Dans un contexte où l'Environnement et le Développement durable sont au cœur des préoccupations mondiales, la Ministre d'Etat Eve Bazaïba Masudi a récemment effectué une visite cruciale dans les locaux de l'Agence Congolaise de l’Environnement (ACE) à Gombe. Cette démarche vise à mobiliser les agents de cet établissement public, qui joue un rôle technique et scientifique fondamental pour le Ministère de l’Environnement et du Développement durable. Ce, après une période de grève prolongée.
La situation de grève, qui a paralysé l’ACE, a été déclenchée par des problèmes de gestion sous la direction du Directeur Général ainsi que par des préoccupations socioprofessionnelles largement partagées. La visite de la Ministre d'Etat représente une étape déterminante pour la résolution de ce conflit social, marquée par une intervention significative des autorités. Un représentant syndical a souligné combien le soutien du chef de l’Etat, de la Première Ministre et de la Ministre de tutelle a été essentiel pour prendre en compte les revendications des travailleurs, évitant ainsi une crise qui aurait pu compromettre l’existence même de l’établissement.
Lors d'une réunion avec le Directeur Général intérimaire, Jean Claude Emene, un engagement a été pris pour examiner les revendications des agents et les résoudre progressivement en fonction des ressources disponibles. Une première avancée significative a été annoncée : le paiement des salaires du mois de décembre, un geste qui témoigne d'une volonté de rétablir la régularité et de relancer la confiance au sein de l'agence.
L'objectif primordial de cette visite est de redynamiser l’ACE. La Ministre Bazaïba a souligné l'importance de mobiliser toutes les énergies nécessaires pour assurer la relance effective de l’agence et lui redonner toute son efficacité. La mobilisation des ressources et la coopération collective sont désormais des priorités pour tourner définitivement la page de cette crise.
La Ministre d'Etat s’est réjouie de cette reprise et a insisté sur la nécessité d'une gouvernance structurée pour garantir un fonctionnement optimal de l’ACE dans toutes les provinces. Elle a également souligné le respect des cadres légaux relatifs aux mouvements sociaux. Bien que le droit de grève soit reconnu, il doit être exercé selon des normes précises pour éviter des répercussions légales indésirables.
L’accent a été mis sur la responsabilité individuelle de chaque agent dans la préservation des acquis et l’avancement du pays. À cet égard, la Ministre a insisté sur la rigueur et la fermeté dans la gestion des affaires publiques notamment, dans la lutte contre la falsification des documents officiels. Un avertissement clair a été lancé à ceux qui détiennent de faux certificats d’études d’impact environnemental et social émis par l’ACE : toute falsification sera considérée comme un délit, et les responsables seront poursuivis en justice.
Pour garantir une gestion efficace et équilibrée, la Ministre d'Etat a exhorté le Conseil d’Administration et les Directeurs à travailler en synergie. Enfin, elle a souligné l'importance d'une gouvernance disciplinée et transparente, tout en assurant la continuité des missions et la stabilité de l'institution.
Cette visite et les engagements qui en découlent représentent un espoir de renouveau pour l’ACE. Avec l’ambition de surmonter cette période de crise et de renforcer durablement l’institution, les actions futures seront déterminantes pour la sauvegarde de l’environnement et le développement durable en République Démocratique du Congo.
MESSAGE DE MADAME LE DIRECTEUR GENERAL ADJOINT A L’OCCASION DE LA CELEBRATION DE LA JOURNEE DES DROITS DES FEMMES AUX AGENTS ET CADRES DE L’OFFICE CONGOLAIS DE CONTROLE
Chères collaboratrices, chers collaborateurs,
En cette Journée Internationale des Droits des Femmes, nous nous rassemblons autour des thèmes puissants de cette année : « Toutes les Femmes et Filles, Droits, Egalités et Autonomisation », ainsi que « La Congolaise au centre de toutes les ambitions ».
Ces mots résonnent particulièrement en cette période où notre pays traverse des défis sans précédent car nous sommes en Guerre et l'agresseur est le
Rwanda.
Aujourd'hui, nous célébrons le courage, la résilience et les accomplissements des Femmes et des Filles de notre Congo -Démocratique.
Elles sont souvent en première ligne, non seulement face aux difficultés, mais aussi en tant qu'agentes de changement et de progrès.
Leur contribution est essentielle pour bâtir une société plus Juste et
Egalitaire.
C'est ici l'occasion pour moi de rendre les vibrants hommages les plus déférents au Président de la République, Chef de l'Etat, Garant du bon fonctionnement des Institutions de la République, Son Excellence Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO pour ses efforts inlassables face à la guerre et aux crises qui frappent notre Nation. Son leadership et sa détermination à promouvoir la paix et la stabilité sont une source d'inspiration pour nous tous.
Il a su mettre en avant les priorités des femmes et des filles congolaises, et son engagement pour l’égalité des sexes qui est un témoignage fort de sa vision pour un avenir meilleur. Nous saluons ici, son combat pour une représentativité maximale de la femme aux postes de prises de décisions.
Je tiens à exprimer notre profonde reconnaissance envers la Première
Ministre Judith SUMINWA qui s'emploie à exécuter la vision du Président de la République sur tous les plans.
Ma reconnaissance s'exprime également à l'endroit de la Première Dame, Denise NYAKERU TSHISEKEDI pour son dévouement dans la cause de la jeune fille à travers ces différents programmes tels qu'Excellencia et dans la santé à travers les enfants drépanocytaires pour ne citer que ceux-là.
En tant qu'établissement public, il est impératif que nous prenions des mesures concrètes pour promouvoir les droits et l'autonomisation des femmes. Cela inclut la mise en place de politiques inclusives, la promotion d'un environnement de travail équitable et le soutien aux initiatives qui mettent en avant les talents et les aspirations des femmes congolaises.
En mettant la Congolaise au cœur de nos ambitions, nous ne faisons pas seulement progresser l'égalité des sexes ; nous renforçons également notre capacité à construire un avenir meilleur pour tous. Ensemble, engageons-nous à faire de chaque jour une opportunité de défendre les droits et la dignité de toutes les femmes et filles.
