Les mensonges arrivent par l’ascenseur, mais la vérité prend l’escalier. Cette vérité indubitable, vient, une fois de plus, se confirmer dans l’affaire concernant l’acquisition de l’immeuble ex-Sabena par le Cadastre Minier. Le jeudi 17 juillet 2025, une délégation officielle de l’Association Nationale des Etablissements publics et Entreprises du Portefeuille (ANEP), conduite par M. Patrick Ngulu Mbiobawhul, s’est rendue dans les nouveaux locaux du Cadastre Minier (CAMI), situés dans l’ancien immeuble SABENA sur le boulevard du 30 Juin, à Kinshasa. Cette visite de terrain, conduite en toute indépendance, a permis de confirmer la régularité totale de l’opération immobilière.
Selon les constats de l’ANEP, aucune surfacturation, aucune interférence politique, aucune irrégularité d’aucune nature n’a été relevée dans le processus d’acquisition.
L’immeuble, désormais propriété de l’État congolais, symbolise une volonté affirmée de bonne gouvernance, de transparence et de valorisation du patrimoine public.
La direction du CAMI a ainsi rétabli la vérité face aux accusations infondées de certains détracteurs et ennemis de la République, qui ont tenté tambour battant de ternir l’image d’une direction ayant mis en œuvre, depuis deux ans, une politique rigoureuse de transparence et de bonne gouvernance.
Ces conclusions mettent un terme définitif à une campagne injuste et malveillante orchestrée par des individus et des relais médiatiques animés par des intérêts inavoués. Qu’ils soient acteurs politiques en quête de visibilité, pseudo-experts ou influenceurs opportunistes, tous ceux qui ont alimenté la machine de la désinformation contre le CAMI doivent désormais répondre devant l’opinion publique.
Tout bien considéré, le comité de direction du CAMI a toujours œuvré dans le strict respect de ses missions légales et éthiques. Ces accusations, sans fondement ni preuve, visaient uniquement à fragiliser une institution stratégique pour la souveraineté minière de la RDC.
Cette opération immobilière constitue un exemple de gestion responsable du portefeuille de l’État. Elle mérite d’être saluée, non décriée. La transparence a été démontrée : les documents sont disponibles, et les chiffres parlent d’eux-mêmes.
Ainsi, il est temps de rompre avec la culture de la suspicion gratuite, entretenue par ceux qui refusent de voir des institutions publiques fonctionner efficacement. Le CAMI reste debout, fidèle à sa mission.
Avec cette confirmation de l’ANEP, le Cadastre Minier sort grandi de cette épreuve médiatique et poursuit son engagement au service du peuple congolais : sécuriser le domaine minier, préserver les ressources nationales et agir avec intégrité.
Le suspense s’en va lentement mais surement. Et, les horizons d’espoir se dessinent avec plus de clarté. Depuis Doha, au Qatar, le Gouvernement congolais et le M23 sont parvenus, samedi 19 juillet 2025, à se mettre d’accord sur un certain nombre d’axes essentiels en vue de consacrer une trajectoire importante dans le processus du rétablissement de la paix et de la sécurité dans l’Est de la RDC.
Sous l’impulsion assurée par Sheikh Tamim Bin Hamad Al Thani, Emir du Qatar, les deux parties ont, en effet, procédé à la signature d’une Déclaration des principes, marquant ainsi, ouvertement, leur engagement commun à faire avancer les efforts diplomatiques déployés pour élaguer leur différend face à une crise réputée pour ses conséquences dramatiques. Pour Kinshasa, qui a réagi, dans un communiqué, par l’entremise de son Porte-parole, Patrick Muyaya Katembwe, la signature de la Déclaration des principes de Doha constitue véritablement un progrès significatif qui vient en appui au processus de paix de Washington DC, censé apporter, par ailleurs, un règlement pacifique du conflit entre la RDC et le Rwanda.
Le Gouvernement congolais, tout en félicitant le Qatar pour son rôle stratégique et sa médiation active, estime que les pays de l’Union Africaine ou encore ceux de la Communauté de Développement d’Afrique Australe (SADC) et de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est (EAC), devraient mener des initiatives plus concrètes de soutien aux efforts engagés par Doha, y compris le processus de Washington, pour favoriser le rétablissement de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans la partie de la République démocratique du Congo.
La Pros.
COMMUNIQUE DE PRESSE
Le Gouvernement remercie le Qatar pour les progrès engrangés dans sa médiation pour le retour de la paix durable dans l’Est de la République Démocratique du Congo
Kinshasa, le 19 juillet 2025 – Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo salue l’implication décisive de Son Altesse l’Émir du Qatar, Sheikh Tamim Bin Hamad Al Thani et du Gouvernement qatari, dont les efforts continus de médiation ont engrangé des progrès ayant permis, ce jour, la signature de la Déclaration de principes avec l’AFC/M23 en appui au processus de paix de Washington DC devant conduire à un accord global.
Il adresse également ses remerciements à la communauté internationale, particulièrement aux Etats-Unis d’Amérique pour leur soutien aux efforts du Qatar en vue de parvenir à une paix durable dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
Réitérant l’engagement de la République Démocratique du Congo à parvenir à un règlement durable et pacifique du conflit, le Gouvernement invite l’Union Africaine, les pays de la région EAC-SADC et la communauté internationale à poursuivre le soutien aux efforts du Qatar pour l’aboutissement de ce processus de paix afin de restaurer l’autorité de l’Etat dans les zones actuellement sous contrôle de l’AFC/M23 et de rétablir la souveraineté territoriale dans sa partie Est. FIN
Le Président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a accordé une audience à une délégation de haut niveau de l’Union africaine, composée de deux anciennes cheffes d’État : Sahle-Work Zewde (Éthiopie) et Catherine Samba-Panza (Centrafrique), toutes deux membres du panel de facilitation chargé de soutenir les efforts de paix dans l’Est de la RDC.
