SCCI 2026 : la Banque Mondiale outille les cadres de l’Administration publique pour accélérer l’impact des projets en RDC 

SCCI 2026 : la Banque Mondiale outille les cadres de l’Administration publique pour accélérer l’impact des projets en RDC 

 

Du 9 au 12 février 2026, la Banque Mondiale a organisé à Kinshasa le Programme de Renforcement des Capacités des Clients pour l’Impact (SCCI), en collaboration avec le Ministère des Finances et avec l’appui de l’Ecole Nationale de l’Administration (ENA). Pendant quatre jours, les participants, plus de 140 cadres issus notamment des Unités de Gestion des Projets (UGP/PMU) et des services techniques impliqués dans la mise en œuvre ont été plongés dans une formation intensive, orientée vers un objectif central : accélérer l’exécution et augmenter l’impact réel des projets soutenus par la Banque mondiale. Le SCCI s’est présenté comme une réponse pragmatique à la transformation rapide des financements en résultats visibles pour les citoyens.

Le message a été martelé dès l’ouverture. Pour Kofi Nouve, Manager des opérations à la Banque mondiale, l’enjeu est de corriger, durablement, les goulots d’étranglement de l’action publique et de l’exécution des projets.

«C'est avec un véritable privilège que notre institution, la Banque mondiale a l'honneur d’organiser ici à Kinshasa, en collaboration avec le ministère des finances et avec l'appui de l’Ecole nationale de l'Administration, le programme de renforcement de capacité du client pour l'impact. Au cours de ces trois prochains jours, plus de 140 participants issus des unités de gestion du projet, du département technique du ministère en charge de mise en œuvre des projets, ils participeront à une formation intensive pratique et résolument orientée vers le résultat. Il ne s'agit pas d'une formation théorique, c'est un espace d'apprentissage conçu pour améliorer de façon durable la manière dont les projets sont réellement mis en œuvre », a déclaré Kofi Nouve.

Le SCCI  prône l’idée selon laquelle l’argent ne produit pas automatiquement le développement. Ce qui crée la transformation, ce sont les compétences, les systèmes, la coordination et la capacité à gérer correctement les risques, les achats, la comptabilité, le suivi-évaluation, la communication et l’engagement citoyen.

« Chers participants, nous le savons tous que le financement à lui seul ne suffit pas. Les ressources ne créent que lorsqu'ils sont transformés en résultats. Il est crucial que les projets de développement soient effectivement mis en œuvre à propos des améliorations transformatrices dans la vie des personnes. Ce sont des écoles qui ouvrent à temps et dispensent un enseignement de qualité. Ce sont des infrastructures fonctionnelles et résilientes. Ce sont des services publics qui répondent aux besoins des citoyens. Ce sont des opportunités économiques réelles, y compris des emplois rémunérateurs, qui sont disponibles au niveau des communautés », a-t-il rajouté.

Le programme SCCI a été conçu comme un dispositif d’apprentissage actif, appuyé sur des études de cas et des situations opérationnelles réelles. L’idée est de mettre les participants au contact des difficultés concrètes de mise en œuvre des projets et leur donner des outils pour décider, arbitrer, documenter, anticiper et exécuter.

Parmi les axes mis en avant : Cadre de partage des approches innovantes et des leçons tirées de l’expérience ;  Application pratique via l’analyse d’exemples issus des opérations de la Banque mondiale et l’étude de cas intégrée ; Vision holistique de la mise en œuvre, en exposant les interconnexions entre thématiques ;  Renforcement des compétences dans les domaines opérationnels clés, pour accroître l’échelle, la rapidité et l’impact ;  Apprentissage entre pairs et réseautage, afin d’élargir les connaissances et de faciliter le partage entre UGP et administrations.

Former des fonctionnaires capables de délivrer

La présence de l’ENA correspond à un choix stratégique. Dans la logique du SCCI, renforcer la mise en œuvre passe aussi par le renforcement du capital humain de l’Etat et la consolidation d’un corps administratif compétent, éthique et performant.

La Banque mondiale l’a rappelé : «L'ENA joue un rôle fondamental dans la constitution d'un corps de fonctionnaires compétents engagés dans la construction de l'État. Nous sommes particulièrement honorés de co-organiser cette formation avec une institution qui incarne l'excellence du service public.»

De son côté, l’ENA a insisté sur la portée politique et institutionnelle du partenariat.

« C'est donc dans cette perspective, mesdames et messieurs, que le partenariat que nous célébrons aujourd'hui entre l'ENA RDC et la Banque mondiale ne devrait pas être considéré comme une simple fantaisie technique, mais plutôt un signal d'un attachement commun afin d'atteindre la performance, afin d'atteindre un engagement partagé envers l'excellence, envers un refus commun de la médiocrité, une ambition commune de transformer profondément la manière dont nous gérons les ressources publiques qui sont mises à la disposition de nos institutions», s’est exprimé Tombola Muke, représentant du DG de l’ENA.

Le représentant de l’ENA a également décrit ce que le SCCI cherche à produire, au-delà de la formation, une nouvelle manière de faire, structurée, évaluée, et capable d’évoluer.

«Ensemble donc, nous créons un laboratoire d'excellence où les meilleures pratiques internationales font rencontrer les réalités congolaises, où la théorie va se confronter à la pratique, où l'ambition n'est plus une simple ambition, mais elle devient une action concrète.»

Nathan Mundele

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