L’atterrissage symbolique de la cheffe par intérim de la Monusco, Vivian van de Perre, à l’aéroport de Goma marque un tournant crucial dans la situation humanitaire désespérée de la région. Fermé depuis plus d'un an, cet aéroport représente bien plus qu’un simple point d'entrée; il est le symbole de l’espoir pour des milliers de Congolais déplacés, pris au piège dans un cycle de violence alimenté par le conflit entre l’armée congolaise et le groupe politico-militaire AFC/M23, soutenu par le Rwanda. La réouverture de cet aéroport est d'une importance capitale. Elle ne se contente pas de faciliter le retour des opérations de la Monusco, mais surtout, elle ouvre la voie à des vols humanitaires essentiels. Ces vols sont indispensables pour apporter une aide précieuse aux populations vulnérables qui souffrent des conséquences dévastatrices de la guerre. Des milliers de personnes sont actuellement déplacées, vivant dans des conditions précaires, souvent sans accès à la nourriture, aux soins médicaux et aux services de base. Ce sont des vies que nous pouvons sauver. L’inaction à l’aéroport de Goma a rendu difficile la distribution de l’aide humanitaire, exacerbant ainsi la souffrance des Congolais. Chaque jour qui passe, des familles sont privées des ressources vitales dont elles ont désespérément besoin. La réouverture de l’aéroport soulève l’espoir d'une reprise rapide des opérations d’aide, permettant ainsi aux organisations humanitaires de renforcer leur présence sur le terrain. Les promesses de sécurité stipulées par l'AFC/M23 et acceptées par les Nations Unies donnent l'occasion d’un redressement des opérations humanitaires, mais des actions rapides et efficaces restent cruciales. Il est impératif que la communauté internationale et les acteurs locaux unissent leurs efforts pour garantir la sécurité dans la région. Les garanties de sécurité obtenues par l'ONU sont un pas dans la bonne direction, mais elles doivent être accompagnées d'un engagement ferme de toutes les parties impliquées pour permettre un environnement propice à l'aide humanitaire. Les populations ne peuvent plus attendre. Elles ont besoin de secours immédiat pour surmonter les crises qui les touchent et rétablir un semblant de normalité dans leur vie.
L’opération de reconnaissance aérienne prévue à Uvira et l'inauguration des vols humanitaires ne doivent pas rester des vœux pieux, mais doivent se concrétiser rapidement pour répondre à l'urgence humanitaire qui prévaut. Il en va de la dignité des Congolais et de notre obligation morale en tant que communauté internationale d'intervenir en faveur de ceux qui souffrent. L’ouverture de l’aéroport de Goma n’est pas seulement une question logistique; elle est une question de vie ou de mort pour de nombreux Congolais. L’heure est à l’action urgente. Les yeux du monde doivent rester rivés sur cette situation, et la mobilisation ne doit pas faiblir. Nous avons la responsabilité, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la République Démocratique du Congo, de répondre présent aux besoins de ceux qui ont tant perdu dans ce conflit. L’humanité exige que nous agissions maintenant.
La Pros.



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