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Train de vie!

Le Président de la République est revenu, lors de son discours à la nation mercredi dernier, sur la réduction du train de vie des institutions et de leurs animateurs. On croit savoir que, cette fois, ce sera effectif. C'est depuis le Gouvernement Sama que le Conseil des Ministres a adopté ce principe. Malheureusement, jusqu'à son départ, on n'a pas senti une quelconque volonté. Les officiels ont continué de rouler carrosse d'or.

Alors que les agresseurs ne cessent de grignoter une partie du territoire national, à Kinshasa on se la coule douce. Au Parlement, les débats étaient, entre autres, axés autour de l'amélioration de conditions de vie des Députés et Sénateurs pour un meilleur rendement à l'hémicycle. En toile de fond, des jeeps pour permettre la mobilité aisée des honorables. Les partis politiques savaient facilement faire don à leurs membres des véhicules pimpant neufs, sans que personne ne s'en émeuve.

En attendant, les immeubles dans la capitale poussent comme des champignons au grand dam d'une population miséreuse. Les institutions en RDC peinent à s'inscrire au rythme d'une économie de guerre. Pendant toutes les sessions, en autant d’années, aucune initiative majeure allant dans le sens de se priver de leur dû au profit de la guerre.

Depuis la chute de Goma, on semble prendre sérieusement la menace qui pèse sur la République. Félix Tshisekedi, a annoncé des mesures strictes dans l'objectif de réorienter ces ressources financières vers le soutien aux Forces armées congolaises engagées dans la défense du territoire national.

Les tensions sociales observées à travers les différentes couches sociales n'ont nullement fait fléchir les gouvernants. Avec les enseignants ou les médecins, le Gouvernement est resté insensible à leur appel à la grève en dépit de promesse non tenue. Les médecins qui étaient en grève ont décidé de sa suspension en solidarité avec les FARDC et les populations de Goma. De même que les professeurs d’Universités. Un signal fort.

Cette initiative doit faire réfléchir toute la société civile dans sa capacité à contribuer à l'effort de guerre. De la même manière, cinq ministres du Gouvernement Suminwa viennent de renoncer à leurs salaires pour soutenir les FARDC. Un signal de solidarité qui doit inciter tous les officiels à emboiter les pas.

La République ne doit pas faire semblant de manquer des ressources pour soutenir l'effort de la guerre ou payer correctement ses enseignants ou ses médecins alors que de millions de dollars de l'Etat sont détournés au bénéfice de quelques individus. Cet appel du Président de la République ne peut pas être un vœu pieu au regard de la crise sécuritaire que traverse la RDC. La population a besoin de voir aussi les officiels serrer véritablement la ceinture.

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Ras-le-bol !

Une véritable démonstration de force de tous les Congolais pour dire non au projet de balkanisation de la République Démocratique Congo et à l’injustice de la Communauté Internationale. C’est un peuple uni,  dépouillé de toute coloration politique, religieuse ou ethnique, qui est sorti de quatre coins de la Capitale pour témoigner de sa solidarité aux compatriotes meurtris de Goma.

La preuve que la brochette de Congolais qui tente d’accompagner le Rwanda dans sa basse besogne, n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan. Ceux qui caressent à l’interne ce projet de Paul Kagame, doivent réfléchir deux fois au regard du déterminisme affiché par tout un peuple.

Un signal fort pour la Communauté Internationale qui souffle le chaud et le froid au Conseil de Sécurité. Il est donc temps que le discours change. Aucun appel à la mobilisation d’un quelconque parti politique ou d’un leader politique n’a autant mobilisé le peuple congolais. Les journées mémorables comme celle du genre de la fin du règne de Feu Maréchal Mobutu à l’avènement de Feu Mzee Laurent-Désiré Kabila en 1997, se trouvent inscrites en lettres d’or.

L’entrée de l’armée rwandaise à Goma a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Les FARDC soutenues par les Wazalendo ont opposé une résistance farouche aux agresseurs comme jamais auparavant. Il n’est nullement question de placer Kinshasa en position de faiblesse pour l’obliger à abdiquer en signant des accords au profit de l’agresseur.

Pour le Gouvernement congolais, le seul cadre des négociations reste Luanda où les travaux étaient suffisamment avancés, n’eut été la volte-face du Président rwandais. Toute tentative de ce dernier de s’écarter du processus de la capitale angolaise est vouée à l’échec.