Cette rencontre intervient dans le cadre de la mission de consultation de l’Union africaine, visant à renforcer le dialogue entre les institutions congolaises et les acteurs régionaux impliqués dans le processus de pacification de cette région meurtrie depuis trois décennies.
Le président du Sénat a salué cette initiative et a rappelé l’implication active de la chambre haute dans l’accompagnement du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en matière de diplomatie parlementaire et de soutien aux processus de paix, notamment le récent protocole d’accord signé entre la RDC et le Rwanda à Washington, sous l’égide des Etats-Unis.
« Il est temps que les populations de l’Est, qui ont trop souffert, voient enfin la paix devenir une réalité. Le Sénat est disponible pour accompagner toute démarche allant dans ce sens », a déclaré Jean-Michel Sama Lukonde.
La délégation de l’Union Africaine poursuivra sa mission à Kinshasa par une série de rencontres avec les institutions, la société civile et les autorités nationales.
Maître Chantal Chambu Mwavita, Ministre des Droits Humains, a ouvert mercredi 16 juillet 2025 à Kinshasa un atelier d’évaluation de la mise en œuvre de la résolution 57/34 du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.
Par cette occasion, Me Chantal Chambu a appelé à la mise en œuvre de cette résolution pour le respect des droits des congolais.
Adoptée à l’unanimité par les 47 États membres, la résolution porte sur l’assistance technique et le renforcement des capacités en matière de droits humains en RDC.
Dans son discours d’ouverture, la Ministre Chambu a salué l’adoption de cette résolution comme une reconnaissance internationale des efforts engagés par la RDC dans le domaine des droits humains, en particulier dans un contexte de crise prolongée dans l’est du pays.
Sur les 284 recommandations formulées à l’issue de l’Examen Périodique Universel, la RDC en a accepté 235, tandis que 49 ont été prises en note, sans qu’aucune ne soit rejetée.
Ces engagements ont conduit à des avancées notables, telles que la relance de la justice transitionnelle à travers des consultations nationales, l’élaboration d’une stratégie nationale en cours de finalisation, ainsi que le renforcement du rôle du ministère dans la coordination des mécanismes de suivi, de protection et de réparation.
La Ministre a également mis en lumière la collaboration étroite entre l’État, la société civile, les victimes et le Haut-Commissariat aux droits de l’homme pour documenter les violations.
Malgré ces progrès, Chambu Mwavita a reconnu que les défis restent immenses : « l’activisme persistant des groupes armés, les violences sexuelles liées aux conflits, l’impunité pour les crimes graves, ainsi que des limitations budgétaires et logistiques ».
Face à cette réalité, elle a lancé un appel pressant à la communauté internationale pour un soutien renforcé, notamment en matière de financement des mécanismes de justice, de réparation et de réinsertion.
« La paix durable et la dignité humaine exigent plus que des engagements sur papier. Elles appellent à une action résolue, concrète et juste », a-t-elle déclaré.
La gravité de la situation sécuritaire dans l’est du pays a été confirmée par Anne Marie Dongui, Directrice adjointe du BCNUDH.
Elle a rappelé que la prise de Goma et de Bukavu par des groupes armés en début d’année a provoqué une spirale de violences, avec de graves violations des droits humains et du droit international humanitaire.
Les conséquences sont dramatiques : des palais de justice saccagés, des dossiers judiciaires détruits et l’évasion de plus de 8 000 détenus, dont environ 200 criminels de guerre.
L’objectif de l’atelier est l’appropriation nationale des efforts en droits humains.
L’atelier vise à analyser l’impact réel de l’assistance technique fournie, évaluer la pertinence des stratégies mises en œuvre et formuler des recommandations concrètes pour renforcer l’appropriation nationale de la promotion et de la protection des droits humains.
En clôturant son intervention, la Ministre des Droits Humains a encouragé les participants à mener des échanges « riches, francs et constructifs dans un esprit de collaboration et d’optimisme », avant de déclarer officiellement l’atelier ouvert.
Signalons que depuis l'avènement de Félix Tshisekedi à la Magistrature en janvier 2019, Me Chantal Chambu est la seule qui a porté haut le ministère des droits humains, pas seulement au niveau national mais international car, c'est au cours de son mandat que la RDC a été élu membre du conseil des droits de l'homme de l'ONU.
La situation sécuritaire de la ville de Matadi, Chef-lieu de la province du Kongo Central longtemps perturbée par le banditisme urbain est une préoccupation majeure pour Grâce Nkuanga Mansuangi Bilolo, Gouverneur de province qui s’engage in extenso à trouver des solutions immédiates en vue de résorber à cette pratique malveillante de jeunes délinquants dans sa juridiction. C’était lors de la réunion urgente du Conseil provincial de sécurité élargi organisée le mercredi 16 juillet 2025 qu’une série de mesures robustes ont été mises en place par l’autorité provinciale en vue d’éradiquer ce fléau.
« Après avoir écouté toutes les parties prenantes, j’ai décidé de prendre des mesures fermes que nous allons appliquer pendant trois mois pour riposter contre cette insécurité », a déclaré le Gouverneur Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo, en clôturant les assises.