Je vous remercie de votre dévouement et de votre engagement à faire de notre
A l’occasion de la célébration de la Journée Internationale des Droits des Femmes, la Salle de Congrès du Palais du Peuple a accueilli, le samedi 8 mars 2025, un culte œcuménique en soutien aux victimes de l'agression rwandaise dans l'est de la République Démocratique du Congo (RDC). Cet événement patriotique et spirituel organisé par le Ministère du Genre, Famille et Enfant, a vu la participation de plusieurs femmes congolaises de différentes couches sociales et secteurs notamment, des femmes maraîchères, fonctionnaires, militaires, enseignantes ainsi que des leaders des ONGs et des organisations féminines. Toutes ont répondu présent pour exprimer leur solidarité envers les femmes et enfants pris au piège dans ce conflit armé, ainsi que les FARDC et les Wazalendo, engagés au front pour la défense de la patrie.
La cérémonie a débuté par un sermon poignant de la Pasteure Joëlle Kabasele, qui a appelé à la grâce divine afin que la paix soit rétablie en RDC.
« Nous refusons le semblant de paix. Il y a un jour où il y a un silence. Le 8 mars aujourd'hui, c'est un jour de souffrance à cause de la guerre, car la vie de la femme congolaise n'a pas de prix. La vie de la femme congolaise n'a pas la même valeur que celle d'une Européenne ou Américaine ? », a-t-elle martelé, soulignant l'importance de la paix véritable pour les femmes congolaises.
Plus loin, dans son homélie, elle a exhorté l’assistance à l’unité pour faire échec aux ennemis de la Nation. ‘’Lorsque Goliath parle, l’heure n’est pas à discuter sur la taille de David’’.
Léonnie Kandolo Omoyi, Ministre du Genre, Famille et Enfant, a pris la parole pour commémorer cette journée et rappeler les défis persistants dans la quête de l'égalité entre les sexes. Elle a mis en lumière le contexte difficile dans lequel cette journée est célébrée, en raison de la guerre imposée à la RDC par le Rwanda.
« La RDC fait face à une crise humanitaire sans précédent, basée sur la cupidité et la convoitise de nos richesses. Cette journée chargée de symbolisme, démontre, s’il s’avère encore nécessaire, que Paul Kagame, son armée et ses supplétifs violent les droits fondamentaux des femmes congolaises à l’est du pays, en leur retirant le droit à la vie. De Goma à Rutshuru, en passant par d’autres villes et des territoires, des milliers des femmes ont été assassinées, leurs droits à la dignité qui sont bafoués. Car, on se sert du corps de la femme comme un champ de bataille », a déclaré, par ailleurs, Léonnie Kandolo.
« Nos mères, nos sœurs, nos filles sont violées, mutilées, abandonnées sur des routes sans sépulture. Elles vivent en insécurité permanente, aggravée par des déplacements forcés. Pourtant, malgré ces épreuves inimaginables, la femme congolaise, ma mère, ma sœur, ma fille, continuent de démontrer une résilience et une force remarquable. Les violences perpétrées dans l’est de la RDC sont d’une atrocité qui doit être condamnée par la Communauté Internationale. Les massacres et violences systématiques doivent être qualifiés de crime contre l’humanité », a-t-elle ajouté.
La Ministre a, ensuite, salué le courage des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et des Wazalendo, qui se battent sans relâche pour protéger les populations et le territoire national. « Il est de notre responsabilité collective de les soutenir et de les protéger, en veillant à ce que leurs voix soient entendues et leurs droits respectés », a-t-elle affirmé.
Egalité des sexes
En cette Journée Internationale des Droits des Femmes, Léonnie Kandolo a rappelé que l'égalité des sexes n'est pas seulement un objectif à atteindre, mais une condition nécessaire pour un monde juste et pacifique. Elle a souligné le rôle crucial des femmes dans la construction de la paix et la reconstruction des communautés. « Leur participation active aux efforts visant l’aboutissement du processus de paix est essentielle pour garantir des solutions durables et inclusives», a-t-elle souligné.
Le thème international de cette année est : ‘’Pour toutes les femmes et filles, droits, égalité et autonomisation’’, tandis que le thème national est : "La femme congolaise au centre de toutes les ambitions". Ce dernier thème englobe le développement de la Nation, l'éducation, le droit au travail et la consolidation de la paix en RDC. La Patronne du Genre a exhorté à la solidarité envers les frères et sœurs dans l'est du pays et à l'exigence de paix et de justice pour tous.
Le Ministère du Genre, Famille et Enfant a lancé plusieurs initiatives, telles que "Mwasi Congolaise", pour soutenir les Forces Armées de la RDC et les Wazalendo. Léonnie Kandolo a félicité les femmes pour leur courage, leur dévouement et leur patriotisme.
La Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, a, pour sa part, souligné l'importance de cette journée.
‘’En RDC, la date du 8 mars constitue un moment singulier. Car, cette célébration est porteuse d'enjeux de grande densité. Les défis uniques auxquels les femmes de notre Nation sont confrontées à la suite des guerres et des violences ont profondément marqué notre pays’’, a-t-elle indiqué.
La Cheffe du Gouvernement n’a pas manqué, à son tour, d’exprimer sa gratitude envers les FARDC et les Wazalendo pour leur sacrifice.
«Nous tenons à dire à nos vaillants soldats et à nos Wazalendo que votre sacrifice n'est pas vain, nous vous en sommes infiniment reconnaissants. La Nation vous doit beaucoup, continuez à vous battre pour notre avenir», a-t-elle lancé, tout en proclamant une victoire certaine de la RDC dans cette guerre injuste, lui imposée par le Rwanda.
Parallèlement au culte, une collecte de fonds de solidarité a été organisée en guise de soutien financier aux déplacés de guerre.
Cet événement témoigne de la résilience des femmes congolaises face à des épreuves inimaginables et l'importance de leur rôle dans la construction d'un avenir meilleur pour la RDC. Ensemble, avec détermination et solidarité, la Nation se tient aux côtés de ses femmes et de ses défenseurs pour bâtir une RDC plus juste et pacifique.