Paul Kagame doit bien lire les signes des temps pour comprendre que cette agression de la République Démocratique du Congo doit être la dernière après avoir réussi à monter le CNDP et puis le M23 dans le but de faire main basse sur les ressources minières de l’Est Congolais. Et sur le terrain, ce sont les armées congolaises qu’il avait l’habitude de manipuler à sa guise.

Aujourd’hui, les FARDC est une armée requinquée sous un nouveau leadership. Qui aurait cru que les FARDC feraient une incursion à Gisenyi ? Et, le Rwanda déciderait de fermer l’aéroport international de Kigali pour raison de sécurité ? Le mythe rwandais s’est désacralisé. De cette façon, les velléités expansionnistes du pays de mille collines vis-à-vis du voisin congolais, doivent s’émousser.

En effet, il était difficile depuis plus de 30 décennies de comprendre qu’un pays 80 fois plus vaste que la Belgique, puisse être tenu en respect par le petit Rwanda qui va même jusqu’à revendiquer une partie de son territoire. C’est donner de la fin de cette aventure rwandaise en terre congolaise.

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Réaction musclée!

 

Les médias hostiles à la République avaient scellé hier la chute de Sake considérée comme le dernier verrou avant la ville de Goma. La direction politique du M23 et les autres laquais congolais s'apprêtaient à sabler déjà le champagne. Mais, c'était sans compter avec la détermination du Chef de l'Etat qui a instruit de recourir à l'artillerie lourde.

Les RDF et leurs pantins du M23 ont tenté une percée vers Sake où ils ont subi une véritable raclée. Les hélicoptères militaires et les Sukhoï des FARDC sont entrés en branle en appuyant les troupes au sol pour pourchasser les agresseurs jusqu'à leur dernier retranchement. Les autorités militaires rassurent, à cet effet, que toutes les dispositions sont prises pour que Goma et ses environs soient sécurisés et protégés de l’occupation rwandaise.

A l'interne, il s'est créé une dynamique en soutien au Commandant suprême. Le Speaker de la Chambre basse du Parlement, Vital Kamerhe, a interrompu sa mission au Vietnam où il séjournait dans le cadre de l'Assemblée générale de l'Union des parlementaires francophones.

Mais, dans certains salons huppés, quelques-uns de congolais n'attendaient que la chute de Goma pour jubiler et placer Félix Tshisekedi en position de négocier avec le M23. De cette façon, tous les transhumants de l'opposition congolaise qui ont choisi de se jeter dans les bras de Kagame, se seraient réjouis d'avoir trahi la mère-patrie.

La tentative d'une avancée des agresseurs vers l'agglomération de Sake, mettait en danger, Goma, le chef-lieu du Nord-Kivu. Ce n'est donc pas pour rien que l'armée de la République Démocratique du Congo a été répertoriée parmi les 10 puissances militaires de l'Afrique. La contre-offensive de Sake démontre que si on veut, on peut. De plus en plus, une armée débarrassée des infiltrés, est en train de monter en puissance.

La preuve que les FARDC sont capables de récupérer toutes les autres entités occupées par l’ennemi. Cette démonstration de force des FARDC va forcer l'admiration et le respect des partenaires de la RDC. Angie Motshekga, ministre sud-africaine de la Défense et des anciens combattants a foulé précipitamment le sol congolais pour mieux s'enquérir de cette situation.

En effet, depuis décembre 2023, plus de 2.000 soldats sud-africains sont déployés dans l’Est de la RDC dans le cadre de Force de la SADC. C'est une évaluation des conditions opérationnelles et du bien-être du personnel de la Force nationale de défense sud-africaine (SANDF) déployé en RDC.

Le voisin rwandais doit bien intérioriser la notion de ce camouflet de Sake. Jamais, les RDF ont eu à faire face à cette résistance surprenante des FARDC. L'époque où les villes congolaises tombaient comme un château des cartes à la moindre incursion de l'agresseur rwandais, est révolue. C'est désormais une armée congolaise requinquée. Kagame va-t-il poursuivre dans son entreprise belliqueuse de faire tuer gratuitement des Rwandais innocents en territoire congolais?

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Jauge de la semaine!