Ces décisions ainsi adoptées sont notamment le redéploiement des éléments de la Police nationale congolaise (PNC) aux points stratégiques de la ville, le retrait des policiers affectés dans les institutions privées et des individus n’ayant pas qualité, l’intensification des patrouilles mixtes PNC-FARDC ainsi que le maintien des barrières nocturnes sur les axes principaux et secondaires de 23h00 à 5h00.
Au niveau de la mairie, le chef de l’exécutif provincial a recommandé la régulation de la circulation des motos, désormais autorisées uniquement jusqu’à 23h00 sauf celles identifiées, l’organisation hebdomadaire des réunions des comités locaux de sécurité, l’identification des informateurs appelés à collaborer avec les services de sécurité, l’installation de nouveaux sous-ciats dans les quartiers sensibles, la dénonciation systématique des personnes suspectes ainsi que la fermeture temporaire de tous les bars pour faciliter les opérations policières.
Il a également ordonné l’organisation, dans un délai de 48 heures, d’audiences foraines à l’encontre des criminels déjà mis aux arrêts.
Grâce Nkuanga a, en outre, instruit les services de renseignement, en particulier l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) à identifier tous les porteurs et fabricants d’armes artisanales dans la ville de Matadi.
Cette réunion du conseil provincial de sécurité a été élargie aux comités locaux de sécurité, aux Députés provinciaux élus de Matadi, aux délégués de la société civile, aux forces vives, ainsi qu’aux représentants des mouvements associatifs.
Depuis des décennies, des crises multiformes secouent le pays, mettant en mal la jeunesse qui ne sait plus à quel saint se vouer. Ces crises sont provoquées par les aînés qui devaient justement servir de modèles aux jeunes. Des scandales à répétition, des changements de camps politiques à longueur de journée, et des luttes effrénées pour le pouvoir et des postes. La société civile, qui est aussi une partie intégrante de ce système, n’inspire pas confiance. Elle est fortement politisée et en perte de repères, tantôt proche de la majorité, tantôt de l’opposition. Certains comportements auxquels on assiste ces dernières années sont les signes de ce rejet du système congolais. Le plus inquiétant est sans doute une propension croissante à l’affrontement et à la violence.
Tous ces faits malheureux poussent la jeunesse congolaise à rêver d’un changement profond, voire d’une révolution, même si elle reste partagée sur les formes que cette révolution devrait prendre.
Les jeunes sont toujours à la recherche des voies et moyens de faire émerger un nouveau système qui répondrait à leurs aspirations et qui serait le fruit de leurs frustrations, de leurs désirs et de leur vision du monde.
Dès lors, plus que jamais, ils veulent saisir les opportunités qu’offre la démocratie en se mettant au travail pour leur propre développement et celui du pays, mieux à travailler sur la transformation de l’homme congolais afin de retrouver toutes les valeurs. Dans cet ordre d’idées, les appels au patriotisme se multiplient de la part de ceux qui ont pris conscience du rôle prépondérant que les jeunes doivent jouer dans l’édification d’une nouvelle patrie.
Cela s’explique du fait que le patriotisme, en tant que sentiment d'appartenance et d'attachement à sa nation, peut effectivement jouer un rôle crucial dans la consolidation de l'unité nationale. En favorisant le respect des lois, la solidarité et la participation civique, le patriotisme peut contribuer à souder les citoyens autour d'un projet commun et à dépasser les divisions.
En effet, le patriotisme crée un lien émotionnel fort entre les citoyens et leur pays, les incitant à se sentir partie prenante d'une même communauté. Un patriotisme sain peut encourager la solidarité et l'entraide entre les citoyens, même en cas de désaccords. Le patriotisme peut inciter les citoyens à s'impliquer dans la vie politique et sociale de leur pays, contribuant ainsi à son bon fonctionnement. En mettant en avant les valeurs communes et les objectifs partagés, le patriotisme peut aider à surmonter les divisions ethniques, religieuses ou sociales.
Le patriotisme, dans sa juste mesure, peut être un facteur puissant de cohésion et d'unité nationale. Cependant, il est essentiel de veiller à ce qu'il ne se transforme pas en nationalisme excessif et qu'il soit basé sur des valeurs de respect, de tolérance et de solidarité. Un patriotisme sain est un patriotisme qui favorise le vivre ensemble et la construction d'une nation forte et unie.
Dans un sondage effectué par notre Institut d’analyses sociopolitiques, nous avons pu identifier dix ministres du chef de l’Etat Félix Tshisekedi qui travaillent pour le réveil de la jeunesse congolaise.
Il s’agit de :
Marie-Thérèse Sombo : ESU, 82%
La Ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, Marie-Thérèse Sombo, a tenu dernièrement une conférence à l’Université de Lubumbashi sous le signe de la sensibilisation au patriotisme et à la cohésion nationale, dans un contexte de guerre. «Jeunesse estudiantine, vous êtes une armée numérique: opposez une vigilance scrupuleuse aux infox, ne relayez aucune diversion. Soyez les sentinelles du pays, engagées et patriotes», a-t-elle lancé. La ministre a également invité les étudiants venus des quatre coins du Haut-Katanga à signaler tout agitateur aux autorités compétentes, soulignant qu’il s’agit là d’un acte de patriotisme éclairé. «Le destin de la nation se défend aussi en ligne, a-t-elle insisté. Elle a par ailleurs rappelé que le pays a besoin d’une jeunesse unie et responsable, capable de faire bloc face aux ennemis qui tentent d’exploiter les fractures sociales pour piller les ressources naturelles de la République.
