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Le Chef de l’Etat peut faire recours à son expertise, François-Xavier Beltchika : une grande réserve de la République

(François-Xavier Beltchika avec Félix Tshisekedi)

 Il était l’un des bras droits de Feu Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Il était parmi les Ténors de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), qui s’étaient vraiment sacrifiés, luttant aux côtés de celui qu’on appelait Sphinx de Limete pour l’avènement d’un Congo nouveau. Il, c’est le Patriarche François-Xavier Beltchika Kalubye, l’incarnation d’Etienne Tshisekedi, qui est resté fidèle à sa vison que traduit en ce jour le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Toujours actif et capable, François-Xavier Beltchika, 86 ans, Diplômate né, serait une figure importante, ou mieux, indispensable de par son Expertise, en ce moment crucial dans la formation du Gouvernement d’Union Nationale pour la stabilité et la paix dans l’est de la République Démocratique du Congo.

D’après certains analystes politiques, il serait souhaitable, dans le contexte actuel, que François-Xavier Beltchika Kalubye soit consulté dans ce sens pour qu’au moment venu, il puisse contribuer avec sa rigueur dans la pacification de ce pays. Ce qui paraitrait une bonne chose au su et aux yeux de l’opinion de voir le Président Fatshi Béton, à la recherche des solutions pour l’intérêt commun, penser aussi aux amis de son Père.

Visiblement, le choix qui serait porté sur Beltchika, une telle personnalité qui a tout gagné, et n’a plus que sa force, sagesse et intelligence pour servir la nation, serait une solution pour renforcer la vision de pacification à long terme du pays.

François-Xavier Beltchika pour ceux qui ne le savent pas, a commencé sa carrière politique dans les années 70, où il sera élu en juin 1977, Député National dans la Circonscription électorale de Kabinda, au Kasaï Oriental dans l’ancienne configuration Territoriale. C’est la Législature des 13 Parlementaires Fondateurs de l’UDPS, où il fut : Membre de la Commission Economico-Financière.

Repéré vite par le Président Mobutu, il sera nommé en février 1979, Ambassadeur du Zaïre en Guinée (Conakry), fonction qu’il va exercer jusqu’en juin 1986, avant d’aller en Asie toujours comme Ambassadeur.

Pendant ses 25 ans passés à l’extérieur du pays au service de la nation, et même après son retour au pays, François-Xavier Beltchika a servi l’UDPS comme Membre d’Honneur, contribuant à temps et à contretemps, à la hauteur de sa taille, pour la bonne marche du Parti. 

De 1991 à 1992, Beltchika François-Xavier a participé à la Conférence Nationale Souveraine (CNS), composante «Diplomatie», Membre de la Commission Constitutionnelle, puis d’octobre 2001 à mars 2003, il sera Expert de l’UDPS au Dialogue inter-congolais de Sun-City, en Afrique du Sud.

Dans la vie active du Parti, il a été Membre du Comité National de l’UDPS, Parlement du Parti de 2004 à 2007, puis, Président de la Commission de Réforme des Statuts de l’UDPS, avant d’être nommé Vice-président du Bureau du Comité Organisateur du 1er Congrès de l’UDPS «COC/UDPS»

C’est à ce titre qu’il va conduire en juin 2008, une délégation de l’UDPS au Congrès du SPD (Parti Socio- Démocrate Allemand) à Hambourg, en Allemagne et à l’International Socialiste en Grèce.

Fort de son travail dans la redynamisation et la mobilisation du Parti, Beltchika sera élu au Premier Congrès de l’UDPS du mois d’avril 2009, Secrétaire Permanent et Porte-parole du Conseil National de l’UDPS (Direction Politique du Parti), puis en 2011, désigné Président a.i. du Congrès des Démocrates pour le Progrès Social « CDPS », Parti Politique qui venait d’être créé suite aux divergences sur l’application des Résolutions du 1er Congrès de l’UDPS. Et depuis, il est toujours dans la lutte pour l’instauration d’une véritable alternance.

À l’accession de Félix-Antoine Tshisekedi au pouvoir en janvier 2019, la Direction Politique de CDPS conduite par François-Xavier Beltchika lui avait transmis un Mémorandum avec deux Annexes sur la Gouvernance et la Réforme des Services de Sécurité et des Forces armées, afin d’accompagner le nouveau Président élu à démarrer son Mandat sur base d’une expertise de ses aînés.