Le transport en commun devient une véritable jauge pour chaque début de semaine dans la ville-province de Kinshasa. Une semaine après la reprise des activités en rapport avec les commémorations de deux Héros, à savoir : Laurent-Désiré Kabila et Patrice-Emery Lumumba, la difficulté de transport a surgi. Une fois encore, le transport en commun s'est fait rare en ce lundi 20 janvier.
Et pourtant, l'autorité urbaine, pour témoigner de sa bonne foi, avait accordé un sursis aux transporteurs en commun afin de mieux s'imprégner de la nouvelle grille tarifaire. En réponse, ils ont manifesté en appelant à débrayer. L'hôtel de ville s'est montré déterminé à appliquer les nouveaux tarifs du transport en commun dans la ville-province de Kinshasa.
Aujourd'hui mardi, ce sera la deuxième journée après celle mouvementée d'hier. L'appel à poursuivre la grève reste soumis à une rude épreuve. Les usagers de route dans ce secteur de transport en commun ne sont pas unanimes pour poursuivre leur action. En réalité, la journée d'hier a été difficile du fait de la rareté de taxi ou taxis-bus sur les différentes artères de Kinshasa. C'est dans la soirée que la situation s'est, peu à peu, normalisée. Pour dire qu'aujourd'hui, tout finira par rentrer dans l'ordre.
C'est de cette façon que l'autorité de l'Etat s'impose pour faire appliquer cette nouvelle grille tarifaire. Le recours aux forces de l'ordre s'avère nécessaire pour maintenir la discipline. Déjà hier, les véhicules qui avaient repris du service ont zappé la grille de l'Hôtel de ville pour imposer l'ancien tarif. C'était la confusion entre les passagers et les chauffeurs.
Face à cette carence de transport en commun, les taxi-motos deviennent maîtres de l'arène. Conséquence: les arrêts de transport étaient bondés de monde. Pour se rendre par exemple dans la commune de la Gombe, les usagers doivent obligatoirement négocier avec les motards qui fixent le prix selon leur convenance.
Les uns demandent 4000FC pour une course de 2500 FC, d’autres arrivent à tripler même le prix habituel sur tous les tronçons routiers de la ville-province de Kinshasa. Entretemps, ces engins qui pullulent les artères de Kinshasa ne répondent pas à toutes les normes de sécurité.
La plupart de conducteurs utilisent encore les anciens permis de conduire avant d'évoquer les documents de bord. Seuls quelques véhicules se soumettent au contrôle technique. Il faut donc que l'autorité fasse preuve de rigueur dans l'application de toutes ces mesures.
Face à cette crise, les bus Transco se sont révélés être seuls moyens de transport de masse disponibles même si ses services ne suffisaient pas palier à cette carence.
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Endiguer la fraude!

La fraude et la corruption gangrène toute l'économie congolaise. Des réseaux maffieux se montrent mieux organiser que l'Etat. C'est ainsi que plus d'un Congolais exige la mise en place d'une juridiction spéciale aux fins d'endiguer ce phénomène qui charpente toute structure de l'Etat. En amont et en aval de cette corruption, l'Etat est toujours le plus perdant. Et pourtant, c'est lui qui détient le pouvoir de coercition.

Pour cette raison, le Vice-premier Ministre de l’Intérieur et sécurité, celui de la défense nationale et anciens combattants ainsi que les Ministres des mines et des hydrocarbures ont eu une séance de travail sur la lutte contre la fraude minière en République démocratique du Congo.

Au cours de cette réunion interministérielle tenue sur instruction de la Première Ministre, ces membres du Gouvernement ont essentiellement planché sur la sécurisation des sites miniers et sur la présence des ressortissants étrangers ainsi que des hommes en uniforme et en arme dans ces différents lieux.

Après évaluation de la situation, il a été décidé la mise en place par le ministère des mines d’une structure indépendante chargée d’étudier cette problématique et apporter des solutions face à la fraude et la contrebande minière.

Il a été souligné en même temps que cette structure ne s’arroge pas des missions de la commission nationale de lutte contre la fraude minière, moins encore de l’Inspection Générale des mines, deux structures de ce ministère qui luttent contre la fraude minière.

Il faut noter par ailleurs que cette réunion s’est tenue à la suite des préoccupations soulevées, lors de la 18e réunion du Conseil des Ministres par le Président de la République, Félix Tshisekedi, sur la présence irrégulière des sujets étrangers et des hommes en uniforme et en arme dans certains sites miniers de la RDC.