Louis Watum Kabamba: Industrie et PME, 73%
L’encadrement des jeunes en vue de leur transformation en moteurs du développement économique local a été évoqué à Kinshasa, par le ministre de l’Industrie et du Développement des PME-PMI, au cours d’une rencontre intersectorielle avec la ministre de la Jeunesse et de l’Éveil patriotique. «Il est essentiel d’accompagner et d’encadrer nos jeunes afin qu’ils deviennent des moteurs du développement national. Le patriotisme économique commence par la création de richesse au niveau local», a déclaré Louis Watum. Cette rencontre interministérielle s’inscrit dans le cadre d’une dynamique de collaboration entre les deux ministères, visant à promouvoir un entrepreneuriat jeune, productif et enraciné dans les valeurs du patriotisme économique. Il a été également évoqué la nécessité de mutualiser les efforts du gouvernement afin d’offrir à la jeunesse un cadre propice à l’initiative privée, à l’innovation et à la participation active au développement du pays.
Patrick Muyaya, Communication et Médias, 70%
Devant la jeunesse étudiante de l’Université de Kisangani, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, avait lancé la campagne «Tout pour la patrie» dans cette ville, symbole de la résistance, qui incarne l’esprit de détermination et d’unité face aux défis auxquels la RDC est confrontée. Le ministre avait souligné l’importance de cette initiative dans le contexte actuel du pays. Depuis l’indépendance, la RDC a dû faire face à des tentatives de balkanisation et à des conflits centrés sur l’exploitation des ressources minérales. Face à ces menaces, il est crucial de ne pas rester passifs. Il avait donc fait appel à la jeunesse étudiante, les futurs dirigeants du pays, pour qu’ils comprennent les enjeux de cette lutte qui perdure depuis trois décennies. Il les a encouragés à utiliser les moyens à leur disposition pour manifester leur patriotisme et contribuer à la défense du territoire national.
Doudou Fwamba: Finances, 68%
Doudou Fwamba avait pris la tête de la mobilisation populaire à la Tshopo contre l’agression rwandaise. En meeting d’éveil patriotique dans la ville de Kisangani, il avait appelé la population, particulièrement les jeunes, au sens élevé du patriotisme au regard des visées expansionnistes de Kigali. Le ministre des Finances mise sur une jeunesse consciente du danger qui guette le pays et capable de se lever pour stopper l’activisme d’un générateur d’instabilité dans la région.
Guy Loando: Aménagement du Territoire, 60%
Me Guy Loando Mboyo a appelé les habitants de la Tshuapa à faire preuve de patriotisme face à l’agression injuste que subit notre pays de la part du Rwanda. Cet appel a été lancé à la jeunesse afin qu’elle manifeste son engagement en s’enrôlant dans l’armée. Son message est clair: l’unité et la vigilance de tous sont essentielles pour défendre notre nation face aux menaces qui pèsent sur notre souveraineté. Il a appelé la jeunesse à rejeter la désinformation véhiculée sur les réseaux sociaux, à soutenir nos compatriotes et à s’engager aux côtés de nos forces armées», avait-il déclaré.
Jean-Pierre Lihau: Fonction Publique, 57%
Les jeunes congolais ont désormais un cadre de réflexion et d’échange autour des différentes thématiques touchant la vie nationale. « Ensemble » est la dénomination de ce cadre, lancé dans la salle Père Boka du Centre CEPAS à Gombe. Devant un parterre de jeunes venus de tous les horizons pour marquer leur soutien à ce mouvement et y adhérer, l’initiateur et président d’Ensemble, Jean-Pierre Lihau, a rassuré et signifié que sa structure est un mouvement citoyen positif et patriotique au service de ceux qui aiment leur pays. Un mouvement neutre qui va au-delà des clivages partisans. « Nous avons voulu mettre en place cette structure pour faire en sorte que les jeunes, qui sont les acteurs d’aujourd’hui et de demain, soient véritablement outillés », a expliqué l’initiateur et président d’Ensemble qui invite les jeunes à commencer cette grande aventure de réflexion, de prospection et de préparation de l’action pour demain. Pour Lihau, «Ensemble» permettra aux jeunes d’agir pour ne pas céder aux sirènes de l’instrumentalisation, de l’anarchie et du chaos.
Aimé Boji Sangara : Budget, 56%
Le ministre du Budget s’est entretenu avec deux délégations originaires du Sud-Kivu pour écouter les cris d’alarme d’une province exsangue, mais aussi saluer l’engagement exemplaire de sa population, notamment des jeunes et des femmes. Les représentants du Conseil provincial de la jeunesse réfugiés à Uvira étaient venus présenter un ambitieux projet d’action citoyenne baptisé « Une initiative axée sur le patriotisme par l’art, le volontariat et les dons de sang destinés aux FARDC et aux groupes de résistance populaire Wazalendo ». Tout en saluant cette démarche, Aimé Boji a dit qu’ils incarnent une jeunesse debout, utile, responsable, enracinée dans ses valeurs et tournée vers l’avenir. Il a demandé à la jeunesse du Sud-Kivu d’être la colonne vertébrale de la reconstruction post-occupation, appelant à une mobilisation continue autour de la cohésion sociale et de la reconstruction collective.
Didier Budimbu, Sports et loisirs : 54%
Le ministre des Sports, Didier Budimbu a dernièrement lancé pressant aux jeunes à faire preuve de patriotisme et à ne pas se laisser manipuler. Pour lui, le moment est venu de prouver que l’on aime son pays, en s’enrôlant dans l’armée pour défendre le territoire congolais menacé par des forces expansionnistes qui tiennent à faire main basse sur les richesses du sol et du sous-sol de notre pays.