Donc, c’est une grande réserve de la République que le Président Félix-Antoine Tshisekedi, peut, à des moments pareils, faire recours à son expertise.

EG

Le Chef de l’Etat peut faire recours à son expertise, François-Xavier Beltchika : une grande réserve de la République
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Le comité exécutif de l'association des Professeurs de l'UPN dans la tourmente.

(Par le Professeur Patience Kabamba)

Jadis fleuron de la formation des enseignants du secondaire, l'UPN apprend à devenir université avec plusieurs ratés dans son parcours de maturation. Le Mercredi dernier nous en avons vécu un. Une centaine des professeurs se sont déplacés pour assister à une réunion dûment convoquée par président de l'APUPN de retour de sa suspension professionnelle.

Une petite heure avant la réunion, la rectrice de l'université a envoyé un communiqué interdisant à tout groupe de se réunir au sein de notre Alma mater. Des professeurs attendaient dans la salle de réunion de l'APUPN espérant que la rectrice pourrait se dédire après la conversation avec un groupe dépêché d'urgence pour la rencontrer.

Évidemment que la rectrice ne pouvait pas se dédire. La rencontre était renvoyée sine die.

Pourquoi en sommes-nous arrivé là ? Qu'est ce qui s'est passé pour que le syndicat des professeurs ressemble à un groupe des collégiens obéissants à des ordres contradictoires ?

Le présent MDW va tenter d'y répondre.

Le cœur du problème au sein du comité exécutif de l'APUPN est, me semble -t-il, la gestion des cotisations des professeurs. Nous sommes en face des deux théories de gestion totalement légitimes mais diamétralement opposées. Une des théories soutient un usage parcimonieux de l'argent des cotisations des professeurs. C'est la mentalité que j'ai rencontrée à l'est du pays. L'argent est à gérer avec parcimonie et modération. Cette attitude est juste et correcte, me semble-t-il.

L'autre théorie soutient que l'argent des cotisations des professeurs appartient aux professeurs qui cotisent et il faut donc le leur donner lorsqu'ils en ont besoin pour des situations d'urgence. La gestion de l'argent des professeurs doit par conséquent se faire avec une grande libéralité. C'est une attitude aussi correcte et légitime que la première.

Le couac au sein du comité exécutif de l'APUPN provient du fait que les deux attitudes semblent s'opposer irrémédiablement : la parcimonie contre la libéralité. Madame la rectrice a demandé aux deux groupes d'harmoniser leurs positions pour la paix au sein de notre Alma mater. Nous assistons à un déchaînement d'invectives aussi bien sur le fond que sur la forme. Il est évident ici que la forme épouse le fond et le fond s'explicite en la forme qui exprime son dire.

A travers la tyrannie de l'argent comme exemplifiée dans le conflit au sein de l'association des professeurs de l'UPN, nous pouvons constater que nous vivons un temps très particulier ; celui où l'histoire du savoir et le savoir de l'histoire sont appelés à mourir définitivement dans l'accomplissement de la fabrication de l'ignorant congolais stupéfié même avec un diplôme de doctorat. C'est ainsi que la liberté despotique du profit a programmé des générations entières des cerveaux neutralisés depuis plusieurs décennies d'éducation aux rabais en République Démocratique du Congo. La tyrannie démocratique de l'argent a détruit l'élite intellectuelle congolaise. Elle l'a mise hors- la loi logique dialectique de conflits radicaux des luttes des classes.

La dislocation du système académique congolais dont l'exposition graphique nous est présentée par les propos des uns et des autres au sein de l'APUPN s'inscrit dans le cadre de la domination réalisée de la marchandise totale et de la libération capitaliste des mœurs incultes d'une société dirigée par des jouisseurs politiques pleinement marchandises et qui se la coulent douce alors que les Congolais tirent la langue.

La solution aussi bien au niveau de l'APUPN qu'au niveau du pays, est l'avènement d'un prolétariat instruit et clairvoyant en lieu et place d'une masse abrutie, disparate et bariolée des diplômes mais la plus illettrée possible en mesure d'être déplacée, replacée et remplacée au gré des victoires rwandaises rendues possibles par la corruption au cœur même du dispositif de la défense du pays.