La Ministre d'Etat, Ministre de l'Environnement et du Développement durable, Eve Bazaïba Masudi, a effectué ce samedi 1ᵉʳ mars 2025, une visite d'inspection au port de Ngamanzo, situé dans la commune urbano-rurale de Maluku. Ce site de près de 11 hectares a été choisi pour réceptionner les bois saisis auprès des exploitants artisanaux dépourvus de documents et opérant illégalement dans la filière des grumes.
Dans le cadre de la lutte contre l'exploitation forestière illégale, le Gouvernement Congolais, par l'entremise du Ministère de l'Environnement, prend la ferme décision de saisir les bois exploités illicitement pour favoriser leur transformation locale. Seuls les industriels détenteurs des documents requis seront désormais autorisés à opérer légalement. Un partenariat public-privé sera signé entre le Gouvernement et ses partenaires afin de dissuader les exploitants illégaux. Accompagnée des services de contrôle et de vérification, la Ministre d'Etat Eve Bazaïba entend, à travers ce projet, mettre un terme au trafic illicite de bois et contribuer à la mobilisation des recettes publiques. Elle a souligné que les grumes saisies seront acheminées vers des ports transitaires pour y être transformées. Elle a rappelé que la République Démocratique du Congo, en tant que "pays-solution" face au changement climatique, doit mettre en place des mécanismes rigoureux pour préserver ses ressources forestières tout en garantissant leur exploitation durable, conformément au programme de gestion durable des forêts. Cette initiative marque une étape décisive dans la lutte contre l’exploitation illégale des ressources forestières en RDC. En renforçant le contrôle et en favorisant la transformation locale du bois, le Gouvernement entend non seulement protéger son patrimoine forestier, mais aussi créer de la valeur ajoutée pour l’économie nationale.
La République Démocratique du Congo se prépare à commémorer la Journée internationale de la femme (JIF) dans un contexte particulièrement difficile, marqué par le la guerre d'agression dans l’est. Pour cette édition, le thème international retenu est : « Pour toutes les femmes et les filles, droits, égalité et autonomisation ». Au niveau national, le thème choisi est : « La Congolaise au centre de toutes les ambitions ».
Ces thèmes soulignent la nécessité de garantir les droits des femmes et des filles, y compris en cette période de conflit que traverse la RDC, et de reconnaître leur rôle central dans la construction d'une société juste et équitable.
À cette occasion, la ministre du Genre, de la Famille et de l'Enfant, Léonie Kandolo Omoyi, a lancé un appel à la mobilisation générale pour la paix et les droits des femmes et des filles en ces termes: "En soutenant le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, je lance un appel vibrant à toutes les Congolaises et à tous les Congolais : levons-nous ensemble pour exiger la fin des violences, pour soutenir nos forces armées et pour construire un avenir où chaque Congolais pourra vivre dans la dignité et la sécurité."
En RDC, le mois de mars, traditionnellement dédié aux femmes, sera l'occasion de mettre en lumière les défis passés et présents liés à l'égalité des sexes, ainsi que la protection des femmes victimes de violences, particulièrement à l'Est du pays. Plusieurs activités sont prévues, notamment :
- 7 mars 2025 : Message à la nation de la Ministre du Genre, Famille et Enfant, diffusé à la télévision nationale.
- 8 mars 2025 au Palais du Peuple : Commémoration de la Journée Internationale des Droits des Femmes par un culte œcuménique en faveur de la paix et de l'intégrité territoriale, suivi d'une collecte de fonds de solidarité pour les compatriotes de l'Est.
- Tout au long du mois de mars : Émissions Radio/TV sur les thématiques des droits des femmes et des filles, dans le cadre de la paix et du développement durable.
- Du 10 au 21 mars 2025 : Plaidoyers et lobbying avec la diaspora et les pays amis de la RDC pour la paix et la sécurité ; intervention de la Ministre à la 69ème session de la Commission sur le Statut de la Femme à New York.
- Du 12 au 28 mars 2025 : Conférences-débats en milieu universitaire sur la thématique internationale et nationale.
- 31 mars 2025 : Matinée d'échange et de sensibilisation autour de la thématique de la masculinité positive.
- 8 avril 2025 : Clôture du mois de la femme.
Selon le ministère du Genre, plus de 7 millions de Congolais sont actuellement déplacés, et les violences sexuelles contre les femmes et les filles constituent une triste réalité. Face à cette situation, lors de la 69ème session de la Commission sur le Statut de la Femme (CSW), un plaidoyer sera lancé par la délégation congolaise auprès de la diaspora et des pays amis de la RDC pour dénoncer l'expansion rwandaise et la violence quotidienne infligée à la population civile, en particulier les femmes et les enfants dans l'est du pays.
La journée d’informations a également mis en lumière les initiatives menées en RDC pour promouvoir les droits des femmes, malgré les défis sécuritaires et humanitaires. Elle a insisté sur l'importance de renforcer la participation des femmes à tous les niveaux de la société, y compris dans les processus de paix et de reconstruction.
La République Démocratique du Congo a lancé une campagne nationale de sensibilisation pour mobiliser la jeunesse contre la corruption et promouvoir le patriotisme. Cette initiative, menée par le ministère de la Jeunesse et l’Inspection Générale des Finances (IGF), vise à renforcer l’intégrité et la conscience patriotique parmi les jeunes, qui représentent plus de 70 % de la population. La Ministre de la Jeunesse et Eveil Patriotique, Noëlla Ayeganagato, a souligné l’importance d’une éducation citoyenne solide et d’opportunités économiques pour prévenir la corruption. En effet, cette campagne inclut des mécanismes de dénonciation et le soutien à des projets innovants favorisant la transparence. Cette initiative s’inscrit dans la vision du gouvernement de placer la jeunesse au cœur de la refondation nationale, avec l’objectif de bâtir un Congo intègre et prospère.
Récit
Dès les premières heures de la matinée, les jeunes se sont dirigés en grand nombre au centre culturel et artistique pour les pays d’Afrique centrale, afin de prendre part au lancement de la campagne nationale de sensibilisation et de mobilisation de la jeunesse en faveur du patriotisme et de la lutte contre la corruption.
Cette activité a été organisée par Noëlla Ayeganagato, ministre de la Jeunesse et Éveil patriotique, en collaboration avec l’Inspection Générale des Finances (IGF). La première ministre Judith Suminwa Tuluka a lancé cette vaste campagne au nom du président de la République.