Jacquemain Shabani, Intérieur et sécurité, 49%
Le Vice-Premier ministre de l’Intérieur, a exhorté les jeunes du Haut-Katanga à résister et à ne pas céder aux sollicitations de l’ennemi. Jacquemain Shabani a appelé à l’unité et à la solidarité pour faire face aux agresseurs, qu’il accuse de vouloir martyriser la population et piller les richesses du pays. Le ministre a insisté sur la nécessité de barrer la route à ces agresseurs, en restant unis autour d’un idéal commun, comme l’ont fait les pères de l’indépendance. Il a également encouragé les jeunes à se mobiliser pour défendre l’unité nationale, évoquant l’exemple de l’époque du maréchal Mobutu.
Julien Paluku: Commerce Extérieur, 45%
Lors de la commémoration du 13ᵉ anniversaire de son parti, Julien Paluku a lancé un vibrant appel au patriotisme. Il a rappelé que tout congolais qui travaille pour la destruction de son pays, pose un acte impardonnable. Il a également encouragé les FARDC à demeurer engagée dans la défense de l’intégrité territoriale de notre pays.
“Être au sein ou dehors du pouvoir, pour les uns ou pour les autres, n’est pas synonyme d’être du bon ou du mauvais côté. Notre dénominateur commun reste la République. Le président Félix Tshisekedi, et notre armée monte peu à peu en puissance. Et certainement la nuit d’insomnie est déjà longue. Mais rassurons-nous que le bon sommeil pointe à l’horizon pour nos frères et sœurs qui traversent des moments de tragédie imposée par une guerre d’agression”, a-t-il dit.
La situation sécuritaire préoccupante dans la partie Est de la République Démocratique du Congo a été au centre d’un échange ce mercredi entre le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense nationale et Anciens Combattants, Me Guy Kabombo Muadiamvita, et une délégation du caucus des députés nationaux élus du Sud-Kivu.
Dans un contexte marqué par les menaces persistantes liées à l’agression terroriste attribuée aux rebelles du M23, les parlementaires du Sud-Kivu ont exprimé leurs inquiétudes et plaidé pour un renforcement significatif de la présence militaire dans leur province, particulièrement dans la ville d’Uvira. Cette dernière, en raison de sa position stratégique, joue un rôle essentiel dans le dispositif sécuritaire national.
A l’issue de cette audience, le président du caucus des élus du Sud-Kivu, l’honorable Aubed Niamanyoko, a salué l’écoute et la disponibilité du ministre sectoriel. S'exprimant au nom de la délégation, il a réaffirmé l'engagement des représentants du peuple à soutenir les efforts gouvernementaux en matière de défense et de sécurité.
Pour mémoire, le Vice-Premier Ministre, Me Guy Kabombo Muadiamvita, s’était rendu au mois d’avril dernier dans la ville d’Uvira, où il avait tenu une causerie morale avec les troupes de la garnison locale. Il en avait également profité pour adresser un message de réconfort aux éléments engagés aux côtés des Forces armées de la République, notamment les patriotes résistants appelés Wazalendo.
Un différend d’ordre financier oppose depuis plusieurs mois deux opérateurs économiques engagés dans la vente des remblais issus des anciennes usines de la Gécamines dans la province du Haut-Katanga. D’un côté, le pasteur Olivier Shekina Tshilumba, également promoteur de la société OL Consulting, prestataire dans le secteur minier. De l’autre, Patrick Katengo, homme d’affaires connu sur la place de Kinshasa.
Ce dernier avait été mandaté, apprend-on, en qualité de représentant personnel d’OL Consulting dans l’espace Katanga, notamment à Lubumbashi, Likasi et Kolwezi, dans le cadre des opérations d’acquisition et de vente des remblais métallurgiques.
Selon les informations recueillies auprès d’un proche collaborateur du pasteur Tshilumba, la collaboration entre les deux hommes, bien qu’ayant démarré sous de bons auspices, se serait progressivement détériorée à la suite de soupçons de surfacturations et d’opérations financières jugées opaques. Des montants importants n’auraient pas été rétrocédés à OL Consulting, ce qui aurait conduit à l’éviction de Patrick Katengo du partenariat.
Dans un communiqué interne, la société a par ailleurs confirmé la nomination du pasteur Jean Clément Diambilayi comme nouveau représentant dans la région. Ce dernier, approché dans un premier temps pour poursuivre les opérations conjointes, aurait décliné l’offre de collaboration de M. Katengo, tout en informant le promoteur d’OL Consulting des pratiques douteuses présumées.
Face à la gravité des faits allégués, OL Consulting aurait saisi les autorités judiciaires compétentes en vue de l’ouverture d’une enquête. « La société se réserve le droit de recourir à toutes les voies de droit afin de recouvrer les sommes dues », a précisé la même source, sous couvert d’anonymat.
A ce stade, aucune réaction officielle de M. Patrick Katengo n’a été enregistrée. La présomption d’innocence lui est naturellement garantie, dans l’attente des conclusions des éventuelles procédures judiciaires.
Alors que la RDC célébrait un moment historique avec le versement par l’Ouganda de 195 millions de dollars en réparations de guerre, une toute autre réalité se mettait en place, en coulisse. Ce qui aurait dû être un jalon de justice pour les victimes congolaises s’est transformé en chantier de prédation institutionnelle. A la manœuvre : Jules Alingete, ex-inspecteur général des finances, et Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice. Ensemble, ils auraient monté une opération soigneusement huilée pour détourner une partie de ces fonds. Le procès Mutamba, dont la reprise est attendue le 23 juillet prochain, n’est que la première secousse d’un scandale potentiellement dévastateur. Il révèle une collusion active entre le contrôleur des finances publiques et l’exécutant politique, sur fond de faux projets, de comptes illégaux, et de violations flagrantes des lois congolaises.
