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Témoignage de ce qui a été la vie de ‘‘Mua Mwanza’’ Mama, ma mère

Témoignage de ce qui a été la vie de ‘‘Mua Mwanza’’ Mama, ma mère


‘‘Sur les traces de ma mère’’. Tel est le titre de l’ouvrage que nous présente Robert Ndundula, écrivain et médecin d’une cinquantaine d’années, qui nous narre dans son livre l’essentiel du témoignage et des souvenirs qu’il possède de la vie de sa mère sur cette terre des hommes. Nous sommes dans les années 70, 80,90 dans un des villages du grand Kasaï, où Miandabu Kabuela, affectueusement appelée «Mua Mwanza» ou «Mama», fut mère de quatorze enfants de sa propre couche, mais en éleva seize. Douée d’un génie indescriptible, elle a su travailler, telle une femme aux mille bras, avec opiniâtreté, aux côtés de son mari Célestin Mukendi, pour éduquer ses enfants selon des valeurs cardinales. Huitième enfant d’une fratrie, Robert Ndudula nous chante l’existence de sa mère.
S’appuyant sur son vécu, l’auteur nous retrace et nous décrit le parcours de cette femme connue de son entourage comme la gardienne de tradition et la mère de tous. Une femme au cœur immense et au talent grandiose qui a su mettre sa vie au service du bien-être de toute sa famille. Commençant par sa biographie, l’auteur nous raconte ses débuts timides dans les milieux perdus de Bajila Membela à Ngoyi-a-Nundi où elle se faisait- appelée «Mua Ngoyi», fille de Ngoyi.
Du haut de son vécu, elle a œuvré pour la paix et l’épanouissement de ses proches sans exception. Elle n’avait aucune distinction pour ce qui était de transmettre les valeurs humaines. Une femme très talentueuse et sachant ce qu’est l’hospitalité et le bon vivre avec tout le monde, s’est démarquée par son travail avec persévérance aux côtés de son mari Célestin Mukendi pour éduquer ses enfants selon des valeurs cardinales. Aujourd’hui parmi eux sont sortis des juristes, médecins, entrepreneur… Mwa Mwanza ou mama, fut une femme dont la société ne retiendra d’elle que son amour et son dévouement inconditionnel pour le bien-être de l’autre. Elle n’a pas seulement bien vécu avec ses enfants et les membres de la famille dont elle avait la charge mais aussi avec ses coépouses qui étaient toutes prises d’affection et de grand respect pour elle, qui allait même jusqu’à la considérée comme leur maman, au point de la surnommée «Ma Kabuela».
Elle eut plusieurs appellations selon les personnes à cause de ce que tous ressentait à son égard, de nom comme : «Mua Nyembua» (entendre la mère de Nyembua en Yshiluba), d’autre encore l’appelait «Mua Ngalula Tshanda», le Ngalula dont il est question ici est son deuxième garçon séparé de Nyembua par quatre filles, son Mari au quotidien aimait l’appeler « Kabuela Nganyi !!! » car elle aimait prendre de petite dose de sommeils après une grande et harassante journée. C’était bon à entendre cette phrase au quotidien.
L’auteur dans cet ouvrage, se commémore la vie de celle qui a été la vie et les traces laissées par sa mère dans la vie de chacun de membre de sa famille et de son entourage. Au travers de plusieurs de ses habitudes commençant par son style vestimentaire, ses plats préférés, passant par ses cantiques et sa vie ecclésiastique, il peint en sommes un tableau entier de la vie depuis ses jeunes débuts jusqu’à son départ pour rejoindre ses ancêtres.
Dans la continuité de la rédaction de ce livre, l’auteur parle de sa relation privée avec Maman où il démontre comment elle était une femme bien que très chargée par ses multiples tâches et ses seize enfants à éduquer sans compter les autres membres de la famille tous à sa charge, étaient aussi exigeants qu’affectueux avec un grand amour maternel à sa modeste personne. Il se souvient aussi d’un de moment le plus triste de sa vie où, un jour en troisième année de médecine son oncle vint et se tenant dans les couloirs de l’université, le professeur interrompu le cours pour lui demander d’aller voir celui qui le cherchait. Voyant son oncle, il fut prit de d’étonnement et lui demanda de rentrer à la maison, il s’inquiéta. Après deux jours de route, il eut la surprise de sa vie en trouvant son père au bord de larmes pour la première fois puis vint l’annonce du décès de maman. En ce moment-là, il senti son monde être réduit en cendre. Celle qui était toujours là pour l’encourager, sa force qui lui faisait croire à un futur heureux n’était plus. Très vite après, il se ressaisi afin d’aller de l’avant et faire honneur à sa mère.
Après une triste disparition et un manque grandiose dans la famille, l’absence de Mwa Mwanza, ils travaillèrent tous très dur pour perpétuer cette unité et cet amour pour lequel cette dernière s’est toujours battue. En somme, cet ouvrage est un remerciement de la part de l’auteur en représentant ses frères et sœurs pour dire à quel point leurs parents étaient d’une aide et qui ont réalisé un travail incommensurable accompli en eux. L’auteur reprend qu’au travers de ce livre, vous serez à jamais honorer. Il finit en disant : « comme votre terre de Kalambayi qui vous a engendré tel un don pour l’humanité entière que nous servons grâce à vous, nous entreprenons à réfléchir sur un projet qui vous immortalisera chez vous et qui vous poursuivra à travers les générations».
«Tuasakidilayi wa manza ntenta Mukendi ni Kabuela, Kalumbandi ni kakunduluila kenu aku».
Grâce Bonebana

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