Il est temps qu'une génération d'intellectuels congolais se lève contre le fétichisme de la marchandise, de l'argent, qui tend à faire disparaitre le logos du percevoir et du comprendre historique et d'abord toutes les formes de langage et de réflexion qui permettent d'en appréhender les origines, le développement et l'insoumission.

Il est absolument nécessaire que les Congolais gardent leur habileté de questionner les pouvoirs de l'histoire et l'histoire du pouvoir.

Quant au comité exécutif de l'APUPN, le MDW conseille aux uns et autres de pouvoir lutter contre le despotisme de l'argent et de savoir démissionner pour la paix sociale et le progrès révolutionnaire du groupe et du pays.

Le comité exécutif de l'association des Professeurs de l'UPN dans la tourmente.
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La RDC face aux réalités d’un basculement géopolitique : pourquoi Félix Tshisekedi ne peut pas s’aligner sur Moscou

(Par Nico Minga, Economiste, auteur et géostratège)

L’Est de la République Démocratique du Congo demeure une poudrière géopolitique où s’entrecroisent les intérêts de puissances régionales et internationales. Dans un contexte de tensions exacerbées par l’activisme du M23 et l’agression rwandaise, une question se pose avec acuité dans tous les cercles de réflexion : pourquoi le président Félix Tshisekedi ne pourrait-il pas faire appel à la Russie pour stabiliser cette région stratégique ?

Un jeu d’alliances qui restreint les marges de manœuvre

Historiquement, la RDC s’est inscrite dans un axe de coopération avec les puissances occidentales. Les États-Unis, la France et l’Union européenne demeurent les principaux partenaires du pays sur le plan diplomatique et économique. Un basculement vers la Russie, dans le contexte actuel de guerre en Ukraine et d’alignements forcés, serait perçu comme une provocation susceptible d’entraîner des sanctions économiques et un isolement diplomatique.

L’administration américaine, qui a fait de la stabilisation des Grands Lacs une priorité stratégique, ne tolérerait pas un tel rapprochement. De même, l’Union européenne, principal bailleur de fonds en matière d’aide au développement et de programmes d’infrastructure, pourrait revoir son engagement en RDC si Kinshasa venait à opter pour une coopération militaire avec Moscou.

Rappelons que les relations entre la RDC et la Russie ont toujours été complexes et elles remontent à l’ère soviétique. Pendant la guerre froide, l’URSS a soutenu certains mouvements révolutionnaires en Afrique, mais la relation avec le Congo ex-Zaïre fut ambivalente. Mobutu, qui dirigea le pays de 1965 à 1997, était un allié clé des États-Unis, fermement ancré dans le camp occidental contre l’influence soviétique. L’Union Soviétique a pourtant tenté d’établir des alliances à travers des formations militaires et des coopérations discrètes, mais sans succès durable en raison de l’alignement pro-occidental du régime de Mobutu.

Après la chute du régime de Mobutu, la RDC n’a jamais véritablement développé de liens stratégiques solides avec la Russie post-soviétique. Depuis l’accession au pouvoir de Félix Tshisekedi, les interactions avec Moscou sont restées limitées, malgré quelques échanges diplomatiques. Ainsi, il n’existe pas d’antécédents historiques favorisant une alliance militaire entre la RDC et la Russie, contrairement à d’autres pays africains comme l’Angola ou l’Algérie, qui ont bénéficié d’un soutien plus structuré de l’URSS.

L’influence économique et militaire occidentale comme verrou stratégique

La RDC reste un pays économiquement dépendant des institutions financières internationales telles que le FMI et la Banque mondiale, dont les décisions sont largement influencées par Washington et Bruxelles. Ces organismes conditionnent leur soutien à des engagements en faveur de la stabilité macroéconomique et de la gouvernance démocratique, des principes peu compatibles avec certaines méthodes d’intervention russes, qui s’appuieraient des fois sur des accords opaques en échange de concessions minières.

L’armée congolaise est historiquement équipée et formée par des partenaires occidentaux et chinois. Une intégration de matériel et de doctrine militaire russes impliquerait une refonte logistique et stratégique de grande ampleur, rendant cette transition complexe et plus coûteuse.

