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Conférence dans le cadre de la Journée Internationale de la Femme : Les méfaits et l’exploitation du capitalisme à l’endroit des femmes congolaises

(Par Ange Ngoya Kazadi)

Quatrième Vice-Présidente Nationale chargée des Elections

La date de la journée internationale des droits des femmes, une journée qui a trouvé son origine à la suite de la grève générale et des manifestations des femmes russes, à Petrograd (actuellement Saint- Pétersbourg), le 23 février 1917.

Or, à l'époque, la Russie utilisait le calendrier julien, qui doit son nom à l'empereur romain Jules César. C'est l'occasion pour les femmes de réclamer leurs droits, les meilleures conditions de travail, les droits civils, sociaux, politiques et religieux.

En effet, c'est en 1910 que l'Internationale socialiste, réunie à Copenhague, au Danemark, décida d'instaurer une journée dédiée aux femmes pour rendre hommage au mouvement en faveur des droits des femmes et pour favoriser l'obtention du suffrage universel.

Quel est le but de la Journée Internationale des droits des femmes ?

Cette journée, issue de l'histoire des luttes féministes menées sur plusieurs fronts, notamment l'interdiction faite aux femmes de prendre la parole en public, n'a pour seul but que la recherche de l'obtention de l'égalité des droits pour les femmes.

Traditionnellement, les groupes et associations de femmes militantes préparent des événements partout dans le monde pour fêter les victoires et les acquis, faire entendre leurs revendications, améliorer leurs conditions.

Pourquoi parle-t-on des droits des femmes ?

L'histoire des droits des femmes est celle des droits reconnus aux femmes afin de mettre fin aux discriminations dont elles sont victimes et d'établir l'égalité des sexes.

Certes, la situation des femmes congolaises face à leurs droits n'a pas totalement évolué.

Dotée d'une population de près de cent vingt (120) millions d'habitants dont 52 % sont des femmes, la République Démocratique du Congo s'illustre par plusieurs discriminations à l'endroit des femmes dont on ne cesserait de soulever pour une amélioration meilleure, entre autres, « Les méfaits et l’exploitation du capitalisme à l’endroit des femmes congolaises. »

Considéré comme l'une des sources principales de détérioration du système économique de la RD Congo, le capitalisme qui est basé sur la propriété privée des moyens de production et structuré en vue de maximiser les profits, a toujours exploité les femmes congolaises, victimes de nombreuses discriminations.

Il s'oppose au socialisme et, plus encore, au communisme.

Ce système, le capitalisme, exerce des violences contre les femmes congolaises, surtout sur le front institutionnel, car étant une source de violence aussi intense, ne pourrait pas être perpétré avec une relative impunité par ses actions.

Ce que le capitalisme fait aux femmes congolaises

Le capitalisme dans son développement a multiplié des maux à l’égard de la femme congolaise qui renforce son malheur. Notamment:

- L’oppression des femmes : très ancienne bien sûr qui préexiste au capitalisme qui est aussi un système d’oppression mais plus global. Cette oppression que les femmes subissent en tant que femmes de la part des hommes, se produit de multiples façons au-delà de l’aspect strictement économique : par le langage, la filiation, les stéréotypes, les religions, la culture… Cette oppression prend des formes très différentes selon le milieu où elle est développée en RD Congo, en milieu urbain ou en milieu rural.

- La domination des femmes : elle se caractérise par une méconnaissance totale ou partielle des droits des femmes. Les femmes mariées par exemple, en RD Congo, ne jouissent quasiment pas de leurs droits malgré l'existence du Code de la famille. Une fois mariée, l’homme et la société marchent sur les droits de la femme.

- La violence : la domination s’accompagne toujours d’une violence, qu’elle soit physique ou morale. La violence physique, ce sont les violences conjugales, le viol, les mutilations génitales, etc. Cette violence peut aller jusqu’au meurtre. Les violences morales ou psychologiques, ce sont les insultes, les humiliations ou les violences inscrites dans les représentations (les mythes, les discours, etc.). Par exemple, chez certaines tribus, la femme n’a aucune valeur. Elle n’est pas considérée comme une partenaire au développement, mais plutôt comme un objet de reproduction et de plaisir ou de satisfaction sexuelle.