Un procès qui expose un système
Ouvert à Kinshasa le 9 juillet, le procès de Constant Mutamba dépasse le cas isolé de l’ancien ministre. Il met à nu le dysfonctionnement structurel de la gestion du Fonds FRIVAO, chargé de recevoir et redistribuer les indemnités ougandaises aux victimes.
Mutamba est accusé d’avoir attribué un marché public, sans appel d’offres, à une entreprise sans adresse ni personnel, créée avec un capital dérisoire de 5.000 dollars, pour la construction d’une prison fictive à Kisangani. Avec un montant du contrat qui fluctue selon les circonstances : autorisé à 39 millions par la Direction générale des marchés publics, mais signés à 29 millions de dollars, sans que l’on ne comprenne le pourquoi de cet écart.
Mais cette signature n’est que la pointe de l’iceberg. Le cœur du scandale se trouve dans l’ingérence illégale de Jules Alingete dans la répartition des fonds.
Alingete, le chef d’orchestre du contournement institutionnel
Remontons au début de l’affaire. Les points essentiels de l’Arrêt de la Cour internationale de Justice (paragraphes 405–409) du 9 février 2022 (Affaire RDC c. Ouganda – réparations) disposent :
1. Montant global des réparations : L’Ouganda doit verser à la RDC 325 000 000 USD au titre des préjudices causés par ses actes illicites.
2. Ventilation par type de préjudice :
225 M USD pour les dommages personnels (personnes), soit 69,23% ;
40 M USD pour les dommages matériels, soit 12,3% ;
60 M USD pour l’exploitation illégale des ressources naturelles, soit 18,46%.
3. Calendrier de paiement
Le montant sera versé en cinq annuités égales de 65 millions USD, de 1er septembre 2022 à 1er septembre 2026.
En interne en RDC, c’est le Décret n° 19/20 du 13 décembre 2019 portant création, organisation et fonctionnement du Fonds spécial de répartition de l'Indemnisation aux Victimes des activités illicites de l'Ouganda en République Démocratique du Congo ou à leurs ayants droit, en sigle "FRIVAO" qui va régir cette matière.
Signé par le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilumkamba avec le contreseing des ministres de la Justice Célestin Tunda ya Kasende, et des Finances Sele Yalaghuli, il dispose à l’alinéa 2 de l’article 4 : « Il (FRIVAO) gère en toute indépendance, équité et transparence tous les fonds alloués à la République Démocratique du Congo, à titre de réparation des préjudices dus aux activités illicites de l'Ouganda sur le territoire congolais ». Et à l’alinéa 3 du même article il est indiqué que le Fonds a notamment pour tâches de « percevoir l'intégralité des fondsalloués à l'indemnisation des victimes ».
Le cœur du problème remonte au moment où Jules Alingete s’est immiscé dans cette affaire pour décider de la répartition des fonds reçus de l’Ouganda. Ici apparaît le rôle particulièrement nocif de M. Jules Alingete Key. Son rôle se nocif pour la suite des événements.
Répartition frauduleuse et ouverture d’un compte secret, le nouveau piège d’Alingete
Si ces dispositions sont parfaitement claires et ne sauraient faire l’objet d’aucune controverse, Jules Alingete va les violer allègrement, sans le moindre gène.
En effet, par sa lettre référencée 2014/PR/IGF/IGF-CS/JAK/NMM/2024 du 2 octobre 2024, M. Alingete décide de la répartition des fonds versés par l’Ouganda de la manière en introduisant des prétendus ‘‘frais de gestion de 5%’’ attribués au cabinet du ministre de la Justice sur le montant global payé par l’Ouganda. Sur le total de 195 millions déjà versés par Kampala, ce sont donc 9,7 millions qui ont été engloutis dans cette rubrique fumeuse et dont nul ne connaît l’emploi à ce jour. L’arrêt de la CIJ n’a jamais prévu le versement d’une commission de 5 % au Ministère de la Justice. Le budget de l’Etat ne le prévoit pas non plus.
C’est sur les 95% restants qu’il applique la répartition recommandée par la CIJ : 69,2% à la disposition du FRIVAO pour l’indemnisation des victimes ; 12,3% à la disposition du FRIVAO pour l’indemnisation des biens ; et 18,5% à la disposition du gouvernement pour l’indemnisation des ressources naturelles.
Ici aussi il y a une grave entorse à la loi, car le décret 19/20 fait du FRIVAO le seul gestionnaire de tous les fonds payés par l’Ouganda. Il n’y a aucune disposition qui permet qu’une partie de ces fonds soit détachée de la gestion de FRIVAO pour être placée sous gestion du gouvernement. L’argent devait être envoyé dans un compte du Trésor et ensuite intégralement reversé à FRIVAO (ce que le Min Fin de l’époque avait exigé en vain à sa collègue de la Justice) FRIVAO étant la seule instance, selon la loi congolaise, habilitée à gérer l’intégralité des Fonds reçus de l’Ouganda.
Et même alors, dans ce cas, Le compte ouvert par le Min Justice est un compte non reconnu par le Trésor, ouvert sans l’aval du Ministère des Finances et donc en violation de la procédure légale en la matière.
Aussi l’IGF n’a strictement aucune qualité pour décider de telles répartitions. «Le fait que l’IGF omet de copier les instances gouvernementales habilitées, à savoir le Président de la République, le Premier ministre, les ministres des Finances et du Budget, laisse penser qu’il y a une claire intention de détournement», assure une source proche du dossier. En effet, l’analyse des faits souligne plusieurs irrégularités majeures et des éléments pouvant nourrir une suspicion légitime de tentative de détournement et de manipulation institutionnelle.