Par ailleurs, l’Occident face à l’émergence de nouveaux acteurs et dans cette dynamique géopolitique mondiale, l’Europe se trouve dans une position de recul, notamment en ce qui concerne la redistribution des ressources et l’influence économique en Afrique centrale. Jadis acteur central du développement, particulièrement en République Démocratique du Congo, le Vieux Continent semble aujourd’hui à la traîne face à la montée en puissance de nouvelles stratégies chinoises et américaines.

Bien que toujours présente à travers quelques entreprises et investissements dans l’exploitation des ressources minières, l’Europe n’a pas su s’adapter aux nouvelles réalités économiques et géopolitiques. L'absence de vision stratégique cohérente, combinée à des investissements moins compétitifs et à des politiques parfois trop distantes des préoccupations locales, a réduit son impact. Contrairement à la Chine, qui capitalise sur des accords "minerais contre infrastructures" pour renforcer son influence, ou aux États-Unis, qui redéfinissent leur coopération à travers des initiatives comme le Partenariat pour la Sécurité des Minéraux (MSP), l’Europe n’a pas su se repositionner comme un acteur clé dans la redistribution des ressources naturelles en RDC.

Ce retrait de l’Europe dans la redistribution des ressources naturelles et l’affaiblissement de son rôle stratégique créent un vide dans lequel se sont insérés d’autres puissances, plus réactives et plus agressives dans leur approche. Ce recul de l’Europe ne se limite pas à une perte d’influence économique, mais également à un effacement progressif dans les domaines diplomatique et sécuritaire, laissant la place à des modèles plus flexibles et potentiellement plus controversés, comme ceux proposés par la Russie ou la Chine.

Un modèle d’ingérence controversé en Afrique 

Les récentes interventions russes en Centrafrique, au Mali et au Soudan montrent un schéma récurrent : l’envoi de mercenaires, comme ceux du groupe Wagner, en échange d’un accès préférentiel aux ressources naturelles. Cette approche, si elle s’est avérée efficace à court terme pour sécuriser certains régimes, pose néanmoins des problèmes structurels : abus contre les populations civiles, absence de contrôle de l’État sur les forces déployées, et instrumentalisation des conflits locaux à des fins géopolitiques.

Une coopération militaire avec la Russie pourrait donc générer un climat d’incertitude et d’opposition au sein même de l’armée congolaise, qui peine déjà à contenir les dynamiques internes de fragmentation, de trahison et de corruption.

L’introduction de la Russie dans l’équation sécuritaire de la région des Grands Lacs risquerait également d’aggraver les tensions avec les États voisins. Le Rwanda, soutien du

M23, entretient des liens étroits avec la France, le Royaume-Uni et les États-Unis, et pourrait interpréter une coopération militaire entre Kinshasa et Moscou comme une menace directe.

D’autre part, la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), qui a déjà déployé une force régionale pour stabiliser l’Est de la RDC, pourrait voir cette initiative compromise par une présence russe perçue comme une interférence étrangère non concertée.

Un pragmatisme stratégique pour Tshisekedi 

Conscient des risques d’un alignement avec Moscou, le président Félix Tshisekedi privilégie une approche plus mesurée, combinant coopération avec l’ONU, via la MONUSCO, engagement avec les partenaires traditionnels et renforcement des capacités nationales. 

Dans cette logique, Kinshasa explore des alliances avec des pays africains disposant d’une expérience éprouvée en matière de lutte contre les insurrections, comme l’Angola et l’Afrique du Sud, tout en consolidant ses relations avec les grandes puissances économiques que sont les États-Unis et la Chine. 

En définitive, si la Russie cherche à renforcer sa présence en Afrique, la RDC ne peut se permettre de rompre l’équilibre fragile sur lequel repose sa stratégie sécuritaire et économique. La guerre à l’Est exige des réponses immédiates, mais toute alliance doit être évaluée à l’aune de ses implications géopolitiques globales. 

Félix Tshisekedi, en optant pour un positionnement pragmatique, évite ainsi les écueils d’une polarisation excessive dans la guerre froide moderne qui oppose l’Occident à Moscou. Reste à voir si cette approche permettra une stabilisation durable de la région, ou si la RDC sera contrainte de repenser son architecture sécuritaire face à l’évolution du conflit.

 

La RDC face aux réalités d’un basculement géopolitique : pourquoi Félix Tshisekedi ne peut pas s’aligner sur Moscou
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