Dans son allocution, la Cheffe du Gouvernement a exhorté la jeunesse à faire de la lutte contre la corruption un combat quotidien et à faire preuve de patriotisme pour contrer les menaces qui pèsent sur la RDC.
« Chers jeunes, lutter contre la corruption, c’est faire preuve d’amour pour son pays. L’intégrité et la transparence sont les piliers d’une nation prospère et souveraine. Il m’est donc impossible d’évoquer ce combat sans rappeler l’importance du patriotisme, particulièrement dans le contexte actuel où notre pays fait face à des défis extérieurs », a déclaré la Cheffe du Gouvernement devant les jeunes.
Durant toute la journée, plus de 2 000 jeunes ont été édifiés sur l’urgence de faire de la lutte contre la corruption une affaire de tous. Les jeunes ont été appelés à agir en patriotes pour barrer la route à ce fléau qui a déjà causé tant de mal au pays.
La Ministre de la Jeunesse et Eveil patriotique, Noëlla Ayeganagato, a affirmé que le patriotisme ne se limite pas à chanter l’hymne national ou à brandir le drapeau congolais, mais c’est surtout lutter contre la corruption, un véritable acte d’amour, car cette démarche contribue à protéger son avenir et défendre ses valeurs.
« Chers jeunes, cette bataille est la nôtre ! Nous sommes le présent de ce pays et notre engagement aujourd’hui déterminera le Congo de demain. Ne laissons personne nous faire croire que la corruption est une fatalité ! Nous avons le pouvoir de changer les choses. Je vous invite à vous engager massivement dans cette campagne, à vous informer, à sensibiliser vos communautés, et surtout, à montrer par vos actes que l’intégrité et le patriotisme sont les seules voies vers un Congo véritablement grand et prospère », a-t-elle exhorté.
Les différents intervenants, dont le ministre d’État en charge de la Justice et Garde des Sceaux, ont évoqué les mesures prises pour combattre la corruption dès la racine afin de garantir un meilleur avenir pour l’actuelle génération et les futures. Les jeunes ont également pris la parole pour évoquer leur expérience dans l’implication de la lutte contre la corruption et ont adhéré à travers une déclaration d’engagement à cette logique patriotique et salvatrice.
Lors du Conseil des droits de l’homme du 24 février à Genève, la Première ministre congolaise a insisté sur la part importante de civils parmi ces victimes. Elle a également accusé à nouveau Kigali de soutenir les paramilitaires du M23 pour profiter des richesses minières dans la région du Kivu.
« Plus de 7 000 compatriotes » tués dans le conflit entre le M23 et ses alliés et l’armée congolaise (FARDC) en RDC depuis janvier. Ce sont les chiffres avancés par la Première ministre congolaise, Judith Suminwa Tuluka, lors du Conseil des droits de l’homme lundi 24 février à Genève. Parmi ces morts, de nombreux civils, insiste-t-elle.
« La situation sécuritaire et humanitaire dans l’est de la RDC a atteint des niveaux alarmants », a insisté la cheffe du gouvernement congolais, alors que les paramilitaires du M23, soutenus par le Rwanda, continuent leur progression dans le Kivu, après la chute de Goma et de Bukavu. À la tribune, elle a précisé que parmi les 7 000 personnes décédées, « plus de 2 500 corps » avaient été enterrés sans être identifiés et « plus de 1 500 corps traînent dans les morgues ».
Pour la seule ville de Goma, la capitale du Nord-Kivu désormais contrôlée par le M23, la Première ministre a repris à son compte des sources de l’ONU faisant état de « plus de 3 000 morts ». Elle a également évoqué des cas de choléra et de Mpox n’étant pas correctement pris en charge, des attaques contre des hôpitaux et la destruction de « 90 sites d’accueil des déplacés internes ».
« On n’a pas encore pu identifier l’ensemble de ces personnes, maintenant c’est très facile de dire que ces morts-là ne sont que des militaires alors qu’il y a une masse importante de personnes civiles qui font partie de ces morts-là », a-t-elle ajouté lors d’un point de presse en marge du Conseil.
Le Rwanda pointé du doigt
En cause dans le conflit pour le gouvernement congolais : le soutien au M23 de Kigali, que Kinshasa accuse de vouloir occuper des territoires dans l’est de la RDC pour en exploiter à son compte des gisements de minéraux, certains indispensables pour les puces ou les téléphones portables. « La question que nous devons nous poser maintenant est de savoir exactement à qui le Rwanda revend ces minerais issus de cette exploitation illégale des ressources », a-t-elle déclaré devant la presse.
Si certains chercheurs assurent que le conflit en cours n’est pas uniquement lié à la question des minerais, la RDC se préoccupe de la traçabilité des ressources en question. En décembre, le pays avait déposé une plainte contre les filiales européennes du géant technologique Apple, les accusant d’utiliser illégalement des «minerais de sang» dans sa chaîne d’approvisionnement.
«Ils utilisent des minerais qui proviennent de la RDC, a à nouveau affirmé la Première ministre à Genève, et nous voulons savoir comment cette entreprise se procure ses fournitures de minerais qui nous permettent à tous d’utiliser nos téléphones et ordinateurs.» De son côté, la société Apple affirme ne pas utiliser sciemment des minerais liés au conflit.
En marge de la 58e session du Conseil des droits de l’homme à Genève, en Suisse, Judith Suminwa, Première Ministre RD Congolaise, a eu des échanges fructueux avec la Directrice Générale de l’Organisation Mondiale du Commerce, « OMC » en sigle, Ngozi Okonjo-Iweala, dans le but non pas de trouver des solutions idoines face à la crise sécuritaire et humanitaire dans l’Est du pays mais, plutôt pour plaider en faveur d’une collaboration entre la RDC et l’OMC en vue de la transformation de l’économie congolaise pour appuyer le processus de développement déjà engagé à travers son Gouvernement.
Au cours de leurs échanges, il a été question d’engager des discussions sur la transformation de l’économie congolaise en adhérant à certains protocoles facilitant cette démarche pour une diversification de l’économie.