La République Démocratique du Congo est devenue comme la risée du monde entier en ce qui concerne la fraude en général et particulière celle qui touche aux mines. Beaucoup à dire sur l'enrichissement orchestré par les étrangers en complicité avec certains congolais de différentes strates socio politiques. La corruption ou la fraude n'est plus une gêne pour les auteurs qui s'en accommode parfaitement.

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Complicité parentale !

Le Ministre de Justice et Garde des Sceaux a évoqué hier, au cours du briefing presse avec son collecte de la communication, la possibilité  d’interpeler certains parents pour complicité à la délinquance de leurs progénitures. Il répondait ainsi à une question sur la lutte contre le banditisme urbain, communément appelé ‘‘Phénomène Kuluna’’. C’est une question délicate, souvent entouré des jugements hâtifs. Dans la société, en général, le rôle des parents est fondamental dans l’éducation et la formation des valeurs morales de leurs enfants. Cependant, lorsque ces valeurs vacillent, la responsabilité des parents devient une interrogation cruciale.

Pour un adolescent impliqué dans des actes criminels, il est tentant de blâmer uniquement le jeune pour ses choix, mais il serait réducteur d’ignorer l’influence décisive que peut avoir l’environnement familial. Un parent qui ferme les yeux sur les comportements déviants de son enfant, qui minore les conséquences de ces actes ou qui, pire, les encourage, devient complice d’une spirale de violence et de délinquance. Il y a lieu de s’interroger : qu’est-ce qui pousse un tel parent à agir ainsi ? Est-ce par peur de perdre l’affection de son enfant ? Est-ce le reflet de l’histoire de leur propre échec ? La complicité des relations familiales fait que le soutien inconditionnel peut parfois se transformer en une complicité destructrice. Il est essentiel d’établir un dialogue autour de cette problématique. La société doit encourager les parents à prendre conscience de leur rôle et des conséquences de leurs actions. La prévention passe par l’éducation, la sensibilisation et le soutien à la parentalité. Les structures sociales, qui font défaut malheureusement, et les structures éducatives doivent être renforcées pour aider les familles à créer un climat de confiance où les jeunes peuvent s’exprimer sans craindre le jugement. Bref, la société toute entière doit s’engager dans cette démarche, avec une prise de conscience collective. Car, chaque acte de délinquance est aussi un échec collectif.

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Et après !

Joseph Kabila, pour le compte du Front Commun pour le Congo (FCC)  et Moïse Katumbi, de Ensemble pour la République, se sont rencontrés hier jeudi à Addis-Abeba, en Ethiopie. Une rencontre diversement interprétée par la classe politique surtout, par l’opposition qui peine à circonscrire véritablement les contours de ce rendez-vous dans un pays étranger sans les marques respectives de leurs partis.

Le directoire du FCC sera ravi de la rentrée en scène de Joseph Kabila. Mais, l’euphorie risque d’être de courte durée. Cette ancienne plateforme présidentielle est restée pendant le 1er quinquennat de Félix Tshisekedi, après la rupture de la coalition Cach-FCC, sans un leadership au regard de la nouvelle donne.

Sénateur à vie, Joseph Kabila s’est tout de même présenté au Sénat pour une plénière. C’était la liesse dans le camp du FCC. Après, plus rien. Kabila s’est muré, par la suite, dans son silence assourdissant. Toutes les tentatives de l’associer dans une quelconque initiative de sa plateforme dans le cadre de l’opposition, étaient vouées à l’échec. L’autorité morale du FCC, comme s’il avait tourné le dos à la politique ou au FCC pour s’occuper de ses affaires privées.

Contre toute attente, on apprendra qu’il préparerait sa thèse de doctorat. Les supputations vont bon train dans le microcosme politique. Le présidium du FCC qui semblait perdre toute connexion avec son leader, s’était déterminé de rester actif sur le terrain. Il va se résoudre d’engager la plateforme sans trop compter sur son autorité morale jusqu’à ce que survint cette rencontre de la capitale éthiopienne.