- Le discours qui fait passer les inégalités sociales pour les données naturelles : les rapports de domination s’accompagnent le plus souvent d’un discours qui vise à faire passer les inégalités sociales pour des données naturelles. L’effet de ce discours, c’est de faire admettre ces inégalités comme un destin incontournable : ce qui relève de la nature, ne peut pas être changé.

- La surexploitation des femmes : les femmes sont « surexploitées » sur leur lieu de travail et elles fournissent en plus, de longues heures de travail domestique mais ces dernières n’ont pas le même statut que les heures de travail salarié. Sur le plan international, les statistiques montrent que si on prend en compte le travail professionnel des femmes qui est rémunéré, plus le travail domestique, le groupe des femmes produit un « surtravail » par rapport à celui des hommes. Cette non-mixité dans les tâches et les responsabilités familiales est la face visible (grâce aux féministes) d’un ordre social fondé sur la division sexuelle du travail, c’est à dire sur une répartition des tâches entre les hommes et les femmes, suivant laquelle les femmes seraient censées se consacrer prioritairement et « tout naturellement » à l’espace domestique et privé tandis que les hommes se consacrent à l’activité productive et publique. Cette répartition loin d’être « complémentaire » définit une hiérarchie entre les activités « masculines » (valorisées) et les activités « féminines » (dévalorisées). Elle n’a jamais correspondu, dans les faits, à une égalité. La grande majorité des femmes a toujours cumulé une activité productive (au sens large du terme) et l’entretien du groupe domestique.

- L’exclusion d'une certaine catégorie des allocations sociales : en ce moment des crises dans un système capitaliste, il est mis en place des plans d’austérité qui excluent les femmes des allocations sociales.

Comment définir les droits des femmes ?

Les droits des femmes sont des droits humains. Ils comprennent :

- Le droit de vivre libre de toute violence et discrimination,

- Le droit au meilleur état de santé physique et mentale susceptible d'être atteint,

- Le droit à l'éducation,

- Le droit à la propriété,

- Le droit de voter &

- Le droit à un salaire égal.

Pourquoi définir les droits des femmes ?

En premier lieu, il est important de comprendre que les violences faites aux femmes sont devenues monnaie courante. Cela se reproduit en plusieurs milieux à la fois. L'exploitation des femmes est devenue l'apanage de tous.

Aujourd'hui, la majorité des ‘‘FEMMES’’ congolaises fait partie de la main-d'œuvre mal rémunérée, les restantes sont exposées aux travaux domestiques mal payés, aux travaux dont les sources des revenus, les moyens de production et d'échange n'appartiennent pas à elles-mêmes qui les mettent en œuvre par leur dur et propre travail, plutôt orienté vers l'enrichissement d'une petite minorité.

On remarque qu’il y a aussi des entreprises au Congo qui pratiquent la logique du profit, qui ne tiennent pas compte de la moralité, de la sécurité et de la santé même de certaines femmes. Dans certaines entreprises, les femmes travailleuses sont victimes des plans d’austérité en réduisant des dépenses pour augmenter leurs profits en commençant par les salaires et en diminuant les effectifs. Les femmes, en premier lieu, sont les principales victimes de cette persécution, puisque ce sont elles qui sont les plus paupérisées par la capitalisation de la vie économique tandis que la régulation de leur sexualité et de leurs capacités de reproduction est condition de la construction de formes plus strictes de contrôle social.

Quelle en est la raison ?

Le taux d'analphabétisme chez les femmes est le plus élevé. La prostitution est une œuvre qui ramène des grossesses indésirables, les mariages précoces, la pauvreté qui bat son plein, la concentration des femmes dans les secteurs moins rémunérateurs qui expliquent l'inégalité salariale entre les sexes.

Que peut-on faire pour y remédier ?

- Insister sur les causes principales de la création des situations insatisfaisantes de la femme congolaise ;

- Marteler sur l'absence d'initiative du gouvernement congolais pour remédier à la situation ;

- Appeler la femme à hausser son niveau de réflexion à travers des formations ;

- Amener la femme à avoir un esprit ouvert et conscient. Ayant confiance en elle, elle est capable de faire plus et mieux que les hommes, d'atteindre le niveau supérieur et de dissiper le doute en elle ;

- Élever la voix devant des violences sexuelles, morales et de toutes formes. Que ça soit dans des milieux scolaires ou institutionnels ;

- Dénoncer tous ces acteurs du capitalisme. Les ONG et les partis politiques doivent organiser des séminaires à propos du rôle des femmes dans la construction nationale ;

- Le gouvernement doit revoir les salaires des femmes et les encourager, même pour l'accès à des prêts bancaires pour la tenue de leurs propres business, qui luttera contre le chômage et la pauvreté féminine.