«Je pense qu’aujourd’hui la RDC est à un tournant pour son développement. Nous avons besoin d’avoir accès à beaucoup plus d’investisseurs dans le secteur privé. Mais, il y a un certain travail à faire à notre niveau parce que nous voulons aller vers la diversification de l’économie, nous voulons la transformation avec toute une chaîne de valeurs. Nous avons discuté de la possibilité d’aller vers cette transformation en adhérant à certains protocoles notamment, au niveau de la pêche, mais aussi de voir comment dans l’intégration régionale nous pouvons avoir des chaînes de valeurs régionales ou sous-régionales, et comment on va aussi améliorer le commerce au niveau de la RDC», a déclaré Judith Suminwa.
Cette dernière a affirmé, devant la patronne du commerce international, éprouver le vœu de travailler avec l’OMC pour appuyer les femmes et les jeunes qui œuvrent dans le secteur du commerce pour les amener à améliorer leurs performances à travers la digitalisation.
Prenant acte du plaidoyer de la Première Ministre congolaise, Ngozi Okonjo-Iweala s’est dit prête à collaborer avec le Gouvernement congolais pour faire avancer les voies de développement de la situation de l’économie du pays, en s’appuyant sur ses atouts et richesses et ainsi contribuer à la création de l’emploi.
«La RDC est un pays très important en Afrique avec beaucoup de ressources, un pays très riche. Je suis très contente de la discussion qu’on a eue sur la diversification de l’économie, surtout comment ajouter la valeur dans beaucoup de ressources minérales qu’on trouve dans le pays et comment créer des emplois pour les jeunes. Je pense que madame a vraiment réfléchi sur le sujet et on s’est décidé de travailler ensemble pour faire avancer les voies de développement de la situation de l’économie du pays. », a révélé Ngozi Okonjo-Iweala.
Alors que la guerre dans l’Est de la RDC s’intensifie, plusieurs morts ont été dénombrés à cause d’une agression imposée par le Rwanda sous la couverture du M23-AFC. Cinq milles décès en l’espace de quelques jours et plus de six millions de morts, selon l’Union européenne depuis trente ans et plusieurs déplacés. Pour libérer la classe politique qu’elle qualifie de ‘’malade’’ et couper l’herbe sous les pieds de l’ennemi, Marie-Josée Ifoko, actrice politique de premier rang et candidate malheureuse à la présidentielle de décembre 2023, fait une proposition de sortie de crise à travers une tribune de réflexion dans laquelle elle invite tous les ‘’Kongolais’’, comme un seul homme, de se joindre à elle afin d’écrire une nouvelle histoire pour un Congo nouveau.
“Cette agression ne cesse de prendre de l’ampleur, et ceux qui l’orchestrent prétendent toujours ne pas avoir d’interlocuteurs crédibles au sein du gouvernement congolais. Il est donc impératif de prendre des décisions courageuses et d’agir avec sagesse, abnégation et détermination pour préserver notre territoire, notre souveraineté et notre paix”.
Prendre des décisions courageuses et agir avec sagesse implique la prise de conscience pour les congolais et contourner l’histoire afin de ne pas la répéter. Cette histoire qui a perpétré des massacres atroces sur le sol congolais, des violences envers des femmes et enfants, laissant derrière lui un carnage sans précédent. Notamment, l’entrée de l’AFDL dans l’Est du pays en 1996 et la signature du protocole d’accord par l’Union Européenne avec le Rwanda le 19 février 2024, pays agresseur de la RDC, pour lui fournir des minerais congolais, qui sont en fait des “minerais de sang”, souligne Marie-Josée Ifoko.
Les atrocités commises dans l’Est de la RDC remettent en question la responsabilité internationale et la promotion des droits de l’homme. Une remise en question qui met en lumière la violation de la mission même de l’Union européenne.
Cette actrice politique déplore la politique de deux poids deux mesures de cette même Communauté Internationale qui, “face aux violations des droits de l’homme ou aux actes de corruption du régime Tshisekedi, impose des sanctions et suspend certaines aides à ce genre de régime. Mais paradoxalement, la RDC paie le prix fort et reste victime d’une guerre qui profite aux grandes puissances et aux multinationales”, fustige-t-elle. Et d’ajouter : “les richesses naturelles attisent les convoitises, et les discours sur le respect des droits de l’homme ne sont qu’une façade politique”.
Une crise qui déstabilise non seulement la partie Est du pays, mais aussi toute la sous-région. Elle estime que cette crise ne pourra pas être résolue par un dialogue entre des hommes coupables qui veulent être juges et parties à la fois.
Les mêmes erreurs produisant les mêmes effets, Marie-Josée conseille au Chef de l’Etat de ne pas commettre l’erreur de Mobutu, mal conseillé à l’époque par les siens, mais plutôt d’aider les congolais à décanter cette situation dans la paix et l’humilité, sans verser le sang de notre côté.
Elle appelle les congolais, en général et les politiques, en particulier, au sursaut patriotique et à l’unité pour vaincre cette guerre.
“Nos frères et sœurs de l’Est sont dans la tourmente et ils attendent le secours de l’Ouest, et pendant ce temps, nous ici, avons commencé les guerres tribales. NON ! Chers Congolais, l’heure n’est pas aux disputes intestines ! L’heure est à la Kombolisation, à l’unité dans la diversité pour combattre l’ennemi ! Nous ne pouvons pas créer encore ce clivage entre nous ! Nous disons NON ! NON ! NON, NON, NOOOOON !!! Le PEUPLE KONGOLAIS, je vous appelle à un sursaut patriotique ! Nos pères de l’indépendance seront fiers de nous voir unis pour sauver le Kongo pour lequel ils sont morts ! Honorons-les !”
Pour la survie de la Nation
Une série de propositions est formulée au Président Félix Antoine Tshisekedi, qui est devenu la cible principale de l’ennemi, l’homme à abattre, afin d’accepter la proposition faite à Mobutu lors de l’entrée de l’AFDL en 1996 en vue d’éviter leurs avancées et sauver la Nation avec un sursaut patriotique !
Ci-dessous, les propositions formulées par Marie-José Ifoko :
1. La demande au Président Félix Tshisekedi de se mettre en retrait de la scène politique comme demandé à Mobutu en 1996 par l’opposition représentée par Etienne Tshisekedi. Que Monsieur Félix Antoine Tshisekedi soit comme un Président dans un système parlementaire jusqu’aux prochaines élections !