Le communiqué de presse sur cette rencontre donne l’impression d’un texte rédigé par des acteurs qui sont vraiment loin de la réalité congolaise face à l’agression récurrente de l’Est de la République Démocratique du Congo. Ils n’évoquent pas l’agenda arrêté par l’opposition localement à savoir, des manifestations de grande envergure pour contrer le projet de Tshisekedi de modifier la Constitution. Juste des condamnations cosmétiques. Les deux leaders se contentent d’exprimer leur opposition catégorique à toute tentative de réforme constitutionnelle dans les conditions actuelles.

Qu’est-ce-qui adviendra après ? Joseph Kabila, va-t-il regagner sa tanière ou c’est vraiment la rentrée politique. Sinon cette rencontre ne servira à rien si Moïse Katumbi et Joseph Kabila ne regagnent pas le pays pour s’associer aux autres dans les actions de rue.

En attendant les réactions de l’opposition, on croit savoir que l’Ecide de Martin Fayulu autant que les autres leaders de l’opposition, doivent s’indigner de ne pas être associés à cette rencontre d’Addis-Abeba. Martin Fayulu qui s’identifie comme « le président élu » et le candidat désigné de l’opposition, va-t-il apporter son soutien à cette rencontre qui réduit la grande opposition en la personne de ces deux leaders ? Telle est la question !

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Carton jaune ?

Le message de fermeté de Félix Tshisekedi qui n’a pas caché sa déception sur la gestion de l’Union sacrée, a été diversement interprété au niveau des états-majors politiques de la plateforme présidentielle. Le présidium à 6 leaders sera désormais ouvert aux autres forces politiques sur lesquelles il va falloir compter.

Cet élargissement du directoire ne manquera pas d’apporter une nouvelle énergie au regroupement présidentiel. L’intérêt supérieur du peuple doit primer sur les préoccupations partisanes ou politiciennes. On a lu les déclarations de différents partis politiques exigeant d’être récompensés au prorata des efforts fournis pour le 2ème quinquennat. Ce discours est révolu.

Le remaniement annoncé de l’équipe Suminwa après l’évaluation des membres du Gouvernement, commençait à soulever des passions. Des partis politiques se préparaient déjà à positionner leurs membres. Cette même logique a également prévalu pour la répartition des postes dans les entreprises publiques. Les partis politiques, de par leur poids au Parlement, espéraient une prise en compte conséquente.

Depuis cette rencontre de samedi dernier à la Cité de l’Union africaine, le Chef de l’Etat a imprimé une nouvelle manière de gouverner qui ne passe plus par le gain de soi mais plutôt, par le don de soi pour la République. Ainsi, la politique changera de visage en RDC en cessant d’être la voie pour un enrichissement facile.

Cette initiative du Chef de l’Etat doit s’incruster dans tout le système de gouvernance. Ce sera une façon d’endiguer la corruption surtout au sein des institutions publiques. Les parlementaires doivent dorénavant s’investir à présenter des motions pour l’intérêt supérieur du peuple et non ceux qui revêtent un caractère monnayable. La RDC a longtemps souffert de cette gangrène. La politique doit devenir un apostolat comme sous d’autres cieux.

Le Président de la République a exprimé le désir de cheminer avec ceux qui sont prêts à défendre la République sans attendre en retour une quelconque rétribution au lieu des politiciens mercantiles engagés pour l’intérêt de sa famille biologique et politique.

Le projet de la modification de la Constitution était l’occasion pour les uns et les autres d’attendre, en retour, une promesse avant de s’y engager. Désormais, la classe politique est libre de souscrire ou non à la démarche de l’initiateur de l’Union sacrée.

Les uns et les autres attendaient cette occasion pour monter les enchères. Il a été clairement dit que ceux qui ne vont pas adhérer à cette démarche sont libres de prendre d’autres engagements politiques sans aucune contrainte. L’heure est donc venue de reconnaitre les fidèles autour du Chef un peu comme pour rappeler l’anecdote de « bal des chauves ».

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Noël sous pression !

Plus que 5 jours pour célébrer la fête de nativité du Christ. La Capitale peine à revêtir de sa plus belle robe. La crasse prend le dessus sur tout ornement. L’idéal de donner bonne mine à Kinshasa est buté à cette réalité des inondations ou des embouteillages qui ne cessent de défigurer cette mégalopole surtout quand il pleut. Le défi de «Kin-Ezo bonga» reste énorme après les résultats mitigés des initiatives antérieures.