Quel est le message à retenir de la lutte contre les méfaits du capitalisme à l’endroit des femmes en quelques lignes ?

Le message le plus important à retenir est : l'égalité des genres est une idée simple. C'est la conviction que les femmes méritent les mêmes droits, les mêmes opportunités et les mêmes connaissances que les hommes. C'est aussi la conviction que les femmes apportent autant à la société que les hommes.

Être féministe, c’est prendre donc conscience de cette oppression et de travailler à la détruire pour favoriser l’émancipation des femmes.

Les femmes ne doivent pas cesser de toujours lutter collectivement pour revendiquer leurs droits.

Fait à Kinshasa, le 08 Mars 2025.

Conférence dans le cadre de la Journée Internationale de la Femme : Les méfaits et l’exploitation du capitalisme à l’endroit des femmes congolaises
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Rendez-vous au Chapiteau du Collège Boboto, 6e édition de la Foire des Femmes de Médias : le bal s’ouvre demain !

L'Association Congolaise des Femmes Journalistes de la Presse Écrite (ACOFEPE) vous invite à la 6e édition de la Foire des Femmes de Médias, un rendez-vous incontournable pour les femmes professionnelles des médias !

  • Date : Jeudi 27 mars 2025
  • Lieu : Chapiteau du Collège Boboto, Kinshasa

Cette année, nous mettons en lumière le rôle des médias dans la déconstruction des idées préconçues sur les rôles et responsabilités des hommes et des femmes dans la société. Venez participer aux panels enrichissants, échanger avec des experts et renforcer votre engagement pour une presse plus égalitaire et inclusive !

Ensemble, œuvrons pour un paysage médiatique qui reflète toutes les voix et brise les stéréotypes de genre !

Rejoignez-nous et faites entendre votre voix !

ACOFEPE

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Troisième Session du Comité de pilotage du PGDF, Eve Bazaïba : ‘’Le secteur forestier congolais doit devenir une locomotive pour le développement socio-économique de notre pays’’

 Mme Eve Bazaïba Masudi, Ministre d’Etat à l’Environnement et Développement Durable, a personnellement présidé hier, mardi 25 mars 2025, la troisième session du comité de pilotage du Programme de Gestion Durable des Forêts (PGDF).  Ce grand évènement, empreint de solennité, s’est tenu à Sultani hôtel, commune de la Gombe. Il a connu la participation remarquable de nombreux acteurs du secteur environnemental du pays et des partenaires dont l’Agence Française de Développement. Dans un élan de synergie, les participants à la réunion ont, entre autres, engagé des échanges constructifs sur les enjeux actuels du Programme de Gestion Durable des Forêts, examiné le rapport de son exécution technique et financière pour l’année 2024, tout en formulant des recommandations pertinentes devant permettre un changement réel de paradigme.

Dans sa mercuriale, Eve Bazaîba, Min’Etat à l’EDD, a souligné l’importance d’une gouvernance forestière de qualité pour le développement socio-économique de la République démocratique du Congo.

‘’Il est impératif de comprendre que la mise en œuvre de ce programme n'est pas seulement une question de financement. Il s'agit d’un véritable engagement de gouvernance, et je suis fermement convaincue que c’est à travers une coopération transparente, un dialogue ouvert et une action concertée que nous pourrons transformer les défis en opportunités. Le secteur forestier congolais doit devenir une locomotive pour le développement socio-économique de notre pays. Il doit également jouer un rôle clé dans la lutte contre les effets du changement climatique et la préservation de notre biodiversité. Nous avons l'opportunité de faire de la gestion durable des forêts un levier puissant pour l'avenir de notre nation’’, a-t-elle martelé. Pour la Ministre d’Etat, le Programme de Gestion Durable des Forêts (PGDF) constitue un instrument essentiel qui permet de répondre aux enjeux cruciaux de la déforestation, suivant l’esprit de la lettre d’intention signée entre le Gouvernement et CAFI.