La stratégie d’Alingete : un faux canal institutionnel
Le fait que la correspondance adressée en ampliation au Directeur de Cabinet du Président, au lieu du Président lui-même ou des instances gouvernementales concernées (Premier Ministre, Ministère des Finances, Ministère du Budget), trahit une volonté d’éviter le circuit légal. En effet, le Dircab, dépourvu de compétence décisionnelle en la matière, apparaît utilisé comme paravent ou relais administratif, sans fondement juridique.
De même, l’absence de copie à la Cheffe du Gouvernement (Première Ministre), pourtant garante de la coordination gouvernementale, aggrave cette violation des usages institutionnels. Ici, la tentative d’engager le gouvernement en dehors de la Première Ministre constitue une entorse grave au principe de la hiérarchie administrative. « Cela s’apparente à une manœuvre pour court-circuiter le Gouvernement et créer un engagement institutionnel occulte, susceptible de fragiliser ultérieurement la position du Dircab lui-même », confie un spécialiste.
Il faut aussi relever que la légalité financière a été gravement violée en ce qui concerne le rôle du Trésor et de FRIVAO. En effet, selon la procédure congolaise, les fonds dus par l’Ouganda devaient transiter obligatoirement par un compte du Trésor public, avant d’être ensuite transférés à la FRIVAO, seule entité légalement habilitée à gérer ces fonds. L’ouverture d’un compte parallèle par le Ministère de la Justice, hors du circuit du Trésor et sans validation du Ministère des Finances, constitue à la fois une infraction administrative, une violation manifeste de la loi sur les finances publiques et une infraction de gestion illicite de deniers publics.
En outre, il n’existe aucune base légale pour une commission de 5 %, car ni l’arrêt de la CIJ, ni la loi budgétaire congolaise ne prévoient une quelconque commission au profit du Ministère de la Justice. D’où l’idée d’un tel prélèvement est donc Illégal, non fondée juridiquement, et relevant d’une tentative d’appropriation indue de fonds publics. Enfin, il y a le rôle douteux de l’Inspection Générale des Finances – chef de service car il n’a aucune qualité pour autoriser, décider ou répartir les fonds. De même, son silence vis-à-vis des Ministères habilités (Finances, Budget) et du Premier Ministre, conjugué à l’absence de copie au Président lui-même, peut être interprété comme une volonté d’isoler le dossier dans un réseau parallèle de gestion et un stratagème de captation financière. Les comptes ainsi créés par le Ministère de la Justice n’ont jamais reçu l’aval du Ministère des Finances et ne sont donc pas connus Trésor ; ils violent aussi bien l’Arrêt de la CIJ que les textes régissant les comptes publics, ainsi que le Décret portant statut de FRIVAO.
A ce stade, la lecture de cette affaire met en évidence une stratégie concertée visant à éviter le circuit officiel de gestion des fonds, engager des instructions à travers un canal institutionnel non habilité et créer des marges de manœuvre discrétionnaires sur des fonds publics destinés aux réparations de guerre. Le Dircab du Président devient ainsi un risque juridique et judiciaire, exposé comme simple “renseignant” ou “facilitateur involontaire” dans une tentative de captation de fonds.
Le faux projet de prison : une couverture grossière
Pour habiller le détournement, un projet bidon de construction de prison à Kisangani est initié. La société bénéficiaire ? Zion Construction, au capital de 5.000 dollars, sans personnel, sans adresse fiable, et jamais enregistrée auprès du ministère des Infrastructures. Le principal actionnaire, Willy Musheni, n’est autre que le bras droit d’Alingete à l’IGF. L’autre associée, une employée de banque burundaise, Ange Inamahoro, n’a aucune expérience en bâtiment.
La société fournit une fausse adresse, celle d’un appartement jamais loué à son nom. En vérité, le même immeuble était occupé par une société chinoise, Hong Feng, celle-là à laquelle Alingete avait confié la construction de l’IGF. Un enchevêtrement de conflits d’intérêts.
Mutamba, de son côté, débloque 19 millions de dollars pour ce marché truqué, et admet dans une lettre du 7 mai avoir demandé le suivi de l’IGF pour couvrir l’opération. Un aveu de complicité manifeste.
Une entente mafieuse au sommet
Entre Alingete et Mutamba, la frontière entre le contrôle et l’exécution s’efface. Le premier valide la violation des textes et couvre le circuit de détournement. Le second signe les décaissements et tente de blanchir les opérations par un simulacre de marché public.
Vers un procès à effet domino ?
En RDC, les fonds publics semblent pouvoir être siphonnés avec la complicité de ceux censés les protéger. Le procès Mutamba est une opportunité cruciale pour la justice congolaise : briser le cercle de l’impunité ou confirmer l’existence d’une machine étatique de prédation. Dans les couloirs du Palais de Justice, l’enjeu n’est plus seulement judiciaire, il est moral et institutionnel. Car si le dossier s’arrête à un seul ministre, il passera à côté de l’implication d’un système entier, qui a sapé la justice réparatrice au profit d’un enrichissement personnel.
Le tribunal devra examiner les responsabilités de Jules Alingete, mais aussi les rôles des associés de Zion Construction, et tous les hauts fonctionnaires impliqués dans cette chaîne de décisions illégales. L’occasion est historique : restaurer la légitimité de l’Etat de droit ou confirmer l’enracinement d’un État prédateur.