A l’approche des festivités de Noël et du Nouvel an. La tension monte. Les trous béants sur les différentes artères de la capitale ralentissent la circulation en ce temps de forte affluence. La population qui cherche à faire des emplettes, n’accède pas facilement au centre-ville.

Entretemps, la plupart des entreprises prennent des dispositions en vue de permettre à leurs travailleurs de passer les fêtes dans de bonnes conditions. Les biens en nature ou des primes leur sont accordés pour cette circonstance exceptionnelle.

Les employés profitent, de cette occasion, pour maintenir la pression sur l’employeur. Cette situation est à la base des remous de différentes natures. Pour le cas d’espèce, le Syndicat national des médecins (Synamed) est monté au créneau pour dénoncer le non-respect des engagements pris à leur égard par le Gouvernement congolais au termes des accords conclus lors des travaux de la commission paritaire Gouvernement-Banc Syndical de la santé tenus en octobre 2024.

En attendant, sur le terrain, il s'observe un service minimum, c'est-à-dire, que les soins des urgences et de menace vitale sont assurés par les médecins. A l'approche des festivités de fin d'année, il ne sera pas bon que les médecins débrayent totalement les services à cause de la lenteur extrême du Gouvernement.

Le secteur de la santé n’est que la partie visible de l’iceberg. La grogne touche tous les secteurs de la société et cela risque de s’aggraver à quelques jours des festivités du nouvel an. Les professeurs d’université, les enseignants des primaire et secondaire… toutes les corporations avec lesquelles le Gouvernement a signé des accords, font pression.

Visiblement, le Gouvernement n’est pas à mesure d’honorer tous les engagements pris. L’effort de réduction du train de vie des membres des institutions bat encore de l’aile. A l’instar de Sama Lukonde, Judith Suminwa semble buter aux mêmes difficultés. Il n’est pas aisé de demander aux uns de serrer la ceinture alors que les autres se la coulent douce. Les bonnes dispositions du Gouvernement de s’imposer des conditions drastiques, peut pousser les différentes couches de la population à adopter la même attitude. Sinon, c’est un simple slogan pour amuser la galerie.

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Vivement les sanctions !

La rencontre avortée de Luanda a permis de comprendre que Kigali n’est pas prêt à se désengager de la République démocratique du Congo. En effet, après avoir vidé tous les prétextes notamment, la question des FDLR, le Rwanda avoue qu’il attaque la RDC pour protéger la communauté tutsi. Encore un bluff. Kagame multiplie des subterfuges pour pérenniser sa présence en territoire congolais.

S’il lui a été facile d’embobiner toute la Communauté Internationale pour finalement prendre le pouvoir à Kinshasa sous le label de l’AFDL, la création du RCD ne lui permettra pas les pillages éhontés du sous-sol congolais. Le dialogue de Sun City viendra lui couper l’herbe au pied. La fin de la guerre assortie du partage du pouvoir entre les différentes composantes et le brassage de différentes forces armées ainsi que des services de sécurité, n’étaient pas une réponse aux préoccupations de l’homme fort de Kigali.

Puis naquit le CNDP. En attendant, les partenaires qui avaient apporté leur soutien pour la conquête de Kinshasa, vont se dégager. Le Rwanda restera seul dans ses velléités bellicistes contre la RDC. Quelques pays de la région vont mettre la main dans la pâte sans beaucoup d’enthousiasme. Kagame restera le fer de lance de toutes les agressions contre la RDC.

A l’avènement de Tshisekedi, des contacts seront entrepris pour une politique de bon voisinage avec tous les 9 pays limitrophes. La RDC fera partie de toutes les organisations régionales pour davantage consolider les liens d’amitié avec tous les pays voisins. Le Gouvernement congolais s’emploiera à se mettre en règle en payant tous ses arriérés de cotisation afin de bénéficier des avantages octroyés à tous les pays membres.

C’est dans ce même ordre d’idées que la RDC a intégré l’EAC, le seul pays francophone dans un espace anglophone. Au moment où les pays membres avaient signé un pacte de non-agression, le M23 va ressurgir alors qu’il était censé être cantonné et désarmé au Rwanda et en Ouganda après avoir été défait en RDC.