‘’Le PGDF constitue un pilier fondamental. Il est l'instrument qui nous permet de répondre aux enjeux cruciaux de la déforestation, tout en favorisant une gestion responsable et durable de nos forêts, ces richesses naturelles qui font la fierté de notre pays. Ce programme répond directement aux jalons forêts identifiés dans le cadre de la seconde lettre d’intention signée entre le Gouvernement de la République et CAFI’’, a-t-elle ajouté, dans son allocution. Dans le même esprit, il convient de noter que les participants à la troisième session du Copil ont validé le Programme de Travail et Budget semestriel (PTBS) pour le premier semestre 2025, ainsi que le Plan de Passation des Marchés (PPM) afférent, afin d’assurer une planification rigoureuse et la continuité des activités du programme. Ils ont également approuvé le PTBA 2025 et le plan pluriannuel, en tenant compte de la demande d’extension sans coût du PGDF pour compenser les retards accumulés.

La Pros.

 

DISCOURS DE SON EXCELLENCE MADAME LA MINISTRE D'ÉTAT, MINISTRE DE L’ENVIRONNEMENT ET DEVELOPPEMENT DURABLE A L’OCCASION DE LA 3Eme SESSION DU COMITE DE PILOTAGE DU PROGRAMME DE GESTION DURABLE DES FORETS (PGDF)

KINSHASA, HOTEL SULTANI, 25 MARS 2025

Monsieur le Secrétaire Général à l’Environnement et

Développement Durable, Vice-Président du COPIL,

Monsieur le Secrétaire Exécutif du FONAREDD,

Monsieur le Représentant de l’Ambassade de France,

Monsieur le Représentant de l’AFD,

Monsieur le représentant du GIBEC,

Monsieur le Représentant du CAFI,

Mesdames et Messieurs les Membres du COPIL,

Distingués Invités, à vos titres et qualités respectifs,

C'est avec un grand honneur que je me tiens devant vous aujourd’hui pour ouvrir la troisième session du Comité de Pilotage (COPIL) du Programme de Gestion Durable des Forêts (PGDF) de la République Démocratique du Congo.

Je tiens à souhaiter une chaleureuse bienvenue à tous les membres présents, et en particulier à ceux venus des provinces. Votre engagement à participer à cette session témoigne de l'importance de ce programme, non seulement pour notre pays, mais également pour la préservation de notre environnement à l'échelle mondiale.

Avant de poursuivre mon propos, je vous demande de marquer un moment de recueillement en mémoire de nos compatriotes, victimes des violences à l’Est du pays. Nous n’oublions pas leur sacrifice, et c'est dans cet esprit de résilience et d'unité que nous continuons à avancer.

MINUTE DE SILENCE

Mesdames et Messieurs,

Nous nous réunissons aujourd’hui dans un contexte particulier, marqué par les défis multiples auxquels notre pays fait face. Cependant, c’est aussi dans ce contexte que nous devons affirmer, avec détermination, que notre engagement pour la gestion durable de nos ressources naturelles demeure inébranlable.

Sous le leadership de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Chef de l’Etat et la Coordination de l’action du gouvernement par Son Excellence Madame la Première Ministre Judith SOUMINWA TULUKA, Cheffe du Gouvernement,    notre pays s’est engagé dans une voie ambitieuse, celle de la gouvernance forestière, dans le cadre de son Plan National Stratégique de Développement (PNSD) en sigle, mais également du Programme d’Action du Gouvernement pour la période 2024-2028. L’alliance entre la réduction de la pauvreté et la lutte contre les effets du changement climatique reste au cœur de notre politique. Ceci faisant partie des Objectifs de Développement Durable d’ici 2030. 

À cet égard, le PGDF constitue un pilier fondamental. Il est l'instrument qui nous permet de répondre aux enjeux cruciaux de la déforestation, tout en favorisant une gestion responsable et durable de nos forêts, ces richesses naturelles qui font la fierté de notre pays. Ce programme répond directement aux jalons forêts identifiés dans le cadre de la seconde lettre d’intention signée entre le Gouvernement de la République et CAFI.

Cependant, le Programme de Gestion Durable des Forêts dont la supervision de sa mise en œuvre incombe à l’Agence Française de Développement AFD en sa qualité d’Agence d’exécution, vient de traverser une période de turbulence caractérisée par des grands retards dans l’exécutions des activités, des incidents opérationnels et des disfonctionnements freinant ainsi l’atteinte des objectifs du programme du gouvernement et des jalons du partenariat RDC/CAFI. 