2. La nomination d’un Premier Ministre que nous sommes pour assurer une transition de 3 ans.
3. La mise en place d’urgence d’un gouvernement restreint de crise pour réagir rapidement face à l’ennemi.
4. La destitution des institutions.
5. La création d’un conseil des sages (genre Sénat) pour faciliter la coordination de cette transition.
6. La constitution d’une nouvelle Assemblée nationale. Représentation de 146 territoires.
7. La mise en place d’une commission spéciale intégrant la société civile (femmes, jeunes, diaspora, intellectuels, artistes), tous les représentants de la société congolaise afin de garantir un éveil patriotique et une adhésion populaire.
Convaincue de sa proposition qu’elle juge “salvatrice” pour le relèvement de la Nation congolaise, Marie-Josée Ifoko exhorte le Président de la République Félix Tshisekedi d’écouter sa propre conscience et non ses nombreux collaborateurs qui auraient déjà revêtu le manteau de la transhumance et qui n’attendent que sa chute.
La cheffe de la Mission de maintien de la paix de l’ONU en République Démocratique du Congo (MONUSCO), Bintou Keita, a appelé, vendredi 21 février, à trouver une solution d’urgence pour le transfert en toute sécurité des personnes ayant trouvé refuge dans les bases de la mission à Goma, la capitale du Nord-Kivu tombée sous le contrôle des rebelles du M23. Bintou Keita, qui était l’invitée du point de presse quotidien de l’ONU à New York, a indiqué que plus de 1.400 individus «à haut risque», y compris des femmes et des enfants, s’étaient abrités dans les bases de la MONUSCO dans l’Est de la RDC, suite à la chute de Goma, le 28 janvier dernier.
«Malgré de fortes pressions exercées par le M23 pour que ces individus lui soient remis, la MONUSCO reste déterminée à assurer leur sécurité», a déclaré Mme Keita, qui s’exprimait par visioconférence depuis Kinshasa, la capitale congolaise.
A l’heure actuelle, la mission continue de répondre à des demandes de protection de la part de défenseurs des droits de l’homme, notamment des femmes, qui subissent des menaces ou risquent d'être victimes d’attaques.
La cheffe de la MONUSCO a réaffirmé que la mission entendait s'acquitter de son devoir de protection des individus non armés cherchant refuge à l’intérieur de ses bases, conformément au droit international humanitaire.
Une situation intenable
«La situation actuelle est cependant intenable en raison du nombre considérable de personnes sous notre protection », a toutefois reconnu la haute responsable.
Elle a notamment mentionné les conditions de vie difficiles dans les bases de la MONUSCO et les ressources limitées dont dispose la mission.
Mme Keita a par conséquent appelé à trouver de toute urgence, une solution « sûre, digne et soutenue par la Communauté Internationale » pour transférer les personnes actuellement dans les base de la MONUSCO vers un lieu sécurisé, dans le plein respect de leurs droits et de leur libre arbitre.
Entraves à la circulation de la mission
Mme Keita a par ailleurs indiqué que l’occupation de certaines parties du Nord-Kivu par le M23, avec le soutien des forces de défense rwandaises, limitait fortement la capacité de la MONUSCO à s'acquitter de son mandat dans la province.
Elle a fait état des restrictions à la liberté de mouvement de la mission, notamment des barrages routiers et des exigences de notification préalable 28 heures à l’avance, qui empêchent les soldats de la paix de mener des opérations de sauvetage.
Désinformation
A ces défis opérationnels, s’ajoutent selon elle, des campagnes de désinformation et de haine à l’encontre de la mission, qui « déforment délibérément son rôle et ses actions » et mettent en danger la vie des Casques bleus.
Pour dissiper tout malentendu, la cheffe de la MONUSCO a rappelé que le mandat de la mission est de protéger les civils dans les deux provinces de l’est de la RDC que sont l’Ituri et le Nord-Kivu, où les Casques bleus veillent sur des centaines de milliers de personnes déplacées.
Selon Mme Keita, la visite cette semaine, du nouveau commandant brésilien de la MONUSCO, le Général Ulisses de Mesquita Gomes, à Beni, dans le Nord-Kivu, et à Bunia, en Ituri, témoigne de la détermination de la mission à assurer un rôle de leadership dans ces régions instables.
Dans un message vidéo exclusif filmé pour ONU Info à Beni, le commandant de la MONUSCO a indiqué que sa visite visait à « renforcer le moral des troupes » et « assurer une coordination efficace » de la mission pour garantir la protection des civils.
Des attaques repoussées en Ituri
A l'appui du rôle essentiel de la MONUSCO dans la région, Mme Keita a rappelé que la mission s’était rapidement mobilisée en Ituri, ces dernières semaines, afin de déjouer des attaques de miliciens de la Coopérative pour le développement du Congo (Codeco).
Ces derniers ont mené plusieurs incursions nocturnes près du site pour personnes déplacées de Djaiba, dans le territoire de Djugu, à environ 90 kilomètres au nord de Bunia, la capitale de la province.
Pour éviter une escalade des violences intercommunautaires, la MONUSCO a établi, le mardi 11 février, deux bases opérationnelles mobiles temporaires, dont l’une située à quelques mètres du camp de déplacés de Lodha et l’autre dans le village voisin d’Aar.
Au Nord-Kivu, Mme Keita a souligné que la MONUSCO assurait la protection de plus de 200 civils vulnérables à Eringeti, près de la frontière avec l'Ituri.
La plate forme politique Union Sacrée de la Nation s’est réunie, samedi 22 février 2025, autour du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, pour discuter sur les enjeux politiques de l’heure, principalement la crise sécuritaire provoquée par l’agression rwandaise en RDC.
A cette occasion, le Président de la République a rendu un vibrant hommage à la Première Ministre Judith Suminwa, investie en juin 2024 à la tête du Gouvernement. Il a également reconnu la bravoure de la Ministre d’Etat aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, sur le front diplomatique.
Madame Judith Suminwa a pris ses fonctions à un moment critique de l’histoire du pays marquée par la guerre menée par l’armée rwandaise et l’activisme de plusieurs groupes armés dans la partie Est de la RD. Congo.