Créée en juillet 2020 à l'initiative du Chef de l'Etat, Félix Tshisekedi, l'Agence Nationale de l'Electrification et des Services Énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER) note des progrès importants alignés dans la dynamique de la mise en œuvre effective de sa mission, pour le bien-être des congolais. Hier, jeudi 17 juillet 2025, son Directeur Général Adjoint, Damien Twambilangana Mukongo, a, au cours d'un briefing à la RTNC, présenté un bilan marqué par des réalisations à impact visible sur terrain, soulignant des perspectives stratégiques envisagées pour révolutionner le secteur de l'énergie électrique. Et ce, conformément aux engagements du Président Félix Tshisekedi, endossés par le Gouvernement que dirige la Première Ministre Judith Suminwa.
Lors cet exercice de redevabilité, rendu possible par Patrick Muyaya Katembwe, Ministre de la Communication et médias, qui était, lui-même, de la partie, M. Damien Twambilangana a fait savoir qu'en cinq ans d’existence, l'ANSER est parvenue à donner corps, dans le cadre de son programme d'investissements prioritaires, à 65 projets dont 22 ont connu leur mise en exploitation, marquant une étape clé dans les efforts de l'électrification assurée des milieux ruraux et périurbains sur l'étendue du territoire national. Selon ce responsable, grâce à un management rigoureux et une méthodologie de travail innovante, son agence, qui a bénéficié, pour ses cinq premières années, d'une dotation globale chiffrée à 50 millions USD de la part l'Etat, dispose des capacités nécessaires pour fournir une desserte de qualité à plus de 90 mille ménages, soit plus de 5 millions des congolais.
« Dans un premier temps, nous avions commencé par réfléchir sur le secteur. Dans le cadre de la planification, nous avons produit ce que nous appelons les Plans locaux d’électrification. La RDC compte 145 territoires. Aujourd’hui, nous sommes en mesure de vous dire la stratégie d’électrification territoire par territoire. C’est un plan qui se met à jour régulièrement. On a pu dénombrer à peu près 1100 projets sur l’ensemble de 145 territoires et nous avons mise en place ce que nous appelons le Programme d’investissements prioritaires d’à peu près 270 projets. De ce Programme d’investissements prioritaires, nous avons extirpé à peu près 65 projets en cours. 22 sont terminés et 43 connaissent un taux d’avancement moyen de 60% », a expliqué, face à la presse, le DGA Damien Twambilangana. Pour lui, l’ANSER entend à renforcer ses capacités et peaufiner ses stratégiques pour atteindre dans les cinq prochaines années 52% de la desserte au plan national.
« Durant les cinq dernières années, nous avons pu développer plus ou moins 30 Mégawats. Dans les zones rurales et périurbaines, l’impact est très important. C’est ce qui motive d’ailleurs par rapport à notre planification de cinq ans à venir où nous voulons atteindre plus ou moins 52% en 2030. Dans les zones rurales, le taux d’électrification est de 1%. Globalement, on parle de 20%, mais dans les zones où nous opérons, le taux est de 1%. Le défi à relever d’ici 2030 est de ramener le taux à 52%. Nous savons comment procéder pour y arriver », a-t-il rassuré, plaidant pour un soutien financier conséquent pour matérialiser ce grand pari.
Ligne de démarcation dans le secteur de l’électricité
« La SNEL, généralement, dessert les zones urbaines. Depuis que l’ANSER a vu jour, nous nous occupons de tout ce qui concerne zones rurales et périurbaines. Nous avons un très bon cadre de collaboration avec la SNEL, qui avait déjà une direction de l’électrification rurale. A l’avènement de l’ANSER, la SNEL a dû transférer à notre établissement les études qui ont été réalisées dans les zones rurales. Aujourd’hui, nous opérons là où la SNEL n’est pas présente », a rassuré, dans sa communication, Damien Twambilangana.
Leadership fort au service de l’intérêt général
« Nous participons régulièrement à des forums internationaux, nous rencontrons beaucoup de privés qui sont intéressés à venir en RDC. Dans les zones rurales et périurbaines où vivent 80 millions de nos concitoyens, le taux est de 1%. Tout ce que vous avez comme ressources qui attirent des investisseurs privés se trouvent dans les zones rurales et périurbaines. Ce qui fait qu’à chaque fois que nous participons à des évènements, nous sommes approchés… Nous avons fait ce qu’on appelle le guide de l’investisseur. On essaie d’identifier, on essaie de voir quels peuvent être les goulots d’étranglement, nous accompagnons ces investisseurs », a souligné, plus loin, le Directeur Général Adjoint de l’ANSER.
Patrick Muyaya Katembwe, Ministre de la Communication et Médias, s’est appesanti, un moment, dans son intervention, sur l’opportunité concrète de la mise en place, par le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, d’un tel établissement en RDC.
« Pourquoi on a créé l’ANSER ? Parce qu’en République démocratique du Congo on n’a pas que des barrages hydroélectriques comme sources d’électricité. Nous avons tant de rivières. Nous avons du soleil, du vent. Nous avons des populations dans des milieux ruraux et périurbains qui n’ont pas accès à l’électricité. L’ANSER a été créée spécifiquement pour profiter de ces potentiels naturels que nous avons pour produire de l’électricité et donner du courant aux congolais partout où ils se trouvent en attendant que nous puissions développer Inga dans ses trois phases. Mais, quel que soit le développement qu’on peut aligner avec Inga, nous devons retenir qu’à travers cette agence spécialisée, nous voulons nous assurer que tous les autres potentiels de production électrique puissent servir à donner du courant à nos populations. Point n’est pas besoin de vous rappeler que sans électricité, on ne peut pas penser développement », a insisté, dans sa communication, devant la presse, le Porte-parole du Gouvernement.