Mesdames et Messieurs les Membres du COPIL,

Aujourd'hui, nous avons l’opportunité de poursuivre et d'approfondir nos travaux, d'examiner les progrès accomplis et de relever les défis qui restent à surmonter. Notre programme, bien que riche en promesses, rencontre des obstacles qu'il nous faut éviter collectivement. C’est pourquoi, à cette session, nous allons :

  • Examiner et approuver le rapport d’exécution technique et financière du programme pour l'année 2024, afin de garantir une gestion transparente et efficace des ressources.
  • Valider le Programme de Travail et Budget semestriel (PTBS) pour le premier semestre 2025, ainsi que le Plan de Passation des Marchés (PPM) afférent, afin d’assurer une planification rigoureuse et la continuité des activités du programme.
  • Approuver le PTBA 2025 et le plan pluriannuel, en tenant compte de la demande d’extension sans coût du PGDF pour compenser les retards accumulés.
  • Échanger sur les enjeux stratégiques et opérationnels actuels, identifier les défis à surmonter, et formuler des recommandations pratiques pour chaque partie prenante, afin d'assurer la réussite de notre programme.

Je vous invite à examiner, avec toute la rigueur et la sérénité nécessaire, les difficultés auxquelles le PGDF fait face, notamment en matière des retards accumulés dans l’exécution des activités. 

Le programme doit pouvoir continuer son chemin, sans obstacles financiers, logistiques, administratifs, ou de toute sorte, et avec une Unité de Gestion complète, appuyée par une Assistance à la Maitrise d’ouvrage de qualité et supervisée par une Agence d’exécution capable de suivre parfaitement le programme afin d’éviter les incidents opérationnels ainsi que des retards.  Tous les acteurs doivent pouvoir assumer leurs responsabilités pour permettre à la République Démocratique du Congo de continuer à jouer son rôle de leader en matière de gestion durable des forêts.

Je suis très préoccupé de la réussite de ce programme car, les fonds y alloués sont à justifier par le Gouvernement de mon pays. Il nous faut donc absolument atteindre les objectifs lui assignés pour bénéficier des résultats palpables. C’est-à dire des résultats objectivement vérifiable en termes des avancés dans la gestion durable des forêts.

Mesdames et Messieurs,

Il est impératif de comprendre que la mise en œuvre de ce programme n'est pas seulement une question de financement. Il s'agit d’un véritable engagement de gouvernance, et je suis fermement convaincue que c’est à travers une coopération transparente, un dialogue ouvert et une action concertée que nous pourrons transformer les défis en opportunités.

Le secteur forestier congolais doit devenir une locomotive pour le développement socio-économique de notre pays. Il doit également jouer un rôle clé dans la lutte contre les effets du changement climatique et la préservation de notre biodiversité. Nous avons l'opportunité de faire de la gestion durable des forêts un levier puissant pour l'avenir de notre nation.

Je tiens à exprimer mes sincères remerciements à tous nos partenaires, en particulier le CAFI, principal bailleur du programme, mais aussi l'AFD, le FONAREDD, ainsi que tous les autres partenaires engagés dans ce programme. Leur soutien sans faille et leur confiance permettent à la République Démocratique du Congo de franchir des étapes essentielles vers un avenir plus vert, plus durable et plus prospère.

Monsieur le Secrétaire Général à l’Environnement et

Développement Durable, Vice-Président du COPIL,

Monsieur le Secrétaire Exécutif du FONAREDD,

Monsieur le Représentant de l’Ambassade de France,

Monsieur le Représentant de l’AFD,

Monsieur le représentant du GIBEC,

Monsieur le Représentant du CAFI,

Distingués Invités,

Je suis convaincue que cette session du COPIL marquera un tournant décisif pour notre programme. C’est l’occasion de faire face aux défis, de lever les obstacles et de renforcer notre collaboration afin de garantir la réussite de la mission qui est la nôtre.

Je vous exhorte donc, à l’occasion de cette troisième session, à faire preuve de la plus grande détermination pour poursuivre le travail que nous avons entamé ensemble, pour un avenir où les forêts de notre pays continueront d’être un bien précieux, au service du développement durable de notre nation et de la préservation de notre planète.

