la population de Gaza ».

Une réalité qui reste tragique

En attendant, la réalité sur le terrain « reste tragique ». La situation des enfants et des familles à Gaza est toujours « catastrophique et extrêmement grave », selon l’UNICEF.

Avec la baisse des températures, qui créent de nombreuses difficultés pour une population déjà épuisée par deux ans de conflit, les pluies torrentielles et les inondations ont aggravé les souffrances, notamment pour les milliers de déplacés qui vivent dans des abris de fortune. L’UNICEF estime que 17.000 familles ont été touchées au cours des trois ou quatre derniers jours.

« Nous sommes témoins d’histoires déchirantes de familles désespérées qui se sentent complètement perdues et épuisées après que leurs tentes ont été inondées. La plupart d’entre elles ont été déplacées à plusieurs reprises et ont tout perdu au cours des deux dernières années. Leurs biens, leurs maisons, leurs proches ».

« Lorsque les enfants dorment dans des tentes inondées sans vêtements chauds ni literie sèche, que beaucoup d’entre eux ne reçoivent pas l’alimentation nécessaire, qu’ils ont une immunité très faible et qu’ils sont déjà traumatisés par le conflit, l’hiver devient extrêmement dangereux », a fait valoir M. Pires.

(Avec l’ONU)

 

 

Gaza : la résolution adoptée par le Conseil de sécurité est une « étape importante », estime Guterres
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Hôtellerie : qui est le nouveau partenaire émirati d’Accor en Afrique ?

Discret mais omniprésent dans plusieurs secteurs clés, le fonds Mayan Properties étend son empreinte en Afrique dans le sillage de sa maison mère, Resources Investment. Un partenariat pour plus d’un millier de clés. L’accord signé le 27 octobre entre le géant hôtelier français Accor et le fonds émirati Mayan Properties porte sur cinq projets, dont certains en Mauritanie et aux Comores. Filiale de Resources Investment qui se concentre sur des secteurs jugés clés tels que l’agriculture, les ressources minières ou la technologie, Mayan Properties est aujourd’hui actif dans dix pays, dont sept en Afrique (Maroc, Mauritanie, Tchad, Congo, Somalie, Comores et Guinée).

Spécialisé dans l’immobilier locatif, Mayan gère un portefeuille de plus de 300 millions de dollars (plus de 256 millions d’euros). Son accord avec le groupe français qui affiche 5,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024 et se positionne comme le septième acteur mondial de l’hôtellerie, vise à accélérer le déploiement des marques Novotel et Mövenpick. Bien implanté sur le continent avec 175 établissements et 15 marques, Accor espère ainsi densifier son réseau aux côtés de Mayan, à Moroni aux Comores pour Mövenpick et à Nouakchott en Mauritanie pour Novotel. Sollicités, les deux partenaires n’avaient pas donné suite au moment de la publication.

« Cet accord de développement avec Mayan Properties constitue une avancée majeure dans notre engagement à nous développer en Afrique subsaharienne. Avec la signature des hôtels Novotel Nouakchott et Mövenpick Moroni, et trois autres à venir, nous posons les fondements d’un portefeuille diversifié qui répond aux besoins réels du marché et soutient la croissance à long terme du secteur touristique africain », souligne Maya Ziade, directrice du développement de la division Premium, Midscale & Economy pour le Moyen-Orient, l’Afrique et la Turquie chez Accor.

Aux Comores, où Mayan est présent depuis 2024 et la reprise du Golden Tulip resort, le montant de la transaction n’a pas été divulgué. L’opération s’inscrit dans un programme de transformation visant à hisser le complexe au rang d’hôtel 5 étoiles sous la marque Mövenpick d’ici deux ans, avec 159 chambres à terme. Installé sur un site de 80 000 m2, entouré de verdure et bordé par l’océan, l’établissement a vocation à attirer à la fois une clientèle d’affaires et de vacanciers se rendant sur Grande Comore.

Forte présence de Mayan en Mauritanie

En Afrique, Mayan opère souvent en toute discrétion mais consacre une part notable de ses investissements à la Mauritanie. À Nouakchott, la filiale de Resources Investment prévoit la construction d’un hôtel de 170 chambres. Le Mauritania Novotel Hotel se composera de deux chalets, assortis d’une aire de jeux et d’une piscine. Parallèlement, le fonds développe un ensemble de 50 villas dotées de divers équipements – mosquée, restaurants, supermarchés –, sans préciser leur localisation exacte.

Au-delà de l’hôtellerie, Mayan étend ses activités au secteur de la santé, avec un réseau de cliniques déployées dans dix régions. Le Centre Zayed pour enfants autistes, inauguré en 2018 à Nouakchott, est également géré par la société. Financé par les Émirats arabes unis, il accueille quelque 240 enfants.

En lien avec Abou Dhabi, Mayan pilote divers projets publics, dont le port de pêche de Tanit sur la côte atlantique. Doté d’un financement de 6,5 millions de dollars, ce chantier, soutenu par le fonds d’Abou Dhabi pour le développement, vise à moderniser les infrastructures destinées aux pêcheurs artisanaux comme aux flottes industrielles. Il sera accompagné d’une usine de glace alimentaire destinée à renforcer l’industrie halieutique et la chaîne du froid.

Toujours en Mauritanie, Mayan est engagé dans la construction d’un pipeline de 180 km destiné à approvisionner en eau potable 11 000 personnes. L’eau sera prélevée dans le fleuve Sénégal et traitée dans une station située dans la région de Nouakchott. Le projet, évalué à 75 millions, est financé conjointement par l’État mauritanien et un don émirati.

Abou Dhabi, Riyad, Doha, une rivalité du Golfe en Afrique

L’alliance entre Accor et Mayan Properties s’inscrit dans la dynamique plus large d’une poussée massive des capitaux du Golfe en Afrique. Depuis une dizaine d’années, fonds souverains et investisseurs privés venus d’Abou Dhabi, Riyad et Doha multiplient leurs prises de position dans les infrastructures, l’énergie, les ports et l’hôtellerie. Une stratégie qui répond à la fois au besoin de diversification post-pétrole et à la sécurisation de secteurs jugés stratégiques, de la logistique à l’eau en passant par le tourisme.

En 2023, le fonds émirati Mubadala a investi 360 millions de dollars dans l’opérateur hôtelier suisse Aman Group, ouvrant la voie à un portefeuille de sites de luxe, dont l’Amanjena à Marrakech. Parallèlement, deux établissements estampillés Nobu sont en développement en Égypte, renforçant la présence du fonds dans l’hôtellerie premium.

Du côté qatari, la référence demeure Kasada Hospitality Fund. Créé en 2018 dans le cadre d’une joint-venture entre Accor et la Qatar Investment Authority (QIA), le fonds a levé plus de 500 millions de dollars. Il est aujourd’hui implanté dans huit pays (Afrique du Sud, Cameroun, Côte d’Ivoire, Kenya, Namibie, Nigeria, Sénégal et Rwanda) et détient une vingtaine d’actifs sous les enseignes Mövenpick, Pullman, Wojo et Ibis.

(Avec Jeune Afrique)

 

 

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