Afin de revêtir à cette nouvelle agression une carapace congolaise, le pouvoir de Kigali va adjoindre au M23, une direction politique dirigée par Corneille Nangaa. Le Rwanda va tenter de rééditer les exploits qui lui ont valu les commodités de la communauté internationale. C’était sans compter avec la détermination de Kinshasa d’exiger le retrait absolu des troupes rwandaises.           

Les masques portés par le Rwanda sur ses véritables intentions en RDC sont tombés à Luanda. Seules les sanctions de la communauté internationale feront fléchir le Rwanda pour adhérer véritablement au processus diplomatique pour le retour de la paix à l’Est. Le temps des paroles est révolu.

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Sur le même podium !

 

Ça bouillonne dans l’opposition pour barrer la route au projet de la révision ou du changement de la Constitution initié par Félix Tshisekedi. Plus question d’idéologie mais s’unir pour empêcher toute velléité de modification de la Loi fondamentale. Loin de leurs leaders, les premiers gestionnaires du FCC de Joseph Kabila représenté par Emmanuel Shadary, de l’Ecidé de Martin Fayulu avec Devos Kitoko et de l’Ensemble pour la République de Moïse Katumbi avec Dieudonné Bolengetenge, se sont fixés rendez-vous pour le samedi 4 janvier 2025 au Cercle Sportif de l’YMCA à Matonge.

Ils prévoient d’organiser un grand rassemblement de tous les sportifs, jeunes, étudiants et citoyens désœuvrés dans un meeting populaire pour défendre l’actuelle Constitution. Un message pour cette rencontre : « Pas de changement de Constitution. Pas de Présidence à vie ! ».

Ce rassemblement s’inscrit dans le cadre de la Déclaration Commune des Forces Politiques et Sociales du 20 novembre 2024, visant à s’opposer fermement à toute tentative de changement de la Constitution. Il faudra, cependant, patienter jusque l’année prochaine.

Ce sera la première grande manifestation de l’opposition après les festivités du Nouvel an. Le choix du lieu et de la date est éloquent. Cette journée est déclarée fériée sur toute l’étendue de la République. Elle est consacrée à la commémoration des martyrs de l’indépendance.

Tandis que Ymca était le lieu où s’étaient rassemblés les militants de l’Abako qui ont déferlé avec les émeutiers qui avaient quitté le Stade Tata Raphaël à l’issue d’une rencontre sportive qui a dégénéré entre supporters de deux équipes en compétition. 

Il sied de rappeler que ce rassemblement des forces politiques et sociales de l’opposition intervient après la rencontre entre Moïse Katumbi et Martin Fayulu, samedi 7 décembre dernier à Genval, après plusieurs mois de brouille entre les deux leaders.

En attendant, une autre coalition de l’opposition, Sursaut national, à l’initiative de Delly Sesanga a prévu un meeting samedi 14 décembre prochain au stade municipal de Masina. Pour le même objectif, l’opposition choisit de disperser ses forces plutôt que de soutenir le rassemblement envisagé dans un peu plus de deux de semaines.

Pour le même samedi 14 décembre, le leader de l’opposition républicaine, Constant Mutamba, devra officiellement prendre position sur le débat autour de la modification de la Constitution. Deux tendances de l’opposition aux visées diamétralement opposées.

Pendant ce temps, la majorité présidentielle préfère peaufiner des stratégies pour faire passer la pilule. Mais seulement, le bicéphalisme à la tête de l’UDPS, considérée comme fer de lance du camp présidentiel, n’est de nature à rassurer.

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Bipolarisation !

Avant le dernier virage sur le projet de révision ou du changement de la Constitution, le microcosme politique congolais se polarise. L’opposition plurielle d’un côté et, de l’autre, la mouvance présidentielle dont certains leaders tardent à se prononcer. Tshisekedi a suffisamment prouvé qu’il ne reculerait devant aucune pression.

La dernière tournée du Chef de l’Etat dans certaines provinces, a permis de cerner sa détermination à doter la République d’une nouvelle Loi fondamentale. En pareille circonstance, on ne recourt au choix du peuple que quand on est assuré d’émettre sur la même longueur d’ondes. Sinon quel est ce dirigeant qui peut s’engager dans une telle aventure au risque de perdre ?

C’est pour cette raison que l’Autorité de référence de l’Union sacrée préfère s’engager seul au front avant de voir l’UDPS, son propre parti, lui venir en soutien en dépit de la dissidence en son sein. En réalité, c’est d’abord la voix de Tshisekedi qui prime.