C’est avec cette conviction que je déclare ouverts les travaux de la troisième session du Comité de Pilotage du Programme de Gestion Durable des Forêts.

Vive la coopération internationale !

Vive la République Démocratique du Congo ! Je vous remercie

Troisième Session du Comité de pilotage du PGDF, Eve Bazaïba : ‘’Le secteur forestier congolais doit devenir une locomotive pour le développement socio-économique de notre pays’’
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8 mars 2025 : Christelle Muabilu loue la courage, la résilience et les accomplissements des femmes de la RDC

MESSAGE DE MADAME LE DIRECTEUR GENERAL ADJOINT A L’OCCASION DE LA CELEBRATION DE LA JOURNEE DES DROITS DES FEMMES AUX AGENTS ET CADRES DE L’OFFICE CONGOLAIS DE CONTROLE

Chères collaboratrices, chers collaborateurs,

En cette Journée Internationale des Droits des Femmes, nous nous rassemblons autour des thèmes puissants de cette année : « Toutes les Femmes et Filles, Droits, Egalités et Autonomisation », ainsi que « La Congolaise au centre de toutes les ambitions ».

Ces mots résonnent particulièrement en cette période où notre pays traverse des défis sans précédent car nous sommes en Guerre et l'agresseur est le

Rwanda.

Aujourd'hui, nous célébrons le courage, la résilience et les accomplissements des Femmes et des Filles de notre Congo -Démocratique.

Elles sont souvent en première ligne, non seulement face aux difficultés, mais aussi en tant qu'agentes de changement et de progrès.

Leur contribution est essentielle pour bâtir une société plus Juste et

Egalitaire.

C'est ici l'occasion pour moi de rendre les vibrants hommages les plus déférents au Président de la République, Chef de l'Etat, Garant du bon fonctionnement des Institutions de la République, Son Excellence Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO pour ses efforts inlassables face à la guerre et aux crises qui frappent notre Nation. Son leadership et sa détermination à promouvoir la paix et la stabilité sont une source d'inspiration pour nous tous.

Il a su mettre en avant les priorités des femmes et des filles congolaises, et son engagement pour l’égalité des sexes qui est un témoignage fort de sa vision pour un avenir meilleur. Nous saluons ici, son combat pour une représentativité maximale de la femme aux postes de prises de décisions.

Je tiens à exprimer notre profonde reconnaissance envers la Première

Ministre Judith SUMINWA qui s'emploie à exécuter la vision du Président de la République sur tous les plans.

Ma reconnaissance s'exprime également à l'endroit de la Première Dame, Denise NYAKERU TSHISEKEDI pour son dévouement dans la cause de la jeune fille à travers ces différents programmes tels qu'Excellencia et dans la santé à travers les enfants drépanocytaires pour ne citer que ceux-là.

En tant qu'établissement public, il est impératif que nous prenions des mesures concrètes pour promouvoir les droits et l'autonomisation des femmes. Cela inclut la mise en place de politiques inclusives, la promotion d'un environnement de travail équitable et le soutien aux initiatives qui mettent en avant les talents et les aspirations des femmes congolaises.

En mettant la Congolaise au cœur de nos ambitions, nous ne faisons pas seulement progresser l'égalité des sexes ; nous renforçons également notre capacité à construire un avenir meilleur pour tous. Ensemble, engageons-nous à faire de chaque jour une opportunité de défendre les droits et la dignité de toutes les femmes et filles.

Je vous remercie de votre dévouement et de votre engagement à faire de notre

Entreprise un modèle d'Egalité et d'Inclusivité.

Christelle MUABILU

Directeur Général Adjoint

8 mars 2025 : Christelle Muabilu loue la courage, la résilience et les accomplissements des femmes de la RDC
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Conflit dans l’Est de la RDC : Judith Suminwa dénonce « la mort de plus de 7 000 compatriotes »

Lors du Conseil des droits de l’homme du 24 février à Genève, la Première ministre congolaise a insisté sur la part importante de civils parmi ces victimes. Elle a également accusé à nouveau Kigali de soutenir les paramilitaires du M23 pour profiter des richesses minières dans la région du Kivu.

« Plus de 7 000 compatriotes » tués dans le conflit entre le M23 et ses alliés et l’armée congolaise (FARDC) en RDC depuis janvier. Ce sont les chiffres avancés par la Première ministre congolaise, Judith Suminwa Tuluka, lors du Conseil des droits de l’homme lundi 24 février à Genève. Parmi ces morts, de nombreux civils, insiste-t-elle.