Accompagnant la diplomatie du Président de la République, notre Première Ministre a représenté notre pays dans plusieurs assises régionales et internationales pour l’intérêt général.
Ainsi, a-t-elle été très active à Luanda, en Tanzanie, à Addis-Abeba et en en Europe pour défendre la RDC.
Toutes les démarches ont porté leurs fruits avec l’annonce des sanctions contre James Kabarebe, Ministre rwandais de l’Intégration régionale, et d’autres mesures drastiques pouvant décourager l’agression en RDC.
Aussi, présentons-nous nos hommages à cette distinguée Dame dont le mérite a déjà été reconnu en décembre 2024 par le célèbre magasine d’excellence FORBES, qui l’avait distinguée 77ème Femme la plus puissante parmi le 100 première du monde.
Judith Suminwa, première femme nommée Première Ministre dans l’histoire de la RDC, et née le 19 octobre 1967 ; elle est économiste par sa formation Universitaire (Université Libre de Bruxelles).
Elle a été nommée à ce poste depuis le 1er Avril 2024.
De ce jour-là, Zeinaba Mahr Aouad ne garde en mémoire que des fragments. Le temps et le traumatisme ont effacé le reste.
Le corps de la jeune femme, lui, n’a rien oublié. La marque des souffrances subies y est indélébile. Zeinaba a alors 10 ans. Elle partage une chambre à coucher avec sa mère et ses deux sœurs aînées dans un quartier pauvre de Djibouti, sa ville natale. Les murs sont nus. Le mobilier est inexistant.
« Il y avait juste une télé, nos valises pour mettre nos vêtements et nos matelas sur lesquels on dormait », confie-t-elle récemment àONU Info.
Son père est décédé l’année précédente, emporté par une grippe intestinale.
Pour survivre, sa mère vend des galettes de pain aux passants qu’elle prépare dans la cuisine commune de leur appartement, où cohabitent trois autres familles. Insouciante, Zeinaba passe son temps à jouer à la mariée ou à la corde à sauter avec ses copines du quartier.
« On s’amuse avec la boue aussi », se remémore-t-elle.
Une visite inattendue
Ce jour-là, une femme se présente chez elle. Zeinaba ne l’a jamais vue. Elle s'imagine que c’est une amie de sa mère ou une voisine. L’intruse n’est pas venue les mains vides. « Elle avait une seringue, une lame de rasoir et des pansements », se souvient-elle. La suite, Zeinaba l’a oubliée, ou presque.
Ce qu’elle retient surtout, c’est la sensation de douleur une fois dissipés les effets de l’anesthésie.
« J’avais du mal à marcher et quand j’urinais, ça me brûlait », dit-elle.
Sur le coup, sa mère minimise l'événement. Elle parle de tradition – une simple coutume.
« J'avais peur d’éprouver de la rancune »
Ce n’est qu’à l’adolescence, une fois entrée au lycée, que Zeinaba prend conscience d’avoir subi une mutilation génitale féminine (MGF).
En cours d’éducation sexuelle, elle comprend enfin l’objectif de cette pratique : museler sa vie intime. « C'est pour nous éviter d'être excitées, d'aller voir des hommes », explique Zeinaba.
Elle demande alors des explications. « J'avais peur d’éprouver de la rancune envers ma mère », avoue-t-elle. Pleine de regrets, celle-ci lui explique avoir suivi les conseils des voisins, eux-mêmes influencés par l’omniprésence de cette pratique ancienne à Djibouti.
Malgré la promulgation, en 1995, d’une loi nationale interdisant les mutilations génitales féminines, ces dernières persistent encore dans ce pays en majorité musulman de la Corne de l'Afrique.
La jeune fille, consciente que sa mère n’a pas reçu d’éducation, finit par tout lui pardonner.
230 millions de survivantes
Zeinaba Mahr Aouad, 24 ans, de Djibouti, a survécu à une mutilation génitale féminine à l’âge de 10 ans. Aujourd'hui, Zeinaba a 24 ans et vit toujours avec sa mère. Chaque mois, les événements de ce jour fatidique remontent à la surface sous la forme de règles douloureuses. Ses deux sœurs, mutilées comme elle dès leur plus jeune âge, sont désormais mariées et mères de famille.
L’une d’entre elles a eu des complications liées à son excision lors de son accouchement.
A l’instar de Zeinaba et ses sœurs, environ 230 millions de filles et femmes dans le monde subissent actuellement les conséquences de cette pratique.
Plus de 90 pays sont concernés, principalement en Afrique et en Asie, en tête desquels figurent notamment le Nigéria, l’Égypte, l’Éthiopie, le Soudan et l’Indonésie.
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) définit les mutilations génitales féminines (MGF) comme un ensemble de procédures impliquant l'ablation partielle ou totale des organes génitaux externes féminins, pour des raisons non médicales.
Dr Wisal Ahmed, spécialiste des MGF au Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), préfère quant à elle parler de crise des droits de l’homme à l’échelle planétaire. « Il existe un large éventail de pratiques, pouvant aller des brûlures aux coupures, en passant par des coutures ne laissant qu’une ouverture très fine pour laisser passer uniquement l'urine », explique-t-elle à ONU Info.
Pour la Dr Ahmed, ces pratiques trouvent leur origine dans des normes sociales et croyances positives, telles que la propreté. « La propreté en tant que symbole de pureté pour maintenir l'honneur de la famille, comme critère de mariage, ou comme droit de passage vers la féminité », précise-t-elle.
Pratiquée chez certains musulmans, mais également chez les chrétiens, la mutilation génitale féminine se teinte souvent de préceptes religieux, mais pas exclusivement.
« Selon certaines croyances erronées, si le clitoris n'est pas coupé, il continue de grandir jusqu’à atteindre la taille d'un homme », indique notamment la médecin de l’UNFPA, l’agence de l’ONU chargée des questions de santé sexuelle et reproductive.
Des complications multiples
Ces pratiques laissent des cicatrices physiques, émotionnelles et psychologiques qui peuvent durer toute la vie. Au niveau médical, elles peuvent entraîner des hémorragies, des complications obstétriques, voire même la mort. En cas de mauvaise cicatrisation, des blessures et gonflements sont susceptibles d’apparaître, ainsi que des problèmes liés aux menstruations et aux voies urinaires, comme dans le cas de Zeinaba.