Cependant, les lignes semblent bouger au fur et à mesure qu’on s’achemine vers la fin de l’année. En effet, c’est en 2025 que sera nommée une commission ad hoc chargée de réfléchir sur la modification de ce texte fondamental. Toute l’éminence grise dans ce domaine a pris position pour soutenir le Chef de l’Etat et se tient prête à apporter les instruments du droit nécessaires afin de doter la République d’un texte adapté aux réalités actuelles.

Sur le plan politique, Jean-Bemba vient de rejoindre la barque. Membre influent du présidium de l’Union sacrée et Vice-Premier Ministre en charge des Transports, il a eu à mouiller le maillot pour Tshisekedi à la présidentielle de 2023. Cette ardeur ne faiblit pas.

S’il adopte une approche nuancée en suggérant la révision de la Constitution plutôt que son changement intégral, facile de comprendre qu’il est l’un des artisans de la Constitution de 2006. Il reste deux acteurs importants du présidium de l’Union sacrée à savoir, Vital Kamerhe et Modeste Bahati.

Cependant, l’opposition reste plurielle. A côté des forces politiques et sociales, Delly Sesanga de l’Envol pilote la coalition Sursaut national. Tous deux ont juré de barrer la route à la modification de nouvelle Constitution. En attendant, le Nouvel Elan d’Adolphe soutient la réforme de la Constitution en s’opposant au radicalisme entretenu les autres opposants.

Constant Mutamba, Chef de file de l’opposition républicaine, va réunir ses militants samedi 14 décembre prochain pour prendre officiellement position. Curieuse coïncidence, c’est à cette même date que Sesanga mobilisent les siens. Pourvu que cette bipolarisation ne bascule pas dans la violence.

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Démonstration de force !

Le jeu politique se corse depuis l’annonce de la modification de la Constitution. Le mois de décembre qui vient de commencer se montre encore plus déterminant entre l’opposition qui tente de retrouver son unité, en dépit du lourd passé de certains de ses sociétaire, et l’UDPS qui reste le fer de lance du soutien au Chef de l’Etat.

La pilule est amère, mais il faut la prendre pour le besoin de la cause. Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, le Leader pour la Gouvernance de Matata Ponyo, l’Ecidé de Martin Fayulu et le Piste de Seth se sont réunis à Lubumbashi dans le cadre de la nouvelle plateforme Front Social en vue de barrer la route à toute modification de la Constitution.

Le leader de Ensemble absent sur ce lieu de l’évènement, s’est fait représenter par l’un de ses élus qui considère que la situation sécuritaire ne permet pas de changer la Constitution actuellement. Matata Ponyo également absent, a abondé dans le même sens par le truchement de son représentant sur place.

Le délégué du PPRD a rappelé qu’il avait déjà dénoncé la violation de la Constitution lors de la désignation des membres de la Céni et ceux de la Cour constitutionnelle. Pour ce faire, l’opposition entend désormais multiplier des actions de contestation partout dans le pays pour dire non au referendum et non au changement de Constitution.

Cependant, cette opposition tarde à retrouver ses leaders autour d’une table pour mieux faire entendre sa voix. On la voit se réunir seulement au niveau de ses représentants. S’il est vrai que ces leaders sont prêts à transcender leurs divergences qu’ils en témoignent devant leurs partisans sinon tout porterait à croire que chacun prêche pour sa propre chapelle. Nul n’ignore ce qui advient quand on y va en ordre dispersé ou avec des agendas cachés contre un adversaire qui dispose d’un lourd arsenal.

L’UDPS n’y va pas par quatre chemins. Déjà samedi 30 novembre dernier, Augustin Kabuya a annoncé la tenue prochaine des états généraux de toutes les fédérations du parti présidentiel. D'après le Secrétaire Général du parti présidentiel, le changement de la Constitution sera au centre de ces assises qui vont se dérouler du 13 au 14 décembre prochain. Et pour cause : donner des orientations sur le changement de la Constitution. Pour le parti présidentiel, la modification de la loi fondamentale ou rien.

Au cours de ce mois de décembre, le décor sera déjà planté et des signaux clairement définis pour la suite des évènements entre les antis et les pros.

La Pros.

 

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