« La situation sécuritaire et humanitaire dans l’est de la RDC a atteint des niveaux alarmants », a insisté la cheffe du gouvernement congolais, alors que les paramilitaires du M23, soutenus par le Rwanda, continuent leur progression dans le Kivu, après la chute de Goma et de Bukavu. À la tribune, elle a précisé que parmi les 7 000 personnes décédées, « plus de 2 500 corps » avaient été enterrés sans être identifiés et « plus de 1 500 corps traînent dans les morgues ».

Pour la seule ville de Goma, la capitale du Nord-Kivu désormais contrôlée par le M23, la Première ministre a repris à son compte des sources de l’ONU faisant état de « plus de 3 000 morts ». Elle a également évoqué des cas de choléra et de Mpox n’étant pas correctement pris en charge, des attaques contre des hôpitaux et la destruction de « 90 sites d’accueil des déplacés internes ».

« On n’a pas encore pu identifier l’ensemble de ces personnes, maintenant c’est très facile de dire que ces morts-là ne sont que des militaires alors qu’il y a une masse importante de personnes civiles qui font partie de ces morts-là », a-t-elle ajouté lors d’un point de presse en marge du Conseil.

Le Rwanda pointé du doigt

En cause dans le conflit pour le gouvernement congolais : le soutien au M23 de Kigali, que Kinshasa accuse de vouloir occuper des territoires dans l’est de la RDC pour en exploiter à son compte des gisements de minéraux, certains indispensables pour les puces ou les téléphones portables. « La question que nous devons nous poser maintenant est de savoir exactement à qui le Rwanda revend ces minerais issus de cette exploitation illégale des ressources », a-t-elle déclaré devant la presse.

Si certains chercheurs assurent que le conflit en cours n’est pas uniquement lié à la question des minerais, la RDC se préoccupe de la traçabilité des ressources en question. En décembre, le pays avait déposé une plainte contre les filiales européennes du géant technologique Apple, les accusant d’utiliser illégalement des «minerais de sang» dans sa chaîne d’approvisionnement.

«Ils utilisent des minerais qui proviennent de la RDC, a à nouveau affirmé la Première ministre à Genève, et nous voulons savoir comment cette entreprise se procure ses fournitures de minerais qui nous permettent à tous d’utiliser nos téléphones et ordinateurs.» De son côté, la société Apple affirme ne pas utiliser sciemment des minerais liés au conflit.

(Avec AFP)

Conflit dans l’Est de la RDC : Judith Suminwa dénonce « la mort de plus de 7 000 compatriotes »
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Face à une crise dévastatrice dans l’Est de la RDC, Marie Josée Ifoko : ‘‘La Kombolisation, notre proposition de sortie de crise’’

Alors que la guerre dans l’Est de la RDC s’intensifie, plusieurs morts ont été dénombrés à cause d’une agression imposée par le Rwanda sous la couverture du M23-AFC. Cinq milles décès en l’espace de quelques jours et plus de six millions de morts, selon l’Union européenne depuis trente ans et plusieurs déplacés. Pour libérer la classe politique qu’elle qualifie de ‘’malade’’ et couper l’herbe sous les pieds de l’ennemi, Marie-Josée Ifoko, actrice politique de premier rang et candidate malheureuse à la présidentielle de décembre 2023, fait une proposition de sortie de crise à travers une tribune de réflexion dans laquelle elle invite tous les ‘’Kongolais’’, comme un seul homme, de se joindre à elle afin d’écrire une nouvelle histoire pour un Congo nouveau.

“Cette agression ne cesse de prendre de l’ampleur, et ceux qui l’orchestrent prétendent toujours ne pas avoir d’interlocuteurs crédibles au sein du gouvernement congolais. Il est donc impératif de prendre des décisions courageuses et d’agir avec sagesse, abnégation et détermination pour préserver notre territoire, notre souveraineté et notre paix”.

Prendre des décisions courageuses et agir avec sagesse implique la prise de conscience pour les congolais et contourner l’histoire afin de ne pas la répéter. Cette histoire qui a perpétré des massacres atroces sur le sol congolais, des violences envers des femmes et enfants, laissant derrière lui un carnage sans précédent. Notamment, l’entrée de l’AFDL dans l’Est du pays en 1996 et la signature du protocole d’accord par l’Union Européenne avec le Rwanda le 19 février 2024, pays agresseur de la RDC, pour lui fournir des minerais congolais, qui sont en fait des “minerais de sang”, souligne Marie-Josée Ifoko.