« Elles urinent goutte à goutte, ce qui peut déclencher des infections », précise la Dr Ahmed.
D'un point de vue psychologique, les dommages vont de la petite enfance jusqu'à l'âge adulte et se manifestent par de l'anxiété, des troubles post-traumatiques et la dépression.
Les mutilations engendrent aussi des problèmes de santé sexuelle.
À Djibouti, au Soudan et en Somalie, par exemple, la pratique consiste à refermer tout l'orifice de l’enfant, y compris les grandes lèvres.
« La femme est à nouveau coupée pour avoir des rapports sexuels, puis recousue, puis rouverte pour l'accouchement et refermée pour une fois de plus rétrécir l’orifice », explique la spécialiste de l’UNFPA.
Si son bébé met trop de temps à sortir, les MGF peuvent également entraîner des problèmes respiratoires associés à une morbidité néonatale.
Chaque fois, c’est l’occasion pour la survivante de revivre son traumatisme.
Célébrée jeudi, cette journée vise à sensibiliser les populations pour mettre définitivement fin à cette pratique, ce que l’Objectif de développement durable (ODD) numéro 5 se propose de faire d’ici 2030.
Selon la Dr Ahmed, ces efforts ont contribué au déclin constant de la prévalence des MGF au cours des 30 dernières années.
Toutefois, ce recul ne se traduit pas dans les faits par une baisse du nombre des femmes concernées, en raison de l’accroissement de la population mondiale.
« Même si les pourcentages diminuent, les chiffres augmentent », explique-t-elle. De fait, il y a huit ans, elles étaient 200 millions à avoir subi ces mutilations, soit 30 millions de moins qu’aujourd’hui.
Des tendances préoccupantes
La Dr Ahmed note par ailleurs une tendance préoccupante liée à l’abaissement de l’âge des survivantes. Habituellement ces dernières ont entre cinq et neuf ans. Or, il existe selon elle des signes indiquant que davantage de filles de moins de 5 ans subissent des mutilations.
Pour la Dr Ahmed, cela pourrait être une réaction à la stigmatisation croissante de l’excision. « Vous savez, un bébé ne parle pas », explique-t-elle.
Cela pourrait aussi être dû au fait que les MGF sont de plus en plus assimilées à la circoncision masculine, qui est souvent pratiquée très tôt.
La Dr Ahmed note également une implication accrue des agents de santé dans la pratique, autrefois l'apanage des praticiens traditionnels, sous prétexte de la rendre plus sûre.
« C'est une violation du code de conduite professionnel, car les agents de santé sont avant tout censés ne pas nuire », dénonce-t-elle, en référence au Serment d'Hippocrate.
Pour faire face à ces tendances, la spécialiste des MGF rappelle l’importance du thème de l’édition 2025 de la Journée internationale, qui souligne le besoin critique de collaboration entre des agences comme l’UNFPA et les communautés locales.
Le réseau « Elle & Elles »
À Djibouti, Zeinaba travaille désormais comme volontaire au sein de l’association de femmes Rasmy, l’une des huit ONG à avoir rejoint le réseau « Elle & Elles ». Lancé par l'UNFPA en 2021, ce réseau, qui compte aujourd’hui plus de 60 femmes, fournit un appui aux militantes locales de la santé et des droits des femmes.
Dans ce cadre, Zeinaba participe à des activités de porte-à-porte dans plusieurs quartiers défavorisés de Djibouti pour tenter de sensibiliser les jeunes et futurs parents aux effets néfastes des mutilations génitales féminines – aussi bien les femmes que les hommes.
« Parce qu'il n'y a pas que la femme qui participe à ces pratiques : sans l’accord de l’homme à ses côtés, cela ne pourrait pas se faire », insiste-t-elle.
L’association Rasmy organise aussi régulièrement des « causeries » au siège de l'association. « C’est vraiment difficile de faire changer les gens d’avis, surtout si ce sont des idéologies établies depuis des décennies », reconnaît toutefois Zeinaba.
« Ils nous jettent des cailloux »
Il arrive souvent que les femmes de l’association soient mal accueillies. On les accuse de vouloir bafouer les traditions et de manquer de respect à la religion.
« Les gens nous insultent et nous ferment la porte au nez. Ils nous menacent et nous traitent de mécréants. Ils nous jettent des cailloux », raconte la jeune femme.
Aucun de ces obstacles ne parvient cependant à entamer la détermination de Zeinaba et de ses collègues, toutes mutilées comme elle.
Selon la jeune femme, à force de revenir vers les résidents, ces derniers ont fini par les accepter et se montrent réceptifs à leur message.
Pour l’heure, Zeinaba est célibataire et sans enfants. Mais une chose est claire dans son esprit.
« Je ne permettrais pas que ma fille vive la même chose », affirme-t-elle.
Dans un contexte de tensions régionales croissantes, Francine Muyumba a lancé, ce lundi 10 février 2025, un appel à l’unité nationale pour faire face à l’agression rwandaise que subit la République Démocratique du Congo.
Son discours résonne comme un rappel à la cohésion et à la résilience face aux défis sécuritaires et politiques qui secouent le pays. « Nous pouvons avoir nos divergences internes, mais jamais, nous n’accepterons l’humiliation envers le Congo, ce précieux pays et notre héritage nous légué par les ancêtres.
"Toute chose a un début et une fin. Il est impératif d’imposer le respect dans la région à travers la cohésion nationale et un sérieux exemple en matière de gouvernance. Le Congo nous appartient et restera ainsi, peu importe les difficultés actuelles», a t- elle indiqué sur son compte x.
Les relations entre la RDC et le Rwanda ont été marquées pendant des décennies par des conflits récurrents et des suspicions mutuelles. Kigali convoite l’Est du Congo, une région riche en ressources naturelles.
A titre de rappel, lors du dernier sommet conjoint SADC-EAC, plusieurs résolutions ont été prises notamment, le cessez-le-feu immédiat et la fusion des processus de Luanda et de Nairobi pour la mutualisation des efforts en vue d’une sortie de crise pacifique.