Les atrocités commises dans l’Est de la RDC remettent en question la responsabilité internationale et la promotion des droits de l’homme. Une remise en question qui met en lumière la violation de la mission même de l’Union européenne.

Cette actrice politique déplore la politique de deux poids deux mesures de cette même Communauté Internationale qui, “face aux violations des droits de l’homme ou aux actes de corruption du régime Tshisekedi, impose des sanctions et suspend certaines aides à ce genre de régime. Mais paradoxalement, la RDC paie le prix fort et reste victime d’une guerre qui profite aux grandes puissances et aux multinationales”, fustige-t-elle. Et d’ajouter : “les richesses naturelles attisent les convoitises, et les discours sur le respect des droits de l’homme ne sont qu’une façade politique”.

Une crise qui déstabilise non seulement la partie Est du pays, mais aussi toute la sous-région. Elle estime que cette crise ne pourra pas être résolue par un dialogue entre des hommes coupables qui veulent être juges et parties à la fois.

Les mêmes erreurs produisant les mêmes effets, Marie-Josée conseille au Chef de l’Etat de ne pas commettre l’erreur de Mobutu, mal conseillé à l’époque par les siens, mais plutôt d’aider les congolais à décanter cette situation dans la paix et l’humilité, sans verser le sang de notre côté.

Elle appelle les congolais, en général et les politiques, en particulier, au sursaut patriotique et à l’unité pour vaincre cette guerre.

“Nos frères et sœurs de l’Est sont dans la tourmente et ils attendent le secours de l’Ouest, et pendant ce temps, nous ici, avons commencé les guerres tribales. NON ! Chers Congolais, l’heure n’est pas aux disputes intestines ! L’heure est à la Kombolisation, à l’unité dans la diversité pour combattre l’ennemi ! Nous ne pouvons pas créer encore ce clivage entre nous ! Nous disons NON ! NON ! NON, NON, NOOOOON !!! Le PEUPLE KONGOLAIS, je vous appelle à un sursaut patriotique ! Nos pères de l’indépendance seront fiers de nous voir unis pour sauver le Kongo pour lequel ils sont morts ! Honorons-les !”

Pour la survie de la Nation

Une série de propositions est formulée au Président Félix Antoine Tshisekedi, qui est devenu la cible principale de l’ennemi, l’homme à abattre, afin d’accepter la proposition faite à Mobutu lors de l’entrée de l’AFDL en 1996 en vue d’éviter leurs avancées et sauver la Nation avec un sursaut patriotique !

Ci-dessous, les propositions formulées par Marie-José Ifoko :

1. La demande au Président Félix Tshisekedi de se mettre en retrait de la scène politique comme demandé à Mobutu en 1996 par l’opposition représentée par Etienne Tshisekedi. Que Monsieur Félix Antoine Tshisekedi soit comme un Président dans un système parlementaire jusqu’aux prochaines élections !

2. La nomination d’un Premier Ministre que nous sommes pour assurer une transition de 3 ans.

3. La mise en place d’urgence d’un gouvernement restreint de crise pour réagir rapidement face à l’ennemi.

4. La destitution des institutions.

5. La création d’un conseil des sages (genre Sénat) pour faciliter la coordination de cette transition.

6. La constitution d’une nouvelle Assemblée nationale. Représentation de 146 territoires.

7. La mise en place d’une commission spéciale intégrant la société civile (femmes, jeunes, diaspora, intellectuels, artistes), tous les représentants de la société congolaise afin de garantir un éveil patriotique et une adhésion populaire.

Convaincue de sa proposition qu’elle juge “salvatrice” pour le relèvement de la Nation congolaise, Marie-Josée Ifoko exhorte le Président de la République Félix Tshisekedi d’écouter sa propre conscience et non ses nombreux collaborateurs qui auraient déjà revêtu le manteau de la transhumance et qui n’attendent que sa chute.

César Nkangulu

Face à une crise dévastatrice dans l’Est de la RDC, Marie Josée Ifoko : ‘‘La Kombolisation, notre proposition de sortie de crise’’
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